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Un plan de relance pour occuper l’espace

A crise exceptionnelle, dispositions exceptionnelles.
Le plan de relance annoncé dans une mise en scène des plus sobres par le chef de l’Etat le jeudi 4 décembre devait pouvoir relancer une économie aux portes de la récession.
Evalué à 26 milliards d’euros, le plan de relance à la Française estimé à environ 1,3% du PIB (1950 milliards d’euros) ne constituera en rien l’électrochoc annoncé et souhaité pour relancer une économie en crise.
1. Une crise pour avertissement
 
L’année 2008 aura été celle de l’effondrement d’un modèle économique : celui où l’on pensait que tous les excès étaient éternellement possibles, sans limite.
 
Cette crise, sans aucun doute de « civilisation » au sens où le monde se cherche un but, constitue indubitablement l’une des profondes preuves qu’il n’y a pas d’avenir possible pour l’humanité sans qu’elle se donne des limites.
 
La crise financière a fait voler en éclats les paradigmes « fashions » comme l’auto régulation du marché, le découplage de l’économie, la maîtrise des crises par les instances internationales, etc…, et même si notre « gauche local » ne sait absolument pas en user, force est de constater que toutes les incantations libérales en prennent pour leur grade : le pacte de stabilité est lui-même mis au placard. 
 
La conséquence sur l’économie réelle ne s’est pas faite attendre, et il fallait s’y attendre depuis déjà plusieurs années : la crise financière a fait fondre les capitalisations et autres portefeuilles des actionnaires. Elle s’est parallèlement ajoutée à une phase de décélération des prix de l’immobilier, venant dévaloriser les patrimoines, et enfin a fini de stopper net la croissance molle agonisante d’une économie industrielle incapable de produire sans exploiter et concentrer.
 
Tous les indicateurs ont viré dans le rouge, si ce n’est celui du pétrole qui, avec les jeux spéculatifs et d’adéquation offre/demande a vu son prix revenir à des niveaux de 2006.
 
La crise économique, mondiale, qui s’annonce pour 2009, et particulièrement en Europe devrait pourtant engendrer des réactions autrement plus fortes que celles consistant à venir, au pied du mur, injecter à des banques fautives, des milliards d’euros pour se recapitaliser et relancer le marché des liquidités bancaires.
 
L’Europe, en ordre dispersé, a hésité – et hésite encore – à tenter un plan de relance massif. Il faut dire qu’il s’agit là des dernières cartouches budgétaires avant d’aller pointer à la liste qui s’allonge des pays en demande d’injection de milliards par le FMI.
 
Car soyons clairs : si la France ne redresse pas rapidement ses finances publiques et parallèlement son économie, c’est la faillite de l’Etat et la tutelle du FMI qui attend les français.
 
Face à ces enjeux, que nous propose t’on ?
 
2. De la trésorerie et des mesurettes pour amusement
 
Le plan massif de Nicolas Sarkozy consiste à jouer sur 3 facteurs :
  1. Donner l’illusion d’engager de nouveaux financements (effet trésorerie)
  2. Poursuivre dans une logique du « tout pour l’entreprise »
  3. Donner des mesurettes pour la plèbe afin d’occuper l’espace
 
Quand on lit plus attentivement les dispositions proposées, et les personnes de niveau s’en apercevront rapidement, il est marqué entre les lignes : Chef de l’état ne sachant plus quoi faire réutilise les recettes qui n’ont pas marché affaire d’occuper l’espace.
 
Prenons les une par une brièvement :
 
 
23 milliards pour de la trésorerie
 
A. Volet « Effet Trésorerie » sur les infrastructures
Nicolas Sarkozy indique sa volonté de relancer les investissements publics à hauteur de 11,5 milliards d’euros, notamment pour les grands projets d’infrastructures.
Certes, il est – enfin – grandement nécessaire de relancer les projets d’infrastructures, les seuls vrais projets d’envergure publique qui dimensionnent la richesse d’un pays.
Pour cela, il y a notamment les contrats de projet Etat-Région (CPER) dont le dernier couvre la période 2008-2013.
Les CPER sont bouclés depuis 2008 et sont aujourd’hui en phase de mise en œuvre.
L’injection annoncée de 11,5 milliards (même si 2,5 milliards sont issus des collectivités locales et 2,5 autres des entreprises publiques mais passons) constitue donc ni plus ni moins qu’une demande d’accélération d’engagement de crédits, ceux-ci n’ayant pas été débloqués quand les acteurs locaux les demandaient, et ne peuvent l’être en l’état sans que les études et autres travaux préliminaires aient été achevées.
 
