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Accueil du site > Actualités > Economie > TVA sociale : surtout un moyen de réduire les déficits budgétaires sur le (...)

TVA sociale : surtout un moyen de réduire les déficits budgétaires sur le dos des particuliers…

La TVA sociale était une proposition initiale de campagne de Nicolas Sarkozy mais elle est restée en sommeil léthargique depuis 2007, après notamment les dégâts collatéraux occasionnés au second tour des élections législatives. La crise aidant, la voilà ressortie du chapeau à cent jours de la prochaine présidentielle.

Sous l’appellation de « TVA sociale », avant tout une formule de communicant à destination du « bon peuple », le but consiste à augmenter un peu plus les impôts indirects afin de réduire le déficit des budgets de l’Etat et de la Sécurité sociale, de compenser la diminution des recettes dues aux baisses d’impôts consenties aux plus fortunés et aux exonérations de charges accordées aux entreprises…

La taxe à la valeur ajoutée a été inventée en 1954 par un haut-fonctionnaire français de l’Inspection des Finances, Maurice Lauré. De simple taxe sur le chiffre d’affaires des entreprises, elle a été étendue en 1966 au commerce de détail par Valéry Giscard d’Estaing. La TVA est le principal impôt indirect qui correspondait environ à 48 % des recettes budgétaires de l’Etat en 2011 (130 milliards € sur un budget total de 272 milliards €).

Incorporée au prix, elle apparaît au bas de chaque ticket de caisse, le taux normal de 19,6% étant appliqué à la très grande majorité des produits de consommation et services. C’est l’impôt le plus injuste de tous. Pour un achat de 100 €, c’est près de 20 € qui sont reversés à l’Etat par le vendeur, une somme identique pour tous, RMiste comme cadre supérieur…Pour le conseil économique et social, le taux d’effort des 10% des ménages les plus pauvres est de 8,1% et celui des 10% les plus aisés seulement de 3,4% !

Nicolas Sarkozy et François Fillon, proposent aujourd’hui d’étudier à nouveau les modalités de sa mise en place. En quoi cela consiste-t-il ? Il s’agit de majorer le taux de TVA pour freiner la pénétration des produits importés, la différence avec l’ancien et le nouveau taux étant utilisé pour financer la Protection sociale. De nouvelles exonérations de charges pourraient être ainsi accordées aux entreprises, les exonérations actuelles (30 milliards € au total) compensées en partie. Dans cette optique, plusieurs dizaines de milliards d’euros passeraient à la charge des consommateurs !

La TVA « sociale », revient donc à alléger le coût du travail pour mieux résister à la concurrence internationale. Une partie du financement de la Sécurité sociale par les entreprises bascule ainsi vers les ménages, via une baisse des cotisations patronales. C'est ce qu'a appliqué notamment l'Allemagne depuis le 1er janvier 2007 avec 1 point sur les 3 de hausse du taux normal de TVA (de 16 à 19%) consacré au financement de la protection sociale. Les deux autres points servent à combler les déficits publics.


En France, les organismes de Sécurité sociale, dont les URSSAF concernés au premier chef par cette affaire, retiennent plutôt l'hypothèse d'une hausse de la TVA de deux points qui s'accompagnerait d'une baisse des cotisations patronales pour les entreprises et de la CSG pour les salariés.

Mais l’architecture de ce projet ne garantit en rien que la hausse de la TVA viendrait abonder les budgets sociaux ou augmenter le salaire net des salariés. Il est possible, sinon probable, que cette nouvelle recette vienne aussi combler le trou des déficits publics. Le doute est également entretenu sur le pourcentage d’augmentation qui varie de 1 à 5 points ! Certains membres de la majorité présidentielle évoquent même un taux qui pourrait être de l’ordre de 5 points. Si tel est le cas, la TVA principale passerait alors de 19,6% à 24,6%.

