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Accueil du site > Actualités > Economie > Une matérialisation de notre dette à l’attention nos enfants

Une matérialisation de notre dette à l’attention nos enfants

La question de notre dette revient régulièrement à la une de l’actualité sans que pour autant cela semble tracasser quiconque, et malheureusement pour elles pas les jeunes générations qui devront la payer. Nous avons eu la Commission Pebereau, constituée à l’initiative du ministre des Finances, dont les résultats ont soudainement agité les médias pendant quelque temps et dont les recommandations depuis semblent être passées à la trappe, au point qu’on peut se demander si ces recommandations seront jamais appliquées. On a même entendu depuis quelques contre-vérités comme l’histoire de la cagnote fiscale récurrente, ou encore celle de la dette qui baisse (oui, mais en pourcentage d’un PIB qui augmente heureusement plus vite), alors qu’en milliards elle continue d’augmenter au rythme de 40/45 milliards d’euros tous les ans.

canalblog50J’ai reçu récemment d’une association qui s’appelle www.energies2007.com, fondée par l’ancien PDG d’Air France et député, Christian Blanc, un document matérialisant cette dette sous la forme parlante d’un avis d’imposition à l’attention de nos enfants. Il est malheureusement peu lisible dans le format canalblog et je vous invite donc à aller le voir sur le site ci-dessus.

Il repète quelques évidences, comme le montant total de la dette de la France, engagements de retraites inclus, à 2 milliards d’euros, l’augmentation de la dette en 2006 à 41 milliards d’euros supplémentaires, l’absence de tout remboursement de cette dette en 2006, puisque globalement nous avons réemprunté plus que nous n’avons remboursé d’emprunts venus à échéance, et le total de dette par personne que nous laisserions à nos enfants à ce jour, soit 30 890 euros pour chacun d’entre eux.

Il rappelle dans le texte du ministre que ces emprunts ne servent pas à financer des investissements pour l’avenir, mais simplement à payer les frais de fonctionnement de l’Etat. En d’autres termes, c’est de l’argent jeté en l’air.

Il conclut en stigmatisant la "lâcheté" de la génération actuelle, bénéficiaire dans son niveau de vie de ces dépenses, et qui ne fait pas vraiment d’efforts pour passer de budgets continûment déficitaires depuis vingt-cinq ans à des budgets excédentaires, seule possibilité de réduire avec le temps cette énorme dette. Qu’on ne nous dise pas que ce n’est pas faisable, les pays du Nord de l’Europe nous le prouvent tous les ans en assumant leurs responsabilités d’Etat régalien au moins aussi bien que nous, à ma connaissance.

Evidemment, comme je vous en ai fait part dans un message du 27 septembre, leur personnel politique et administratif ne vit pas sur le même train de vie que le nôtre...

Je vous laisse seuls juges.

 

 

 

 

 


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41 réactions à cet article    


  • Goz (---.---.79.173) 1er décembre 2006 13:58

    > Qu’on ne nous dise pas que ce n’est pas faisable,les pays du Nord de l’Europe nous le prouvent tous les ans ...

    Est il possible d’appliquer ces réformes en France ? Je cite LeMonde : « L’emploi public y a diminué de 15 %, avec 60 000 agents partis en retraite anticipée, licenciés ou reclassés dans le secteur privé, un gel des salaires des fonctionnaires et une baisse de 60 % des subventions aux entreprises. »


    • Sam (---.---.180.135) 1er décembre 2006 23:32

      une baisse de 60 % des subventions aux entreprises."

      MDR. Les subsides accordées à ces boites qui s’en goinfrent sans créer un emploi sont prorogées et augmentent sans cesse et...Le Monde affirme une connerie pareille ?!

      A moins que tu n’es bidonné la citation...


    • gem gem 4 décembre 2006 19:05

      mon pauvre Sam ... on te parle de la Suède, là, pas de la France, évidemment.

      Et je rappelle que, quoique raconte la gentille Arlette, les entreprise payent largement plus que ce qu’on leur verse en subventions. recette nette : environ 80 Milliards pour l’état ; et 150 milliards de cotisations sociales « patronales ».


    • Emmanuel (---.---.87.194) 1er décembre 2006 13:58

      La dette n’est un problème que dès lors qu’on tient son remboursement comme inévitable.

      Elle est contracté envers des personnes et organismes dont la raison d’être est de faire travailler leur argent plutôt qu’eux même, ceux là même qui nous emmènent tout droit à la catastrophe en asservissant l’homme et la terre à leur quête effrénée du profit.

