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Accueil du site > Actualités > Economie > Une France immobile dans un monde dynamique et optimiste ?

Une France immobile dans un monde dynamique et optimiste ?

Depuis quelques mois les faits semblent donner raison aux cassandres qui nous prédisaient un futur fait de déclin économique et social.
Depuis l’an 2000 et cette extravagante invention des 35 heures de nombreux économistes anticipaient cette perte de compétitivité de la maison France.

Quatre ans après le démarrage d’une durable crise financière, économique et désormais sociale nous y sommes : notre pays semble désemparé, sans capacité de rebond, perdu dans des combats du passé sans comprendre le présent et surtout imaginer son avenir. Pourquoi tant de compétences, d’intelligences et d’institutions politiques, éducatives, professionnelles ne parviennent-elles pas à proposer des solutions viables aux Français ?

1- Un pays protégé pendant des siècles de la concurrence

  1. Durant des siècles le marché français fut protégé de la concurrence par un écheveau de lois, de contraintes et de règlements. Ce protectionnisme date de Colbert et le décollage industriel de la France (mais aussi de l’Angleterre) dut beaucoup aux fortes barrières douanières qui existaient alors,
  2. Les quotas permettaient jusque dans les années 70 d’importer peu de produits étrangers et de ce fait nous empêchèrent de nous confronter aux autres marchés (et de parler des langues étrangères)

2- Des habitants peu mobiles et entreprenants

  1. La France depuis des temps immémoriaux a été un pays d’immigration : ayant une démographie faible nous cherchâmes à attirer des étrangers soit pour repeupler le pays soit encore pour faire les travaux qui ne nous convenaient plus (les travaux des champs, en usine ou du bâtiment depuis les années 60)
  2. Ayant peu l’habitude de voyager (sauf pour des vacances sur les plages du Sud) les français se sont imaginés en petit empire qui s’auto-suffirait et ont toujours cru qu’il n’était pas nécessaire de s’inspirer de ce que faisaient les autres

3- Un pays dont le seul moteur est devenu la consommation

Ayant abandonné nombre de secteurs industriels, vivant une ambiance sociale très conflictuelle et disposant d’un système éducatif déphasé et peu performant les français ont largement décidé d’importer tout ce qu’ils ne pouvaient, ne voulaient ou ne pensaient plus pouvoir produire. Aujourd’hui même de nombreux produits agricoles sont importés car nos productions sont souvent trop chères (le coût du travail agricole est supérieur en France aux coûts allemands et sans commune mesure avec les coûts des pays du sud de l’Europe) ou inadaptées en terme de qualité (le bio) ou de quantité

4- Une économie devenue paresseuse : Les français travaillent moins (et gagnent moins) que de nombreux européens. Nous travaillons au bas mot 300 heures de moins par an que nos partenaires européens. Plus grave encore la production de richesses est très mal répartie : sur une petite frange de travailleurs repose tous nos succès économiques (en gros les ingénieurs et techniciens travaillant dans les grandes entreprises du CAC 40 et en général pour l’exportation). 10 à 15 millions de personnes sont actives en France et au moins 50 millions d’habitants sont sans activité économique (jeunes retraités de 55 ans, jeunes étudiants sans travail jusqu’à 25 ou 30 ans, chômeurs atteignant sans doute le nombre de 5 millions de personnes, ayants droits, fonctionnaires pléthoriques dans certaines administrations…)

5- Un système éducatif en très fort déclin. De l’école maternelle à la formation professionnelle des adultes notre système d’apprentisage forme peu, éduque mal et ne s’occupe que des plus rentables, des plus rapides, des plus qualifiés et favorisés.

Nous sommes entrés depuis 20 ans dans l’économie de la connaissance et de l’information mais 3 millions de salariés sont illettrés, des centaines de milliers de jeunes sortent tous les ans du système éducatif totalement démunis, tout au long de la vie professionnelle la formation reste l’apanage des diplômés et des salariés les plus qualifiés des grandes entreprises.