Avancer une ligne budgétaire ne fait pas construire une ligne à grande vitesse (LGV) d’un coup de baguette magique. Cela fera peut-être sans doute plaisir à Bouygues, Vinci, Eiffage & Consors pour relancer leur business mais ne changera pas grand-chose pour les « sous-traitants » déjà sollicités pour ces projets.
De plus, les effets sur l’économie réelle ne se verront que d’ici 2 à 3 ans minimum, les projets d’envergure « CPER » ne pouvant se mesurer qu’à moyen terme sur l’économie, si tant est que l’on ne revende pas les infrastructures lorsqu’elle viennent à rapporter de l’argent à l’Etat (cf autoroutes).
 
Il y a aussi les « redites » sur le plan Campus, celui-là même qui devait s’appuyer sur 5 milliards d’euros issus de la vente des actions EDF, elles-mêmes vendues à 3,7 milliards du fait de la baisse des cours, et ces 3,7 milliards replacés sur d’autres actions/placements dont les intérêts sont sensés alimenter les projets… Bref ce n’est pas 5 milliards, mais de malheureux intérêts sur une somme qui a fondue en bourse qui sera réellement utilisée. Les campus peuvent donc toujours attendre !
 
Enfin les 1,4 milliards pour l’armement, très utiles pour le développement humain, ainsi que les 8 milliards de prêts pour les « PPP » où participent Bouygues, Vinci… bref les mêmes. 
 
 
B. Second volet trésorerie pour les entreprises
L’anticipation du remboursement par l’Etat de11,5 milliards d’euros de dettes (crédit impôt-recherche, TVA, impôt sur les sociétés) aux entreprises afin "d’améliorer leur situation de trésorerie" va pleinement en ce sens.
Il s’agit ni plus ni moins que de différer les taxes à percevoir et d’anticiper des reversements de « trop perçu » afin de donner aux entreprises plus de liquidités.
Cela n’a aucun effet à moyen terme puisque la ligne budgétaire ne change pas : les entreprises doivent toujours verser des taxes et l’Etat aligner ses comptes.
 
A court terme, cela donne une impression de trésorerie et peut éviter les effets « à découvert » : ce levier reste « marginal » face à la situation initiale posée.
 
On notera en complément « règlementaire » la disposition consistant à faire exploser les seuils des marchés publics : une disposition qui passe inaperçue mais qui risque de faire très mal à moyen terme.
L’idée de N.Sarkozy étant de faire sauter les plafonds des appels d’offre (206k€ à 5,15M€) pour faciliter la commande publique.
Le problème étant, que s’il existe des marchés publics, c’est justement pour éviter que la commande publique ne devienne du pur clientélisme local. Les plafonds existent pour permettre l’accessibilité, la concurrence et la transparence de la commande publique, notamment pour les marchés importants.
Faire sauter les plafonds n’est pas sain, ni pour les finances publiques, ni pour la transparence : cela amène à revenir au temps de l’ORTF… encore. 
 
Bilan : 23 milliards sont uniquement « avancés » sur le budget 2009 pour « porter » les projets et les entreprises. Cela ne change en rien la donne de fond, et finalement, n’aura que peu d’incidence budgétaire outre le fait de payer des intérêts sur les sommes avancées.
 
