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Accueil du site > Actualités > Economie > Un plan de relance pour occuper l’espace

Un plan de relance pour occuper l’espace

A crise exceptionnelle, dispositions exceptionnelles.
Le plan de relance annoncé dans une mise en scène des plus sobres par le chef de l’Etat le jeudi 4 décembre devait pouvoir relancer une économie aux portes de la récession.
Evalué à 26 milliards d’euros, le plan de relance à la Française estimé à environ 1,3% du PIB (1950 milliards d’euros) ne constituera en rien l’électrochoc annoncé et souhaité pour relancer une économie en crise.
1. Une crise pour avertissement
 
L’année 2008 aura été celle de l’effondrement d’un modèle économique : celui où l’on pensait que tous les excès étaient éternellement possibles, sans limite.
 
Cette crise, sans aucun doute de « civilisation » au sens où le monde se cherche un but, constitue indubitablement l’une des profondes preuves qu’il n’y a pas d’avenir possible pour l’humanité sans qu’elle se donne des limites.
 
La crise financière a fait voler en éclats les paradigmes « fashions » comme l’auto régulation du marché, le découplage de l’économie, la maîtrise des crises par les instances internationales, etc…, et même si notre « gauche local » ne sait absolument pas en user, force est de constater que toutes les incantations libérales en prennent pour leur grade : le pacte de stabilité est lui-même mis au placard. 
 
La conséquence sur l’économie réelle ne s’est pas faite attendre, et il fallait s’y attendre depuis déjà plusieurs années : la crise financière a fait fondre les capitalisations et autres portefeuilles des actionnaires. Elle s’est parallèlement ajoutée à une phase de décélération des prix de l’immobilier, venant dévaloriser les patrimoines, et enfin a fini de stopper net la croissance molle agonisante d’une économie industrielle incapable de produire sans exploiter et concentrer.
 
Tous les indicateurs ont viré dans le rouge, si ce n’est celui du pétrole qui, avec les jeux spéculatifs et d’adéquation offre/demande a vu son prix revenir à des niveaux de 2006.
 
La crise économique, mondiale, qui s’annonce pour 2009, et particulièrement en Europe devrait pourtant engendrer des réactions autrement plus fortes que celles consistant à venir, au pied du mur, injecter à des banques fautives, des milliards d’euros pour se recapitaliser et relancer le marché des liquidités bancaires.
 
L’Europe, en ordre dispersé, a hésité – et hésite encore – à tenter un plan de relance massif. Il faut dire qu’il s’agit là des dernières cartouches budgétaires avant d’aller pointer à la liste qui s’allonge des pays en demande d’injection de milliards par le FMI.
 
Car soyons clairs : si la France ne redresse pas rapidement ses finances publiques et parallèlement son économie, c’est la faillite de l’Etat et la tutelle du FMI qui attend les français.
 
Face à ces enjeux, que nous propose t’on ?
 
2. De la trésorerie et des mesurettes pour amusement
 
Le plan massif de Nicolas Sarkozy consiste à jouer sur 3 facteurs :
  1. Donner l’illusion d’engager de nouveaux financements (effet trésorerie)
  2. Poursuivre dans une logique du « tout pour l’entreprise »
  3. Donner des mesurettes pour la plèbe afin d’occuper l’espace
 
Quand on lit plus attentivement les dispositions proposées, et les personnes de niveau s’en apercevront rapidement, il est marqué entre les lignes : Chef de l’état ne sachant plus quoi faire réutilise les recettes qui n’ont pas marché affaire d’occuper l’espace.
 
Prenons les une par une brièvement :
 
 
23 milliards pour de la trésorerie
 
A. Volet « Effet Trésorerie » sur les infrastructures
Nicolas Sarkozy indique sa volonté de relancer les investissements publics à hauteur de 11,5 milliards d’euros, notamment pour les grands projets d’infrastructures.
Certes, il est – enfin – grandement nécessaire de relancer les projets d’infrastructures, les seuls vrais projets d’envergure publique qui dimensionnent la richesse d’un pays.
Pour cela, il y a notamment les contrats de projet Etat-Région (CPER) dont le dernier couvre la période 2008-2013.
Les CPER sont bouclés depuis 2008 et sont aujourd’hui en phase de mise en œuvre.
L’injection annoncée de 11,5 milliards (même si 2,5 milliards sont issus des collectivités locales et 2,5 autres des entreprises publiques mais passons) constitue donc ni plus ni moins qu’une demande d’accélération d’engagement de crédits, ceux-ci n’ayant pas été débloqués quand les acteurs locaux les demandaient, et ne peuvent l’être en l’état sans que les études et autres travaux préliminaires aient été achevées.
 
Avancer une ligne budgétaire ne fait pas construire une ligne à grande vitesse (LGV) d’un coup de baguette magique. Cela fera peut-être sans doute plaisir à Bouygues, Vinci, Eiffage & Consors pour relancer leur business mais ne changera pas grand-chose pour les « sous-traitants » déjà sollicités pour ces projets.
De plus, les effets sur l’économie réelle ne se verront que d’ici 2 à 3 ans minimum, les projets d’envergure « CPER » ne pouvant se mesurer qu’à moyen terme sur l’économie, si tant est que l’on ne revende pas les infrastructures lorsqu’elle viennent à rapporter de l’argent à l’Etat (cf autoroutes).
 