Cette réforme de la TVA est en outre très délicate à appliquer économiquement et comporte de nombreux risques. D’abord celui de freiner la consommation des ménages, principal moteur de la croissance française mais aussi celui, non négligeable, que les entreprises ne répercutent pas dans leurs prix les allégements de charges sociales.

Concernant le financement proprement dit de la Sécurité sociale, le président de la République et le Premier ministre répètent régulièrement qu’il n’y a que deux pistes pour résorber le déficit cumulé historique de 29,8 milliards € des régimes de base et du fonds de solidarité vieillesse (FSV) : la création de la TVA « sociale » ou l'augmentation de la CSG. Mais il existe une troisième voie qui consisterait à créer une sorte de cotisation universelle de Sécurité sociale, tous régimes et tous risques confondus pour remplacer les cotisation salariales et patronales actuelles.

La part des salaires dans la richesse produite chaque année ayant baissé de 10 points ces trente dernières années et les différentes prestations maladie, familiales ou vieillesse étant accessibles à tous les citoyens, le principe de solidarité nationale exigerait que soient mis à contribution l’ensemble des revenus des personnes physiques. L’actuelle CSG pourrait donc être fusionnée avec l’impôt progressif sur le revenu. C'est d'ailleurs une proposition de réforme du PS mais François Hollande vient d'annoncer qu'elle s'étalerait jusqu'à la fin du quinquennat...

La « CSG entreprise » aurait également des effets bénéfiques sur l’emploi, en particulier pour les PME souvent étranglées par les contraintes imposées par les « donneurs d’ordre ». Plusieurs syndicats sont pour cette raison, favorables à cette nouvelle assiette qui serait de surcroît beaucoup plus stable que l’assiette salaire. La confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) et l’Union patronale artisanale (UPA) y sont particulièrement favorables, à la différence du MEDEF. Mais cette piste sera sans doute écartée par Nicolas Sarkozy lors du prochain sommet social...

Aujourd'hui, au terme de ce quinquennat, la France compte 4,5 millions de chômeurs en incluant les DOM, 1 215 000 chômeurs supplémentaires depuis 2008 ! A cela, il faut ajouter trois millions de salariés précaires, trois millions de salariés à temps partiel, huit millions de personnes pauvres gagnant moins de 950 € par mois !

Dans un pays comme la France où les impôts indirects (TVA, TIPP et taxes diverses) représentent 65% des recettes budgétaires de l’Etat, l’augmentation de la la TVA est un non-sens économique et va accroître encore les inégalités sociales, déjà très grandes.

Cette politique économique et fiscale ressemble, à s'y méprendre, à celle de Margaret Thatcher ou de Georges Bush qui s’étaient fait, hier, les champions de la hausse de la fiscalité indirecte, de la baisse des impôts sur le revenu et de la quasi-disparition des droits de succession pour les familles les plus aisées...

Photo Creative Commons : TVA par Wikimédia (http://commons.wikimedia.org/wiki/File:US-TennesseeValleyAuthority-Logo.svg)

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53 réactions à cet article


  • devphil30 devphil30 18 janvier 2012 14:44

    Votre article est très juste mais le schizophrène est dos au mur alors il nous ressort son discours favori de l’action mais c’est surtout l’action dans la précipitation pour faire croire mais plus personne ne le crois..


    Philippe 

    • posteurfou posteurfou 18 janvier 2012 14:50

      On appuie sur replay et on écoute ..Crdt ..


      • xray 19 janvier 2012 10:17


        Les dépenses publiques 

        Chaque dépense publique qui contribue à pourrir la vie du plus grand nombre produit du PIB et contribue à gonfler le capital de la Dette publique. 

