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Accueil du site > Actualités > Economie > Un système économique structurellement irrécupérable

Un système économique structurellement irrécupérable

La récession est terminée, c’est vrai. La dépression commence juste et le chômage de masse en est le révélateur. Nous ne sommes pas en 1929, c’est bien plus grave. Je ne reviendrai pas sur mes différentes analyses car bientôt les évènements vont s’enchaîner (guerres, faillites, krach boursier, etc).

Pour comprendre pourquoi la bourse fonctionne encore il suffit de lire ce que Pierre Jovanovic écrit sur son blog (http://www.jovanovic.com/blog.htm).

Il explique ainsi que « 40% du volume du NYSE est généré par 5 titres » ce qui a été confirmé par l’analyste financier Olivier Crottaz qui a même publié le graphique idoine. Source : http://blog.crottaz-finance.ch/wp-content/uploads/2009/09/volume-journalier-contre-nyse1.jpg.

Pour résumer, ils se refilent des paquets d’actions en faisant monter la mayonnaise et tout ceci déconnecté de toute réalité économique. Ubuesque !

J’ai donc décidé d’écrire une série d’articles afin de démontrer que ce que certains nomment le capitalisme est non seulement une monstruosité mais de plus est totalement irrécupérable.

J’ai souvent employé le terme crise systémique pour analyser le crack actuel, il faudrait plutôt parler de crise structurelle.

En effet, on a énormément commenté l’échec du communisme et ses dérives dictatoriales (Staline, Mao), mais il existe très peu d’analyses de fond concernant notre système économique actuel qui, lui aussi, ne peut que nous conduire au désastre et à la dictature.

Tout d’abord, il convient de noter que Karl Marx a commis 2 erreurs fondamentales.

Premièrement, son analyse repose sur l’idée que c’est « la baisse tendancielle du taux de profit qui est à l’origine des crises qui ponctuent l’histoire du capitalisme. »

Or, l’économiste Philippe Simmonnot a réfuté formellement cette théorie. Pour ceux qui veulent approfondir, l’explication de L’erreur de Marx est sur mon blog.

Deuxièmement, Marx a « oublié » Freud (il est arrivé plus tard) et ses travaux sur l’inconscient, ce que Bernard Stiegler résume en affirmant que « le capitalisme du XXe siècle a capté notre libido et l’a détournée des investissements sociaux. » Je peux ajouter qu’il a fini par nous formater au travers du fétichisme de l’objet.

L’ensemble des médias appartenant au petit groupe dominant, la réalité a fini par nous échapper et nous ne voyons plus le monde tel qu’il est. Ce « psycho-pouvoir » qui permet de fabriquer notre conscience collective est le seul qui soit véritablement à détruire car « la vérité seule est révolutionnaire. »

D’ailleurs, pour Hannah Arendt, le totalitarisme est avant tout une dynamique de destruction de la réalité et des structures sociales.

Pour mieux comprendre, il faut relire « Le Meilleur des mondes », d’Aldous Huxley qui n’est pas un roman, mais un programme politique résumé dans la préface de 1946 :

« Un Etat totalitaire vraiment « efficient » serait celui dans lequel le tout-puissant comité exécutif des chefs politiques et leur armée de directeurs auraient la haute main sur une population d’esclaves qu’il serait inutile de contraindre, parce qu’ils auraient l’amour de leur servitude. »

Il fait d’ailleurs la synthèse de notre époque : « À mesure que diminue la liberté économique et politique, la liberté sexuelle a tendance à s’accroître en compensation. »

Claude Lévi-Strauss avait lui aussi donné le ton : « La fonction primaire de la communication écrite est de faciliter lasservissement. »

Nous sommes donc une population d’esclaves, une idée que met en avant le film de Jean-François Brient « De la servitude moderne ». Source : De la servitude moderne n°1, De la servitude moderne n°2, De la servitude moderne n° 3 (sur mon blog).

Pourtant, il convient d’analyser pourquoi le capitalisme nous conduit in fine à la dictature.

En effet, les économistes qui sont devenus des mathématiciens ont oublié que ce qui caractérise notre système économique est son caractère mafieux régi par une seule loi, celle du plus fort.

Pots de vin, menaces, assassinats font partie intégrante du processus de conquête des marchés. Le livre « Gomorra » de Roberto Saviano est l’exact reflet de notre société.

Sur le plan mathématique (car le monde est écrit en langage mathématique) ceci est illustré par la loi de Pareto (que l’on nomme aussi loi de puissance) qui démontre que les revenus se répartissent toujours selon une loi mathématique décroissante d’allure exponentielle. L’économiste Moshe Levy explique que « la loi de Pareto, loin d’être universelle et inéluctable, ne serait que le mode de fonctionnement particulier d’une société égocentrique » et que « ce sont les effets stochastiques (et non l’intelligence et le travail) de la concurrence qui enrichissent certains au détriment de la majorité, menant à la répartition de Pareto. » Source :http://bschool.huji.ac.il/segel/moshe-l/SF.pdf.

Or, pour rester dans le cadre des mathématiques, il est important de comprendre ce que l’on nomme les fractales. Les objets fractals s’apparentent à des structures gigognes ce qui s’applique à la loi de puissance. Pour faire simple, 20% des plus riches détiennent 80 % du capital mais au sein de ces 20 % la loi de Pareto s’applique aussi, etc, etc.

D’ailleurs, les 20 personnes les plus riches du monde ont une fortune personnelle estimée en 2009 à 415 milliards de dollars soit un peu moins que le PIB de la Suisse (500 milliards de dollars) ! Source  : Liste des milliardaires du monde en 2009.

Les 1% les plus riches représentaient 10% du PIB en 1979 et 23% aujourd’hui. 53 % en 2039 ?

Il faut donc comprendre que la tare fondamentale de notre système économique réside dans l’accumulation du capital. En effet, le capitalisme conduit structurellement à la dictature par une accumulation colossale de richesses par un petit nombre.

Il est donc par essence non redistributif. En effet de par sa structure basée sur la dette il favorise le capital et place la banque et la finance au coeur du système. Or, l’essentiel des intérêts sont perçus in fine par un petit nombre de personnes qui finissent par s’emparer du système. Je nomme cela l’effet Monopoly (célèbre jeu dans lequel ne subsiste qu’un seul vainqueur ayant ruiné les autres).

