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Accueil du site > Actualités > Economie > Trois scénarios pour l’économie américaine : Noir, Rose, ou Gris (...)

Trois scénarios pour l’économie américaine : Noir, Rose, ou Gris ?

Dans cette crise dont les développements ne cessent de surprendre les observateurs, rien ne semble se passer comme les uns et les autres l’avaient prévu. Ainsi par exemple, l’équipe Obama estimait que sans "stimulus", le chômage atteindrait 9.2%, mais qu’il ne dépasserait pas 8% avec : nous en sommes à 10.2%, et encore cela ne compte-t-il pas l’énorme réservoir de travailleurs en temps partiel subi, et l’accroissement du nombre de personnes considérées comme "sorties" de la force de travail.


Et ce n’est qu’un indicateur parmi d’autres. Bien peu avaient prévu que les "injections" de monnaie de la FED n’iraient pas provoquer un rebond des prix dans l’économie réelle mais une bulle totalement décorrélée de l’économie réelle sur les marchés d’actions. Quant à ce qui va se passer demain...

Impossible de trouver un consensus sur ce que sera l’avenir. Entre ceux qui "voient la reprise", et ceux qui pensent que nous n’avons vécu que le premier acte de la fin du monde, une gamme complète de scénarii se fait jour, inflationnistes, déflationnistes, à la japonaise, à la façon de 1929, avec ou sans effondrement du dollar, ou de l’Euro, et que sais-je encore.

Le propos de ce qui suit n’est pas d’expliquer ce qui va se passer (si je le savais, je serais riche), mais d’examiner les scénarios les plus négatifs et positifs possibles, et surtout, d’imaginer quelles sont les décisions politiques qui pourraient les favoriser ou les empêcher. Gardez en outre à l’esprit que nous autres, libéraux, avons une fâcheuse tendance à sous estimer le temps que notre système politico-financier vermoulu peut tenir, de rafistolage en "Quantitative Easing". Nous nous doutons bien que la trajectoire actuelle nous mène dans un mur, mais avons tendance à le voir plus proche qu’il ne l’est réellement. A moins que cette fois ci, nos lunettes ne soient correctement calibrées ?

Point de départ des trois scénarios : poursuite de la crise bancaire

Le fait est que les banques américaines ne sont pas sorties de la crise et n’en sortiront pas de sitôt. On attend une nouvelle vague de lourdes pertes liées aux "resets" contractuels des prêts prime à taux variable, Alt-A, ARM... Sans oublier des difficultés croissantes du côté des opérations de firmes de Private Equity financées par la dette (LBO), et des craintes lourdes du côté de l’immobilier commercial. Et, cerise sur le gâteau, le scandale MERS, qui pourrait gravement compliquer l’exécution des faillites bancaires.

Pour s’en tenir à l’immobilier résidentiel, environ 60% des maisons américaines étaient assorties d’une hypothèque, le crédit ayant soit servi à payer la maison, soit servi à consommer divers biens et services en apportant la maison comme garantie. Sachant que 8 de ces hypothèques sur 10 ont été originées ou rechargées pendant la bulle, on peut considérer que si les prix immobiliers reviennent à leur niveau d’avant bulle, voire, comme cela est probable, font un passage en dessous, alors une bonne moitié des maisons américaines seront assorties d’une hypothèque restant due supérieure à la valeur de la maison... Pas rassurant, quand on sait que les ménages "underwater" sont fortement incités, dans un tel contexte, à se mettre en défaut. Naturellement, tous les prêts "underwater" ne finiront pas en forclusion. Mais il n’y a aucune raison de penser que le pourcentage de ménages en retard ou en cessation de paiement de crédit se retourne prochainement.

Face aux premières difficultés, la réaction des pouvoirs publics a été assez consternante : alors que la crise a été provoquée par un excès de crédit, la maison blanche a relancé fiscalement l’achat de maisons et de voitures... par le crédit, évidemment, et la FED a baissé ses taux directeurs à zéro. Accessoirement, l’état a fait voter des dispositions encourageant les emprunteurs qui peuvent "difficilement payer" à se mettre en défaut. Et surtout, l’état a "sauvé" nombre de grosses institutions privées en transmettant leurs dettes aux contribuables : de cette façon, il empêche durablement le dégonflement rapide de la bulle de crédit à l’origine de la crise.

Résultat : tout cet argent artificiellement injecté dans les banques n’aura pas servi à financer le crédit non subventionné, toujours atone. Par contre, à ce prix là, les banques ont pu se lancer dans des opérations de "carry trade" en empruntant à zéro et en spéculant sur des titres ou en achetant des bons du trésor à 3% et plus. Alors que l’économie réelle souffre, les grands établissements qui achètent de la dette publique US réalisent des marges miraculeuses sans effort, traduites par des rallyes boursiers spectaculaires... Mais ces valorisations ne correspondent à aucune création de valeur réelle : attention à la chute.

Résultat, deux bulles, l’une obligataire, l’autre sur les actions, se sont formées. Tout le monde se demande pourquoi la multiplication par trois de la base monétaire des USA par la FED n’a pas provoqué d’inflation : c’est parce l’inflation monétaire a eu pour symptôme, cette fois ci, un rallye totalement artificiel et déconnecté de l’économie réelle sur les marchés d’actions, et a permis aux banques de prêter de quoi financer les plans TARP et assimilés, dont le produit n’irrigue encore que très partiellement l’économie réelle.

En revanche, l’assèchement du crédit privé provoque une déflation immobilière en chaine : chute des prix des maisons -> panique des emprunteurs -> moins d’achats -> moins de ventes -> plus d’entreprises en difficulté -> plans de réduction des coûts... Tout ceci se traduit par une explosion du chômage.

Scénario noir : écroulement déflationiste généralisé puis sortie par l’hyper-inflation

Le premier scénario pourrait s’intituler "la loi de Murphy au carré", ou le "stellar black swan".

Pour sortir d’une vaste crise de déflation de l’économie non subventionnée, les entreprises existantes doivent d’urgence réduire leurs coûts ou périr. Leurs ressources sont donc consacrées à la réduction des coûts en priorité.

Pour que les chômeurs ainsi licenciés aient un espoir de retrouver du travail, il faudrait que d’autres entreprises se créent avec des offres tellement meilleures que ce qui existe actuellement que même en période de crise, le public ne puisse y résister, ou que les entreprises existantes, non contentes de réduire les coûts sur leurs lignes existantes, continuent d’innover.

Tout ceci demande de l’argent. Or, le crédit est coupé, puisque les banques anticipent de nouvelles pertes : elles conservent désespérément le cash que leur injecte la FED et coupent le robinet du crédit pour réduire à la hache leur total de bilan. Le récent passage des taux de crédit à la consommation à 29.99% par CitiGroup en est un révélateur.

Donc les entreprises qui voudraient investir dans le futur ne pourront pas le faire à crédit. Pourront elles le faire par augmentation de capital ? Rien n’est moins sûr, car les besoins d’aspiration de l’épargne privée par un trésor US qui augmente son endettement à un rythme jamais connu jusqu’ici provoquent ce que l’on appelle un "effet d’éviction". Autrement dit, Tout ce que l’état fédéral aspire pour ses plans de "sauvetage" et de "relance" est perdu pour le financement de l’investissement privé.

Par conséquent, tant que le "deleveraging" de l’économie ne sera pas achevé, le chômage va s’accroitre, des personnes perdront leurs revenus, leur crédit deviendra trop lourd...

Ajoutons à cela que la période "d’accommodation comptable" des banques par la suppression des normes "Mark To Market" prend fin bientôt. Il est trop tôt pour dire ce que sera la norme "réformée", mais il est probable que les banques devront recommencer à reporter de façon plus consistante qu’actuellement leurs pertes, réelles ou latentes.

Un scénario noir commencerait par une nouvelle grande faillite bancaire liée à ces conditions économiques désastreuses. Citi Group ou Bank of America sont deux bons candidats au massacre. Quand ? courant 2010 ? Début 2011 ?