Il y a aussi les « redites » sur le plan Campus, celui-là même qui devait s’appuyer sur 5 milliards d’euros issus de la vente des actions EDF, elles-mêmes vendues à 3,7 milliards du fait de la baisse des cours, et ces 3,7 milliards replacés sur d’autres actions/placements dont les intérêts sont sensés alimenter les projets… Bref ce n’est pas 5 milliards, mais de malheureux intérêts sur une somme qui a fondue en bourse qui sera réellement utilisée. Les campus peuvent donc toujours attendre !
 
Enfin les 1,4 milliards pour l’armement, très utiles pour le développement humain, ainsi que les 8 milliards de prêts pour les « PPP » où participent Bouygues, Vinci… bref les mêmes. 
 
 
B. Second volet trésorerie pour les entreprises
L’anticipation du remboursement par l’Etat de11,5 milliards d’euros de dettes (crédit impôt-recherche, TVA, impôt sur les sociétés) aux entreprises afin "d’améliorer leur situation de trésorerie" va pleinement en ce sens.
Il s’agit ni plus ni moins que de différer les taxes à percevoir et d’anticiper des reversements de « trop perçu » afin de donner aux entreprises plus de liquidités.
Cela n’a aucun effet à moyen terme puisque la ligne budgétaire ne change pas : les entreprises doivent toujours verser des taxes et l’Etat aligner ses comptes.
 
A court terme, cela donne une impression de trésorerie et peut éviter les effets « à découvert » : ce levier reste « marginal » face à la situation initiale posée.
 
On notera en complément « règlementaire » la disposition consistant à faire exploser les seuils des marchés publics : une disposition qui passe inaperçue mais qui risque de faire très mal à moyen terme.
L’idée de N.Sarkozy étant de faire sauter les plafonds des appels d’offre (206k€ à 5,15M€) pour faciliter la commande publique.
Le problème étant, que s’il existe des marchés publics, c’est justement pour éviter que la commande publique ne devienne du pur clientélisme local. Les plafonds existent pour permettre l’accessibilité, la concurrence et la transparence de la commande publique, notamment pour les marchés importants.
Faire sauter les plafonds n’est pas sain, ni pour les finances publiques, ni pour la transparence : cela amène à revenir au temps de l’ORTF… encore. 
 
Bilan : 23 milliards sont uniquement « avancés » sur le budget 2009 pour « porter » les projets et les entreprises. Cela ne change en rien la donne de fond, et finalement, n’aura que peu d’incidence budgétaire outre le fait de payer des intérêts sur les sommes avancées.
 
3 milliards pour la galerie
 
Pour compléter les lignes un peu vide de ce plan, 3 milliards pour des dispositions « diverses » qui n’auront absolument aucun impact dimensionnant sur l’économie et permettront aux finances publiques de se creuser joyeusement un peu plus :
- 200€ de plus pour les bénéficiaires de la prime pour l’emploi à plein (3 millions de bénéficiaires), c’est-à-dire une carotte pour les plus bas revenus d’activité
- Une prime à la casse de 1000€ pour un achat de véhicule neuf (vous connaissez beaucoup de gens qui ont des vieilles bagnoles et achètent neuf leur véhicule ?) qui n’aura pour seul effet que de stimuler temporairement la demande sur un marché en baisse de 25% en 3 mois sur le plan Européen.
- 300 millions d’euros sous forme d’appui aux trésoreries des constructeurs automobiles (je n’ai pas tout suivi sur ce point)
- Une nouvelle exonération des cotisations sociales pour les embauches entre 1 et 1,6 SMIC en 2009 (comme ça au moins c’est clair ; les revenus sont plafonnés) succédant à toutes les autres exonérations du même ordre (et peut-être même est-ce une répétition)
- 500 millions pour la mise en œuvre du « Contrat de Transition Professionnel », faut-il encore que ce contrat ait du contenu.
- le doublement du Prêt à taux Zéro pour l’achat d’un logement neuf en première résidence principale (sans doute la moins pire des mesures même s’il s’agit d’une rustine qui pourrait alimenter les prix élevés) ainsi que le rachat de 30 000 logements à des promoteurs déjà annoncé en novembre et qui risque de s’avérer hautement « casse-gueule »
 
Bilan : 3 milliards dispensés en actions diverses et peu structurantes. Aucune action sur la fiscalité ou l’organisation de la sphère publique (dépense/recette). A peine une perfusion pour l’industrie automobile, celle-ci étant déjà sous morphine avec la prime « diesel-écolo ».
 
Le grand absent : le Français moyen et son pouvoir d’achat.
Aucune disposition sur les salaires (indirectement sur la fiscalité ou les taxes), aucune disposition amortissant les délocalisations et autres générateurs de chômage.
Rien, si ce n’est du réchauffé qui ne fonctionne déjà pas.
 
Un modèle à bout de souffle, depuis trop longtemps.
 
 
3. Une crise pour un modèle nouveau à créer
 
Il suffit de lire rapidement ces points pour comprendre que les décisions majeures n’ont pas été prises.
Elles ne l’ont pas été car l’Europe elle-même est frileuse quant à engager un plan de relance massif, entraînant les dettes publiques dans des fosses abyssales.
 
Nicolas Sarkozy a voulu faire bonne figure, mais finalement il ne faut pas se tromper : l’UE – l’Allemagne en tête- ne souhaite pas réaliser un plan type « Obama » parce qu’elle n’est elle-même pas convaincue par ce plan et pense que celui-ci n’aura pas le même effet sur des économies historiquement plus rétives au changement et à l’adaptation en peu de temps.
 