Bref nous nous sommes laissés bercer par notre dette, croyant que l’activité qui se déroulait sous nos yeux était de notre fait alors qu’elle était très largement due au travail et aux efforts incessants de peuples laborieux qui ne comptaient ni leurs heures ni leur peine.

Nous avons naïvement cru qu’il n’était pas important de concevoir ou de fabriquer des téléphones ou des ordinateurs (ou encore de concevoir un programme antivirus d’ordinateurs), qu’il suffisait de les importer pour créer de la richesse en utilisant les biens et les services que le monde entier nous proposait (à crédit évidemment). Il n’en est rien et aucun système économique ne peut durablement se développer s’il n’est capable d’offrir un avenir à ses habitants, de créer des emplois privés, de prendre des risques économiques et professionnels.

Depuis le début de cette année 2012 la France est à l’arrêt, sidérée par la crise elle attendait des élections présidentielles une libération d’énergie et de projets. Elle se rend compte que la mariée était nue sous un léger voile idéologique, que notre société n’a plus désormais de marges de manœuvre, que si nous ne voulons pas tous très rapidement chuter il faut renoncer très vite à de nombreuses facilités sociales et financières.

Travailler plus, travailler mieux et travailler plus longtemps est évidemment plus difficile à entendre qu’on s’est imaginé que le travail et les revenus étaient des gâteaux qu’il fallait partager sous peine d’injustices. C’est tout l’inverse comme le démontrent tous les peuples entreprenant de la terre : plus on travaille plus on crée de richesses et ceux qui prônent la décroissance sont-ils prêts à en assumer les conséquences (qui sont entre autre la disparition de l’Etat providence) ?


Moyenne des avis sur cet article :  1.53/5   (30 votes)




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28 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 26 septembre 2012 08:48

    allez, encore une pleureuse capitaliste, adepte de friedman qui trouve que les rentiers et les actionnaires veritables parasites predateurs ne gagnent pas encore assez d’argent et qui tapent sur les fonctionnaires pour carresser les beaufs dans le sens du poil.

    Les fonctionnaires ne servent a rien , et bien lisez : http://2ccr.unblog.fr/2012/05/15/finance-hollande-va-mettre-carte-sur-table/

    et si l’on arretait de distribuer des millard a fonds perdu, voici un rapport de la cours des comptes sur les niches fiscales aux entreprises, lisez : http://2ccr.unblog.fr/2010/12/03/niches-en-or-massif/

    et si le climat en France ne vous convient pas, vous pouvez toujours partir, en Somalie par exemple il y a tres peu de fonctionnaires, bon voyage !


    • spartacus spartacus 26 septembre 2012 09:40

      Encore de la pub et des liens pour ton blog de copié collé ! 

      Agoraviox n’est pas un endroit destiné a faire de la propagande et la promotion pour un blog lamentable.

      A l’avenir répond au questions sans y renvoyer a ta propagande !
      Ca pollue et c’est sans intérêt.

    • kalagan75 26 septembre 2012 19:39

      effectivement tous tes commentaires ne sont que des liens vers ton site si fumeux ...


    • Robert GIL ROBERT GIL 26 septembre 2012 19:46

      kalagan,
      je ne propose un lien seulement quand j’ai ecrit un article qui peut apporter quelques chose au sujet traité, sinon je commente sans mettre de lien ou alors je m’abstient de commenter comme c’est la cas sur la majorité des articles d’ago, et de toute façon personne n’est obligé de cliquer sur les liens que je laisse.


    • kalagan75 26 septembre 2012 20:11

      ben tiens donc , la quasi totalité de tes commentaires renvoient vers ton site : au moins tu as compris ce qu’était un back link , pur produit de ce que tu méprises  : comme quoi , même un gaucho sait s’adapter au grand capital !


