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Accueil du site > Actualités > Economie > Un monde dans le mur ?

Un monde dans le mur ?

La crise n’en finit pas… sans compter les millions d’emplois détruits dans le monde, le système imposé depuis près d’un demi siècle semble voler en une multitude d’éclats dont certains ne mesurent pas encore toutes les conséquences.

Le système bancaire américain est en solde quasi-définitif et chaque heure qui passe voit la FED et le gouvernement américain injecter des milliards non pour relancer mais simplement pour le maintenir sous perfusion.

Hier à Washington on a même remis en marche la planche à billet, avec les achats de bons du trésor… jetant par la même toute la théorie de la main invisible et vertueuse, ce n’est pas nouveau, c’est juste la confirmation que, n’en déplaise à nos piètres augures européens, la crise est profonde, très profonde où les efforts initiaux n’ont pour l’instant que de très maigres résultats. A cela, La FED augmente ses « fonds », en les doublant pour le rachat des titres adossés au crédit hypothécaire… en somme les crédits pourris insolvables.

Sinon bien sur le retour de la croissance est toujours prévu pour 2010… D’ailleurs, quel meilleur indicateur que les places boursières au rebond depuis une semaine comme des moutons de panurges…

Sauf que cette vision idyllique d’un retour à la normale d’une croissance bâtie sur le modèle de la vis sans fin n’est pas partagée par tout le monde. Hélas, pour nos gouvernants aveugles, il ne s’agit pas obligatoirement de dangereux gauchistes… loin s’en faut.

« Et si la crise de 2008 représentait quelque chose de beaucoup plus fondamental qu’une grave récession ? Et si elle nous annonçait que l’ensemble du modèle de croissance que nous avons créé au cours des 50 dernières années n’est tout simplement pas viable économiquement et écologiquement, et que l’année 2008 est celle où nous avons heurté un mur - celle où Mère Nature et le marché nous on dit tous deux : assez. ». Qui s’exprime comme cela, simplement Thomas Friedman, accessoirement éditorialiste du brûlot gauchisant du New York Times. Pourtant, jusqu’alors, il faisait partie de ces gens qu’on avait l’habitude de qualifier de raisonnables.

Au fond, en ce moment je m’interroge plutôt sur la capacité de nos dirigeants européens… de Trichet à Barroso en passant par Sarkozy… Depuis le début, on sent ce leitmotiv suranné du « il faut faire comme avant » même si pour le président de la BCE on doit encore accélérer la pression sur les salariés… tant qu’à faire. Faut-il d’ailleurs rappeler une nouvelle fois, que le locataire de l’Elysée n’avait de cesse de marteler que les français n’étaient pas assez endettés et même ; il y a encore quelques mois, un rapport d’obscurs économistes insistait sur la nécessité de multiplier les crédits hypothécaires… alors que nous avons pris en pleine poire les effets de tels pratiques outre-atlantique. Une fois qu’on met le doigt dans cet engrenage conjugué à la stagnation des salaires, on finit inexorablement par y mettre le corps en entier.

Mais non, ce n’est pas grave, les bonnes vieilles recettes devraient faire leur preuve, c’est tellement plus confortable et surtout ça ne demande aucun effort intellectuel particulier. Ce constat est fait par Paul Krugman « Le danger immédiat et manifeste pour l’Europe à l’heure actuelle réside ailleurs, dans l’incapacité du continent à réagir efficacement à la crise financière. ». Autre passage intéressant qui va à rebours d’ailleurs des théories fumeuses de Laurence Parisot et consorts, « L’importance de ses Etats-providence n’est pas la cause de la crise actuelle en l’Europe. De fait, ils sont un facteur réel d’atténuation de cette crise. »

Alors oui, depuis quelques mois, j’ai mal à « ma gouvernance » et bien que socialiste, je ne vois pas non plus beaucoup d’efforts de la part de la social-démocratie européenne pour tenter d’avoir une vision plus innovante et en rapport avec les enjeux auxquels nous sommes confrontés… A un point tel qu’il est de plus en plus probable que le PSE ne présentera personne face à l’âne Barroso…


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34 réactions à cet article    


  • John Lloyds John Lloyds 20 mars 2009 10:13

    Thomas Friedmann peche par naïveté, 2008 n’est pas l’année du mur, ça fait belle lurette que les gouvernements rajoutent les couches de perfusion les unes sur les autres, et savaient vers quoi on se dirigeait, preuve en sont les dérives liberticides mise en place depuis 2001, du patriot act jusqu’à la possibilité du basculement de l’exécutif vers le DHS et la FEMA.

    Tout est en place, Jorion qualifie la date du 18 mars 2009 comme historique, le capitalisme n’existe plus depuis 2 jours, maintenant il va bien falloir faire quelque chose de la dette, ce sera au minimum une hyperinflation, les patrimoines et les économies ne vaudront bientôt plus rien, et, très probablement, une guerre majeure s’en suivra, à moins que celle-ci ne précède celle-là, avec l’avantage, pour les gouvernements, de l’humiliation en moins. La France dans l’Otan, ça sent très mauvais, on entre maintenant dans les mois où les antagonismes vont se chercher des poux dans la tête, avant d’entrer dans le cataclysme nécessaire à nettoyer 50 ans d’erreurs.


