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Accueil du site > Actualités > Economie > Une dette si enrichissante... pour certains

Une dette si enrichissante... pour certains

La dette n'est pas un mal mystérieux tombé des "cieux économiques", c'est un calcul bien réfléchi de quelques grands groupes de la finance mondiale (ils ne sont pas plus d'une cinquantaine sur la planète) : un Etat peut toujours rembourser et personne n'est responsable des milliards perdus en taux d'intérêts... La France a "perdu" sur ces dernières années 1700 milliards d'euro simplement pour payer les intérêts de sa dette. Et, il n'y a pas que la France. L'astuce de ce jeu, c'est de provoquer le besoin d'une dette... le déficit... après on se partage un énorme marché (et Bouygues semble bien petit dans tout cela. Attention, il y a qu'une limite : si la croissance est en berne, impossible de rembourser. Alors il faut se retourner contre les peuples et les écraser d'impôts. C'est le scénario actuel. Celui qui mena tout droit à 1789...

Une dette...si enrichissante !

Tous les économistes ne sont pas forcement à plat ventre. Même si ceux qui restent debout, subissent les pires tourments...Tous ne sont pas des admirateurs d'un Jacques Marseille qui expliquait, en bon néo-c onservateur, que la faute du déficit était la gabegie que représentait le petit postier qui osait rentrer chez lui en emportant une gomme...ou d'un Jacques Attali qui voyait le rôle des "taxis" en première place comme frein à la croissance.

La dette et le fameux déficit, qui l'accompagne, ne sont pas des malheurs de l'économie qui tombent sur les pauvres humains du fait d'un méchant sorcier et de ses sortilèges...C'est beaucoup plus simple et hélas très humain...

De tous les moyens qui existent pour s'enrichir, l'Etat a toujours été le plus profitable et ce quelle que soit la forme prise par celui-ci, de dictature la plus dure à la démocratie la plus molle. Seules les méthodes changent, mais en dernier lieu, il y a toujours une constante : ce sera au peuple de payer l'enrichissement d'une minorité.

La dette des Etats est un des moyens parmi les plus faciles et les moins voyants, et sans conteste parmi les plus efficaces. Cette efficacité s'est d'ailleurs nettement améliorée aujourd’hui dans le monde occidental du XXIème siècle avec la déréglementation sauvage de la finance internationale. Mais, il semblerait bien aussi que la nouvelle « poule aux œufs d'or  » soit en passe de terminer sa carrière comme celle de la fable.

Il n'y a pas besoin d’être un génie de la finance, comme une certaine presse tend à vouloir le faire croire, pour « réussir  » ce type d’opération qui rapporte bien plus qu'aucune autre.

 

L'enseignement de l'Histoire

L'histoire nous a enseigné un certain nombre de ces folies. On se souvient (entre autres !) que Louis XIV emprunta sans compter pour construire le château de Versailles. Ces emprunts étaient tantôt réalisés de façon claire  : le roi emprunté à la somme de X à Monsieur Y. Ils pouvaient être aussi de nature plus discrète comme lorsqu’il s'agissait des fournisseurs. Ainsi un menuisier devait livrer tels agencements pour telle date et il était convenu que le paiement lui soit fait lors de la livraison. Toutefois, lorsque les dépenses dépassent les recettes, et c'était le cas du roi en question, il s’avérait bien vite difficile de faire les remboursements ou les paiements attendus.

Les dettes s'accumulaient et les délais de paiements des commandes royales s’allongeaient de plus en plus. A la fin, le roi dû convenir, qu'il n'avait pas les moyens d'honorer sa signature. Il utilisa alors son pouvoir "régalien" pour accorder des remises d'impôts à ces malheureux créanciers. Quoique bien souvent, ces remises furent purement symboliques...

On sait que de nombreux historiens n'ont pas hésité à déclarer que c'était Louis XIV (avec l'aide de Louis XV, faut-il le préciser) qui avait dressé la guillotine sur laquelle Louis XVI devait mourir.

