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Accueil du site > Actualités > Economie > Une crise argentine est-elle possible en France ?

Une crise argentine est-elle possible en France ?

La France s’applique à elle-même les préceptes de la BM et du FMI qui ont ruiné l’Argentine. Cela aura-t-il le même effet ?

Première partie : résumé des causes de la crise argentine

Cette première partie est extraite de l’excellente synthèse faite par Elena Bessa dans son mémoire à l’Université de Québec sur le « Mouvement piquetero ».

Les causes les plus criantes de la crise argentine sont :

  • la surévaluation du peso, arrimé artificiellement au dollar

  • la destruction de tous les systèmes sociaux, parfois directe, souvent à travers une « décentralisation » faite sous prétexte « d’efficacité »

  • les privatisations systématiques  : pétrole, eau, énergie, transport, santé...

  • le démantèlement rapide de toutes les protections douanières

  • le démantèlement du droit du travail

  • la corruption d’un régime qui bénéficiait des privatisations et de la fuite des capitaux

Leurs conséquences ont été  :

  • la destruction des services publics privatisés par les groupes internationaux qui les avaient rachetés, ou bien des augmentations de prix sans précédent

  • la destruction de l’industrie locale, inapte à faire face à la concurrence internationale sans protection tarifaire, avec une monnaie surévaluée

  • une destruction sans précédent du lien social

  • une progression massive de l’endettement jusqu’à l’explosion et à la crise. Les dépenses publiques structurelles n’ont pas beaucoup diminué, mais le déficit commercial a obligé l’Etat à s’endetter pour masquer un moment les effets de la désindustrialisation.

En résumé, on peut dire que les gouvernements argentins, et en particulier les gouvernements de M. Menem, ont volontairement sabordé leur propre pays, sous un « noble » prétexte idéologique de libéralisme et de totale fluidité financière, fortement conseillés et aidés en cela par l’Ecole de Chicago, la Banque mondiale et le FMI, dont ils étaient les meilleurs élèves. Ils en ont tiré un profit personnel en vendant à l’encan les biens publics, et en touchant leur dîme au passage. L’ouverture totale et rapide de l’économie a profité à des groupes internationaux, qui ont exploité le marché local sans en développer l’industrie.

L’Argentine était auparavant l’un des pays les plus prospères d’Amérique du Sud.

Deuxième partie : comparaison des causes

La monnaie

L’euro est surévalué, mais nous n’avons pas la possibilité de changer cet état de fait. M. Trichet en décide seul. La courbe des taux sur titres de l’Etat français, qui s’étalait il y a un an de 2,5% pour un an à 3,8% à trente ans, ne varie plus maintenant que de 3,6% à 3,8% : elle est complètement plate. Autrement dit, la BCE anticipe croissance et inflation, alors que le marché anticipe une stagnation. Une courbe plate est généralement considérée comme un indicateur de récession proche.

La destruction des systèmes sociaux

Le transfert des charges du RMI et de l’APA participe à la même logique de destruction qui a prévalu en Argentine. L’Etat français se désengage d’un grand nombre de charges sous prétexte de meilleure gestion ou d’efficacité. En quoi le RMI, dont le montant et les conditions d’attribution sont fixés par l’Etat, serait-il mieux géré localement ?

Les privatisations

EDF est privatisable, avec sa « rente nucléaire » que le privé saura valoriser. GDF est privatisable. France Telecom est privatisé. La Poste est privatisable. Le transport ferroviaire est libéralisé. Air France est privatisé. Le secteur de la santé est en privatisation constante et progressive. La pression des assureurs est forte sur le système de retraite.

Le démantèlement douanier

Aucun Etat européen n’est plus maître de ses questions douanières. L’UE participe à l’OMC où elle est représentée par un « négociateur » mandaté par la Commission, alors qu’il signe des traités qui auront force de lois. Il est vrai qu’ils devront être ratifiés, mais pas par les parlements nationaux. La notion de « préférence européenne » a été définitivement écartée du vocabulaire, et les protections tarifaires sont en voie de disparition.

Le démantèlement du droit du travail

Plusieurs articles sur ce site en font état. Le CDI traditionnel est en voie de disparition. Le CNE et ses descendants auront sa peau.

La corruption du régime

Ce point est délicat à prouver. Il l’était d’ailleurs également en Argentine. Disons que c’est pour le moins un sentiment de plus en plus répandu. Mais, par exemple, pourquoi vouloir à tout prix transmettre GDF à Suez ?

