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Accueil du site > Actualités > Economie > Une autre piste pour le problème du logement

Une autre piste pour le problème du logement

Face à la montée du problème de la pauvreté et du logement dans le débat politique, on peut se demander s’il continue à être raisonnable qu’à travers la location libre, les propriétaires puissent utiliser l’investissement dans la pierre comme n’importe quel investissement économique.

La question est avant tout morale : le logement est un besoin vital pour tous, est-ce raisonnable que le logement soit profitable économiquement aux propriétaires louant ? Que n’importe qui puisse s’acheter ou louer un logement pour avoir un toit sur la tête, c’est indiscutablement souhaitable. En revanche, que les plus fortunés puissent acheter des logements par poignées dans le seul but de se créer une rente sur le dos des moins bien lotis économiquement, c’est problématique.

Après l’éclatement de la bulle économique de l’an 2000, les investisseurs se sont portés sur l’immobilier, entraînant ainsi une accélération de l’augmentation de l’immobilier, qui continue encore aujourd’hui à biaiser tout le système économique. Si l’énergie financière placée dans l’immobilier retournait dans la sphère économique des entreprises, peut-être cette création de richesse plus dynamique serait-elle très profitable à l’économie en général.

Aujourd’hui, la solution avancée pour résoudre le problème des SDF, c’est le droit opposable. On commence à sentir que la mise en place de ce droit va se traduire par une judiciarisation du problème et que l’Etat va devoir dépenser des sommes considérables en construction de logement sociaux ou acquisition de logements existants. Dans un contexte économique où l’immobilier coûte cher, il est évident que l’Etat devra mettre beaucoup de sa poche, comme n’importe quel agent immobilier. Mais un agent immobilier bénéficie d’un bon retour sur investissement, en louant ou vendant assez cher les logements construits, ce qui ne sera pas le cas de l’Etat. Avec la mise en place du droit opposable, il n’y a pas de raison mécanique pour que l’immobilier baisse enfin.

Et enfin, ce droit opposable pourrait également faire naître un système de réquisition arbitraire de logements, que certains de nos hommes politiques parmi les plus réactionnaires n’ont pas manqué de montrer du doigt ces derniers jours.

Peut-être la solution est-elle ailleurs. Par exemple dans le plafonnement des loyers, tout simplement. Non pas un plafonnement qui, comme aujourd’hui, se contente d’encadrer les hausses de loyer (indice de la construction) mais carrément, une définition d’une grille de loyers imposés par l’Etat et indexés sur l’impôt foncier, dont le montant est déjà défini par des critères de superficie et de position géographique dans la ville.

Concrètement, pour faire accepter une telle mesure, il faudrait certainement commencer en douceur, par exemple en gelant les loyers et en imposant une baisse de ceux-ci de 3% l’an, jusqu’à atteindre le montant défini par la grille des loyers décrite plus haut.

Maintenant, analysons l’impact qu’aurait une telle mesure au bout de cinq ans, avec donc une baisse des loyers de 15%.

Tout d’abord, en forçant les loyers à la baisse, on commence par résoudre le problème du logement et de la hausse incessante et scandaleuse de son coût depuis plus de dix ans. Le locataire moyen dépenserait ce gain financier en biens de consommation courante, et ainsi redynamiserait l’économie (un ménage à revenu modeste qui doit se loger en location a rarement les moyens d’épargner, donc il consomme).

Ensuite, le propriétaire qui loue verrait son investissement dans la pierre de moins en moins intéressant pour constituer ses revenus financiers. Il serait donc plus à son avantage de vendre son bien (par exemple à quelqu’un qui veut se loger et qui n’achèterait donc pas ce logement pour gagner de l’argent). En vendant son bien, il disposera d’un potentiel d’investissement financier conséquent, qu’il pourra utiliser dans l’économie de marché générale, pour placer son argent en Bourse ou encore pour entreprendre (ou participer à un investissement industriel).

