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Accueil du site > Actualités > Economie > Un impôt nouveau à taux fixe pour une réconciliation générale

Un impôt nouveau à taux fixe pour une réconciliation générale

« Je te vois » ! La réconciliation des Français serait-elle envisageable sans cette révolution du regard, suggérée par cette réplique culte du film « Avatar »  ?

N’oublions pas que le « Nouveau Monde », qui a soudainement élargi nos horizons culturels autant que géographiques, est d’abord dû à un changement de regard.

On voyait la Terre plate ; on s’est enfin mis à la voir sphérique ...

Ne vous y trompez pas pour autant : cette allégorie n’est qu’un rappel du contexte qui devrait nous pousser à des considérations techniques tout à fait sérieuses. Mais, justement, pour inviter le regard à reconnaître les solutions humaines, qui devraient nous rendre le sourire et nous faire apprécier le côté positif de l’esprit humain, n’est-il pas indispensable de repérer d’abord (et de garder en tête !) les contraintes et problématiques à surmonter ? Dans une démocratie, une ouverture perceptive, préalable indispensable à toute recherche ou adoption de "solution", ne saurait être réservée à des élites.

La gravité de la controverse envisagée ici nous fait tourner autour du pot depuis que le monde est monde, et risque bien d’entretenir des débats qui dureront encore ... autant que les impôts ! Partant, pourquoi susciter, maintenant, de nouvelles discussions sur ce sujet bateau ?

Tout simplement, parce qu’avec l’affaire Woerth-Bettencourt, le rôle du fisc est au coeur de l’actualité d’aujourd’hui ; et, en prenant en considération le mécontentement grandissant des Français à propos du "bouclier fiscal", les trésors d’artifices déployés par les médias pour divertir l’opinion publique de cette préoccupation essentielle ne suffisent plus à endiguer le mauvais penchant français qui nous fait douter de nos capitaines.

Il devient dès lors indispensable, et urgent, d’explorer toute piste envisageable de vision positive et constructive, dut-elle affronter un paradoxe.

Comment ignorer l’amplification récente d’un mouvement général de remise en cause du modèle français ? sur la scène internationale autant qu’à l’intérieur de nos frontières ! ( et même : remise en cause des remises en cause par nos réformateurs ... ) . C’est pourtant là une occasion unique à saisir pour, paradoxalement, profiter d’un salutaire sursaut de conscience, et initier, d’un oeil neuf, l’exploration d’une nouvelle vision des choses... publiques !

Bien entendu, pas question de se prendre pour un nouveau Christophe Colomb. Le côté technique de la solution envisagée ici n’est pas un scoop. Elle constitue, certes, l’élément essentiel de cette contribution à un blog citoyen ; mais, au même titre que la Pinta, la Nina, ou la Santa Maria (les caravelles du navigateur) elle ne pourra rester qu’un outil orienté par l’intuition d’un possible dépassement de syllogismes. La découverte du nouveau monde n’est pas due à un seul homme. Un patient élargissement de conscience l’a préparée ; mais aussi, ne négligeons pas l’impact d’effets de rhétorique sur les prises de décisions humaines déterminantes.

Alors,c’est bien sur la discussion et sur débat qu’il faut compter (et non pas sur un rédacteur particulier) pour dépasser les méprises collectives ou pour provoquer les étincelles qui finiront bien par permettre la détente qui doit impérativement ramener l’équilibre ... social.
 
Oublions maintenant deux secondes la mode des contorsions oratoires pour entrer dans le vif du sujet.
 
Les libéraux voudraient la "flat tax", l’impôt à taux unique, pour la simplicité du calcul et pour éviter la différenciation des règles imposées à des citoyens attachés à l’égalité en droits. ( voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Impôt_à_taux_unique) Les supposés "gauchistes", voudraient, eux, un impôt le plus progressif possible pour une meilleure répartition des richesses. ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Impôt_progressif ) Ceux qui se disent ’terre à terre’ veulent un calcul d’impôt simple et intelligible ; les gens honnêtes veulent un impôt juste.
 
Comment concilier tout le monde ? Par un impôt à taux unique ... en coordonnées logarithmiques !
 