Suez a profité des privatisations en Argentine dans le secteur de l’eau potable, à tel point que l’Etat argentin a fini par dénoncer son autorisation et lui reprendre ses concessions. Pour les Argentins, Suez est une entreprise française. Son principal actionnaire est Parjointco, appartenant à 50/50 à M. Frère, belge, et à Power Corp de M. Desmarais, Canadien, dont M. Dassault, frère du sénateur et député UMP, est administrateur, comme la BNP, deuxième actionnaire de Suez.

Suez et la BNP sont-elles des entreprises « françaises » ? Les trois quarts de leur capital sont « flottants », c’est-à-dire anonymes, comme dans la plupart des grandes entreprises cotées à Paris.

Selon une étude de la Banque de France (Bulletin n°149, mai 2006, Jean-Guillaume Poulain), fin 2005, 46,4% des actions de 37 sociétés du Cac 40 sont détenues par des « non-résidents ». Seize d’entre elles sont détenues à plus de 50%. La valeur était de 33,4% fin 1997 (selon le bulletin n°124 d’avril 2004.

http://www.banque-france.fr/fr/publications/telechar/bulletin/etu124_1.pdf

Autant pour ceux qui clament que les impôts sur les sociétés sont excessifs en France  : c’est le pays occidental accueillant le plus d’investissements étrangers, peut-être grâce à des conditions fiscales pas si désavantageuses que cela, obtenues en partie grâce au lobbying de clubs comme Paris-Europlace, visant à « promouvoir le place financière » de Paris, c’est-à-dire à défiscaliser les investissements étrangers, dirigé par M. Mestrallet, président de Suez.


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107 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 9 janvier 2007 10:45

    Bonjour,

    Hypothèse intéressante, et ma foi, j’avoue avoir quelques fois pensé à une sorte de mentalité péronniste chez notre président Chirac quoique, la France n’ait pas besoin de Péron, la figure de Pétain étant tutélaire d’une certain état d’esprit gouvernant les pratiques sociales et politiques.

    A part ça, la situation de l’Argentine avant le crash a profité aux classes bourgeoises aisées, cela doit être dit. S’il y a sabordage, il y a crime et le crime profite toujours à quelques-uns.

    En France, bien que la courbe des classes soit différente et que le pays soit bien plus riche que l’Argentine, il se peut bien que la crise argentine de chez nous dure 20 ans de plus, avec les uns qui s’enrichissent et les autres qui se précarisent. La richesse de notre pays semble en mesure de supporter une longue crise


    • (---.---.229.236) 9 janvier 2007 10:57

      N’importe quoi.

      La bourgeoisie a massivement retiré ses capitaux de l’argentine, ne faisant aucune confiance dans le gouvernement socialiste amateur d’embauche massive de fonctionnaire et de machins sociaux à crédit.

      Qu’elle s’en soit ainsi mieux sorti, c’est une évidence. Mais le criminel, c’est le peuple, qui ne pense qu’à voler l’argent des riches et qu’on achéte comme une pute.

      Quand à la France, la date du krack est déja prévu : moins de 10 ans.


    • simplet simplet 9 janvier 2007 11:08

      des points de vue aussi objectifs et constructifs on en redemande... smiley


    • jlouis (---.---.224.201) 9 janvier 2007 23:44

      L’article est interessant et montre les ravages d’un capitalisme effreine.

      Le liberalisme est malheureusement encore une fois confondu avec un le terme de capitalisme effreine.

      Rappelons le : le liberalisme, c’est la liberte d’expression, la liberte individuelle, le droit a la propriete, le libre choix, la securite des biens individuels POUR TOUS. Le liberalisme s’oppose a toutes les formes de privileges, et combat toutes les entites, riches ou influentes qui se les octroie.

      Un liberal se reclame des philosophes des lumieres : Voltaire, Descartes, Bastiat.

      Ici, on decrit le partage d’un gros gateau (le service public argentin) entre des multinationales superpuissantes etrangeres.

      Et la ou je crois que tout le monde est d’accord, c’est que ce capitalisme effreine et ravageur n’est absolument pas defendable. Il ne met pas l’homme au centre de ses valeurs.

