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Accueil du site > Actualités > Economie > Tu veux un krach ? C’est ça que tu veux ? Tiens !

Tu veux un krach ? C’est ça que tu veux ? Tiens !

L’objectif initial est de confronter le contexte politique, financier et conjoncturel des périodes à partir des années folles et la crise de 1929 avec notre actualité soulevant l'indignation des européens (et les révolutions arabes).

Chemin faisant, tout concorde sur le fait que l'état actuel des difficultés globales et leur traitement par nos élites laisse une impression étonnante de déjà-vu.

L'histoire se répète : Joe Kennedy, père de JFK, multiplia notamment sa fortune grâce à certaines méthodes, alors légales, qui consistaient à acheter en masse un titre pour faire gonfler son cours et le revendre avant l'éclatement de la bulle. Certains attribuent à cette pratique une partie de la responsabilité dans le krach de 1929 qui fut le point de départ de la Grande Dépression. Ironiquement, peu de temps après, il fut nommé premier président de la Securities and Exchange Commission (SEC), nouvellement créé par le Président Franklin Delano Roosevelt, où il fut notamment chargé d'interdire ces pratiques. (wikipédia)

 « c'était comme mettre le loup dans la bergerie »

« Les pools d'investisseurs se livraient à de véritable conspirations d'initiés. Les grande banques d'investissement et parfois même des hommes politiques s'alliaient pour acheter d'énormes quantités d'actions faisant ainsi flamber les prix puis les revendaient rapidement afin de réaliser des profits ». (Steve FRASER historien).

Ils achetaient à bas prix en grande quantités ce qui avait pour conséquence de booster le marché, de faire grimper les prix ; puis quand un certain pic était atteint, ils revendaient. On voyait les courbes en dent de scie et les spécialistes de l'économie expliquaient que l'on pouvait comparer ce phénomène au cycle de l'eau, à un événement naturel et sain.

Les particuliers, la classe ouvrière, les américains moyens étaient encouragés à spéculer, même (surtout) petit. Plus il y avait de spéculateurs, moins on voyait les gros coups qui étaient noyés dans la masse. Certains ont eut la chance de s'enrichir.

 « Mais où est la bergerie ? »

En 2011, le nouveau président de la Banque centrale européenne, le président désigné du conseil italien et le nouveau premier ministre grec appartiennent à des degrés divers au "gouvernement Goldman-Sachs" européen.

GS faisait partie de ces « pools d'investisseurs »déjà en 1929, une banque née en 1869. Sauf que Goldman-Sachs à pour modèle un certain Ponzi...

Mario Draghi, vice-président de Goldman-Sachs pour l'Europe entre 2002 et 2005 devient le nouveau président de la Banque centrale européenne.

Nommé associé, il était chez GS chargé des "entreprises et pays souverains".

A ce titre, l'une des missions est de vendre le produit financier "swap" permettant de dissimuler une partie de la dette souveraine, qui a permis de maquiller les comptes grecs.

Mario Monti, conseiller international depuis 2005 de GS devient le président désigné du conseil italien.

Lucas Papadémos, premier ministre Grec, fut gouverneur de la Banque centrale hellénique entre 1994 et 2002. (www.lemonde.fr)

« Quand le loup est dans la bergerie on le remarque, mais quand il n'y a plus de bergerie, qu'il ne reste que la tanière, le mouton s'y fait pigeon(ner) ».

La suite ? Retour au Glass-Steagall-Act  ? Qui fut initialement voté le 16 juillet 1933, imposant une séparation entre banques de dépôts et banques d'investissement puis abrogé le 12 novembre 1999 par le Financial Services Modernization Act, dit Gramm-Leach-Bliley Act, juste à temps pour permettre la fusion constitutive de Citigroup précise wikipédia. No comment.

 Les mondes parallèles

Effet dominos : (On crée) Un krach boursier(/économique/immobilier) (ce qui) entraîne une baisse des prix. Le krach, c'est l'éclatement d'une bulle, l'après hausse des prix jusqu'au pic maximum.