    • chlegoff 20 mars 2009 11:06

      Je pense que John Lloyds a bien résumé la donne. Il y a 9 ans un prof d’université française m’avais décrit les grandes lignes du scénario et je dois dire que les faits lui donne raison. Allez "un pessimiste est un optimiste bien informé".


      • Gabriel Gabriel 20 mars 2009 11:27
        Bonjour,

        L’expérience est une lanterne accrochée dans le dos et qui n’éclaire que le chemin parcouru. Nos dirigeants, jamais ne se retournent, guidés par leurs seules idéologies, ils n’ont plus de mémoire. Ce système financier basé sur le profit individuel laminant les piliers sociaux seuls équilibres des sociétés humaines nous a emmené dans un mur. Comme vous le pensez, ils nous concoctent une catastrophe dont y seront à l’abri afin de continué vautré dans leurs privilèges. Ce qu’ignores ces ânes, c’est que pire que la crise financière qu’ils ont initiés, se profile à l’horizon et cela très bientôt un catastrophe écologique majeure qui ne fera pas de différence entre nantis et démunis et qui ne se réglera pas avec de la monnaie de singe ! Moralité : « Un jour, il faut payer son addition, et ce, quelque soit sa position ». 

        • boris boris 20 mars 2009 11:34

          Excellent article et comme John smiley, je dirais que Friedmann se réveille bien tard, pour ma part je sais depuis bien longtemps que notre société consumériste est à l’agonie et comme le disait John sur un autre forum bien des personnalités décédées pairaient des fortunes pour assister à l’agonie de notre civilisation, pour ma part je préférerais et de loin retourner à l’époque où nous étions de simples ceuilleurs-chasseur.


          • Yaka Yaka 20 mars 2009 20:20

            Ce n’est pas le cas de tout le monde !


          • dup 20 mars 2009 11:35

            tout cela est voulu , planifié et doit être su et connu de tous , vous êtes du betail

            http://www.dailymotion.com/relevance/search/nouvel+ordre+mondial/video/x8jwa7_la-mort-vous-est-promise-par-le-nou_news

            LE TRAIN

            La société actuelle est comme un train.
            Nous sommes les passagers.
            D’aucun diraient que le Nouvel Ordre Mondial (NOM) est le chauffeur du train, et ses gardes.
            Les gens sont dans le train, ils mangent, socialisent, regardent la télé, dans le train.
            Ca leur suffit en général, du moment que c’est suffisamment confortable.

            Mais, il y a quelques curieux qui ont regardé par la fenêtre : "Tiens, c’est bizarre ce paysage qui défile au dehors..."

            - "Tais toi et regardes la télé !" répliquent souvent les autres passagers.

            Il y a aussi quelques téméraires qui ont osé ouvrir la vitre. Ceux là, à cause du vent qui dérange tout, ils font carrément chier les autres passagers.
            Mais ces téméraires ont vu quelque chose !
            Le train fonce vers un mur...
            Et c’est la que les ennuis commencent vraiment.

            Que faire ?
            Les autres passagers souvent ne veulent rien savoir.
            Le train ne vibre pas, donc pour eux, pas de danger à l’horizon.
            Et puis ce mur, ils ne l’ont pas vu... "Pourquoi devrait-on croire ces fous alors qu’on est bien tranquille devant la télé ?"

            La première réaction souvent est de se dire : "Mais il est fou le conducteur ? Pourquoi il ne freine pas ?"
            "Ca doit être un méchant conducteur, il doit vouloir nous détruire."

            En effet, le conducteur, jouit d’un certain prestige, puisque c’est lui qui commande le train.
            Donc, les "fous" qui ont vu le mur commencent à élaborer des plans, pour informer les gens, pour avoir suffisamment d’appuis de gens qui pensent comme eux, pour finalement pouvoir atteindre le conducteur, et l’obliger à changer de cap ou ralentir.
            Et il y a effectivement des gens qui attaquent le conducteur et ceux qui le protègent. Il y a parfois des reportages à la télé.

            Et finalement, de plus en plus de monde se bat à bord du train, il y a même des débats organisés sur ce fameux mur.
            Il parait que des personnes intelligentes l’ont vue.

            Mais...
            Et c’est là où ça devient "rigolo"...
            Certains qui se sont penchés et ont vu le mur, ont aussi remarqué que la voie était unique.
            Et ils ont commencé à se poser des questions sur le chauffeur... "S’il ne peut pas changer de voie, que peut-il vraiment faire exactement ?"
            Et certains ont compris le pot aux roses.
            Parce que chaque fois qu’un opposant a pris le contrôle du train en promettant de tout changer, en fait, le train a continué sa marche.
            Le train est automatisé.
            Le conducteur ne conduit rien.
            Le conducteur n’est pas un conducteur, il le fait juste croire pour son prestige.

            Alors là, commencent les vrais problèmes. Vous croyez pas ?

            La solution, c’est quoi ?

            Certains ont compris.
            Il faut descendre du train... même en marche (c’est un peu flippant c’est vrai).
            Et là on comprend tout !