Seul le Royaume-Uni de G.Brown a fait le choix de « tenter quelque chose » parce que la finance au RU a pris une telle mesure sur la croissance qu’il n’était pas possible de ne rien faire.
 
Il demeure néanmoins que l’Europe, et même l’économie mondiale, sont aujourd’hui face à un problème bien plus vaste que la simple question de « rustiner » un système qui touche ses limites : comment générer de la croissance durablement, sans réguler puisque les plus puissants ne le souhaitent pas, et sans crasher puisque les plus pauvres ne suivent plus ?
 
Comment générer des richesses quand la production est captée par des économies où le coût du travail est 10 fois moindre, quand les profits sont captés par une minorité, quand les ressources s’amenuisent et que les frais de fonctionnement à l’identique explosent ?
Comment assumer les charges d’un niveau de vie aussi « consumériste de ressources » sans en avoir les moyens depuis aussi longtemps ?
 
Ces questions là, entre autres, Nicolas Sarkozy et tous ceux qui critiquent sans apporter de propositions auraient pu se les poser.
 
Ils auraient pu alors avancer que les grandes dispositions de « relance » constitue avant tout à redonner du pouvoir d’achat aux individus, à axer l’action économique sur les ménages moyens, à focaliser sur les enseignements et le savoir dans l’éducation, à mettre le paquet pour corriger l’injustice fiscale, sociale ou spatiale de ce pays.
 
Oui, le chef de l’état aurait pu faire le pari de croire qu’avec des ménages aux revenus du travail nettement plus élevés, notamment par une redéfinition profonde de la fiscalité, ceux-ci auraient à nouveau fait le choix de consommer. Et si ceux-ci revenaient à consommer, on pourrait les orienter vers des produits « éco-durables » que de nouvelles sociétés pourraient mettre en place, en France, générant alors des revenus, des emplois et des impôts pour l’Etat.
 
Il est possible de relancer l’économie de la France, avec ou sans l’UE (avec c’est mieux) en se donnant les moyens d’engager des cycles économiques vertueux dotant les acteurs qui prennent des risques d’appuis pour réaliser leurs projets, leurs rêves et leurs entreprises.
 
L’économie de Sarkozy, de Barroso et de Bush est une économie du passé, fondée sur des dogmes du passé, enseignés par des profs eux-mêmes alimentés par des repères du passé et conseillés par des spécialistes eux-mêmes acteurs de la chute de ce système : un problème ne peut être résolu par ceux-là mêmes qui l’ont engendré.
 
A crise exceptionnelle, dispositions exceptionnelles, innovations et stimulations économiques exceptionnelles.
 
La France comme la « vieille UE » ont besoin de modèles nouveaux pour imposer leur marque dans le monde. Il n’y a pas de leadership économique pour ceux qui suivent et ne prennent pas les devants.
 
Si nous revendiquons une place au premier rang mondial, nous ne pouvons nous contenter de plans « cache-misère » et nous devons affronter la réalité en face :
 
La crise de 2008 est l’occasion, historique, de changer nos modèles de vie pour aller vers d’autres repères de développement humain que la simple course au rendement et à la consommation à outrance de tout ce qui passe sous nos mains.
 
L’argent ne fait pas tout, et ne peut être concentré sans occasionner la chute de tous.
Qu’on le veuille ou non, notre monde est mortel (nous l’avons appris au 19ème siècle), nous savons dorénavant qu’il n’a d’avenir que s’il se fixe des limites et apprend à raisonner dans l’intérêt global.
 
Saurons-nous un jour assumer notre destin et changer les choses pour un monde plus rationnel, plus équilibré et plus juste pour l’accomplissement de tous ?
 
Nous en sommes encore loin.
Mais si nous le voulons, nous le pouvons.
 

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116 réactions à cet article    


  • spartacus1 spartacus1 5 décembre 2008 10:33

    C’est sera un plan totalement inefficace, qui aura comme seul résultat d’aggraver encore plus l’endettement public. Plutôt que de faire encore plus de cadeaux aux entreprises, il aurait été bien plus efficace d’augmenter le SMIC de 100-200 € par mois et de distribuer un peu d’argent aux démunis. Nous sommes dans une crise de surproduction, les entreprises recevant ces cadeaux ne vont certainement pas investir dans un appareil de production déjà sur-dimensionné par rapport à la demande. Ces sommes vont tout simplement être capitalisée, sous forme monétaire ou autre. Elles seront figées pour l’économie. À contraire, une augmentation du pouvoir d’achat des démunis et des smicards serait immédiatement dépensé (pour des achats essentiels) et réinjecté dans le circuit économique ce qui aurait pour effet de, peut-être, relancer la machine économique. Je dis peut-être, mais, même si cet effet est incertain, il est de toute façon bien plus efficace que les mesures prises actuellement. Ce gouvernement est d’une totale nullité en matière économique, et encore, c’est son moindre défaut.


    • toubakouta 7 décembre 2008 14:05

      La solution que vous proposez a toujours échoué par le passé... mais bon c’est un détail, la démagogie marche bien sur ce site et vous êtes probablement en manque de reconnaissance.


    • Alpo47 Alpo47 5 décembre 2008 10:47

      L’auteur fait ici une analyse, relativement exhaustive des événements de ces derniers jours.

      J’ajouterais cependant que, contrairement à ce qu’il semble indiquer, je pense que nous n’en sommes qu’au tout début de la crise, tant financière qu’économqiue et sociale. L’année 2009 devrait nous emmener dans la vraie crise, avec faillites, fermeture des banques, privations y compris des besoins de base, manifestations de rue, voire pire.
      Comme lui, je trouve que les "mesures Sarkozy" sont orientées vers un coup de pouce aux grosses entreprises (Ah, les amis...).

