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Accueil du site > Actualités > Economie > Un mécontentement populaire grandit sourdement

Un mécontentement populaire grandit sourdement

La hausse du prix du pétrole et des matières premières touche en premier lieu les plus pauvres et ceci dans tous les pays. Ce type de mécontentement existe aussi en France et risque de peser sur les réactions populaires aux prochaines grèves.

Le prix élevé du pétrole, le baril vaut aujourd’hui près de cent dollars, alimente les commentaires. En réalité ce sont toutes les matières premières ainsi que les produits semi-finis, comme l’acier, qui ont renchéri ces derniers temps. Les économistes s’émerveillent que ces hausses ne se traduisent pas par un ralentissement économique plus marqué : la croissance, même si elle est un peu réduite, est toujours là. Les économies dévelopées - où les services et les nouvelles technologies sont prédominantes - sont relativement insensibles aux fluctuations des prix des produits de base.

Mais cette indifférence économique globale cache un phénomène social et politique de fond. Ce sont, dans tous les pays qu’ils soient riches ou pauvres, les populations les plus déshéritées qui dépensent la plus forte proportion de leurs revenus dans l’achat de produits de base (alimentation et énergie). Pour ces populations, le coût de la vie augmente beaucoup, d’où un mécontentement latent et même parfois visible. S’il n’y a pas d’inflation globale, les produits de première nécessité sont de plus en plus onéreux. Mal organisée, cette partie de la population a du mal à se faire entendre, sauf ponctuellement si toute une profession est touchée. Les manifestation des marins-pêcheurs à propos du prix du gas-oil et celles des chauffeurs de taxi à propos du prix de l’essence en sont des exemples.

Les pays pauvres - où la majorité de la population est pauvre - sont évidemment les plus menacés. L’aide alimentaire de l’ONU n’a plus assez d’argent pour continuer son action avec l’ampleur accoutumée. La hausse des prix des produits de première nécessité a engendré les manifestations en Birmanie. Les moines qui vivent de la charité publique et qui sont indirectement touchés par l’appauvrissement de la population qui les nourrit, ont donc participé aux défilés. En Iran, les autorités politiques détournent vers une surenchère nationaliste - alimentée par la crise nucléaire - les populations déçues par la situation économique. Des phénomènes de ce genre existent partout dans le monde, aussi bien en Afrique qu’en Asie, prenant des formes locales variées, mais tous engendrés par la même cause : l’augmentation du prix des produits de base.

En France un mécontentement populaire lié à la hausse des prix des produits de première nécessité grandit sourdement. Il est probable qu’il se fera sentir à l’occasion des grèves de transport qui sont annoncées. A priori la population française n’est pas très favorable au maintien des régimes spéciaux de retraite qui consacrent des inégalités difficilement défendables. Mais il est probable qu’elle oubliera vite la cause du conflit. Elle ne retiendra que la manifestation d’un fort mécontentement qu’elle partage de son côté mais pour de tout autres raisons. Faute d’être elle-même suffisamment organisée pour faire directement pression sur le gouvernement, elle s’associera au moins moralement, avec les grévistes. Aussi le gouvernement n’est nullement assuré de gagner l’épreuve de force qui se prépare.


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55 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 13 novembre 2007 12:00

    Le pronostic final me semble un peu hâtif.

    Oui, le pouvoir d’achat des moins favorisés est en chute libre. Oui, la grogne monte. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle va s’exprimer à l’occasion d’une grève impopulaire et six mois seulement après des élections générales. Il faut en général un peu plus de temps pour que les naïfs fassent leur deuil des promesses électorales.

    AMHA, le gouvernement a provoqué le conflit en refusant toute négociation parce qu’il pense l’emporter et se donner ainsi une stature à la Thatcher. Si c’est le cas, ça augmentera les clivages sociaux et les mécontentements, et augmentera le risque d’une explosion vers 2009.


    • Rage Rage 13 novembre 2007 16:32

      Bonjour,

      Là encore, tout pareil que Forest Ent. Effectivement, le bras de fer lancé sur un sujet à « opinion défavorable » pour les syndicats risque de se muer en piège.