      Si demain une société lucide quant aux méfaits de ces fossoyeurs de l’avenir décidait de rayer cette dette illégitime d’un simple coup de crayon et de prôner un autre modèle dont l’homme serait le centre en lieu et place du profit et la collaboration le moteur en lieu et place de la concurrence, la terre ne s’arrêterait pas de tourner ni les hommes de vivre. Les vrais valeurs que sont la force de travail de l’homme et son imagination ne seraient pas affectés bien au contraire.

      Tout cela pour dire que la dette n’est pas le problème central aujourd’hui. Le problème qui devrait nous préoccuper est celui d’imaginer une société compatible avec l’avenir.


      • cumulus (---.---.46.24) 1er décembre 2006 14:11

        Si on décide de rayer la dette d’un simple coup de crayon, on aura plus confiance en nous car on fait perdre l’argent à celui qui a prété et qui économise pour payer sa retraite, sa voiture ou sa maison.

        Et c’est pas demain la veille que ces préteurs, qu ne sont pas idiots, recommenceront à nous préter.

        Et c’est pas sur qu’on gagne au change.


      • T.B. T.B. 2 décembre 2006 18:18

        Cumulus, j’ai l’impression que tu confonds la dette de l’Etat avec l’endettement des particuliers.

        La dette de l’Etat ne nuit en aucune façon à ceux qui l’ont créé, à savoir les ministres et parlementaires de droite à gauche. Ils nous demandent de payer 2000 milliards d’euros alors qu’ils se sont, eux, enrichis à coup de dizaines, peut-être centaines, de millions d’euros chacun (en effaçant toute trace comptable de banque à banque, dont une qui est luxembourgeoise) sur le dos de la République. C’est donc à eux de payer cette dette. C’est aussi, pour faire bonne mesure, de la faute des citoyens électeurs qui leur font bêtement confiance alors que nous pourrions exiger une démocratie semi-directe (elle est soit-disant « représentative ») de manière à pouvoir contrôler le sérieux et la bonne gestion de tous les budgets.

        L’endettement des particuliers c’est autre chose : les endettés sont complètement responsables de leurs dettes et il est hors de question d’annuler leurs dettes. Et puis quoi encore ? !!! Ce sont ces mêmes personnes avides et aveugles, qui ne savent pas se contenter de peu à un moment donné et favorisent, en cédant aux sirènes des organismes de crédits qui se gavent, une course débile à la croissance. Qui plus est, si ces égoïstes ne se faisaient pas avoir, les entreprises auraient moins de commandes et donc s’adapteraient très vite en baissant les prix de leurs produits car il faut faire quand même tourner l ‘économie. Donc, ces petits cons, pardonnez-moi l’expression, qui veulent tout avoir , tout de suite, voiture, maison et tout le confort qui va avec ... empêchent les personnes sages, et plus intelligentes en pensant à la collectivité, de se payer les mêmes besoins à des prix beaucoup plus raisonnables. Il y a donc matière à maudire ces « endettés ».

        Tu as besoin de fric ? Demandes éventuellement à un ami qui te conseillera mieux et qui, en plus, ne te prendras pas 25 ou 33 % d’intérêts !!! Mais le mieux est de ne rien demander, de savoir limiter nos besoins, d’être responsable de notre budget personnel comme les « élus » devraient normalement l’être. Or, ils veulent nous faire payer leurs mauvaise et mafieuse gestion de l’argent pris sur nos impôts directs et indirects. Il y a de quoi être un peu en colère.

        Qui est le plus condamnable ? Le « col blanc élu » qui s’enrichit ou le petit français qui (se) laisse faire en ne s‘intéressant pas aux comptes de la nation ? ...


      • ec (---.---.77.181) 4 décembre 2006 15:09

        Incroyable ,ce que je viens de lire.


      • imragen (---.---.238.124) 4 décembre 2006 17:44

        On n’arrive pas à croire que de pareilles affirmations sont encore possibles !!!!!

        Ca prouve qu’il y a encore beaucoup d’explications et de patience à avoir.


      • GuanYu (---.---.236.61) 1er décembre 2006 14:39

        N’oublions aps que contrairement au US notre dette ne pars pas à l’étranger. la dette est racheter presque entièrement par des banques ou des assurances qui comme investissement sûr pour leur assurances-vie. Nos enfants hériterons certes de la dette mais ils hériterons aussi des créances ! D’un autres point de vu les impôts de tous servirons à payé les intérêts de ceux qui on pu mettre de l’argent de coté.


        • Bef (---.---.205.80) 1er décembre 2006 18:03

          Pas sur que ce soit totalement vrai ... Vous avez des sources pour cette information ?