 

Le fonctionnement du couple Dette-Déficit dans le monde contemporain

Le procédé royal, évoqué ici, manquait singulièrement de discrétion. De toute évidence, le roi était le débiteur et il devait donc régler ses dettes. En s'abstenant de le faire, il était identifié directement comme un fauteur de troubles pour ses créanciers.

Dans le contexte des démocraties contemporaine, les choses sont beaucoup plus diluées, abstraites et même hypocrites.

Examinons en détails le processus :

Un déficit apparaît - pour le moment suivons le pseudo raisonnement officiel qui tend à faire croire que le déficit est une sorte de malheur qui tombe directement du ciel sans autre forme de procès - dès lors, il est nécessaire de le combler en faisant appel à un emprunt.

Deux formules sont possibles : emprunter au niveau national ou comme aujourd’hui avec la mondialisation au niveau international.

 

Emprunt National

a) Dans le premier cas, l'Etat emprunte auprès des citoyens de son pays. Nous sommes dans la situation classique de la IVème République en France avec les célèbres emprunts Pinay et que l'on peut résumer ainsi : un bon est vendu par l'Etat à 40 euros pour une valeur de 50 euros dans 5 ans. Dans 5 ans, celui qui a acheté le bon en question, recevra donc un plus du remboursement de ses 40 euros, 10 euros représentant le taux d’intérêt que l'Etat a consenti à lui payer. C'est d'ailleurs à ce mécanisme que faisait récemment référence la commission Jupé-Rocard.

 

Emprunt « Financier International »

b) Deuxième cas : l'Etat s'adresse à la finance internationale (qui est représentée en fait par quelques groupes bien connus et bien délimités). Il emprunte les 40 euros contre un taux d’intérêt qui fait qu'au bout de 5 ans, il aura à rembourser 50 euros. Donc, 10 euros d'intérêt. Dans les deux cas, l'Etat aura donc payer 10 euros.

 

De la distinction entre les deux méthodes

A première vue, si on ne fait pas trop attention au processus ainsi mis en place, on pourrait penser que les deux méthodes se valent.

Certains, et cela a encore été dit récemment , déclareront même que la première méthode est plus coûteuse et plus lente que la seconde (c'est ce qui fut mis en avant pour éliminer les conclusions de la commission Jupé-Rocard) : lancer une campagne de presse pour promouvoir l’emprunt, le placer auprès des citoyens et ensuite gérer les remboursements à des milliers de compte (on simplifie volontairement à l’extrême).

En fait ces deux méthodes n'ont rien en commun. Elles sont aux antipodes l'une de l'autre si l'on se place dans l'optique des financiers qui ont conduit à la catastrophe de 2008...

Lorsque l'emprunt est diffusé à travers des milliers de citoyens, c'est chaque citoyen qui percevra les remboursements de l'Etat. C'est-à-dire dans notre exemple les 10 euros. Les grands groupes financiers devront se contenter des commissions et autres frais de gestion sur le placement des titres en question.

Lorsque l'emprunt passe en direct par ces grandes organisations financières, ce sont ces dernières qui perçoivent les remboursements en provenance direct de l'Etat. Et toujours dans notre exemple les 10 euros par bon pris en pension. La différence est de taille, puisque les intérêts ainsi reçus n'ont rien de commun avec les sommes insignifiantes des commissions ou frais bancaires de la première solution.

La dette au niveau international prend ainsi une toute autre dimension. Elle devient un marché des plus convoités et de fait tous les grands groupes financiers du monde, y compris les fonds souverains (les "vrais" pas ceux inventés pour faire plaisir aux errements de vocabulaire d'un président) jouent un rôle décisif sur ce marché très fermé (et pour cause). Ajoutons que certaines commissions peuvent être versées aux "apporteurs" de ces marchés rentables.

Car,t ous ces acteurs de la finance internationale savent bien qu'en dernière instance, il suffira d’accroître les impôts sur les peuples pour rembourser les sommes qu'ils ont avancées. C'est dans ce contexte que l'on comprend deux choses, si on se rapporte à une démocratie comme la République Française.