      Les syndicats jouent gros, et le blocage, même s’il est long, risque de finir en décrédibilisation. Sarkozy aura ainsi acquit son statut « Thatcher ».

      Le problème, c’est quand dans le fond, rien n’aura changé. Quand les naïfs se rendront compte qu’on se sera « usé » sur une rustine et que le gros nous attend par une politique de rigueur dès 2008, je pense que la « rupture » entre les discours et les acts sera mise au grand jour pour 2009.

      Mai 2009. Voilà mon pronostic.


    • Forest Ent Forest Ent 13 novembre 2007 17:01

      Oui ce sera chaud, surtout avec le réchauffement climatique. Comme le dit très bien Tall, l’heure est à l’aggravation des fractures sociales. Il reste à atteindre les proportions stoechiométriques.


    • Rafale 13 novembre 2007 12:32

      Je ne pense pas que les gens feront part de leur mécontentement car ils sont trop occupés à cracher sur les grévistes.

      Non, ils continueront à se replier sur eux, et pour rester vivant à tirer les plus de monde possible vers le bas.


      • tvargentine.com lerma 13 novembre 2007 13:12

        Avant toute chose les produits sont payés en dollars et comme le dollar baisse et que l’Euro monte,nous sommes en parti protégé de ces hausses spéculatives.

        Le probleme sera si le dollar remonte !

        http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/l-euro-et-le-petrole-condamnes-a-la-hausse_130893.html

        Ensuite vous parlez de mécontement et là encore vous vous trompez car les français soutiennent le président et les réformes

        http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-33193078@7-37,0.html

        http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/topnews_reuters/20071113.REU4347/55 _des_francais_jugent_la_greve_injustifiee_dapres_bva.html


        • Zalka Zalka 13 novembre 2007 14:11

          Lerma, pour un ultra sarkozyste, vous me faites hontes ! Vous n’êtes même pas au courant des déclarations de « notre grand président » (ce sont vos termes) sur les problèmes posés par l’euro fort ? Et ses déclarations sur le dollar faible la semaine dernière au congrès américain ?


        • TALL 13 novembre 2007 13:20

          L’avenir est à l’aggravation de la fracture sociale, c’est limpide. Le pire est devant. Et Sarko devra lâcher du lest tôt ou tard, surtout qu’il voudra être réélu. Il faut donc lui mettre la pression dans la rue et via les syndicats. Et il faudrait européaniser, voire internationaliser le syndicalisme. Vaste programme.


          • TALL 13 novembre 2007 14:00

            C’est tout le problème humain de la lutte pour soi et de la lutte pour les autres. La première ayant naturelement toujours une guerre d’avance sur l’autre. Ce qui fait qu’il est souvent nécessaire que le niveau de mécontentement atteigne un seuil insupportable pour que ça bouge. Et c’est là qu’on va.


          • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 13 novembre 2007 16:59

            Slt Tall. « Et il faudrait européaniser, voire internationaliser le syndicalisme. Vaste programme. »

            C’est déjà le cas avec la CSI (Confédération Syndicale Internationale), qui représente 168 millions de travailleurs au sein de 305 organisations affiliées nationales dans 153 pays. Au demeurant, « représenter » est un bien grand mot, puisqu’à ma connaissance il n’y a aucune affiliation directe à la CSI. Le syndicalisme a effectué - un peu en retard tout de même smiley - la même mutation que son adversaire de toujours, le capital. Il est de train de se « globaliser ».

            http://www.ituc-csi.org


          • TALL 13 novembre 2007 18:37

            C’est indispensable, Yves. Ca me rappelle curieusement certains idées communistes. Ils n’ont pas trouvé la bonne solution, mais il y avait une certaine lucidité dans leur diagnostic.


          • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 13 novembre 2007 18:52

            Il y a un rapprochement à faire, tout-à-fait, on pourrait même l’étendre au mouvement altermondialiste. Le fait est que le syndicalisme globalisé a, selon moi, un sérieux désavantage sur son concurrent globalisé, le capitalisme financier : il est soumis à bcp plus de contraintes législatives et se meut beaucoup moins vite. Le premier est constamment écorné par des législations nationales bcp plus strictes, tandis que le deuxième est de moins en moins bridé. Mais qui sait, la tendance pourrait se réinverser un jour ou l’autre... et peut-être plus vite qu’on ne l’imagine.


          • masuyer masuyer 14 novembre 2007 11:05

            Tall,

            A mon avis, l’erreur des communistes, qu’ils n’ont pas su encore analysée (à mon sens), c’est d’avoir compté sur des « élites éclairées » et sur l’Etatisme. Dès le IIIe congrès de l’AIT (soit la première Internationale), les « bakouninistes » avaient pressenti le danger, j’en veux pour preuve cette citation de Bakounine :

            "Étatisme et Anarchie.

            « Il y aura un gouvernement excessivement compliqué, qui ne se contentera pas de gouverner et d’administrer les masses politiquement, [...] mais qui encore les administrera économiquement, en concentrant en ses mains la production et la juste répartition des richesses, la culture de la terre, l’établissement et le développement des fabriques, l’organisation et la direction du commerce, enfin l’application du capital à la production par le seul banquier, l’État. Tout cela exigera une science immense et beaucoup de têtes débordantes de cervelle dans ce gouvernement. Ce sera le règne de l’intelligence scientifique, le plus aristocratique, le plus despotique, le plus arrogant et le plus méprisant de tous les régimes. »

            « Écrits contre Marx », dans Œuvres complètes, Vol. III, p. 204."

            Pour le reste, et notamment l’analyse des fonctionnements du capitalisme, notamment la fabrication et l’accumulation de la plus-value, ainsi que la déshumanisation du travail par le salariat et la division du travail, je renvoie ceux qui le souhaite à la lecture du « Capital » de Karl Marx.

            Cordialement


          • masuyer masuyer 14 novembre 2007 11:21

            Ce message ayant été censuré sans que je sache pourquoi (il ne me semble pourtant ni diffamatoire, ni injurieux, ni commercial, ni raciste), je le reposte :

            Tall,

            A mon avis, l’erreur des communistes, qu’ils n’ont pas su encore analysée (à mon sens), c’est d’avoir compté sur des « élites éclairées » et sur l’Etatisme. Dès le IIIe congrès de l’AIT (soit la première Internationale), les « bakouninistes » avaient pressenti le danger, j’en veux pour preuve cette citation de Bakounine :

            "Étatisme et Anarchie.

            « Il y aura un gouvernement excessivement compliqué, qui ne se contentera pas de gouverner et d’administrer les masses politiquement, [...] mais qui encore les administrera économiquement, en concentrant en ses mains la production et la juste répartition des richesses, la culture de la terre, l’établissement et le développement des fabriques, l’organisation et la direction du commerce, enfin l’application du capital à la production par le seul banquier, l’État. Tout cela exigera une science immense et beaucoup de têtes débordantes de cervelle dans ce gouvernement. Ce sera le règne de l’intelligence scientifique, le plus aristocratique, le plus despotique, le plus arrogant et le plus méprisant de tous les régimes. »

            « Écrits contre Marx », dans Œuvres complètes, Vol. III, p. 204."

            Pour le reste, et notamment l’analyse des fonctionnements du capitalisme, notamment la fabrication et l’accumulation de la plus-value, ainsi que la déshumanisation du travail par le salariat et la division du travail, je renvoie ceux qui le souhaite à la lecture du « Capital » de Karl Marx.

            Cordialement


          • masuyer masuyer 14 novembre 2007 11:22

            Désolé, il semble qu’il n’avait pas été censuré, erreur de manip sans doute


          • haddock 14 novembre 2007 11:48

            bizarre ces coms qu’ on croit censurés et qui réaparaîssent ,il semblerait qu’il y ait sur Avox un dysfontionnement consistant lorsque l’ on poste un com et ensuite on va sur un autre fil et après on revient sur le fil du com posté on arrive à une page antérieure , à une heure où le post n’ avait pas encore été publié .