        Le capital de la Dette publique 
        http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2011/12/27/le-capital-de-la-dette-publique.html  



      • Gabriel Gabriel 18 janvier 2012 16:17

        Vite, vite, vite avant de partir un petit cadeau aux entreprises avec un énième allègement de charges. Les consommateurs paieront cette surtaxe de TVA qui n’ira jamais remplir les caisses du social. Souvenez vous de la taxe sur les alcools et le tabac qui devait renflouer les caisses de la sécurité sociale, c’est passé ou ? Le hold up continu…


        • epapel epapel 18 janvier 2012 17:25

          Je ne suis pas pour la TVA sociale, mais il faudra trouver quelque chose pour combler simultanément les déficits publics et du commerce extérieur.

          Et comment voulez-vous combler le déficit commercial si on n’améliore pas la compétitivité des produits soumis à la concurrence extérieure ?


        • Gabriel Gabriel 18 janvier 2012 18:05

          Peut-être peut on commencer par enlever le bouclier fiscal, taxer les transactions boursières dont la volatilité est égale ou inférieur à un mois (spéculation), taxer les bonus, retraite chapeaux et autres parachutes dorés, taxer les produits importés de pays sans protection sociale. Développer le formidable gisement d’emplois verts, relancer le logement, arrêter de matraquer les artisans et les petites PME avec des charges abusives car elles sont le seul employeur actuellement (Voir l’Allemagne que Nabot premier récite comme un mantra sans jamais en suivre l’exemple…) Faire participer les banques qui engrangent des milliard de bénéfice à l’effort collectif, diviser par deux le nombre des élus qui coûtent un fortune à la nation, interdire le cumul des mandats, contrôler les dépenses du président et de ses ministres, faire la chasse à tous les placards dorés de la république ou une bande de sangsue sont payés royalement à rien foutre, chasser le lobbying de l’assemblé et de sénat, etc etc.. Je continue ? Déjà avec cela, croyez moi, vous allez récupérer pas loin de 500 milliards que nous a coûté le quinquennat de l’inutile…


        • epapel epapel 18 janvier 2012 18:50

          Je vois que vous êtes très fort pour prendre de l’argent aux autres, mais pour produire des trucs vendables vous faites comment ?


        • Gabriel Gabriel 18 janvier 2012 21:33

          Vous savez lire et vous comprenez ce que vous lisez ?


        • Robert GIL ROBERT GIL 18 janvier 2012 16:33

          Un salarié perçoit un salaire net chaque mois, mais ce qui rétribue son travail c’est le salaire brut, c’est à dire un salaire socialisé qui permet entre autre de payer l’assurance maladie, la formation, les allocations familiales, le chômage, les retraites, la maternité… Le patronat appelle cette partie du salaire une charge alors que c’est notre protection sociale ! Cette part du salaire représente aujourd’hui 400 milliards d’euros L’instauration de la TVA «  sociale  » est destinée à remplacer cette partie du salaire payée par les employeurs par un impôt indirect payé pour l’essentiel par les salariés. Accepter cette TVA sociale, c’est accepter une diminution importante des salaires et à terme la destruction de toute notre protection sociale. Les retraites chapeaux, les stocks options et les parachutes dorés ajoutés aux dividendes des actionnaires ne sont-elles pas les vraies charges des entreprises ?.....
          http://2ccr.unblog.fr/2012/01/05/tva-sociale-baisse-des-salaires/


          • epapel epapel 18 janvier 2012 17:20

            C’est pour ça qu’il vaut mieux prélever directement sur les revenus méthode CSG car les cotisations sociales patronales sont plafonnées pour la sécurité sociale.


          • Croa Croa 18 janvier 2012 22:25

            Ce qui rétribue son travail c’est le salaire total (ce qu’il coûte), le « salaire brut » n’est qu’un truc virtuel inférieur au salaire total qui n’a qu’une utilité comptable, à savoir de laisser des traces dans la comptabilité des entreprises et aussi dans les papiers conservés par les salariés.

            Une partie du salaire est immédiatement et librement disponible pour le salarié, c’est le salaire net.
            L’autre partie du salaire est versée aux caisses sociales. Elle assurent les couvertures dont le salarié aura besoin.