Autrement dit, pour marquer les idées par une approche très approximative, un impôt comportant un nombre de chiffres avant la virgule proportionnel au nombre de chiffres avant la virgule du revenu de chacun. Beaucoup comprendront encore mieux en parlant d’impôt exponentiel ... mais ce vocabulaire semble propice au maintien de la confusion qui s’est installée jusqu’ici dans la perception actuelle de ce que signifie, humainement, la hauteur du revenu pécuniaire.
 
Pour évaluer les nuisances sonores, nous avons appris à compter, officiellement, en décibels, qui prennent en compte le mode de perception humain des sons. ( voir, par exemple, cette précision pédagogique donnée par l’ENS de Lyon, dans la page : http://culturesciencesphysique.ens-lyon.fr/XML/db/csphysique/metadata/LOM_CSP_QSDecibelsSol.xml )
 
Pas question pour autant de confondre les "db" mesurant les taux de bruit, avec la DB : Division du Budget. Mais, puisque les citoyens Français et leur gouvernement ont maintenant parfaitement et officiellement assimilé ce que peut être une mesure visualisée sur une échelle logarithmique ( voir wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Échelle_logarithmique ), qu’attend-on encore pour comprendre enfin que les revenus humains et les efforts financiers des citoyens relèvent, eux aussi, d’une perception subjective, devant être étalonnée selon une échelle logarithmique ?! L’argent appelle l’argent, c’est bien connu, et même, ça se chante (cf : http://www.afromontreal.com/general/videos/play.asp?id=1816). Inutile de vouloir détailler ici cette évidence : tout un traité n’y suffirait pas. Il suffit par contre pour s’en convaincre de constater, avec le magazine Courrier International, ce phénomène que Citigroup, la première banque au monde, avait baptisé "plutonomie" ( voir : http://gonic.lyon.free.fr/plutonomie.html _ Serait-ce une coïncidence fortuite si, maintenant, on se remet à médire sur la ploutocratie ? voir ce blog, "La France : démocratie ou ploutocratie ?" : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-france-democratie-ou-17335 ) L’impôt n’étant pas une loi de la nature, mais étant censé résulter d’une volonté générale, ne devrait-il pas être calculé selon l’entendement du Français moyen ? Même les plus riches investisseurs savent qu’il devient moins pertinent de développer des industries pour "la masse" ... que de glaner les miettes que peuvent laisser tomber quelques hyper-riches. Jusqu’à quand le Français moyen acceptera-t-il encore d’ignorer cette nouvelle réalité, sous prétexte de céder au chantage de la "fuite des capitaux" ?
 
Un schéma valant mieux qu’un long discours, n’hésitez pas à vous reporter aux pages Web suivantes et aux applettes ( libres de droits ! ) qu’elles présentent :
 => comparaison argumentée entre impôt actuel et impôt exponentiel : 
Nota Bene, pour la compréhension du graphe présentant l’impôt à taux unique parabolique :
 
La formule de nouveau calcul d’impôt envisagée est, à la base :
 x = revenu ; y= impôt ; y = (x^ a) / b (ce qui se lit : "x puissance a, sur b" )
 Le graphe interactif ( http://forcedard.byethost22.com/file/projets/coinDeveloppeurs/applettImpotParabolique4.html ) présente :
  •  l’impôt français actuel avec son taux "progressif pour les moins hauts revenus, par tranches" ( courbe en jaune, indépendante )
  •  un impôt exponentiel, portant sur les milliers d’euros (courbe verte ) :
     impôt = y = [((revenu / 1000)^a) / b ] * 1000
     en fait, pour une présentation plus ouverte, (paramétrage d’un impôt étranger, adaptation pour une dévaluation future, etc. ...) le facteur 1000 est paramétrable, sous le label "change"
  • l’impôt paramétré de la courbe verte traduit en une présentation à coordonnées logarithmique (quand les coordonnées x et y de chaque point de la courbe verte sont traduits en coordonnées logarithmique, dans ce cas, en : 100*log(x) et 20 log(y) )
Sur ce, bonnes vacances à tous ! Même si les graphes présentés ici peuvent paraître compliqués, vous aurez vu qu’au fond, la nouvelle perspective visée est fort simple et intuitive, et c’est cela l’objet du débat souhaité ( Il en faut toutefois pour tous les goûts : les plus pointilleux finiront bien par nous aider à trouver les paramétrages ou ajustements les plus pertinents ).
 