Cela provoquerait une nouvelle vague de panique qui ferait tomber les marchés d’actions à des niveaux peut être encore plus bas qu’en Mars 2009, massacrant les bilans bancaires et ceux des hedge funds et des fonds de Private equity. Paradoxalement, cela prolongerait encore un peu la capacité de l’état américain à creuser son déficit, le trésor étant alors perçu comme une valeur "refuge". Mais très vite, les taux auxquels le trésor américain pourrait emprunter augmenteraient. Car l’état tenterait désespérément de sauver ce qui peut l’être par une fuite en avant dans les déficits, alors même que les recettes fiscales subiraient un nouveau recul massif.

L’arrivée en fin de droits de nombreux chômeurs, une nouvelle chute des rentrées fiscales obligeant états et cités à licencier massivement leurs services publics, et l’augmentation corrolaire du nombre de SDF, pourraient laisser, à terme, 25% de la population sans revenus.

Naturellement, ces gens créeront leur propre emploi, et accepteront des boulots en dessous du minimum fédéral simplement pour pouvoir manger, ou se chauffer l’hiver. Les salariés encore employés n’auront, quant à eux, aucun pouvoir de négociation sur leurs salaires qui stagneront ou diminueront.

Cela ne serait pas sans conséquences sur le maintien de l’ordre public.

L’on pourrait même voir un phénomène étrange : une fois la déflation du crédit achevée, et l’économie en miettes, le nombre de dollars remis en circulation par la FED se révélerait incroyablement supérieur à l’offre productive sur le marché : nous pourrions donc assister non pas à une "stagflation", comme dans les années 70, mais à une récé-flation, comme au Zimbabwe... Les détenteurs de dette américaine seront bien sûr spoliés par cette inflation.

On peut même s’interroger si, dans une telle éventualité, certains états plus vertueux que d’autres ne verraient pas des revendications sécessionnistes se faire jour. Après tout, pourquoi le Texas, bien moins mal géré que la Californie ou la Floride, devrait-il supporté les conséquences d’un désastre créé par d’autres ?

Les USA renonçant, faute d’argent, à jouer les gendarmes du monde, celui ci devient plus instable. Un conflit nucléaire majeur éclate au moyen orient, seul notre complexe de supériorité occidental et notre prudente tenue à l’écart feront que ce conflit ne sera pas baptisé "troisième guerre mondiale". Le terrorisme connaît une nouvelle vague plus meurtrière que les précédentes.
De là à dire que le capitalisme cogéré par les élites financières et la haute fonction publique pourrait connaître une fin aussi dure que le communisme, je n’y crois pas, même dans mes moments de déprime les plus intenses. Le peuple américain est resté remarquablement discipliné lors des années 30. Mais des épisodes "durs" ne sont pas impensables, avec des conséquences internationales assez imprévisibles.

Mais rassurons nous, ce scénario de fin du monde n’est pas, malgré les difficultés observables, absolument certain, ni même sans doute le plus probable, car la capacité de réaction des américains a toujours été exceptionnelle par le passé face à l’adversité. Simplement, ces scénarios ne sont pas aujourd’hui totalement impensables, ce qui devrait nous inciter à sérieusement réfléchir sur la façon de les éviter. Le pompier est d’autant plus efficace qu’il s’est entraîné contre les incendies avant qu’ils ne se déclenchent...

Scénario Rose : des inflexions politiques salvatrices

Ce second scénario repose sur l’espoir d’un éclair de lucidité de l’administration Obama, lucidité fondée sur l’écart entre les prévisions économiques et les résultats observés, et le désir impérieux de tout politicien de se faire réélire. Il fait suite à une séance de réflexion basée sur une question simple : qu’est-ce qui pourrait faire rebondir l’économie américaine ?

La courbe ininterrompue de la hausse du chômage et l’amoncèlement de nuages sur les dettes bancaires, et sur la dette publique, fait prendre conscience à M.Obama que les conseils qu’il a écoutés jusqu’alors étaient mauvais. De plus, les négociations avec le congrès pour relever les limites du plafond d’endettement admissible de l’état prennent un tour inattendu : une majorité bipartisane exige de l’administration un vrai plan d’austérité budgétaire pour accepter un tel relèvement, que l’administration doit accepter pour éviter le défaut de paiement sur sa dette.

De surcroît, des barrières juridiques tombent, et des membres du congrès sont soumis à des enquêtes pour de supposées malversations durant la bulle des subprimes. Notamment, ceux qui ont bénéficié de trop de largesses du PDG de CountryWide, Angelo Mozilo, sont dans l’oeil du cyclone, ainsi que Tim Geithner, l’ex patron de la FED de New York, englué dans le scandale AIG, qui est viré peu après les élections de Mid Term.

Les tea-parties reprennent de plus belle et lors de ces élections de Mi-mandat, une dizaine de candidats libertariens, indépendants ou avec l’investiture du GOP, sont envoyés au sénat, et un nombre plus important encore à la chambre. D’ailleurs, ces candidats sont le plus souvent des ex-républicains qui comprennent qu’ils doivent sortir de l’ornière néo-conservatrice.

Dans ce contexte, une coalition d’économistes, et d’officiels tels que la patronne du FDIC, Sheila Bair, réussissent à provoquer un changement doctrinal pour faire promulguer des textes très forts interdisant le sauvetage gouvernemental des "too big to fail". Une réforme importante du chapitre 11 appliquée aux établissement financiers, qu’ils soient assurés ou non par la FDIC, est adoptée à la quasi-unanimité des deux chambres. Promue par des économistes en vue tels que Luigi Zingales, Nassim taleb ou Janet Tavakoli, elle systématise les apurements de passifs de bilans bancaires par échanges de dette contre capital, ce qui pousse les établissements financiers à rechercher des négociations préalables d’urgence avec actionnaires et créanciers avant la survenance de problèmes graves. Entre 2011 et 2015, cette stratégie divise par plus de deux la montagne des dettes privées américaines. Les faillites bancaires qui surviennent avant ces réformes sont gérées suivant ces principes, car le trésor n’a plus les moyens ni la possibilité législative de lancer des bailouts massifs, et le système financier tient, cahin caha, mais tient quand même l’année charnière 2010, après être passé à un cheveu de la catastrophe.

Résultat : l’amélioration des bilans des entreprises permet dès 2011 un très fort redémarrage de l’investissement.

La Chine, dont les excédents commerciaux avec les USA se réduisent, mais restent conséquents, multiplie les messages d’avertissement aux américains, forçant encore ceux ci à se montrer budgétairement plus raisonnables, ce qui redonne confiance aux détenteurs internationaux de capitaux dans le futur de l’Amérique. Barrak Obama lui même comprend que sa réélection dépend de sa capacité à mettre en sourdine ses pulsions socialisantes, et passe un accord budgétaire bipartisan avec les libertariens du GOP et hors GOP, prévoyant une réduction rapide et drastique des dépenses et du déficit, grâce notamment à l’arrêt des aventures militaires étrangères tous azimuts, et la mise en place de chèques éducations partiellement financés par des fondations privées au plan national, qu’il fait avaler à son propre parti. Une réforme majeure de la "social security" (premier étage de retraite par répartition) est également adoptée, mettant à l’abri de la banqueroute pure et simple le trésor public.

Ce mouvement de maître achèvera de semer un peu plus la division au sein du GOP et assure à Obama une facile et assez brillante réélection en 2012, alors que tout le monde le donnait à la rue après les élections de Mid term 2010. Quelques années plus tard, dans ses mémoires d’ex président, premier livre vendu sous différentes formes à plus d’un milliard d’exemplaires dans le monde, Obama écrira que ce changement stratégique lui a été inspiré par l’étude des changements de cap stratégiques de François Mitterrand en France lors de ses mandats, et par cette célèbre citation de Keynes : "When the facts change, I change my mind".