            Le « salaire brut » a une autre utilité qui consiste à faire croire que les entreprises financent en partie les assurances sociales ou qu’elles auraient des « charges » indues à supporter, or rien n’est plus faux !


          • Emmanuel Aguéra LeManu 19 janvier 2012 10:10

            Vous confondez salaire brut et salaire brut + part « patronale ».
            La part que le salarié reverse (env.25%, non ?) devrait en théorie suffire à l’assurer tous azimuts.
            Le patron devrait en théorie payer pareil au prorata de ce que chacun perçoit... ou s’octroie !
            Mais allez savoir pourquoi (c’est ce pourquoi qui m’intéresse) ça ne suffit pas.
            Alors on fait payer le patron, c’est à dire l’entreprise : joyeux... Mais qui d’autre ?

            Je n’en sais rien pour ce qui est des mastodontes du cac40, mais je sais et tout le monde s’accorde à dire que manœuvrer une pme, par les temps qui courent, mène plutôt sous les ponts qu’à la Barbade.

            C’est très con car sous les ponts, y’a pas beaucoup de boulot ni de feuille de paye, bien que cette position soit à durée indéterminée.

            Dans ces conditions on va rigoler, juste pour dire... (en parlant de "diminution importante des salaires et à terme la destruction de toute notre protection sociale").

            Y’a besoin d’activité, d’emplois et de consommation... N’en augmentons pas le coût, ce n’est pas le moment. La protection sociale a besoin d’un nouveau contrat social et il est légitime de penser que la TVA proposée est un système injuste ; mais à contrario handicaper l’activité c’est contresigner la fin du système qui nous endette chaque seconde un peu plus. Plus de dette mais plus de sécu non-plus...

            Et à ceux qui redoutent la baisse du pouvoir d’achat qu’induira cette TVA, disons que forcément, augmenter le coût du travail entrainera l’augmentation des produits en conséquence, ça reviendra au même, sauf qu’on ira acheter à l’étranger... la belle affaire ! On augmente le déficit extérieur et on coule nos PME, joli le programme....


          • nicolas flamel 18 janvier 2012 16:34

            A fond d’accord avec cette analyse.

            Si la majoration de TVA appliquée aux aquisitions intracommunautaires est en défintive une opération neutre pour les importateurs lorsqu’ils remplissent leurs CA3, Il n’en va pas de même pour les importations extracommunautaires auxquelles on envisage de l’appliquer.

            Dans ce cas en effet, l’importateur acquitte la TVA (éventuellement majorée) lors de l’introduction en territoire français, et ce, aussi bien sur les produits revendus que ceux qu’il garde en stocks.

            De surcroît, il acquitte sa propre part de TVA lors de la facturation sur débits de la part de produits qu’il transforme et revend. Il ne récupère en trésorerie la totalité de la TVA reversée qu’à partir du moment où le montant de ses factures a été effectivement encaissé.

            En d’autres termes ceci augmente mécaniquement des charges financières qu’il répercute intégralement, à la fois sur ses prix hors taxes et sur ses prix TTC payés par l’acheteur final.

            En définitive, le projet actuel de TVA sociale et l’utilisation faite d’une éventuelle augmentation de TVA dans le projet FN ne sont apparemment rien d’autre que bonnet blanc et blanc bonnet et toujours au détriment des mêmes.


            • epapel epapel 18 janvier 2012 17:17

              Pas besoin de démonstration pour conclure qu’à la fin c’est le consommateur qui paye.


            • bernard bernard 18 janvier 2012 18:34

              Devise Shadok...

              Pour qu’il y ait le moins de mécontents possibles...
              Il faut toujours taper sur les mêmes !  smiley =======>  smiley


            • bernard bernard 18 janvier 2012 18:36

              Et lui,
              C’est un drôle de shadok !
              Le pire de tous !
               smiley  smiley  smiley


            • nicolas flamel 18 janvier 2012 18:56

              @ epapel.