Alors bon vent à tous, et si jamais, durant vos vacances, vous éprouviez le besoin d’échapper à cinq minutes d’ennui , n’hésitez pas à réagir ici !
 

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Un impôt nouveau à taux fixe pour une réconciliation générale

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17 réactions à cet article    


  • Polemikvictor Polemikvictor 30 juillet 2010 11:21

    Si l’égalité a un sens , le seul impot applicable est le prélèvement de la meme somme à chaque contribuable.
    Outre la réelle égalite de ce systeme, cela éviterais que des citoyens constatent avec honte que des personnes et des méthodes qu’ils execrent contribuent plus qu’eux au bon fonctionnement du pays.


    • jaja jaja 30 juillet 2010 11:30

      D’accord pour l’égalité de tous devant l’impôt à condition que l’égalité salariale entre tous en soit la contrepartie....


    • sisyphe sisyphe 30 juillet 2010 14:59

       
      Par Polemikvictor (xxx.xxx.xxx.12) 30 juillet 11:21

      Si l’égalité a un sens , le seul impot applicable est le prélèvement de la meme somme à chaque contribuable.

       smiley smiley smiley 

      Ben voyons ! 

      Cet impôt existe déjà : il est celui qui rapporte le plus à l’état ; ça s’appelle la TVA ; et il est, évidemment, l’impôt le plus injuste puisqu’il taxe, au même taux, de la même somme, les hyper riches, comme les hyper pauvres ! 

      Il est, donc, l’impôt le plus INEGAL qui soit ; 20% de 100€uros (par exemple), c’est 20€ ; ce qui ne représente strictement rien par rapport à une grosse fortune (en pourcentage 0,0000000 et quelques), quand, pour un smicard, ça représente un pourcentage beaucoup, beaucoup, beaucoup plus important...

      Faut pas avoir fait Maths sup pour le comprendre... 


    • gogoRat gogoRat 30 juillet 2010 15:37

      et oui, jaja, c’est une vérité de La Palisse : il est bien entendu que si tout le monde pouvait déclarer strictement le même revenu ... tout le monde paierait strictement le même impôt, quelle qu’en soit la formule de calcul ! 
      Bien vu ! 


    • loufock 31 juillet 2010 01:18

      Sisyphe, pas la peine d’avoir fait maths sup pour savoir que dans l’exemple de la TVA il y a égalité vu que tout le monde paie la même chose. Par contre savoir manipuler l’exponentiel ne garantie pas qu’on soit capable de faire la différence entre la notion d’égalité et la notion de justice.
       


    • Anonymous Republic Punisher Rigel 31 juillet 2010 03:15

      Et bien avec cet impôts exponentiel il n’y a plus d’intérêts pour les gens de toucher des salaires mirobolants, donc ça réduirait les écarts de salaires dans des proportions acceptables ! Ce qui serait le top ça serait un impôts exponentiel pro rata temporis (au pro rata du temps) car il serait injuste de taxer des gens qui gagnent plus non pas parce qu’ils ont un plus gros salaire mais parce qu’ils ont travailler plus longtemps !

      Cet impôt exponentiel reviens à instauré un salaire maximum et un impôt juste proportionnel aux revenus.

      Très bon article et très bonne idée !