Les investisseurs internationaux parient à nouveau sur les USA, non pas par charité pro-américaine, mais parce que les entreprises des pays émergents, comme la Chine, le Brésil, et l’Inde, décident d’investir massivement leurs excédents commerciaux dans le principal secteur susceptible de faire de leurs entreprises des "major players" dans le monde de demain, et non de simple copistes doués des recettes occidentales du passé. Ce secteur providentiel, c’est la fantastique R&D américaine, qui a tenu bon, grâce à des universités toujours à la pointe du progrès technologique, des fondations privées toujours actives malgré la crise, et des grandes entreprises qui ont soutenu à bout de bras cet actif vital dans les moments difficiles.

D’ailleurs, des progrès technologiques sidérants sont accomplis dans la deuxième moitié de la décennie 2010-2020, ce qui popularise les théories de "l’accélération perpétuelle du progrès". Notamment, le stockage bon marché de l’électricité devient une réalité, occasionnant une véritable révolution énergétique. Les nano-technologies permettent de remplacer des métaux rares dans des dizaines d’applications. Des piles à combustibles à faible coût, des algues fabricant des pétroles de substitution, et bien d’autres nouveautés, révolutionnent les secteurs de l’énergie, des transports... Malgré l’abandon des politiques anti-CO2 sous la pression de révélations continuelles de fraudes scientifiques et financières ayant entouré la polémique du changement climatique, qui rejoint le trou dans la couche d’ozone au panthéon des grandes peurs millénaristes oubliées, le paysage énergétique mondial est paré pour un changement radical à l’aube des années 20.

Mais la santé et le génie agricole ne sont pas en reste, pour le plus grand profit, là encore, du décollage économique des pays émergents. Le spectre des grandes pénuries de ressources constamment agité par les ennemis du progrès sont à chaque fois repoussés. Une fois de plus, le progrès technologique aura sauvé l’Amérique et le monde. Seulement, les USA ne sont plus l’unique puissance dominante mais doivent composer avec l’émergence des pays "new big and rich", pour le plus grand bien de l’humanité.

Le Chômage se résorbe, lentement certes à partir de mi 2011, puis à un rythme saisissant à partir de 2014, grâce à ces progrès. Une réforme discrète mais essentielle va y contribuer : sous l’impulsion d’économistes de renom, l’impôt sur les sociétés américaines voit son taux baissé mais sa base élargie des intérêts versés aux prêteurs (voir l’intérêt d’une telle réforme ici) ce qui fondera la croissance future sur la formation brute de capital et non sur les montages à base de fortes dettes tellement vulnérables aux aléas conjoncturels. On s’aperçoit par ailleurs que ce mode de croissance, plus sain, réduit la volatilité de la plupart des marchés financiers.

Les leçons de la crise sont en partie tirées, et les nouvelles régulations monétaires et financières, sans parvenir à l’idéal Hayekien ou Rothbardien, rendent plus difficile la reconstitution de bulles de crédit. Seuls point noirs : D’une part, les Smart Growth Policies, dont le rôle a été totalement sous estimé par la plupart des économistes après la crise, ne sont pas ou peu abrogées, et l’amélioration des conditions de vie des américains moyens provoquent de nouvelles bulles immobilières, moins fortes que celle que nous avons vécu, mais suffisantes pour maintenir dans la difficulté une frange résiduelle importante de la population américaine.

D’autre part, la monnaie reste une affaire planifiée, malgré les efforts des libertariens nouvellement élus au congrès pour abolir la FED. L’accord passé avec Obama ne va pas jusqu’à achever la FED. Des lois obligeant cette dernière à mieux appliquer certaines formules prudentielles évitent cependant de retomber dans les excès de l’économie à taux zéro. Mais à partir de 2020, de nouvelles bulles se reforment quand même, donnant au monde la désagréable impression que "décidément, le capitalisme ne se sortira jamais de ses crises".

En 2016, après deux mandats, Barrak Obama quitte la maison Blanche avec un statut de héros de l’Amérique, surpassant Roosevelt et Reagan en popularité, et se résout à accepter la dure condition d’ex président qui n’a pu mener à bien son programme, mais qui a su en changer au bon moment. Ses tarifs de conférence d’après mandat atteignent des sommets. Obama est le prénom le plus donné aux USA en 2019.


Ce scénario me parait aussi peu probable que la fin du monde, mais il a le mérite de rester possible, au point ou nous en sommes : oui, les USA, et par la même le monde, peuvent encore se sortir du marasme, avec douleur, certes, mais sans passer par des épisodes aussi noirs que dans les années 30... Ou la guerre de sécession ! Si un conseiller francophone de M. Obama passe par ici, mes tarifs de conseiller politique sont disponibles sur simple demande.

Ma crainte, toutefois, est que même si l’administration Obama changeait de cap, elle le fasse trop peu et trop tard. Ce qui nous amènera aux scénarios gris...

Scénario Gris : une sorte de stagflation japonaise

Ce troisième scénario, c’est vous qui le bâtirez, en mélangeant les ingrédients des deux premiers. Dire que c’est le plus probable, dans ces conditions, relèverait de l’escroquerie intellectuelle : la plage de scénarios "gris" rendus possibles par cet artifice fait que la réalité se situera avec un intervalle de confiance de plus de 9 chances sur 10 dans ce ventre mou. Dans les grandes lignes :

Les USA verront la bulle de crédit se dégonfler lentement, faute de politique de désendettement claire de l’état et de la sphère financière, qui louvoiera entre keynesiannisme idéologique et rémissions pragmatiques partielles dictées par l’état des finances et les menaces d’emballement des taux obligataires. Le change Euro-Dollar sera plus volatile que jamais, sans qu’on y fasse plus guère attention. Faute de s’attaquer à la bulle de crédit à la hache, la crise trainera en longueur, des phases de rémission de l’économie financière alternant avec des rechutes dépressionnaires.

Cette politique du louvoiement de Barrak Obama lui vaudra un désaveu des électeurs en 2012, mais son successeur, un illustre inconnu républicain conservateur mou sans saveur ni convictions, surgi de nulle part, ne vaudra guère mieux, le mouvement libertarien n’ayant pas encore pu établir des bases politiques suffisantes pour s’imposer. Ce n’est qu’à partir de 2020, dans un monde rendu instable et en proie à plusieurs conflits de moyenne intensité, que le travail d’éducation patient et inlassable des économistes et philosophes libéraux autrichiens commencera à payer, et que le monde marchera à nouveau vers l’avant.

Les avancées technologiques permettront de réaliser des gains de productivité tout juste suffisants pour permettre à l’économie de tenir cahin-caha, comme cela a été le cas pour le Japon pendant ces 20 dernières années.

Pour les détails, qui vivra verra.

Et la vieille Europe, dans tout cela ?

Je l’avoue : bien qu’y vivant encore et n’ayant guère de perspectives de la quitter, je n’arrive pas du tout à m’intéresser à l’Europe, et aux économies européennes dans leur ensemble. En fait, une divergence profonde entre pays correctement gérés pendant la crise et pays budgétairement déficients parait plus que probable, mais les barrières linguistiques et réglementaires à la libre circulation des citoyens rendront l’adaptation géographique plus difficile qu’en Amérique, où quitter la Californie pour le Texas est une opération assez simple. Considérer l’Europe comme un ensemble économique unifié me parait encore être une simplification abusive. Par conséquent, les conditions du scénario rose des différents pays sont plus difficiles à analyser.

Notre bonne vieille France, quant à elle, est menacée par Fitch de perdre sa note AAA sur sa dette, mais nos gouvernants ne parlent que de "grand emprunt". Quel symbole de désordre intellectuel de nos élites  ! Ce pays magnifique mais pitoyablement géré par des cliques politiques trop lâches pour mener les vraies réformes qu’elles savent pourtant nécessaires vivra forcément, dans les années à venir, des chocs économiques de grande ampleur, qu’ils soient subis, ou provoqués par un sursaut d’austérité gouvernementale contraint et forcé par le spectre de la banqueroute.