              Au contraire, et pour répondre à @ Gabriel (voir ci-dessus) il n’est pas inutile de remettre les choses à leur juste place en rappelant qu’en matière de TVA, les entreprises, en particulier les TPE et PME n’ont d’autre choix que d’endosser bien involontairement (et avec la plus extrème ponctualité dans les versements) le rôle de percepteur pour le compte d’un créancier privilégié qui est ce qu’il est.

              Une augmentation significative du taux de TVA est d’abord une contrainte directe sur la trésorerie d’une entreprise. Si celle-ci connaît déjà des difficultés de trésorerie (cessation de paiement d’un gros client, rupture anticipée d’un contrat de fourniture pluri annuel,...) et que sa banque ne suit pas, c’est d’abord et avant tout l’emploi des salariés qui constituera la « variable d’ajustement ».

              Est-ce vraiment ce que l’on cherche ? 

               


            • Croa Croa 18 janvier 2012 22:44

              « Une augmentation significative du taux de TVA est d’abord une contrainte directe sur la trésorerie »

              Absolument pas, le stock de marchandise en magasin ayant été payé avec l’ancienne TVA, l’opération est blanche à stock constant car ces ventes vont couvrir la suite.


            • Laulau Laulau 18 janvier 2012 16:45

               Les prix on augmenté de 2,5% en 2011 mais le gouvernement ne veut pas relever à 2,75 % le taux du livret A, sous pretexte que l’inflation devrait baisser dans les prochains mois.
              Et le même gouvernement parle d’ augmenter la TVA avant mars cette hausse de la TVA va peser sur les prix, c’est l’évidence.
              Pas un journaliste pour relever la contradiction ?


              • epapel epapel 18 janvier 2012 17:15

                Au contraire c’est cohérent, le maintien du taux du livret permet à l’État d’économiser 1,5 milliards, le résultat est donc similaire à l’ajout d’une taxe.


              • epapel epapel 18 janvier 2012 17:27

                Et plus cerise sur le gateau on tape sur les mêmes.


              • Chaudevant Chaudevant 18 janvier 2012 16:46

                La TVA est un impôt totalement idiot ; d’un côté ils veulent relancer l’économie par la consommation, d’un autre il font payé les produits plus cher par l’ajout de cette taxe !

                Le gouvernement aurait mieux fait de garder l’argent dépensé militairement en Égypte pour la sécurité sociale.


                • epapel epapel 18 janvier 2012 17:13

                  Avec 300 millions ça n’aurait été très loin.


                • Croa Croa 18 janvier 2012 22:47

                  Pas en Égypte, en Libye !

                   smiley Faudrait voir suivre !  smiley


                • epapel epapel 18 janvier 2012 17:12

                  1) Il n’aura pas le temps de la mettre en œuvre car une navette avec le sénat est inévitable du fait que la gauche y est majoritaire.

                  2) Et quand bien même, ce qui aura été fait en avril (le temps de passer le décret) pourra être défait en juin.


                  • Yvance77 18 janvier 2012 17:13

                    Salut,

                    La raison principale pour refuser cette taxe est que la présidente du Merdef est pour.

                    Alors, c’est certain que cette TVA n’a pour but que d’enfler le peuple des manants.

                    CQFD


                    • Marc Bruxman 18 janvier 2012 20:17

                      Question : Et vous croyez que les grands patrons, et les actionnaires payent des charges salariales ? Ben je vais vous dire, non ! Ils seraient cons, un fixe pour avoir droit à la sécu et des dividendes qui sont tellement moins taxés.

                      Par contre, la TVA ils la payeront ! Les retraités aussi payeront cette TVA ! En fait tout le monde paie la TVA et c’est pour cela que cet impot n’est pas si mal.