 

Le déficit...où les projets "fous"

D'abord le déficit n'est en aucun cas une fatalité mais un choix politique de projets qui "plombent" le budget. Lorsque l’impôt ne rentre que 100, il est évident que les dépenses que l'Etat peut faire sont limitées à 100. Le choix des projets étant soumis à cette limite : on choisira ainsi de faire plus de "social" ou plus d'immeubles de luxe comme ceux de La Défense etc.

Au cas, où une dépense exceptionnelle doit être envisagée, alors un emprunt placé dans le public doit être la règle. (Ne confondons pas ici avec un déficit keynésien qui permet d'injecter de la monnaie dans l'économie...la fameuse "planche à billets")

Mais cette pratique n'est pas du goût de la haute finance qui ne "gagne" rien dans un budget trop bien étudié ou dans le recours à un emprunt auprès des citoyens. En revanche, un déficit qui nécessite la mise en place d'un prêt dont les conditions sont directement débattues entre cette haute finance et quelques « élus  » permet d'envisager des profits des plus attrayants ...

Inventer des projets inutiles ou qui ne correspondent pas au revenu d'une nation est chose bien simple dans les démocraties laxistes de l'occident d'aujourd'hui. On peut viser la lune, ou déclarer d'utilité publique l'envoi d'un homme sur mars ou encore avancer que la Défense pour concurrencer en tant que quartier d'affaires mondial les autres places comme Francfort ou Londres nécessite des travaux sans fins, ou promouvoir des constructions de bâtiments (Déménagement des Archives nationales dans de nouveaux locaux à Pierreffite, idem pour les Archives des Affaires Étrangères à La Courneuve) ou d’équipements sans nombre (la course à l’énergie nucléaire qui permet de creuser encore un peu plus le déficit sans réellement résoudre la question de la production en grande quantité d'énergie électrique) ou encore des sommes allouées dans un contexte mystérieux à un certain M.Tapie, etc.

L'Etat n'a besoin pour s'engager dans ces projets que d'un vote de ses "élus" (et parfois, même ce vote peut être omis, le cas Tapie...). Le vote acquis, le déficit est acquis. C'est alors en comité plus restreint que l'on traitera la chose et que l'on pourra répartir les emprunts entre les groupes financiers les "plus compréhensifs". Chacun aura sa part d'un gigantesque gâteau. On ne distingue d'ailleurs pas très bien dans ces opérations très « secrètes  » si ce sont les groupes financiers qui choisissent leurs élus ou le contraire...

 

Faire payer les peuples, vers une limite ?

Cette magnifique "astuce" renforcée par la mondialisation et les « déréglementation de la finance  » ne fonctionne toutefois qu'à une condition, condition dirimante s'il en est dans ce cas de figure : l'Etat doit remplir toute ses obligations, ce qui veut dire en d'autres termes qu'il doit veiller aux remboursement en temps et en heure. On comprend mieux ainsi l'appel de M.Barroso qui fait du paiement de la dette une des obligations sine qua non de l'avenir de l'économie européenne  !

A cause de son dernier président, la France a vu sa dette augmenter dans des proportions significatives (alors qu'il s'était engagé à la réduire de façon drastique lors de sa campagne électorale de 2007) pour atteindre un niveau d'endettement proche de son PNB. On découvre alors soudainement que la dette qui file depuis des années, avec des emprunts accessoires pour payer seulement les intérêts sur la dette principale, auxquels s'ajoutent encore de nouveaux emprunts pour payer les intérêts des intérêts sur les précédents, arrive fatalement à une limite  : la capacité de remboursement d'un pays.

On a pensé jusqu'au grand crack de 2008 que ce jeu n'aurait jamais de fin, puisqu'il devait s'appuyer sur les fruits de la croissance. Mais c'était être un peu optimiste sur cette croissance que les charges trop lourdes de la dette allaient bien finir par tuer.

La perte du triple A n'est donc pas dans ce contexte une simple pseudo sanction pour la France. Elle montre que les groupes financiers qui sont en affaire avec elle, sont désormais de plus en plus "gourmands" et qu'ils veulent en "tirer plus vite la substantielle moelle", car l’augmentation des taux d’intérêts (qui découle de la perte du 3ème A) permet de "soutirer" ainsi de plus gros bénéfices.