3 milliards pour la galerie
 
Pour compléter les lignes un peu vide de ce plan, 3 milliards pour des dispositions « diverses » qui n’auront absolument aucun impact dimensionnant sur l’économie et permettront aux finances publiques de se creuser joyeusement un peu plus :
- 200€ de plus pour les bénéficiaires de la prime pour l’emploi à plein (3 millions de bénéficiaires), c’est-à-dire une carotte pour les plus bas revenus d’activité
- Une prime à la casse de 1000€ pour un achat de véhicule neuf (vous connaissez beaucoup de gens qui ont des vieilles bagnoles et achètent neuf leur véhicule ?) qui n’aura pour seul effet que de stimuler temporairement la demande sur un marché en baisse de 25% en 3 mois sur le plan Européen.
- 300 millions d’euros sous forme d’appui aux trésoreries des constructeurs automobiles (je n’ai pas tout suivi sur ce point)
- Une nouvelle exonération des cotisations sociales pour les embauches entre 1 et 1,6 SMIC en 2009 (comme ça au moins c’est clair ; les revenus sont plafonnés) succédant à toutes les autres exonérations du même ordre (et peut-être même est-ce une répétition)
- 500 millions pour la mise en œuvre du « Contrat de Transition Professionnel », faut-il encore que ce contrat ait du contenu.
- le doublement du Prêt à taux Zéro pour l’achat d’un logement neuf en première résidence principale (sans doute la moins pire des mesures même s’il s’agit d’une rustine qui pourrait alimenter les prix élevés) ainsi que le rachat de 30 000 logements à des promoteurs déjà annoncé en novembre et qui risque de s’avérer hautement « casse-gueule »
 
Bilan : 3 milliards dispensés en actions diverses et peu structurantes. Aucune action sur la fiscalité ou l’organisation de la sphère publique (dépense/recette). A peine une perfusion pour l’industrie automobile, celle-ci étant déjà sous morphine avec la prime « diesel-écolo ».
 
Le grand absent : le Français moyen et son pouvoir d’achat.
Aucune disposition sur les salaires (indirectement sur la fiscalité ou les taxes), aucune disposition amortissant les délocalisations et autres générateurs de chômage.
Rien, si ce n’est du réchauffé qui ne fonctionne déjà pas.
 
Un modèle à bout de souffle, depuis trop longtemps.
 
 
3. Une crise pour un modèle nouveau à créer
 
Il suffit de lire rapidement ces points pour comprendre que les décisions majeures n’ont pas été prises.
Elles ne l’ont pas été car l’Europe elle-même est frileuse quant à engager un plan de relance massif, entraînant les dettes publiques dans des fosses abyssales.
 
Nicolas Sarkozy a voulu faire bonne figure, mais finalement il ne faut pas se tromper : l’UE – l’Allemagne en tête- ne souhaite pas réaliser un plan type « Obama » parce qu’elle n’est elle-même pas convaincue par ce plan et pense que celui-ci n’aura pas le même effet sur des économies historiquement plus rétives au changement et à l’adaptation en peu de temps.
 
Seul le Royaume-Uni de G.Brown a fait le choix de « tenter quelque chose » parce que la finance au RU a pris une telle mesure sur la croissance qu’il n’était pas possible de ne rien faire.
 
Il demeure néanmoins que l’Europe, et même l’économie mondiale, sont aujourd’hui face à un problème bien plus vaste que la simple question de « rustiner » un système qui touche ses limites : comment générer de la croissance durablement, sans réguler puisque les plus puissants ne le souhaitent pas, et sans crasher puisque les plus pauvres ne suivent plus ?
 
Comment générer des richesses quand la production est captée par des économies où le coût du travail est 10 fois moindre, quand les profits sont captés par une minorité, quand les ressources s’amenuisent et que les frais de fonctionnement à l’identique explosent ?
Comment assumer les charges d’un niveau de vie aussi « consumériste de ressources » sans en avoir les moyens depuis aussi longtemps ?
 
Ces questions là, entre autres, Nicolas Sarkozy et tous ceux qui critiquent sans apporter de propositions auraient pu se les poser.
 
Ils auraient pu alors avancer que les grandes dispositions de « relance » constitue avant tout à redonner du pouvoir d’achat aux individus, à axer l’action économique sur les ménages moyens, à focaliser sur les enseignements et le savoir dans l’éducation, à mettre le paquet pour corriger l’injustice fiscale, sociale ou spatiale de ce pays.
 
Oui, le chef de l’état aurait pu faire le pari de croire qu’avec des ménages aux revenus du travail nettement plus élevés, notamment par une redéfinition profonde de la fiscalité, ceux-ci auraient à nouveau fait le choix de consommer. Et si ceux-ci revenaient à consommer, on pourrait les orienter vers des produits « éco-durables » que de nouvelles sociétés pourraient mettre en place, en France, générant alors des revenus, des emplois et des impôts pour l’Etat.
 
