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Accueil du site > Actualités > Economie > Un nouveau modèle socio-économique pour sauver la France : trop innovant (...)

Un nouveau modèle socio-économique pour sauver la France : trop innovant ?

Une proposition de nouveau modèle socio-économique, libéralisant les ressources humaines (révolutionnaire ?), pour assurer le plein emploi : qu’en pensez-vous ?

Un nouveau modèle de société a été pensé en 1995 entre un jeune libéral et son père haut fonctionnaire plus socialiste, débattant alors en Afrique de politique économique. Après moult débats, ces deux extrêmes tombèrent d’accord sur un nouveau modèle socio-économique qui semble séduire tous ceux à qui il est proposé, à l’exception des jeunes qui, n’ayant encore aucune expérience du monde du travail, ont encore une vision romantique du monde du travail... et vous ?

Le constat est le suivant :


- les entreprises ont besoin de flexibilité de recrutement et de désengagement pour honorer des contrats ponctuels. Faute de cette flexibilité, et ne pouvant s’engager à long terme avec des ressources humaines alors qu’elles reçoivent une commande à court terme d’un client, elles préfèrent ne pas honorer ce contrat et jouer "a minima". Pourtant, pouvoir honorer ces contrats permettrait d’embaucher plus, donc d’injecter du pouvoir d’achat, donc de créer plus de contrats.


- les travailleurs ont besoin de sécurité d’emploi afin de pouvoir dépenser, consommer, s’endetter (achat d’un logement), et in fine de créer des ventes, des contrats, et des embauches.
Ces deux acteurs économiques complémentaires, avec des contraintes pourtant diamétralement opposées, pourraient donc chacun contribuer à faire tourner l’économie vertueusement ! Tout l’art de la politique économique est d’ajuster ce fragile équilibre.

L’idée est donc d’introduire un troisième acteur qui, tels les chambres de compensations bancaires ou les réassureurs, joue ce rôle d’amortisseur, de prise de risque : des agences d’employés fourniraient aux entreprises la flexibilité voulue et aux employés un contrat en CDI indépendant des aléas de l’employeur final.

En externalisant les ressources humaines chez ces spécialistes, en étant employé d’une agence et non d’une entreprise, la gestion des ressources humaines devient enfin orientée employés et non employeurs, et se professionnalise (formations selon les besoins du marché de l’emploi, santé et stress, recherche de poste, gestion de carrière, etc.) bien mieux qu’aucun travailleur ne saurait le faire lui-même !

Les entreprises pourraient enfin adapter leurs ressources à leurs besoins le plus efficacement (rendre les ressources inadaptées ou non utilisées à l’agence, en demander d’autres, répondant à de nouveaux besoins, selon les aléas du carnet de commande), et ce sans risque de peser dans les comptes à long terme, et donc pourront répondre aux commandes aléatoires du marché, créer de l’emploi, donc du pouvoir d’achat et, in fine, de nouvelles commandes.
De même, les salariés, même "utilisés" chez des entreprises à risques (TPE, start-up, en crise...) pourront, assurés de leur CDI chez leur agence, consommer et contracter les emprunts nécessaires à leur avenir (logement, etc.) et donc... générer aussi de l’emploi.

Ces agences existent déjà : les agences d’intérim (mais qui n’emploient pas en CDI, n’assurant donc pas l’intégralité de ce cercle vertueux) ou, mieux, les sociétés de prestations externalisées ou encore les "SSII" où les jeunes ingénieurs, souvent, font leurs premières armes : ces derniers, en position de force sur le marché pour refuser les emplois précaires sous forme d’intérim, sont recrutés en CDI par ces pseudos SSII pour être revendus sous contrat de service pour quelques mois de missions ou projets à des industriels dont les commandes sont fluctuantes et les coûts en ressources lourds. Elles jouent donc ce rôle et ce avec succès, à voir les croissances des Altran, Alten et autres acteurs de ce marché à la limite du "délit d’esclavage", terme juridique commun pour désigner cette pratique proscrite, mais tolérée dans ce cas de revente de personnel. Ces sociétés sont incomparablement mieux armées et plus efficaces que les agences gouvernementales (ANPE, APEC...) ou les employés eux-mêmes pour trouver un "client", employeur final, à leurs recrues : compétition, intéressement, cadres commerciaux, tous les moyens de l’économie de marché moderne, à l’efficacité prouvée, sont mis à la disposition des gestionnaires d’équipes pour "placer" leurs poulains.

Une déréglementation, ou re-réglementation, de ce marché des ressources humaines, permettrait à ces acteurs de jouer enfin ce rôle sans plus aucun complexe, pour le bien de nos deux acteurs économiques fondamentaux.
Mieux, on peut imaginer que les charges, impôts et taxes diverses relatif au travail afin d’"assurer" les formations (Congecif) et le chômage (Assedic), services rendus finalement directement par l’agence ou ses prestataires privés (formateurs, réassureurs) baissent.

En poussant le modèle bien plus loin, on peut imaginer une véritable révolution de la gestion de notre manière de gérer nos capacité de travail : si ces agences, en professionnels prévoyants, veulent faire de la "R&D" c’est-à-dire construire elles-mêmes les ressources qu’elle jugeront plus adaptées au marché et plus rentables pour elles parce que construites par elles, elles pourraient à terme gérer aussi les formations professionnelles initiales, en "embauchant" dès le bac, leurs futures ressources et leur proposant les formations (internes ou externalisées à des écoles et universités spécialistes) les meilleures en termes de "valeur ajoutée".
Car c’est de cela, in fine, dont il s’agit : apporter à chacun, jeune ou quinquagénaire, le maximum de valeur ajoutée, d’"employabilité" afin d’être toujours demandé au meilleur prix sur le marché. Et en général au meilleur emploi, plus intéressant et motivant pour l’employé lui-même.

Ce modèle social est l’aboutissement du modèle actuel : alors que le monde économique est libéral (et qu’il a été prouvé par les faits que ce modèle est, pour le moment et tant qu’aucune autre alternative plus efficace n’a été trouvée), le plus efficace, y compris pour créer de l’emploi, le chaînon économique majeur des ressources humaines est toujours non libéral : géré par des organismes d’Etats et par les individus eux-mêmes, loin de l’efficacité des entreprises privées et de leurs moyens et méthodes modernes, elles fournissent des bataillons de ressources pas ou mal adaptées à ces dernières. Et, étant toujours mieux servi par soi-même, rendre aux entreprises le pouvoir de former elles-mêmes leurs futures ressources ne serait que logique.

De même et toujours plus loin, on peut imaginer que ces agences "achètent" leurs employés à des universités privées, à charge donc pour elles de former au mieux, au plus près des besoins, leurs bataillons d’étudiants. Et de même encore, qu’elles-mêmes se "fournissent" en étudiants dans les lycées et écoles, ceux à qui elles se jugeront capables d’apporter le plus de valeur ajoutée et donc de "marge" à la "revente".