        • imragen (---.---.28.250) 2 décembre 2006 02:34

          Plus de la moitié de notre dette est détenue par l’étranger (rapport Pébereau)

          Si on la « rayait », non seulement nous ne respecterions pas notre parole/contrat/engagement, et nous serions condamnés par n’importe quelle juridiction française ou étrangère, mais nous spolierions de très nombreux individus qui ont fait confiance à l’Etat français (dont les épargeants de la Caisse d’Epargne ! Voilà une belle ineptie, doublée d’une incitation à l’escroquerie, qui a été dite !


        • Offset (---.---.48.80) 1er décembre 2006 14:58

          « le montant total de la dette de la France, engagements de retraites inclus, à 2 milliards d’euros, l’augmentation de la dette en 2006 à 41 milliards d’euros supplémentaires, »

          ... Non, c’est 2 000 milliard d’euros ! 1 000 pour l’état, et 1 000 pour toutes les caisses de cotisation étatiques.


          • Charles André Charles André 1er décembre 2006 15:57

            Merci de rappeler l’importance de cette question. Il faut ressacer que cette dette révèle une inacceptable incurie...et forcer les candidats à nous proposer des solutions structurelles pour mettre fin à cette spirale qui dure depuis plus de 25 ans.

            Pour visionner clairement cet avis d’impôt sur le site d’Energies2007, vous pouvez :
            cliquer ici.

            - vous rendre sur le site www.dette-gouv.fr, où l’avis d’impôt est visible en pleine page et téléchargeable.

            - lire le billet que j’ai consacré à la même question et au même support il y a un mois et demi ! Ce billet a été publié sur Agoravox ainsi que sur un blog collectif auquel je contribue : « Jusqu’ici, tout va bien ».

            Puisque nous partageons apparemment le même souci de vérité pour remuer notre pays dans le bon sens et exiger des candidats des propositions structurelles à la hauteur des enjeux, je vous invite à rester proche d’Energies2007 et à visiter+ commenter le blog Jusqu’ici, tout va bien.

            Bien à vous, d’ailleurs !


            • Sacha Guitry (---.---.123.162) 1er décembre 2006 16:15

              Parfaitement, c’est faisable !!! Christian Blanc Président !!!!!


              • Monolecte Monolecte 1er décembre 2006 16:31

                Un pays n’est pas une personne, ni même une société : il n’y a pas de terme échu à la dette, parce que par définition, un pays a une sorte de durée de vie illimitée.
                L’amortissement des investissements d’un État ne se calculent pas de la même manière que pour le reste. Dernièrement, on a demandé à ma commune de calculer la durée d’amortissement de la réfection des fresques murales de l’église du bled. Eglise du 12ème siècle. Comment peut-on calculer cela ? Comment amortir une route nationale qui irrigue un bassin d’activité et lui permet de se développer. Ou d’une école, qui va produire des générations de gens bien formés ? Ou un pont qui va permettre la création de nouveaux circuits économiques ? Ou d’un hôpital qui va sauver ta vie, demain ?

                Il rappelle dans le texte du ministre que ces emprunts ne servent pas à financer des investissements pour l’avenir, mais simplement à payer les frais de fonctionnement de l’Etat. En d’autres termes, c’est de l’argent jeté en l’air.  smiley Qu’est-ce que les frais de fonctionnement ?
                Les bagnoles de fonction des ministres ? Certes, et on peut arranger ça.
                Mais aussi les salaires de l’Éducation Nationale : c’est sûr qu’éduquer les générations futures, c’est foutre de l’argent en l’air. Comme former puis payer les médecins qui vont te soigner, les infirmières et tous ces inutiles !
                On n’aime pas payer l’impôt, mais on râle quand l’administration met trop de temps à fournir un passeport, une carte grise. Il faut aussi payer les gens qui gèrent les dossiers sécu, ce qui permet d’accéder encore à une santé bon marché.
                Bref, l’État, c’est encore ce vaste édifice qui gère une bone part de la vie quotidienne de plus de 60 millions de personnes, du berceau au tombeau, et je suis loin de trouver cela inutile.

                • (---.---.141.147) 1er décembre 2006 17:12

                  Tous les services de l’état que vous citez peuvent faire l’objet de gain de productivité importants (éductation, police, impots, santé) et ils le doivent...

                  Lorsque vous mettez en avant les investissements c’est mille fois exact, ce sont des investissements mais ces investissmeent doivent rapporter que ce qu’ils coûtent et le fait que cette dette augmente montre qu’ils ne le sont pas !

