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Accueil du site > Actualités > Economie > Trop de pauvres

Trop de pauvres

Pourquoi les pauvres ne sont-ils pas riches ?

Une juste et équitable répartition du PIB mondial, donnerait à chaque individu de la planète un revenu mensuel proche du RMI. (Le calcul est le suivant : PIB mondial, 40.000 milliards d’euros ; population, 6,5 milliards d’individus ; 40.000 / 6,5 = 6150 euros/an, soit donc environ 500 euros/mois.) Evidemment la marge d’erreur est importante, tant en ce concerne l’évaluation du PIB que celle de la population, mais ce calcul permet de fixer un ordre de grandeur et d’en tirer quelques enseignements.
 
Le premier constat est que dans une société parfaitement juste, où la répartition de la richesse produite serait parfaite (référence au gaz parfait des physiciens), on serait tous pauvres ! Il y a donc des pauvres parce que tout le monde ne peut pas être riche ; et s’il n’y avait pas de riches, il n’y aurait que des pauvres. Quelques pauvres peuvent espérer s’enrichir en prenant aux riches, mais l’ensemble des pauvres ne peut pas le faire - contrairement aux idées reçues et aux idéologies. La pauvreté est donc l’état naturel du monde. Comme il se trouve que 20% de la population est dans la misère absolue et que 60% vit de peu, un peu plus d’un milliard d’individus peuvent avoir un niveau de vie élevé, parmi lesquelles quelques dizaines de millions de personnes l’ont très très élevé. Cqfd.
 
Puisque la richesse ne peut être détenue que par un petit nombre, on pourrait envisager de faire une rotation entre riches et pauvres, pour que le plus grand nombre possible de pauvres deviennent, un temps, riches (ce qui supposerait que ce temps soit court, pour que la rotation soit rapide de façon à ce que tous y passent). Riche et pauvre à tour de rôle : utopique ! La question posée devrait être : pourquoi les pauvres ne sont-ils pas riches... à la place des riches ?
 
Evidemment il pourrait y avoir plus de riches si la répartition de la richesse des riches entre eux était plus juste : quelques millions de riches de plus, c’est autant de pauvres de moins, certes ! Mais c’est une goutte d’eau dans l’océan de la misère ! Les pauvres seront toujours aussi nombreux, d’autant que la démographie joue en leur faveur : ce sont les pauvres qui font des enfants, pas les riches ! Ils croissent naturellement en nombre. Ainsi si on estime pouvoir doubler le PIB mondial en trente ans par exemple, comme la population aura également doublé pendant ces trente ans (prévision des démographes), le revenu moyen per capita restera ce qu’il est aujourd’hui.
 
Autrefois on disait aux pauvres de patienter, qu’après avoir soufferts dans cette Vallée de larmes, ils seraient comblés dans l’Haut delà. Belles paroles consolatrices ! Beaucoup y ont cru, mais ça ne marche plus. Et réciproquement les riches couraient autrefois le risque de se retrouver en enfer à cause de leurs richesses ; mais ils ne croient plus à l’enfer, eux non plus ! Adieu donc le recours aux sanctions divines... Les riches et les pauvres sont donc face à face, sans dieu(x) pour les départager, les punir ou les récompenser. C’est vraiment un autre monde que celui dans lequel nous vivons : les pauvres veulent être riches, mais c’est globalement impossible ! Il y a de toutes façons trop de riches. Prendre la place de quelques riches, c’est donc l’horizon indépassable des pauvres, mais peu réussiront ! C’est donc un horizon forcément individuel.
 
Que faire ? (comme disait Lénine), tant que les riches ne veulent pas devenir pauvres. Rien ne distingue plus un pauvre d’un riche : ni la forme, ni la couleur, ni l’origine, ni le QI (il y a des riches qui l’ont très faible !), ni le travail (il y a des riches qui n’en fichent pas une !), ni le reste. Le hasard peut-être... quoique ! Comment savoir ?
 
Certains ont reçu leur fortune de leurs parents, mais ce n’est pas un exemple pour les pauvres, on ne choisit pas ses parents !
 
Des gens intelligents ont inventés des trucs épatants et fait des fortunes avec – juste récompense de leurs talents et de leur travail. Mais ils sont peu nombreux, quelques millions d’individus au plus (soit moins de un pour mille de la population mondiale). Exemple difficile à proposer à la masse des pauvres, et surtout à ceux qui ne savent pas lire et écrire (ce n’est certes pas une condition obligatoire, mais ça aide !), d’autant que d’aucuns soutiennent que cette richesse n’a pu être accumulée qu’en exploitant les travailleurs et les travailleuses (quand ce n’est pas les enfants et les vieillards !).- ce qui est mal. Mauvais exemple donc.
 
La finance a permis à certains de bâtir des fortunes en jouant à des jeux de hasard ; mais il y a là aussi des échecs (comme ce pauvre Madoff – 150 ans il prend le brillant financier !). Ce n’est pas un exemple non plus... Autant aller à Las Vegas, où l’espérance mathématique de gain est, faut-il le rappeler, en faveur du casino.
 
On a beau chercher on ne trouve pas de règle qui réponde à un besoin de masse. Quelques individus peuvent certes tenter des coups ici ou là, mais ça ne changera pas le paysage mondial, qu’ils réussissent ou échouent dans leurs entreprises méritantes et parfois un peu folles.
 