    • Robert GIL ROBERT GIL 26 septembre 2012 20:50

      allez Kalagan,
      je vois que tu en a envie mais que tu n’ose pas demander, alors je t’envoi un petit lien avec un conte humoristique sur la société que tu a l’air de defendre, lis et bonne rigolade :

      http://2ccr.unblog.fr/2011/12/22/le-pecheur-et-le-businessman/

      si tu en veut d’autre n’hesite pas, ne fais pas ton timide, j’en ai plein...
      A tout’


    • Yohan Yohan 26 septembre 2012 09:35

      Lisez le dernier bouquin de Michel Godet pour comprendre ce qui mine l’emploi en France. Un pays dirigé par des énarques, des profs et des anciens grévistes congénitaux de fac ne peut que privilégier l’utopie au détriment du réel. La gauche avec ses 35 heures, ses emplois publics, ses stages parkings et sa défiance vis à vis des créateurs de richesse ne peut que nous mener dans le mur. Des Robert Gil, il y en a pléthore en France, des y’a ka, fokipayeleriche, ardents défenseurs des régimes spéciaux, des retraites à 50 ans.

      Alors, autant y aller tout de suite, ....dans le mur.

      • Gabriel Gabriel 26 septembre 2012 09:53

        Et oui, c’est bien connu, nous sommes un pays de fainéants qui ne comprennent rien aux biens faits du capitalisme et du libéralisme débridé. Heureusement que la finance mondialisée, après nous avoir endetté jusqu’au cou, nous rappel à l’ordre en nous indiquant notre vrai place : « Celle d’esclave » Je suis toujours stupéfait par ceux qui plébiscite un système qui les fait crever …


        • Yohan Yohan 26 septembre 2012 10:09

          Les gens comme toi ne font qu’opposer fonctionnariat à grand patronat, en gros, le communisme au grand capital, les esclaves contre les affranchis...un fond de commerce électoral surtout. Un amour vache qui fait tourner en rond ce pays depuis 30 ans. 

          Moi, je parle des 85% de petits entrepreneurs qui font eux réellement tourner le pays, la France oubliée qui contribue à l’essentiel de notre enrichissement et qui est en train de crever à petit feu, justement du fait de votre fond de commerce aussi lénifiant que stérile

        • Gabriel Gabriel 26 septembre 2012 10:42

          Monsieur Yohan je trouve votre jugement comme vos idées bien arrêté. Les gens comme moi dites vous ? Mais vous extrapolé, quand avez-vous vu dans mes propos que j’opposais le fonctionnaire à l’entrepreneur ? Quand ai-je fait l’apologie du communisme ? Pour vous répondre : Jamais ! Savoir lire est une chose savoir comprendre en est une autre. Je suis un humanisme ce qui, je vous l’accorde, est totalement en opposition avec le capitaliste actuel qui à l’heure ou nous échangerons fait crever des pays et leurs populations.

          PS : Vous remarquerez que par politesse et courtoisie je vous vouvoie.


        • plancherDesVaches 26 septembre 2012 16:45

          Gabriel.

          Sa réflexion, même complètement branchée vers le travail (c’est notre drogue, à nous ingénieurs) n’est pas forcément à jeter directement.

          Par contre, il démontre aussi directement qu’il est INCAPABLE d’intégrer les données du monde qui l’entoure.
          Soit, c’est comme pour tout le monde : il y a de bons et de mauvais ingés.

          Tout bêtement.


        • Stof Stof 26 septembre 2012 10:39

          Il est parfois préférable de rester immobile. Quand tout le monde fonce vers le gouffre par exemple...


          Je crois surtout que le problème de la France vient du poids poitique et financier de vieux rentiers et de corporations ( fonctionnaires inclus). La jeunesse est totalement muselée.
          La preuve ? Allez défendre que le canabis est un marché d’avenir et que le nucléaire est une industrie du passé par exemple.
          Ce pays est resté coincé aux années 50 et à Degaulle. Or, étonnament nous sommes au XXI ème siècle désormais.



          • cush 26 septembre 2012 11:09

            Deprimant cet article. 