    • gogoRat gogoRat 30 juillet 2010 13:14

      Merci, Polemikvictor et jaja, pour vos rapides réactions. Elles prouvent que la réconciliation souhaitée par cet article a toutes ses chances.
       L’égalité salariale souhaitée par jaja pourrait être approchée, graduellement, par l’instauration d’un impôt à taux unique en échelles logarithmique puisqu’on a vu que cela impliquerait un net maximum ... donc une réduction de l’échelle des salaires !
       Quant à l’équité dans la contribution au bon fonctionnement du pays, voulue par Polemikvictor, il suffira de prendre conscience de la nécesiité de rester cohérent pour voir que l’impôt exponentiel y répond parfaitement. Polemikvictor accepte implicitement l’impôt ; par conséquent, il reconnaît que la somme ainsi versée par chaque contribuable est pour lui un élément essentiel de sa "contribution au bon fonctionnement du pays".
       Il suffit alors de ne pas oublier que la hauteur du revenu que chaque citoyen peut acquérir, dépend exponentiellement des avantages que le pays lui apporte : sécurité, infrastructure, notoriété, niveau d’éducation, respect de normes communes, etc ... 
       On aura bien compris que prétendre vouloir demander la même somme à chaque contribuable ne peut être qu’une fausse provocation destinée à faire réfléchir : il faudrait dans ce cas, pour être réaliste, l’imiter l’impôt de chacun à la somme que peut payer le plus misérable des SDF français. Autant dire que l’impôt ne rapporterait rien du tout au pays, ce qui contredirait absolument la reconnaissance de l’impôt comme « contribution au bon fonctionnement du pays » !
       Mais, au contraire, puisqu’en haut lieu, on est persuadés que les Français « détestent l’argent », permettre aux plus riches de se délester eux-mêmes d’un maximum de cet objet de détestation devrait leur procurer le plus grand des plaisirs ... en plus de la satisfaction d’apporter une immense « contribution au bon fonctionnement du pays »
       


      • Polemikvictor Polemikvictor 30 juillet 2010 15:52

        Quand on parle d’égalité, on ne peut pas parler de salaire  : un salaire implique la notion de salarié, qui implique la notion d’employeur, salariés et employeurs ne sont pas sur un pied d’égalité.
        L’un pompe le maximum de fric à l’autre en contrepartie d’un minimum de travail, l’autre file le moins possible d’argent en essayant d’obtenir un maximum de production.
        Non seulement, il n’y a pas égalité, mais il n’y a pas non plus fraternité. le statut de salarié devrait etre consideré comme anticonstitutionnel.( ce qui permet de caser un mot qui vaut cher au scrabble)


        • jaja jaja 30 juillet 2010 16:23

          Donc on est d’accord. Le but étant l’égalité une seule solution : l’expropriation des capitalistes, l’autogestion démocratique des entreprises et un salaire égal pour tous.

          Ainsi et ainsi seulement votre égalité consistant à tous payer la même somme en impôts est juste et justifiée....

          Sans égalité salariale ce système de prélèvement injuste c’est vraiment se foutre de la gueule du monde...


        • Polemikvictor Polemikvictor 30 juillet 2010 18:24

          On n’est pas tout à fait d’accord : l’égalité fiscale consiste à payer les memes impots car on reçois de l’etat les meme prestations . Le salire n’est pas une notion acceptable , je prefere parler de revenus qui doivent etre lié a la valeur attribuée aux services que vous procurez. aux autres.
          Avec ces précisions, je suis sur que vous etes d’accord avec moi.


        • jaja jaja 30 juillet 2010 22:53

          Vous savez bien évidemment que non....

          Entre nous c’était clair dès le départ 


        • georges 31 juillet 2010 08:47

          meme l URSS n aurait pas osé


        • loufock 31 juillet 2010 01:39

          Vous êtes vraiment un marrant vous. Je dois avouer qu’utiliser la propriété de non linéarité de l’exponentielle pour prétendre satisfaire les libéraux avec un impôt à taux unique est une bonne blague. Je dis ça honnêtement parce que vous m’avez vraiment faire rire.

          Alors après de deux choses l’une ;
          -soit vous êtes conscient que l’idée de satisfaire les libéraux est une blague et je peux dans ce cas m’arrêter là.
          -soit vous pensez vraiment les avoir satisfait, et dans ce cas je vais me permettre d’éclairer votre lanterne. Ce qui intéresse les libéraux c’est pas d’avoir un taux unique, c’est d’avoir un impôt proportionnel, linéaire quoi. Vu que l’exponentielle n’est pas une fonction linéaire vous ne pouvez en rien les satisfaire avec votre super formule.

          Sinon entre nous, vous aviez vraiment besoin d’écrire un article sur agoravox pour faire joujou avec des fonctions mathématiques de base ?