Le seul conseil que l’on puisse donner à un pauvre qui veut devenir riche, c’est de le vouloir et de faire ce qu’il faut. C’est la même démarche que pour devenir président de la république : si on ne le veut pas, on n’y arrive pas ; et si on ne fait pas ce qu’il faut, non plus. Et en faisant les deux à fond, les chances d’y arriver sont faibles, ce qui répond à la question posée.

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38 réactions à cet article    


  • aetius320 1er juillet 2009 13:00

    « soit donc environ 500 euros/mois. »

    Eu égard au coût de la vie sur la majorité de la planète, cette somme ferait des milliards de personnes relativement riches dans leur pays respectifs.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er juillet 2009 22:49

      @ Aetius :


      Tout à fait. Ajouter la réintégration des exclus au marché du travail, ainsi que l’utilisation généralisée des seules technologies déjà parfaitement rodées et vous doublez ce Produit Global Brut dans le temps qu’il faut pour mettre ces deux (2) modifications en place, C’est à dire environ deux ans. 

       Quelques mesures simples permettraient de le doubler encore dans les trois années suivantes. 2 000 euros par mois en moyenne pour chaque habitant de la planète, d’ici 5 ans, sans RIEN ENLEVER À PERSONNE. Et ce n’est qu’un début... si on le voulait

      Nos connaissances et nos ressources le permettent. La misère et la pauvreté sont des DÉCISIONS POLITIQUES.

      «  Une courte réflexion montre que produire pour les démunis ne requiert rien d’autre que la décision de le faire. Mais quel nouveau but motivant proposerait-on aux populations, si l’objectif hérité du temps de la pénurie de garantir leur survie n’était plus là ? En attendant qu’on ait trouvé un nouveau but raisonnable, on garde bien discrète la nouvelle de l’avènement de l’abondance. Une certaine pauvreté n’est pas seulement tolérée, mais soigneusement planifiée et maintenue par omission. C’est le « sous-développement assisté ». » 



      Pierre JC Allard


    • Axel de Saint Mauxe Nico 1er juillet 2009 23:12

      N’oubliez pas les effets de l’inflation qui surgirait inévitablement : bien vite avec leurs 500 € / mois, ils redevendraient pauvres.


    • Echo Echo 2 juillet 2009 02:05

      Quelle inflation ?

      Le pouvoir d’achat reste constant, vu que la richesse globale est la meme.

      Dans beaucoup de pays, avec 500 euros/personne/mois, un grand nombre de familles arriveraient a epargner la moitie de cette somme, diminuant la demande d’autant.

      Je ne suis pas economiste, mais je vis dans un pays ou un quart des individus vivent avec moins de cinq euros/jour. C’est au contact de ce type de realites qu’on evalue le mieux les changements qu’autoriseraient une plus juste repartition des richesses.


    • Marti 2 juillet 2009 10:56

      Ou pas... cela dépend si le calcul à été fait en divisant simplement le revenu individuel global par le nombre d’êtres humains où si c’est ajusté à pouvoir d’achat constant (ce qui serait plus rigoureux).

      Dans le second cas le problème reste entier.


    • Axel de Saint Mauxe Nico 4 juillet 2009 18:08

      @ Echo :

      Vous avez un parfait exemple : les Antilles. On a donné des primes exceptionnelles aux fonctionnaires => hausse des prix.

      On verse un nouveau complément de revenus aux antillais : je vous fais le pari que dans moins de 5 ans il y aura de nouvelles manifestations pour revaloriser ce montant.

      On donne le même RMI en métropole qu’à la Réunion, ou le niveau de vie est plus faible. Résultat, les RMIstes vivent dans la même pauvreté, avec en plus l’oisiveté.

      Demain, on versera ce même RMI aux habitants de Mayotte, vous verrez la même catastrophe et le même gâchis.

      Le moteur de la croissance, c’est précisément de vivre de son travail. Verser 500 € sans contrepartie, cela s’apelle de l’assistanat et ce n’est pas rendre service.

      N’oubliez pas que la monnaie est une simple convention entre être humains pour s’échanger des biens et des services. L’argent n’a de valeur qu’au travers d’une contrepartie.

      C’est ce que nous rapelle la crise actuelle.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 1er juillet 2009 13:55

      à l’auteur

      Votre pessimisme n’est absolument pas inéluctable ! ! !

      Le Parti Capitaliste Français (PCF) et l’Allocation Universelle !
      http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-parti-capitaliste-francais-pcf-51707

      • L'enfoiré L’enfoiré 1er juillet 2009 18:07

        @L’auteur,
        J’ai trouvé votre article plein de fraîcheur de l’innocence. Avec un sourire entre les lèvres. Rien de péjoratif là-dedans.
        « Pourquoi ne sommes-nous pas tous riches ? »
        Simple réponse ou réponse simple, parce que nous sommes tous différents. Cette foutue évolution est en perpétuelle recherche du plus viable.
        Il n’y a que quelques millions d’intelligients ? Amusant.
        Non, il y en a bien plus, mais qui s’ignorent ou qui ne veulent pas le faire savoir. De nos jours, il n’y a que l’innovation, les idées qui payent.
        Tant que la connaissance ne se distribuera pas en plaquettes à insérer dans le cerveau, il en sera ainsi. Même l’hérédité n’est pas assurée. Les fils à papa qui font évaporer les fortunes de papa, sont légions.
        Mais revenons à la question et imaginons-nous tous riches avec les mêmes envies.
        Que se passerait-il ? Des endroits idyliques encore plus dépiautés, plus défrichés.
        Est-ce cela le but ?
        Pour vivre heureux, vivons cachés, écrivais-je. Le bonheur n’est pas dans le pognon.