            Ca me l’ a déjà fait .

            Les mystères du pas net .


          • TALL 14 novembre 2007 12:47

            Il y a de ça, Masuyer, mais il y aussi l’erreur historique de l’anti-cléricalisme. Ce qui a permis à la propagande capitaliste occidentale de se servir abondamment du bras de levier chrétien.

            Car l’analyse du chritiannisme en tant qu’opium du peuple était correcte, mais comme l’Eglise a toujours été la pute du pouvoir, il fallait l’utiliser pour les intérêts du socialisme au lieu de l’écrabouiller. Et c’était d’autant plus facile à faire que le messag du Christ est d’extrême-gauche sur le plan humain.

            Une terrible erreur de stratégie politique qui aurait pu changé l’histoire du 20e siècle, je crois.


          • TALL 14 novembre 2007 12:56

            Pour l’affichage des coms, j’ai eu le même coup. Mais en quittant le navigateur, puis en le redémarrant, ça se met en place. C’est peut-être une interférence entre le cache du navigateur et la mise-à-jour des pages du site.


          • La Taverne des Poètes 14 novembre 2007 13:03

            Autre astuce : cliquer sur « afficher tous les commentaires masqués » et la liste de la colonne de droite se met à jour ! Touche F5 pour rafraîchir la page sinon.


          • 5A3N5D 18 novembre 2007 09:29

            «  »« ...il fallait l’utiliser pour les intérêts du socialisme au lieu de l’écrabouiller. Et c’était d’autant plus facile à faire que le message du Christ est d’extrême-gauche sur le plan humain. »«  »

            Exact, mais l’attitude de la papauté, depuis des sciècles, était aux antipodes de ce message. Le christianisme a engendré le système féodal et l’a accompagné jusqu’à sa chute. Il n’est donc pas étonnant du tout qu’il ait été interdit en URSS, et encore moins qu’il ait servi de levier pour faire tomber le communisme, en commençant pas la Pologne, le reste devant suivre.


          • Pierre 13 novembre 2007 13:28

            Comparer les mouvements de greves qui se preparent en France a des evenements en Birmanie et Iran me semble le comble du NOMBRILISME a la Francaise. Une vraie honte a mon avis. Ca montre bien une mentalite d’enfants gates... et fait bien rire les etrangers de l’economie a la francaise !!!

            Je reprendrai mon commentaire d’un article d’hier sur Total :

            Beaucoup de Francais ne realisent pas que si le baril de petrole est si eleve (et de maniere plus large toutes les matieres premieres) c’est grace a la mondialisation. Et je dis bien « grace » et non « a cause de ». En effet, meme si j’admets qu’il y a un peu de speculation, la raison principale de cette envolee des prix est que le monde se developpe. Beaucoup de gens accedent a un meilleur niveau de vie (Inde, Chine, Afrique). Le monde connais plusieurs annees de croissance mondiale jamais enregistree depuis les annees qui ont suivie la fin de la deuxieme guerre mondiale.

            Beaucoup de francais le prennent pour une mauvaise nouvelle. Personnellement je le prends comme une bonne nouvelle ! Les richesses sont, malgre tout, de plus en plus partagees avec les anciens « pays du tiers monde » (Asie, Afrique, Amerique du sud...).

            Par exemple le nombre d’enfants decedes en 2006 dans le monde vient de passer sous la barre des 10 millions. Bien sur c’est 10 millions de trop, mais il faut retenir que c’est la premiere annee que ce chiffre passe dessous 10 millions.

            Alors cessont de cracher dans la soupe. Et de ne voir que le bout de son nez (c’est un tout petit pays la France ! et qui ne fait que retrecir avec de telles mentalites !). Le monde n’est pas parfait mais il se porte mieux qu’il y a 15 ans ou 20 ans. Encourageons le !