            On comprend qu’on était pas fait pour vivre dans un train, mais pour explorer le monde, et non pas seulement pour le voir défiler par les fenêtres. On comprend que les luttes à l’intérieur du train ne sont que perte de temps et sottises. Que la solution est ailleurs.
            Il faut changer son regard sur soi-même.
            Nous ne sommes pas des passager d’un train pour l’éternité.
            Nous sommes des voyageurs fait pour explorer le monde.
            Quand on comprends cela, que l’on change son regard sur soi même, et qu’on a le courage de sauter du train... tout devient différent.
            Et on en vient même à remercier le mur, parce que sans lui, on se serait vautré dans le train jusqu’à la fin des temps.

            Le NOM c’est quoi ?
            Le NOM c’est tout ce qui nous incite à rester dans le train, parce que le prestige du conducteur en dépend.

            Si nous sommes en dehors du train, le NOM n’existe même plus.
            Mais tant qu’on est dans le train, que l’on soit pour ou contre le conducteur ne change rien, puisque ca n’est pas lui qui a le pouvoir.

            NOUS SEULS AVONS LE POUVOIR de décider si nous restons dans le train ou si nous sautons !

            Le NOM n’a qu’une illusion de pouvoir.
            Ceux qui luttent contre le NOM font en réalité son jeu, parce qu’ils restent dans le train. Ils restent dans l’illusion que le NOM a le pouvoir sur le train, et donc sur eux.

            Sur Onnouscachetout.com, beaucoup ont vu le mur.
            Beaucoup se demandent comment l’éviter.
            De plus en plus se préparent à sauter du train....

            Le monde va mal.
            Le monde va dans le mur.
            Jusque là, tout le monde est d’accord ou presque.
            C’est ensuite que ça se corse.

             

            La première réaction est souvent : "Faut changer le monde. On pollue trop, y’a qu’à faire des lois pour moins polluer..."
            C’est pas faux.
            La 2ème réaction est souvent : "En fait, c’est les gens qu’il faut changer. Si tout le monde polluait un peu moins, ça irait mieux."
            C’est pas faux non plus.
            La 3ème réaction, la plus stupide : "Si le monde va mal, je n’ai qu’à changer mon regard sur le monde."
            Et là, les objections pleuvent : "Quoi ? en quoi le fait de changer son regard sur le monde va résoudre le fait que le monde va mal ? On va juste se créer l’illusion que le monde va bien ? c’est débile..."
            La 4ème réaction, n’en parlons même pas, ça serait : "Si le monde va mal, je n’ai qu’à changer mon regard sur moi même."
             


            • glouglou 20 mars 2009 13:57

              AH AH AH AH C’est le regard qu’il faut changer,oui,mais pas seulement...c’est toute l’organisation qu’il faut refaire de A à Z....mais sûrement pas avec les mêmes escrocs,voleurs,menteurs,criminels ,et manipulateurs actuels qu’il faut juger et châtier...Nuremberg II avec tous les acteurs cette fois-ci,les vrais coupables !!! ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre....les trusts financier et multinationaux !!!


            • glouglou 20 mars 2009 19:06

              Belle Africaine,vous avez parfaitement raison ! smiley


            • LE CHAT LE CHAT 20 mars 2009 11:54

              A un point tel qu’il est de plus en plus probable que le PSE ne présentera personne face à l’âne Barroso…

              à quoi cela servirait il ? Brown , Blair, Schroeder , Zapaterro , tous ces sociodémocrates sont des ultralibéraux convaincus , comme nos DSK et cie !


              • plancherDesVaches 20 mars 2009 12:14

                Et certains commencent à s’interroger :
                http://www.lesechos.fr/info/inter/300337898-decryptage-les-questions-posees-par-le-spectaculaire-geste-de-la-fed.htm
                "certains estiment déjà que le geste d’hier (achat par la FED de 300 milliards de bons du Trésor américain) est une palinodie signalant un malaise"


                • Yaka Yaka 20 mars 2009 20:22

                  Je ne suis pas d’accord, c’est de la création monétaire directement reversé à l’Etat, et cela me parait normal après tout ce qu’il paie pour les conneries du privé.


                • plancherDesVaches 20 mars 2009 22:22

                  Yaka (et non faucon, car vous êtes un vrai), il faudrait que vous réalisiez.

                  Réalisez quoi, me direz-vous ?
                  Réaliser que la caste dirigeante des US et de la planéte a pompé tant... que les US sont maintenant obligés de sortir leurs dernières cartouches.
                  http://www.lesechos.fr/info/inter/afp_00131529-obama-annonce-de-nouvelles-mesures-pour-limiter-l-influence-des-lobbyistes.htm
                  http://www.lesechos.fr/info/inter/reuters_00131540-bernanke-pour-un-regime-de-traitement-des-risques-systemiques.htm
                  http://www.lesechos.fr/depeches/monde/afp_00131558-etats-unis-le-congres-prevoit-un-deficit-budgetaire-record.htm
                  Les n’Echos est pourtant un journal financier largement orienté dans le sens du Notre Président. Et pourtant, il ne peuvent que relayer des informations réelles sur ce qu’ils voudraient éviter de qualifier de catastrophe économique.
                  Si vous croisez Mam’me Lagarde dans la rue, évitez de lui en parler. Afin qu’elle garde son beau sourire enjoleur.