Si les locataires se logent plus facilement, et si le prix de vente de l’immobilier chute (l’augmentation de l’offre fait baisser les prix), on se retrouve avec un marché de l’immobilier plus sain et plus juste, puisqu’il n’est plus une variable d’ajustement permettant aux plus fortunés de s’enrichir sur la misère économique d’une population moins aisée (la rente locative n’est pas ce que l’on peut appeler un investissement dynamique digne de ce nom).

Si le pays place moins d’argent dormant dans la pierre, et qu’il dispose d’une manne financière plus conséquente pour investir dynamiquement et consommer, nous pouvons résoudre un problème social et un problème économique en même temps, ce qui, convenons-en, ne serait pas du luxe.


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77 réactions à cet article    


  • (---.---.132.252) 5 janvier 2007 10:48

    Et encore une analyse basée sur l’envie et la jalousie.

    Ce ne sont pas les investisseurs qui font que le marché de l’immobilier flambe artificiellement, mais les freins causés par l’interventionnisme de plus en plus lourd de l’état sur ce marché ...


    • Reinette (---.---.147.106) 5 janvier 2007 14:46

      « Si les murs des prisons sont si hauts, c’est pour que les petits voleurs qui sont dedans ne voient pas les grands qui sont dehors. »


    • je ne suis rien (---.---.175.167) 8 janvier 2007 00:09

      Est-ce que quelqu’un connait le taux de remplissage des HLM par des personnes qui pourraient louer dans le privé.

      Je ne pense pas qu’un HLM à vie soit une solution. Y’a t il un controle ? Expusle t -on des gens des HLM si ils gagnent « bien » leur vie ? Existe -il des locataires de HLM, propiétaires de logements ?

      Bref que fait la police des HLM smiley


    • LaEr (---.---.126.214) 5 janvier 2007 11:09

      Est-ce que c’est moi ou à chaque fois qu’il est question de social dans un article, on trouve un joyeux commentateur qui dénonce l’ "envie et la jalousie » des pauvres... Mais ce n’est pas possible cette hypocrisie ! Pouvez-vous seulement imaginer que les « pauvres » ne sont pas tous des faignants ? J’imagine surtout ces joyeux libéraux, ayant bénéficié pour la plupart des appuis de papa et d’un financement sans limite des études pour se « faire tout seul ». J’étais moi-même libéral. Jusqu’à temps que je m’insère dans le monde du travail. C’est marrant comme on change d’avis une fois de l’autre coté du miroir smiley.

      Nous nous foutons de votre fortune, laissez-nous juste vivre correctement de notre travail, ou alors ne vous étonnez pas de la monté de la violence... Ceux qui ne peuvent plus vivre de leur travail se tournent vers d’autres alternatives...

      Qui sème le vent....


      • (---.---.132.252) 5 janvier 2007 11:15

        Cela n’empêche pas l’analyse ...

        D’ailleurs, pouvez-vous m’expliquer ce que vous entendez par liberalisme ?


      • LaEr (---.---.126.214) 5 janvier 2007 11:48

        Liberalisme : Doctrine politique visant à faire cohabiter des poules et des renards dans un poulailler, en proclamant l’égalité des chances pour tous. Et plus sérieusement... Libéralisme : courant débutant avec Adam Smith, qui propose la plus grande liberté possible aux producteurs et aux autres acteurs dans l’économie. L’idéologie libérale vise aussi à minimiser le rôle de l’état.


      • (---.---.132.252) 5 janvier 2007 13:07

        Exactement.

        Etant donné que c’est le coût de l’intervention de l’état qui fausse le marché de l’immobilier et rend l’offre sur ce marché en position de force, un désengagement de l’état sera la solution pour réduire le coût des loyers.


      • mahousse (---.---.146.56) 5 janvier 2007 15:35

        Mais bien sûr:c’est l’état qui fixe le prix du foncier ! Tout est la faute de l’état et les gentils libéraux nous offriraient une société de rêve ! smiley


      • Sam (---.---.247.44) 5 janvier 2007 17:13

        La définition 1 est exacte.