            Signe : Un jeune Francais qui s’est volontairement exile il y a plus de deux ans en Afrique. A l’origine pour trouver du travail, maintenant par plaisir de vivre.


            • jrr 14 novembre 2007 00:20

              Bravo, tu as tout compris ! Il faut sortir de la France pour que les oeillères du Canard tombent...


            • faxtronic faxtronic 14 novembre 2007 13:58

              Ben justement non. Il n’y a pas suffisamment de ressources sur la planete pour tous le monde. Que tous le monde mangent a sa fin est pour moi une chose horrible. Car le niveau de monde va se niveler, ou tout l monde sera egale. Personnellement je recommende la destruction des africains, qui sont inutiles et plethoriques, pour la survie generale du Monde.


            • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 13 novembre 2007 14:07

              que tu donnes ton avis sur la France, ok, mais que tu parles de pays que manifestement tu ne connais pas, la il faut arreter. « Les pays pauvres - où la majorité de la population est pauvre - sont évidemment les plus menacés. L’aide alimentaire de l’ONU n’a plus assez d’argent pour continuer son action avec l’ampleur accoutumée » ==> NON !! les pays pauvres sont menacés par le protectionnisnme de l’Occident et par les DONS en provenance de France ou des USA. Comment un paysan africain qui produit a bas cout peut lutter contre un produit arrivé a cout NUL ?


              • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 13 novembre 2007 14:09

                la nouvelle escroquerie ! les francais sont pauvres et le monde entier doit partager leur souffrance ! 80% des menages francais ont un toit, de l’electricite, de l’eau courante, un travail payé, des droits civiques, de la bouffe, une tele couleur et une voiture !


              • herve33 13 novembre 2007 16:28

                Est-ce pour autant que l’on doit accepter une baisse du pouvoir d’achat alors que notre Président nous montre l’exemple en augmentant son salaire de 140 % . Il est évident que ceux qui vont souffrir de la hausse du prix du pétrole et de l’alimentaire sont d’abord celles dans la situation les plus précaires mais aussi les classes moyennes , il faut donc s’attendre au mieux à une croissance en berne , au pire à une récession .

                Cette situation va provoquer indubitablement une réaction dans l’opinion et on cherchera un bouc-émissaire .

                Dans le meilleur des cas , cela sera le gouvernement qui sera jugé incapable d’améliorer la situation et surtout de faire des cadeaux aux plus riches .

                DE son coté le gouvernement continuera de créer des écrans de fumées en essayant de stigmatiser l’opinion sur les soit-disants privilèges de certaines catégories d’employés comme les fonctionnaires , employés de la SNCF , RATP etc ... à cause de l’Euro trop fort , ou pourquoi pas sur la nécessité d’entrer en conflit avec l’Iran pour un obsur programme nucléaire militaire .


              • Le péripate Le péripate 13 novembre 2007 16:05

                Ils n’ont plus de pain ! Qu’ils mangent de la brioche !


                • jrr 14 novembre 2007 00:22

                  si ta connerie était comestible, la France serait rassasiée


                • boumboum 13 novembre 2007 16:13

                  Je ne comprend pas ce que vous proposez pour lutter contre l augmentation des matieres premieres ?


                  • Proudhon Proudhon 17 novembre 2007 16:50

                    C’est simple, il faut réguler l’économie mondiale et fixer une fois pour toute des prix plafond et des prix plancher, et ceci sur tous les produits qui mettent en danger l’économie, donc l’humain.

                    Il ne faut pas que les prix soient fixés par le marché mais par des instances internationales socialo-éthico-économiques qui prennent en compte non pas la spéculation mais les intérêts spécifiquements humains.

                    Si les prix de l’immobilier avaient été régulés le problème des sub-primes n’existerait pas.


                  • Brif 13 novembre 2007 16:13

                    Tiens, un scoop : le pétrole devient rare... et il augmente ! Et cela vous surprend ? Bien sûr il y a les taxes et heureusement. Il faut bien que l’état se finance, et oriente la société dans ses choix. Si le peak-oil est maintenant atteind, il est temps de diminuer notre consommation de pétrole. Donc les produits pétroliers doivent logiquement augmenter. Et encore, on les paie en USD et pas en euros, sinon ce serait pire. Où est le problème ? Il faut nous adapter ! c’est quand même le propre de l’homme de s’adapter à son environnement.