Ceux qui croient encore dans les bienfaits de la main invisible du marché, devraient se rendre compte qu’elle est en train de fouiller dans nos poches au profit de quelques-uns. L’actualité nous le prouve tous les jours.

De plus, un placement d’argent est sur le plan mathématique une exponentielle. Vous pouvez d’ailleurs le constater en cliquant sur Exponentielle et capital ».

Cette accumulation de capital a une contrepartie : l’accumulation de dettes, car au final l’argent n’est pas créé ex nihilo contrairement à ce que l’on essaie de vous faire croire (seules les banques centrales peuvent faire cela). Notre système économique est donc devenu une vaste pyramide de Ponzi, ce que confirme Nouriel Roubini lui-même : « Américains, regardons-nous dans le miroir : Madoff, c’est nous, et Monsieur Ponzi, c’est nous ! Source  : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2583

J’avais déjà montré du doigt ce problème dans mon article Crise systémique – Les solutions (n°5 : une constitution pour l’économie) et affirmé que ce système qui fonctionne sur la dette et la captation par quelques-uns de l’essentiel des intérêts impose au fil des ans d’élargir la base de crédit. Et, lorsque l’on commence à prêter à des gens qui ne peuvent rembourser (les pauvres), le système s’écroule.

Pourtant, toutes les religions ont condamné (avec des nuances parfois) le prêt à intérêt car elles le considéraient comme amoral ce que l’on retrouve dans le verset 275 de la 2ème sourate du Coran : « Dieu a rendu licite le commerce et illicite l’intérêt. »

N’oublions pas que tout le système actuel repose sur la formule : dette = consommation = travail. Et donc sans dette, pas de travail ! C’est d’ailleurs pour cette raison que les états soutiennent à fonds perdus les banques.

Robert H. Hemphill, gestionnaire de crédits à la Fed d’Atlanta avait déclaré : « Si les banques créent assez d’argent synthétique, nous prospérons ; sinon, nous sombrons dans la misère. »

Face à une exponentielle du capital accumulé nous nous retrouvons avec une exponentielle de dette. Par exemple, pour les Etats-unis, nous avons une dette totale (publique et privée) de 52 859 milliards de dollars soit 375 % du PIB US et plus que le PIB mondial. Source : http://www.federalreserve.gov/releases/z1/Current/z1r-2.pdf.

La dette, il faut le rappeler conduit à l’esclavage, ce qu’à résumé Jean Baudrillard : « on revient avec le crédit à une situation proprement féodale, celle d’une fraction de travail due d’avance au seigneur, au travail asservi. »

Le sociologue Immanuel Wallerstein a raison lorsqu’il affirme que » nous sommes entrés depuis trente ans dans la phase terminale du système capitaliste ».

Ivan Illich un des premiers penseur de l’écologie politique a développé la notion (appelée illichienne) de contre-productivité qui démontre que lorsque les entreprises atteignent une taille critique en instaurant une situation de monopole, elles finissent par nuire au fonctionnement normal de l’économie. On peut même ajouter qu’elles finissent par s’emparer du pouvoir. Le 4 juin 1943, le sénateur Homer T. Bone déclarait au comité du sénat américain pour les affaires militaires : « Farben était Hitler et Hitler était Farben. »

Albert Einstein, en mai 1949, dans un article paru dans la Monthly Review reprenait la même idée : « Le capital privé tend à se concentrer entre quelques mains, en partie à cause de la compétition entre capitalistes et en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation d’unités de production plus grandes au détriment des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capital privé dont le pouvoir exorbitant ne peut effectivement pas être contrôlé même par une société dont le système politique est démocratique. » 

Aujourd’hui, 500 entreprises transnationales contrôlent 52 % du PIB mondial ce qui fait dire à Jean Ziegler ((membre du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies) que nous allons vers « une reféodalisation du monde. »

J. K. Galbraith économiste et conseiller des présidents Roosevelt et Kennedy nous avait pourtant mis en garde :

« L’économie de marché est volontiers décrite comme un héritage ancien. En l’occurrence, c’est une escroquerie , ou plus exactement une erreur communément admise. Trop de gens apprennent l’économie dans des manuels qui entretiennent encore les dogmes de la production concurrentielle des biens et des services et de la capacité d’acheter sans entraves. En fait, il peut n’y avoir qu’un ou quelques vendeurs assez puissants et persuasifs pour déterminer ce que les gens achètent, mangent et boivent ». Source : « Les nouveaux mensonges du capitalisme » Publié dans le Nouvel Observateur (4/11/05) Interview de John Kenneth Galbraith par François Armanet.

Quelles sont les solutions ? Ne vous inquiétez pas, nos maîtres ont tout prévu. Pour comprendre, il faut savoir que la dialectique Hégélienne est maîtrisée sur le bout des doigts avec maestria. Ainsi, la thèse étant le capitalisme, l’antithèse, le communisme, nous finirons par avoir la synthèse : un socialisme corporatif ou social fascisme (mondial).

Je le rappelle ici, Benito Mussolini avait donné sa définition du fascisme : « Le fascisme devrait plutôt être appelé corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’état et des pouvoirs du marché. » Or, le corporatisme peut être assimilé à une entreprise criminelle car, comme l’affirme l’économiste Howard Scott : « Un criminel est une personne avec des instincts prédateurs qui n’a pas suffisamment de capital pour former une corporation. » Source : Une constitution pour l’économie, pourquoi ?

Associer socialisme et fascisme, deux principes opposés peut sembler étonnant mais Edgar Morin nous explique ce qu’il nomme le principe dialogique :

« il unit deux principes ou notions antagonistes, qui apparemment devraient se repousser l’un l’autre, mais qui sont indissociables et indispensables pour comprendre une même réalité ».

Vous pensez que cela est impossible ? Voici mon analyse.

Il convient tout d’abord de remarquer que tout le monde tire à boulet rouge sur les méchants banquiers (la thèse) et met en avant la nationalisation des banques (l’antithèse). Nous aurons donc un FMI, une BRI et une banque mondiale (la synthèse) qui contrôleront la future monnaie mondiale les DTS qui remplaceront le dollar : Crise systémique – Les solutions (n°5 : une constitution pour l’économie) et réguleront le système. Or, ces organismes sont contrôlés par une petite poignée de personnes.