      Ainsi, cette confusion liberalisme/capitalisme-sauvage me parait dangereuse, car en la faisant, on fait le jeu des politiques d’extreme gauche (a qui ont doit les definitions fictives du « neo-liberalisme » ou de « l’ultra-liberalisme » qui n’ont rien a voir avec le liberalisme). Mais l’histoire l’a montre, le communisme s’est toujours traduit en pratique par des totalitarismes les plus ravageurs.

      Gardons nous de ces manipulations malhonnetes qui consistent a caricaturer une ideologie avec une autre pour ainsi mieux la rejeter, surtout lorsqu’il s’agit de la promotion de nos libertes.

      Pour trouver des scenarios historiques de pays ayant pratique des politiques liberales ces trentes dernieres annees :
      - l’irlande
      - la nouvelle zelande
      - l’islande

      Les chiffres sont la : PIB/habitant (2005) :
      - Islande -> 3eme mondial (52.764 dollars / habitant)
      - Irlande -> 5eme mondial (48.604 dollars / habitant)
      - Nouvelle Zelande -> 24 eme mondial (26.424 / habitant)

      Source : Wikipedia(http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_countries_by_GDP_%28nominal%29_per_capita)

      Taux de transparence (anti-corruption) : Islande -> 2eme mondial (9,6/10) Irlande -> 18eme mondial (7,6/10) Nouvelle Zelande -> 2eme mondial (9,6/10) Source : http://www.transparence-france.org/IPC%202006communique%20TI%20France.pdf

      Mais le plus indicatif, c’est la montee dans les classements internationaux ces 20 dernieres annees de ces pays, en diminuant le poid des administration pesant sur les individus et en favorisant le petit entreprenariat, l’innovation et les investissements etrangers.

      Source en exemple :
      - Nouvelle Zelande et liberalisme Rapport du senat : http://www.senat.fr/ga/ga-027/ga-027_mono.html

      - Islande et liberalisme http://www.ladocumentationfrancaise.fr/revues-collections/etudes-df/sommaire/islande.shtml

      - Irlande et liberalisme (le lion celtique...) http://www.sos-action-sante.com/editoria/irish_reussite.htm


    • Jules Lebenet (---.---.173.70) 10 janvier 2007 14:12

      Peut-être qu’un coup de LIBERALISME est BON pour amorcer une POMPE quand on part proche de ZERO (Qu’était donc ces 3 pays il y a 20 à 30 ans). C’est peut-être BON quand le pays n’a RIEN. Mais a un MOMENT, il doit y avoir une PUISSANCE PUBLIQUE et un ETAT qui structure, rend COHERENT l’ensemble et assure la perrenite. Parlez du mot ETAT, ce n’est pas parler du COLLECTIVISME qui est encore autre chose.

      Concernant l’ARGENTINE ce qui est CHOQUANT, c’est que c’est un pays AUTO-SUFFISANT sur le plan ALIMENTAIRE avant ce KRAK. Alors pourquoi des gens crèvent de faim, où ont de grave carence alimentaire.

      Concernant les RICHES (ou les p’tit MICKEY qui pensent l’être parce qu’il roule en Porsche Cayenne acheté par PAPA), il faut avoir une sacré mentalité de POURRITURE pour prétendre AU BONHEUR sur un tas d’OS.

      Concernant la FRANCE, mais aussi certain pays en Europe continentale, il serait bon de vérifier les mécanismes de PLACEMENT FINANCIER, et l’oeuvre destructrice des FONDS de PENSION (les retraites ETRANGERES payés par notre travail et maintenant notre consommation).


    • simplet simplet 9 janvier 2007 11:05

      bonjour, article interessant montrant bien les limites d’un système ultra libéraliste,on peut parler d’utra libéralisme car l’argentine a poussé au bout ce système jusqu’à la rupture totale ( sociale et économique... )

      le parallèle est interressant mais comme souligné au dessus, en france nos énarques et assimilés arriveront encore à nous faire croire un bon bout de temps qu’ils essayent de règler les écarts sociaux !

