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Accueil du site > Actualités > Economie > Un brillant avenir monétaire

Un brillant avenir monétaire

Imaginons un monde nouveau, où la condition d’existence de l’argent n’est plus la dette en augmentation infinie, mais un argent positif : le dividende monétaire !

Comment un tel monde fonctionnerait ?

Qu’est-ce qu’un monde avec un dividende monétaire ?

Simplement un monde qui comprend que l’argent de demain sera plus abondant, qu’il "pleuvra" toujours un minimum d’argent, et que donc on peut envisager sainement des projets, des investissements, sans penser forcément à payer des intérêts. Un monde où la carotte de l’avenir joue un rôle monétairement positif (le dividende), et le bâton du passé (les intérêts) celui du rappel qu’un investissement trop risqué, ou trop important coûte très cher et qu’il faut faire attention.

Un vrai moteur.

4,7% / an, ce n’est que l’inflation normale mesurée sur 100 ans du prix de l’Or. C’est 1100 euros de création monétaire / citoyen / an, en zone euro, avec l’assurance de doubler la masse monétaire en 15 ans.

Chacun recevant de façon sûre un minimum de monnaie / an, tout le monde pourrait payer l’impôt, personne ne pourrait dire qu’il ne peut pas le faire (la répartition et le revenus minimum sont un autre problème que le dividende, l’un n’exclut pas l’autre).

Avec une masse monétaire en croissance limitée et contrôlée, les Etats pourraient ne plus avoir de dette, pourraient se désendetter par un impôt progressivement plus important chaque année, l’argent coulant lentement et progressivement dans l’économie, comme le soleil qui brille chaque jour et envoie sur terre une quantité variable et limitée d’énergie, permettant à la vie de s’épanouir lentement et progressivement.

S’endetter deviendrait un choix limité à ceux qui ont un capital à gager, et un projet ambitieux, et non plus la condition pour que l’argent existe. L’argent dette, fausse monnaie, qui apparaît puis disparaît si on ne s’endette pas toujours plus et de plus en plus, serait jeté aux oubliettes, et les usuriers avec.

Le dividende monétaire dévaluerait mécaniquement les grands capitaux non réinvestis, qui ne travaillent pas dans l’économie, sans les spoliers par l’impôt. Simplement, année après année, l’augmentation de la masse monétaire rend le capital d’hier qui dort de moins en moins important, alors que la promesse du capital de demain fruit de l’investissement, serait toujours là, fixe et brillante comme le Soleil, ni trop éclatante, ni trop sombre, toujours égale à elle même, 4,7% ou moins selon les années, jamais plus.

Qu’attendons-nous ?


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13 réactions à cet article    


  • joelim joelim 16 février 2009 21:20

     Existe-t’il un économiste pauvre pour se pencher objectivement sur la question ?


    • plancherDesVaches 16 février 2009 21:45

      La photo est belle, mais vous devriez lire un truc sur internet nommé agoravox.
      On en discute depuis longtemps de ce qui serait possible et se heurte, malheureusement, au pouvoir de corruption trop grand de l’argent.

      Ceci dit, aux beaux jours, avant le 15 septembre 2008, le revenu moyen d’un humain quelconque, vous, nous, tous, les autres, les extraterrestres, les revenants, les...
      était de 400 euros par tête de pipe.
      Si ça descend à 100 euros par la destruction du virtuel, ça sera dur pour les RMIstes, moins pour les Africains et les geeks se suicideront.
      Ne laissons pas mourrir les geeks. Je propose une quête pour cette future race en détresse qui sont, pour la majorité, vos gosses qui sont habitués au généreuses donations de "cher papa".
      La quête se passera sur les marches de l’église du temple de la mosquée à droite en sortant de l’ascenseur.
      Y parait d’ailleurs qu’y’a un mec qui a dit qu’y’a que la foi qui sauve smiley


      • plancherDesVaches 16 février 2009 21:47

        Hey, j’avais pas lu...

        Ingénieur... salut collègue smiley


      • Galuel Galuel 16 février 2009 21:58

        Il y a des élections en Juin pour la zone monétaire en jeu.

        Concernant le dividende monétaire il n’est pas antinomique d’un RSA à 400 ou 500 euros / mois.

        Il s’agit de créer de la monnaie autrement, en la démocratisant, et en abolissant le privilège des Etats et des Banques créateurs d’argent dette base de leur enrichissement indu.

        Votons. Massivement.


      • Gandalf Tzecoatl 17 février 2009 09:41

        Il semblerait que le modèle distributiviste ne soit pas suffisamment coercitif vis à vis du travail dans une société post-informationiste.

        Cependant, la création monétaire ne dépendant pas que de l’emprunt, mais également de la création monétaire vis à vis des échanges hors zone-euro (physiques et monétaires), le bécéisme de la BCE s’équilibre, de par un endettement intérieur tendant à l’exponentialisme, à importer et exporter du taux monétaire.