Et c'est ensuite une « panique » des acheteurs qui gèlent leur achats ; donc plus rien ne se vend (puisque la spéculation n'est qu'à la hausse).

Ce blocage est stimulé par l'idée d'avoir atteint LE pic alors pour relancer le dynamisme du marché, on commence à spéculer à la baisse en espérant pouvoir se débarrasser/revendre des actions qui semblent fragiles le plus vite possible.

Matt Taibbi dira que c'est comme si les banques avaient emballé dans un joli papier-cadeau des pastèques, les avaient lâchées du 50e étage tout en décrochant les téléphones pour les mettre aux enchères. Dans ce jeu, vous ne gagnez que si vous récupérez votre argent avant que la pastèque n’atteigne le trottoir.

Les vendeurs souhaitent se renflouer avant que l'action perde toute sa valeur.

Il s'agit d'un certain nombre d'investisseurs/spéculateurs qui vont d'un commun accord tirer le marché vers le bas. Cf. la série Scalp.

(Cf., abréviation de l'expression latine confer qui signifie « se référer à ». )

On parle de manipulation de cours : « Les marchés sont très volatiles, il suffit de pas grand chose pour leur donner une direction ».

 Les 3 temps de Scalp :

  • Lancement d'une rumeur par la table de Trading que quelqu'un vend en très grande quantité pour influencer les marchés. Quand la rumeur enflera, tout le monde va vendre et si l'impulsion de départ est suffisamment forte, le marché va partir à la baisse. Pendant que tout le monde vend (sa chemise), les comploteurs vendent « au pylône, au mur, dans le vent », CAD qu'ils simulent une activité agressive. Ils font croire aux marchés qu'ils sont actifs en passant des ordres gigantesques pour influencer les hommes présent sur le pît.

  • Acheter au plus bas dans un deuxième temps. En déclenchant les « ordres stops » qui sont la limite de perte fixées sur les marchés, une sortie de secours en cas d'incendie dans un bâtiment. Quand le cours atteint cette limite, chacun coupe sa position sur le marché, quelle que soit la côte, tout le monde vend. Et tout ce casse la gueule en même temps, comme un effet de dominos. On définie la limite à 16,99 dans le film. Si on arrive à faire coter cette limite pour un seul lot (de valeurs, d'actions), on oblige tout le monde à sortir.

  • Cette manipulation est basée sur le fait de connaître une information, une décision politique majeure, ici : la fin de la guerre du golfe annoncée officiellement tel jour. Et quand cette info sera officielle, le marché va exploser à la hausse. Tout le monde va vouloir acheter et là, nous vendons au plus haut tout ce que nous venons d'acheter au plus bas.

 Mais revenons aux années folles.

Dès 1920, c'est la grande mode de faire ce type de spéculation en empruntant pour faire fructifier. Emprunter, faire un crédit pour consommer devient une pratique de masse au cœur de la prohibition.

  • La Ford T s'est vendue comme des petits pains ce qui entraîna l’expansion de l'industrie automobile et l'explosion des embauches particulièrement dans ce secteur.

  • Toute une gamme de produits de consommation issus des dérivés du pétrole voit le jour avec la démocratisation du plastique entre autre.

  • la propriété immobilière est accessible à tous. « Facilement ».

Les plus gros spéculateurs (les entreprises elles même, les riches globalement) vont brader leur stocks d'actions entraînant une baisse générale des prix et attirant de nouveaux petits pigeons par centaines (milliers) qui auront comme réflexe d'acheter dans l'espoir d'une hausse. Et ce mouvement entraînera donc une hausse.

Les petits feront des profits à leur échelle et seront fiers comme des paons d'avoir été aussi intelligents. Et les gros feront des profits colossaux. Il y aura des victimes parmi les petits surtout, leurs banques faisant bien entendu partie du projet paieront aussi les pots cassés, mais l'espoir étant un mot rempli de sens à cette époque, rien ne pourra diminuer l'enthousiasme général et ils relanceront de nouveaux crédits. Le nombre de faillites bancaires entre 1920 et 1933 est impressionnant (source page 40, le tableau qui synthétise ces informations) . On peut constater qu'une cinquantaine de banques faisaient faillite tout les ans avant 1920 et et après 1933.