        • Marc Bruxman 1er juillet 2009 19:31

          Effectivement pour devenir riche il faut le voulori !

          Mais beaucoup écoutes le gospel selon Besancenot et être riche c’est mal. Donc ils restent pauvres à coup sur.

          Mais une chose est sure, il y a des gens qui sortent de la pauvreté et changent de statut tous les jours. Il vaudrait mieux les montrer eux en exemple à la télé plutot que d’aller chercher à chaque fois le vieux rmiste qui vit dans une cité pourrave et faire du misérabilisme. Une image est positive et donne envie de se sortir de la merde, l’autre est néfaste.


          • plancherDesVaches 1er juillet 2009 22:25

            Je te souhaite une bonne crise, Bruxman.


          • L'enfoiré L’enfoiré 2 juillet 2009 11:24

            PlancherDesVaches,
             Une crise de quoi ? De foie ou de Foi ?
             Le reste, c’est déjà là.


          • William7 2 juillet 2009 12:15

            le problème c’est que la réalité n’est pas conforme à votre idéologie.

            Lire à ce sujet

            Le Système des inégalités, Paris, La Découverte, 2008, avec Roland Pfefferkorn


          • neurone 1er juillet 2009 22:32

            Bjr ... et peut-être pour alimenter le débat :

            Hypothèse intéressante, cependant les enfants ne travaillent pas ... de plus le PIB mondial est légèrement plus elevé ... selon mes calculs on est plutôt aux alentours de 800/900$/mois ... 1,5x plus donc !!!

            On est donc pas si riche, m’enfin le salaire médian en France c’est 1500 euros ... (50% de la population est sous ce seuil) ... Et peut-être que dans une hypothèse ou les plus pauvres gagneraient plus, le PIB mondiale augmenterait ... mais cela est une autre histoire ... hein Olivier smiley ....

            Mais, il ne faut pas oublier cela est un débat purement sur des chiffres, or que veulent dire les chiffres brut ainsi ... il faut relativiser ces chiffres en rapport à des choses courantes, combien de mois pour avoir un toit du salaire moyen, ou s’acheter une automobile, que représente en kilo de pates ou de riz le salaire moyen d’un individu d’un pays ... ou en nombre de « baguettes » combien représente votre salaire ... cela est une mesure qui effectuer sur une période historique comme la conversion francs euros est bien plus parlante !!! Regarder le prix d’un sandwich en euro et rappelez celui du prix en francs ... ex... smic en francs 6600 francs, smic en euros 1050 ... cout d’un sandich genre jambon beurre ... 10francs et auj ... 3euros (pour faciliter les calculs) ... soit 660 sandwich et 350 en valeur euros !!! Ah que ca fait mal les comparaisons ? vous pouvez en faire autant avec le prix d’un café ou bien d’un logement ... je tiens les chiffres d’avant passage à l’euro !!! Eh oui ... et il parait qu’il n’y a pas d’inflation ??? Mais cela est un autre débat !!! (Pour rigoler y a même des sandwich sur les champs qui atteignent le prix de 100 francs de notre époque pas si lointaine !!! mais allez expliquer ca à un Economiste !!! ) ...

            Tous pauvres ... ou riches !!! Pour ma part, le passe passe francs euro nous a rapporoché du niveau moyen du PIB mondial !!! Pour les autres conclusion je vous les laisses les tirer ...

            A bon entendeur - Neurone...


            • Philibert 1er juillet 2009 23:08

              Bon , d’un autre côté , un PC en Pentium 3 avec un écran crt de 15« ça coutait 10 000 Francs , une brique ! Maintenant , avec 500€ on peut avoir un PC en Core 2 Duo avec un écran LCD 22 » .

              Beaucoup mieux pour trois fois moins cher , c’est pas beau le progrès ?
              On peut s’en payer des sandwichs avec ces 1000€ économisés .

              Et puis .. la richesse , c’est relatif .

            • Sébastien Galliot Sébastien Galliot 2 juillet 2009 00:12

              très bon article, frais et amusant !


              • Marc Bruxman 2 juillet 2009 01:48

                Une juste et équitable répartition du PIB mondial, donnerait à chaque individu de la planète un revenu mensuel proche du RMI. (Le calcul est le suivant : PIB mondial, 40.000 milliards d’euros ; population, 6,5 milliards d’individus ; 40.000 / 6,5 = 6150 euros/an, soit donc environ 500 euros/mois.)

                Cette répartition ne serait ni juste, ni équitable. Tout le monde n’apporte pas la même contribution à la société. Entre un mec analphabête qui enquille des boulons dans une chaîne et le fondateur de Google on a deux contributions sociales qui n’ont rien à voir.

                Je ne dis pas que la répartition actuelle est forcément juste, mais une répartition strictement égalitaire comme celle la serait largement pire.

                Pour le reste cet article est plutot bon et drole.

                Quand à ceux qui croient qu’il suffirait de donner 500 € en plus à tout le monde pour augmenter la richesse, ils se gourrent. L’argent sur votre compte en banque est « virtuel » ce n’est qu’une donnée dans un systéme d’information géant qui détermine ce à quoi vous avez droit en fonction de votre contribution. Et à ce jeu ce n’est pas la valeur absolue mais le différentiel qui importe.

                Amenez 10 000 € sur votre compte courant en Europe ou tout le monde a du fric et vous n’êtes pas vraiment riche. Vous avez tout juste un petit matelas de sureté.