        L’import-export de taux ne résolvant pas l’irresponsabilité politique de l’an 27 avant 2000, (année 1973 ap JC), la faconde des générations actives vis à vis des privilèges outrageux que se sont accordés les générations post-WWII, doivent, de même, nous profiter tôt ou tard.

        Le distributivisme monétaire étant une théorie de l’économie plate, le bécéisme étant une théorie de l’économie d’ultra-hiérarchisation, l’état français faisant bien mauvais platre et emplatre, à quand le SMIC à 1200 euros net en métropole ?


        • Galuel Galuel 17 février 2009 09:59

          "Le distributivisme monétaire étant une théorie de l’économie plate"

          Non non pas du tout. Il s’agit de gérer une masse monétaire positive et croissante (<4,5%) assortie d’un crédit global < 1, afin que la création monétaire soit à la portée de tous (ce qui est la base des échanges entre individus, sans monnaie, le troc prend place, c’est ce qui se passe d’ailleurs depuis 10 ans déjà, en croissance exponentielle).

          Une monnaie qui encourage de fait le troc n’est pas une monnaie, c’est une marchandise limitée à ceux qui la possède. Or une monnaie c’est une quantification des échanges, rien à voir avec une marchandise.


        • Emmanuel Aguéra LeManu 17 février 2009 11:01

          Au secours, Bakounine est de retour !

          Votre démonstration est séduisante, mais il faudra "faire table rase" des institutions existantes ? J’en parlerai à mon directeur d’agence. N’étant pas assez compétent en la matière, je ne puis que rendre hommage aux bonnes volontés, l’important n’étant pas de savoir ce qui est possible mais ce qui pourrait l’être.

          Aberrant
          Mais suis-je assez intelligent pour avancer que prêter de l’argent aux banques pour qu’elles nous le prêtent semble assez compliqué et idiot fera rigoler nos descendants ? Ah ! je ne suis pas chef d’état donc je ne comprends pas ce qui est normal, je suppose. C’est comme : plus je bosse, moins je gagne ; je suis con, je sais, mais j’avais compris autre chose... Et que les pompiers pyromanes m’excusent, mais quand on fabrique, mandat après mandat, années après années, une crise en refusant de la voir venir, on devrait au moins avoir la décence de ne pas la ramener... Surtout quand on vote un paquet fiscal et qu’on s’augmente de +70% en première instance.

          I had a dream
          Je rêve, dans cette société qui dans sa tombe doit commencer à plaire à Kafka, de la suppression pure et simple de l’argent et de la dévalorisation des échanges. D’’une valeur "humaine" accordée aux biens et services en fonction de leur utilité et non d’un profit associé (intérêts, valeur ajoutée, etc.) . je rêve d’une monnaie "de singe"sans aucune autre valeur que symbolique d’un échange, troc, service ou autre, sans lendemain.

          "La propriété c’est le vol",
          a écrit Proudhon. L’argent lui-même est une forme pernicieuse d’usurpation matérielle de la satisfaction (spirituelle ? appelez-la comme vous voudrez) procurée par un bien ou un service. Il y a quelque fois, ne pensez-vous pas, plus de valeur dans un merci que dans la rétribution, fut-elle légitime, là n’est pas la question.

          Bien dormir
          La question est que si vous comptez sur l’argent pour vous faciliter la vie, vous êtes mal barrés. Je devine que, pour ça, Nadoff dort mieux que l’année dernière. Je me sens moi-même mieux lorsque j’aide quelqu’un et pourtant je suis rien qu’un vieux filou.

          Argent-roi
          Quantifier une marchandise, un bien, un service ne correspond selon moi (moi, moi et Moi) à aucune "valeur objective", le même bien n’ayant de valeur que celle que je lui attribue, souvent malgré moi. Cette notion de la matérialisation de la satisfaction, puis l’institution de sa mesurabilité, Sont rassurantes et permettent de vérifier, dans notre société où on a rien trouvé de mieux que de se comparer en terme de compte en banque et de qui double l’autre sur l’autoroute, qui est le plus fort, le plus beau, le plus puissant... Les religions aideront le plus grand nombre à moraliser le tableau et à se faire une raison.

          Et à propos de Dieu, c’est Sarko sur la photo ?


          @ Stéphane
          Et maintenant quelque chose de complètement différent : Ingénieur des Télécoms, dites-vous Stéphane... Avez-vous connu cet X-là ? (dont tout le monde se fout apparemment, mais faut dire que je m’étais un peu dispersé sur ce coup...)


          • Forest Ent Forest Ent 17 février 2009 11:33

            Et les schtroumpfs vécurent heureux...

            Si l’on prend l’article au pied de la lettre, il suffirait de revenir aux monnaies métalliques. Pas besoin de monter l’abracadabrante usine à gaz décrite et qui n’a aucune chance de marcher étant donné qu’elle sera pilotée par des humains élus ou nommés.


            • Galuel Galuel 17 février 2009 11:47

              La monnaie n’est pas une marchandise.

              Si vous pensez que la monnaie métallique est une solution, vous ne comprenez pas qu’une économie en croissance a besoin d’une masse monétaire en croissance.