C’est ainsi, en termes de "valeur ajoutée" comme pour toute autre création de produit et service, qu’il faut penser la gestion de ressources humaines, par les écoles, universités et autres organismes de formation professionnelles, agence. C’est en étant motivé par l’"achat", la création (formation), et la "vente", cette valeur ajoutée, et non une valeur absolue, que chaque acteur socio-économique libéral apportera le plus d’effort et d’efficacité, donc de résultat, à la pleine employabilité, même du plus défavorisé des élèves : il sera plus "rentable" de former un mauvais élève et d’en faire un employé moyen (marge= 10-0=10, en grossissant le modèle) , que de former un excellent élève à devenir un excellent ingénieur (marge= 20-20=0), contrairement au modèle actuel. Le système pourrait donc s’avérer finalement bien plus social qu’aujourd’hui !

Certains, en particulier les jeunes, encore romantiques quant à leur vie professionnelle, voient ce modèle comme une ultime capitalisation de leur vie et, pire, "un homme n’est pas une marchandise" ! Mais si. Un homme est une ressource pour une entreprise, en général ni plus ni moins, et penser que les RH sont là pour gérer votre carrière plutôt que les intérêts de l’entreprise est utopique. Après quelques années, les désillusions de promesses de la RH rarement tenues (formations, évolution de carrière...) viennent assombrir cette image et "déniaiser" la jeune recrue qui, souvent, n’a jamais lu complètement ni son contrat ni l’accord de branche et ne connaît pas ses droits. Et bien sûr, nul n’est tenu de confier son avenir professionnel à une agence... ; s’il préfère se gérer lui-même : c’est le cas aujourd’hui des "free-lance", par exemple. Avec les risques et besoins afférents à assumer.


L’économie fonctionne en mode "pull", la demande dirigeant l’offre. Mais la formation de nos jeunes fonctionne aujourd’hui en mode "push", créant une offre rarement en adéquation, en quantité et qualité, avec la demande. Comme un maillon à l’envers dans une chaîne, il bloque. Ce n’est qu’en rendant cohérent et compatibles tous les éléments de la chaîne, de l’écosystème économique et, en premier lieu le plus important, l’homme, qu’on pourra débloquer le système pour le faire tourner vertueusement.

Et vous, qu’en pensez-vous ?


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54 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 21 mai 2008 10:35

    Excusez moi de vous signaler qu’il est déjà impossible pour les TPE d’accèder aux marchés des grandes entreprises,puisque ces grandes sociétés établissement à partir de normes,des shotlists et à moins de devenir sous traitant du sous-traitant,les TPE n’ont aucunes chances

    Ce qu’il faut c’est supprimer ces normes débiles qui privilégient les grosses sociétés aux détriments des moyennes et des petites dans l’accès aux marchés des prestations de services

    En effet c’est l’Etat qui (sous les socialistes) instauré ses normes débiles uniquement pour priviliégier les grosses sociétés de prestation de services,dont une bonne partie aujourd’hui sont aux mains des fonds de pension américain et dont l’objectif c’est de faire un max de bénéfice ,quitte à faire de la délocalisation.

    Alors que dans le même temps ,les TPE qui disposent de ressources galérent pour se développer

     


    • Djanel 21 mai 2008 14:44

       

      .

      .

      .

       

      Moi Djanel j’ai inventé l’eau chaude, si ! si ! comme l’auteur vient de découvrir le travail intérimaire.

       

      Je connais des gens qui ont 15 à 20 ans d’ancienneté dans le travail intérimaire. La duré moyenne de leur mission est de 20 à 30 jours mais ce n’est qu’une moyenne. Une mission ne peut durer que de quelques jours et même parfois seulement une journée ou même une demi-journée. Qu’importe si c’est légal où non, on vous posera la question acceptez-vous la mission, il faut répondre oui. L’intérimaire peut perdre son emploi du jour au lendemain. Moi-même, je me suis fait virer le matin en arrivant au travail. « On ne vous a pas dit hier qu’il ne fallait pas venir. » « Non » et je suis reparti la queue entre les pattes car étant chez un patron ce n’était pas l’endroit idéal pour se scandaliser. Lorsque l’on est inscrit dans une entreprise intérimaire, vous ne pouvez pas non plus refuser une mission car vous risquez de vous retrouver sur la liste noire et ainsi ne plus recevoir d’elle du travail. Çà m’est déjà arrivé.

       

      Alors si l’auteur croit avoir inventé la flexibilité du travail qu’il pose ses valises et pour augmenter son expérience vivre comme un travailleur intérimaire à plein temps, il se rendra compte qu’il y a toujours un délai de carence entre deux missions où il faut retourner s’inscrire aux ASSEDIC pour toucher un peu d’argent et à chaque coup il perdra 3 jours où il ne sera pas rémunéré. C’est ainsi que nous perdons le bénéfice de la prime des 10% de précarité. Vous ne pouvez pas vous inscrire dans plusieurs agences car refuser une mission, c’est prendre le risque de se retrouver sur la liste rouge. Avec trois millions de chômeurs … vous n’avez pas le choix d’autant plus que l’abominable Sarkozy nous met en concurrence avec les travailleurs étrangers qui pourront émigrer s’ils ont un emploi en France. Donc pour une entreprise, il ne lui sera pas difficile d’aller recruter à l’étranger. En plus, il veut empêcher par une loi un chômeur de refuser un emploi.

       

      Ainsi Monsieur le libéralisme vous comprendrez que les dés sont pipés parce que même le concept du libre échange et de la liberté des prix chers aux libéraux est refusée aux travailleurs de se vendre aux meilleurs prix.

       

      Vous n’avez donc rien découvert Monsieur seulement débaptisé l’agence d’intérim pour la renommer « agence d’employés » comme Sarkozy vous faites des révolutions en ne changeant que votre vocabulaire. Cela s’appelle réformer tout en ne changeant rien sinon vouloir détruire le code du travail en déréglementant tout en faveur des patrons. Car vouloir pondre une loi pour interdire aux chômeurs de refuser un emploi, c’est tricher avec les règles même du capitaliste qui exige que les prix soient librement consentis. C’est refusé toute liberté commerciale au chômeur qui sera condamné à accepter le prix du salaire fixé par son futur patron ( qui peut être considérer normalement dans commerce de libre échange comme son client.) Les patrons ne sont pas seulement des offreurs d’emplois mais peuvent être aussi considérés comme des demandeurs, ils recrutent et par conséquent font des appels d’offre qui est une demande sur le plan commercial, et les chômeurs pas seulement des demandeurs mais aussi des offreurs, c’est à dire des vendeurs qui offrent ce qu’ils on à vendre : leur force de travail. Mais tout ce libéralisme est refusé aux travailleurs qui n’auront plus le droit de discuter les propositions patronales. Cette  loi qui interdirait aux chômeurs de refuser un emploi, donne au patron toute la liberté de fixer le prix du salaire d’une manière unilatérale.