Malgré le génie créatif qui semble encore animer quelques entrepreneurs de nouvelle génération - Mais pour combien de temps encore ? - le scénario rose de l’économie Française parait, dans l’état de délabrement politique qui est le nôtre, difficile à imaginer.

Il va falloir se préparer à des temps très, très difficiles.



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32 réactions à cet article    


  • plancherDesVaches 13 novembre 2009 14:02

    Trés bon article.

    J’ai par contre décroché trés vite à la lecture du scénario rose.
    En effet, vous n’êtes pas sans savoir les liens étroits liant le gouvernement US au secteur financier, et cela commence à être trop saillant. Et même perçu par le cowboy d’en-bas.

    De plus, la montée de tensions entre US et Chine, tant politique qu’économique, n’est pas un leurre.
    De même que les achats d’or physiques par les banques centrales qui en ont les moyens. (et surtout des dollars)
    De même la montée du chômage dont les annonces de licenciements ne sont toujours pas interdits dans la presse.
    De même... les signaux sont trop nombreux, j’abandonne.. smiley


    Pour le sénario gris, il faudrait que les populations restent pasives...
    Et c’est déjà de moins en moins le cas aux US. Ne SERAIT-ce, déjà par les dernières élections locales.

    Pour le scénario noir, il faudra que vous me précisiez pourquoi une hyper-inflation vous fait si peur... ???
    Seriez-vous, sans vouloir nullement vous offenser, rentier... ???
    (pour la règle du mark-to-market, et sachant que vous connaissez beaucoup mieux que moi le secteur financier, vous devez savoir que tout devra rester bien au chaud dans les banques centrales... le contraire serait... génant smiley )

    http://ftalphaville.ft.com/blog/2009/11/12/82926/a-balance-sheet-comparison/

    Bien à vous.


    • plancherDesVaches 15 novembre 2009 19:25

      Re,

      http://horizons.typepad.fr/accueil/2009/11/la-crise-mon%C3%A9taire-internationale-et-le-trait%C3%A9-du-sucre-par-jacques-sapir.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+typepad%2FUCUw+(HORIZONS)&utm_content=Google+Reader
      « La crise monétaire internationale et le traité du SUCRE, par Jacques SAPIR »
      (le fichier pdf est en bas du court texte)

      http://www.leap2020.eu/GEAB-N-39-est-disponible !-Crise-systemique-globale-Les-Etats-face-aux-trois-options-brutales-de-2010-Inflation,-forte_a3986.html
      « Les Etats face aux trois options brutales de 2010 : Inflation, forte pression fiscale ou cessation de paiement »

      En échange, si quelqu’un pouvait me filer des infos sur l’état d’avancement de la création de monnaie commune des Pays du Golfe, qui devait se faire au 1er janvier 2010..


    • fonzibrain fonzibrain 13 novembre 2009 15:52

      merci à l’auteur pour cet article.



      je vote por un scénario noir voulu par les élites, il faut un choc violent pour affaiblir les gens et offrir le NWO comme une volonté du peuple, 
      patrick artus a fait un papier interessant sur la situation à venir.Appauvrissement généralisé en europe et autre réjouissances......

      moi je dis, allez à la camapgne, sortez du cercle vicieux, travail argent dette, faites pousser votre nourriture et devenez autonome le plus possible


      • Le péripate Le péripate 13 novembre 2009 16:11

        Je vote sans conteste pour le scenario rose. smiley


        • Antoine Diederick 14 novembre 2009 00:06

          le scénario rose passera peut-être, mais pas sans douleurs .


        • boris boris 14 novembre 2009 09:02

          Le noir est le plus pertinent .


        • Ubilam 13 novembre 2009 16:25

          Excellent article qui résume bien la situation.
          Juste un argument en faveur du scenario rose : seule l’urgence pourrait inspirer de tels actes politiques...genre une bonne grosse catastrophe écologique (bien plus violente que Katrina,mais pas forcement un délire comme dans le film « 2012 » !). On attend, cela ne serait tarder...
          Car aujourd’hui, et plancherDesVaches a raison, ceux qui pourraient nous sauver d’apres le scenario rose (les politiques) sont élus grâce à nos bourreaux !!


          • yoananda 13 novembre 2009 17:22

            Très bon article, mais ...

            il n’y aurai pas de reprise. Le pic oil est la (la production de brut stagne depuis 5 ans). Il n’y a pas, et il n’y aura pas de remplaçant au pétrole, c’est juste pas possible quand on étudie les ordres de grandeurs. Dommage que si peu de monde ne s’intéresse a ces question pour savoir la plausibilité de leurs scénarios.
            Le pétrole c’est l’OR NOIR. C’est pas pour rien.

            Historiquement les USA doivent leur succès au pétro(dollars) et non a leur pragmatisme ou modèle économique, qui n’est qu’une manière d’exploiter ce filon.
            Les USA n’ont d’autre issue que l’écroulement rapide.
            Et c’est maintenant.
            Pourquoi ? parce que 1 : ca a commencé. 2 : la courbe de la croissance démographique diverge avec celle la croissance du pétrole.

            Les USA par leur politique d’ogre ne font que précipiter une chute et creuser leur propre fausse (et la notre au passage).

            Le scénario noir ne se terminera pas par un holocauste nucléaire, mais par pire : déliquescence de la société, cessation des services sociaux, in-habitabilité des villes (ne pouvant plus être approvisionnées faute de carburant abondant), et ... pandémies car le terreau pour les maladies va se répandre dans un monde asphyxié.
            L’avènement de la grippe A est tout sauf un hasard, de même que la peste pulmonaire en Ukraine ...
            Quand on n’a plus de quoi expulser les poubelles ...
            Invasions de rats.

            etc...
            Alors ok, c’est moins pire qu’un holocauste nucléaire dans le sens ou la vie n’est pas définitivement compromise, mais en terme de souffrance humaine, c’est pire oui !!!

            C’est le retour au moyen age a rythme forcé.


            • wesson wesson 13 novembre 2009 17:52

              Cher auteur,
              cher auteur libéral,

              vous en oubliez dans votre article.

              Vous en oubliez en particulier sur l’immobilier américain, notamment concernant le « shadow inventory » dans lequel les banques planquent les propriétés en déshérence, et qui est en train de prendre des proportions inquiétantes.

              Et vous en oubliez en général sur la réalité de cette crise, dont la partie immobilier et crédit n’est finalement que la manifestation de conséquences, et non une cause intrinsèque.

               Car cette crise, c’est avant tout celle de la faillite de ce que l’on a appelé l’auto-régulation, cette utopie libérale qui n’a pas du tout fonctionné.

              Et qu’observons-nous aujourd’hui ? Rien. Ce sont les mêmes qui sont en place, pas même un petit banquier fusillé ni un petit trader couvert de goudrons et de plumes ... C’est les mêmes qui sont en place, et qui continuent de décider, avec cette fois çi l’assurance que l’argent public viendra en dernier secours autant que faire se peut !

              Bref, vos scénarios basé sur l’hypothèse d’une soudaine prise de conscience des acteurs actuels, c’est dire si cela est improbable... Nous sommes donc condamnés à purger pendant des dizaines d’années les conneries libérales des 30 dernières années, en espérant que les conneries actuelles ne fassent pas tout écrouler avant.

              Ou alors, à force de destruction sociale qui est organique au système libéral, il peut y avoir l’émergence un épisode révolutionnaire qui ferait ressortir un dirigeant prompt à se rappeler ce dont un état est capable de faire : Dire merde à ses créanciers et leur demander de livrer une guerre si ils ne sont pas content !

              Car la véritable sortie de crise est là, avec une annulation massive des dettes au niveau mondial, et donc un dégonflement sans précédent de la masse monétaire. Dans ce contexte, décider un impôt confiscatoire sur la rentabilité financière me semble être un très bon point de départ, ainsi qu’une nationalisation d’envergure du secteur financier, bourses comprises.