      Également, que ces mesures n’apporteront quasi pas de progression au pouvoir d’achat des plus défavorisés. Mais il est évident que les groupes au pouvoir derrière ce gouvernement ne s’en soucient guère. On ne pourra pas s’en sortir, sans mettre fin aux abus des divers financiers, de la mondialisation, et en particulier de l’actionnariat, sans un tant soit peu de protectionnisme.

      Toutes mesures contraires au libéralisme sauvage et à la mondialisation, vus de Bruxelles, et surtout aux intérêts des "élites".

      Alors ? De la poudre aux yeux, comme d’habitude.


      • roOl roOl 5 décembre 2008 11:10

        Une economie en crise...

        .. la relancer ???

        Mais, a quoi pensez vous donc ?

        http://www.vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304

        Alors, on relance ?

         smiley


        • foufouille foufouille 5 décembre 2008 11:57

          surtout qu’avec autant d’argent n’importe quel citoyen, peut aider des tas de gens

          enhaut, l’unite est en k€, avant on parlait en kF


        • LE CHAT LE CHAT 5 décembre 2008 11:24

          Beaucoup de poudre aux yeux lancée par la présidence médiatique ! comme disait dans C dans l’air un metalo d’Arcelor Mittal Fos sur mer, comme dab y’a que dalle pour les ouvriers . les salaires vont EUX AUSSI subir la déflation !les commerçants ne s’y trompent pas et déjà les produits de noêl commencent à être bradés . un seul point positif à la crise, plus de bouchons et moins de pollution à Fos sur mer


          • denis84 5 décembre 2008 11:33

            Donner 200 euros aux plus démunis ne résoudrait rien,puisqu’ls les dépenseraient ,par obligation et habitude,sur des produits low cost,donc chinois !
            Et le but n’est pas de subventionner l’industrie chinoise,dont nous subissons déjà la concurrence "déloyale"
            Une solution envisageable,c’est de donner,certes, ces 200 euros,mais sous forme de "bons d’achat" de produits EUROPEENS (ou fabriqués en europe)
            Mais ça,évidemment,ça va à l’encontre des regles de l’OMC (comprendre : des buts du gouvernement mondial occulte qui tire l’humanité vers le bas pour tout s’accaparer !!)
            Et qui,semble t’il,n’a meme pas pris conscience que cette fois-ci ils sont allés un peu trop loin !!
            Car si les "cochons de payants" de la classe moyenne disparaissent,ne laissant place qu’à une classe de pauvres et un groupuscule de riches avides de tout,c’est ni plus ni moins que la fin de l’humanité assurée à tres court terme
            Si seulement 1789 avait été la prise de pouvoir du "peuple",et non le remplacement de la noblesse par la haute bourgeoisie marchande cupide,inculte,parvenue et égoiste,on n’en serait peut etre pas là........


            • LE CHAT LE CHAT 5 décembre 2008 11:38

              la bouffe chez les hard discounter ne provient pas de Chine à ce que je sache ! et avec 200 euros , y’a même pas de quoi remplir le caddie !


            • foufouille foufouille 5 décembre 2008 14:08

              pour 200€, le caddie deborde
              chez les hard dicounts, il y aussi plein de produits francais pas trop cher
              y en a meme sans colorant ni conservateur


            • LE CHAT LE CHAT 5 décembre 2008 14:42

              @parkway

              moi j’ai encore 3 enfants , et des ados , ça mange beaucoup ! smiley
              200 euros , ouais , c’est possible , mais faut pas de viande rouge , de fromage à la coupe et pas d’apéros


            • Gilles Gilles 5 décembre 2008 15:39

              Mais si le Chat, à Leader Price tu as de la viande rouge (vache à lait pour plats en sauces) à 5€ le kilo, du poisson carré et du poulet flasque à 3€ le kilo (bon c’est vrai qu’une fois cuit il a perdu la moitié de son poids...)


            • foufouille foufouille 5 décembre 2008 16:54

              @ chat
              si tu as un congel, la viande tu l’achete en gros a la boucherie du discount .........
              ca fond moins a la cuisson
              de toute maniere les 200€, c’est en avril et pour le RSA uniquement


            • ARMINIUS ARMINIUS 5 décembre 2008 22:08

              Hélas si, la bouffe hard discount commence à venir de chine en gros contingents : haricots rouges (secs), haricots vets (boite), tomates (sauces) fournissent l’ensemble des l’agro-alimentaire 1er prix par conditionneurs interposés, cette liste est loin d’être limitative et ce n’est qu’un début...


            • Antoine Diederick 5 décembre 2008 22:32

              Salut Chat....un ado c’est 300 a 350 euros par mois....c’est ce que donne le tribunal en cas de divorce et c’est le minimal "légal" smiley)

              Alors comment faire encore des familles en Europe quand il n’y a pas forcement une politique de la famille....et que l’on fait appel à l’immigration pour les jobs..... ?

              Beaucoup de famille "rament" lorqu’elles font le choix généreux de faire des enfants et de les aimer....



            • appoline appoline 6 décembre 2008 16:22

              @ Antoine Diederick,
              Il n’est plus de bon ton de faire des enfants, très cher. D’ici peu, les femmes auront le choix entre l’hystérectomie et la ligature de trompes.