Un exemple : L'emprunt de 8 milliards, qui a permis à certains ministres d’expliquer la suprématie de l’économie française, a été négocié à 3,9% ( dans le même temps l'Allemagne négociait un emprunt à 1,6%). Ce qui veut dire que là où la France aurait du payer 160 millions d'euros pour un an d'intérêt, elle a accepté d'en payer le double (en se plaçant ipso facto au rang d'un pays à notation BBB).

 

Et si...

Cette "inflation" des intérêts à payer a permis de détourner du patrimoine national français des sommes considérables (on estime à 1700 milliards la somme des intérêts payés sur la dette au cours de ces dernières années, soit 6 ans du budget de la France !).

Le déficit s'est créé sur des projets surestimés et bien souvent inutiles (en quoi le déménagement des archives nationales du CARAN et la construction d'un nouveau bâtiment était-elle une priorité nationale, alors que les salles de lecture actuelles ne sont utilisées qu'au tiers de leur capacité  ! En quoi construire un nouveau bâtiment pour le Ministère de la Défense est de même présenté comme un projet "urgentissime" au moment où une crise terrible frappe l 'économie française).

On estime la vente annuelle de Rolls Royce à près de 300 000 véhicules par an. Gageons sans grand risque qu'une bonne partie de ces achats ont été payés par les "nouveaux marchands de Venise" avec de l'argent venant des pauvres contribuables Français, Grecs, Espagnols, Italiens etc.. qui ne savent même plus comment acheter les produits de premières nécessité tant les prix montent, montent sans cesse...

Jusqu'où un peuple peut-il supporter ainsi le pillage de ses richesses et de son travail ? Venise l'a appris à ses dépens. Mais là, c'est une autre histoire...


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29 réactions à cet article    


  • daryn daryn 16 février 2012 12:48

    Le déficit se crée pour l’essentiel non pas à cause de projets dispendieux mais bien parce que les électeurs le demandent (toujours plus de pouvoir d’achat et de prestations sociales) et que les députés avalisent depuis des années des budgets présentés avec des hypothèses de croissance outrageusement optimistes. La seule manière de sortir du déficit est bien d’accepter une pause (ou un ralentissement) dans la progression du pouvoir d’achat et des prestations sociales. Seul Bayrou le proposait en 2007, et il est encore le seul à le proposer en 2012, de manière complète, réalisable, équitable avec un calendrier solide basé sur des prévisions de croissance crédibles. Ceci pour arriver à l’état ou la dette n’augmente plus, ce qui serait déjà essentiel (le remboursement ou refinancement de cette dette sera un autre chantier).


    • J-J-R 16 février 2012 13:05

      « accepter une pause (ou un ralentissement) dans la progression du pouvoir d’achat et des prestations sociales »

      Vous voulez dire une stabilité du pouvoir d’achat ou sa régression ? Troublant point de vue que votre argumentation « ethnocentrique » qui cible l’ électeur et donc du citoyen, du contribuable, du travailleur comme unique responsable, désigné d’office, de l’endettement du pays. C’est un peu comme si une société se résumée à ses habitants, familles, actifs,....et retraités. 


    • perlseb 16 février 2012 18:02

      mais bien parce que les électeurs le demandent

      Les électeurs n’ont aucun pouvoir sur le budget de l’état : leur seul pouvoir, c’est de voter (= élire) et c’est bien mince quand on sait que le mandat impératif (obligation de respecter ses promesses électorales) a été interdit constitutionnellement.

      Autrement dit, notre seul pouvoir est de voter pour des menteurs en espérant choisir le moins menteur possible. En aucun cas, le peuple ne peut se sentir responsable : la dette est donc odieuse.


    • Lea Andersteen Lea Andersteen 16 février 2012 18:55

      C’est une opinion trop répandue et bien ancrée, mais totalement fallacieuse.
      Quelques faits :
      - en 2010, la France avait dans les 150 Milliards de déficit,
      - en 2010, la France a remboursé 40 milliards d’intérêts sur la dette
      - en 2010, la France a remboursé 83 milliards de capital
      40+83 = 123 Milliards

      C’est la plus grosse dépense du budget : rembourser la dette. Ce n’est pas l’éducation, les prestations sociales et le reste.