                • Yaka Yaka 21 mars 2009 04:05

                  Votre réponse est à côté de la plaque.
                  Je disais que je préfère que la FED donne a l’Etat américain plutôt que de donner de l’argent aux paniers sans fond comme AIG.
                  L’inflation n’est pas la premiere chose dont il faut se préoccuper pour le moment.

                  De plus, je vous prie de rester poli, on est sur un site civilisé.


                • goc goc 20 mars 2009 13:23

                  a ce tableau, il faut ajouter un nouveau point qui risquerait de faire de gros degats tres prochainement, a savoir que l’usage aussi intensif de la planche a billet devient de fait, une devaluation, et dans ce cas, il en faut pas rever, les gros detenteurs de $$ vont checher a s’en debarraser au plus vite (on parle deja d’achats massif de sociétés minieres par la chine).

                  et si le dollar s’ecroule...je ne donne pas cher de notre capitalismes


                  • glouglou 20 mars 2009 13:47

                    Un monde dans le mur des lamentations.....les vrais coupables sont les politiques ,quoi qu’ils en disent ! Ce sont eux qui ont permis à la finance de se goinffrer,le modèle anglo-saxon n’était-il pas présenté comme un miracle il y a peu par les mêmes tartuffes qui voudraient maintenant nous sauver ? mais de quoi ? la stratégie du choc !! smiley Cette "crise" a été orchestrée et préméditée,la crise va devenir le "prétexte" pour "enquiller"les pires saloperies et le bal a bien commencé dans ce sens......tiens au fait ! un petit lien explosif... et un autre....Merci pour cet article !!


                    • plancherDesVaches 20 mars 2009 16:10

                      farkanschelta...

                      L’expression séculaire est : si vis pacem parra bellum". (si tu veux la paix, prépare la guerre)
                      En gros, cela signifie que nos anciens (vieux cons qu’on écoute pas), car nous sommes forcément meilleurs que nos anciens, avaient détecté 2 choses.
                      Il est plus confortable d’avoir la paix. (ça repose, de temps en temps)
                      Si tu ne montres pas aux autres que tu ne te laisseras pas bouffer sans réagir, hé bien... ils vont te bouffer.

                      Ainsi peut-on aussi vérifier "Homo homini lupus est"

                      Soit, l’humain peut aussi rester animal au point d’exploiter l’autre au point de le tuer. Là, maintenant, ça se fait par le fric.
                      But, in gold, we trust.


                    • Yaka Yaka 20 mars 2009 20:43

                      C’est la faute au pilote du monde globalisé ! C’est a dire personne puisqu’il n’y en a pas.
                      Les politiques sont justes coupables d’avoir une vision a court terme et de ne penser qu’a se faire réelire.
                      Cette crise n’a pas été orchestrée, elle reflète au contraire l’inorganisation complète de cette mondialisation. Si chacun rajoute sa pierre à l’edifice sans demander a un architecte, faut pas s’etonner que tout se casse la figure.


                    • glouglou 20 mars 2009 20:52

                      ET SI ,CETTE CRISE EST ORCHESTRÉE !!!


                    • plancherDesVaches 20 mars 2009 22:45

                      Yaka...
                      Vraiment, évitez de vous exprimer. Vous êtes lamentable.
                      Le pilote est le fric.

                      Glouglou. Vous ne valez pas mieux.

                      Vos pollutions sont tellement dérisoires que tout le monde ne peut que vous plaindre.


                    • Yaka Yaka 21 mars 2009 04:12

                      Encore une réponse sans arguments...

                      "Le pilote est le fric"
                      Cela sonne peut être doux a vos oreilles, mais ça ne veut rien dire.
                      Il n’y a pas de pilote, aucune organisation internationale n’est supragouvernementale (exception faîte de l’OMC). Il y a des millions d’entité qui agissent chacun pour leur propres intérêts (qui est souvent d’accumuler de l’argent : si c’est ce que vous vouliez dire, je vous l’accorde)


                    • dup 20 mars 2009 16:31

                      désolé d’abuser ,mais comme certains textes pertinants sont plus disponibles , je me permets de partager mon stock . Au vu des actualités et aux délires de Naboleon pour le nouvel ordre mondial , il faut se réveiller de toute urgence . Des être très malfaisants dirigent le monde. Ce qui me fait croire à l’hypothèse des ’ deux humanités’

                      La Nef des Fous : Une fable sur la société industrielle

                      - Il était une fois un navire commandé par un capitaine et des seconds, si vaniteux de leur habileté à la manoeuvre, si pleins d’hybris et tellement imbus d’eux-mêmes, qu’ils en devinrent fous. Ils mirent le cap au nord, naviguèrent si loin qu’ils rencontrèrent des icebergs et des morceaux de banquise, mais continuèrent de naviguer plein nord, dans des eaux de plus en plus périlleuses, dans le seul but de se procurer des occasions d’exploits maritimes toujours plus brillants. Le bateau atteignant des latitudes de plus en plus élevées, les passagers et l’équipage étaient de moins en moins à l’aise. Ils commençèrent à se quereller et à se plaindre de leurs conditions de vie.