                      La TVA sociale est une bonne mesure, mais il faudrait :

                      • Revenir sur sa baisse dans la restauration. Si on peut se payer le restaurant on peut payer un petit peu de TVA.
                      • Ne pas toucher à la TVA pas cher sur la bouffe. 
                      • Répartir la baisse des charges entre les cotisations salariales et patronales pour compenser un peu l’effet. Ca rapporte moins à l’état mais ca dope la consommation. Ceci peut être concentré sur les bas salaires de façon à rendre cet impôt plus juste. Les gens qui travaillent en toucheront le fruit.

                      Au passage, il faudrait pour que la réforme soit compléte établir un dividende universel une bonne fois pour toutes qui viendrait remplacer TOUTES les allocations actuelles. Même somme versée chaque mois pour chaque français de la naissance à la mort :

                      • Très peu d’agents pour gérer le dispositif. (Economie).
                      • Le chomeur / rmiste n’est plus stigmatisé. Il touche son DU comme tout le monde et c’est son choix. S’il bosse il touchera toujours son DU. 
                      • Plus de combine type allocation parent isolés ou je ne sais quoi. Tout le monde a le même enseigne : l’Egalité.
                      • Le travail est revalorisé.
                      • Les jeunes ont tous un capital quand ils démarrent dans la vie qu’ils pourront utiliser comme bon leur semble : Payer leur permis de conduire, leurs études ou une mise de fond dans un appartement, etc,etc, ... 
                      • Le DU qui sera négligeable pour un riche sera de toute façon retaxée dans l’assiette de son impot sur le revenu qu’il faudrait expurger complétement des niches fiscales.
                      • En échange de l’expurgation des niches fiscales, une partie de l’impot pourrait devenir un don obligatoire à des associations : Charge au contribuable de choisir à qui il veut donner tant que l’action de l’asso a lieu sur le territoire national.

                      Rien qu’avec ces deux mesures on a de quoi relancer l’économie de façon radicale.


                      • Croa Croa 18 janvier 2012 22:50

                        Ce projet là n’est pas celui de Monsieur Sarkozy.


                      • Marc Bruxman 19 janvier 2012 19:02

                        Oui mais plutot que de s’opposer frontalement à celui de Sarko, les syndicats feraient mieux de demander des amendements qui vont dans la bonne direction : « ok pour la tva sociale, mais ! ». Cela serait plus productif il me semble.


                      • easy easy 18 janvier 2012 20:40

                        Artcile sans intérêt qui ne fait que rebattre ce qui est déjà fort rebattu

                        A poser que l’Etat ait besoin de rentrer de l’argent et à poser que ce qui irrite 90% des Français c’est le creusement du fossé séparant les nantis de la masse, le passage par la TVA pour rentrer cet argent pourrait être la meilleure des solutions (peu importe quel trou il comblera pourvu qu’il en comble vraiment un)

                        A à la très simple condition qu’elle comporte différents taux, par exemple 5.
                        Qu’elle soit donc progressive et vraiment progressiveTaux quasiment nul voire nul pour tous les biens et service de gamme humble
                        Taux énorme pour tous les biens et services de luxe.
                         
                        Alors que l’IR aurait pu être à taux unique (10% pour tous), il est progressif. Du moins sur le papier. Le concept de progressivité n’est donc pas inconnu de Bercy et semble logique au peuple. Hélas, il y a tant de combines et de niches que finalement Liliane paie 8% de ses revenus quand mon voisin paie 17%

                        Contrairement à l’IR déclaratif, la TVA est quasiment incontournable. Si elle devenait progressive son effet lissant des inégalités serait très puissant.

                        Actuellement, il existe bien 3 taux principaux de TVA mais ils ne s’appliquent pas selon, les niveaux de luxe puisque tous les pains subissent 5,5% et toutes les voitures 19,6%
                        Il ne serait pas sorcier d’installer une TVA de 2% sur le pain basique et de 30% sur un pain aux truffes de chez Poilâne. Il ne serait pas sorcier de taxer une Twingo à 5% et une Ferrari à 80%

                        Je veux bien discuter de la répartition des taux de cette TVA progressive selon le niveau de gamme de chaque produit mais je trouve incroyable que personne n’y songe alors que rien ne serait plus lissant et infalsifiable que ça.