Il est possible de relancer l’économie de la France, avec ou sans l’UE (avec c’est mieux) en se donnant les moyens d’engager des cycles économiques vertueux dotant les acteurs qui prennent des risques d’appuis pour réaliser leurs projets, leurs rêves et leurs entreprises.
 
L’économie de Sarkozy, de Barroso et de Bush est une économie du passé, fondée sur des dogmes du passé, enseignés par des profs eux-mêmes alimentés par des repères du passé et conseillés par des spécialistes eux-mêmes acteurs de la chute de ce système : un problème ne peut être résolu par ceux-là mêmes qui l’ont engendré.
 
A crise exceptionnelle, dispositions exceptionnelles, innovations et stimulations économiques exceptionnelles.
 
La France comme la « vieille UE » ont besoin de modèles nouveaux pour imposer leur marque dans le monde. Il n’y a pas de leadership économique pour ceux qui suivent et ne prennent pas les devants.
 
Si nous revendiquons une place au premier rang mondial, nous ne pouvons nous contenter de plans « cache-misère » et nous devons affronter la réalité en face :
 
La crise de 2008 est l’occasion, historique, de changer nos modèles de vie pour aller vers d’autres repères de développement humain que la simple course au rendement et à la consommation à outrance de tout ce qui passe sous nos mains.
 
L’argent ne fait pas tout, et ne peut être concentré sans occasionner la chute de tous.
Qu’on le veuille ou non, notre monde est mortel (nous l’avons appris au 19ème siècle), nous savons dorénavant qu’il n’a d’avenir que s’il se fixe des limites et apprend à raisonner dans l’intérêt global.
 
Saurons-nous un jour assumer notre destin et changer les choses pour un monde plus rationnel, plus équilibré et plus juste pour l’accomplissement de tous ?
 
Nous en sommes encore loin.
Mais si nous le voulons, nous le pouvons.
 
par Rage vendredi 5 décembre 2008 - 124 réactions
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  • Par spartacus1 (xxx.xxx.xxx.46) 5 décembre 2008 10:33
    spartacus1

    C’est sera un plan totalement inefficace, qui aura comme seul résultat d’aggraver encore plus l’endettement public. Plutôt que de faire encore plus de cadeaux aux entreprises, il aurait été bien plus efficace d’augmenter le SMIC de 100-200 € par mois et de distribuer un peu d’argent aux démunis. Nous sommes dans une crise de surproduction, les entreprises recevant ces cadeaux ne vont certainement pas investir dans un appareil de production déjà sur-dimensionné par rapport à la demande. Ces sommes vont tout simplement être capitalisée, sous forme monétaire ou autre. Elles seront figées pour l’économie. À contraire, une augmentation du pouvoir d’achat des démunis et des smicards serait immédiatement dépensé (pour des achats essentiels) et réinjecté dans le circuit économique ce qui aurait pour effet de, peut-être, relancer la machine économique. Je dis peut-être, mais, même si cet effet est incertain, il est de toute façon bien plus efficace que les mesures prises actuellement. Ce gouvernement est d’une totale nullité en matière économique, et encore, c’est son moindre défaut.

  • Par Alpo47 (xxx.xxx.xxx.74) 5 décembre 2008 10:47
    Alpo47

    L’auteur fait ici une analyse, relativement exhaustive des événements de ces derniers jours.

    J’ajouterais cependant que, contrairement à ce qu’il semble indiquer, je pense que nous n’en sommes qu’au tout début de la crise, tant financière qu’économqiue et sociale. L’année 2009 devrait nous emmener dans la vraie crise, avec faillites, fermeture des banques, privations y compris des besoins de base, manifestations de rue, voire pire.
    Comme lui, je trouve que les "mesures Sarkozy" sont orientées vers un coup de pouce aux grosses entreprises (Ah, les amis...).

    Également, que ces mesures n’apporteront quasi pas de progression au pouvoir d’achat des plus défavorisés. Mais il est évident que les groupes au pouvoir derrière ce gouvernement ne s’en soucient guère. On ne pourra pas s’en sortir, sans mettre fin aux abus des divers financiers, de la mondialisation, et en particulier de l’actionnariat, sans un tant soit peu de protectionnisme.

    Toutes mesures contraires au libéralisme sauvage et à la mondialisation, vus de Bruxelles, et surtout aux intérêts des "élites".