          • gogoRat gogoRat 2 août 2010 19:08

            Ce qui aurait pu éclairer ma lanterne et donner un sens (constructif) à votre message, c’eût été, par exemple de me faire découvrir la courbe de Lorenz montrant la répartition des hauteurs de revenus en France ... Vous auriez pu me montrer ce lien : http://www.danielmartin.eu/Cours/Gini.htm
             et tenter d’estimer, à partir d’une telle courbe, une approximation de la collecte globale que le fisc peut espérer avec chaque type d’impôt ...

             Mais si vous êtes fâché avec les fonctions mathématiques de base, vous auriez pu, par contre, argumenter sur un tout autre plan :
             Que vous inspire, entre autres, la perspective d’une évolution civilisée des mentalités ? Seriez-vous moins heureux si le sport international évoluait d’une course au revenu le plus élevé vers la course à qui contribue le plus au bien-être de ses concitoyens ? ...
             Au plaisir de découvrir bientôt ce que vous cherchez sur Agoravox ...


          • gogoRat gogoRat 31 juillet 2010 11:06

             et patatras ! voilà que loufock remet à plat ( plus plat que la flat tax) tous mes espoirs ...
             C’était trop bien parti : je commençais à croire que, contrairement à mes craintes, cet article choquait par son manque d’utopie plutôt que l’inverse !
             Il n’était pas assez extrémiste : on voulait en fait, secrètement, sans oser aller le clamer ailleurs, l’instauration d’une unique valeur de prélèvement d’impôt pour tous ; encore mieux : la même paie pour tous  ! ...
             Et voilà que loufock nous fait déchanter : les libéraux seraient bel et bien fermés à l’exercice stimulant de la remise en cause idéologique. Ils entendraient donc tout réformer en ignorant les aspirations du peuple ou la volonté générale du contrit-embuable ?

             Rien de nouveau sous le soleil, alors : les petits français doivent aller à l’école, y étudier les fonctions mathématiques de base, non pas pour les utiliser dans la vie courante, mais seulement pour se départager dans l’enfance ; pour déterminer au plus tôt qui est « méritant » et qui ne l’est pas, qui a définitivement droit à de haut revenus et qui devra par contre par la suite payer ses impôts sans chercher à comprendre ...
             Enfin quoi c’est vrai : pourquoi chercher à joindre l’utile à l’agréable ? ( joindre la compréhension de sa feuille d’impôt, à un léger remue-méninges à base de fonctions mathématiques de base ... )
            Respectons l’ordre immuable des lois de la nature, les uns pensent la ’démocratie’, enseignent ce qui est juste et bon, et les autres apprennent ce qui est susceptible de satisfaire les libéraux, puis paient sagement leurs impôts ... en oubliant consciencieusement les leçons apprises à l’école quand il s’agit de leurs propres affaires.

             Et pourtant :
             quand il s’agit de faire des mesures, pardonnerait-on au tâcheron de service, la confusion qui le pousserait, (par exemple à ne pas suivre), à faire des relevés d’intensité sonore sur du papier millimétré  ? C’est le b-a-ba de la mesure. On commence d’abord pour savoir comment varie l’objet mesuré. On ne se trompe pas de papier !  : papier milimété ? papier semi-logaritmique ? papier log-log ?  (http://membres.multimania.fr/huckphilippe/programmes/Papier log-log_fichiers/image001.gif)

            Rappelons simplement que sur du papier « log-log », l’impôt proposé ici est pourtant bien proportionnel, linéaire, à taux unique !
             Alors ? quels peuvent bien être les véritables arguments de ces supposés « libéraux » ( dont je me fiche autant que des supposés « gauchistes » ou tout autres adeptes d’une queconque secte politicarde ...) ?
             N’est-on pas en droit d’espérer un tout petit peu, que sur Agoravox aussi, on puisse faire joujou avec des arguments étayés par autre chose que des professions de foi ?