      Les médias en place servent leur cause et nous abrutissent de reportages nous expliquant que toutes ces réformes sont un mal nécessaire et que la mondialisation est IRREMEDIABLE ( tiens c’est le discours que nous a tenu notre super big boss à notre dernier symposium, à renfort de petits canapés et de knackies chaudes... tout celà servi à une tripotée de cadres et assimilés me rappelant la marche de l’empereur vu la concentration de manchots au mètre carré... )

      Ce besoin de privatisation est exacerbé par une classe dirigeante tirant à feu nourri sur nos services publiques qui sont les derniers petits irréductibles à essayer de garder un service public proche des gens et implanté dans toute la France... il est évident que notre système a ses imperfections, mais la privatisation ne nous apportera que des hausses de tarif et des prestations bien plus médiocres qu’à l’actuel.

      attendez vous malgré tout à un feu nourri des pro libérales et capitalistes en mal de réformes, ce texte ne plaiera pas, il n’est pas dans le courant de pensée du moment des rédacteurs et bien-pensants économiques d’AV....

      bizarrement après avoir voté « oui » à un commentaire je vois s’afficher -1 alors que nous n’étions que 2 à avoir voté sur le texte.. curieux curieux...


      • (---.---.229.236) 9 janvier 2007 11:24

        « article interessant montrant bien les limites d’un système ultra libéraliste,on peut parler d’utra libéralisme car l’argentine a poussé au bout ce système jusqu’à la rupture totale ( sociale et économique... ) »

        Prétendre que la politique socialiste de l’argentine était ultra libérale est une plaisanterie !

        Embaucher massivement des fonctionnaire à crédit n’a rien de libéral !

        Si vous voulez du libéralisme, c’est au chili, pas en agentine.

        Au passage, autrefois (1950) la 6éme économie du monde (tiens, tiens) mais qui s’est ruiné une fois déja en suivant des politique économique populiste à la con (ie : Socialiste ou socialisantes) et qui depuis traine dans le tier monde.

        « Ce besoin de privatisation est exacerbé par une classe dirigeante tirant à feu nourri sur nos services publiques qui sont les derniers petits irréductibles à essayer de garder un service public proche des gens et implanté dans toute la France... »

        Non, s’est privatisé parce que nos énarques ne sont pas stupides, et savent tres bien que notre systéme n’est pas soutenable encore longtemps (18 à 25% de déficite depuis plus de 30 ans !!)


      • Mars (---.---.16.223) 9 janvier 2007 15:07

        Et l’endettement personnel des américains sous fond de bulle immobilière qui soutient activement la croissance de leur pays, au combien libéral, est-il soutenable longtemps ? 1929 c’était tout de même pas dans un pays communiste et il y a des moments ou même le seul système économique qui fonctionne amène des millions de gens à la soupe populaire, ne l’oublions pas...


      • (---.---.229.236) 9 janvier 2007 18:00

        « Et l’endettement personnel des américains sous fond de bulle immobilière qui soutient activement la croissance de leur pays, au combien libéral, est-il soutenable longtemps ? »

        Oui. L’endettement personnel est une bonne chose. Ca rpve que les gens en confiance en l’avenir.

        Par contre oui, le déficite budgetaire US n’est pas tenable trés longtemps, mais ils vont le resorber sans probléme.


      • Mars (---.---.16.223) 9 janvier 2007 20:46

        L’endettement c’est surtout bien chez les autres et pour les banquiers bien entendu. Quand à la confiance c’est peut-être tout ce qui reste aux américains (merci les médias !)Car dans le cas contraire je ne donnerais pas forcément très cher du dollar...mais qui peut dire combien de temps cela va encore durer ?


      • jojo (---.---.101.8) 10 janvier 2007 11:07

        merci de retourner à l’école avant de nous faire la leçon, votre analyse sera plus compréhensible.

        la pertinence d’une analyse est inversement proportionnelle au nombre de fautes d’orthographe.

        on peut aussi se relire avant d’envoyer son commentaire qui n’en aura que plus de poids.


      • Bill Bill 9 janvier 2007 11:32

        Il est un peu simpliste de parler de libéralisme dans le cas présent de l’Argentine, c’est un peu plus compliqué que ça http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/argentine/crise-monetaire.shtml

        Pourtant le libéralisme est il bien géré chez nous ? Je ne crois pas utile d’opposer l’étatisme au libéralisme, je crois cependant que l’état est trop envahissant chez nous, avec un libéralisme ouvert. Au fond nous subissons et les bas salaire des autres pays, et la fiscalité de l’état... et on attend l’effondrement, ça ne saurait tarder, quand on est pas logique, on est pas logique.

        Le drame sera pour les retraités...

        Bill


        • (---.---.229.236) 9 janvier 2007 11:38

          Tiens, bill est d’accord avec moi ?!