      • Jason Nicolas 5 janvier 2007 18:43

        Désengagement de l’Etat : Abolition des normes de construction et de sécurité, Abolition du code de la construction et de l’habitation, abolition des contrats de construction, abolition des codes en général (voir le site de Légifrance la liste est trop longue pour la donner ici), abolition du droit du travail, des tribunaux(qui marchent très mal, j’en conviens), bref anarchie totale, le Far-West revisité, etc. Ou voulez-vous simplement le beurre et l’argent du beurre ?

        Vous souhaitez un peu d’Etat quand ça vous arrange, et pas du tout d’Etat quand ça vous dérange. Le lecteur aura rectifié de lui-même.


      • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 5 janvier 2007 11:11

        Tiens encore la ritournelle : c’est encore la faute de ces salauds de propriétaires qui louent trop cher ou qui demandent des garanties en béton armé !

        Le jour où les propriétaires n’attendront pas au moins 2 ans pour récupérer leur bien (saccagé il va de soit) en cas d’impayé, cela changera les choses. Ils hésiteront moins à louer leur bien.

        Un des problème de la location en France, c’est que le locataire est sur-protéger, même quand il est fautif. Ne payer pas l’eau ou l’électricité : on vous la coupe, ne payer pas les impots : vous allez en tôle, ne payer pas votre loyer : vous restez dans les lieux.


        • (---.---.23.198) 5 janvier 2007 11:36

          Le prix de l’immobilier monte et descend suivant des cycles qui ne dépendent pas du prix du loyer. C’est au contraire la valeur de l’immobilier (et des charges) qui détermine le prix du loyer et non l’inverse. Alors qu’est-ce qui produit ces cycles ? C’est très simple : le loyer de l’argent. Lorsque les taux d’intérêts sont faibles, les gens obtiennent des prêts à un taux intéressant ce qui les incitent à emprunter pour acheter. Le nombre des acheteurs étant plus important que celui des vendeurs, les prix montent « mécaniquement » pour reprendre le terme de l’auteur. Et jusqu’où ? Jusqu’à ce que le « non vendeur » trouve le prix suffisamment intéressant pour se décider vendre. C’est la loi de l’offre et la demande. Quand le prix de l’immobilier baissera-t-il ? Lorsque le taux de l’argent remontera, à ce moment là, les acheteurs ne trouvant plus de prêt à taux bas et le prix des logements étant hauts, ils ne seront plus intéressés à acheter. A ce moment ceux qui ont achetés risquent fort de se dépêcher de vouloir vendre avant que les prix ne soient trop bas par manque d’acheteurs. La chose fera boule de neige et ce sera de nouveaux la dégringolade (crac de l’immobilier). Ceux parmi les derniers qui auront acheté leur logement cher, (surtout avec un prêt à taux variable), risquent alors de voir d’une part la valeur de leur logement s’effondrer et d’autre part devoir rembourser des intérêts de plus en plus grand. Là, il y aura des pleurs... Le processus est bien connu. Avec l’Euro, c’est la BCE qui détermine le prix de l’argent (à court terme) mais celui à long terme (qui sert aux achats immobiliers) qui lui est fixé par le marché en dépend indirectement. Il fût un temps, où avec l’inflation, les salaires augmentaient et les intérêts (surtout à taux fixes) rendaient la note indolore. Mais « grâce » à l’Euro stable, ce n’est malheureusement plus le cas. L’Euro a des avantages, mais aussi parfois quelques inconvénients, c’est un tout.On peut aussi espérer au lieu d’un crac, un « atterrissage »en douceur".


        • Fred (---.---.155.75) 5 janvier 2007 15:26

          C’est clair que si l’etat s’occupait de collecter les loyers, au bout de deux impayes les personnes seraient vite expulsees.

          Les proprios comme les patrons sont vus comme des salauds. Donnez un appartement a un locataire et regardez sa reaction lorsque son premier locataire ne paiera pas, il changera vite de position. Il y a effectivement de la jalousie dans cette article.