                       Que le diable m’emporte, dit un matelot de deuxième classe, si ce n’est le pire voyage que j’aie jamais fait. Le pont est luisant de glace. Quand je suis de vigie, le vent transperce ma veste comme un couteau ; chaque fois que je fais prendre un ris à la voile de misaine, il s’en faut vraiment de peu que je me gèle les doigts ; et pour cela, tout ce que je gagne, ce sont cinq misérables shillings par mois !

                       Vous pensez que vous vous faites avoir ! dit une passagère, Moi, je n’arrive pas à fermer l’oeil de la nuit à cause du froid. Sur ce bateau, les dames n’ont pas autant de couvertures que les hommes. Ce n’est pas juste !

                       Un marin mexicain fit chorus :

                       Chingado ! Je ne gagne que la moitié du salaire d’un marin anglo-saxon. Pour tenir le coup avec ce climat, il nous faut une nourriture abondante et je n’ai pas ma part ; les Anglo-Saxons en reçoivent plus. Et le pire de tout, c’est que les officiers me donnent toujours les ordres en anglais au lieu de le faire en espagnol.

                       J’ai plus de raisons de me plaindre que qui que ce soit, dit un marin indien. Si les Visages Pâles n’avaient pas volé la terre de mes ancêtres, je ne me serais jamais trouvé sur ce navire, ici, au milieu des icebergs et des vents arctiques. Je serais simplement dans un canoë, en train de pagayer sur un joli lac paisible. Je mérite un dédommagement. Pour le moins, le capitaine devrait me laisser organiser des parties de dés, afin que je puisse me faire un peu d’argent.

                       Le maître d’équipage dit ce qu’il avait à dire, sans mâcher ses mots :

                       Hier, le premier second m’a traité de tapette. Les humains ne sont pas les seules créatures que l’on maltraite sur ce bateau, lança, la voix tremblante d’indignation, une passagère amie des animaux. La semaine dernière, j’ai vu le deuxième second donner à deux reprises des coups de pied au chien du navire !

                       L’un des passagers était professeur d’université. Tout en se tordant les mains, il s’exclama :

                       Tout cela est affreux ! C’est immoral ! C’est du racisme, du sexisme, du spécisme, de l’homo phobie et de l’exploitation de la classe ouvrière ! C’est de la discrimination ! Nous devons obtenir la justice sociale : un salaire égal pour le marin mexicain, des salaires plus élevés pour tous les marins, un dédommagement pour l’Indien, un nombre égal de couvertures pour les dames, la reconnaissance du droit donner des coups de pied au chien !

                       Oui, oui ! crièrent les passagers. Oui, oui ! cria l’équipage. C’est de la discrimination ! Nous devons exiger nos droits !

                       Le mousse se racla la gorge :

                       Hem. Vous avez tous de bonnes raisons de vous plaindre. Mais il me semble que ce qui est vraiment urgent c’est de virer de bord et de mettre le cap au sud, car si nous continuons d’aller vers le nord, nous sommes sûrs de faire naufrage tôt ou tard, et alors vos salaires, vos couvertures, car nous serons tous noyés.

                       Mais personne ne lui prêta la moindre attention : ce n’était que le mousse.

                       De leur poste situé sur la dunette, le capitaine et les officiers avaient regardé et écouté cette scène. A présent, ils souriaient et se faisaient des clins d’oeil, puis, obéissant à un signe du capitaine, le troisième second descendit de la dunette. Il se dirigea nonchalamment vers l’endroit où les passagers et l’équipage étaient rassemblés et se fraya un chemin parmi eux. Il prit un air très sérieux et parla en ces termes :

                       Nous, les officiers, devons admettre que des choses vraiment inexcusables se sont passées sur ce navire. Nous n’avions pas compris à quel point la situation était mauvaise avant d’avoir entendu vos plaintes. Nous sommes des hommes de bonne volonté et entendons être justes avec vous. Mais - il faut bien le dire - le capitaine est plutôt conservateur et routinier, et il faudrait peut-être le pousser un petit peu pour qu’il se décide à des changements importants. Mon opinion personnelle est que si vous protestez énergiquement - mais toujours de manière pacifique et sans violer aucun article du règlement de ce navire - cela secouerait l’inertie du capitaine et le forcerait à se pencher sur les problèmes dont vous vous plaignez à si juste titre.


                      • dup 20 mars 2009 16:32

                         Ceci ayant été dit, il retourna à la dunette. Comme il repartait, les passagers et l’équipage lui lancèrent des épithètes :

                         Modéré ! Réformiste ! Libéral hypocrite ! Valet du capitaine ! Ils firent pourtant ce qu’il avait dit.

                         Ils se regroupèrent en masse devant la dunette, hurlèrent des insultes aux officiers et exigèrent leurs droits :

                         Je veux un salaire supérieur et de meilleures conditions de travail, dit le deuxième classe.

                         Le même nombre de couvertures que les hommes, dit la passagère.