              Pour parler clairement, pour sortir de la crise, il faut briser les ailes aux libéraux, et les encarcaner de telle manière qu’il ne puisse puis avoir aucune possibilité de mettre en place des produits complexes. Il faut dé-sophistiquer la finance, et en urgence.

              Quant à la dette et son explosion, on s’en fout !


              • lechoux 13 novembre 2009 17:58

                 Vous devriez plus vous intéresser à l’Europe Mr Benard, votre défaitisme ne sabottera pas notre reprise, d’ailleurs lisez ceci daté du 19 août 2009 : « Fitch, Moody’s et standard and Poor’s attribut la note AAA à l’UNEDIC à moyen terme et à long terme pour sa capacité d’emprunt sur les marchés financiers. » AFP.

                Quant à la dénomination de vielle Europe et vielle France, que vous reprenez en echo, c’est un concept américain pour nous bâcher et nous faire croire que nous mourrons. Seuls les gouvernants européens ont la trouille de prendre le leadership mondial, parce qu’ils ne savent pas faire. Le succès de l’Euro en est la preuve, les acteurs hors Europe y croient plus que nos têtes pensantes.

                Et, vous qui ne m’avez toujours pas expliqué pourquoi les européens achètent des produits importés de mauvaise qualité, qui est en total opposition avec la théorie de votre mentor Ricardo, quelle est votre hypothèse si la BCE remonte ses taux d’intérêts à 4 %, comme avant la crise ? Peut être qu’en tant que libéral, vous ne traitez pas d’un sujet qui n’obéit pas à votre théorie fumante ?

                 


                • Antoine Diederick 13 novembre 2009 19:53

                  A Lechoux,

                  Je pense comme vous, Monsieur Lechoux.

                  Il n’est pas très encourageant de manier le sentiment de défaitisme européen. C’est dans les difficultés qui vont surgir que nous devons voir les transitions nécessaires au changement.

                  Et s’il fallait quitter l’Europe, où aller ? Car, cela ne sera pas forcement mieux.

                  (perso, pour le moment les Institutions européennes m’insupportent, mais....).


                • goc goc 13 novembre 2009 17:59

                  dans ces scenarii, vous avez oublié un paramètre, celui de la politique internationale, et surtout du cout des guerres actuelles et à venir. Or il est tout aussi clair que si Obama n’arrive pas a juguler la fuite en avant des neo-cons, du sionisme et de l’extrême droite israélienne à la politique suicidaire, non seulement il ne pourra rien faire pour résoudre la crise économique, mais je crains qu’il soit tenté de pousser le monde vers la guerre, faute de solutions sérieuses et pris dans l’engrenage des « fous de dieu » de toutes sortes


                  • tvargentine.com lerma 13 novembre 2009 18:54

                    Soyons un peu plus réaliste,car le dollar est déjà dévalué depuis plusieurs mois permettant aux américains de se retructurer et de pouvoir redémarrer dans quelques mois

                    En moyenne,sous une présidence,la reprise commence 18 mois avant une élection présidentielle et cela quelque soit le cout financier

                    Qui finance le budget américain ???? : LES CHINOIS

                    Les Chinois sont tenus par les c.. car ils ne peuvent pas se débarasser de leur reserves en dollar sans voir le cours du dollar chuter encore plus vite

                    Donc,ils attendent la reprise économique afin de voir remonter leur avoir mais aussi ils investissent dans beaucoup de pays pour ne plus dépendre ainsi du dollar américain

                    La réprise est déjà enclenchée ,elle se traduira dans les livres des comptes que dans quelques mois (rappelons nous de la reprise de 96-1997)

                    http://www.tvargentine.com


                    • Antoine Diederick 13 novembre 2009 22:19

                      Ah enfin M’sieur Lerma apporte son obole....

                      96-97 reprise en V mais peut-être pas cette fois....


                    • Vincent Benard Vincent Benard 13 novembre 2009 20:01

                      @ Tous : Tout d’abord, merci pour vos compléments. Vous trouverez sans peine un élément que j’ai pu oublier ici ou là. Comme je l’ai (mal) dit, ces scénarios ont pour but de dresser à grand trait des tendances possibles en fonction de certains choix politiques. Mais naturellement, un système aussi complexe, voire chaotique, que l’économie mondiale, ne saurait voir son évolution décrite en une page Agoravox.

                      @ Plancher des vaches : hyper-inflation = impossibilité de calcul économique à long, moyen, et même court terme. Plus de crédit fournisseur. Plus de crédit tout court. Plus d’investissement significatif. Je vous renvoie à des descriptions de l’Allemagne de Weimar, ou à la désintégration de la Yougoslavie, pour voir ce qu’est une société en proie à l’hyper-inflation.

                      @ Yoananda : vous êtes encore plus pessimiste que moi ! J’espère me tromper, et vous avec. Bon, tout de même, bien des pays se sont sortis de situations bien pires qu’aujourd’hui. Tout notre savoir ne disparaitra pas comme par enchantement.
                      quant au peak oil, la théorie ne fait pas l’unanimité. Bon, je ne commencerai pas le débat ce soir.

                      @ Autres : je répondrai plus tard dans la soiriée ou demain - bonsoir !


                      • lechoux 14 novembre 2009 14:42

                        « @ Autres : je répondrai plus tard dans la soiriée ou demain - bonsoir ! »

                        Lâche !!! Vous ne faites que saouler vos interlocuteurs avec toujours les mêmes ritournelles ; ha ! C’est sûr vous en citez des références, toujours les mêmes d’ailleurs, mais il n’y a aucune consistance dans ce que vous écrivez.
                        Vous ne m’aurez pas à l’usure, ce que vous dîtes se résume en une seule ligne : « Laissons faire le marché, faîtes-moi confiance et vous serez au paradis ! »

                        Vous méritez le prix Nobel d’économie.

                         


                      • plancherDesVaches 14 novembre 2009 15:07

                        Merci de me et nous répondre, Monsieur Benard. Ceci est assez rare parmi les auteurs pour être souligné. C’est tout à votre honneur. Même si vous êtes libéral.
                        En aparté, j’ai connu un Benard en entreprise textile qui est devenu ingénieur. Peut-être de votre famille. De gauche, donc, un bon. Revenons à nos peuples-moutons.

                        Weirmarrrte. (écriture d’après une déformation du Français qui s’est fait envahir et à montrer ce qu’il avait de pire, comme de meilleur)(et pas seulement les occupés, mais aussi les gradés allemands qui ont essayé de tuer le fureur)

                        L’hyper-inflation a des avantages ET des inconvénients.
                        Et comme disait Sorros en novembre 2008, il aurait mieux valu ne PAS aider les banques et laisser le système s’écrouler plus VIOLEMMENT, mais plus VITE.
                        Ainsi, ce filou sous-entendait que le peuple n’aurait pas pu être mis au courant, et, sans vraiment cerner la cause de son malheur, ne pas diriger sa colère contre les financiers et capitalistes, mais aurait même été presque volontaire pour faire une guerre contre n’importe qui. Passons. Détail de l’histoire.
                        Hyper-inflation : inconvénients. (vous les citez car vous ne citez QUE cela)
                        - plus d’achats et de ventes possibles
                        - troc obligatoire
                        - communautarisme empêchant quiconque d’exploiter l’autre.
                        - structures de « liaison » ascendantes et descendantes de l’ « état » qui partent en couille dans tous les sens.
                        - des cohortes de pauvres qui peuvent devenir dangereuses pour les possédants.

                        Certes.

                        Avantages :
                        - ça tue le trop puissant, et surtout le riche qui pompe les autres.

                        Si vous avez une autre optique de la chose, et notamment dans une certaine récupération par un populiste bien dictateur, il se trouve que l’information circule maintenant trop bien...
                        Ce que veulent tuer ceux qui doutent de leurs capacités face aux autres, car abusant de leur pouvoir pour écraser. Or, les autres s’en aperçoivent trop....

                        Bien à vous.

                        Signé : l’anti-manipulateur.