En effet, la crise actuelle aura pour conséquence directe la destruction des nations car les sommes perdues dépassent les capacités des états et les taux d’endettement s’envolent. Des pôles continentaux avec des structures régionales se développeront partout : le glocal. J’ai d’ailleurs réalisé une étude précise à ce sujet : Crise systémique – Les solutions (n°4 : régions et monnaies complémentaires).

L’avenir est au « socialisme » a dit Schumpeter, un socialisme sans servitude, mais avec une liberté limitée. Il faudrait plutôt employer le terme exact : social fascisme et préciser que la liberté disparaîtra si nous ne faisons rien. Quoi qu’il en soit, une dictature échouera.

N’oublions pas le principe « hologrammatique » d Edgar Morin : la partie est dans le tout, mais le tout est dans la partie, car toutes les formes d’existence sont liées les unes aux autres, ce qui est la définition exacte de ce que Bouddha, Rabbi Jeschuth-notzerith (le vrai nom de Jésus, encore un mensonge !) et Mahomet ont défini par le mot amour.

Fascisme et socialisme n’étant au final que les reflets de notre dualité qui nous pousse soit vers les autres, soit vers le repliement sur soi, l’égoïsme et la violence. Nous devons donc changer nous-mêmes si nous voulons changer le monde, ce que l’Islam nomme le djihad, la kabbale juive le combat par le zaïn (le combat intérieur) et que Bakounine résume en quelques mots : « Pour se révolter contre cette influence que la société exerce sur lui, l’homme doit au moins en partie se révolter contre lui-même. »

 

    Gilles Bonafi

 

 

 


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50 réactions à cet article    


  • zelectron zelectron 22 septembre 2009 10:42

    ...et donc quel nouveau (ça vient de sortir) système proposez vous ?


    • Talion Talion 22 septembre 2009 11:24

      Je crains que vous n’ayez pas bien lu l’article....

      Ce dernier s’intitulait « Un système économique structurellement irrécupérable » et non pas « Voici ma proposition pour un nouveau modèle de société »

      Je trouve amusant que certains pour critiquer un article pointe du doigt ce qui n’est pas son sujet au lieu d’argumenter sur ce dont il parle...


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 22 septembre 2009 11:38

      à zelectron (xxx.xxx.xxx.26) 22 septembre 10:42 

      ...et donc quel nouveau (ça vient de sortir) système proposez vous ?

      Gardez-vous bien de poser de telles questions ! Il est des gens qui interdisent que l’on interroge l’auteur d’un brillant diagnostic sur les recommandations qu’il propose suite audit diagnostic.



    • Talion Talion 22 septembre 2009 11:45

      Surtout si l’intention derrière cette question n’est pas sincère...

      Au passage, elle l’est rarement !


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 22 septembre 2009 11:51

      En effet, il est des gens qui préjugent, avec impudence, de la bonne ou mauvaise foi des uns et des autres.
      En général, ils postulent de leur mauvaise foi démontrant ainsi leur naturelle bienveillance...


    • Talion Talion 22 septembre 2009 15:28

      Je préfère prendre les devant et couper l’herbe sous le pied des apôtres de la pensée unique... Ils ont suffisamment sévi en dehors de la toile.

      Autant leur faire comprendre que le réseau ne sera pas leur prochain terrain de jeu. Ici personne n’aime les lobbyistes ni ceux qui prêchent le « ferme ta gueule et reste à ta place salaud de prolétaire puisque tu ne sais rien faire d’autre que critiquer ! »

      Désolé d’être réactif quand je vois ce genre de discours pointer le bout de son nez, mais mon point de vue est que chaque concession faite à notre liberté d’expression sur l’autel du politiquement correct est une régression intolérable !

      Quand je lis une remarque ironique et méprisante dont le but est de rabaisser l’auteur d’un article, de l’humilier et de lui faire fermer sa gueule ça a le dont de me hérisser le poil.

      T’as quelque chose à dire ?... Alors argumentes sur l’article et pas sur le CV de l’auteur ou un sujet n’ayant qu’un vague rapport avec ce dont il a parlé !


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 22 septembre 2009 19:13

      @ Zelectron & Talion. 


      Je crois que ce texte est une description succincte adéquate de la réalité et un excellent diagnostic de la situation. On aurait donc bien tort de lui faire grief de ne pas nous apporter aussi du même coup le remède. Je présume que celui-ci viendra. 

      Les impatients trouveront sur le site Nouvelle Société une conclusion similaire à celle de l’auteur et de nombreux éléments de solution qui semblent découler des mêmes prémisses que celles de l’auteur.


      Pierre JC Allard




    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 22 septembre 2009 19:30

      Bravo à l’auteur


      Je partage d’emblée votre analyse concernant la nécessité du crédit, la fuite en avant que le capitalisme nous a fait vivre, la crise systémique de nature structurelle qui en est résultée et la fusion corporatiste, entre pouvoir politique et économique, qui est à se concrétiser. 

      Je m’attends, moi aussi, à l’émission imminente d’une nouvelle monnaie en forme DTS du FMI et j’y vois la prise de pouvoir par une oligarchie qui ne dépend plus du capital, mais crée le capital et s’en fait un simple outil. Je prévois une dictature que j’espère bienveillante ( socialiste), mais qui durera peu de temps et conduira à une nouvelle démocratie.

      Je vois assez de similitudes entre vos idées et les miennes pour me permettre de vous inviter à voir quelques articles qui décrivent ce que je crois le cheminement qui nous a menés à cette crise ... et quelques autres parlant des changements qui devraient nous permettre de mettre en place une nouvelle structure de production.... d"ou naîtra une nouvelle société.

      Pierre JC Allard

    • chab 22 septembre 2009 20:14

      Quelques personnes s’évertuent à proposer des solutions à partir de l’état actuel de nos connaissances multidisciplinaires dans le cadre d’une économie basée sur les ressources de notre environnement.