    Alors ? De la poudre aux yeux, comme d’habitude.

  • Par Rage (xxx.xxx.xxx.129) 5 décembre 2008 16:46
    Rage

    Bonjour,

    Effectivement, il s’agit bien de se donner des limites dans le "consommable" et de savoir les dépasser dans les idées, les utopies, les projets.

    Il ne s’agit pas là de philosophie, mais plutôt de raison.

    Si vous faites ce que les banques ont fait pendant 20 ans, c’est à dire générer de l’argent sans générer de richesses en jouant simplement sur des effets de cours, il y a forcément un moment où il existe un tel écart entre le réel et le virtuel que cela casse.

    Quand vous faites acheter des "titres" couvrant des agents insolvables en faisant miroiter de substanciels bénéfices, vous mentez clairement à votre acheteur en lui vendant du vide à grands frais et vous empochez les frais de transaction + intérêts.

    Quand vous pompez du pétrole au milieu d’un champ de barbelé en laissant crever les populations avoisinantes, vous générez à terme des tensions durables.

    Quand vous concentrez les richesses pour les placer sur des comptes, des logements, des titres dont vous souhaitez tous qu’ils vous rapportent plus que de raison, vous tirez 2 fois sur les plus faibles, une fois en les vidant de la répartition, une seconde en leur contraignant à payer plus cher ce qu’ils devraient payer moins.

    Quand vous faites peser les charges "sociales" à 70% sur les classes moyennes en exonérant soigneusement les 10% les plus riches et les 20% les plus pauvres, vous appuyez sur la figure de ceux qui rament sans pour autant sauver les 20%, tout en propulsant les 10% à des niveaux où ils ne devraient pas être.

    Quand vous vendez vos savoirs faire et délocalisez votre production, vous vendez quelque part la richesse locale d’un pays.

    Bref, quand vous faites toutes ces conneries, le tout en discutant énormément pour agir très peu, au milieu d’une densité d’élus au m² la plus forte du monde, forcément, au bout d’un moment, cela fini par se voir.

    Pas de chance, cela apparaît aujourd’hui, au moment même où tous les indicateurs flanchent : cette fois-ci, même l’immobilier ne viendra plus sauver une économie moribonde 7 ans, et molle depuis 30 ans.

    C’est donc bien d’un changement de système de référence dont nous avons besoin, et donc de leaders au niveau. Aujourd’hui ils ne sont pas en 1ère ligne, mais demain, à n’en pas douter, ils sortiront de l’ombre.

  • Par Daniel R (xxx.xxx.xxx.209) 5 décembre 2008 12:56
    Daniel Roux

    Le fait d’être élu ne donne pas à l’homme politique, par magie, des compétences qu’il ne possède pas. Il serait grand temps que la Société se réorganise en fonction des compétences et expériences de ses membres.

    Actuellement, tout est en les mains d’hommes soi-disant "charismatiques", usant de démagogie ou maîtrisant mieux la réthorique que les autres.

    Ce plan de relance a été annoncé le même jour que la baisse "historique" des taux directeurs de la BCE. Bien joué, la bourse devait logiquement monté.

    Et bien non, malgré cette baisse historique des taux, la baisse des marchés qui a suivi ces annonces montrent qu’objectivement le plan SARKOZY est à côté de la plaque et n’a vraiment pas convaincu les professionnels de l’économie.

    De toute façon, la dérive budgétaire incontrôlée et la dette publique nous conduisent droit dans le murs. 50 milliards d’intérêts à rembourser cette année aux créanciers, et encore plus l’année prochaine, interdisent aux Français tout espoir en l’avenir et leur montre bien l’insuffisanté qualification des hommes politiques.

    Force est de constater que les Allemands sont mieux lotis que nous. Il est vrai que Merkel est une scientifique alors que nous n’avons qu’un "bavard" (un avocat en argot) comme chef d’état.

    Résultats : une politique suicidaire, des tentations dictatoriales, la gabegie et la loi de la jungle.

    Les responsabilités devraient être confiées à des exécutifs qualifiés. Les élus, représentant du peuple rappelons le, à travers les parlements nationaux et régionaux, garderaient la construction législative et le contrôle, dans le cadre de la Constitution, des professionels exécutifs. 

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