Par vagues successives démocratisant la pratique, ce qui rendra le marché prolifique (comprenez attractif, avec un très grand nombre de « participants », comme il en faut dans un système de Ponzi), avec des hausses et des baisses stimulantes. Plus il y à de participants, plus la bulle gonfle. Sauf que personne parmi les spéculateurs « populaires » ne peut concevoir l'idée d'une bulle. Cette bulle qui ne peut qu'éclater.

Pour le plus grand nombre, cela ne peut pas avoir de fin. On a appris à vivre avec ces fluctuations, elles font partie intégrantes de l'ensemble. Ces spéculateurs endettés pour spéculer, dans ce mouvements mal anticipé de leur part devront le faire à la baisse, en tout cas revendre le plus vite un maximum de leur stock avant une baisse dramatique et fatale. Bien sûr l'improbable était définitivement inéluctable et déjà pauvres, avec leur crédit de spéculateurs, en 1929, ils devenaient sur-endettés et dans l'obligation de rembourser , dans les plus brefs délais et en espèces la différence entre le montant emprunté et le prix actuel de l'action. Plus vite ils le faisaient en comprenant que c'était la fin, plus vite ils s'en sortaient sans trop de dégâts. Mais l'espoir, cet enthousiasmant espoir à retenu les plus en danger qui ont finis par hypothéquer leur maison etc...

Ceux qui auront souscrit un crédit pour acheter leur stock (la grande majorité) seront contraints de se déposséder pour rembourser leur prêteur et seront soumis au remboursement à courte échéance contre l'accaparement de la valeur du montant de leur stock par leur prêteur. Et les gros prêteurs récupèrent la mise en espèce ou en nature, mais sans complexe alors que les petits établissement font faillite. On ne pourra donc pas dire que les banques sont responsables. Les banques et les gros spéculateurs sont l'unique cause prévisible de cet hold-up légal. Aucune lois n'interdisant ces pratiques.

En 1929, il est aussi très à la mode de vivre dans une tente.

Ce qui ne va pas sans rappeler l'arnaque des Sub-Primes de 2008... Les banques vont prêter à des milliers de pauvres sans la moindre garantie, sans la plus petite trace de solvabilité, de quoi accéder à la propriété. Le tout grâce à des emprunts assurés à plusieurs niveau (CDS, CDO). Le discours sera le même : Enrichissez vous facilement grâce à ce système bancaire conçu par notre élite dont l'intelligence n'est plus à prouver. C'est sous des tentes, comme en 1929 à Hoover-ville que les préteurs contraindront les pauvres à vivre dans une honteuse dignité. Rembourser rapidement sous menace de leur saisir leur maison n'étant plus envisageable, et la supercherie mise sur le devant de la scène, les prêteurs finissent par faire faillite et les maisons ne seront même pas saisies mais totalement dévastées, invendables en l'état. Mais les gros prêteurs récupèrent quand même la mise...

Bien sûr, dépossédés, tout ces pauvres ne consomment plus de manière globale ce qui entraîne/alimente le chômage. Spirale inéluctable qui sera traitée comme la cause de cette cataclysmique arnaque.

N'oublions pas que certaines banques (4000 en 1933 source page 40) ont également fait faillite, ce qui pourrait donner envie de les déculpabiliser. Ne tombons pas dans ce travers :

plusieurs banques étaient engagées dans des prêts spéculatifs comme pouvait l'être n'importe quel spéculateur lambda à plus petite échelle bien sûr. On ne peut engager une simple partie d'échecs sans sacrifier des pions et certaines pièces maîtresses.

Il y a eu de vraies fausses victimes en 1929, mais les initiés s'en sont sortis eux. Pas les pigeons.

Tout est présenté avec le ton d'une certitude inébranlable qui justifie l'adhésion intellectuelle au fonctionnement de ce système financier. Et M. Stiglitz d'enfoncer le clou en poussant à accepter le rôle salvateur de la FED en tant que banque centrale qui aurait pu réinjecter des liquidité dans le système bancaire en 1929 pour éviter la crise financière due à la faillite des banque et leur impossibilité de payer leur clients.