       

      Donc Sarkozy triche avec toutes les règles y compris le dogme du capitalisme qui exigent que les prix soient consentis librement de par et d’autres dans une transaction entre deux personnes.

       

      Conclusion Sarko nous trahit après nous avoir promis qu’il ne nous mentirait pas … qu’il nous ne trahirait pas ….


    • Djanel 21 mai 2008 16:28

       

      Quel est le con qui m’a enlevé un point positif ? Pas foutu de répondre le lâche. Et pourtant, je vante libéralisme ici mieux que l’auteur lui-même alors que je suis de gauche.

       

      Une petite correction dans cette phrase où je parle des patrons, il manquait le mot équitable : « qui peut être considérer normalement dans commerce équitable de libre échange comme son client » ce qui veut dire que les patrons sont les clients des chômeurs. C’est une révolution, Monsieur le moinsonneur.

      hé oui, le chômeur n’est pas seulement un demandeur ni un assisté qui demande l’aumone en cherchant du travail mais aussi un offreur qui propose sa force de travail. En cela, il doit être respecté.


    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 21 mai 2008 19:16

      @ Djanel

      Vous avez raison, un travailleur est un vendeur.

      Vous faites une confusion, ce n’est pas vis-à-vis d’un patron que le chomeur peut ou non refuser un emploi, mais vers son organisme d’assurance (Assedic) qui verse une prime au chomeur, à contre-partie pour ce dernier d’accepter ses offres.

      Le libéralisme n’est ni de droite ni de gauche, il s’agit plutôt d’un triangle. Il existe beaucoup d’anti-libéraux de droite, à commancer par Le Pen, de Villiers, mais aussi une grande partie de l’UMP. Bertrand Delanoe vient de faire son ’comming out" libéral.

      Pour en revenir à l’article, la différence avec l’interim est claire, puisqu’il est introduit une notion de pérénité d’emploi. L’idée n’est pas bête, mais avec la règlementation actuelle, il est difficile d’inover socialement.

      Ce genre d’activité s’appelle le "marchandisage" et est strictement interdit, sauf dans le cadre de l’interim justement.

      Une telle activité pourrait séduire des travailleurs, et donc séduire des entreprises.

      Il y a encore beaucoup de rigidité, et c’est pas gagné !


    • globetrotter globetrotter 23 mai 2008 19:08

      ps : je m’excuse de n’avoir pas répondu assez vite aux premiers commentaires sur mon article, étant au Japon et moins disponible que je ne devrais l’être. (il est 2h am ce vendredi soir et je suis sur mon pc pour répondre d’un bloc à vos commentaires, dont je vous remercie du reste.)

      Merci donc de me lire un peu plus bas.


    • el bourrico 21 mai 2008 10:48

      "Vertueusement" .... c’est une plaisanterie j’espère.

      Désolé, mais l"Entreprise" n’est pas le but d’une vie, aller bosser non plus, s’endetter encore moins, c’est vraiment ridicule et simpliste comme vision. L’individu n’existe pas dans cet hideux tableau, l’auteur affirmant que l’homme est une marchandise... Il ne peut donc que se vendre.

      Article décrivant une vision que je trouve absolument infecte... Je plains l’auteur, je n’aimerai pas avoir ce genre de pensées trop sinistres, a ce point déshumanisées... et surtout qui n’aboutissent à rien, car trop étriquées.

      A vomir.


      • el bourrico 21 mai 2008 10:50

        Et Lerma encore et toujours en train de faire sa propagande et de mener sa gueguerre gauche/droite.

        Il pourrait parfois dire des choses intéressantes si ses clichés ne venait révéler son insuffisance.

        Bref, toujours aussi comique, ridicule, et à coté de la plaque.


      • ze_katt 21 mai 2008 12:40

        "Désolé, mais l"Entreprise" n’est pas le but d’une vie, aller bosser non plus, s’endetter encore moins, c’est vraiment ridicule et simpliste comme vision. L’individu n’existe pas dans cet hideux tableau, l’auteur affirmant que l’homme est une marchandise... Il ne peut donc que se vendre."

        Parfois, avoir une vison comptable de l’humains ne serati pas si idiot que ca. Que coute à la société un rmiste entre sa formation et les differentes aides qu’on va lui verser ( tout sa vie parfois). Combien couterait en comparaison une formation adaptée, même en cours quasi-particulers pour lui permettre de devenir "employable ?


      • Zalka Zalka 21 mai 2008 10:51

        Cet article n’amène absolument rien de neuf et sous couvert de repenser l’intérim, vous faites l’apologie de l’homme marchandise, du libertarianisme et cassez à bon compte tout ce qui ne serait pas strictement privé.

        Je trouve cela choquant. Ce n’est pas que je sois un jeune idéaliste (je suis trop cynique), mais je ne partage pas l’avis de quelqu’un qui ne propose que foncer tête baissée dans le mur. En fait, vous êtes une sorte de Pangloss : "tout est bien sinon ce ne serait pas".


        • Krokodilo Krokodilo 21 mai 2008 10:57

          Dans le domaine médical, il y a quelques exemples qui se rapprochent du principe exposé, mais ce n’est pas toujours convaincant : dans les hôpitaux corses, par exemple, à la suite de plusieurs années d’une gestion laxiste (recrutement très large de personnel au-delà des besoins...), il n’y a parfois plus de budget pour le recrutement de temps plein médecins, du coup la Corse est la région qui fait le plus appel au "mercenariat médical", des spécialistes recrutés pour une durée déterminée, mais c’est au final largement plus coûteux...


          • Tristan Valmour 21 mai 2008 11:32

             

            Bonsoir,

             

            Sur le constat besoins opposés employés/employeurs : ok

             

            Troisième acteur : non ! C’est la multiplication des intermédiaires qui fausse le système économique vertueux. Au contraire, il faut toujours privilégier le circuit court et simple : du producteur au consommateur. Vous voulez (le jeune libéral dont vous parlez en intro, c’est vous n’est-ce pas ?) complexifier un système qui l’est déjà suffisamment. Au contraire, il faut le simplifier. Mais si on fait court et simple, de nombreuses personnes n’auront plus d’emploi parce que la productivité est telle qu’on n’a plus besoin de beaucoup de main d’œuvre pour assurer les besoins essentiels d’un être humain. D’ailleurs, ce sont les intermédiaires qui, dans tous les secteurs, gagnent le plus. Cela nécessiterait alors de partager les ressources disponibles et le temps de travail différemment. Ce que ne veulent naturellement pas ceux qui ont le plus à perdre dans l’histoire, et c’est normal. Simplement, on peut parvenir à une société où il y a un travailleur pour (le nombre donné est fantaisiste et ne sert que d’illustration) 20 oisifs. Alors, pour les occuper, il faut inventer des produits et services inutiles. Ce faisant, il perd son humanité.