          Dur !

          Oui, l’attérissage va faire un gros cratére.

          Remarquons d’ailleur les attaques de la gauche contre la politique de la BCE. Ces gens la savent que la situation est intenable, et cherche à avoir un maximum d’inflation pour faire payer au bon peuple la dette sans qu’il s’en appercoive. Ah AH AH HA ! Je rigole !

          Dés fois, je me demande si ca vaut vraiment le coup de défendre le « peuple »... On ne fait pas le bonheur des gens contre eux.


        • monteno (---.---.179.94) 9 janvier 2007 15:07

          @ Bill je partage ton point de vue sur le« désir d’inflation » de nos politiques ; l’inflation c’est un impôt lâche sur les gens à revenus fixes...

          La communeauté Euro est maintenant un gros marché riche de plus de 300 millions de consommateurs qui achète et vend en euro ; ce marché est donc indépendant de la parité Euro dollar ou Yuan ! Pour ce grand marché là, la parité de l’Euro est donc une fausse barbe !

          Je pense que l ’Argentine a surtout payé d’avoir utilisé ses ressources non pas pour investir ds des « moteur d’avenir » mais pour financer la gestion courante des dépenses dont un grand nombre étaient inutiles... c’est ce que fait la France qui finance 25% des dépenses courantes de l’Etat par l’emprunt, au-lieu de consacrer la capacité d’emprunt à financer l’investissement pour l’avenir !


        • ZEN zen 9 janvier 2007 12:24

          @ Forest

          Excellent article.

          L’école de Friedman de ses boys et leur vulgate n’ont pas fini de faire des ravages, au point de commencer à en inquiéter plus d’un même au FMI..C’est un signe.


          • luisito luisito 9 janvier 2007 12:46

            Cette crise est non seulement possible en france mais aussi salutaire. Que ce passera-t-il ?
            - baisse de la consommation effreinee
            - demonetisation de la vie (pas de monnaie fiable, retour au troc et a de l’argent « associatif » sans speculation
            - socialisation : retour a la debrouille, entraide
            - les patrons fuyant le pays, les entreprises seraient repris par des cooperatives geres par les employes pour leur bien (et non celui des actionnaires)

            bref que du bonheur ! Enfin a moins qu’on tombe sur un regime totalitaire ou communiste. Si cette crise est geree intelligement par les citoyen qui se reapproprieraient leur pays, cela donnera une mise a plat salutaire !


            • Bill Bill 9 janvier 2007 12:55

              Ah bon ? Les Argentins fouillaient dans les poubelles pour se nourrir...

              Et puis le système socialisant, ceux qui ne seront pas d’accord iront au goulag ?

              Sinon, lire « Hommage à la Catalogne » de Georges Orwell.

              Bill


            • luisito luisito 9 janvier 2007 14:03

              Euh... j’ai pas entendu parler de goulag pendant la crise en argentine ?

              Sinon, meme si effectivement, certains fouillaient dans les poubelles faute d’argent (les banques faisaient faillite), cependant rapidement des solutions ont ete trouvees, et elles perdurent, meme apres la crise. Les employes etaient, par exemple, payes en « creditos ». C’etait une monnaie parallele fiduciere (fiduciere = de confiance selon l’ethymologie), contrairement au pesos qui avait une valeur de moins en moins forte. Et donc, une economie sans speculation ni devaluation est nee, par les citoyens et pour les citoyen, non pas pour faire du profit, mais pour vivre.

              Mais bon, je le repete, cette crise ne peut etre salutaire que SI on ne tombe pas dans un systeme totalitaire, je vous l’accord, c’est un grand risque.


            • Bill Bill 9 janvier 2007 14:32

              Je vous en prie Luisito, lisez « Hommage à la Catalogne », je suis persuadé que ça vous plaira, cela deviendra votre livre de chevet, je vous le dis par sympathie.

              Dans le fond je suis d’accord avec vous, nous avons peut-être besoin d’être collectivement en diificulté, cela nous aiderait à faire plus attention les uns aux autres, mais je crois que ça n’a rien de souhaitable non plus ! Qui nous dit que nous ne serons en train de nous dévaliser les uns les autres ?

              Bien cordialement !

              Bill

              PS : faites moi confiance pour ce livre !