            Le clivage gauche-droite est sans interet, c’est la classe politique francaise dans son ensemble qui est depassee. Travailler plus, et plus dur ? Mais pour quoi faire ?! Aller plus loin que son voisin dans l’irrationnel ? Mais la majeure partie de notre PIB n’a deja aucun sens !
            Le changement de paradigme, n’est pas propre a la france, il est mondial. Il ne s’agit pas uniquement d’une baisse de la competitivite -ce qui revient en fait a un equilibrage des moyens et ressources-, c’est juste le debut de la penurie des moyens et des ressources. Et cela ne va pas s’arranger.
            Personne n’est prepare : les chinois non plus, et encore moins les americains. Et la classe politique sera la derniere a s’en rendre compte, et a l’admettre. A part pour ceux qui sont dans la logique du sauve-qui-peut, mais il n’en disent rien, du coup. Oublions-la donc la politique televisee, le temps de trouver les solutions pour la renouveler. C’est a nous de le faire.
            Dans ces cas la, on ne peut compter que sur le peuple, cela a toujours ete comme ca. Mais pas toujours dans la douceur. Alors esperons juste que l’Homme aie muri ces 300 dernieres annees. Il revient a chacun de s’enlever ses oeilleres, de penser librement, par soi-meme. Remettre les choses a plat et se (re-)poser les questions les plus elementaires, pour pouvoir retrouver ce qui est important, et quel systeme social peut le garantir. Si l’idee est bonne, elle marquera son temps.

            Courage ! Et allez a l’essentiel ! (desole pour les accents)

            • samuel 26 septembre 2012 11:39

              La dette (des Etats, des ménages, des institutions financières) est un phénomène mondial.

              Comment pouvez-vous singulariser cette dette à la France seule et en faire l’opium du peuple France ?

              Il y a un énorme problème de logique.

              Mais c’est normal. Vous avez voulu écrire un article monoïdéiste et vous vous plantez.


              • Tristan Valmour 26 septembre 2012 12:04

                Non, mais vous le faites exprès ou quoi ? Où sont vos sources ? Rien du tout, que des suppositions. Bien le bonjour Madame Michu !

                La France est immobile et le monde dynamique et optimiste ? Vous vous basez sur la prétendue étude complètement bidon qui affirme que les français sont pessimistes et les américains optimistes ? Mais mon cher Monsieur, les américains sont conditionnés dès le plus jeune âge à dire que tout ira mieux demain (great, wonderful, genious, brillant !), ce qui ne signifie nullement qu’ils le pensent !

                Vous savez ce qui mine la France ? Ce n’est pas les 35 heures, mais toute la magouille autour de la formation professionnelle, qui coûte bien plus cher et qui ne rapporte rien. Strictement rien car elle est aux mains de maffias et de toutes ces boîtes qui gravitent autour, font de belles plaquettes avec de zolis dessins et de zolis mots dignes des meilleurs technocrates, mais qui n’ont aucun sens. Où sont les évaluations sur les programmes de formation professionnelle ?

                Vous savez ce qui a permis le décollage des économies anglaises et françaises ? Ce n’est pas le protectionnisme mais l’exploitation de leurs colonies ! Faites un peu d’histoire économique et après on pourra en reparler. Et maintenant, elles prennent de plus en plus leur indépendance avec les toujours-anciennes puissances coloniales. CFA = Colonie Française d’Afrique. Encore aujourd’hui les succursales africaines des grandes banques françaises sont obligées d’emprunter à un taux double, voire triple du marché, et je tiens cela d’un ami directeur d’une banque française dans un pays africain.