On rabâche l'idée que le monde ne peut fonctionner autrement, que l'employeur doit licencier quand il ne peut plus payer ses employés, que de toute façon, l'entreprise, c'est pas la démocratie.

Et nos états nous dépouillent avec classe et charisme. C'est encore les « contribuables » qui réinjecteront l'argent, celui de la sueur de leur front, qui cyniquement, les maintiens sur cette prolifique voie.

Et elles se frottent les mains avec force vigueur en faisant de colossaux et révoltants profits. C'est dans l'ordre des choses.

Jérôme Lorry-dimiver, militant du parti des oiseaux.


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15 réactions à cet article    


  • dawei dawei 23 novembre 2011 10:05

    acheter en masse un titre pour faire gonfler son cours et le revendre avant l’éclatement de la bulle.
    Oui, mais c’est pas complet :
    quand la bulle eclate, racheter à bas coup en dessous de la « valeur réelle » et refaire gonfler la bulle ... et ainsi de suite : ça s’appelle la pompe à fric, et seul les tres gros portefeuilles peuvent faire ça, et c’est justement ça qu’il faudrait réguler. A plus petite echelle en terme de temps, avec des portefeuilles encore plus gros , y a le phenomeme d’achats-ventes à la nanoseconde, réalisé par des scripts qui s’enclenche pour faire des achats-ventes des qu’une pente de croissance est bonne, et des ventes-achats dans le cas d’une décroissance. Y a plus personne qui bossent ou qui analysent, mais y a toujours des mecs qui se gavent en millions, sans bouger le petit doigt, ni activer son cerveau ... et c’est net d’impot !!


    • devphil30 devphil30 23 novembre 2011 10:20

      A l’heure de l’informatique où la plus grande majorité des ordres sont passés par des machines , ce sont maintenant les machines qui spéculent contre les hommes...


      A ce petit jeu , nous allons perdre ....

      Regardez le nombre de crise depuis 1987 ....
      Crise mexicaine , asiatique etc ....

      Philippe 



    • dawei dawei 23 novembre 2011 14:17

      « ce sont les machines qui spéculent contre les hommes » , exact, c’est parfaitement conclu ... Skynet est en marche, et à déjà lancé sa guerre contre l’humanité ... on pourrait encore les débrancher si on le voulait vraiment.


    • Jérôme Lorry-dimiver 23 novembre 2011 16:16

      "Oui, mais c’est pas complet :
      quand la bulle eclate, racheter à bas coup en dessous de la « valeur réelle » et refaire gonfler la bulle ... et ainsi de suite : ça s’appelle la pompe à fric, et seul les tres gros portefeuilles peuvent faire ça, et c’est justement ça qu’il faudrait réguler.
      "

      C’est effectivement là que le bas blesse. L’état doit réguler et pourtant... Goldman-Sachs n Co arrivent au pouvoir.
      Nos élus seraient-ils leur valets ?  smiley


    • dawei dawei 23 novembre 2011 17:24

      poser la question c’est déjà y répondre smiley


    • bigglop bigglop 23 novembre 2011 18:09

      Bonsoir à tous,
      Merci à l’@Auteur pour cet essai de synthèse sympathique
      Pour aller plus loin sur le Foreclosure-gate (aux conséquences explosives), si vous avez du temps, voici le lien de Vincent Benard :
      http://objectifeco.com/auteur/vincent-benard
      Mais aussi une contribution de Paul Jorion sur « l’endettement excessif des Etats-Unis »
      http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/uploads/2007/04/lendettement-excessif.pdf

      Bonne lecture


    • BOBW BOBW 23 novembre 2011 21:03

      @ dawei : voila ce que nous avons répondu à l’Humanité à propos de ces machines :

      Vivement qu’apparaissent et agissent
      Soumis le 23 novembre, 2011 - 09:23 par Anonyme. (Nous avions pourtant signé)

      des « Barbe Noire, l’Ollonais, Morgan, Rackham,... »informatiques afin de pirater ,désorganiser et anéantir ces salop...ies de machines !