            • BMKOVAC bosiljka 6 décembre 2008 18:56

              200 euros franchement ils se fchent de nous Une augmentation des salaires serait plus efficace, mais on préfère le soutient aux actionnaires et la spéculation comme d’habitude Qu’on arrête de nous dire que ça aiderait les Chinois Sur les marchés en France il n’y a pas de produit Chinois et les gens pourraient acheter des produits locaux On préfère que les salariés prennent des crédits auprés de sté qui se gavent en intérêts à 18 ou 20% ( Style Grands magasins)car ils n’ont pas les moyens de manger en fin de mois et du coup ces profits reviennent toujours dans les mêmes poches. Si il y avait une vrai politique courageuse la France n’a qu’à taxer les produits Chinois


            • LE CHAT LE CHAT 5 décembre 2008 12:03

              le peu qu’on donne de la main droite aux revenus modeste est déjà en cours d’être repris par la main gauche avec la baisse probable des interêts du livret A ! ce plan , c’est du pipeau !


              • JL JL 5 décembre 2008 12:10

                Bonjour, votre article contient selon moi deux parties : d’une part une analyse de forme, d’autre part un message sur le fond.

                Sur le premier point, la critique du plan de relance, je laisse à d’autres le soin de porter un jugement. Sur le fond, vous écrivez : ""La crise de 2008 est l’occasion, historique, de changer nos modèles de vie pour aller vers d’autres repères de développement humain que la simple course au rendement et à la consommation à outrance de tout ce qui passe sous nos mains. ""

                Vous relayez là le discours médiatique bien pensant qui consiste en gros, à demander aux consommateurs d’arrêter d’acheter Made in China, sinon on ne pourra pas résister à la pression protectionniste.

                Vous poursuivez : ""L’argent ne fait pas tout, et ne peut être concentré sans occasionner la chute de tous"".

                Je suppose que, puisque vous l’écrivez ici, cela s’adresse à monsieur Toulemonde pour le prévenir qu’il devra se serrer la ceinture. Pour ma part, je renverrai ce discours vers les millionnaires qui n’ont jamais été si nombreux.

                Enfin, vous enfoncez le clou : ""Car soyons clairs : si la France ne redresse pas rapidement ses finances publiques et parallèlement son économie, c’est la faillite de l’Etat et la tutelle du FMI qui attend les français.""

                Ben voyons. Le peuple de France n’a évidemment selon vous, pas son mot à dire. On lui demande de consommer intelligent, c’est tout ! A vous écouter, la République est déjà morte.

                Quand le peuple se rend compte que ses dirigeants le trahissent, il descend dans la rue et prend ses affaires en main.


                • JL JL 5 décembre 2008 12:10

                   

                  " C’est cette compréhension des implications de la crise économique mondiale actuelle qui doit à présent commencer à informer et animer la renaissance politique du mouvement ouvrier internationalement et sa réorientation sur un programme socialiste en vue d’abolir le système capitaliste."

                  L’Islande : un aperçu de l’avenir par Chris Marsden Mondialisation.ca, Le 4 decembre 2008


                • foufouille foufouille 5 décembre 2008 14:12

                  @ parkway
                  les gens s"en rendent compte
                  les choses deviennent trop difficile a camoufler
                  malbouffe, chomage, plus de prets immo ..........
                  ca devient tres visible dans la france d’en bas


                • JL JL 5 décembre 2008 15:46

                  @ Parkway, ce qui me met en rage c’est de dire comme si cela était une juste punition, que ce qui attend la France c’est la mise sous tutelle.

                  J’aurais préféré lire quelque chose comme : "Si les français ne se plient pas à leurs volontés, ces salauds vont encore serrer la vis".

                  Le discours de Rage m’apparait comme un discours de soumis alors que le temps est aux discours de révolte.


                • JL JL 5 décembre 2008 16:02

                   L’Islande sous tutelle. extrait : " C’est cette compréhension des implications de la crise économique mondiale actuelle qui doit à présent commencer à informer et animer la renaissance politique du mouvement ouvrier internationalement et sa réorientation sur un programme socialiste en vue d’abolir le système capitaliste."

                  Le capitalisme a inventé la globalisation pour se défaire de la démocratie, son pire ennemi. La globalisation a rendu obsolètes les politiques de droite comme les politiques de gauche. Cf. mon précédent post. Claude Guéant invité sur FI ce matin le disait bien : "on ne peut faire de relance par la consommation à cause des importations". C’est pourquoi le libéralisme qui n’est ni de droite ni de gauche est devenu en si peu de temps le nouveau credo du capitalisme. Mais les français ne l’ont pas accepté. Il faut croire qu’ils ont eu raison, puisque la globalisation est un échec.

                  Accepter une mise sous tutelle, comme en Islande, et bientôt d’autres pays européens, c’est se mettre à genoux !

                  L’Islande : un aperçu de l’avenir par Chris Marsden Mondialisation.ca, Le 4 decembre 2008


                • Le péripate Le péripate 5 décembre 2008 16:16

                   Tu ne crois pas si bien dire JL. Les allemands n’ont pas réussi à fourguer leur bon du trésor.... les investisseurs n’ont plus confiance. Voir ici. La question, c’est quels seront les pays à plonger les premiers. Moi, je parierais sur la France, ou l’Italie.