                      • yoananda 15 novembre 2009 00:12

                        Je vais a la fois vous faire plaisir et vous décevoir.
                        Mon argument pour le pic oil est extrèment simple, et « officiel » : http://www.eia.doe.gov/emeu/ipsr/t14.xls

                        cela fait maintenant 5 ans que le production de brut stagne.
                        point à la ligne smiley

                        Je ne débat pas sur les réserves et autres. Juste j’annonce les faits.
                        Le pic oil sera prouvé (ou non) d’ici quelques mois.
                        La stagnation ne va durer indéfiniement. Donc soit elle va repartir à la hausse, soit à la baisse (mon hyppothèse).

                        Donc plutot qu’un long débat strérile, je vous propose qu’on se donne RDV dans quelques mois, et si j’ai raison, alors les données brutes prouveront ma thèse.
                        Je trouve que c’est préférable à l’affrontement des spéculations.


                      • BA 13 novembre 2009 22:25

                        A propos de la soi-disant «  » « reprise » «  » :

                        Jusqu’en 2008, une gigantesque bulle d’endettement des ménages américains s’est formée.

                        En 2008, cette gigantesque bulle d’endettement des ménages américains a explosé.

                        Les pays occidentaux sont confrontés à un chômage qui ne cesse d’augmenter. Aux Etats-Unis, le chômage a atteint 10,2 % en octobre. Conséquence : la consommation baisse, et la consommation va continuer à baisser.

                        Problème supplémentaire : les ménages sont incapables d’emprunter pour consommer car ils sont fauchés et surendettés. Le nombre de crédits accordés par les banques s’effondre.

                         

                        Etats-Unis :

                         

                        Variation annuelle de l’encours : crédits revolving accordés aux ménages américains :

                         

                        http://www.crisedusiecle.fr/usa-credits-menages-detail-REV.html

                         

                        Variation annuelle de l’encours : crédits non-revolving accordés aux ménages américains :

                         

                        http://www.crisedusiecle.fr/usa-credits-menages-detail-NREV.html

                         

                        Variation annuelle de l’encours : total des crédits accordés aux ménages américains :

                         

                        http://www.crisedusiecle.fr/usa-credits-menages-detail-TOTAL.html

                         

                        Aux Etats-Unis, comme en France, comme dans d’autres pays occidentaux, les problèmes s’accumulent  : le chômage explose, la consommation chute, les ménages sont surendettés, et donc les ménages empruntent de moins en moins.

                        C’est donc l’Etat qui va sauver le système.

                        C’est donc l’Etat qui va soutenir la consommation.

                        C’est l’Etat qui va se surendetter en prenant le relais des ménages.

                        - En France, l’Etat distribue des primes aux ménages pour qu’ils continuent à consommer (prime de rentrée scolaire, prime à la casse, prime à la cuve, prime pour les logements économes en énergie, etc.)

                         

                        - Aux Etats-Unis, cet été, l’Etat a distribué une prime aux ménages pour qu’ils achètent une voiture neuve. Mais ça n’a pas duré. Quand l’Etat a arrêté de distribuer cette prime, les ventes de voitures se sont effondrées.

                         

                        - De même, l’aide surnommée « Cash for houses » est donnée aux primo-accédants. Quand un ménage américain achète un logement, l’Etat lui donne un crédit d’impôt de 8000 dollars. Cette aide devait se terminer en novembre. Les hommes politiques américains ont compris que les ventes de logement allaient s’effondrer si cette aide s’arrêtait. Du coup, ils ont voté une loi prolongeant ce programme d’aide jusqu’au 30 avril 2010  !

                         

                        - Conséquence  : aux Etats-Unis, comme en France, l’Etat se surendette encore plus. Les ménages sont surendettés, et l’Etat est lui-aussi surendetté.

                         

                        Dette publique de la France  : 1 428 milliards d’euros, soit 74 % du PIB.

                        Selon les prévisions du gouvernement, la dette publique devrait dépasser 83 % du PIB à la fin de 2010.

                        http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/09/30/01011-20090930FILWWW00422-la-dette-publique-de-la-france-en-hausse.php

                         

                        Dette publique des Etats-Unis au 13 novembre 2009  : 11 995 milliards de dollars, soit 83,87 % du PIB.

                         

                        http://usdeficit.com/

                         

                        Dans tous les pays occidentaux, l’Etat se surendette pour soutenir la consommation. Si les aides d’Etat et les primes s’arrêtaient, la consommation s’effondrerait brutalement.

                        Jusqu’à quand va durer cette fuite en avant ?

                        Jusqu’à quand va gonfler cette gigantesque bulle de surendettement des Etats  ?

                        Jusqu’à l’explosion.

                        Conclusion  : quand la bulle de surendettement des Etats explosera, CETTE FOIS-CI, il n’y aura plus personne pour sauver le système.


                        • Vincent Benard Vincent Benard 13 novembre 2009 23:57

                          @ Wesson : "Car cette crise, c’est avant tout celle de la faillite de ce que l’on a appelé l’auto-régulation, cette utopie libérale qui n’a pas du tout fonctionné.« 

                          C’est ce qui se dit dans la presse grand public. Seul problème : c’est une erreur de diagnostic majeure, qui doit en arranger pas mal.

                          J’ai bcp analysé et écrit sur le sujet. Voici ma page qui récapitule l’ensemble de mes analyses. Désolé pour le procédé, mais je ne puis résumer tant d’articles en quelques lignes.

                          Je ne prétends pas n’avoir rien oublié, mais quand même, voici quelques éléments parmi d’autres :

                          1) La dérégulation invoquée a été, disons, très timide : rien que dans l’année 2003, qui a suivi l’affaire Enron, 70 000 pages de nouvelles réglementations générales comptables et bancaires ont été ajoutées. Le budget des agences de régulation a cru bien plus vite que l’inflation depuis les années 90.

                          On évoque souvent les effets pervers de l’abolition du glass steagall act. Mais c’est oublier tous les effets pervers de cette régulation (qui n’a pas porté que sur le compartimentage par métier des banques) au cours des décennies. Et personne n’évoque les effets pervers de Sarbanes Oxley, de règles comptables contestables, des lois retranscrivant les accords de bâle, et ainsi de suite.

                          2) Comme de juste, des petits malins se sont arrangés avec le régulateur pour se faire voter soit des règles, soit des exceptions sur mesure. TOUTE SUR-REGULATION entraine ce genre de comportement. C’est sans doute une faillite du régulateur, oui, il y a eu pas mal de banquiers cupides, et de régulateurs, disons, »aveugles« , MAIS CELA N’A RIEN DE LIBERAL.

                          3) Des soutiens implicites et explicites de l’état aux banques et aux prèteurs de second niveau (principalement Fannie et Freddie), et une culture du bailout généralisé (depuis le sauvetage des S&L sous Bush Père) ont conduit les banques non seulement à prendre des risques excessifs car le cout du risque était artificiellement minoré par l’intervention de l’état, et le parapluie du contribuable incitait à toutes les imprudences.

                          je pourrais continuer comme ça des heures, désolé, il faudra voir les articles dans les liens ci dessus (sous chapitre »genèse"), je ne puis tout résumer en quelques lignes de commentaires.

                          Pour simplifier, n’étaient pas libérales :

                          1. Dans une société libérale, jamais l’état n’aurait créé un oligopole financier (Fannie Mae et Freddie Mac), forcé pour des raisons politiciennes de racheter en masse des prêts de qualité très médiocre, hors de toute considération économique.

                          2. Dans une société libérale, jamais l’état n’aurait pu faire croire à des pauvres qu’il les aidait en votant des lois obligeant les banques à leur prêter de l’argent hors de tout critère habituel de prudence.

                          3. Dans une société libérale, jamais les propriétaires installés n’auraient pu, via leurs mairies, ériger des barrières réglementaires toujours plus hautes à la construction de nouveaux logements, par des lois de zonage qui ont fait exploser les prix immobiliers et artificiellement gonflé de 4 000 milliards de dollars la bulle que l’on sait.