      Pire : la France a déjà remboursé un montant égal au capital emprunté ! On ne fait que se priver de tout pour rembourser des intérêts !
      Ajoutons à cela, en comparaison, les aides données aux banques par l’état... Et on tient la raison du déficit de la France... Sans compter le PIB en baisse. Et pour qu’il remonte, pas de secrets : il faut que le pays consomme ! Et pour cela, il faut du pouvoir d’achat. En taxant à nouveau les riches, cela devrait également aider.


    • PtitLudo PtitLudo 17 février 2012 10:58

      Ah le fameux « On a vécu au dessus de nos moyens ». Qui est ce fameux « On » ?


    • easy easy 16 février 2012 12:54


      «  »«  »On estime la vente annuelle de Rolls Royce à près de 300 000 véhicules par an«  »"

      En 2011 Rolls-Royce Motor Cars a vendu 3538 véhicules. Ce qui fait, selon vos chiffres, 296 462 véhicules invendus
      .


      • socrate&co 16 février 2012 19:48

        Attention, il faut être précis : on parle de ventes ! Les ventes mondiales et il ne s’agit pas de véhicules sortant directement de la firme...Chiffres du magazine Fortune en avril 2009...


      • J-J-R 16 février 2012 12:55

        Info pertinente. Il convient de rabâcher les dessous de ce rappe économique qui nous horripile. Néanmois, on s’aperçoit au quotidien que le lavage de cerveau, la propagande médiatique fait des ravages. Inquiets, désinformés, matraqués par des actualités anxiogènes, bien des citoyens se sentent dépassés par les événements, on peu d’estime d’eux-même et sont en recherche du gourou providentiel qui les amadouera d’une protection virtuelle en échange d’une allégeance absolue.
        Une lueur d’espoir subsiste. Quand en fin, un citoyen ouvre les yeux, il ne les referme plus. C’est irrémédiable. Et ça, l’oligarchie le sait, qui le craint par dessus tout. 


        • socrate&co 16 février 2012 19:57

          Vous avez totalement raison !!! c’est pour cela qu’on aime leur donner du « ko lanta » jusqu’à plus soif !


        • Robert GIL ROBERT GIL 16 février 2012 13:12

          voici une serie d’article de differentes sources sur la dette et la finance :

          http://2ccr.unblog.fr/category/finance/


          • socrate&co 16 février 2012 19:50

            Merci pour les infos !


          • devphil30 devphil30 16 février 2012 14:00
            C’est le scénario actuel. Celui qui mena tout droit à 1789...

            Et aussi surtout a 1939-1945 par la reprise économique dirigé par l’armement en Allemagne.
            Comme quoi ce n’est pas la rigueur et l’austérité qui permettent de sortir des crises mais une politique volontaire d’investissement , bien sur je ne parles pas d’une politique d’investissement militaire mais sociale.

            Ne pensez vous pas que des investissements dans le cadre de logements sociaux ne seraient pas une bonne chose ( financé par l’emprunt ) ??

            L’emprunt est une bonne chose pour un pays mais il ne faut pas emprunter pour donner 500 milliards aux riches en 5 ans 

            Il ne faut pas emprunter pour faire des autoroutes puis les vendre ensuite quand cela rapporte.

            L’emprunt , le fait d’emprunter doit « enrichir » le pays par la création de richesses sur la dette actuelle quel a été la part de création de richesses sur 1.700 milliards d’euros ??

            Pourquoi l’état n’a pas investi dans de l’immobilier de rapport comme les banques , les assurances pour assurer des rentrées d’argent ???

            Philippe 

            • socrate&co 16 février 2012 20:00

              Je n’ai pas osé suivre ce chemin, mais n’oublions quand même pas que la crise de 1929 se dénoue ...après la seconde guerre mondiale. Et lorsque l’on étudie les budgets militaires des USA, de la Chine et de la Russie, sans compter l’Allemagne !!!


            • Diva Diva 16 février 2012 15:25

              @ l’auteur,

              Vous êtes parvenu à parler de la dette sans faire référence à la loi de 1973 (par exemple), et sans évoquer l’idéologie religieuse à la base de l’endettement des nations !