                • JL JL 5 décembre 2008 17:37

                  @ Parkway, j’apprécie votre attention. Ma remarque était effectivement un peu sibylline et il m’arrive de faire involontairement et par précipitation, des raccourcis, ce qui excuse vos méprises : en fait de second degré, c’est le discours des médias qui de façon subliminale nous susurre ce que Rage exprime par cette phrase : "" La crise de 2008 est l’occasion, historique, de changer nos modèles de vie pour aller vers d’autres repères de développement humain que la simple course au rendement et à la consommation à outrance de tout ce qui passe sous nos mains.""

                  Les buts poursuivis ne sont peut-être pas les mêmes, je le lui accorde, mais sa mise en garde défaitiste contre une éventuelle mise sous tutelle de la France n’aide pas à lever l’ambiguïté. Un changement de comportement ne se décrète pas, et compter là-dessus relève de la méthode Coué de qui veut se donner bonne conscience.

                  Dans le même sens et sur un autre fil, ce commentaire pince sans rire de Léon : "" Salauds de pauvres : quand on les augmente, ils achètent des godasses fabriquées en Chine... ""


                • Jason Jason 5 décembre 2008 22:26

                  @ JL

                  "Quand le peuple se rend compte que ses dirigeants le trahissent, il descend dans la rue et prend ses affaires en main." Là, je ne partage pas votre opinion. Les grands désordres économiques ont été le terreau des dictatures les plus abominables et sanguinaires. Le peuple n’est qu’une force aveugle, tous les révolutionnaires le savent. La canalisation de ces forces-là demande un doigté et une vision qui semblent manquer ces temps-ci. Il semble que les nations oscillent très souvent entre la tyrannie et l’indolence politique appuyée sur la corruption des principes démocratiques.

                  Et ce n’est pas dans la tiédeur des parlements ni dans l’autosatisfaction des diverses commissions que l’on trouvera un remède. Le clientélisme électoral fait vraiment des ravages.

                  PS. Notez que dans ce plan de relance on ne touche surtout pas aux structures existantes, codes de lois, oligopoles, castes, lobbies, ordres divers et autres pratiques foireuses. Il y a urgence, c’est la crise, panique à bord. Donc on n’a pas le temps de toucher à quoi que ce soit. Ben voyons. The show must go on (le spectacle doit continuer).


                • JL JL 6 décembre 2008 09:17

                  @ Jason, ce n’est pas une opinion, c’est une constatation, nuance 


                • Rune Rune 5 décembre 2008 12:15

                  Et oui, c’est un plan de relance digne des années 70. Nos politiques ne peuvent imaginer autre chose car ils sont avant tout les bénéficiaires de ce passé et par conséquent les gardiens. Ils peuvent faire du bling-bling et crier à la modernité, ils ne font que changer de camouflage.


                  • Daniel Roux Daniel R 5 décembre 2008 12:56

                    Le fait d’être élu ne donne pas à l’homme politique, par magie, des compétences qu’il ne possède pas. Il serait grand temps que la Société se réorganise en fonction des compétences et expériences de ses membres.

                    Actuellement, tout est en les mains d’hommes soi-disant "charismatiques", usant de démagogie ou maîtrisant mieux la réthorique que les autres.

                    Ce plan de relance a été annoncé le même jour que la baisse "historique" des taux directeurs de la BCE. Bien joué, la bourse devait logiquement monté.

                    Et bien non, malgré cette baisse historique des taux, la baisse des marchés qui a suivi ces annonces montrent qu’objectivement le plan SARKOZY est à côté de la plaque et n’a vraiment pas convaincu les professionnels de l’économie.

                    De toute façon, la dérive budgétaire incontrôlée et la dette publique nous conduisent droit dans le murs. 50 milliards d’intérêts à rembourser cette année aux créanciers, et encore plus l’année prochaine, interdisent aux Français tout espoir en l’avenir et leur montre bien l’insuffisanté qualification des hommes politiques.

                    Force est de constater que les Allemands sont mieux lotis que nous. Il est vrai que Merkel est une scientifique alors que nous n’avons qu’un "bavard" (un avocat en argot) comme chef d’état.

                    Résultats : une politique suicidaire, des tentations dictatoriales, la gabegie et la loi de la jungle.

                    Les responsabilités devraient être confiées à des exécutifs qualifiés. Les élus, représentant du peuple rappelons le, à travers les parlements nationaux et régionaux, garderaient la construction législative et le contrôle, dans le cadre de la Constitution, des professionels exécutifs. 


                    • Rune Rune 5 décembre 2008 13:54

                      En effet, je pense comme vous que notre système d’éléction est incohérent. Par exemple, nous votons pour des projets, des promesses. Pourquoi ne voterions nous pas pour des faits ?
                      Mais nous sommes à l’heure du blabla, de l’information émotive, de la non raison. Et les gens qui en profitent n’ont certainement pas interêt à ce que les choses changent.


                    • Gilles Gilles 5 décembre 2008 15:47

                      "Le fait d’être élu ne donne pas à l’homme politique, par magie, des compétences qu’il ne possède pas. Il serait grand temps que la Société se réorganise en fonction des compétences et expériences de ses membres."

                      Rassures toi Daniel Sarko a nommé Devedjian ministre de la relance.................... en voici un homme compétent pour gérer la crise


                    • Daniel Roux Daniel R 5 décembre 2008 18:21

                      @ Runes

                      Le problème est qu’en face de la complexité du monde réel, nous ne trouvons que des hommes parvenus au pouvoir qu’aux moyens de coups tordus, de bluff et de démagogie. Il nous faudrait des aigles, nous avons des hyènes. (je demande pardon aux hyènes susceptibles qui ne méritent certainement pas cette comparaison désobligeante pour elles.)