                          4. Dans une société libérale, jamais les dirigeants de banques n’auraient cru pouvoir compter sur la garantie de l’état et sur l’argent du contribuable pour couvrir leurs fautes, sans payer à titre personnel un prix très lourd pour leur irresponsabilité, voire leur malhonnêteté. Les établissements financiers auraient dû organiser d’eux-mêmes et sur leurs fonds propres la garantie des déposants des établissements déficients.

                          NOUS SOMMES FACE A UNE FAILLITE DU COLLUSIONISME, néologisme douteux désignant la cogestion de l’économie financière par des politiciens intéressés et des firmes financières dont l’encadrement est souvent issu des mêmes élites.

                          5. Dans une société libérale, aucune administration, aucune majorité politique ne pourrait exonérer certaines entreprises (comme Fannie Mae, Freddie Mac et leurs dirigeants, ou certaines banques d’affaire) des obligations nées du droit commun sous prétexte que cela arrange tel ou tel politicien : Une loi libérale ne donnerait pas un tel pouvoir au politicien.

                          6. Dans une société authentiquement libérale, les taux d’intérêts ne pourraient pas être manipulés par des élites déconnectées des réalités économiques. Le prix de l’argent ne pourrait être que le reflet de l’offre et de la demande de moyens de paiement, et ne pourrait indéfiniment rester artificiellement sur ou sous-évalués, limitant, voire empêchant la formation de bulles spéculatives.

                          7. Dans une société libérale, le législateur se ferait un point d’honneur de ne pas taxer abusivement la réussite, ce qui permettrait de fonder notre développement sur la saine accumulation de capital, et non sur le développement de bulles de crédit successives.

                          Vous dites également : « il faut désophistiquer la finance ». C’est un point de vue, et je ne mésestime pas le rôle de certaines techniques de dissimulation du risque par titrisation dans l’amplification et la propagation de la crise. Mais là encore, c’est l’abus de réglementation qui a donné jour à ces produits et leur a fait quitter le statut de niche auquel ils auraient du être cantonnés. La cause : les effets pervers des réglementations issues des accords de bâle.

                          Pourtant, les gens qui ont conçu ces règles n’étaient pas des idiots. Mais les règles sont faites pour tenter de résoudre les problèmes passés, mais elles posent le plus souvent les jalons des crises futures.

                          « Mais n’y a t il donc aucune erreur commise au nom de l’idéologie libérale dans cette crise », me demanderez vous ?

                          Si, il y en a eu une, qui a aussi joué un rôle important : celle de croire que la nature privée de certaines institutions les protègerait d’un tel niveau de prise de risque insoutenable, et que les déviances ne seraient que l’exception. C’est cette erreur, parfaitement réelle, que Greenspan a évoquée devant le congrès.

                          Cette crise nous montre surtout que si l’état substitue le capharnaum réglementaire à des mécanismes simples qui sont une monnaie de marché qui fait varier les taux d’intérêts en fonction de l’offre et de la demande, et un process de faillite impitoyable pour ceux qui faillissent, sans possibilité de « bailout », alors tout est possible.

                          Et sur le point « rien ne change, ce sont toujours les mêmes qui prétendent sauver les meubles », vous avez tout à fait raison. mais là encore, dans une société ou il y aurait une barrière étanche entre l’argent public et l’argent privé, ceux qui auraient mis le privé à genoux n’auraient pas pu se maintenir grâce à leurs relations politiques, et ces relations n’auraient pas eu le pouvoir de donner l’argent des contribuables futurs aux barons déchus de wall street.

                          Bref, je pense que sur le diagnostic nous avons un certain nb de points communs, mais à une exception essentielle : ce que vous imputez à quelque chose que vous nommez « libéralisme » n’a rien à voir avec les enseignements libéraux mais est bel et bien la faillite de la volonté de cogérer l’économie entre cliques privées et publiques se rendant des services mutuels.



                          • Antoine Diederick 14 novembre 2009 00:05

                            bravo, et je suis d’accord avec vous, mais vous savez aussi, alors, que cet esprit libéral, n’existe plus.


                          • Antoine Diederick 14 novembre 2009 00:07

                            bravo pour votre article.


                          • wesson wesson 15 novembre 2009 00:17

                            Bonsoir l’auteur,

                            en fait, ce qui transparait de votre réponse est fort simple : si ça n’a pas fonctionné, c’est parce que nous avons pas assez appliqué le système.

                            Et sa tautologie corolaire, maintenant allons-y à fond et tout se passera bien.

                            Ce à quoi il convient de répondre que d’une part, au sortir de la 2ème guerre mondiale il y a eu une bonne trentaine d’année d’une configuration du capitalisme fortement contraint au moins au niveau du financier et de la circulation monétaire. Pendant ces 30 ans, qu’avons-nous eu ? le plein emploi, et pas une crise à l’horizon. A peine des petites crisettes, mais rien à voir avec ce que nous vivons ces dernières années.

                            D’autre part, il y a eu des pays laboratoires du capitalisme dans lesquels M. Hayek, Friedmann et consort ont eu tout à loisir de mettre en pratique toute ces théories : Le Chili de M. Pinochet, l’Argentine de M. Cavallo et De la Ruà, autant de pays qui ont appliqué à la lettre la politique libérale, et qui ne s’en sont pas encore remis. Assez d’exemple donc pour comprendre que, même appliqué totalement, le capitalisme dans son acception la plus libérale ne fonctionne pas.

                            Et je n’ai même pas eu à citer cette fameuse phrase de Hayek : « je préfère la dictature libérale à une absence de libéralisme dans un gouvernement démocratique. »

                            Et bien non, le libéralisme est fondamentalement mauvais, et vicié. Ce n’est pas un problème d’application plus ou moins totale.

                            Et pourtant, hélas, il a bien fallu le sauver, parce que sinon ça aurait été pire ! Oui, l’état Américain devait sauver les GSE, entre autres. Il n’avait pas le choix !

                            Pour donner un exemple Français, je me serais réjoui pendant 5 minutes de voir par exemple M. Pérol hagard dans les ruines fumantes de la banque pop, mais après ça j’aurai vite fait de déchanter. Ce qu’il a manqué à mon sens pour réellement régler cette crise, c’est la conditionnalité des aides fournies.

                            D’accord, on renfloue les banques une dernière fois parce que on a bien compris que si on le ne fait pas, c’est les économies du monde entier vaporisés dans l’instant, mais sous des conditions draconiennes : On mets un impôt confiscatoire sur la rente financière et les flux de capitaux, on nationalise tout le monde, banques et bourses, en vue d’ailleurs de fermer totalement les marchés boursiers, tant leur rentabilité institutionnelle est en définitive nulle. En bref, on brise les ailes aux libéraux et on dé-sophistique la finance et les produits financiers, histoire de rincer les marchés financiers.

                            Mais effectivement, plutôt que de faire cela, le renflouement s’est fait sans condition, ce qui a permis au banques d’aller vite spéculer avec ce nouveau pognon, avec une nouvelle certitude que quoi qu’ils fassent, ils seront toujours repêches. Et que voyons nous maintenant, la création d’une bulle encore plus formidable qui, lorsqu’elle éclatera ne sera pas rattrapable même par les états.

                            Voilà ce vers quoi nous allons, ce vers quoi l’idéologie libérale nous entraine, inexorablement !

                            Et quand je pense que de TARP en HAMP, l’état américain a claqué près de 13.000 milliards de dollars depuis 1 an en pure perte ! Avec ça, ils auraient pu rembourser la totalité des encours de prêts immobiliers Américains (11.000 Mld$), et il leur en aurait resté assez (2.000 Mld$) pour aller flamber à Las Vegas, ce qui à coup sûr aurait été plus efficace que ce qu’ils ont fait.