             

            De plus, il existe déjà de nombreux systèmes assurant la souplesse d’emploi : portage salarial, entrepreneur-salarié, temps de travail partagé (un employé travaille en CDI, mais pour plusieurs entreprises).

             

            « loin de l’efficacité des entreprises privées et de leurs moyens et méthodes modernes » : si les entreprises privées étaient si efficaces et employaient des méthodes si modernes, pourquoi sont-elles nombreuses à faire faillite ou à employer les paradis fiscaux ? Quant à la formation professionnelle, désolé, mais c’est un monde où les incompétents sont beaucoup plus nombreux que dans la formation initiale publique et privée.

             

            Enfin, tout modèle de société, le nôtre comme celui que vous proposez, basé uniquement sur une conception mercantile de l’être humain n’est pas humain. Et c’est là que se situe le problème : on a oublié ce qu’était un être humain, on le force à construire un univers artificiel, un système d’échange artificiel. Les problèmes que l’on rencontre ne sont que le fruit de cette résistance inconsciente.


            • globetrotter globetrotter 23 mai 2008 17:43

              Je ne propose pas un système réduisant l’homme à son travail, je parle de cet aspect de l’homme. Ses apects familiaux, personels, etc sont pas l’objet de cet article même s’ils sont liés (financièrement par exemple).

              Mais restons pragmatique et pas utopiques comme beaucoup de réponses ici : vous travaillez, vous devez travailler (nul ne paiera vos repas et votre toit à votre place pour vos beaux yeux...), mais comment réussir à trouver et conserver le meilleur emploi que vous puissiez remplir ? Vous même ? L’état ? Non. Un professionnel, doté d’un bon réseau de clients, rompu à la négociation des salaires et avec une vision de l’avenir de votre type d’emploi, dépendant de votre salaire et donc de votre avenir professionnel a long terme, a tout intérêt à savoir vous former et vous "placer" au mieux, toute votre vie. Vous, non (combien de fois avez vous cherché un emploi, et réussi avec efficacité ?), l’état, encore moins.

              Et il n’y a aucune honte à se faire "vendre", ou plutot "louer" par une société privée. Mais rien ne vous interdit de le faire encore vous même, comme je l’ai bien précisé dans mon article.

              Et enfin, oui, si, la force de travail (si vous préférez ce terme à "ressource humaine") est une marchandise : demandez donc aux employeurs, DG en tête, comment ils considèrent et compatibilisent cela. Rien d’anormal, ne soyons pas naifs, c’est le role et raison d’etre d’une entreprise privée de faire des béénfices, donc d’acheter et de vendre au meilleur prix , ressources comprises, dont...vous, cf votre négo de salaire initiale et annuelle (remember ?).

              mais encore une fois, je ne réduit pas l’Homme à ça, mais le sujet de cet article porte sur cet aspect de la vie, pas les autres, sociaux, perso, etc...

              Ne tirez pas sur l’ambulance !


            • yannick yannick 21 mai 2008 11:44

              wow, ils ont inventé le système intérimaire suisse !

              Je préfère celui-ça, qui s’il est plus utopique, me semble plus respectueux de l’être humain : http://tiki.societal.org/tiki-index.php

               


              • Emile Red Emile Red 21 mai 2008 13:01

                D’accord avec vous Yannick, c’est un bon système.

                Assez de cette perpétuelle propagande de l’homme-marchandise qui ne gagne rien et perd beaucoup, entre le libéralisme, le libertarienisme et autres idéologies asservissante.

                L’homme a envie de vivre, pas de travailler...


              • globetrotter globetrotter 23 mai 2008 17:33

                Oui, l’homme a envie de vivre. Mais pour vivre, il faut des moyens. Donc travailler. Et mon système propose l’emploi à vie, indépendament des aléas des entreprises finales. Cessons de réver, revenez sur terre : que je sache, vous travaillez non ? Vous préférez la situation actuelle, a lier votre avenir à l’entreprise sur laquelle vous n’avez aucune prise ?


              • Tintin Tintin 21 mai 2008 13:21

                Il faut croire que le modèle économique que vous proposez n’est pas viable en dehors d’un marché de l’emploi favorable aux employés, ou alors personne n’a osé tenter l’expérience en France. La grosse difficulté pour ces agences serait de gérer les creux, les périodes de "chômage" de leurs poulains.

                Je préfère l’idée d’un contrat unique, qui respecte l’égalité en droit, avec une durée de préavis proportionnelle à la durée de l’emploi. Simple, efficace et juste.


                • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 21 mai 2008 19:57

                  @ tintin

                  Vous avez raison, sauf dans la réalité !

                  Je partagerai votre opinion si elle ne se heutait à la réalité d’un risque de licenciement économique. Dans ce cas, l’employeur doit pouvoir réagir très vite, au risque de mettre toute l’entreprise en difficulté. Et le salarié se retrouve donc avec une protection bien aléatoire !


                • globetrotter globetrotter 23 mai 2008 17:31

                  C’est dommage de lier le préavis et les indemnités à la durée de l’emploi : pourquoi un jeune arrivé paierais les pots cassés plus qu’un ancien qui a déjà bien économisé, a une expérience plus vendable, etc ? Ce n’’est pas de l’égalité, et c’est pourquoi on se retrouve encore en France avec le plus médiocre taux d’emploi des jeunes...


                • T.REX T.REX 21 mai 2008 14:07

                  à L’AUTEUR,

                  Je suis d’accord avec Tintin, la plus grosse faille de votre système "d’Intérimaires en CDI" c’est qu’il faudrait que votre agence utopique paie ses employés même lorsqu’il n’y a pas de travail pour eux.

                  Ce qui revient à déplacer le problème de flexibilité des Entreprises vers l’Agence sans le résoudre.

                  Evidemment, ce serait plus facile pour l’agence de le gérer, mais resterait un problème coûteux ! 

                  C’est pourquoi les agences d’intérim ne se mouillent pas. Elles ne paient les employés que lorsqu’ils ont des missions....pourquoi d’autres types d’agences prendraient-elles des engagements si risqués et rapportant moins en définitive ?

                  Le délit de vente de main d’oeuvre s’appelle "Délit de Marchandage" et ce n’est pas interdit pour rien. L’Homme n’est pas une marchandise ! Il aurait été plus simple de ne pas abolir l’esclavage !