                      @ Gilles

                      Ce n’est pas que Devedjan soit sot, mais il déteste tout le monde et tout le monde le déteste. Il est persuadé que son intelligence et ses talents ne sont pas reconnus. Par ailleurs, il ne se gêne pas pour traiter de "salope" un opposant. Par ailleurs, cela fait deux ans que j’ai prédit qu’il fera partie des Brutus qui poignarderont le petit César.


                    • Gilles Gilles 6 décembre 2008 16:11

                      Pas sot, mais en ancien d’Occident, donc comme tu dis un haineux

                      Rien que le fait qu’il jouisse de son nouveau poste, vide de sens, montre l’arrivisme de ce gars ; "je veux être au gouvernement, na"

                      Sûr que Sarko doit se méfier de vette engeance !


                    • logan 7 décembre 2008 16:22

                      @ Daniel R

                      Bref vous proposez de laisser tomber la démocratie pour une aristocratie ...

                      Non merci !


                    • Daniel Roux Daniel R 5 décembre 2008 13:13

                      Une affirmation placée dans votre article a titillé mon sens critique :

                      @ l’auteur,

                      "Cette crise, sans aucun doute de « civilisation » au sens où le monde se cherche un but, constitue indubitablement l’une des profondes preuves qu’il n’y a pas d’avenir possible pour l’humanité sans qu’elle se donne des limites."

                      Je ne reviendrais pas sur le terme "civilisation" qui me paraît être employé ici dans un sens étriqué mais j’ai l’impression que la phrase n’est pas terminée.

                      L’humanité devrait-elle se donner des limites ?

                      Oui, en ce qui concerne les matières premières disponibles sur notre bonne vieille planète. Une gestion plus équilibrée et moins prédatrice serait certes la bienvenue mais nous serons bientôt obligés d’en passer par là, faute de renouvellement des stocks.

                      Mais non, en ce qui concerne l’utopie, la recherche d’énergies renouvelables, la conquête de l’espace, les sciences humaines, la démocratie réelle, l’organisation de la société.

                      Qu’en pensez-vous ?


                      • Rage Rage 5 décembre 2008 16:46

                        Bonjour,

                        Effectivement, il s’agit bien de se donner des limites dans le "consommable" et de savoir les dépasser dans les idées, les utopies, les projets.

                        Il ne s’agit pas là de philosophie, mais plutôt de raison.

                        Si vous faites ce que les banques ont fait pendant 20 ans, c’est à dire générer de l’argent sans générer de richesses en jouant simplement sur des effets de cours, il y a forcément un moment où il existe un tel écart entre le réel et le virtuel que cela casse.

                        Quand vous faites acheter des "titres" couvrant des agents insolvables en faisant miroiter de substanciels bénéfices, vous mentez clairement à votre acheteur en lui vendant du vide à grands frais et vous empochez les frais de transaction + intérêts.

                        Quand vous pompez du pétrole au milieu d’un champ de barbelé en laissant crever les populations avoisinantes, vous générez à terme des tensions durables.

                        Quand vous concentrez les richesses pour les placer sur des comptes, des logements, des titres dont vous souhaitez tous qu’ils vous rapportent plus que de raison, vous tirez 2 fois sur les plus faibles, une fois en les vidant de la répartition, une seconde en leur contraignant à payer plus cher ce qu’ils devraient payer moins.

                        Quand vous faites peser les charges "sociales" à 70% sur les classes moyennes en exonérant soigneusement les 10% les plus riches et les 20% les plus pauvres, vous appuyez sur la figure de ceux qui rament sans pour autant sauver les 20%, tout en propulsant les 10% à des niveaux où ils ne devraient pas être.

                        Quand vous vendez vos savoirs faire et délocalisez votre production, vous vendez quelque part la richesse locale d’un pays.

                        Bref, quand vous faites toutes ces conneries, le tout en discutant énormément pour agir très peu, au milieu d’une densité d’élus au m² la plus forte du monde, forcément, au bout d’un moment, cela fini par se voir.

                        Pas de chance, cela apparaît aujourd’hui, au moment même où tous les indicateurs flanchent : cette fois-ci, même l’immobilier ne viendra plus sauver une économie moribonde 7 ans, et molle depuis 30 ans.

                        C’est donc bien d’un changement de système de référence dont nous avons besoin, et donc de leaders au niveau. Aujourd’hui ils ne sont pas en 1ère ligne, mais demain, à n’en pas douter, ils sortiront de l’ombre.


                      • logan 6 décembre 2008 21:54

                        Ca me désole, après toute la pédagogie qu’on a fait sur le net et en particulier sur agoravox de voir encore ce genre d’idées circuler ...

                        Je veux parler évidemment de cette histoire de faillite de l’état.

                        Sachez que l’endettement de l’état ne provient pas d’une mauvaise gestion des dépenses publiques ... 
                        Depuis 1973 on oblige l’état à emprunter sur les marchés financiers au lieu d’emprunter auprès de sa banque centrale, et donc à payer des intérêts ! Et c’est uniquement pour cette raison que la dette publique a explosé ...

                        Depuis 1973, nous avons payé 1100 milliards rien que pour les intérêts, la dette publique est de 1250 milliards, si nous n’avions pas eu à payer d’intérêts, par projection, je vous laisse faire le calcul sur la dette que nous aurions aujourd’hui.