            • monteno (---.---.179.94) 9 janvier 2007 15:11

              @luisito

              « Cette crise est non seulement possible en france mais aussi salutaire. Que ce passera-t-il ? »

              Je pense que tu as tort, trés gravement ! La politique du pire n’a jamais rien résolu ( proche de nous Chirac à fait voter Mitterand contre Giscard, et Mitterand est resté 14 ans !) La politique du pire coûte trés cher et aura pour conséquence que les pauvres en France seront encore plus pauvres et malheureux !


            • monteno (---.---.179.94) 9 janvier 2007 15:12

              @Bill

              non bill à la Politique du pire qui est une fuite qui ne peut qu’agraver la situation des plus pauvres !


            • Bill Bill 9 janvier 2007 15:21

              Tout à fait d’accord Monteno !

              Mais à force de se voiler la face, on ne sait pas jusqu’où on peut descendre ! Et pendant ce temps temps-là on discute dans les salons : « libéralisme ? Comment cher ami, restez poli tout de même ! » lors même que le problème n’est pas là, mais si tu dis autre chose, on te taxera d’avoir des propos de comptoir !

              « Euh ! Encore un petit four Duchesse ? »

              Bill


            • (---.---.229.236) 9 janvier 2007 18:02

              Heu, la crise, c’est une baisse dramatique du pouvoir d’achat du français de base, qui rembourse ainsi la dette, j’espére que tout le monde l’a compris..


            • Bill Bill 9 janvier 2007 19:02

              PATRON ! Revoila le clodo de la dernière fois ! Servez lui un gros rouge bien gras ! Vous avez vu comme il a de l’humour le bougre ?

              Duchesse, ne vous en faites pas, ce n’est qu’un manant, il est gentil et pas dangereux... Même s’il sent mauvais...

              Bill


            • Bill Bill 9 janvier 2007 20:12

              Il est surtout singulier de constater votre bêtise ! C’est la dernière fois que je vous réponds, vous ètes tellement insignifiant ! Le plus fou, c’est que croyez ètre intéressant !

              C’est d’ailleurs ce que disait Sandra, ça s’adapte tout à fait à vous !

              Bill


            • Bill Bill 9 janvier 2007 21:00

              @ Philppe Renève et Zen

              Tenez, c’est pour vous :

              Quand ils sont tout neufs Qu’ils sortent de l’œuf Du cocon Tous les jeunes blancs-becs Prennent les vieux mecs Pour des cons Quand ils sont d’venus Des têtes chenues Des grisons Tous les vieux fourneaux Prennent les jeunots Pour des cons Moi, qui balance entre deux âges J’leur adresse à tous un message

              Le temps ne fait rien à l’affaire Quand on est con, on est con Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père Quand on est con, on est con Entre vous, plus de controverses Cons caducs ou cons débutants Petits cons d’la dernière averse Vieux cons des neiges d’antan

              Vous, les cons naissants Les cons innocents Les jeun’s cons Qui n’le niez pas Prenez les papas Pour des cons Vous, les cons âgés Les cons usagés Les vieux cons Qui, confessez-le Prenez les p’tits bleus Pour des cons Méditez l’impartial message D’un type qui balance entre deux âges

              Le temps ne fait rien à l’affaire Quand on est con, on est con Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père Quand on est con, on est con Entre vous, plus de controverses Cons caducs ou cons débutants Petits cons d’la dernière averse Vieux cons des neiges d’antan

              Par Bill


            • faxtronic faxtronic 9 janvier 2007 22:07

              Il est fou lusitano ! Foutons le feu, revenons a cet age dorée du troc, de la feodalté, de la misere du crevage de faim. Youpi, tralala. smiley


            • ZEN zen 10 janvier 2007 08:31

              @ Bill (IP:xxx.x63.47.34) le 9 janvier 2007 à 21H00

              Un gros coup de fatigue, Bill ???


            • parkway (---.---.18.161) 10 janvier 2007 10:13

              luisito,

              ça pourrait-être effectivement intéressant !

              qu’est-ce que les gens comme moi auront à perdre ?

              c’est une bonne question, hein JDCH ?


            • parkway (---.---.18.161) 10 janvier 2007 10:26

              faxtronic ce que dit lusitano n’est pas une utopie, c’est une possibilité !

              à laquelle il ne faut pas avoir peur de réfléchir ; réfléchir et ne pas avoir peur, c’est bien le message ici...