                   


                  • globetrotter globetrotter 23 mai 2008 17:52

                    Les sociétés d’interim ne peuvent, par la loi, embaucher en CDI. Les SIII, en contournant la loi, le font (elles vendent des "projets", en fait des missions d’interim déguisées).

                    Ces dernières, vu leurs succès (Alten 10.000 ingénieurs, Altran groupe, plus que ça encore, plus gros recruteurs de france, etc...) démontrent le succès de la méthode qu in’a plus rien à prouver. Alors, trêve de rèveries utopiques de socialo-humanoiste, soyons pragmatiques, et pourquoi ne pas généraliser une recette qui marche si bien, depuis longtemps ?? (ps : je devance les mauvais coucheurs qui parleront du scandale Altran : le cours de bourse par bilan compable trafiqué n’a rien a voir ou presque avec les employés, qui n’ont pas été licenciés pour autant. Certains "temps" ont été durs mais c’ets le métier de ces "agences" que de savoir être le "tampon" de ces périodes basses en jouant sur les congés, formations etc entre deux missions)


                  • T.REX T.REX 21 mai 2008 14:25

                    à l’auteur,

                    A la 2ème lecture, on a le sentiment d’être plogé dans "le meilleur des mondes" d’ Aldeous huxley où les humains dès la naissance sont conditionnés pour satisfaire les besoins planifiés de la société de manière à en être heureux ! Aucun libre arbitre, mais le bonheur assuré et un fonctionnement optimal pour le profit de QUI ? Autant fabriquer des robots, ce que sont pour vous les travailleurs à priori.

                    Je suis d’accord avec vous, les jeunes un tant soit peu "romantiques" vont se sauver en courant.

                    Qu’elle est l’intérêt de cette vie servile que vous nous proposer ?

                    Pour ce qui est de votre calcul du coût et de la rentabilité de la formation d’un cancre par rapport à un ingénieux, je dois admettre que je n’y ai rien compris.

                     

                    Enfin, lorsque vous assurez que la demande dirige l’offre...rien n’est mois sûr aujourd’hui. Il n’est pas rare de voir les Entreprises créer des besoins, susciter la demande, pour avoir de nouveaux débouchés et continuer de se développer ! 

                     

                     


                    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 21 mai 2008 20:21

                      @ T-Rex

                      L’homme n’est pas une marchandise !

                      En revanche sa production l’est.

                      Si, pour vous (ce que je ne pense pas), l’homme est réduit au seul résultat de sa production, vous avez raison, la vision initié par l’article est effrayante.

                      Si, au contraire, vous pensez l’homme dans de multiples dimensions, alors, la proposition ne devient qu’une façon d’optimiser un seul aspect de la vie, et perd en cela son caractère tyrannique.

                      Je ne sais pas si cette solution est la panacée. Elle mérite néanmoins d’être débattue. Plusieurs objections tombe à une lecture attentive de l’idée : Le chomage entre deux mission : c’est justement le centre du propos que de garantir un emploi pérène. Le surcoût : il est déjà assuré par les cotisations chomages qui deviennent de ce fait inutile.

                      En revanche, je ne comprends pas non plus l’équation cancre/ingénieur. Et vouloir tout confier à une seule agence, ou un seul type de structure glace mon sang de libéral !

                      Enfin, cela a été largement prouvé par tout les grand économistes : c’est l’offre qui crée le marché et non la demande.


                    • T.REX T.REX 22 mai 2008 09:47

                      à l’homme libre qui dit : "Plusieurs objections tombe à une lecture attentive de l’idée : Le chomage entre deux mission : c’est justement le centre du propos que de garantir un emploi pérène."

                       

                      Non mon cher, l’objection ne tombe pas : la SuperAgence de l’emploi ne peut vous garantir q’une autre mission dans vos cordes va vous être confié immédiatement. Des temps morts existeront et l’agence ne pourra ou ne voudra les prendre en charge.

                      C’est l’écueil principal de cette idée. 


                    • globetrotter globetrotter 23 mai 2008 18:01

                      Si, l’agence vous garde ne CDI et donc vous paie entre deux missions (ou emplois, puisque vous pouvez très bien rester 10 ans chez un de ses clients, lagence étant une sorte de DRH externalisé et mutualisée entre les clients).

                      Elle saura vous trouver un emploi bien plus vite que vous ou moi. Si non, le constat de votre non employabilité la poussera a vous former à un autre type de métier où vous pourrez enfin travailler et qui vous fera enfin vivre. (à part si vous tenez absolument à devenir artiste peintre... et cigale, mais ce n’est pas le cadre de votre présence dans cette agence et vous pourrez alors, d’un commun accord, vous donner mutuellement congé...).

                       

                      Je recadre une précision : l’agence, remplaçant à la fois l’ANPE, les ASSEDICs et les RH internes d’entreprises, ne peut révoquer unilatéralement votre CDI (en d’autres termes, vous virer), sauf faute grave de votre part. Et si elle venait à faire faillite et donc faire défaut de paiement de salaires, comme dit, un système de réassureurs (comme le banques en ont et bien d’autres métiers) vous "repèche". Bref, comme l’ANPE/ASSEDIC aujourd’hui, mais au lieu de faire porter la charge de gestion de votre carrière par les RH des sociétés (une PME ou TPE n’ a aucun moyen de gérer cotre carrière et employabilité/formation a long terme), cela est pris en charge par ces organismes qui, privés et en concurrence (pour leurs clients comme pour vous d’ailleurs qui irez signer votre CDI au mieux disant), seront bien plus efficaces, comme la plupart des externalisations chez des spécialistes dont c’est vraiment le métier !


                    • globetrotter globetrotter 23 mai 2008 18:10

                      Vrai sauf pour les RH : ce n’est pas la création d’un nouveau diplomé qui va créer spontanéement le besoin et le poste... ! On parle ici de BtoB, pas de B2C où on peut créer des besoins immédiats et artificiels par le marketing (j’en sais qq chose, j’étais directeur marketing...). Du reste quand vous espérez créer un besoin, vous faites une étude de marché et de besoins préliminaires et un business plan à partir de statistiques concretes. J’aurais aimé voir cela pour nos bataillons de diplomés d’Histoire de l’Art, de langues, de Philo, de Lettres, etc... Et enfin, ma foi, si l’"agence" ou l’Université qui a pris ce risque de vous former à ce nouveau métier veut vous payer à ne rien faire si elle ne réussi pas à créer ce nouveau marché, je n’y vois pas trop d’inconvénients (bien que je n’y confierais pas ma progéniture...), puisque c’est bien le but de ce système que de mettre les acteurs de la RH, depuis la formation initiale, au pied du mur de leurs investissements... et plus des notres.