            • gogoRat gogoRat 5 août 2010 00:25

              Richesse et culture du don ?
               ce sous-débat pourra-t-il sortir de leur torpeur estivale les visiteurs de ce blog ?
               ( on comprend bien que les aoutiens sont en train de déguster maintenant leurs vacances tant attendues... tandis que les juillettistes, retrouvant les joies du boulot, ont d’autres chats à fouetter ! Quant aux non-travailleurs, ben justement pourquoi se mettraient-ils à cogiter maintenant ? Avec les affaires du moment, les Media réussissent parfaitement à canaliser les émotions ... et puis, c’est à la rentrée qu’on se mettra à s’agiter, et là y aura plus le temps de rêvasser à des surenchères sur l’impôt exponentiel ... )
               Puisque les libéraux ne daignent pas rappeler leurs arguments en faveur de la flat tax ( à moins qu’ils n’aient fini par les oublier ?, en même temps que leur pédagogie ? ) on se permettra de penser qu’ils en ont définitivement abandonné l’idée ! ( Victoire par abandon, donc, de la progressivité de l’impôt : et signe que la « main invisible » les a naturellement amenés à reconnaître que là est bien leur intérêt )

               Bref, on doit tout de même souligner cet avantage essentiel qu’apporterait le nouvel impôt évoqué ici, dans cette perspective du don.
              Et là aussi, c’est un motif de réconciliation entre tenants du taux progressiste et partisans du taux bloqué : les uns recevraient la contribution sociale souhaitée et les autres pourraient sans honte satisfaite leurs penchants oblatifs.
               Il ne faut pas oublier les vrais ressorts de la recherche de richesse  : la reconnaissance ! Or, pour que la richesse puisse coïncider avec reconnaissance, n’est-il pas indispensable qu’elle se conjugue avec l’acte de don ?
               Le nouveau phénomène mondial d’accroissement des grandes richesses semble d’ailleurs s’accompagner d’élans de philanthropie, si l’on en croit l’accroche d’un ouvrage comme « Les Nouveaux Riches , Un ethnologue dans la Silicon Valley » de Marc Abélès (voir http://www.obsfin.ch/documents/fbc-br-abeles-17.pdf ) ...
               Le problème qui rend les riches malheureux c’est la difficulté qu’ils rencontrent à rendre crédibles leurs actes de générosité.
                En effet, on peut bien imaginer que parmi eux, trop de parvenus compliquent encore ce problème, en affichant trop ostensiblement ce désarroi par le lapsus qui consiste à verser dans le bling-bling, à se faire remarquer par des dépenses somptuaires et égoïstes ( genre s’envoyer en l’air tout seul dans l’espace pour 200 000 euros _ http://tubeaessai.blogs.nouvelobs.com/archive/2007/06/13/le-voyage-spatial-pour-tous-à-200000-euros-le-ticket-c-est-p.html ) ...
              Mais le vrai problème est plus fondamental.
               Même lorsqu’il crée une fondation philanthropique, l’utra-riche peut toujours être suspecté d’oeuvrer encore pour ses intérêts personnels. En tous cas, on pourra toujours considérer, à juste titre, que même sa générosité la plus sincère sera dépourvue d’humilité. C’est lui qui prétend déterminer, de façon non démocratique, de quelle manière « le bien » doit être investi !

               Tandis qu’un impôt maximal permettrait enfin à nos malheureux riches de savourer la joie secrète d’un don tout empreint de délicatesse et de savoir vivre , parfaitement démocratique puisque destiné à la République, et ne pouvant en aucune façon être vu comme une vantardise, puisque l’impôt est obligatoire.


              • gogoRat gogoRat 8 août 2010 16:09

                Remarque et Rappel concernant les fonctions mathématiques de base :

                Selon Wikipédia : 
                « .... La suite géométrique est l’outil privilégié pour l’étude de phénomènes à croissance ou décroissance exponentielle, ....
                On la retrouve aussi dans le système bancaire avec le calcul des intérêts composés.
                Exemple : Un capital C0 placé à 5% rapporte au bout d’un an d’intérêts. Ces intérêts ajoutés au capital nous donnent un nouveau capital . En recommençant le processus chaque année, on crée une suite géométrique de raison 1,05 car .....
                 Si le « mérite » de l’épargnant qui a le courage « remarquable » de risquer ainsi 5% de son capital C0 était imposé tous les ans à hauteur d’un taux fixe de 1% ,
                devrait-on dire qu’il subit un impôt exponentiel, ou qu’il permet une contribution loyale proportionnelle à ses capacités ?

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