        • mahousse (---.---.146.56) 5 janvier 2007 15:31

          Le seul problème dans ton raisonnement qui se tient, c’est que si les gens doivent attendre des taux à 15% pour commencer à voir les prix se dégonfler,ils leur faudra utiliser beaucoup de caravanes et autres logements de fortune pour que leurs petits enfants aient des chances d’avoir un vrai toit.

          Autre sujet:le pur libéralisme économique n’existe pas:c’est une utopie .Cela demande une régulation et des controles pour éviter les anomalies trop flagrantes(monnaies,et distorsions des coûts de la main d’oeuvre)et éviter les escroqueries. smiley


        • (---.---.132.252) 5 janvier 2007 15:50

          Mais bien sur ! L’état doit se concentrer sur ses fonctions de base dites régaliennes : justice, police, armée.

          C’est son rôle de vérifier qu’il n’y a pas d’escroquerie. Mais c’est tout !!


        • (---.---.145.157) 5 janvier 2007 17:25

          Pour éviter les escroqueries et abus, le mieux serait encore d’éduquer les jeunes à l’économie pratique actuelle (pas celle des grandes théories). Cela éviterait au minimum beaucoup d’endettements etc... Certains l’ont déjà demandé, mais l’éducation nationale et les politiques sont contre. On peu deviner pourquoi.


        • Jason Nicolas 5 janvier 2007 18:55

          A M. l’anonyme 132.252,

          Jetez SVP un coup d’oeil au livre de Michel Aglietta : Régulation et crises du capitalisme


        • blibgnu blibgnu 9 mars 2009 18:46

          @ Cris Wilkinson

          Expulsion : le délai de sursis abaissé à 1 an

          Le sursis avant expulsion d’un locataire ne sera plus de 3 années ! Les députés ont adoptés la nuit dernière la modification de la durée du sursis de l’expulsion de trois ans à une année.

          Ce délai de sursis est le délai maximal d’exécution du jugement d’expulsion, qui est généralement accordé par un juge.

          En effet, nombre de propriétaires modestes se retrouvent dans une situation très délicate, financièrement parlant, compte-tenu d’une attente pouvant être bien trop longue pour l’exécution de l’expulsion du locataire. En ramenant ce délai de sursis à une année, la situation pourraît être plus acceptable pour les propriétaires, les incitant ainsi également à louer plus facilement leurs biens.

          Daté du 06/02/2009 !


        • hurlevent (---.---.44.148) 5 janvier 2007 11:28

          Article incroyablement naïf. En tapant sur les méchants propriétaires, on va résoudre le problème du logement...

          En réalité, en tapant sur les propriétaires, investisseurs, etc..., on va les détourner de l’immobilier, ce qui fait que moins de logement seront construits et encore moins loués. Je vous laisser imaginer la crise qui s’ensuivrait.

          Définitivement un article basé sur l’envie et la jalousie


          • LaEr (---.---.126.214) 5 janvier 2007 11:36

            ....ou votre commentaire basé sur l’égocentrisme et l’égoisme...

            Je ne pense pas que l’auteur détienne la vérité absolue sur le sujet, mais pitié, épargnez-nous des commentaires aussi pauvres... On peut avoir envie, à tord ou à raison, de changer un peu le système sans pour autant n’être qu’un envieux... Certains pensent encore à autre chose qu’à eux même... L’altruisme existe encore.


          • (---.---.132.252) 5 janvier 2007 13:11

            Bien sûr, l’altruisme existe encore. Et il n’est pas l’apanage des socialistes.

            Le problême est que le social tenu par l’état est bien trop cher et de plus, qu’il ne peut pas atteindre les résultats qu’il se fixe.

            Libéralisme ne veut pas dire antisocial. Cela veut juste dire qu’il y a des moyens moins prohibitifs et moins coercitifs pour atteindre les mêmes objectifs.