                Amenez 10 000 € sur votre compte courant en Chine et même à Shanghai vous disposez de quoi vivre très très bien.

                Eh oui pour rappel une monnaie moderne n’est indexée pour rien. Tout le système financier est donc un simple système d’information. Et la crise financière en est juste un gros bug ! Avec des conséquences fort facheuses il est vrai...


                • lordrax 2 juillet 2009 10:00

                  « Cette répartition ne serait ni juste[....]deux contributions sociales qui n’ont rien à voir »

                  Le mec analphabète n’a certainement pas eu les mêmes faciltés et lemême cadre étant enfant que le créateur de google , et le fait d’enquiller des boulons à longueur de journée a permis de fabriquer des ordinateurs, des routeurs et toute l’infrastructure qui permet à google de servir à quelque chose

                   « L’argent sur votre compte en banque est « virtuel » ce n’est qu’une donnée dans un systéme d’information géant qui détermine ce à quoi vous avez droit en fonction de votre contribution »

                  Les agriculteurs contribuent énormément (et certainement plus que certaines personnes aux ENORMES comptes en banque) puisqu’ils nous permettent de manger donc de vivre,
                  pourquoi donc leurs contribution est-elle si injustement rétribuée ?( Cet exemple vaut pour beaucoup d’autres métiers. Les banquiers eux pourraient très facilement être remplacés par des logiciels qui géreraient certainement mieux les clients puisque l’argent n’est qu’une donnée dans un système d’informations géant. Cet exemple aussi vaut pour beaucoup de « métiers ».

                  Certes tout le monde ne peut pas être riche, mais il me semble que pas mal de monde pourrait être un peu moins pauvre si quelques riches était un peu moins riches. Pourquoi avec le niveau technologique que l’humanité a atteint, y-a t’il encore près d’un tiers de la population mondiale qui crève de faim ou de maladie pour lesquellles il existe des traitements ? Juste pour les profits mirobolants des industries agroalimentaires et pharmaceutiques !
                  Tout le monde ne peut pas être riche, mais tout le monde pourrait très bien vivre dans des conditions dignes. Ce n’est pas le cas. Dommage


                • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 2 juillet 2009 12:47

                  Bruxman vos valeur son les memes que notre president :

                  Le fric et le fric !!!!

                  Pour moi un ouvrier à la meme valeur qu’un milliardaire,si ce n’est plus.Je m’explique sans Monsieur google le salarié peut travailler,sans salariés mister google ne le peut pas


                • Marc Bruxman 2 juillet 2009 19:42

                  Le mec analphabète n’a certainement pas eu les mêmes faciltés et lemême cadre étant enfant que le créateur de google , et le fait d’enquiller des boulons à longueur de journée a permis de fabriquer des ordinateurs, des routeurs et toute l’infrastructure qui permet à google de servir à quelque chose

                  Oui mais il est remplacable ou interchangeable. Il y a 6 milliards d’individus sur terre, et tout le monde sait enquiller des boulons à longueure de journée poiur peu que la motivation soit la. Peu de monde par contre aurait été capable de concevoir l’infrastructure de google. C’est la rareté qui fait la valeur.

                  Les agriculteurs contribuent énormément (et certainement plus que certaines personnes aux ENORMES comptes en banque) puisqu’ils nous permettent de manger donc de vivre,

                  L’agriculture est en surproduction. Le problème n’est pas que X ou Y nous permette de faire un truc indispensable mais que cette compétence soit suffisamment rare pour que le monsieur ne soit pas remplacable. On n’a pas besoin de plus d’agriculteurs et donc le système économique a intégré cette donnée et décourage les vocations dans ce métier en rémunérant mal. Inversement les métiers en pénurie de main d’ouevre sont bien rémunérés.

                  Nettoyer les chiottes c’est utile par exemple. Mais tout le monde sait nettoyer un chiotte et donc vous ne deviendrez pas riche en nettoyant des sanitaires. Aussi utile que cela soit à notre bien être.

                   Les banquiers eux pourraient très facilement être remplacés par des logiciels qui géreraient certainement mieux les clients puisque l’argent n’est qu’une donnée dans un système d’informations géant. Cet exemple aussi vaut pour beaucoup de « métiers ».

                  Concevez ce logiciel si c’est si simple, vous serez milliardaires. Les actionnaires des banques vont vous l’acheter direct.

                  Certes tout le monde ne peut pas être riche, mais il me semble que pas mal de monde pourrait être un peu moins pauvre si quelques riches était un peu moins riches. Pourquoi avec le niveau technologique que l’humanité a atteint, y-a t’il encore près d’un tiers de la population mondiale qui crève de faim ou de maladie pour lesquellles il existe des traitements ? Juste pour les profits mirobolants des industries agroalimentaires et pharmaceutiques !

                  La technologie n’est pas partagée. Certains pays n’ont pas acquis leur technologie. Je pense à l’affrique par exemple. Vous ne pouvez pas vous attendre à ce que l’on file gratos tout ce que l’on a acquis par nous même, cela serait du suicide. Maintenant beaucoup de pays d’Asie se sont sortis du sous développement et ont maintenant bcp de technologie en propre. C’est donc possible.

                  Les chinois ont voulus se sortir de la merde et ils sont en train d’y parvenir. Et ne me parlez pas des pauvres surexploités, j’en rentre justement de Chine et j’ai pu constater encore une fois à quel point entre chaque année les villes sont plus clean, les quartiers insalubres régresse et le niveau de vie s’améliore. Mais ils ne perdent pas du temps à faire du social, eux...