                  La dette que vous, nous laissons à l’avenir sera payé par nos enfants ou nous meme dailleur.

                  Des états en faillites l’histoire en regorge ! Et regardez de quelle manière ces états le paie (criminalitté, guerre civiles, appauvrissement , famine, etc. ) devrai vous incité a vous/nous remettre en question !!!


                • Sam (---.---.180.135) 1er décembre 2006 23:28

                  En termes de gains de productivité forumiques, je verrais ton con-mentaire au fond de la poubelle, ça serait bénéfice, en termes de productivité pour les yeux.


                • imragen (---.---.28.250) 2 décembre 2006 02:43

                  Quand le seul service de la dette (intérêts) représente le second poste de dépenses de l’Etat (45 milliards d’euro !)on ne parle plus d’une dette théorique, mais de dépenses considérables qui ne peuvent être utilisées utilement ailleurs ! C’est beau la théorie, mais peut on, sans rire (jaune) affirmer qu’un budget structurellement déficitaire (l’Etat commence à emprunter entre le 15 et le 30 octobre chaque année pour boucler ses dépenses) est sain ? La question de l’utilité des services publics n’est pas posée, il s’agit ni plus ni moins de leur survie. Pitié, remettez les pieds sur terre, sans idéologie, et en essayant de croire que le simple fait de poser une question qui dérange fait de nous des ennemis.


                • ec (---.---.77.181) 4 décembre 2006 15:26

                  Vous dites inutiles ; je suis d’ accord, mais 22% des nos enfants de 16 ans ne savent ni lire, ni écrire , ni compter (mes stat. datent de 1990 env./ service national, donc pour les hommes). La sec. sociale rembourse des « choses » qui ne sont peut-être pas tjrs utiles : sang contaminé, ..affaire vioxx , vaccin contre le tetanos dont la semaine dernière indiquait que l’on pouvait faire plusieurs fois le tetanos dans une vie , donc la valeur du vaccin devrait au moins être vérifiée , au moins que le fait de se vacciner n’abaisse pas notre immunité.. ? DONC , l’utilité réelle est à vérifier car lorsque la société empoisonne au lieu de soigner. !!!On s’ est éloigné des pb de la carte grise ,mais il reste la vache folle et sa nourriture qui fut louée par les écoles d’ agriculture .... Il manque de travailleurs en France mais le travail est bien là à attendre.


                • Stephane Klein (---.---.19.227) 21 décembre 2006 15:00

                  Eduquer les generations futures n’est pas foutre de l’argent en l’air. Mais devoir employer 4 personnes pour le faire la ou 3 suffiraient si elles bossaient juste normalement, ca c’est foutre de l’argent en l’air.


                • imragen (---.---.28.250) 2 décembre 2006 02:48

                  La dette de l’Etat dont on parle n’a rien à voir avec les dettes du privé. Une société privée n’engage que son avenir, ses propriétaires, ses collaborateurs et ses créanciers. Pas nos enfants. Ne mélangez pas tout


                • ec (---.---.77.181) 4 décembre 2006 15:42

                  Nos enfants devront payer de toutes les façons. Je me réfère à l’ Argentine qui a tenu de tels propos un peu débiles ...les riches feront payer , je leurs fait « confiance » ’(j’aurais voulu trouver une autre phrase mais le sens de ce que je veux dire est bon). Les Argentins sont en train de rembourser , sans les « instances internationales », ce qui ne pourra se faire pour la France vu l’ importance des sommes qui sont à rembourser : 2000 milliards d’ euros = (dans ma petite tête certes )= ?? . Nos petits enfants continueront à payer , car avec les interets des interets...les preteurs s’y retrouveront....Je compare les 2000 milliards avec les 43 milliards d’ accroissement en 2006 et je trouve que nous sommes gérés par des débiles , surtout au moment où bcp de pb sont directement gérés par l’ Europe ; il n’y a pas besoin de tous ces députés et sénateurs en France puisqu’ils nous ont «  »mis«  » 77 fois en 2006 à l’amendes avec l’ Europe pour s’ occuper de voter des lois en totales contradictions avec les décisions Européennes donc nos élus font de très mauvaises lois pour la France en plus des salaires que la France doit leur verser à eux et à tous ceus qui en dépendent..