                    • Gzorg 13 novembre 2007 17:24

                      Plutot que de se lancer dans les habituelles diatribes anti-gouvernement, il serait intéressant d’avoir une analyse un peu plus économique de cette situation.

                      Parce que cela fait plusieurs fois que j’entends des sociologues et des économistes très différents au niveau idéologique être tous d’accord sur le fait que nous serions dans nos dernières années de chômage de masse. Il semblerait que d’ici quelques années la demande s’inversera et que les entreprises auront de plus en plus de mal à trouver de la main d’œuvre qualifiée ou non pour occuper des Emplois.

                      On commencerais à constater cela dans plusieurs secteurs comme la restauration , le bâtiment ou encore l’informatique (ou je travail).

                      La question est donc de savoir si cette modernité (si destructrices d’acquis) que nos élites tentent à tout pris de nous vendre ne serait pas en fait qu’un moyen d’abaisser globalement le statut des travailleurs afin de contrebalancer à l’avance les exigences futurs des employés si la tendance offre/demandeur venait a s’inverser.

                      je ne suis pas économiste , mais j’aimerais bien qu’un férue d’économie m’explique si les tentatives pour imposer les régressions sociales que nous subissons tous de plus en plus ne serait pas en fait planifiée justement dans l’optique de la progression du monde du travail dans les décennies avenir...


                      • Proudhon Proudhon 17 novembre 2007 16:57

                        Je suis tout a fait d’accord avec votre analyse. Tout ceci est préparé depuis longue date.


                      • hamra 22 novembre 2007 10:59

                        la destruction du savoir en temps de paix. aux éditions milles et une nuits.

                        l’état de la France. aux éditions « la découverte »

                        alternatives économiques : pratique. L’insertion au service de l’emploi. hors série pratique n °30 septembre 2007.

                        quand on est conscient des enjeux on trouve rapidement la clef. Et on sait prévoir.

                        la crise mondiale financiere : ici meme. les mythes mythologies rumeur et histoire. ici même. Université : diagnostic et thérapie. ici même.

                        Cordialement.


                      • anny paule 13 novembre 2007 18:38

                        A tous ceux qui se posent des questions sur l’avenir du travail en France surtout, mais aussi en Europe, je conseille la lecture d’un tout petit ouvrage de Thierry Renard et Voltarine de Cleyre,MEDEF, un projet de société, Sylepse, 2001.

                        Peut-être comprendront-ils que les réformes que nous supportons tous depuis quelques années, et plus particulièrement, en ce moment,obéissent à des règles bien programmées, et pas du tout « sociales »...

                        Par contre, j’aimerais partager l’optimisme de l’auteur sur l’issue des mouvements sociaux !


                        • Forest Ent Forest Ent 13 novembre 2007 19:13

                          Je me permets une incidente dans le cadre général du sujet de cet article. Il me semble que les commentateurs ont souvent raté le point central de la crise des subprimes.

                          Une des raisons majeures de l’effondrement du pouvoir d’achat, c’est le logement. Cela explique que le problème soit mal mesuré par l’indice INSEE, qui est un indice de croissance, et pas de pouvoir d’achat, et qui en tient peu compte, alors que le logement pèse très lourdement sur les ménages peu aisés et les jeunes. Le logement est très cher parce qu’il a absorbé après 2002 une grande part de la spéculation financière, c’est à dire de la masse énorme de dollars créés depuis dix ans. La pierre constitue le principal point de jonction entre la finance et le monde réel, parce que les logements sont à la fois des placements et des biens d’usage.

                          La plupart des commentateurs ont constaté à l’occasion de cette crise que les banques avaient vraiment forcé sur la création de dollars, et que c’était bien triste pour les acheteurs qui allaient se faire virer de chez eux.