      La méthode utilisée pour faire émerger ces solutions me parait réellement rationnelle, d’autant plus lorsqu’elle est mise en opposition avec un système monétaire facilement corruptible (usure, création monétaire) qui a produit à son tour un système boursier basé sur des opinions découplées des nécessités économiques (évidemment tout aussi corrompu).

      Ces solutions restent évidemment à mettre à jour continuellement


    • Gilles Bonafi 22 septembre 2009 21:00

      Merci Pierre,
      je vous lis avec plaisir moi aussi et nous sommes en effet sur la même longueur d’onde. Merci d’écrire car nous sommes peu nombreux à savoir ce qui se passe et à tenter d’expliquer. Le projet ECCE devrait être une des réponses :www.ecce.name.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 25 septembre 2009 13:05

      à l’auteur

      Sur votre invitation implicite, je me suis rendu sur le site de ECCE. La première phrase de la page d’accueil est :
      « Proposition de site collaboratif en articulation avec le Blog de Paul Jorion »

      Je me suis donc intéressé à Paul Jorion en me rendant sur son blog où il se présente ainsi :
      "Paul Jorion est Docteur en Sciences Sociales de l’Université Libre de Bruxelles. Il est diplômé en sociologie et en anthropologie sociale. Il a enseigné aux universités de Bruxelles, Cambridge, Paris VIII et à l’Université de Californie à Irvine. Il a également été fonctionnaire des Nations-Unies (FAO), participant à des projets de développement en Afrique.
      Paul Jorion a travaillé durant les dix dernières années dans le milieu bancaire américain en tant que spécialiste de la formation des prix. Il avait préalablement été trader sur le marché des futures dans une banque française. Il a publié un ouvrage en anglais relatif aux répercussions pour les marchés boursiers de la faillite de la compagnie Enron : Investing in a Post-Enron World (McGraw-Hill : 2003). Il a publié plus récemment, Vers la crise du capitalisme américain ? (La Découverte : 2007), L’implosion. La finance contre l’économie : ce que révèle et annonce “la crise des subprimes” (Fayard : 2008) et La crise. Des subprimes au séisme financier planétaire (Fayard : 2008).
      Paul Jorion est « Visiting Scholar » du Programme Interdépartemental Human Complex Systems de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA)« .

      De son côté Wikipédia apporte les informations suivantes :
       »Paul Jorion né le 22 juillet 1946, est anthropologue et sociologue, spécialisé dans les sciences cognitives et l’économie.
      Il a enseigné dans les universités de Bruxelles, Cambridge, Paris VIII et l’université de Californie à Irvine. Il a également été fonctionnaire des Nations Unies (FAO), participant à des projets de développement en Afrique« .

      À 63 ans, Paul Jorion semble avoir conduit une carrière honorable.

      C’est donc une surprise de découvrir sur son blog un appel à la générosité financière de donateurs :
       »Faire une donation
      Vous avez la gentillesse de louer mon indépendance : je ne travaille en effet pas pour une entreprise, je n’enseigne pas non plus, ni ne veut (veux) bénéficier de la publicité – qui n’est pas ma tasse de thé ! Je vis exclusivement de mes droits d’auteurs et de vos contributions. Je pourrai continuer d’écrire comme je le fais aujourd’hui tant que vous m’y aiderez.
      Je refuse d’opérer parmi vous une sélection par l’argent : je veux que l’accès à mes textes reste gratuit parce que j’entends continuer de m’adresser à ceux pour qui tout ce qui n’est pas gratuit est trop cher. Et il me faut du coup compter sur d’autres qui pourraient contribuer davantage – mais sur une base strictement volontaire.
      Pour qu’il n’y ait pas d’abus de ma part, je publierai mes comptes tous les six mois, ce qui vous permettra de juger la manière dont j’utilise ces fonds. Si la formule produit plus que le nécessaire – on peut rêver ! – les sommes seront redistribuées dans le même esprit : pour le développement d’une presse « alternative » : en faisant monter à bord d’autres « journalistes presslib’ » (et pourquoi pas vous ?)« .

      Il ajoute :
       »Donation : objectif
      Avec 2.000 € je peux me débrouiller – qui ne pourrait ? – la somme est un peu arbitraire et, franchement, a été déterminée en fonction des dons qui furent effectivement versés au cours des mois d’avril et de mai («  La liberté est l’amour de la nécessité », Kant).
      Alors voici : pour mai : 2.374 €
      Pour juin : 3.099 €
      Pour juillet : 2.022 €
      Somme (brute) reçue à ce jour (7 août) : 1381 €« 

      Arrivé à ce stade, il est difficile de comprendre qu’à 63 ans, Paul Jorion ne soit pas parvenu, pendant sa belle carrière (d’écomiste), à se constituer, en toute légitimité, un patrimoine ou, au pire, des droits à retraite par répartition ou par capitalisation, qui seraient les garants de son absolue indépendance financière, et qu’il doive en quelque sorte s’en remettre à la quasi mendicité pour remédier à son imprévoyance financière...

      Cité en toute première page d’accueil du site ECCE, il est donné à penser que Paul Jolion constitue une pièce maîtresse du Projet ECCE, à savoir : Espace Collaboratif vers une Constitution pour l’Economie

      Cet ensemble de considérations, comme par exemple la »rare efficience" de la FAO, bien connue de ceux qui l’ont pratiquée, génère une immense perplexité quant à la crédibilité des objectifs et des modalités du Projet ECCE en matière d’élaboration d’une Constitution pour l’Économie.


    • Ensor 28 septembre 2009 00:37

      L’auteur a su formuler, ce que nombre (j’espère) de citoyens pensent du système de servage ds lequel ns sommes. Malheureusement, lorsque je lis les résultats des élections législatives allemandes, je constate que ce n’est pas demain, que les grands partis politiques changeront en Europe ou ailleurs ; ni l’opération de communication du Gvain. Maigre consolation : Die Linke et les verts, font des scores honorables.

      Il en est en politique, comme en écologie, il y a l’écologie par le haut et celle par le bas (Gorz, Illich, Dumont...)et seule une grande catastrophe changera le cours néfaste de l’histoire de notre humanité.


    • JL JL 22 septembre 2009 11:06

      Bonjour Gilles Bonafi. Je n’ai pas assez de mots pour faire l’éloge cet article. J’y souscris avec enthousiasme.