                Et l’Angleterre a voulu imposer le libre-échange au XIXè une fois qu’elle a obtenu une position dominante, mais ni la France, ni le Japon, ni l’Allemagne, ni les USA ne l’entendaient ainsi avant de céder petit à petit. Puis l’angleterre est revenue au protectionnisme plus tard.
                Dans tous les domaines, les puissants agissent ainsi : dès qu’ils ont une position dominante, ils font adopter des règles que tous doivent appliquer. Et ainsi ils conservent leur position. La loi, la règle, protège les puissants des petits, et non l’inverse. Au haut Moyen-Age, des bandes de sales types armés ont exproprié les paysans de leurs terres par la force, s’y sont installés, ont construit des mottes et se sont arrogés des titres nobiliaires pour pérenniser leurs possessions illégitimes. Tout est comme ça, ce n’est pas un monde de bisounours où le meilleur gagne. C’est le plus grand trafiquant qui parvient au sommet.
                La France a eu une démographie faible…depuis des temps immémoriaux ? Vous avez trouvé ça dans Tintin ? Je veux des statistiques !

                « Les français se sont imaginés en petit empire qui s’auto-suffirait et ont toujours cru qu’il n’était pas nécessaire de s’inspirer de ce que faisaient les autres » ? Je veux des statistiques !

                Vous savez pourquoi les Français n’ont pas quitté la France pendant les crises, à l’inverse des Italiens, Irlandais, Anglais (etc.), ce qui a d’ailleurs coûté l’Amérique à la France. En effet, l’Amérique aurait pu être francophone. Voilà la réponse (cf Braudel-Labrousse) : les crises économiques ont touché la France moins durement, plus longuement, plus tardivement. Ca, c’est de l’histoire, des faits, pas de l’idéologie merdique de bac à sable !

                La France est l’un des rares pays à pouvoir être presque autosuffisant. Elle dispose d’une géographie exceptionnelle, qui en fait l’un de ses atouts principaux. Il y a des terres agricoles, de l’eau potable, pas de tempête ni de tsunami, ni de tremblements de terre, un climat plutôt pas mal, une grande diversité géographique…ça n’est pas rien. It’s very valuable !

                La France a abandonné nombre de secteurs industriels ? Et l’Angleterre, et les US ? Ambiance sociale conflictuelle ? Comparez le nombre de jours de grève avec les autres pays, y compris certains pays du Nord, vous serez très surpris. Et les gens doivent se laisser tondre pour que règne l’obsolescence programmée ? Imaginez tous les produits et services qui n’apportent strictement rien à la société ! Au fait, vous avez le dernier Iphone ?

                Vous parlez de coût du travail. Quelles sont vos stats ? Avez-vous inclus la productivité ? On compare la productivité d’un paysan français avec un paysan du sud ? Euh, mon cher monsieur, que savez-vous des protocoles qui obligent la France à importer des produits agricoles ? Que savez-vous des politiques agricoles pilotés par l’UE, et qui s’imposent à la France ? Que savez-vous de ces mêmes politiques qui affament les pays africains parce que les produits européens sont subventionnés ?

                Combien de Français travaillent pour des prunes : les prisonniers, les stagiaires, etc.

                Concernant le secteur éducatif, on peut en parler tant que vous voulez. Cela est ma spécialité. Vous avez lu mes articles sur PISA et sur l’évaluation ? PISA ne permet pas de comparer les systèmes éducatifs. Tout est biaisé. PISA est basé sur des tests psychométriques comme le QI. Mais pour la mesure du QI, on adapte aux différentes populations pour éviter les biais culturels (et cela ne les évite que peu). Avec PISA, rien de tout cela. Au contraire, on élimine toutes les différences culturelles pour retenir le plus petit dénominateur commun. Mais en procédant ainsi, on ne compare rien du tout. Pouvez-vous comparer la vitesse de lecture d’une même quantité d’informations en anglais, français, chinois, et intégrer cela à une épreuve en temps limité ? Pour en terminer avec PISA, les élèves français sont à la fois ceux qui ont le plus souvent déclaré qu’ils n’en avaient rien à faire des épreuves PISA qu’on leur a imposés, et d’autre part, ce sont les élèves qui ont été les plus nombreux à réussir les items difficiles. Il faut faire extrêmement attention avec les évaluations : elles comportent toutes de nombreux biais. Et on ne peut évaluer que ce qui est mesurable. Peut-on évaluer l’existentialisme ?