              Que la monnaie n’a pas d’autre utilité in fine que de quantifier les échanges de biens, et que donc toute création de monnaie doit se faire en quantité parfaitement égales entre les individus. Il s’agit juste d’une quantification des échanges rien d’autre.

              La production d’une monnaie matérielle n’a pas cette propriété, elle est soit limitée en quantité totale (l’Or), soit produite de façon centralisée, et crée une distorsion de l’accès à la comptabilité des échanges (les premiers servis peuvent acheter biens et services sans contrepartie).


            • Forest Ent Forest Ent 17 février 2009 12:49

              une économie en croissance a besoin d’une masse monétaire en croissance...

              ... et de métaux en quantités croissantes. Mais si les métaux ne vous plaisent pas, on peut utiliser le kilo de spaghetti. Pas la pizza, elle perd sa valeur en refroidissant.

              Votre "système" ne résoud aucun des problèmes du passage du réel au symbolique, à part qu’on imagine qu’il y aura un Grand Schtroumpf pour le gérer sans chercher à truander, pas comme Georges W, non ça ne risque pas d’arriver...

              Si, LA MONNAIE EST UNE MARCHANDISE !!!


            • ddacoudre ddacoudre 17 février 2009 12:41

              bonjour galuel

              la rationnalité de l’esprit est aussi dangeureuse que le vice de la désidérabilité, il en ressort que de l’un ou de l’autre naissent des "prisons". la monnaie n’est qu’une reconnaissance de dette d’un homme qui n’avait qu’une vache à échanger pour le kilode patate qu’il désiré chez un homme qui avait déjà deux vaches. de leur éducation et de leur désir est né une valeur d’échange qu’ils ont formulé sur un bout de papier au bénéfice de celui qui avait des patate a vendre. cette reconnaissance de dette qui ne repose que sur la confiance des acteurs en leurs faculté humaine, on l’appelle la monnaie, et elle n’a de limite que dans notre propre étique. cela n’empêche pas de concevoir un modèle inovant, sauf qu’il ne faut pas penser qu’il se suffiera à lui-même.

              cordialement.


              • ddacoudre ddacoudre 17 février 2009 12:44

                bonjour galuel

                la rationnalité de l’esprit est aussi dangeureuse que le vice de la désidérabilité, il en ressort que de l’un ou de l’autre naissent des "prisons".
                la monnaie n’est qu’une reconnaissance de dettes d’un homme qui n’avait qu’une vache à échanger pour le kilo de patate qu’il désirait, chez un homme qui avait déjà deux vaches.
                de leur éducation moral et de leur désir est né une valeur d’échange qu’ils ont formulé sur un bout de papier au bénéfice de celui qui avait des patates à vendre.
                cette reconnaissance de dette ne repose que sur la confiance des acteurs en leurs facultés humaines, on l’appelle la monnaie, et elle n’a de limite que dans notre propre étique et son remboursement.
                cela n’empêche pas de concevoir un modèle inovant, sauf qu’il ne faut pas penser qu’il se suffiera à lui-même.

                cordialement.


                • Galuel Galuel 17 février 2009 12:57

                  "la monnaie n’est qu’une reconnaissance de dettes d’un homme qui n’avait qu’une vache à échanger pour le kilo de patate qu’il désirait, chez un homme qui avait déjà deux vaches."

                  Non, la monnaie n’est pas une reconnaissance de dette. Si j’ai 100 euros, ce n’est une reconnaissance d’aucune dette. C’est une quantification d’échange, c’est positif. 100 euros c’est positif pas négatif, personne ne me doit 100 euros, j’ai 100 euros.100 x "l’échanges quantifié de base = 1 euro" communément admis comme tel, utilisable partout et pour tous dans l’espace monétaire.

                  Quand je crée un produit, je préfère l’échanger contre des "échanges quantifiés de base" utilisables partout et par tout le monde.

                  Donc si la zone monétaire décide d’utiliser ce mode, comment on démarre ? Comment on initialise cette échange quantifié ? Si on décide de créer 1000 échanges quantifiés, on les répartit entre les 10 hommes qui ont fait leurs produits.

                  Chacun achète et vend en fonction de la connaissance relative qu’il estime juste entre chaque produit. Si on ne distribue pas cette monnaie à tous, les échanges ne peuvent pas se faire c’est tout.

                  Une fois que les échanges sont "monnaie courante", on se rend compte que quand le temps passe on crée des produits qui valent de plus en plus cher (c’est la croissance, on améliore les produits, donc logiquement on veut les vendre plus chers que les anciens, et on accepte de les payer plus chers).

                  Si donc on augmente pas cette masse d’échanges quantifiés, le système ne fonctionne pas, on ne peut pas vendre les nouveaux produits, par manque de monnaie.

                  Il faut donc comprendre qu’il est nécessaire de passer de 1000 à 2000 en 10 ans par exemple, afin que l’on puisse créer des produits améliorés et donc plus chers par rapport aux anciens produits toujours en circulation.

                  C’est pourtant si simple...

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