              En soit c’est une performance !


              • Lucsaint Lucsaint 16 février 2012 15:46

                @ Diva
                +1 ! j’allais écrire écrire la même chose que vous.
                Plus globalement, je crois que ni le NPA, ni Mélenchon, ni Hollande ne remettent en cause cette terrible loi de 1973 (qui permet aux banquiers parasites de capter le patrimoine français) ce qui montre bien que ce sont des révolutionnaires en peau de lapin...


              • jaja jaja 16 février 2012 16:07

                @ Lucsaint... En ce qui concerne le NPA il va beaucoup plus loin que la simple abrogation de cette loi dans ces exigences puisqu’il exige la nationalisation de toutes les banques et institutions financières en expropriant, sans indemnité ni rachat, les gros actionnaires. Le tout pour créer un pôle bancaire unique de service public ayant le monopole du Crédit.....

                Rien n’est laissé aux banques privées de même que pour le NPA il est hors de question de rembourser la dette des capitalistes....


              • Willy 16 février 2012 16:49

                socrate&co ... auteur de plusieurs livres d’économie ?

                Un Zéro pointé quant à votre connaissance du marché automobile mondial !

                Les ventes mondiales de Rolls Royce ne se sont pas élevées à 300.000 mais à 3.538 véhicules...

                Pour le reste, s’il y a quelques justes observations, disons que le passage à la démonstration et à la conclusion me laisse pantois.

                Moi même enseignant de cette discipline, si vous me soumettiez cette copie, je ne pense pas pouvoir vous en donner plus que 6/20 ...

                Peut—être qu’en socio à paris X « on » pourrait vous la « coter » un peu mieux, mais c’est d’économie dont nous parlons !

                Avec en marge « Un petit retour aux bases de connaissance ne serait probablement pas inutile »


                • socrate&co 16 février 2012 19:55

                  Pauvre Nizan ! Les chiens de garde sont toujours prêts à mordre, surtout lorsque l’on montre leur ignorance. Je plains vos élèves !!!


                • yazan 16 février 2012 17:23

                  S&P a volontairement noté positivement les subprimes, à l’époque, sous l’influence de goldman sachs, alors que tous les indicateurs viraient dans le rouge !
                  S&P a été le premier à dégrader la note française, conséquence de multiples attaques spéculatives menées par Goldman Sachs (entres autres) contre l’euro, et donc, contre les peuples.
                  C’est une guerre économique ? Il y a des victimes... Mais nous sommes comme en 39, avec de vieux généraux passéistes (voire collabos) au pouvoir, persuadés (ou voulant nous faire croire) que notre bonne vieille ligne maginaux (la riguer) permettra de nous défendre promptement !
                  Et nous, on gobe tout ça comme des larbins ?
                  Il va être temps de mettre les points sur les « i » : http://www.citylop.com/ces-fonds-dinvestissements-qui-senrichissent-sur-le-dos-du-contribuable/
                  La criminalité évolue, il va bien qu’on se décide à se donner les moyens d’une réponse graduée contre ces nouveaux maitres (dictateurs) du monde !


                  • izem 16 février 2012 18:43

                    L’État doit avoir sa monnaie .

                    L’État doit financer sa dette avec sa monnaie.
                    L’État doit assumer des politiques sociales. 
                    Oui au travail. Non au chômage.
                    Oui au logement.
                    Oui à la santé.
                    Oui à l’éducation.
                    Oui au bon manger.
                    Oui à la sécurité des biens et des personnes.

                    La dette est le fruit du néo-libéralisme.
                    L’endettement auprès d’officines privées est un moyen de rendre le peuple comme des esclaves. 
                    Il faut refuser de payer cette dette et de reprendre le droit de créer la monnaie et de faire payer tous les riches. 

                    Dans la dette, il y a créancier et débiteur.
                    Si on raisonne au niveau national :
                    Les créanciers se sont fait un argent fou. Il faut le taxer au maximum pour avoir les moyens de payer cette dette. 