                • LaEr LaEr 2 juillet 2009 10:41

                  « Des gens intelligents ont inventés des trucs épatants et fait des fortunes avec – juste récompense de leurs talents et de leur travail »

                  Ha, le mythe sur self-made-man.... Beau mensonge de l’égalité des chances...

                  Et bien, regardons :

                  LES PLUS GRANDES FORTUNES PROFESSIONELLES DE FRANCES (http://www.challenges.fr/classements/fortune.php)

                  1er : Gérard Mulliez => HERITIER
                  Fils de Gérard Mulliez, dirigeant de l’entreprise familiale textile Phildar

                  2ème : Bernard Arnault => HERITIER
                  Son père, Jean Arnault, est un industriel, propriétaire d’une entreprise de travaux publics

                  3ème : Liliane Bettencourt => HERITIER
                  Fille d’Eugene Schueller fondateur du groupe L’Oréal

                  4ème : Romain Zaleski
                  Bien qu’il soit née d’une famille de l’aristocratie polonaise, lui n’a pas hérité d’un empire.

                  5ème : Robert Louis-Dreyfus => HERITIER
                  Fils de la riche famille Louis-Dreyfus

                  6ème : Puech Bertrand => HERITIER
                  Petit-fils d’Emile Hermès,

                  7ème : François Pinault
                  Il a quand même récupéré l’entreprise de son beau-père, mais ce n’était pas un empire à proprement parlé

                  8ème : Serge Dassault => HERITIER
                  Fils de Marcel DASSAULT

                  Bref, dans le vie, si vous voulez réussir CHANGEZ DE FAMILLE et exploitez les inventions des autres !


                  • savouret 2 juillet 2009 11:28

                    je suis d acord avec vous lordrax, l ’essentiel n ’est pas qu’il y ait plus de riches, car ce souhait reposerait sur le postulat que la richesse est une condition nécessaire au bonheur, ce qui est profnément illusoire.le plus important est en revanche que l’ensemble de la population mondiale puisse accéder à des conditions décentes d ’existence, c’ est à dire qu’elle puisse satifaire ses besoins fondamentaux.
                    ceci est bien entendu réalisable, a condition qu’il y ait une volonté politiqueeffective d ’y parvenir, ce qui n’ est évidemment pas le cas aujourd’hui.

                    ainsi, d’apres les estimations faites par des experts, il suffirait de consacrer 30 miliards de dollars à l’éradication de la malnutrition dans le monde pour atteindre cet objectif,or cette somme est dérisoire par rapport aux moyens qui ont ete mis en oeuvre pour la sauvegarde du système bancaire.

                    malheureusement, nous évoluons dans un systéme économique qui méprise les plus faibles et dans lequel une répartition plus équitable des richesses n ’est pas souhaitable.
                    en tant que consommateurs , nous avons notre part de responsabilité dans les aberrations produites par ce système, car il convient de l ’avouer, nous sommes relativement indifférents vis à vis du sort des populations des pays pauvres .ainsi lorsque l’on achète des poduits comme les vetements, notre priorité absolue est de trouver le meilleur rapport qualite prix, ce qui peut se comprendre, mais cette manière de procéder contribue en quelque sorte à cautionner l exploitation éhontée que subissent les travailleurs des pays en voie de développement

                    un autre exemple illustre notre passivité et notre cautionnement implicite du système économique en vigueur, ;il s ’agit de l ’engouement croissant dont nous faisons preuve pour les compétitions sportives, ce qui se traduit notamment par un essor permanent de l’audience des matchs de foot.or, les sportifs professionnels, sont devenus depuis les années 80 des produits qui s ’avérent très lucratifs pour les investisseurs et cela se manifeste par les salaires mirobolants et totalement inacceptables à mes yeux qui leur sont attribuées.ainsi, un footbaleur comme thierry henry percoit une rémunération mensuelle qui équivaut à 1000 smic.ce poids démesuré de l ’argent dans le sport n ’a pas de limites et plus les consommateurs s ’enthousiasment pour les prouesses de leurs heros, plus les sommes générées sont importantes.

                    je ne jette pas la pierre aux sportifs professionnels qui sont des produits du système sans toujours en avoir conscience, et je comprends l’interet que l’on peut avoir pour le sport professionnel, cependant il est nécessaire d ’avoir conscience de cette situation pour peut etre modifier son comportement de consommateur, et par la meme exprimer sa désapprobaton vis à vis de toutes les injustices et inohérences engendrées par un système économique qui n ’est selon moi pas viable, mais ceci est un autre débat.


                    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 2 juillet 2009 11:38

                      à savouret (xxx.xxx.xxx.2) 2 juillet 11:28

                      "l ’essentiel n ’est pas qu’il y ait plus de riches, car ce souhait reposerait sur le postulat que la richesse est une condition nécessaire au bonheur, ce qui est profnément illusoire.le plus important est en revanche que l’ensemble de la population mondiale puisse accéder à des conditions décentes d ’existence, c’ est à dire qu’elle puisse satifaire ses besoins fondamentaux.
                      ceci est bien entendu réalisable, a condition qu’il y ait une volonté politiqueeffective d ’y parvenir, ce qui n’ est évidemment pas le cas aujourd’hui.
                      ainsi, d’apres les estimations faites par des experts, il suffirait de consacrer 30 miliards de dollars à l’éradication de la malnutrition dans le monde pour atteindre cet objectif".

                      Je suis épuisé de lire ou/et entendre cette stupide antienne ! ! !