                      Dans les RH, j’espère tout de même que vous réalisez que former un diplomé qui réponde à des offres d’emploi concrètes a tout de même de bien plus fortes chances de voir se concrétiser une embauche que former un diplômé et... prier Dieu qu’un "marketeur RH" réussisse à créer le besoin donc le poste qui lui siera !

                      Du reste, n’est ce pas cette dernière méthode qui a si bien "réussi" en France, avec le succès qu’on sait (le plus piètre taux d’emploi des jeunes de l’OCDE...) ???

                      Merci donc de jouer l’avocat du diable, mais en restant honnête et les pieds sur terre...


                    • Djanel 21 mai 2008 14:51

                       

                      deuxième postage car je ne veux pas passer inaperçu !!!!

                      .

                      .

                       

                      Moi Djanel j’ai inventé l’eau chaude, si ! si ! comme l’auteur vient de découvrir le travail intérimaire.

                       

                      Je connais des gens qui ont 15 à 20 ans d’ancienneté dans le travail intérimaire. La duré moyenne de leur mission est de 20 à 30 jours mais ce n’est qu’une moyenne. Une mission ne peut durer que de quelques jours et même parfois seulement une journée ou même une demi-journée. Qu’importe si c’est légal où non, on vous posera la question acceptez-vous la mission, il faut répondre oui. L’intérimaire peut perdre son emploi du jour au lendemain. Moi-même, je me suis fait virer le matin en arrivant au travail. « On ne vous a pas dit hier qu’il ne fallait pas venir. » « Non » et je suis reparti la queue entre les pattes car étant chez un patron ce n’était pas l’endroit idéal pour se scandaliser. Lorsque l’on est inscrit dans une entreprise intérimaire, vous ne pouvez pas non plus refuser une mission car vous risquez de vous retrouver sur la liste noire et ainsi ne plus recevoir d’elle du travail. Çà m’est déjà arrivé.

                       

                      Alors si l’auteur croit avoir inventé la flexibilité du travail qu’il pose ses valises et pour augmenter son expérience vivre comme un travailleur intérimaire à plein temps, il se rendra compte qu’il y a toujours un délai de carence entre deux missions où il faut retourner s’inscrire aux ASSEDIC pour toucher un peu d’argent et à chaque coup il perdra 3 jours où il ne sera pas rémunéré. C’est ainsi que nous perdons le bénéfice de la prime des 10% de précarité. Vous ne pouvez pas vous inscrire dans plusieurs agences car refuser une mission, c’est prendre le risque de se retrouver sur la liste rouge. Avec trois millions de chômeurs … vous n’avez pas le choix d’autant plus que l’abominable Sarkozy nous met en concurrence avec les travailleurs étrangers qui pourront émigrer s’ils ont un emploi en France. Donc pour une entreprise, il ne lui sera pas difficile d’aller recruter à l’étranger. En plus, il veut empêcher par une loi un chômeur de refuser un emploi.

                       

                      Ainsi Monsieur le libéralisme vous comprendrez que les dés sont pipés parce que même le concept du libre échange et de la liberté des prix chers aux libéraux est refusée aux travailleurs de se vendre aux meilleurs prix.

                       

                      Vous n’avez donc rien découvert Monsieur seulement débaptisé l’agence d’intérim pour la renommer « agence d’employés » comme Sarkozy vous faites des révolutions en ne changeant que votre vocabulaire. Cela s’appelle réformer tout en ne changeant rien sinon vouloir détruire le code du travail en déréglementant tout en faveur des patrons. Car vouloir pondre une loi pour interdire aux chômeurs de refuser un emploi, c’est tricher avec les règles même du capitaliste qui exige que les prix soient librement consentis. C’est refusé toute liberté commerciale au chômeur qui sera condamné à accepter le prix du salaire fixé par son futur patron ( qui peut être considérer normalement dans commerce de libre échange comme son client.) Les patrons ne sont pas seulement des offreurs d’emplois mais peuvent être aussi considérés comme des demandeurs, ils recrutent et par conséquent font des appels d’offre qui est une demande sur le plan commercial, et les chômeurs pas seulement des demandeurs mais aussi des offreurs, c’est à dire des vendeurs qui offrent ce qu’ils on à vendre : leur force de travail. Mais tout ce libéralisme est refusé aux travailleurs qui n’auront plus le droit de discuter les propositions patronales. Cette  loi qui interdirait aux chômeurs de refuser un emploi, donne au patron toute la liberté de fixer le prix du salaire d’une manière unilatérale.

                       

                      Donc Sarkozy triche avec toutes les règles y compris le dogme du capitalisme qui exigent que les prix soient consentis librement de par et d’autres dans une transaction entre deux personnes.

                       

                      Conclusion Sarko nous trahit après nous avoir promis qu’il ne nous mentirait pas … qu’il nous ne trahirait pas ….


                      • Djanel 21 mai 2008 16:00

                         

                         

                         

                        C’est la traversée du désert ici. Pas vu hihihi. Il n’y a vraiment qu’avec les trolls qu’on s’amuse au moins eux, ils répondent. Pas toujours dans la galanterie mais on s’habitue. Il faut que Morice nous ponde un article sur le pape. Un sujet polémique parce qu’ici je suis dans un désert d’ennuis.


                      • wiztricks 21 mai 2008 21:26

                        Et de ce point de vue, la SSII ne vaut pas mieux que l’agence d’intérim.


                      • foufouille foufouille 21 mai 2008 15:10

                        le liberalisme est une utopie "magique". tout fonctionne tout seul sans regles. comme l’anarchie

                        le liberalisme est comme l’etat socialiste russe, la porte ouverte pour une bonne dictature vu que l’homme (pauvre) devient une marchandise.

                        seul les bobos bourgeois peuvent y croire. si le liberalisme gagnait, ils dechanterait tres vite. ils deviendrait la marchandise des plus riches qui eux possedent tellement qu’ils peuvent se permettre d’attendre le pigeon ideal.......


                        • remi 21 mai 2008 15:15

                          Ce que j’en pense ?

                          Je vais commencer par decrire ma situation personnelle. Je sors d’une ecole d’ingenieurs reputee, en enchainant par une experience professionnelle d’environ deux ans a l’etranger. Mon profil, sans vouloir me vanter, les SSII se l’arrachent. J’ai opte pour une des deux que vous avez citees.

                          Remuneration
                          La moitie de mon salaire part directement dans les poches de ma SSII. Dans ce qui reste, la moitie part en charges patronales. Globalement, je touche environ un quart de ma facturation (et encore, une partie part en cotisation, et impots... mais ca, c’est un autre debat). Au final, il me reste de quoi vivre tres correctement, mais je vais galerer lorsqu’il s’agira d’acheter mon appart.