                • gaulois (---.---.201.162) 1er décembre 2006 21:05

                  les administrations chargés d’assurer des missions de service public ne peuvent être rentables. Ou alors il faudrait évaluer dés la maternelle si votre gamin va rapporter assez à la société pour que l’Etat lui paye des profs jusqu’à ses 25 ans. De même le chirurgien devrait évaluer avant d’opérer si l’affaire va être rentable ( solvabilité de la famille, probabilités de réussites,...). Le jour ou il n’y aura plus assez de fonctionnaire pour assumer correctement ces missions les plus pénalisés seront ceux qui ne peuvent se payer une consultation d’un spécialiste dans le secteur privé, ou un conseiller fiscal ou juridique ou des cours scolaires particuliers. Quand on voit ce qui se passe dans le privé, les salariés sont de plus en plus précarisés et de moins en moins payés alors que les dirigeants et les pdg ramassent des salaires et autres stock options exorbitants. Ca c’est de la rentabilité bien comprise ! Bien sur il y a des gains de productivité a réaliser dans la fonction publique, mais la dette ne vient pas uniquement de la. Il faudrait aussi évaluer correctement les retours sur investissements que constituent les exonérations de charges pour certaines entreprises ou les subventions distribuées dans le secteur agricole.


                  • imragen (---.---.28.250) 2 décembre 2006 02:58

                    Qui a parlé de « rentabilité » des services publics ? Ce serait une ineptie.

                    Mais l’on peut parler d’efficacité, de productivité, de rigueur et de contrôles. Comment se fait il que la moindre question ou critique des dépenses de l’Etat soit insupportable à certains ? Pourquoi ceux là croient ils immédiatement que cela signifie une remise en cause des services indispensables que la communauté nationale finance et organise pour une qualité de vie meilleure ? On marche sur la tête. Ne comprenez vous pas qu’il s’agit de défendre notre qualité de vie ? Nous ne pourrons longtemps assurer ces indispensables solidarités sans créer des recettes au moins égales aux dépenses. Sans remettre en cause, de façon adulte et sans polémiques idéologiques, un système qui atteint manifestement ses limites.


                  • decurion (---.---.179.21) 1er décembre 2006 23:20

                    Sachant que l’état récupère bon an , mal an 50% des bénéfices réalisés sur son territoire,la question qui me taraude l’esprit, c’est qui est le créancier de l’état ?


                    • decurion (---.---.179.21) 2 décembre 2006 16:27

                      Il me semble que la moindre des choses,serait de dire aux français, comment, pourquoi et surtout auprés de qui ils sont endettés. Les 189 pages du rapport « pète haut » enfonce le clou dans du bois tendre, mais ne donne pas de grains à moudre. Je ne peux pas me contenter de la parole des uns et des autres, il me faut des données vérifiables.En l’absence de preuves concrètes, je ne dois rien, et mes enfants non plus.

                      De plus, à échéance fixe, nous nommons un commandant et un équipage, pour nous emmener vers une destination pré établie et indiquée dans un programme.Un passager ne peut pas etre tenu des changements de cap, du fait du commandant et de l’équipage.Dans un cas, comme celui ci, la règle qui devrait s’appliquer, c’est : « satisfait ou remboursé »,et il est clair que nombre de passagers sont au minimum déçu.

                      Si le choix, m’étaient donné, je serais magnanime, je n’exigerai pas le remboursement du billet.On efface tout, R A Z sur de bonnes bases. Si celà était, cela pourrait mettre un terme à mon commentaire. Hélas, la preuve est faite, que l’on ne m’accordera jamais plus, que ce que je peux prendre moi mëme, il me faut donc poursuivre.

                      A chaque échéance, une nouvelle tranche d’électeurs apparait, une génération dont la mémoire ne peut aller au delà de vingt cinq ans. Une génération, trés largement persuadée, que la dette est due à l’inconscience des « pépés boommer » simples passagers d’un batiment en détresse. J’étais là, lorsque les dés ont été lancés,j’ai pressentis certains effets, mes craintes étaient fondées. En témoigner,n’aurait aucun effet, pas plus qu’une projection sur l’avenir. Reste le présent.

                      Mille milliards de dettes cumulées et milles milliards à venir. Celà devrait etre à la portée de la compréhension de tous de 7 à 77 ans.Admettons, mille milliards imputable aux vieux cons,celà signifierait mille milliards à venir du fait des jeunes cons, dont certains ne sont pas encore nés.Peut on se contenter de cette sentence ?

                      Ou, quand,comment insère t-on dans les explications la responsabilité de nos dirigeants ? Plus important, Qu’est ce qui motive cette irresponsabilité ? Ainsi donc, des énarques (pour ne citer qu’eux)tomberaient dans le piège sournois du crédit, comme de vulgaires Rmistes ou Smicards ? Quelqu’un peut le croire ? L’arroseur arrosé ! Ce pourrait etre drole, sauf que l’araignée, ne tombe jamais dans son propre piège. C’est tout bonnement impossible.