                         J’exige de recevoir mes ordres en espagnol, dit le marin mexicain.

                         J’exige le droit d’organiser des parties de dés, dit le marin indien.

                         Je refuse d’être traité de tapette, dit le maître d’équipage.

                         Qu’on ne donne plus de coups de pied au chien, dit l’amie des animaux.

                         La révolution tout de suite ! s’écria le professeur.

                         Le capitaine et les officiers se réunirent et conférèrent pendant quelques minutes tout en se faisant des clins d’oeil, des signes de tête et des sourires. Puis le capitaine se rendit à l’avant de la dunette et, avec force démonstration de bienveillance, il annonça que le salaire du deuxième classe serait porté à six shillings par mois, que celui du Mexicain serait égal aux deux tiers de celui d’un marin anglo-saxon et qu’on lui donnerait en espagnol l’ordre de faire prendre un ris à la voile de misaine, que les passagères recevraient une couverture supplémentaire, qu’on permettrait au marin indien d’organiser des parties de dés les samedis soirs, qu’on ne traiterait plus le maître d’équipage de tapette tant qu’il ferait ses pipes dans la plus stricte intimité, et que l’on ne donnerait plus de coups de pied au chien, sauf s’il faisait quelque chose de vraiment vilain, comme voler de la nourriture dans la cuisine par exemple.

                         Les passagers et l’équipage célébrèrent ces concessions comme une grande victoire, mais le lendemain ils étaient de nouveau mécontents.

                         Six shillings par mois, c’est un salaire de misère, et je me gèle toujours les doigts quand je fais prendre un ris à la voile de misaine ! grognait le deuxième classe.

                         Je n’ai toujours pas le même salaire que les Anglo-Saxons ni assez à manger pour ce climat, dit le marin mexicain.

                         Nous, les femmes, n’avons toujours pas assez de couvertures pour nous tenir au chaud, dit la passagère. Tous les autres membres de l’équipage et les passagers formulèrent des plaintes similaires, encouragés par le professeur.

                         Quand ils eurent terminé, le mousse prit la parole - cette fois plus fort, de manière à ce que les autres ne puissent plus l’ignorer aussi facilement.

                         C’est vraiment terrible que l’on donne des coups de pied au chien parce qu’il a volé un peu de pain dans la cuisine, que les femmes n’aient pas autant de couvertures que les hommes, que le deuxième classe se gèle les doigts. Mais regardez comme les icebergs sont gros à présent et comme le vent souffle de plus en plus fort. Nous devons virer de bord et mettre le cap au sud, car si nous continuons vers le nord nous allons faire naufrage et nous noyer.

                         Oh oui, dit le maître d’équipage, Il est tout à fait affreux de continuer vers le nord. Pourquoi devrais-je être traité de tapette ? Ne suis-je pas aussi bien que n’importe qui ?

                         Naviguer vers le nord est terrible, dit la passagère, Mais ne voyez-vous pas que c’est exactement la raison pour laquelle les femmes ont besoin de davantage de couvertures afin de se maintenir au chaud ? J’exige le même nombre de couverture pour les femmes, immédiatement !

                         C’est tout à fait vrai, dit le professeur, que naviguer vers le nord nous impose à tous de grandes épreuves. Mais il ne serait pas réaliste de changer de route pour aller au sud. On ne peut pas remonter le cours du temps. Nous devons trouver un moyen raisonnable de gérer la situation.

                         Ecoutez, dit le mousse, si nous laissons les quatre fous de la dunette agir à leur guise, nous allons tous nous noyer. Si jamais nous mettons le navire hors de danger, alors nous pourrons nous inquiéter des conditions de travail, des couvertures pour les femmes . Mais nous devons commencer par virer de bord. Si quelques-uns d’entre nous se réunissent, élaborent un plan et font preuve d’un peu de courage, nous pourrons nous sauver. Nous n’aurions pas besoin d’être nombreux - six ou huit, cela suffirait. Nous pourrions lancer une charge contre la dunette, balancer ces fous par-dessus bord et tourner la barre du navire vers le sud.

                         Le professeur releva le nez et dit d’un ton sévère :

                         Je ne crois pas à la violence, c’est immoral.

                         Il n’est jamais éthique d’utiliser la violence, dit le maître d’équipage.

                         La violence me terrifie, dit la passagère.

                         Le capitaine et les officiers avaient regardé et écouté toute la scène. A un signe du capitaine le troisième second descendit sur le pont. Il circula parmi les passagers et l’équipage en leur disant qu’il restait beaucoup de problèmes sur le navire.

                         Nous avons fait beaucoup de progrès, dit-il, mais il reste beaucoup à faire. Les conditions de travail du deuxième classe restent dures, le Mexicain n’a toujours pas le même salaire que les Anglo-Saxons, les femmes n’ont pas encore autant de couvertures que les hommes, les parties de dés du samedi soir de l’Indien sont un dédommagement dérisoire par rapport à la perte de ses terres, et le chien continue de recevoir des coups de pieds de temps en temps. Je pense que le capitaine a encore besoin qu’on le pousse. Il serait utile que vous organisiez tous une autre manifestation - pourvu qu’elle reste non-violente.