                          Missions
                          Par chance, j’ai choisi un secteur ou les missions fleurissent. Je dois donc avoir le choix. Mais dans une SSII, on ne peut postuler qu’aux missions que l’on nous propose. Aujourd’hui, je suis dans une mission totalement ininteressante. Dans un monde normal, je vais voir mon responsable, je lui dis que je veux faire autre chose. Il a autre chose a me proposer, c’est bien, sinon, je demissionne. En SSII, je dois en parler au manager, qui doit informer le client (en faisant trainer le plus possible, voire totalement "oublier" si je ne le relance pas), puis le client negocie une date de sortie avec le manager. Au final, ca prend beaucoup de temps. Au final, je ne gere pas ma carriere... Seule solution pour booster les choses : menacer de demission.

                          Evolution
                          Lorsque je suis en mission, je ne fais pas vraiment partie de la societe cliente. Mais je n’ai pas l’impression de faire partie de la SSII. Je ne suis pas non plus motive pour travailler plus, car je ne serais pas recompense. Trois evolutions de carriere possibles : rester consultant toute ma vie (c’est plutot rare), devenir manager dans cette SSII, rentrer chez le client en interne.

                          Pour resumer, ce que je pense du systeme que vous decrivez : il existe deja. Est-ce que je le defends ? Dans un monde de bisounours, oui, la question meriterait d’etre posee. En France, ce systeme aboutit a un resultat si ignoble et malsain que c’est non, non et encore non, je le condamne sans appel.

                          N.B. : je n’ai raconte que les aspects superficiels de ce monde de conseil, il y a d’autres aspects bien plus noirs.

                           


                          • ARMINIUS ARMINIUS 22 mai 2008 07:46

                            Rentrer chez le client en interne...mais la tendance et à externaliser les services que proposent les S II, s’installer à son compte et pourquoi pas en cabinet d’ingénieurs associès, vous permettrait :

                            1/ d’être payé à votre juste prix

                            2/ de concurrencer les SII qui se foutent de vous. ( votr facturation devrait pouvoir être largement inférieure)

                            ....par contre il faut faire la démarche commerciale,la gestion etc... . Cela ne devrait pas être trop difficile à mettre en forme :

                            osez !

                             


                          • gnarf 23 mai 2008 15:18

                            >>Trois evolutions de carriere possibles : rester consultant toute ma vie (c’est plutot rare), devenir manager dans cette SSII, rentrer chez le client en interne.

                            Il y a une quatrieme possibilite beaucoup plus valorisante et logique. Apres quelques missions, vous vous etes normalement fait un petit carnet d’adresses, et vous pouvez contacter directement ces gens pour leur demander s’ils ont une mission a faire.

                            Mais cette fois ci, vous proposez de faire la mission a votre compte. Vous quittez la SSII, vous creez votre boite (il y a des entreprises specialisees dans la creation et la gestion de boites de ce genre a un seul employe consultant) et vous proposez un tarif un peu moins cher que ce que votre SSII prenait pour ce genre de mission.

                            Le client paie moins cher, vous gagnez bien plus puisqu’il n’y a plus la SSII...donc vous etes bien plus motive. Le seul desavantage ? Vous vous faites vous-meme vos conges payes entre deux missions, sans salaire...mais comme vous gagnez deux fois plus qu’avant lorsque vous travaillez, vous pouvez prendre 100 jours de vacances par an en gardant le meme niveau de vie.

                            Les SSII sont les maquereaux du metier. Elles profitent de la peur que les gens ont de se mettre a leur compte. Peur irrationelle car la SSII ne vous protege en rien des aleas de la vie et du monde du travail.


                          • globetrotter globetrotter 23 mai 2008 18:26

                            Entièrement d’accord avec vous. Et moi aussi j’ai commencé deux ans chez un de ces acteurs avant de me mettre à mon compte. Avec les aléas que celà demande : je ne saurais jamais avoir un tel carnet d’adresses ni négocier aussi bien. Oui, seul, on peut gagner beaucoup plus... mais à la première crise, vous êtes dehors, pour deux ans voire trois (cela m’est arrivé en 2002-2003...). Alors que lagence vous protège (dans le modèle proposé, il lui est impossible de faire défaut et de vous virer. Et si elle fait faillite un système de réassurance comme expliqué vous "reprends"). Inversement si vous êtes en CDI chez le client, ce dernier se retrouve "coincé" avec vous si ses commandes clients ne suivent pas. Le but du système proposé (ne compare pas avec le système actuel, je réponds à sa rigidité par ce modèle flexible justement) est de contenter les deux parties, pas un au dépend de l’autre !

                            Enfin, ne croyez surtout pas que vous serez mieux payés en CDI chez le client final aujourd’hui que dans votre SSII, eux aussi ont l’oeil rivés sur la ligne "salaires" de leurs bilans comptables !

                            Du reste, puisqu’on "se vous arrache", si vous seriez "si mieux" directement chez un client final, pourquoi n’y êtes pas déjà ? Peut-être par manque de carnet d’adresse, de capacité de négociation, etc ? Effectivement, toutes qualités qu’une agence sait et peut mieux faire qu’un individu seul face à l’industriel...

                            Mais, encore une fois, le modèle proposé n’impose rien ni aux employés ni aux industriels, libre à vous de se proposer seul en contrats flexible (désolé, plus de CDI avec eux, justement pour leur assurer la flexibilité donc prendre des commandes donc créer de l’emploi !) et et à eux de vous prendre en direct (voire en CDI s’ils le veulent et seulement si, mais à leurs risques, s’ils savent mieux gérer votre formation continue qu’une agence dont c’est la spécialité...).

                            Je n’oblige personne, je propose de débloquer le travail chez les industriels en déportant l’obligation du CDI contraignant de eux vers des agences indépendantes des industriels (et TPE/PME, principaux réservoirs de croissance donc d’emplois) soumis aux aléas de leurs carnets de commandes. Une agence de 10.000 employés saura gérer votre formation continue et assurer votre CDI certainement bien mieux qu’une PME de 20 ingénieurs et 100 employés, non ?


                          • melanie 21 mai 2008 15:17

                            Pour pouvoir assurer un CDI permanent aux personnes employées par l’agence en assurant flexibilité aux entreprises et pérénité pour le salarié, il faudrait :

                            Qu’il y ait suffisamment de travail pour assurer au salarié de pouvoir passer d’une entreprise à l’autre, sans "blanc" et qu’il y ai donc sufisamment d’entreprises sur le marché de l’embauche pour satisfaire cette demande, or, dans un contexte d’hémorragie industrielle qui ne fait que commencer, on sait d’ores et déjà que tous les salariés sur le carreau, non ingérieurs et non cadres ne pourront trouver l’équivalent d’emplois dans les offres de service.