                      Nous citoyens, notre rôle, n’est pas de nous lancer, les faits, les responsabilté et les solutions à la figure.Nous n’avons pas à nous diviser plus que nous ne le sommes déjà,sur des sujets qui ne sont pas de notre ressort.Il est des domaines qui nous sont interdits, n’y allons pas. C’est aussi simple que celà. Si les recettes ne nous regardent pas, alors la dette ne nous incombent pas. Qu’elle déconvenue pour nos dirigeants, si pour une fois nous passions notre chemin, en les ignorant complètement.

                      Sachez qu’il est plus facile d’interdire aux français de fumer, que d’imposer aux manufactures un tabac « propre ».

                      Sachez qu’il est plus facile de faire payer un euro à chaque assuré , que mille euros à celui qui possede mille fois plus.

                      Sachez qu’il est plus facile d’éco taxer 60 millions de consommateurs que d’appuyer sur le frein d’une économie qui n’a plus de sens.

                      Nos hommes politiques subissent des pressions de plus en plus pressanttes, et ils cèdent de plus en vite, parce qu’ils ne font plus le poids.Celà est sensible, y compris dans l’évolution du langage. On ne parle plus aujourd’hui comme hier.Hier les « putes » se « vendaient », aujourd’hui, il faut savoir se vendre, ou se ranger sur le bas cotés.

                      Pour résister aux pressions, un homme politique, doit etre à même de pouvoir opposer une pression au moins égale à celle qu’il subit.Cette pression pourrait émaner d’un peuple informé et supposé incorruptible. Mais celà ne sera pas, car un dirigeant ne remettra jamais en cause un pouvoir qu’il juge légitime.

                      Pour moi, christan blanc, jaune , noir ou vert, ne peut pas etre la solution. La dette, réalité ou esccroquerie, n’est pas un problème, mais l’une des nombreuses facettes d’un système qu’il nous est offert d’apprécier.

                      Lorsque mes contemporains seront préts à éxiger et non à quémander.Lorsque ceux qui ont le pouvoir de mobiliser les foules, me demanderont de descendre dans la rue, de m’asseoir et de ne plus bouger, jusqu’à ce que le « pouvoir » se démette et rende à dupont ce qui est à dupont.

                      Si ce jour vient, je cesserais de pianoter, et j’y serais !


                    • Sam (---.---.180.135) 1er décembre 2006 23:25

                      l’ancien PDG d’Air France et député, Christian Blanc

                      Qu’est-ce qu’on en a foutre de l’avis d’un type qui baigne dans le pognon et l’ultra-lib, hein ?

                      Ferait mieux, ce gugusse, de balayer devant sa porte avant d’avoir l’idée de donner des leçons dont il s’exonère a priori, ne serait-ce qu’en pétant dans la soie.

                      Et toi l’auteur, tu ferais d’avoir des lectures plus saines et plus responsables, ce qui t’éviterait de tacheronner en commentant des conneries. smiley


                      • imragen (---.---.28.250) 2 décembre 2006 03:13

                        Et bien Sam, on se lache ? C’est quoi ce language agressif ? A court d’arguements ? Il faudrait grandir maintenant. Christian Blanc, préfet sous Mitterand, copain de Rocard et de Pisani est dit de gauche par une partie de la droite. PDG de la RATP et d’Air France qu’il a sauvé (avec le soutien (referendum)de plus de 80% des salariés est d’oû ? Le sauvetage de la paix en Nouvelle Calédonie le situe comment ? Créateur d’entreprises qui réussissent, Président de Merrill Lynch (symbole majeur du capitalisme) il est dit de droite par une partie de la gauche. Et maintenant député engagé dans une réflexion pragmatique et déterminée, ni de droite ni de gauche, pour que notre pays intègre, debout, un monde qui a changé, auquel nous appartenons et qui a besoin des valeurs qui nous font. Continuez de rêver super Sam, entre peurs de la réalité et lieux communs vides de sens.


                      • (---.---.156.127) 2 décembre 2006 07:12

                        Nous sommes gouvernés par de petits mafieux de bas étages.Les gros ont leurs paradis...

                        Ce n’est pas demain la veille que nous aurons de la transparence sur la finance.

                        Parcontre l’exemple de l’état est clair. Mieux vaut d’afficher une dette qu’un bénef, sinon, tout le monde veut croquer le gâteau.

                        J’en ai fait l’expérience. Encourager la faillite est plus rentable qu’économiser. Mais l’État oublie une chose : dans une crise, c’est la liquidité qui fait la différence...