                Concernant le secteur éducatif supérieur, vous pouvez mettre le classement de Shangaï où je pense, et vous tourner vers le Scimago World report émis par Scimago research group. En 2009, ce rapport a classé le CNRS comme 1ère institution de recherche au monde, devant la chinese academy of science (2è), la russian academy of science (3è), Harvard (4è). En 2012, l’ordre n’a pas bougé. Max Planck a gagné une place (5è), devançant Tokyo. Il faut évaluer les évaluations, mon cher Monsieur l’idéologue. Vous savez faire ?

                Après, je suis d’accord pour dire que tous les systèmes éducatifs peuvent être considérablement améliorés. Mais il faudrait revoir le système pyramidal de la hiérarchie sociale. Ceux qui sont au somment n’en ont pas l’ambition. La concurrence libre et non faussée, cela me fait bien rire.

                « Nous sommes entrés depuis 20 ans dans l’économie de la connaissance ». Savez-vous réfléchir par vous-même ? La roue, elle sert à faire tourner les manèges ? Mais l’humanité repose depuis toujours sur l’économie de la connaissance !

                Pour terminer, les idéologies me navrent profondément. Communisme, socialisme, capitalisme, libéralisme, tout cela, c’est de la merde pour tenir les gens dans l’ignorance.


                • samuel 26 septembre 2012 12:07

                  C’est quand même incroyable le nombre de bêtises écrites dans cet article.

                  Sur la production agricole française

                  1/La production n’est pas plus chère qu’ailleurs. De toute faço, les agri.. exploitants agricoles sont payés par les marchés.

                  2/La qualité n’est pas spécialement moins bonne.

                  3/La politique agricole française n’a de française que le nom. C’est l’Europe qui décide des quotas d’import, d’export, de la façon de produire via la PAC.

                  Les quotas permettaient jusque dans les années 70 d’importer peu de produits étrangers et de ce fait nous empêchèrent de nous confronter aux autres marchés (et de parler des langues étrangères)

                  1/ Comme si le commerce était le moteur exclusif de l’apprentissage des langues étrangères. Triste et navrante vision des dominants.

                   

                  Ayant abandonné nombre de secteurs industriels

                  Personne n’a rien abanonné. C’est l’absence de barrière douanières qui en est une cause.(barrières que vous citez quelques lignes auparavant comme la cause du démarrage industriel français).

                  Cependant vous restez logique en arguant que la France et les pays aux mêmes standards sociaux-productifs doivent se confronter aux autres marchés.

                  Donc vous voulez la desctruction de notre modèle social pour nous aligner sur la Chine ou la Pologne.


                  • Germain de Colandon 26 septembre 2012 12:31

                    @l’auteur. Texte imbécile, racoleur, digne des meilleurs fumistes !

                    « Arbeit macht frei » est toujours d’actualité pour certains...

                    http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-31940510.html


                    • oj 26 septembre 2012 13:26

                      beaucoup d’idées tranchées dans les commentaires (comme toujours)

                      je ne comprend pas comment, avec autant d’avis éclairés, le France ne va pas mieux.

                      je m’interroge , cherche a comprendre , a délier la complexité inextricable de tout cela, et ce n’est pas facile à analyser et comprendre.
                      je suis sans doute l’imbécile du village.


                      • samuel 27 septembre 2012 10:57

                        Vous voulez savoir pourquoi ces idées ne sauvent pas la France. Et bien parce que le poids politique de ces idées est nul.

                         

                        Pourquoi ? Parce que ceux qui ont un poids politique en France ne sont pas inféodés à l’intérêt général.


                      • JL JL 27 septembre 2012 11:22

                        Samuel,

                        plus exactement, ceux qui ont un poids politique en France sont pas inféodés aux ennemis de l’intérêt général.

                        Et ceci explique cela, puisque l’intérêt général serait celui de la majorité silencieuse : entendez par là, ceux qui n’ont pas des besoins et des envies démesurés, au delà de leurs juste rétribution.