          • LaEr (---.---.126.214) 5 janvier 2007 13:24

            Bien sur que l’altruisme n’est pas uniquement réservé aux socialistes (et heureusement smiley ). Cependant, beaucoup défendent ici un libéralisme un peu trop extrémiste à mon gout, où le salaud de pauvre n’a qu’à fermer sa gueule en acceptant une paye d’ouvrier Chinois pendant qu’1 autre gagne l’équivalent de 1000 ans de sa paye en 1 mois... Je veux bien croire à un libéralisme « éclairé », mais pour le moment, il ne l’est pas. L’intervention de l’Etat me paraît indispensable pour limiter la casse, même si, il est vrai, l’Etat français a la facheuse tendance d’empirer les choses... Mais là, il s’agit plus d’un problème de facteur humain, et non d’un problème de théorie économique et sociale.


          • wired (---.---.92.11) 5 janvier 2007 12:50

            C’est l’envie qui fait marcher le monde donc quelque part ca fait doucement rigoler quand on fait un procés à ce niveau là.... smiley. L’indécence à de beaux jours devant elle.


            • Bill Bill 5 janvier 2007 14:21

              J’avais décidé de ne plus intervenir, mais là, je ne peux pas m’en empécher ! En ex URSS, c’est l’état qui vous fournisssait un logement et un travail, j’ai l’impression que c’est ce à quoi nos braves compatriotes aspirent ! Et pas seulement ! Tout doucement l’état nous dit quoi penser ( ça, ça marche très bien, je le constate tous les jours !), comment surveiller nos petites santés, qui sont de plus en plus fragiles, ce que nous devons manger, dans quelles positions nous tenir, quelle morale adopter, etc, etc...

              L’état doit libérer le marché et n’a pas le droit de s’emparer de la propriété de ces citoyens.

              Aujourd’hui si vous voulez devenir nounou, vous serez tenu d’adapter les locaux, mais cela peut-être si cher que vous devrez renoncer ! La société se bloque de cette façon-là. Pour ouvrir une crèche, c’est pareil, trop de lois, trop d’investissements à faire.

              Parfois l’état doit intervenir, mais pas pour tout et rien, comme c’est le cas en ce moment !

              Bill


              • Reinette (---.---.147.106) 5 janvier 2007 14:44

                Avec Bill « Vive la loi de la jungle »


              • (---.---.132.252) 5 janvier 2007 14:55

                Parce que aujourd’hui ce n’est pas la loi de la Jungle ?

                Il faut sortir de votre nénuphar !!


              • pommedereinette (---.---.146.56) 5 janvier 2007 15:39

                C’est vrai mon Billou,mais figure toi que l’URSS n’existe plus.Tu peux donc te rendre en Russie et profiter joyeusement de leur nouveau capitalisme.


              • seb59 (---.---.180.194) 5 janvier 2007 15:45

                @reinette

                avec ce genre de raisonnement, tu ouvres la voie au communisme.

                Pourtant je n’ai pas l’impression que ca marche fort pour eux. C’est peut etre pour cela qu’ils sont pour les regularisations generales et le droit de vote aux etrangers.

                Mais en urss, il ne suffisait pas de vivre dans le moule de l’etat, il fallait aussi bosser.

                Et s’assoir sur ses libertés....


              • Bill (---.---.76.11) 5 janvier 2007 15:47

                Bravo pour la carricature... stupide

                Bill


              • Bill (---.---.76.11) 5 janvier 2007 15:49

                Pour pomme de reinette, bien entendu...

                Bill


              • Marc P (---.---.74.13) 5 janvier 2007 14:22

                Pour détendre l’atmosphère bien que le sujet soit extrêmement grave j’en conviens, je me répépète :

                Quand et comment se résoudra-t-on à rendre la vue (et l’ouïe) à la main invisible.... ????

                Marc P


                • Jason Nicolas 5 janvier 2007 19:00

                  @ Marc P

                  La « main invisible » ? Je l’ai vue : elle est posée nonchalamment sur le tiroir-caisse.


                • Reinette (---.---.147.106) 5 janvier 2007 14:42

                  Le droit opposable...

                  Un sparadrap sur une jambe de bois,

                  la compassion médiatique et politique concernant les SDF est programmée à l’arrivée des grands froids ; ni avant ni après.