                        De plus, son installation aboutirait à ce que la masse des pauvres se réjouira des dépenses vertigineuses des riches. Ce qui serait renversant par rapport à la tendance actuelle terriblement jalouse voire haineuse


                        • Croa Croa 18 janvier 2012 23:00

                          Tout le monde ne s’achète pas des voitures neuves. Pour les pauvres c’est obligatoirement des occasions, ce qui tombe bien : il n’y a pas de TVA !

                          Les Twingo pourraient d’ailleurs très bien être taxées à 33% comme autrefois.


                        • easy easy 18 janvier 2012 23:14

                          Bin 2000 € de TVA en moins sur une Aygo (car étant basique, son taux serait proche de zéro) ça pourrait permettre à des pauvres d’en acheter plus facilement une neuve

                          D’autre part, si pour l’instant il semble ne pas y avoir de TVA sur une voiture d’occasion ce n’est qu’une illusion d’optique car le prix argus est fondé sur le prix neuf TTC.
                          Si la TVA des voitures basiques était diminuée de 19%, le prix de ces voitures à la revente diminuerait lui aussi de 19%


                        • Abdu Abdu 20 janvier 2012 06:17

                          Il est très facile d’échapper à la TVA quand on a une entreprise.
                          C’est tout à fait falsifiable.
                          Une voiture de fonction, par exemple, peut être achetée hors TVA.
                          Un repas au restaurant aussi.

                          Pour que ça marche, il faudrait retirer aux sociétés la possibilité de récupérer la TVA sur leurs achats. Pourquoi pas, après tout, quitte à lâcher sur d’autres impôts sur les sociétés et ainsi faire l’économie d’obligations déclaratives, Il faudrait regarder dans le détail s’il est possible de trouver par ce chambardement un équilibre supportable. En tout cas, rien que l’idée de ne plus avoir à faire de déclaration de TVA éveille l’intérêt...

                          Mais pour le moment, crois plus à un IR progressif vrais (non plafonné) élargi à tous les revenus et dûment contrôlé.

                          Sinon, à quand une TVA sur l’achat d’actions, de devise etc ?
                          Le moindre pourcentage à ce niveau serait inacceptable ?

                          Je ne comprend pas qu’on tolère une taxe sur le pain alors qu’on ne tolère pas de taxe sur des produits financiers...


                        • eric 19 janvier 2012 09:19

                          La grande question est : quand la gauche a-t-elle cesse de penser pour repeter en boucle des absurdites ?
                          Ici, on a un catalogue assez complet de ces repetitions creuses qui permettent d’eviter d’avoir a traiter serieusement de problemes serieux.

                          Les 10 points de PIB en moins, les 8 millions de pauvres, etc....
                          Ce sont des mensonges deliberes puisqu’il suffit de trois clics sur internet pour voir que cela n’est pas vrai.

                          Le probleme serieux, c’est qu’avec 56% du PIB depense par l’etat, de toute facon il faut soit diminuer les depenses publiques soit augmenter les impots et sans doute les deux.

                          L’incidence fiscale de toute augmentation des impots, quelle qu’elle soit se traduit toujours au final par une ponction sur tous le monde mais plus particulierement sur les plus defavorises qui sont les moins a memes de proteger leurs revenus.

                          L’enjeu des presidentielles est limite et fondamental. 2 a 3 points de pib, plutot en diminution des dettes et augmentations des revenus des menages ou plutot en « amelioration » des services publiques : des credits, des postes.

                          C’est bien pourquoi les pauvres votent a droite. Allez prenons les chiffres ineptes de cet article. 8 millions de pauvres etc.... Qu’est ce qu’ils veulent ? Un peu plus d’argent en fin de mois ou plus de service public ?