                        Pas seulement les Français, les peuples ont la passion de l’équité et de l’honnêteté. Pas les prédateurs, par définition.


                      • LE CHAT LE CHAT 26 septembre 2012 14:07

                        lucilio , sors de ce corps !


                        • JL JL 27 septembre 2012 13:17

                          maltagliati,

                          sors de ce corps !

                           smiley


                        • JMTLG 26 septembre 2012 15:26

                          "plus on travaille plus on crée de richesses et ceux qui prônent la décroissance sont-ils prêts à en assumer les conséquences (qui sont entre autre la disparition de l’Etat providence) ?« 

                          Bien sur, c’est parfaitement logique de dire ça quant nous avons 5 millions de chômeurs, voyons.

                          10 personnes qui travaillent 35h correspondent à 8.75 personnes qui travailleraient 40h.
                          Donc si ceux qui ont encore la chance d’avoir un boulot travaillent plus, il est parfaitement évident que les employeurs, parfaits altruistes reconnus, vont embaucher, hein.

                          Bah oui, tout les employeurs préfèrent avoir 10 personnes que 8.75 pour un rendement identique, c’est bien connu.

                          Avant de travailler plus, 5 millions de personnes aimeraient travailler tout court.

                          Et qu’on arrête avec les conneries du genre »les chômeurs ne veulent pas bosser", ce genre de choses n’existe que sur TF1 et les cerveaux malades de personnes comme L..Wauquiez et autres J.F. Copé.


                          • HELIOS HELIOS 26 septembre 2012 16:25

                            Je ne suis pas sur de vous suivre dans vos affirmations... :

                            1) Un pays protégé pendant des siècles de la concurrence

                            Tous les pays ont fait de même jusqu’a la creation de la CECA, puis de l’europe des 6, des 9 et aujourd’hui l’UE des 27
                            La France n’a rien de plus, rien de moins !

                            2) Des habitants peu mobiles et entreprenants
                            Moi qui voyage beaucoup, qui suis a cheval sur 2 et parfois 3 cçontinents, je peux vous dire qu’on trouve des français partout. Au fin fond de l’Afrique, de l’Amerique du sud, du nord. Là où il n’y a personne, il y a en general un Français, un anglais ou un americain... toujours !

                            3) Un pays dont le seul moteur est devenu la consommation

                             La consommation, c’est une vison parisienne de la France. il faut sortir de chez vous, passer un peu dans les « campagnes » et vous verrez ce que c’est la « consommation ». Ne confondez pas « consommation » et niveau de bien etre. Si acheter des kleenex est de la consommation, alors vous avez raison Mais le kleenex a fait diminuer l’usage du mouchioir, donc la transmissions de maladie, la diminution de l’eau et des detergeants et au final est moins "consommant !

                            4) Une économie devenue paresseuse

                             L’economie n’est pas paresseuse, mais la financiarisation a revue le mode de production. entre une entreprise qui souhaite vendre au plus grand nombre ses produits, avec une faible marge et la même entreprise qui veut maximiser son effort et donc vendre a forte marge un nombre limité de produit, les financiers ont basculé dans cette approche. Le resultat est l’appauvrissement du tissus social d’autant que paralellement, pour maximiser la remuneration du capital, les salaires sont comprimés rendant le smic, qui etait un filet de securité, devenu une remuneration cible pour les entreprises avides de marge.

                            Le temps de travail n’est pas du tout inferieur (citez vous sources svp). On peut même penser que les 35 heures sont une cibles qui ameliorerait le partage du travail, a condition de bien gerer la mise en ouvre (la planification) dans l’objectif de partage et non pas dans l’objectif du contournement de la loi (dont les RTT et les CDD sont des elements...)
                            De plus, qu’est-ce qui vous permet de dire qu’un français a moins envie de travailler ? vous avez un sondage, une statistique qui vous permet de l’affirmer ? vous pensez encore une fois au parisiens qui se tapent 3 heures de transport par jour, et qui ajouté a leur quasi 8 heures d’activité, trouvent ça difficile et souhaitent lever le pied !!!