                            Il existe une inadéquation entre le nombre de candidats et le nombre de postes , ce qui explique en partie le nombre d’emplois à temps partiel et en CDD ;

                             

                            Le problème se pose touhours à l’envers ; Offre ou demande ??? Pour qu’il y ait offres d’emplois , il faut croissance et c’est là que le bat blesse :

                            Hors BTP, Secteur de l’Eolien, des pompes à chaleur, et encore de l’Informatique de programmation, la croissance est atone , or c’est la croissance qui génère les emplois, en passant par des intermédiaires ou non.

                            www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/un-rebond-trompeur-de-la-croissance-francaise_153362.html

                             

                            Le CDI Non stop pour chacun est une utopie, et seuls les scandinaves et notamment la Suède avouent qu’il n’y a pas assez de postes pour l’ensembre des demandeurs d’emploi.....

                            Une forme de décrochage de la consommation douce et de "décroissance" graduelle semble, même à rebours de la pensée unique dominante la solution la moins violente vis à vis de ce qui nous attend, à savoir une recession que le gouvernement feint d’ignorer.A ce titre "partager le travail" avec la réduction des 35 heures n’était pas si con, sauf que imposé "à cru" à toutes les entreprises ,ça a mis à mal les services - comme l’hôpital - et certains emplois mal rémunéres.


                            • T.REX T.REX 21 mai 2008 16:15

                              Oui Mélanie

                               "partager le travai avec la réduction des 35 heures n’était pas si con"

                              C’était même très intelligent, mais il fallait imposer "le partage" du même coup, c’est à dire une obligation d’embaucher 1une personne pour 10 bénéficiant des 35 H (à la grosse 35 h = 39h - 4h et 4h X10 = 40h, soit 1 employé).

                              Malheureusement, Martine AUBRY et Lionel JOSPIN, nous ont offert les 35 h sans contrepartie, comme des loisirs en plus. Ce n’était pas le but et cela n’a donc pas atteint sa cible, réduire le chomage, ou si peu. 


                            • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 21 mai 2008 20:46

                              @ T-Rex

                              Vous oubliez que 75 % de l’activité à lieu dans des entreprise de moins de 10 salariés. Alors, faut-il embaucher des quart-temps ?

                              Seule le travail et la rareté font la valeur. Si on diminue le travail, ont diminue la création de richesse. S’il y a gain de productivité, cela doit permettre soit de créer plus de richesse (pour apporter plus de bien-être matériel : santé, vieillesse, diminution des tâches peu valorisantes, ...), soit de créer autant de richesse en travaillant pareil.

                              Vouloir partager le temps de travail est donc bien une c*rie.

                              Sans compter que cela a forcé les entreprises à faire d’énorme gains de productivité (nous sommes un des pays ou la productivité par heure ouvrée est la plus forte) au détriment des personnes ne pouvant assurer cette productivité.

                              Résultats : une grande partie de la population est restée sur le carreau : jeunes, rmistes, chômeurs longue durée, pré-retraités. Le reste de la population est éreintée et stressée.

                              Ce qui crée la pauvreté, c’est la chasse à la richesse. Le propre d’un riche, c’est de dépenser. Qui va faire vivre l’artisan local, le taileur, le traiteur, l’industrie local ? Celui qui achète des tee-shirts fabriqué en Chine, celui qui se meuble en Ikea, celui qui roule en Logan ou en Lada ? Attention, il ne s’agit pas de jugement de valeur (je précise pour certains esprits tordus), ne pouvant moi-même faire autrement, j’use et abuse des produits low-cost.

                              La richesse, comme la pauvreté sont contagieuses.

                              Donc, pour répondre à Melanie, la meilleure façon de créer des emplois, c’est d’attirer la richesse, de l’encourager, de la faciliter.


                            • T.REX T.REX 22 mai 2008 09:42

                              à l’homme qui se croit libre,

                              Tu dis : "Seule le travail et la rareté font la valeur",

                              D’autres disent : "C’est le jeu de l’offre et de la demande" ou "la valeur n’attend pas le nombre des années"

                              Il y a sûrement autant de formules magiques pour calculer "la valeur" des choses que d’habitant sur cette Terre, mais ce ne sont que des formules toutes faites, creuses, des poncifs, des idées reçues.

                              Nous sommes déjà conditionnés pour les accepter comme vraies alors qu’elles nne reposent que sur du vent. De la manipulation mentale qui nous empêche d’imaginer d’autres solutions.

                              Pas celle de l’auteur, qui ne remet rien en cause, mais enfonce le clou du libéralisme déshumanisé. 

                              Nous ne partageons pas les mêmes valeurs !


                            • foufouille foufouille 22 mai 2008 11:32

                              @ jesuisunhommelibre

                              ou t’as vu qu’on avait le choix d’acheter ?

                              les jeans francais ca n’existe plus, comme d’autre chose. c’est au riche que profite le low cost. si un tshirt dure 10a a 30€ ou si il dure 3mois a 3€ qui gagne de l’argent ?


                            • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 22 mai 2008 19:01

                              @ T-Rex

                              La valeur des choses est par essence une notion économique.

                              Or qu’est-ce qui donne de la valeur au chose ? Posez-vous la question.

                              Un bout de charbon que vous rammassez par terre, est gratuit. L’eau qui tombe du ciel est gratuite.

                              Mais si vous devez passer beaucoup de temps pour chercher (rareté) puis extraire (travail) le morceau de charbon. Si vous devez investir pour canaliser l’eau, ces matières ne sont plus gratuite. C’est le travail nécessaire pour vous fournir ces matières qui a un coût, pas la matière proprement dite.

                              Il ne s’agit donc pas de savoir si nous partageons ou non les mêmes valeurs, mais seulement de s’entendre sur le sens des mots.

                              Sans cela, toute discussion est impossible.

                              Une fois d’accord sur le langage, nous pourrons alors échanger pour l’enrichissement de chacun. (Comme quoi, encore un exemple que l’échange, donc le commerce, enrichi les deux parties)


                            • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 22 mai 2008 19:10

                              @ fourfouille

                              Bien sur que nous sommes libre d’acheter. Vous n’êtes pas obliger d’acheter un jean. Si vous préférez vous vétir de peau de bête, libre à vous (Attention à BB qui risque de vous écorcher vif !).

                              Certains investissent beaucoup dans leur habillement, d’autre n’en ont rien à fiche.

                              La liberté, ce n’est pas d’habiter le chateau de Versaille parcve que vous l’avez décidé. La liberté, c’est de pour acheter ce chateau, si vous en avez les moyens, et si l’actuel propriétaire est vendeur.

                              La liberté, ce n’est pas la volonté de un contre tous. La liberté, c’est l’échange, le contrat, le commerce librement consenti entre plusieurs parties. L’échange de biens ou d’idées.

                              Quand on veut restreindre un type d’échange, on restreint systèmatiquement l’autre. Pas de possibilité d’échange d’idées sans échange de biens et vis versa.

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