                         Comme il retournait à la poupe, les passager et l’équipage lui lancèrent des insultes, mais ils firent néanmoins ce qu’il avait dit et se réunirent en face de la dunette pour une autre manifestation. Ils fulminèrent, s’emportèrent, montrèrent les poings et lancèrent même un oeuf pourri sur le capitaine (qui l’évita habilement). Après avoir écouté leurs plaintes, le capitaine et les officiers se réunirent pour une conférence où ils se firent des clins d’oeil et de larges sourires. Puis le capitaine alla à l’avant de la dunette et annonça qu’on allait donner des gants au deuxième classe afin qu’il ait les doigts au chaud, que le marin mexicain allait recevoir un salaire égal aux trois-quarts de celui des Anglo-Saxons, que les femmes allaient recevoir une autre couverture, que le marin indien allait pouvoir organiser des parties de dés tous les samedi et dimanche soirs, et que personne ne pourrait donner des coups de pied au chien sans une permission spéciale du capitaine. Les passagers et l’équipage s’extasièrent devant cette grande victoire révolutionnaire, mais dès le lendemain matin, ils étaient de nouveau mécontents et commencèrent à maugréer toujours à propos des mêmes problèmes.

                         Cette fois le mousse se mit en colère :

                         Bande d’imbéciles ! cria-t-il, Vous ne voyez pas ce que le capitaine et les officiers sont en train de faire ? Ils vous occupent l’esprit avec vos réclamations dérisoires - les couvertures, les salaires, les coups de pied au chien, etc. - et ainsi vous ne réfléchissez pas à ce qui ne va vraiment pas sur ce navire : il fonce toujours plus vers le nord et nous allons tous sombrer. Si seulement quelques-uns d’entre vous revenaient à la raison, se réunissaient et attaquaient la dunette, nous pourrions virer de bord et sauver nos vies. Mais vous ne faites rien d’autre que de geindre à propos de petits problèmes mesquins, comme les conditions de travail, les parties de dés.

                         Ces propos révoltèrent les passagers et l’équipage.

                         Mesquin ! ! s’exclama le Mexicain, Vous trouvez raisonnable que je ne recoive que les trois-quarts du salaire d’un marin anglo-saxon ? ça, c’est mesquin ? !

                         Comment pouvez-vous qualifier mes griefs de dérisoires ? s’écria le maître d’équipage, Vous ne savez pas à quel point c’est humiliant d’être traité de tapette ?

                         Donner des coups de pied au chien n’est pas un "petit problème mesquin" ! hurla l’amie des animaux, c’est un acte insensible, cruel et brutal !

                         Bon, d’accord, répondit le mousse, Ces problèmes ne sont ni mesquins, ni dérisoires. Donner des coups de pied au chien est un acte cruel et brutal, et se faire traiter de tapette est humiliant. Mais comparées à notre vrai problème - le fait que le navire continue vers le nord - vos réclamations sont mineures et insignifiantes, parce que si nous ne virons pas bientôt de bord, nous allons tous sombrer avec le navire.

                         Fasciste ! dit le professeur.

                         Contre-révolutionnaire ! s’écria la passagère.

                         Et l’un après l’autre, tous les passagers et membres de l’équipage firent chorus, traitant le mousse de fasciste et de contre-révolutionnaire. Ils le repoussèrent et se remirent à maugréer à propos des salaires, des couvertures à donner aux femmes et de la manière dont on traitait le chien. Le navire continua sa route vers le nord, au bout d’un moment il fut broyé entre deux icebergs. Tout le monde se noya.

                        L’auteur de ce texte : Théodore J. Kaczynski - Octobre 1999. Connu sous le nom de

                        The Unabomber
                         


                        • BlueTemplar BlueTemplar 20 mars 2009 23:03

                          Impressionant de voir à quel point Kaczynski a vu juste ! L’unification de l’économie a bien fragilisé le système, et les stress sociaux sont bien apparents. L’élection de Sarkozy aurait été une bonne chose !
                          Par contre j’ai un peu peur sur ce qui va advenir si le système industriel se casse. A force d’exacerber les tensions on risque d’en arriver à une guerre thermonucleaire globale (et je ne pense par que ce soit vraiment la vision du retour à la nature que Kaczynski avait).


                          • Yaka Yaka 20 mars 2009 20:37

                            Tres bon texte, ca illustre bien la réalité


                            • Kalki Kalki 20 mars 2009 21:42

                              De la news fraiche en veux tu !

                              http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2592

                              Aujourd’hui en effet, la Federal Reserve Bank, la banque centrale américaine, a annoncé son intention de racheter des Bons du Trésor (dette à long terme des États-Unis) en quantités considérables (pour un volant de 300 milliards de dollars), son budget atteignant désormais le chiffre impressionnant de 1,15 mille milliards de dollars. Pareil au serpent ouroboros dévorant sa propre queue, les États-Unis avaleront donc désormais leur propre dette, un processus désigné par l’euphémisme sympathique de « quantitative easing ». Pareille à celui qui tenterait de voler en se soulevant par les pieds, la nation américaine met fin au mythe qui voudrait que l’argent représente de la richesse : dorénavant la devise américaine représentera uniquement le prix du papier et de l’encre nécessaire pour imprimer de nouveaux billets. Elle se coupe aussi, incidemment, de la communauté internationale, mais baste !