                  • (---.---.76.11) 5 janvier 2007 14:54

                    Mais non Reinette, tu ne comprends rien ! Le marché se fixe aussi lui-même ces propres rêgles, il y a des garde-fou. Il ne faut pas croire que c’est la loi de la jungle... C’est une méconnaissance totale de l’économie que tu as là.

                    Trop de loi tue la loi... Et c’est ce qui se passe pour l’immobilier comme pour bien d’autres choses dans notre pays ! Ainsi on emmerde les entreprises pour des riens, et parfois ça leur coute très cher...

                    Bill


                    • Reinette (---.---.147.106) 5 janvier 2007 15:41

                      « Plus de chant, plus d’insouciance, il faut manger ou être mangé. (Propriété privée, chien méchant, agence immobilière...) Le vol des charognards insatiables n’en finit pas de projeter son ombre. »


                    • (---.---.132.252) 5 janvier 2007 15:53

                      Parce qu’aujourd’hui, les charognards n’ont pas les mains libres ??

                      Il leur suffit de comprendre comment fonctionne notre système soviétique pour en profiter bien plus que ceux (les plus faibles) auquel il était destiné...

                      Mais bien sûr, le propre de l’idéologie, c’est que si ça ne marche pas, c’est que l’on est pas encore allé assez loin !!


                    • Bill (---.---.76.11) 5 janvier 2007 15:55

                      Finalement tu as raison reinette ! Que les propriétaires demandent 4 ou 5 garants, 1 an de caution à l’avance. Comme ça il n’y a que les riches qui pourront se loger ! Et puis prenons par la force les appartements des bourgeois, ressortons les guillotines et partons chanter gaiement l’internationnale dans les rues de Paris !

                      Tu tiendras le drapeau dans la même tenue que Marianne dans le tableau de Delacroix, qu’est ce qu’on va rigoler !

                      Bill


                    • Reinette (---.---.113.92) 8 janvier 2007 15:27

                      « Je m’essuie la goutte d’urine sur le drapeau de mon pays / ce chiffon sur lequel se couchent les chiens / et qui ne représente rien à part trois couleurs / et un aigle qui provoquent en moi une nausée nationaliste », a écrit un jour Sergio Witz, poète mexicain.


                    • Hakim I. (---.---.29.92) 5 janvier 2007 14:57

                      « Par exemple dans le plafonnement des loyers, tout simplement. Non pas un plafonnement qui, comme aujourd’hui, se contente d’encadrer les hausses de loyer (indice de la construction) mais carrément, une définition d’une grille de loyers imposés par l’Etat et indexés sur l’impôt foncier, dont le montant est déjà défini par des critères de superficie et de position géographique dans la ville. »

                      Je ne pense pas que le plafonnement des loyers soit une solution. Bien que locataire, je me mets facilement a la place des proprios qui galèrent pour trouver des occupants fiables et qui demandent un max de garanties.

                      A mon avis le souci, c’est que nous avons dans notre pays des millions de familles qui sont locataires depuis plus de 15 ans. Depuis 35 ans pour mes parents... la population n’a pas été éduquée dans l’esprit de propriété. Tant d’argent déversé dans le vent, c’est scandaleux...

                      Si plafond il doit y avoir, m’est d’avis que c’est sur le prix de l’accession à la propriété. Qu’on ne me dise pas que les prix excessifs sont dûs à telle ou telle conjoncture financière, c’est le résultat de la spéculation point barre. Un F3 à 250000€ il faut arreter...

                      Dans le meilleur des mondes, je verrai plutot des solutions ou il serait possible de payer à vie un logement qui nous appartient et pour lequel on aurait viscéralement plus de respect que pour une location...

                      J’aimerai que les personnes qui s’y connaissent dans ce domaine me disent si d’après eux cette solution est viable ou pas... merci.


                      • Reinette (---.---.147.106) 5 janvier 2007 15:44

                        ô joie du libéralisme et de sa sainte trinité...

                        travaille, consomme et tais-toi !

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