      Je voudrais rebondir sur deux ou trois points. Vous écrivez : « le capitalisme du XXe siècle a capté notre libido et l’a détournée des investissements sociaux. Je peux ajouter qu’il a fini par nous formater au travers du fétichisme de l’objet  ».

      Et Edouard Glissant dit : « Le libéralisme économique préside tous les imaginaires ». (Phase trois du capitalisme : l’économie du savoir)

      Vous écrivez : « Ce « psycho-pouvoir » qui permet de fabriquer notre conscience collective est le seul qui soit véritablement à détruire car « la vérité seule est révolutionnaire. »

      Et Boris Vian disait : « N’importe quoi, sauf la vérité. Il n’y a que ça qui ne se vend pas. » Hélas !

      Enfin sur ceci : « Sur le plan mathématique (…) ceci est illustré par la loi de Pareto (…) qui démontre que les revenus se répartissent toujours selon une loi mathématique décroissante d’allure exponentielle. »

      Permettez moi d’ajouter : En corollaire, plus l’économie monde au sens de Braudel est vaste, et plus les revenus supérieurs sont considérables. Et ceci expliquant probablement cela

      Pour finir, une question si vous voulez bien : Que pensez-vous de la taxe Tobin et de ses chances d’être mise en œuvre un jour ?


      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 22 septembre 2009 11:17

        à l’auteur

        Vous dites :
        1)
        Pourtant, il convient d’analyser pourquoi le capitalisme nous conduit in fine à la dictature.
        2)
        Il faut donc comprendre que la tare fondamentale de notre système économique réside dans l’accumulation du capital. En effet, le capitalisme conduit structurellement à la dictature par une accumulation colossale de richesses par un petit nombre.
        3)
        Albert Einstein, en mai 1949, dans un article paru dans la Monthly Review reprenait la même idée : « Le capital privé tend à se concentrer entre quelques mains, en partie à cause de la compétition entre capitalistes et en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation d’unités de production plus grandes au détriment des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capital privé dont le pouvoir exorbitant ne peut effectivement pas être contrôlé même par une société dont le système politique est démocratique. »

        Je ne vois pas de démonstration que l’accumulation capitalistique s’accompagne automatiquement d’un passage de la démocratie à la dictature.
        Einstein le reconnaît lui-même : "Le résultat de ces développements est une oligarchie de capital privé dont le pouvoir exorbitant ne peut effectivement pas être contrôlé même par une société dont le système politique est démocratique ».
        Pour être parfaitement clair, il faut paraphraser Einstein qui dit, en fait, que l’oligarchie capitalistique, au pouvoir (économique) exorbitant, n’interdit pas que le système politique demeure démocratique.

        Il appartient à ce système politique démocratique de générer les conditions propres à susciter un « pouvoir économique populaire » capable de rééquilibrer le pouvoir économique exorbitant de l’oligarchie capitalistique.


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 22 septembre 2009 11:32

          à l’auteur

          De plus, un placement d’argent est sur le plan mathématique une exponentielle. Vous pouvez d’ailleurs le constater en cliquant sur Exponentielle et capital ».
          J’ai cliqué et obtenu ceci :
          Voici un placement de 100 000 dollars au taux de 4% sur 100 ans. C’est une exponentielle.Le capitalisme conduit structurellement à la dictature par une accumulation et une concentration telle du capital qu’un petit nombre finit par contrôler le système.

          Il me paraît extrêmement abusif de conclure que "Le capitalisme conduit structurellement à la dictature« sur la base de cet exemple »exponentielle & capital« .

          Voici, par exemple, un contre exemple, totalement opposé, qui utilise également le principe »exponentielle & capital".
          Pour un Nouvel Ordre Économique Français Équitable !
          http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/pour-un-nouvel-ordre-economique-60258


        • herve33 22 septembre 2009 14:39

          @Jean-Pierre Llabrés

          Pour être parfaitement clair, il faut paraphraser Einstein qui dit, en fait, que l’oligarchie capitalistique, au pouvoir (économique) exorbitant, n’interdit pas que le système politique demeure démocratique.

          Einstein vivait au moment où les élites du capitalisme était souvent emprunt de religion et avait qu’en même une certaine morale , que ne possèdent pas l’élite individualiste du capitalisme néolibérale apparu dans les années 1980 . Pour s’en convaincre , il suffit de voir que les principales avancées sociales se situent dans la période 1945 - 1980 .

          Le capitalisme néolibérale aboutit à une forme dictature molle , car les politiques deviennent impuissants et sont au services des puissances de l’argent pour pouvoir se faire réélire en utilisant le populisme et des stratégies de communication pour masquer leur vide idéologique .
          Notre monde occidental est devenu une jungle où seule règne la loi du plus fort contre le faible .


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 22 septembre 2009 17:59

          à herve33 (xxx.xxx.xxx.101) 22 septembre 14:39


          "les politiques deviennent impuissants et sont au services des puissances de l’argent pour pouvoir se faire réélire en utilisant le populisme et des stratégies de communication pour masquer leur vide idéologique« .

          En démocratie, nous avons les politiques que nous »méritons" puisque nous les élisons.


        • Croa Croa 23 septembre 2009 21:28

          Même Einstein peut se tromper !


        • yoananda 22 septembre 2009 12:02

          Excellent article, mais le coup de l’exponentielle ne fonctionne pas en réalité, car i faut tenir compte de l’inflation, qui est elle aussi exponentielle, et donc, nous avons 2 exponentielles en concurrence, ce qui fait qu’au final, elles peuvent s’annuler l’une l’autre ...

          D’ailleurs l’enjeu en ce moment c’est bien l’hyperinflation qui ferait fondre comme neige au soleil les fortunes gonflées artificiellement par la déflation actuelle.


          • saint_sebastien saint_sebastien 22 septembre 2009 12:04

            j’aime pas trop les citations ou les références religieuses dans votre article , la religion n’est qu’un instrument de pouvoir et de controle des masses en plus , quel qu’elle soit.

            Donc vous parlez d’esclavage mentale , mais c’est le principe de toute religion , avoir la foi en des dogmes dont on ne cherche même pas le sens puisqu’on doit y croire sur parole.