                          Le deficit cumule previsionnel, lie a l’insuffisance des cotisations de retraite des agents publics deja retraites ou en exercie, s’eleve a 357 milliards d’euro.. Il va bien falloir payer. Ou alors on leur fait le coup de votre dette,notre democratie ? Dans le meme temps, on sait qu’il est possible de diminuer les cotisations sociales en augmentant les prestations. http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/baisse-des-cotisations-de-la-108345

                          Il suffit pour cela d’avoir de bons gestionnaires responsables. Bref, de proceder a une reforme generale des services publics. Aujourd’hui, d’apres l’OCDE, nous avons le systeme de redistribution le plus inefficient d’europe avec un cout de gestion de un euro pour un euro redistribue.

                          On ne peut s’empecher de penser que ceux qui nous serinent qu’il suffit de faire payer les riches ne sont pas presses de regarder comment nos 56% de PIB sont geres. De la a se demander si il ne s’agit pas de leur gestion ? Tient, par une curieuse coincidence, l’auteur semble charge de communication..... a la Sec Soc.....


                          • Emmanuel Aguéra LeManu 19 janvier 2012 10:15

                            interessant : "Aujourd’hui, d’apres l’OCDE, nous avons le systeme de redistribution le plus inefficient d’europe avec un cout de gestion de un euro pour un euro redistribue."

                            Vous avez la source ?


                          • eric 19 janvier 2012 10:39

                            A le manu, c’est dans un des bouquins d’Emmanuel Todd de memoire. Il signale egalement que le resultat final est un immense brassage d’argent au sein de la classe moyenne, a grand frais et sans reel priorite pour les plus defavorises.

                            Apres, je maintient qu’il y a deux camp et deux politiques. Ceux qui constatent que si on augmente de 10% l’efficacite de la depense publique (56% du PIB) ont a plus de moyens pour une politique sociale qu’en nationalisant 100% des dividendes des « riches » et ceux qui pensent que Sarko est un nabot imbu de lui meme et que des lors il serait anti social de se demander ou passe notre argent.


                          • eric 19 janvier 2012 10:02

                            Aux moinsseurs : l’experience concordataire semble prouver que quand les syndicats cogestionnaires passent plus de temps a bien gerer l’argent des cotisations, on a plus de couverture pour moins cher que quand ils passent leur journee sur les blogs a nous expliquer doctement que notre President a une taille reduite. Cela vous etonne, vous defrise ? Il ne faut pas le dire ? Vous etes du secteur ?


                            • Emmanuel Aguéra LeManu 19 janvier 2012 10:20

                              Là, vous êtes con. Dommage, le reste se tenait à peu près.
                              mais que les caricaturistes de Sarko soient des gestionnaires en puissance, mon pauvre, faut vous contrôler... lol
                              Ceci dit, le président est un nabot imbu de lui-même, ce n’est ni votre faute, ni celle de personne d’ailleurs. Même les comptables ont le droit de le penser.
                              Et même les comptables blogueurs.


                            • Voxien2011 19 janvier 2012 11:10

                              Bonjour

                              Si j’ai bien compris. Il s’agit de redéfinir le mode de financement d’une partie de la sécurité sociale.

                              Ce qui est à mon sens très inquiétant. On est entrain de nous dire : si vous voulez la protection sociale, il vous faudra consommer toujours plus, tout et n’importe quoi.

                              Consommez et vous serez ainsi signés.

                              Donc, au lieu de chercher à diminuer la consommation, puisque destructrice de l’environnement et de la personne même, on nous oblige à consommer sans modération pour pouvoir se faire soigner contre les méfaits sanitaires, psychiques, psychologiques et écologiques engendrés, justement, par la consommation à outrance !

                              Nous avons creusé la tombe de l’humanité, et nous décidons de creuser encore plus vite et plus profond. Voilà les solutions des élites qui nous gouvernent.

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