                          Le point central qu’ils ont raté, à mon avis, c’est que, en dehors de cette crise, le fonctionnement d’un système totalement libéralisé et poussé à son extrême consistait tout bonnement à ce que ce soit LES MENAGES LES PLUS PAUVRES QUI PAYENT LEUR LOGEMENT LE PLUS CHER. C’est la simple logique de marché : un pauvre est un risque et doit payer une prime de risque. Mais il se trouve aussi que c’était sur leur dos que les rentabilités les plus fortes étaient escomptées ... s’ils payaient.

                          Si l’on sort de cette logique tout-marché et l’on accepte que l’Etat serve à quelque chose, il y avait de meilleures solutions. Si c’est l’Etat qui prend le risque à sa charge par solidarité, on évite ce genre de crise, les pauvres souffrent moins et achètent autre chose, ce qui dégage une croissance non financière, etc ... et le bilan est globalement meilleur. Ca s’appelle le « logement social », le « prêt épargne-logement », etc ... Et c’est en gros tout ce que le gouvernement actuel va essayer de détruire en s’alignant sur le nihilisme social néoconservateur.

                          Nous allons vers une fracture sociale décomplexée : les pauvres n’ont qu’à crever car ce sont des feignants.

                          Je vois grandir depuis 20 ans quelque chose qui me semble ressembler à une situation pré-révolutionnaire.


                          • Mijo Mijo 14 novembre 2007 10:28

                            D’accord avec votre commentaire, Forest.

                            Pour un ex. de subprime à la française :

                            http://www.boursorama.com/forum/message.phtml?file=366713745&pageForum=1

                            Voilà la France des proprios : des foyers modestes endettés comme des bourrins par des banques vautours. C’était soi-disant la recette pour remonter le moral des ménages et dynamiser l’économie...


                          • Frabri 13 novembre 2007 19:54

                            Quand l’appareil productif produit de plus en plus de marchandise avec de moins en moins de travail grace a l’automatisation l’automatisation et la robotisation, c’est normal qu’il y ai du chômage, donc le plein emploi c’est pas pour demain. Le chômage peut dimimuer, mais ce sera comme aux états unis avec plus de travailleur-ses pauvres, plus de précarité, plus d’exclusion sociale.

                            La fracture sociale ne peut que continuer a s’élargir dans les classes moyennes. Pour le moment on connait pas d’alternative.


                            • judel.66 13 novembre 2007 21:37

                              Forest Ent..pour le logement vous avez raison ..alors , dites ce que vous pensez des plus values crées par giscard et maintenues par tous les gouvernants successifs...elles ont immédiatement arrété la construction locative des particuliers et crée notre crise du logement ...ajoutez y l’ISF et tirez en les conséquences...compte tenu des nouvelles normes démagogiques s’appliquant au locatif et de la protection démesurée du locataire feriez vous construire du locatif aujourd’hui ?....


                              • Forest Ent Forest Ent 13 novembre 2007 22:04

                                Ce qui décourage le plus les bailleurs de louer, c’est le risque de non-paiement. Il me semble que l’idée de « caution d’état » est positive. Cela consisterait à offrir aux bailleurs une assurance de paiement de loyer, le non-paiement devenant une sorte de dette fiscale pour le locataire. Il y aurait des abus et des défauts, mais ça simplifierait tant de contentieux... Je ne me souviens plus qui a proposé cette idée.


                              • grangeoisi 13 novembre 2007 23:34

                                Concernant la grêve qui a débuté ce soir, j’ai remarqué que Bernard Thibault s’exprimant devant les caméras de télévision, à l’issue de son entreten avec Xavier Bertrand, tirait une « gueule » pas possible. Et son élocution m’ a paru bien curieuse.

                                Mais que t’a-t-il donc dit Bernard ? Toi si sûr du toujours bon droit de la grêve, semblais bien emprunté. Ha ! Ce Xavier il sait parler aux grands leaders syndicaux ? Saurons nous un jour ce qui s’est réellement dit ?

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