                      En effet, cela fait déjà plusieurs dizaines d’années que les pays développés paient, annuellement, beaucoup plus que cette somme (l’Aide Publique au Développement, APD) pour »s’attaquer aux problèmes de la faim, de l’eau potable et des maladies qui touchent les pays pauvres".
                      En vain !
                      Au lieu de réclamer de l’argent supplémentaire, il conviendrait bien mieux de s’interroger enfin sur les raisons de cet échec patent.

                      En l’absence de cette interrogation, quel crédit accorder au reste du commentaire ?



                    • savouret 2 juillet 2009 11:50

                      a jena pierre llabrès.certes, l’ aide a développement octroyée aux pays pauvres ne produit pas toujours les effets escomptés, en raison d’un certain nomble d ’obstacles structurels au « développement » dont ils ont du mal à se départir.ceci dit, il convient également de préciser, que le pourcentage de l ’aide au développement accordé a ces pays n’ a cessé de décroitre depuis une dizaine d ’années.
                      bien entendu, il est impératif qu’il existe dans les états frappés par une pauvreté massive ,des facteurs endogénes d ’évolution , sans lesquels le soutien extérieur attribué est voué à l’echec.est ce une raison pour ne pas accroitre les sommes versées à ces pays dans une logique de solidarité ?votre raisonnement n ’est il pas un moyen pour les pays occidentaux de se décharger de leur responsabilité ?

                       

                       


                      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 2 juillet 2009 12:40

                        à savouret

                        certes, l’ aide a développement octroyée aux pays pauvres ne produit pas toujours les effets escomptés, en raison d’un certain nomble d ’obstacles structurels au « développement » dont ils ont du mal à se départir.
                        J-P LL :
                        Détrompez-vous. Les obstacles structurels que vous évoquez viennent beaucoup plus des bailleurs d’aide que des pays aidés.

                        ceci dit, il convient également de préciser, que le pourcentage de l ’aide au développement accordé a ces pays n’ a cessé de décroitre depuis une dizaine d ’années.
                        J-P LL :
                        Ce constat ne change rien au fait que les fonds « investis » auparavant n’ont servi à rien. Pour justifier l’augmentation des fonds, il faudrait prouver qu’on les investit de manière productive.

                        bien entendu, il est impératif qu’il existe dans les états frappés par une pauvreté massive ,des facteurs endogénes d ’évolution , sans lesquels le soutien extérieur attribué est voué à l’echec.
                        J-P LL :
                        Les facteurs endogènes sont beaucoup moins en cause que les facteurs exogènes (stupidité aberrante des projets de développement préconisés par les bailleurs d’aide).

                        est ce une raison pour ne pas accroitre les sommes versées à ces pays dans une logique de solidarité ?
                        J-P LL :
                        Oui.

                        votre raisonnement n ’est il pas un moyen pour les pays occidentaux de se décharger de leur responsabilité ?
                        J-P LL :
                        Non. Mais c’est un moyen pour les pays occidentaux de reconsidérer les concepts qui président à leur aide au développement.


                      • GéraldCursoux Cursoux Gérald 2 juillet 2009 12:21

                        Commentaire des commentaires...
                        Celui qui résoudra l’équation suivante aura le prix Nobel :
                        "Surexploitation des ressources naturelles + pollutions + modification du climat + pauvreté de masse + conbtraintes culturelles + marée démographie (comme le cheval du Mt St Michel) = ?
                        La solution doit permettre de donner à bouffer à tout le monde + éducation + santé + sécurité.
                        Bonne chance !
                        Salut et fraternité comme on disait en 93 (1793).


                        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 2 juillet 2009 12:28

                          à Cursoux Gérald

                          « Commentaire des commentaires...
                          Celui qui résoudra l’équation suivante aura le prix Nobel :
                           »Surexploitation des ressources naturelles + pollutions + modification du climat + pauvreté de masse + conbtraintes culturelles + marée démographie (comme le cheval du Mt St Michel) = ?
                          La solution doit permettre de donner à bouffer à tout le monde + éducation + santé + sécurité".

                          En toute (im)modestie, je suis canidat smiley ! ! !

                          Le Parti Capitaliste Français (PCF) et l’Allocation Universelle !

                          http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-parti-capitaliste-francais-pcf-51707


                        • Walden Walden 2 juillet 2009 12:54

                          Bonjour, j’ai un candidat :

                          http://fr.wikipedia.org/wiki/Majid_Rahnema
                          http://www.journalreel.info/index.php?option=com_content&task=view&id=342&Itemid=80
                          http://www.contre-dits.com/?p=3639
                          http://www.arbreapalabre.com/modules/news/article.php?storyid=353

                          A propos de son précédent ouvrage Quand la misère chasse la pauvreté, éd. Actes Sud, Martine Bulard écrivait dans Le monde diplomatique daté du mois d’août 2003 :

                          "Comment est-on passé de la reconnaissance et du respect des pauvres à leur stigmatisation ? Comment a-t-on glissé de l’entraide quasi naturelle dans les sociétés primitives à l’aide puis à l’assistance dans nos sociétés qui « produisent » de plus en plus de pauvres ? Comment un système censé apporter richesses, bien-être et développement peut-il conduire à plus de misère, à la destruction des solidarités, à l’éradication des cultures locales et nationales ? Ce sont ces scandales que Majid Rahnema analyse d’une plume acérée.