                              Si la Chine attendait un signal pour se débarrasser de ses dollars, le voici ! Un article très intéressant dans l’Asia Times d’aujourd’hui, signé par Joseph Stroupe, explique comment la Chine, tentant de se délester en douce de ses dollars, les transfère discrètement à des fonds qui achètent des ressources minières et pétrolières. Stroupe, faisant reposer ses analyses sur des chiffres rassemblés par Rachel Ziemba, une collaboratrice de Nouriel Roubini, calcule que la Chine pourrait atteindre son objectif de réduction massive de son exposition au cours du dollar en un an environ. Nul doute que l’on ne dormira pas beaucoup cette nuit à Pékin et à Shanghai, tout occupé que l’on sera à acheter fébrilement des mines et des puits pétroliers aux quatre coins du monde !

                              Ah oui, j’oubliais, la bourse de New York, considérant qu’il s’agissait d’une bonne nouvelle, a clôturé en hausse.


                              • Kalki Kalki 20 mars 2009 21:46

                                C’est pas que je serais contre la chute du système "neoliberlo capitaliste", m’enfin je trouve quand dans leur entétement ils risquent de tout remettre à plat au niveau internationnal, ses américains d’usa.

                                Mais je sais ils jouent au poker, c’est surtout question de rester PREMIER au monde au niveau économique...

                                Mais la c’est quitte ou double.

                                Et si ils perdent, bah c’est pas les européens qui feront les "gendarmes" ou montrant une voie des idées.

                                Ca sera quelqu’un d’autre et ou il y aura un conflit.


                              • Yaka Yaka 20 mars 2009 22:10

                                La FED essaie d’éviter la déflation en donnant de l’argent presque gratuit à l’Etat Américain.
                                Apres tout si ca ne fait que compenser les milliards envolés avec l’eclatement de la bulle financière, c’est tout benef pour l’Etat.


                              • plancherDesVaches 20 mars 2009 22:48

                                Le jour où le yaka comprendra quelque chose, envoyez-moi un fax. Ca vaudra le coup.


                              • Kalki Kalki 20 mars 2009 22:48

                                C’est sur, c’est une tentative pour arrêter la chute, mais quels sont les autres concéquences.

                                c’est peut etre une action qui provoque quand a elle la chute de l’image , et du référent monétaire dollar , et ca ...


                              • Kalki Kalki 20 mars 2009 22:59

                                @plancher
                                Bonsoir
                                @Tous
                                Bonne nuit.


                              • Kalki Kalki 20 mars 2009 23:01

                                Il est temps d’absorber les faits du monde et de rêver de nouveaux lendemain.

                                Jours Heureux.


                              • plancherDesVaches 20 mars 2009 23:02

                                Kalki...
                                Cela fait 3 mois que la Chine a commencé à vouloir se débarasser de ses dollars.
                                Cela fait un an que les Pays du Golfe veulent créer leur propre monnaie.

                                Et chacun d’eux veut accéler le mouvement, ces temps-ci.
                                L’effondrement du dollar va être amusant, je pense. Il va falloir faire confiance non pas au pilote, ils sont plus de 200 à tirer la couverture dans leur coin, mais faire confiance à l’humain pour survivre.
                                Une valeur beaucoup plus fiable.


                              • nortydal 21 mars 2009 13:15

                                banques en faillites aux usa :

                                2009 - 20
                                2008 - 24
                                2007 - 3
                                2006 - 0
                                2005 - 0
                                2004 - 4
                                2003 - 3
                                2002 - 11
                                2001 - 4

                                Source :
                                http://www.fdic.gov/BANK/HISTORICAL/BANK/2001/index.html
                                http://www.fdic.gov/bank/individual/failed/banklist.html


                                Les mutuelles de crédit professionnel commencent à vasciller sérieusement...

                                "US Central et WesCorp, totalisant respectivement 34 et 23 milliards d’actifs. Ce sont les plus grosses défaillances d’institutions financières depuis la faillite en juillet dernier de la banque californienne Indymac, qui avait 32 milliards d’actifs."


                                source : http://www.lemonde.fr/international/article/2009/03/21/nouvelles-faillites-dans-le-secteur-bancaire-americain_1170829_3210.html ------ 20 mars 2009

                                http://www.ncua.gov/news/press_releases/2009/MR09-0320.htm

                                Surement l’info la plus inquiétante de la semaine, juste après l’annonce de l’agrandissement des usines d’imprimerie de la FED. Hélicoptère Ben a remis le plein dans son hélicot smiley


                                Un nouveau plan de l’administration américaine annoncé probablement annoncé lundi pour les actifs toxics :

                                http://online.wsj.com/article/SB123758981404500225.html

                                Quelque chose de gros se prépare dans les jours à venir sur les marchés accrochez vous pour la chute...Quand on voit à quel point on détourne l’attention vers les bonus des cadres ou patron, on fait passer la dose de crack sous la table. Bon courage.



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