            Quand à l’islam et l’usure , les saoudiens ont réglé ce dilem à coup de de rétro commissions et de corruption , regardez Black money sur le site PBS et surtout l’interview du Prince Bandar.

            Les saoudiens sont les plus corrompus au monde , et regardez comment vie leur peuple , il n’y a aucune redistribution de l’argent du pétrole. l’intégrité et l’honnêteté de l’islam à bon dos , cette religion est aussi corrompue que les autres.

            Je reviendrai un jour sur l’islam , l’homosexualité et la pédophilie.

            Donc à part ces citations religieuses votre article est intéressant.

            • Gilles Bonafi 22 septembre 2009 12:39

              Merci de me lire.
              Religion et spiritualité sont 2 choses différentes.Il ne faut pas tout mélanger.


            • MICHEL GERMAIN jacques Roux 23 septembre 2009 17:03

              Et oui, l’on pourrait dire quelque chose comme « la Religion apporte des réponses quand l’Esprit, lui, pose des questions »...Vous avez deux heures. coefficient 5.

              A l’auteur de ce bon article : Vous allez vous faire traiter de comique par Le Cercle des Economistes Citoyens qui sévit sur ce site. Ne leur répondez pas, ils sont en religion. 


            • Gollum Gollum 22 septembre 2009 12:56

              J’applaudis des quatre mains à ce texte. Il y a longtemps que je pense quasi la même chose.


              Je ferai simplement remarquer que l’Apocalypse qui est focalisée sur notre époque évoque cette dialectique entre fascisme capitalistique et socialisme niveleur. Il s’agit respectivement de la dialectique entre la Bête de la Terre et la Bête de la Mer.

              Seule une révolution intérieure et non plus une révolution comme on les a connus jusqu’ici nous sortira de cette logique d’esclave.

              Cette révolution intérieure et spirituelle sera le fruit du chaos qui va bientôt se répandre sur la planète entière quand le système s’effondrera.

              Bien évidemment, il faudra prendre conscience que la démocratie ne fut inventée en fait que pour donner le pouvoir à quelques uns en faisant croire au bon peuple qu’il a les clés de son destin. Une belle arnaque en vérité. Car le jeu politique visible détourne le regard de cette élite financière qui tire les ficelles dans l’ombre et qui a le véritable pouvoir.

              Il suffit de voir comme nos politiques actuels européens s’épuisent à essayer de mater le monde financier sans succès aucun. Ils vont de plus en plus se rendre compte où est le véritable pouvoir, s’ils ne le savaient pas déjà...

              • herve33 22 septembre 2009 14:16

                Excellent travail et un grand bravo pour cet article . On sent que l’auteur a probablement dû lire le dernier livre de Frédéric Lordon « Pour en finir avec la crise » .

                Cependant la sortie du capitalisme dont l’issue n’est sans doute pas la plus probable dans le court terme , se fera sans aucun doute dans la douleur avant que de nouvelles structures voit le jour sur les ruines de l’ancienne . Car ce sont bien les structures qu’il faut changer pour empêcher les dérives actuelles et pas seulement dénoncer les boucs émissaires que sont les traders qui ne sont que des acteurs au bénéfices des banques . Quand les traders gagnent un milliard d’euro , la banque en gagne probablement 10 , et c’est au final 11 milliard euros qui sont prélevés sur l’économie réelle .

                Or ces changements de structures ne peuvent venir que des Etats et des politiques , mais l’oligarchie financière a désormais rendu les politiques complètement impuissants . Le personnage politique qui se risquerait à mettre en oeuvre des réformes qui détruisent les intérêts de la finance même sera évidemment au mieux assassiné politiquement , au pire physiquement .


                • DG. DG. 22 septembre 2009 14:37

                  excellent, article claire et efficace.

                  il n’ y a effectivement aucune solution a l’intérieur du système.
                  le seule échappatoire est dans un premier temps de liquider le système, avec notament un processus d’annulation rétroactive de dette, et de compensation de dette.

                  dans un deuxième partir du principe que la pratique du taux d’intérêt est a priori interdit.
                  plus précisément, il faut ajouter a votre article, que l’accumulation du capital, au sens capitaliste, n’est possible que par l’existence des taux d’intérêt, qui crée l’inflation (augmentation de la masse monétaire), et qui est capté, pas seulement en raison de la concurrence, mais aussi et surtout, par, et grâce au dégagement de monnaie supplémentaire crée par l’intérêt.

                  la concurrence ne suffit pas expliquer l’accumulation du capital, car sinon, la concurrence qui aurait absorbé tout ou partie, se retrouverait sans rien a absorbé a un moment donné. il doit donc toujours y avoir a lui donné, d’un point de vue monétaire. le rôle de l’intérêt est de permettre que l’accumulation du capital puisse se poursuivre aussi longtemps que la masse monétaire (qu’elle crée) est en expansion. celui qui crée est celui qui reçoit. Sans l’intérêt les marchés serait a sec rapidement. quelle conséquence ? sans inflation, l’accumulation se poursuit uniquement sur la base de la concurrence. cela est vrai même si des dettes sont contractés sans intérêt ( car dans ce cas l’inflation est de 0 en fin de processus) ;. sans intérêt, in fine, l’accumulation du capital (financier) est sérieusement ralentie. ;;car les effets négatif serait encore plus visible et il serait probablement impossible politiquement le maintient d’un telle système déflationniste (d’un point des prix uniquement).

                  pour ralentir sérieusement l’accumulation du capital, ce n’est pas compliquer.
                  1 procéder a la déconcentration de certain groupe et abaisser les seuils légaux de concentration.
                  2 supprimer les intérêts composés qui sont remplacé par des intérêt simples
                  3 nationaliser les banque centrales, et le recouvrement de l’exercice (et non du droit qu’il na jamais perdu) de création monétaire par les Etats
                  4 interdiction des emprunts d’Etat qui n’est qu’une forme de financement des entreprises par le contribuable, ce qui est culotté dans un système libéral capitaliste.


                  • BA 22 septembre 2009 15:12

                    Lundi 21 septembre 2009 :

                    Les crédits accordés aux ménages et aux entreprises ont enregistré une baisse «  d’une ampleur historique  » au premier semestre 2009, selon l’Association française des sociétés financières (ASF).