                    Si on raisonne au niveau international :
                    Si la balance des paiements de la France est négative, ça a un rapport avec la valeur de la monnaie qu’elle utilise. Il faut dévaluer.



                    • perlseb 16 février 2012 20:19

                      Est-ce que le peuple vote pour les budgets ? Non. Les politiques sont donc entièrement responsables.

                      Il serait temps d’augmenter sérieusement les impôts sur les revenus des tranches les plus aisées. Quand on voit des patrons aussi prétentieux qu’incompétents, qui partent avec un parachute doré lorsqu’ils font n’importe quoi, je ne vois aucune responsabilité et aucun mérite.

                      Les impôts devraient permettre de plafonner le salaire et ceux qui se croient suffisamment doués n’ont qu’à se mettre à leur compte et pas en haut d’une pyramide à exploiter les autres. Ils peuvent aussi partir en Amérique pour la soupe populaire si la misère les fait rêver.

                      J’ai du mal à comprendre la mentailité qui pousse certains à vouloir voir les pauvres manger encore plus la poussière (supprimer tous les acquis sociaux) alors qu’il y a de quoi pour tout le monde. Il faut être névrosé : c’est pour moi un aveu d’mpuissance, base du sadisme. Rien n’excite à part la souffrance des autres.

                      Si l’argent était créé et géré pour l’intérêt général, alors il n’y aurait pas de chômage, aucune dette et nous aurions bien plus de services publics gratuits de meilleure qualité. Mais quel intérêt pour les riches de savoir que les pauvres ne manquent de rien ? C’est vrai, la richesse deviendrait parfaitement inutile et l’argent beaucoup moins préoccupant, voire inutile. Quelle horreur pour tous ses névrosés !


                    • Lea Andersteen Lea Andersteen 16 février 2012 23:02

                      Comment peut-on oser dire que l’on a pas assez alors que l’humanité n’a jamais eu autant.. C’est délirant.

                      On ne meurt pas de faim parce qu’il n’y a pas assez de nourriture (on en détruit tellement on surproduit - rappelez vous la PAC : quota maximum de production et interdiction de donner le surplus même gratuitement aux nécessiteux....), on meurt parce que l’on a pas assez d’argent.


                    • titi 17 février 2012 00:28

                      « Est-ce que le peuple vote pour les budgets ? Non. Les politiques sont donc entièrement responsables. »

                      Turlututu...

                      Un exemple tout bête la « prime pour l’emploi ».
                      J’imagine un candidat qui affirmerait : « la prime pour l’emploi je veux la supprimer car elle n’a jamais été financée ». Il ne tiendrait pas 5 minutes.

                      Et pourtant, la prime pour l’emploi n’a jamais été financée...C’est de la dette pure.


                    • perlseb 17 février 2012 17:21

                      J’imagine un candidat qui affirmerait : "la prime pour l’emploi je veux la supprimer car elle n’a jamais été financée". Il ne tiendrait pas 5 minutes.

                      Un candidat peut dire ce qu’il veut lors de sa campagne et en particulier les mensonges les plus gros. Il peut alors invoquer la crise (comme le fait Sarkozy) pour expliquer qu’il n’a pas tenu ses engagements de campagne. C’est le mandat impératif qui est anti-constitutionnel : autrement dit, nos politiques se sont absous de toute leur responsabilité et peuvent mentir autant qu’ils le veulent sans aucun risque. Au pire, ils sont roi pendant 5 ans à faire le contraire de ce qu’ils ont dit lors de la campagne.

                      Donc encore une fois, les candidats n’ont pas à respecter leurs mensonges de campagne et n’ont aucune responsabilité vis-à-vis de ces discours finalement sans intérêts. Nous n’avons donc aucun pouvoir : voter pour des mensonges sans force de jugement après mandat est strictement inutile : cela s’appelle une démocratie de façade qui est en fait une aristocratie par constitution (élection) et une ploutocratie dans les faits (faux aristocrates achetés durant la campagne par des mécènes possédant aussi les médias).