                      • Daniel Roux Daniel R 6 décembre 2008 23:27

                        Ce qui me désole, c’est que les hommes politiques sont incapables de gérer convenablement le budget de l’Etat et qu’ils nous conduisent à la misère. Ce qui me désole c’est qu’ils se trouvent encore des citoyens pour se désoler qu’on s’en plaigne.

                        Je vous invite à méditer la parole sacré de notre Petit Timonier lors d’un interview imaginaire :

                        "C’est quand même qu’ecque chose que dans ce pays, on puisse pas dire qu’on dépense plus d’argent qu’on en dispose. La ménagère sait bien quel argent elle a dans son porte-monnaie et ce qu’elle peut acheter avec, alors pourquoi qu’on est pas capable de faire comme elle ?"


                      • logan 7 décembre 2008 01:46

                        l’état n’est pas une ménagère ni une entreprise ni une boutique il ne fonctionne pas de la même facon il n’est pas soumis aux mêmes problèmes

                        une ménagère ne doit pas assurer la continuité de services publiques et des administrations décentralisées sur des milliers de km² de territoire face à des conjonctures incontrolables, sans compter tout ce qu’il a à gérer comme intérêts dans le monde

                        l’état doit faire pour cela des prévisions de dépenses 1 an à l’avance, qui s’avéreront excessives pour certains budgets, ou au contraire insuffisantes pour d’autres

                        c’est sans compter toutes les urgences sociales ou économiques, toutes les catastrophes auxquelles l’état se doit de réagir immédiatement

                        sans cette facilité financière que représente le déficit, gérer l’état serait impossible

                        aujourd’hui l’économie est en récession, que faudrait-il faire laisser les entreprises paniquer et anticiper l’avenir en licenciant aggravant de ce fait la récession ?

                        l’état peut, par la magie du déficit relancer l’activité, tout simplement car il pourra toujours plus tard rembourser, les français ne disparaitrons pas, ils seront toujours là à créer d’innombrables richesses grâce à leur travail et ainsi par les impots fournir des recettes à l’état

                        est ce qu’un ménage ou une entreprise peuvent en dire autant ?

                        alors évitons de comparer l’incomparable, ce type de comparaison est bonne pour le bistrot du coin, mais je vous en prie épargnez-nous ici

                        vous parlez de l’argent que l’état ne possèderait pas, mais vous ètes vous demandé d’où venait la monnaie, comment elle était créée, ce qui faisait sa valeur ?

                        relisez ce que j’ai dit car c’est très important

                        l’endettement ne vient pas de mauvaises gestion des dépenses, l’endettement provient uniquement de l’obligation d’aller emprunter sur les marchés financiers et donc de payer des intérêts

                        est-ce que vous le niez ?




                      • JL JL 7 décembre 2008 09:17

                        @ Logan, c’est tout à fait ça. J’ajoute que les dépenses de l’Etat contribuent à l’économie au même titre que n’importe quelle dépense. La seule différence c’est que c’est la démocratie qui est maître ouvrage. Et ça, les capitalistes ne l’admettent pas parce que pour eux la démocratie c’est le diable.

                        Pour se défaire de la démocratie, son pire ennemi, le capitalisme a inventé la globalisation. La globalisation a rendu obsolètes les politiques de droite comme les politiques de gauche, et du même coup a réduit l’État à un rôle de comptoir de l’impérialisme : militaire et policier.

                        C’est cela, ce que " mise sous tutelle des Etats" signifie.

                        " C’est cette compréhension des implications de la crise économique mondiale actuelle qui doit à présent commencer à informer et animer la renaissance politique du mouvement ouvrier internationalement et sa réorientation sur un programme socialiste en vue d’abolir le système capitaliste."

                        A lire dans l’article ci-après. Notez bien le titre "Aperçu de l’avenir", référence au plan quiprovoque les crises.

                        L’Islande : un aperçu de l’avenir par Chris Marsden Mondialisation.ca, Le 4 decembre 2008

                         


                      • Daniel Roux Daniel R 7 décembre 2008 12:09

                        Bien sûr que je le nie. Les lois de bonne gestion qui régissent les comptes d’un ménage ne sont pas différentes s’il s’agit d’un état. Une certitude, les dettes devront être remboursées un jour.

                        Tous les états sont soumis aux mêmes contraintes. Il y a ceux qui sont bien gouvernés, remarquez que je n’écris pas "gérés", et il y a ceux qui sont mal gouvernés. Le notre est mal gouverné. Qu’il y est croissance ou nou, qu’il fasse beau ou qu’il pleuve sur notre économie, le budget est toujours en déficit.

                        Prenons un exemple simple : Les subventions versées aux entreprises.

                        Les entreprises recçoivent, bon an mal an, 100 milliards de subventions aux entreprises, soit 2 fois le déficit budgétaire prévu en 2009. Vous pourriez croire que ces subventions sont étudiées et leur utilisation contrôlée et bien, c’est tout le contraire. Les subventions sont versées et point final, aucun contrôle n’est assuré par le parlement. On jette l’argent public, notre argent, par la fenêtre mais rassurez vous, il n’est pas perdu pour tout le monde. Si encore cela favorisait le développement des PME, c’est tout le contraire, elles agonisent et ferment les unes après les autres : Cherchez l’erreur.

                        Dès qu’il est arrivé au pouvoir, Sarkozy a décidé de baisser les impôts des plus riches et depuis, il n’a eu de cesse que d’instituer de nouvelles taxes sur les salariés comme la franchise sur les médicaments ou la taxe sur les mutuelles santé. Avez-vous remarqué que les taxes "Sarkozy" épargne systématiquement le capital ?

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