                        Voila pourquoi nous avons perdu Eurotunnel, en autres...

                        Philons


                        • cdg (---.---.206.254) 2 décembre 2006 10:13

                          L etat depense 25% de plus qu il ne gagne (c est sur chaque formulaire de declaration des revenus, pas comme ca certes, mais on donne le montant des depenses et des recettes. Faites la division ..)

                          Je crois que quasiment tout le monde sera d accord pour reconnaitre qu on peu faire mieux avec moins de fontionnaires (simple exemple utilison internet pour remplir les dossier et on supprime les gens qui sont preposes a la saisie). meme au PS je pense qu ils en sont conscient mais n ose pas facher leur clientele electorale

                          La question suivante est que faire de ses fonctionnaires en trop ?? La j ai pas la reponse. On doit pouvoir en reconvertir certains vers des besoins (ex l operatrice de saisie du fisc pourrait faire des controles fiscaux). Mais vu l obstruction de ceux ci (ex refus de fusionner 2 services des impots a lepoque de jospin), je crois qu on devra en arriver a des licensiment massifs des gens cramponnes a leur petit status bien confortable et des embauches dans les secteurs necessiteux avec l argent economise a arreter de payer des services inutiles...

                          Pour le reste, comment ne pas payer sa dette c est tres simple :

                          - inflation (on rembourse en monnaie de singe, c est comme ca que la france a euthanaqsie ses rentiers apres la premiere guerre mondiale)
                          - la methode bolchevique (1917 Lenine ne paie plus et negocie un remboursement forfaitaire dans les annees 20. Les anglais acceptent, les francais toujours plus malin refusent et restent avec leurs emprunts russes
                          - la methoide russe. Faillite de l URSS et on paie des retraites ridicules. La bas les retraites font la manche. Pas comme en france ou ils sont en moyenne plus riche que les actifs (source INSEE)


                          • gaulois (---.---.126.216) 2 décembre 2006 10:39

                            Pour revenir à ton exemple du fisc tout le monde n’a pas internet ou ne veut pas l’utiliser. De plus il faut savoir que la plupart des gens qui télédéclarent passent quand même dans leur centre des impôts pour obtenir des renseignements et/ou ne pas faire d’erreur ( heureusement qu’il y a encore du monde pour leur répondre). Donc c’est un peu démago ce que tu dis : les fonctionnaires qui font la saisie recoivent du public, donnent des renseignements, traitent les réclamations et font déja du contrôle. Elles doivent aussi gérer les télédéclarations. Et tout ça dans des délais de plus en plus courts avec de moins en moins de monde pour le faire. Et c’est pareil dans la plupart des services de la fonction publique.


                          • imragen (---.---.28.250) 2 décembre 2006 15:47

                            « Des délais de plus en plus courts, et de moins en moins de monde pour le faire »......

                            Dans quelle planête vivez vous ? 1 000 000 de fonctionnaires en plus en 20 ans ! Alors que partout dans le monde les fonctions publiques se sont réduites !

                            Le raccoucissement des délais, outre qu’il répond à une demande, légitime, de nos concitoyens, est avant tout lié aux nouvelles technologies de l’information. Pourquoi s’en priver ? Nous pourrions, sinon, revenir aux dilligences ? Cela permettrait de créer de nombreux d’emplois (palfreniers, maréchaux ferrants, relais de poste, tri à la main ! Réutiliser la plume serait pas mal aussi...

                            Plus sérieusement, la fonction publique française comprend 1 500 corps (ex unique au monde je crois) qui sont si cloisonnés que les mouvements transversaux de personnel sont quasi impossibles. N’est ce pas une monstruosité parfaitement inutile ? Lorsqu’un corps est en sous effectif il est plus facile d’embaucher que d’utiliser des compétences inutilisées dans un autre corps !

                            Est il stupide de demander que les ressources affectées à des emplois inutiles servent plutôt à financer d’autres besoins, et emplois, indispensables (santé, solidarités avec le troisième âge, handicapés,...) ?

                            Ce n’est pas la dépense qu’il faut contester, mais sa finalité, son efficacité, sa disproportion par rapport aux recettes.

                            Ce n’est pas la réduction des dépenses qui est prioritaire, mais bien l’accroissement des richesses qu’il faut promouvoir.

                            Ce n’est pas le profit qu’il faut combattre, mais certains aspects de sa répartition.


                          • nomades (---.---.150.183) 2 décembre 2006 11:26

                            Avant de citer l’exemple des pays du nord de l’europe, il fraudrait préciser par exemple qu’en Norvege le pourcentage de fonctionnaires vaut largement le notre mais que ce pays bénéficie de la mane du pétrole et du gaz...