                    • Denzo75018 17 février 2012 10:28

                      Personne n’a forcé les états à s’endetter...C’est leur gestion catastrophique qui les y a poussé...et surtout à cette surenchère permanente à vouloir toujours dépenser plus que les recettes.
                      Parce que en dehors de dettes structurelles, c’est à dire des investissements en biens & équipements ( instruments tels que scanners, ponts, routes etc.. ) obligatoires, la majeure partie de la dette est une consommation excessive par les Français de La Sécurité Sociale, Arrêts maladies,Assurances en tout genre financées par l’état providence Français. Les Français avec tous les gouvernements depuis 30 ans ont inconsciemment et définitivement tué notre sacro-saint « model-social » ! Il va nous falloir en ré-inventé un autre en tenant compte de la nouvelle donne mondiale à laquelle ne ne pouvons pas échapper ....


                      • franor 17 février 2012 10:53

                        Bonne analyse, très bon article qui commence mais s’arrête avant de dire que certains de nos élus qui négocient directement ses placements ( car pour eux s’en est un) deviennent en quelques années très riches dans des paradis fiscaux.


                        • foufouille foufouille 17 février 2012 14:00

                          le but comme en grece, est de le « cout » du simple citoyen pour le bourgeois
                          comme la chine ne peut rester avec un faible smic indefiniment, on fait baisser celui des grecs
                          il devient alors super rentable d’y construire des usines pour que certains consomment


                          • yvesduc 19 février 2012 09:08

                            Le problème des riches est qu’ils ont trop d’argent, et que le riche n’aime pas que l’argent dorme. C’est pour cela qu’a été inventée la loi de 1973, qui offre un revenu sûr et régulier aux riches, aux frais du Trésor Public et des contribuables, ceux-ci se renouvelant en permanence et pouvant donc engraisser des générations successives de riches. Cette loi, et la politique fiscale et de rigueur qui l’accompagne, est à l’origine du déficit structurel de l’État français et du fait que son premier poste de dépense actuel (devant l’Éducation) soit versé (en pure perte) aux riches. Chacun l’a bien compris : le premier poste budgétaire français actuel ne concerne donc pas la rénovation des hôpitaux, la construction d’éoliennes ou de logements sociaux, mais bien de donner de l’argent aux riches, sur les fonds publics. Seul petit problème, Internet et le courage de quelques-uns ont permis aujourd’hui que ce petit trafic soit connu d’un certain nombre de contribuables. C’est maintenant que les choses vont devenir amusantes. La vérité finira-t-elle par percer, ou bien la « fabrique du consentement » arrivera-t-elle à l’étouffer ?


                            • eric 19 février 2012 11:54

                              Toujours les memes inepties. Admettons meme qu’il existe un systeme financier international globalise avec 50 groupes principaux. Apres il y a des pays dans toutes les situations possibles, ce qui prouve que la vraie variable, ce sont les politique Etatiques et pas les volontes des financiers.
                              Ce n’est meme pas une question de liberalisme ou pas.
                              La Suede a a peine moins d’impot que nous, mais beaucoup moins de dette,et des systemes scolaires, sociaux, etc.... beaucoup plus performant, une croissance sans commune mesure etc...
                              Avec les memes banques « rapaces’, mais pas la meme gestion etatique.

                              Le discours sur la responsabilite des banques a toujours en derniere analyse la meme origine : des gens qui vivent de nos depenses publiques et qui ne voudraient pas rendre des comptes ou entendre parler qu’on les gere differemment et preferent trouver un bouc emissaire, les banquiers et une seule et unique solution, augmenter les impots.

                              Et on comprend pourquoi en lisant cet article. Quand on pense que l’auteur est enseignant au niveau universitaire et a publie des livres d’economie..... !

                              3000 rolls et quelque produites par ans, et il annonce 300 000 ventes, et quand on lui fait remarquer que c’est difficile, il retorque qu’il compte les »occasion" et donc fait l’hypothese en tres gros que toutes les rolls jamais produites exitent encore et sont vendues au moins une fois par an....

                              Qu’on emprunte pour financer des profs pour permettre a nos gosse d’avoir acces a de bons emploiss, facon , je comprends, mais le probleme de la dette est bien que nous nous endettions pour financer des trucs pareils....Parce que c’est vraiment de l’argent jette par les fenetres...

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