                            5)Un système éducatif en très fort déclin

                            le systeme educatif est ce qu’il est, un systeme public ouvert a tous, aux bons, aux mauvais, aux faibles et aux forts, comme partout dans le monde. il n’est pas etonnant de voir les meilleurs valorisés.
                            A vouloir s’aligner, en terme economique, sur les pays les plus pauvres (delocalisation en particulier) les français les moins competitifs sont remplacés par cette sous traitance delocalisée et sont donc les premiers touchés.
                            Rien a voir avec l’education. Le travail, qui reste en France, est evidement plus valorisé donc appelle des gens mieux formés. Les moins competitifs sont actuellement au chomage. L’employé de mairie, aux competences limitées a ete remplacé par un interimaire ou un cdd surdiplomé. c’est la vie, mais rien a voir avec l’ecole, qui n’est pas assez efficace, certes, mais pas coupable de tous les maux que vous lui attribuez.



                            Soyons maintenant prets a accepter que notre societe ne veut plus employer tout le monde, tant qu’on ne forcera pas les acteurs economiques a penser d’abord aux tissus industriels et sociaux avant de leur rentabilité boursiere.
                            Les automatismes, la performance de ceux qui ttravaillent reelement diminue mecaniquement le « reste a travailler » qu’on voudrait attribuer aux chomeurs.
                            C’est notre modele economique global qu’il faut ajuster, probablement en cout de travail, qui pourrait etre baissé, mais dans la repartition de la richesse permettant ainsi de reduire la « performance » industrielle des entreprises.
                            C’est eminement antinomique avec un systeme capitalistique deregulé.
                            Il faudra un jour ou l’autre recourir a cette regulation que ceux qui s’imagine responsable n’ont pas encore mesurés les effets pervers.

                            On y viendra, en attendant, une mesure simple pour aider a diminuer le chomage, qui ne coute strictement rien au gouvernement ni aux entreprises mais qui ne plait pas non plus aux dogmatiques :

                            ---- Modifier la comptabilité des entreprises et imposer, moyennant penalités fiscales, les boites dont le ratio « revenu du capital / (sur) cout du travail » depasse une valeur a determiner et ajuster pour s’assurer que les entreprises aient tendance a embaucher ou augmenter les salaires (favoriser egalement les investissements) plutot que les dividendes.... une sorte de plafonnement de la marge relatif.

                            Bon, la pause est finie, retour à la realité, bonsoir a tous


                            • chmoll chmoll 26 septembre 2012 17:53

                              ça pourrait bien donner du boulot genre autoentrepreneur , service à la personne

                              0.50€ le bol de soupe populaire,0.1€ la clope , ben quoi ?? y a pas de sous métier merde alors !!

                              pis on fait pas de sentiment dans les affaires , sinon t’es bouffé en 2 pets de lapin
                              tins un sandwitch au paté de lapin 1.50€ tention en promo


                              • Jason Jason 26 septembre 2012 18:10

                                M’est avis que personne ne sait ce qu’il faut faire. Et c’est bien ça le problême.

                                Ni la financiarisation des entreprises, ni les banques, ni le chacun pour soi, ni les mentalités, ni le millefeuille administratif, réglementaire et gouvernemental, ni ceux qui profitent des rentes de situation, ni ceux qui sont écoeurés du bazar ambiant, ni notre inféodation à l’OMC, ni les bénéficiaires de subventions peu justifiables, ni les corporations, associations, lobbyistes de tous poils, ni, ni, ..... ne veulent lâcher leurs prérogatives.

                                Le naufrage est annoncé, et personne ne sait quoi faire.

                                Et je suis optimiste.


                                • kalagan75 26 septembre 2012 20:14

                                  avec un tel article, tous les gauchos kokos bobos viennent t’étriller .
                                  ils défendent leurs acquis sociaux, finalement comme les « riches » qui veulent garder leurs sous : chacun pour sa trogne ...

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