                          Il le fait en plongeant dans l’histoire et apporte un éclairage passionnant sur l’évolution de la notion de pauvreté à travers les religions, les philosophies et les époques. Il s’appuie sur son expérience personnelle particulièrement riche : ancien ministre de la science et de l’enseignement supérieur à Téhéran, puis représentant de l’Iran à l’Organisation des Nations unies, avant de représenter celle-ci au Mali.

                          Homme de culture ouvert sur des mondes différents, Majid Rahnema montre l’urgence d’une remise en question des modes de développement et de croissance, tournés vers la production et l’accumulation de biens matériels (pour une minorité de la population mondiale). Il appelle à des transformations radicales des façons de produire et des modes de vie. Un livre d’une urgente actualité, à la fois érudit et très concret."


                        • GéraldCursoux Cursoux Gérald 2 juillet 2009 15:50

                          L’imporatnt maintenant c’est de trouver un commanditaire ! Une commission Sarkosy avec un jury PS présidé par Fabius par exemple ; why not ? A proposer à Guéan.


                        • Lucien Denfer Lucien Denfer 2 juillet 2009 12:26

                          Pourquoi les pauvres ne sont-ils pas riches ?

                          Est-il souhaitable de réduire les concepts de pauvreté et de richesse à leur seule dimension pécuniaire ?

                          A quoi sert l’argent si ce n’est à vivre, à voir satisfaits les besoins élémentaires ? Manger, boire, disposer d’un logement, bénéficier de services, se soigner, s’éduquer, fonder une famille, avoir une vie sociale, se divertir, etc. Au delà de ce minimum vital en dessous duquel on ne pourrait plus dire vivre mais plutôt survivre, la question de la richesse prend toute sa pertinence.

                          Le différentiel entre la somme globale mensuelle dont chacun dispose et le montant nécessaire pour satisfaire les besoins de base, ce reste à vivre nous permet d’épargner, de réaliser des projets, de concrétiser nos passions, de consommer des choses futiles selon certains mais indispensables pour d’autres.

                          Les critères et les conditions utiles à la définition du bonheur étant aussi nombreux qu’il y a de prétendant à cette qualité de vie, l’argent ne peut objectivement en être l’unité de mesure exclusive, tout au plus une condition « sinequanone ».

                          L’impermanence de notre présence sur terre et la ridicule quantité de temps qui nous est impartie, dans l’hypothèse que nous nous maintenions en bonne santé sur cette période, devraient nous amener à revoir sérieusement nos priorités et ajuster nos valeurs quand à la manière de profiter d’une vie toujours trop courte en définitive.

                          Si le vocable pauvre sous-entend ne disposer que d’un maigre reste à vivre, il serait alors justifié de reposer la question en ces termes :

                          Que pourrait gagner les pauvres à devenir riches ?

                          « Les hommes..... Parce qu’ils perdent la santé pour accumuler de l’argent, ensuite ils perdent de l’argent pour retrouver la santé.
                          Et à penser anxieusement au futur, ils oublient le présent de telle sorte qu’ils finissent par non vivre ni le présent ni le futur.
                          Ils vivent comme si ils n’allaient jamais mourir..
                          ...Et meurent comme si ils n’avaient jamais vécu. »

                          Le plus surprenant dans l’humanité selon le Dalai Lama.


                          • finael finael 2 juillet 2009 12:51

                            C’est toujours cette même antienne depuis Malthus.

                            Oh les bons riches qui eux font des efforts, celà me rappelle cette caricature de Daumier où l’on voit un bon bourgeois passer devant un miséreux avec une pancarte « j’ai faim ». Et le bourgeois de dire : « il a faim, paresse ! moi aussi j’ai faim mais je prends la peine d’aller diner. »

                            Votre raisonnement est d’un simplisme digne des propagandes les plus primaires : sont oubliés entre autres :

                            - 98% des 10% les plus riches sont nés dans une famille riche (ou au moins aisée).

                            - Le gaspillage insensé de nos sociétés où l’on jette suffisamment de nourriture pour nourrir correctement la totalité de la population mondiale.

                            - Le fait que 500 Euros / mois représentent entre 4 et 20 fois plus pour les 3/4 des habitants de la planète.

                            - Le fait que ces chiffres, en tout état de cause, ne sont que de grossières évaluations : de 1914 à 1918 la France a dépensé 5 fois la richesse totale du pays telle qu’estimée avant la guerre.

                            Bref un plaidoyer pour les « pauvres riches » et le « de toutes façons on ne peut rien y faire »


                            • L'enfoiré L’enfoiré 2 juillet 2009 15:58

                              Salut Finael,
                               ABSOLUMENT. On sent celui qui lit beaucoup dans tous tes commentaires. Il y a ceux qui sont riches sans le savoir comme je le disais. Je suis occupé à écrire mon autobio. C’est flagrant.


                            • savouret 2 juillet 2009 13:40

                              a jean pierre llabrès.pourriez vous donner quelques exemples lorsque vous évoquez la stupidité des projets d’aide au développement préconisés par les bailleurs d ’aide ?


                              • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 2 juillet 2009 14:08

                                à savouret

                                pourriez vous donner quelques exemples lorsque vous évoquez la stupidité des projets d’aide au développement préconisés par les bailleurs d ’aide ?

                                J-P LL :

                                Toute la gestion de la filière des produits vivriers. Pendant des dizaines d’années, sur des analyses erronées ou/et mal assimilées, on a créé des offices de commercialisation et construit des réseaux de stockage. Comme la stratégie de ces organismes était inepte (on est allé jusqu’à vendre des céréales moins cher qu’on ne les avait achetées !), ils n’ont fait que produire des déficits qui se sont accumulés jusqu’à devenir si importants que tout a fini par s’effondrer.