                    Ainsi, le montant des crédits obtenus par les ménages pour financer leur logement a diminué de - 27,2 % au premier semestre 2009. Cette contraction était de - 8,6 % au premier semestre 2008 et - 15,6 % au second semestre 2008.

                    Les crédits à la consommation ont également accusé le coup, perdant - 15,8 % au premier semestre 2009.

                    Les prêts personnels connaissent la plus forte baisse avec - 27,3 %.


                    Les crédits faits aux entreprises pour financer leurs équipements ont chuté de près de - 24 %.

                    Les opérations de crédit-bail-mobilier enregistre la contraction la plus importante avec - 29,1 %, un chiffre «  d’une amplitude sans précédent depuis le printemps 1993  », souligne l’ASF.

                    http://www.challenges.fr/actualites/politique_economique/20090921.CHA7492/l es_credits_aux_menageset_aux_entreprises_chutent.html

                    Christine Lagarde commente ces chiffres catastrophiques : «  Ben … C’est-à-dire … Euh … Voilà voilà voilà … Euh … Ces chiffres confirment que la crise est finie. Ces chiffres confirment que la reprise est là.  »

                    Merci, Christine.


                    • drlapiano 22 septembre 2009 15:14

                      Socialisme et fascisme ... il y a belle lurette que les économistes Autrichiens ( Mises, Hayek ... ) on établi le lien.
                      Le lien aussi entre concentration du capital et état, l’état instrumentalisé par les puissants qui éliminent la concurence ( la possibilité d’exister sur le marché) en édictant normes loi et règlement, tarifs et protections ... là aussi c’est classique ...
                      L’état, instrumentalisé par ceux qui se disent capitalistes est bien au centre des tourments économiques et financiers actuels
                      On assiste bien à une crise du socialisme, monnaie gérées par les états avec de chimériques politiques monétaires et industrielles, protection massive des populations qui se voient imposé ( avec des torrents de bonne consciences ) une consommation forcée et illusoire de « solidarité » ( qui n’en est donc plus une ).

                      Une perspective un peu libérale ...
                      - Monnaie sans aucun contrôle d’état ( cf Hayex, Rothbard, Salin ... )
                      - Protection de la propriété
                      - Fin des illusoires « droits à », pour renforcer fermement les « droits de »

                      ... permettrait sans doute de voir l’avenir avec un peu d’espoir ... mais qui en parle ? Qui met en évidence que la liberté ( la volonté et la possibilité de pouvoir conduire les , de s’associer aux,projets de son choix) est la SEULE richesse.
                      Les états socialo-normatifs qui ont émergés depuis la fin du 19e s. par leur totalitarisme structurels ( ne finissent-ils tous pas par vouloir/devoir s’occuper de tout ) ne peuvent conduire qu’a ce qu’il y a de pire, la mise au pas de la société, le despotisme (dit) éclairé ... le facisme.
                      Oui, ce système économique le socialisme (déclaré ou larvé comme celui de Sarkozy ... ) est structurellement irrécupérable ...
                      Merci donc à G.B. de le rappeler !
                      Alors ... tous libertariens ?


                      • DG. DG. 22 septembre 2009 15:51

                        d’accord a vous a condition d’établir la neutralité financière de l’Etat (et des collectivité publiques) : c’est a dire son autonomie, et donc pas d’emprunt et n’intervient pas sur le marché financier, un Etat qui ne vie que sur l’impôt.


                      • @politique @politique 22 septembre 2009 16:23

                        Très bon article très bien documenté.

                        Changer l’humain afin qu’il devienne meilleur est une envie logique, saine et très respectable.

                        Malheureusement je ne crois pas du tout au libre arbitre mais plutôt aux « variables aléatoires de natures probabilistes » et bien plus encore « au principe d’incertitude » qui semble régir tout ce qui nous entoure. Cela s’applique bien évidemment à la nature même de l’homme qui ne peut pas plus choisir d’être ce qu’il est ou autrement, qu’il décide de naitre ou de ne pas exister.

                        Merci encore pour toutes ces informations très intéressantes et pour votre blog.


                        • drlapiano 22 septembre 2009 16:40

                          @politique ne crois pas du tout au libre arbitre, pense que l’homme ne peut pas plus choisir d’être ce qu’il est ou autrement, qu’il décide de naitre ou de ne pas exister.
                          C’est un peu déprimant de lire cela.
                          Il me semblait qu’il était possible de mener un combat contre soi-même, de faire preuve de volonté et de détermination, d’essayer de discerner le chemin, sinon du bien, tout-au moins du mieux, du respect de l’autre, de l’amour pourquoi pas ?
                          @politique, vous vous seriez mal exprimé : vous doutez que l’on puisse changer l’humain, par volonté extérieure vous pensez qu’il est vain d’en appeler à l’homme nouveau ?
                          Mais l’homme, vous pensez certainement qu’il peut changer, évoluer, non ? Qu’il a une volonté ? Qu’il peut agir sur lui même ?


                        • @politique @politique 23 septembre 2009 12:54

                          Certes drlapiano, je pense tout comme vous que des événement extérieurs et des prises de conscience intimes peuvent influencer nos comportements, mais je réfute l’idée que nous puissions sciemment influencer la nature profonde de nos personnalités ou décider nos prises de conscience. Je reste persuadé que nous sommes esclaves de ce que nous sommes et que la conscience n’est qu’une observation à postériori, plus ou moins exacte et complète, d’une réalité déjà passée. Témoin ou acteur mais jamais les deux à la fois.

                          Ex : « on ne décide pas d’avoir un don inné pour les mathématiques, de souffrir de schizophrénie, d’être hétérosexuel ou pas, d’être une femme ou un homme, d’arrêter de vieillir...etc. »

                          Et lorsque qu’il y a presque 7 milliards d’individualités aussi complexes et différentes sur une même place, la possibilité de trouver un consensus satisfaisant pour chacun me paraît malheureusement bien utopique et improbable.

                          Cordialement @politique.


                        • @politique @politique 23 septembre 2009 13:31

                          Homme nouveau ?