            • ZEN zen 10 janvier 2007 11:52

              Bienvenue au club des c..., Bill !


            • Marsupilami Marsupilami 9 janvier 2007 13:26

              Excellent article. Friedman et ses Chicago boys me donnent souvent envie d’être croyant. Pour qu’ils rôtissent en enfer.


              • La Taverne des Poètes 9 janvier 2007 13:30

                Sur le point « La destruction des systèmes sociaux », je ferai remarquer que l’APA a succédé à la PSD (Prestation spécifique dépendance) qui avait elle-même remplacé l’ACTP (allocation compensatrice pour tierce personne)versée aux handicapés mais aussi aux personnes âgées dépendantes. Cette ACTP, créée en 1975-76, était à l’orgine d’un goufrre de dépense très mal contrôlées. La PSD puis l’APA, par la gestion décentralisée ont permis un encadrement strict des conditions d’utilisation des allocations versées tout en renforçant la solidarité nationale autour des enjeux de la dépendance.

                Pour le RMI, le même objectif de contrôle des dépenses peut être mis en avant, mais aussi la gestion des nombreux litiges liés aux indus pour lesquels le rapprochement serveur-client est une bonne chose. A noter que le département s’occupait déjà avant du volet « insertion » du RMI.


                • Forest Ent Forest Ent 9 janvier 2007 17:16

                  Dont acte, et merci.

                  Il y a néanmoins une différence de nature entre la mise en oeuvre par des services extérieurs, et le financement par une collectivité locale.


                • (---.---.229.236) 9 janvier 2007 18:07

                  « des mesures « ultralibérales » »

                  Des mesures « ultra libéral », c’est à dire baisse des impots, privatisation, dérégulation, ne peuvent ne aucun cas mettre un pays en faillite !

                  De fait, l’argentine dépensée l’argent du FMI (celui des français, donc), à crédit, pour rien. Et le FMI (la France) à dit stop, la fêtes est finis.


                • -noID- (---.---.80.97) 10 janvier 2007 11:34

                  Bonjour à tous,

                  Pourquoi ne pas étendre l’analyse telle qu’elle a été menée par l’OMC ?

                  Cette crise ne s’est pas cantonnée à la seule Amérique Latine ; l’Asie a également été gagnée et une suite de facteurs concomitants a conduit a une fin de crise apocalyptique pour les pays occidentaux lors de l’éclatement de la bulle internet...

                  Mettant ainsi fin à une ère de propérité sans précedent depuis le milieu des années 70 (en 1998 il m’arrivait de gagner plus de 2500 Francs en 2 heures, jétais un attaché commercial de 21 ans smiley aujourd’hui c’est une autre histoire...)

                  Mr Joseph Stiglitz (http://www2.gsb.columbia.edu/faculty/jstiglitz/), qui était aux premières loges durant toute cette période, fait lui même l’observation la plus stupéfiante au sujet de cette crise :

                  Les pays qui se sont le mieux sorti de cet effondrement boursier sont ceux...Qui n’ont PAS suivi les recommandations du FMI !!

                  Parallèlement Mr Stiglitz note, durant la même période, le mécontentement croissant de dirigeants de plus en plus agacés de devoir appliquer des préceptes que les conseillers Américains n’oseraient en aucuns cas étendre aux Etats Unis...Etrangement...

                  Il y a là des pistes de réflexions qui ne sauraient, je crois, être ignorées.

                  Cordialement


                • LE CHAT LE CHAT 9 janvier 2007 13:34

                  @forest

                  excellent article bien argumenté ; où qu’il passe l’ultra libéralisme n’en finit plus de provoquer des ravages . à noter que au niveau de la corruption de nos dirigeants , la france est loin d’être une réference selon un classement que j’ai vu passer dans mes lectures , la république est en voie de bananisarisation ( une ségolènade de plus smiley )


                  • (---.---.47.11) 9 janvier 2007 14:24

                    pour les courbe des taux : donner la date


                    • Forest Ent Forest Ent 9 janvier 2007 17:19

                      Samedi dernier. A noter que l’on a eu ce week-end une inversion temporaire aux Etats-Unis. La Fed a déclaré qu’elle pensait que pour une fois cela n’annonçait pas une récession, le contexte étant très différent des fois précédentes. L’augmentation des taux à court terme est significative depuis 5 mois, après deux ans de taux historiquement bas, suite à des relèvements de la BCE.

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