                                Il faut préciser que, longtemps, les bailleurs de fonds ont accepté les conséquences financières de leur carence analytique. Au final, quand les pertes financières leur sont devenues insupportables, ils cessèrent de combler les déficits financiers provoquant l’effondrement de ce qu’ils avaient construit.

                                Ils furent initiateurs et complices de cette énorme gabegie que probablement personne n’est capable de chiffrer pour les 30 dernières années...


                              • Guiyou yun 2 juillet 2009 13:43

                                @ l’auteur

                                Je suis sincerement desole de vous dire ca, mais votre axiome de depart est completement faux. Comme l’ont fait remarquer certains commentaires, il faut tenir compte du pouvoir d’achat. Il faut reflechir un peu mieux que ca, le monde est pas si simple.

                                Je travaille en Chine pour meme pas 450 euros par moi, je mets de cote chaque mois bien plus que la moitie. Si je me privais un peu je pourrai aller jusqu’a 350 euros par mois, avec ma femme qui ne travaille pas en plus(bon c’est vrai que je paye pas d’impot non plus), c’est quand meme plus que n’importe quel smicar en France.

                                Petit rappel : PIB par tete en france(y compris enfants et retraite)=44 606$(2008), en Chine=3 315$(2008), Bangladesh=463$(2007)(la malheureusement je connais pas le cout de la vie, mais ca doit certainement suffire 463$

                                Moi je trouve que ca laisse reveur, si le salaire etait a la hauteur du pib du pays ou on bosse....

                                C’est vrai aussi que les pays comme la France et la Chine ne sont pas les plus pauvres mais on pourrait quand meme un peu mieux partager non ?


                                • Mycroft 3 juillet 2009 16:48

                                  @ l’auteur :

                                  Vous oubliez de préciser, quand vous parlez des gens intelligents qui ont fait fortune, que la plus part des gens les plus brillants ne font pas fortune.

                                  La démonstration du théorème de Ferma, l’une des démonstration les plus complexe de l’histoire des mathématiques, n’a pas fais de ceux qui l’ont trouvé des milliardaires. La plus part des médaille Fields, des prix Turing ou même des prix Nobel ne font pas fortune.

                                  Alors qu’au contraire, des personnes qui font des découvertes bien moins fondamentales, bien plus « gagne petit » en terme de production de connaissance pour l’humanité, gagnent considérablement bien leur vie. Un brevet peut rapporter des sommes considérables, sans pour autant nécessiter autant de génie que bon nombre de découverte scientifique moins rentable pour leur créateur.


                                  • Le péripate Le péripate 3 juillet 2009 17:03

                                    C’est même pire ! Le partage virtuel qui est exposé dans le meilleur des cas ne pourrait avoir lieu qu’une fois. Au moment du second partage, tout le monde aura rationnellement anticipé, et aura bien évidemment jugé qu’il est inutile de se fatiguer plus que pour ce « RMI » mondial. Et du coup le gâteau a fondu, et c’est encore moins qu’il reste à partager. Et ainsi de suite jusqu’à la ruine et la famine. La rengaine est connue. Bien sûr les « partageux » savent que l’homme est homme, alors ils comptent sur des sur-hommes pour opérer le partage et forcer les producteurs à produire sans récompense. Sauf qu’il n’y a pas de sur-hommes.


                                    • Mycroft 3 juillet 2009 20:13

                                      Comme si on ne produisait que par intérêt. Comme si produire était nécessairement une bonne chose (c’est au contraire souvent une très mauvaise chose).

                                      Comme si on ne pouvait pas considérablement réduire, grâce à la science et à la technique, la quantité de travail nécessaire pour maintenir notre niveau de vie.

                                      Comme toujours avec les obsédés de l’économie, il en ont fait un dieu, il est impossible de les raisonner sur la nécessité de placer la relation économique à sa place : comme une simple partie, d’importance discutable, d’un tout plus grand qu’on appel la société.


                                    • Lucien Denfer Lucien Denfer 5 juillet 2009 18:51

                                      Frédéric Lordon, économiste, chercheur au CNRS, publie sur son blog du « Monde diplomatique » un long texte, ébauche d’un livre à venir. Il y démonte avec intelligence les arguments des plus riches pour justifier les inégalités dont ils profitent.

                                      De la crise que connut la Grèce antique issue de la décomposition de la royauté mycénienne en la première agora, Jean-Pierre Vernant, citant Theognis, indique très clairement le germe : « Ceux qui aujourd’hui ont le plus convoitent le double. La richesse, ta chrémata, devient chez l’homme folie, aphrosunè » [1]. Et Vernant, décrivant l’état des mœurs de cette Grèce du VIème siècle en crise d’ajouter pour sa part : « Qui possède veut plus encore. La richesse finit par n’avoir plus d’autre objet qu’elle-même (…), elle devient sa propre fin, elle se pose comme besoin universel, insatiable, illimité, que rien ne pourra jamais assouvir. A la racine de la richesse, on découvre donc une nature viciée, une volonté déviée et mauvaise, une pleonexia : désir d’avoir plus que les autres, plus que sa part, toute la part. Koros, hubris [2], pleonexia sont les formes de déraison que revêt, à l’âge de Fer, la morgue aristocratique, cet esprit d’Eris [3] qui, au lieu d’une noble émulation, ne peut plus enfanter qu’injustice, oppression, dusnomia [4] » [5].

                                      La suite ici...

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