    • Jean 23 novembre 2011 10:34

      Le loup dans la bergerie, c’ est les intérêts particuliers au pouvoir.

      Contre les pouvoirs dominants, à commencer dans la société.

      Mon prosélytisme :

      La révolution a commencé en 1789, elle finira en 20..

      Plus de place aux lobbies banquiers, pharmaceutiques, ..., medef, plus de prises pour eux sur les assemblées, plus de pouvoir personnel, de corruption (pas le temps, etc.)

      Manifestement un nouveau parti sans étiquette à voir...http://www.lepf.fr/

      Depuis des siècles, nous sommes conditionnés à être dominés par des rois, pouvoirs personnels, ...

      On se fait croire à nous-mêmes qu’ il n’ y a pas d’ autres solutions (encouragés par l’ oligarchie et les obscurantismes religieux qui font bon ménage), des exemples contraires existent de plus en plus (démocraties même partielles) dans le monde, même si encore rares.

      Il faut en finir par la démocratie, et non un ersatz.

      http://www.democratiedirecte.fr/

      http://www.dailymotion.com/video/xl...

      http://www.dailymotion.com/video/xi...


      Un parti sans étiquette pourrait rafler les voix des abstentionnistes, déçus etc.
      (y a du monde) ; un président alors élu est chef de la police et des armées, en outre il peut dissoudre les assemblées, donc bousculer l’ oligarchie et instaurer une nouvelle constitution, à la Suisse (même en mieux).

      On peut imaginer dans les petits bourgs, un conseil municipal sans élus, mais constitués des citoyens eux-mêmes, le maire est élu pour un court mandat en tant qu’ exécutant, et contrôlé.

      Les grandes villes ...un conseil de « tirés au sort », un maire élu (court mandat et non renouvelable ? ou une fois) exécutant et contrôlé.

      Idem au niveau de l’ Etat, un président élu (court mandat non renouvelable) exécutant des décisions d’ une constituante de "tirés au sort", aidé de ministres, et aux pouvoirs limités (par ex. urgence militaire avec compte à rendre), et très contrôlé.

      Bien étudier les thèses (liens) qui font leur chemin


      • citoyenrené citoyenrené 23 novembre 2011 13:35

        merci pour ce très intéressant article


        • lagabe 23 novembre 2011 18:54

          je viens de lire un artice dans un forum bien informé , ou l’arroseur arrosé
          http://www.boursorama.com/forum-cac-40-goldman-sachs-le-putsch-du-desespoir-413657018-1

          la j’ai vraiment peur , on est très proche du gouffre


          • lagabe 24 novembre 2011 09:05

            "Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d’autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l’exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés."

            "Nous sommes à la veille d’une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial."

            David Rockefeller
            Président et fondateur du Groupe de Bilderberg et de la Commission Trilatérale. Président du CFR (, Council on Foreign Relations).
            Propos tenus à la réunion du Groupe de Bilderberg à Baden Baden en 1991


          • BA 23 novembre 2011 20:12

            Mercredi 23 novembre 2011 :

            Maintenant, ce n’est plus seulement la périphérie de la zone euro qui est touchée par l’explosion des taux d’intérêt.

            Maintenant, le cœur de la zone euro lui-même est touché : le cœur de la zone euro voit ses taux d’intérêt devenir exorbitants.

            Les investisseurs internationaux n’ont plus confiance dans six Etats européens.

            Pour six Etats européens, les taux des obligations à 10 ans sont au-dessus de 5 %.


            Belgique : 5,483 %.
            Espagne : 6,646 %.
            Italie : 6,969 %
            Irlande : 8,207 %.
            Portugal : 11,313 %.
            Grèce : 29,041 %.

            Aujourd’hui, il n’y a plus que trois personnes qui peuvent empêcher l’explosion de la zone euro.

             

            Qui sont les trois personnes qui peuvent empêcher l’explosion de la zone euro ?

             

            1- Dieu.

            2- Le petit papa Noël.

            3- Chuck Norris.