                          Quand à « l’homme nouveau »dont vous parlez drlapiano, il serait pour moi un homme plus proche des bases fondamentales et utiles à l’existence, moins esclave des machines et plus lucide sur leur nécessité et leurs applications, un homme osant aussi maitriser sa démographie ce qui me semble être un point essentiel pour l’avenir.
                          En deux mots un homme responsable et en symbiose avec son environnement de départ.

                          Douce utopie...

                          Cordialement @politique.


                        • mimusops 22 septembre 2009 17:12

                          Oui ce système est structurellement irrécupérable. La boucle dette-intérêt-profit est pernicieuse puisqu’elle fonctionne par principe sur les inégalités et sur une exploitation de ressources infinies.

                          Vous montrez aussi comment et pourquoi les états ne pourront le modifier.

                          Donc il faut faire quelque-chose. Le problème, à mon avis, c’est l’intérêt. 

                          Créons un nouveau marché mondial de financement de projet transparent, participatif et à somme nulle. Le réseau permettrait l’émergence d’un tel système et de se passer des états.
                           
                          J’ai quelques idées mais j’attends surtout les vôtres !


                          • taktak 22 septembre 2009 17:20

                            Article interessant, même si je ne suis pas d’accord sur tout.

                            Vous remarquez très justement le caractère anti democratique de l’accumulation de capital donnant de plus en plus de pouvoir à de moins en moins de capitaliste. L’accumulation du capital pousse aussi à sa concentration, et donc à l’augmentation de son poids et de son influence directe sur la politique. Des interprétations telles que le capitalisme monopoliste d’état sont interessantes à ce sujet.
                            Votre référence avec le fascisme est particulièrement bien trouvé puisque le fascisme est bien le stade suprème de la concentration du capital et de l’exploitation de l’Homme par l’homme.

                            En revanche, je ne comprend ni ne souscrit à votre réfutation de l’explication de la baisse tendancielle du taux de profit (cf le lien que vous mettez) qui est pour moi un sophisme.
                            En effet elle repose sur le postulat que le taux de profit est identique partout quelque soit les branches et les entreprises, ce qui est alors contradictoire avec le fait que la composition du capital puisse varier.
                            Or rien n’exige que ce taux de profit soit idendtique partout d’une part, ni que le taux d’exploitation soit partout le même, quelque soit la branche, mais juste au sein d’une même branche... Votre réfutation ne tient pas. Elle n’est que la réfutation de l’évidence que la profitabilité de secteurs économiques différents est différente.

                            je rappelle donc cette théorie qui est bien une explication d’une part de la crise, d’autre part des politiques actuelles (baisse de la part de rémunération du travail au profit du capital par remises en cause des acquis sociaux, refonte des impots (taxe carbone vs taxe professionnelle), ouverture de nouveau marché (la poste, école, routes, fer,santé....) :

                            K la composition du capital= Capital fixe + Capital Variable / Variable =C+V/V
                            Le capital variable étant composé des salaire, le fixe des machines, technologie etc.
                            Pl= plue value extraite du travail et E le taux d’exploitation = PL /V
                            le taux de profit P = pl/ (C+V)
                            d’ou on tire que
                            P = E/K

                            On voit donc que si Pl/V, ie la rentabilité du travail, augmente , alors le taux de profit augmente.
                            Cependant, si sur une courte période en conférant un avantage concurencielle, l’augmentation de C permettant une diminution plus importante de V, permet de profiter d’une plue value augmentée, cette augmentation conduit à augmenter K et donc à diminuer le taux de profit.
                            Pour maintenir le taux de profit (ie la rentabilité du capital), il faut donc augmenter l’exploitation ce qui ne peut se faire indéfiniement sans révolution de mode de production. (une bonne illustration de cette exemple est l’industrie automobile : dans un premier temps automatisation pour améliorer la qualité, la réactivité, concomittante à une augmentation de la productivité des salariés pour atteindre un optimum de productivité des usines, avec maintenant le retour à des modèles simples avec forte utilisation de main d’oeuvre comme les dacia, tout aussi profitables que les modèles complexes, car à E égal, K est bien moins important....).

                            Voir cette explication plus détaillée ici : http://www.dialogus2.org/MAR/surlabaissetendancielle.html

                            bref ; la financiairisation de l’économie, sa mondialisation permettent certe de contrecarrer la baisse tendancielle du taux de profit, mais au profit d’une augmentation de l’instabilité : de fait l’augmentation des capitaux à investir demande à augmenter les remèdes à cette baisse, et pousse à monter des mécanismes complexes (subprimes etc.) d’une part, et pousse aussi à la spéculation (en l’absence de solution).

                            Il serait interessant d’avoir l’avis d’un économiste, à travers une analyse marxiste, sur la crise. On verrait je pense de manière limpide une explication de cette crise


                            • herve33 22 septembre 2009 18:59

                              @alchimie

                              effectivement La dépression ne commence pas juste , cela fait 1 an qu’elle a commencé . Disons simplement que cela va s’amplifier , et il faut etre otiste pour ne pas s’apercevoir qu’on ne fonce pas droit dans le mur . C’est pas une question de croyance mais de constatation des faits .

                              Un simple exemple : http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090922-2130.html


                            • freelol freelol 22 septembre 2009 20:03

                              Analogie avec la Grande dépression ayant suivi la crise de 29. Mais vous avez raison l’histoire retiendra cette période comme « la trés grande dépression »

                              Sinon très constructif comme commentaire


                            • le revizor 23 septembre 2009 08:49

                              ou dans une rubrique « gloubiboulga » à créer...


                            • chlegoff 22 septembre 2009 18:43

                              Je ne peux qu’être élogieux sur votre article que je partage en tous points. Loin de moi l’idée d’être pessimiste mais il me semble que la bête immonde est prête pour ses agapes. Je considère votre article comme une tentative d’éclairer l’humanité sur ses responsabilités. Au delà de cette dualité que vous évoquez, le véritable ennemi de l’humanité est l’égo sur-dimensionné qui asservi chacun d’entre nous. L’égo dysmorphique nait de la peur et la peur est fille de l’ignorance. C’est pourtant à partir de ces individualités déséquilibrées que se construit notre société. Faudra faire avec !

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