                          • Internaute Internaute 15 novembre 2009 10:09

                            @Wesson
                            Pas trés honnête la comparaison (lol). Au sortir de la guerre il suffit de voir les photos de Caen, Londres, Berlin, Hambourg, Lyon ou Dresde pour voir que rien que dans le bâtiment on a un grand marché devant soi. Quand le bâtiment va, tout va.

                            Les 30 glorieuses sont portées par une vague d’expansion à l’intérieur de l’Europe. Une fois le marché rempli, il fallait être visionnaire et volontaire pour s’orienter vers une économie de remplacement. Le toujours plus ne pouvait plus tenir dans un oeuf déjà plein. A ceci s’ajoute toutes les dérives mondialistes.


                          • gorio 15 novembre 2009 14:36

                            Bonjour ami libéral

                            J’ai un léger probléme avec la définition par l’exemple de la société libérale que vous nous proposez.

                            Dans une société authentiquement libérale, les banques auraient dû tenir une position de responsabilité face aux nombreuses libertés d’action que les états leur ont permis d’obtenir. Au lieu de cet esprit solidaire, les banques ont profité de ces libertés pour accumuler des profits, en créant des produits totalement déconnectés de la vie réelle et de l’économie réelle.
                            Dans une société authentiquement libérale, les banques n’auraient pas fait semblant de croire que les prêts accordés aux pauvres étaient hors de toute prudence. Du coup au lieu d’inventer des artifices pour permettre aux pauvres d’y croire, l’espace d’un temps et contre toute logique, ils auraient expliquer le coût réel des ces prêts et fait assumer à l’état la prise de risque.
                            Dans une société authentiquement libérale, les états ne seraient pas obligé d’exonérer certaines entreprises parce que ces entreprises auraient été responsable de leurs actes et n’auraient pas fait de chantage aux états.
                            Dans une société authentiquement libérale, les états n’auraient pas besoin de taxer la réussite, car la réussite ne se verrait pas uniquement dans une accumulation indecente de capitaux et de profit.

                            Pour une société authentiquement libérale, mon ami libéral( de l’économie ?), il faut savoir dépasser l’étape de fait-ce-qu-il-te-plait, il faut savoir reconnaitre que la liberté s’accompagne d’un effort de solidarité envers les libertés des autres. Pour cela il faut admettre que toute liberté qu’on demande doit immanquablement s’accompagner du devoir de responsabilisation de ces actes, il faut accepter que la liberté des uns commence où commence celle des autres.


                          • MAIKEULKEUL 14 novembre 2009 01:07

                            Désolant de voir autant de bêtises et de contrevérités accumulées en si peu de lignes.

                            Qui vous a poussé à écrire autant de conneries. Ils sont généreux au moins ?

                            On est dans le mur, et il n’y en a plus pour longtemps.

                            Préparez-vous à un atterrissage violent. 


                            • monbula 14 novembre 2009 12:56

                              Maikeulkeul
                              Qui vous a poussé à écrire autant de conneries. Ils sont généreux au moins

                              C’est sûrement ce parti : Alternative libérale qui se la joue camouflée sur Agaravox.
                              Allez-voir leurs propositions sur leur site, c’est vide.

                              Notre auteur fait partie de la moyenne bourgeoisie qui rêve de prendre la place de la haute bourgeoisie : Les bolloré ou autres.

                              Libéral, c’est quoi ! Selon les pays et les structures politiques, le mot libéral n’a pas le même sens.


                            • stephanemot stephanemot 14 novembre 2009 08:16

                              Le base case scenario n’a pas change depuis un an :

                              - eclatement des bulles immobilieres en Asie (Chine, Hong Kong, Coree...) : 2010 ? 2011 ?
                              - stagnation avec episodes de stagflation aux US
                              - chomage eleve en Europe jusqu’a 2011-2012 au moins


                              • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 14 novembre 2009 14:16

                                scenario rose,scenario noir.....
                                Peu importe,tant que le monétarisme et le mythe libéral tiendront le monde,les crise seront à répétition.
                                Ici ont s’affole,les dégâts de la dérèglementation vont nous percuter de plein fouet mais on oublie bien vite que la crise est permanente,des enfant meurt de faim pour l’équilibre du marché.Des millions de personne crève de maladie curable pour l’équilibre du marché.
                                Oui cher auteur liberal,vous ne tromperez pas votre monde avec de belles promesses deja entendu dans les années 80.

                                « laissé faire le marché,il enrichira le monde » Ils ont laissé faire le marché , j’attends toujours.....

                                Le libéralisme economique est définitivement incompatible avec la démocratie,il serais temps de le reconnaitre,et ce même si il se dit alternatif.....


                                • Internaute Internaute 15 novembre 2009 09:55

                                  Soigner l’excès de crédit par plus de crédit ne résoud rien, on est bien d’accord là-dessus. Les scénarios proposés me paraissent être le fruit de l’imagination sans réelles bases économique. Déjà, le constat de l’état actuel me semble tronqué.

                                  Dans le paragraphe « Pour que les chômeurs ainsi licenciés aient un espoir..., continuent d’innover » vous perpétuez l’erreur de Sarkozy frère qui, tout en prenant les mesures afin de liquider définitivement l’industrie textile en France, nous annonçait que l’avenir était une sortie par le haut. On sait ce qu’il en advint. Ce type nous a trompé et il faut le dire.

                                  La reprise viendra de la création d’emplois et celle-ci n’aura jamais lieu sans le retour des productions délocalisées. Vous n’évoquez même pas le désastre provoqué par les théories du libre-échange et par la suppression des barrières douanières alors que c’est cela qui a précipité la crise américaine et européenne. Cependant et de manière indirecte vous montrez que vous comprenez le problème en écrivant « L’arrivée en fin de droits de nombreux chômeurs, ... ces gens créeront leur propre emploi et accepteront des boulots en dessous du minimum fédéral simplement pour pouvoir manger, ou se chauffer l’hiver. Les salariés encore employés, n’auront aucun pouvoir de négociation sur les salaires qui stagneront ou diminueront ». C’est exactement ce qui se passe en mettant des chinois à 50 euros/mois en concurrence avec les occidentaux qui ont un boulot. Cela a été le choix délibéré des députés américains et européens. Alors, pourquoi ne pas ouvrir les yeux et transposer ce texte au commerce mondial ? Est-ce un dogme intouchable ? Qui en est le Dieu, où sont les tables de la loi ? Ce n’est pas la City-Group qu’il faut fermer mais Wall-Mart.

                                  Plus loin vous écrivez « Les USA renonçant faute d’argent à jouer les gendarmes du monde, celui-ci deviendra plus instable ». Encore une analyse complètement fausse. Le monde retrouvera au contraire la paix à part quelques conflits localisés. Ensuite vous entonnez les poncifs du terrorisme lequel n’existe pas. C’est un hochet agité sur les écrans de télé pour rameuter le petit peuple apeuré. Le terrorisme cessera le jour où l’on arrêtera de soutenir l’Etat raciste et intégriste d’Israël.


                                  • aye 15 novembre 2009 21:10

                                    la conclusion de l’article me semble très réaliste.


                                    • BA 16 novembre 2009 00:43

                                      LEAP/E2020 est une entreprise de prospective. LEAP/E2020 vient de diffuser son dernier bulletin de prévision le 15 novembre 2009.

                                      Lisez cet article exceptionnel :

                                      «  Les Etats face aux trois options brutales de 2010  : inflation, forte pression fiscale, ou cessation de paiement.

                                      Comme anticipé par LEAP/E2020 en Février dernier, faute de refonte majeure du système monétaire international, le monde est bien en train d’entrer actuellement dans la phase de dislocation géopolitique mondiale de la crise systémique globale. Pour l’année 2010, sur fond de dépression économique et sociale, et de protectionnisme accru, cette évolution va ainsi condamner un grand nombre d’Etats à choisir entre trois options brutales, à savoir  : l’inflation, la forte hausse de la pression fiscale, ou la cessation de paiement.

                                      http://www.europe2020.org/spip.php?article625&lang=fr

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