             

            http://www.chucknorrisfacts.fr/index.php?p=parcourir&tri=top&PHPSESSID=ee239d05568fdf808501c20f016f45d7


            • Susanoo ! Susanoo 23 novembre 2011 22:13

              Ouais c’est gratuit profite !


              • Jérôme Lorry-dimiver 24 novembre 2011 06:29

                La croissance exponentielle que le l’endettement favorise est née avec l’avènement de la première banque centrale au sens contemporain : la banque d’Angleterre en 1694. => l’histoire de la Royal-Navy (celle de son financement par les Navy bills).


                Il parait évident que cette course à la croissance soit la clé de voûte de toutes ces crises. Alors, endettement, crédit, croissance. C’est dans l’ordre ?


                Une croissance considérée comme meurtrière par nos plus grands humanistes. Puisqu’il faut être fou ou économiste pour croire certaines choses...



              • BA 27 novembre 2011 00:49

                Belgique : taux des obligations à 10 ans : 5,863 %. Record historique battu.

                http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBGB10YR:IND

                Espagne : taux des obligations à 10 ans : 6,699 %. Record historique battu.

                http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

                Italie : taux des obligations à 10 ans : 7,261 %. Record historique battu.

                http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

                Vendredi 25 novembre 2011 :

                 

                Le Trésor italien au bord de la rupture.

                 

                L’effet « Mario Monti » a fait long feu et l’Italie est de nouveau sous très forte pression pour financer sa dette. Au lendemain du sommet ayant réuni jeudi à Strasbourg le président français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel et le nouveau président du Conseil italien, le Trésor transalpin a dû concéder ce vendredi un taux record de 7,81 % pour placer 8 milliards d’euros de dette à deux ans, soit plus de 3 points de pourcentage de plus que lors de l’émission réalisée le 26 octobre.

                 

                Rome a également payé un taux record de 6,5 % pour émettre 2 milliards d’euros d’obligations à 6 mois.

                 

                Les marchés ont sans surprise très mal réagi au résultat de ces deux adjudications. En début d’après-midi, le taux référence à 10 ans grimpait de 21 points de base, à 7,32 %.

                 

                La différence de taux avec l’Allemagne, appelée prime de risque ou «  spread », est repassée au-dessus des 500 points de base dans le sillage de l’opération pour la première fois depuis le 16 novembre. Signe de l’inquiétude des marchés, la Bourse de Milan a creusé ses pertes après cette émission et cédait 1,84 %. Sur le marché des changes, l’euro est tombé jusqu’à 1,3225 dollar, son plus bas niveau depuis début octobre.

                 

                Outre le fait que ces taux d’emprunt sont jugés insoutenables sur la durée pour la péninsule, dont l’encours de dette atteint 1.900 milliards d’euros, soit environ 120% de son PIB, l’Italie n’a attiré qu’une demande relativement modeste des investisseurs malgré ces rémunérations très attractives. Les intervenants n’ont proposé que 11,7 milliards d’euros sur l’opération à deux ans et 3,2 milliards sur la souche à 6 mois, soit des ratios de couverture respectifs de 1,47 et 1,59.

                 

                Pour l’heure, cela a suffi pour que le Trésor italien emprunte le maximum de 10 milliards d’euros qu’il escomptait ce vendredi, mais les marchés craignent qu’une crise de liquidité empêche à terme Rome de refinancer sa dette, même à des coûts astronomiques. Un phénomène de très mauvais augure alors que se profile lundi et mardi des adjudications à long terme.

                 

                Dans ce contexte de tensions extrêmes, la chancelière allemande a réaffirmé jeudi son opposition aux euro-obligations, jugées par bon nombre de spécialistes comme l’une des clefs de sortie de crise. Autre piste souvent mise en avant, la monétisation des dettes par la BCE, via une création monétaire illimitée, est également au point mort. L’Allemagne et la BCE y sont en effet farouchement opposées, même si l’institution de Francfort a déjà acheté pour plus de 190 milliards d’euros d’obligations périphériques depuis le début de la crise.

                 

                http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20111125trib000666768/le-tresor-italien-au-bord-de-la-rupture.html

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