                            • imragen (---.---.28.250) 2 décembre 2006 15:23

                              La Norvège est une exception. Sa situation est exceptionnelle grâce au pétrole.

                              Il reste la Suède, la Finlande (qui connaît une croissance et un taux d’emploi remarquables grâce à des choix courageux, pragmatique et dégagé de considérations idéologiques périmées, le Danemark. Ces pays « marchent » beaucoup mieux que nous, pourquoi ?


                            • Marc P (---.---.81.250) 2 décembre 2006 14:05

                              Désolé, moi non plus je n’ai pas de solution miracle :

                              « On se plaint » de la dette de l’état et du nombre de fonctionnaires !!!

                              jamais autant de jeunes n’on voulu devenir...... fonctionnaire...

                              Je ne donne tort ni aux uns ni aux autres... Mais du point de vue de l’économie nationale peut être y a t il quelquechose à régler « en amont » pour réduire cette dette...

                              Car s’il s’agit de privatiser la fonction publique... education privée, santé privée, transports privés, pourquoi pas finance ou fiscs privés... ??? Bien sûr des ajustements sont possible...

                              Les décisions courageuses d’harmonisation sont à prendre au niveau de l’UE et de l’OMC pour que nous ne soyons plus les jouets de la main invisible certes, mais aussi aveugle ou myope en ce moment...

                              cordialement.

                              Marc P


                              • bugsy (---.---.170.121) 2 décembre 2006 14:49

                                La dette publique : le pillage organisé des richesses collectives au profit de la finance

                                La dette publique, un fonctionnement « normal » de l’Etat capitaliste

                                Le total de la dette de l’Etat -1 100 milliards d’euros- atteint 66 % du Produit intérieur brut. Cela sans compter les retraites des fonctionnaires qui lui font dépasser les 2 000 milliards d’euros, soit 120 % du PIB. Elle concerne tous les niveaux de l’Etat, de la nation aux collectivités locales, en passant par les services hospitaliers publics. La France n’est pas le seul pays industrialisé à crouler sous les dettes et cette maladie n’est pas réservée aux pays pauvres qui sont soumis, à travers elle, au pillage de leurs richesses. La dette moyenne de la zone euro s’élève à 70,4 % du PIB, en Italie à plus de 100 %. Le Japon doit 6 500 milliards d’euros, les Etats-Unis 6 800 milliards d’euros. Personne, parmi les économistes et les hommes d’Etat, de droite comme de gauche, ne cherche d’ailleurs à annuler cette dette. Et lorsque Villepin parle de revenir en cinq ans à « l’équilibre budgétaire », ça n’est pas pour annuler la dette, mais pour la ramener à 60 % du PIB, le maximum défini par les critères de Maastricht. Et surtout, c’est une façon de justifier des mesures pour « rentabiliser » l’Etat. Cette dette a un coût, qui grève sévèrement les finances publiques, au point que la plus importante ligne budgétaire du budget de l’Etat, après l’Education nationale, est celle du « service de la dette », les intérêts que doit verser l’Etat à ses divers créanciers. Depuis les années 1980, où le total de la dette publique s’élevait à 20 % du PIB, elle n’a cessé d’augmenter. La charge de la dette est passée de 4 % du budget de l’Etat en 1980 à 15 % en 2005. Avec une rapidité plus ou moins grande, selon les périodes, ce qui permet d’alimenter une fausse polémique entre PS et gouvernement sur la responsabilité des uns et des autres dans cette aggravation de l’endettement public. Mais, au-delà de cette polémique, il est clair qu’un des facteurs essentiels de cet accroissement est la politique, présentée comme « soutien à l’emploi », menée par tous les gouvernements depuis le début des années 1980. Durant cette période, des sommes astronomiques ont été versées aux entreprises sous forme de subventions. Ce sont aussi des milliards d’euros d’exonérations de charges de toute sorte, dont ont bénéficié les patrons. Milliards d’euros qui manquent dans les budgets des caisses de retraites, de chômage, de sécurité sociale, et que l’Etat compense en partie. Comme il compense en partie les baisses de taxe professionnelle versées par les entreprises aux communes. Ce mécanisme présente un double phénomène : d’une part les entreprises paient de moins et moins d’impôts et de salaire socialisé sous forme de charges sociales ; d’autre part, les compensations versées par l’Etat aux caisses ou aux collectivités locales viennent en prélèvement sur les finances publiques, qui sont amputées d’autant. Les ressources de l’Etat sont essentiellement constituées par le prélèvement par l’impôt sur les revenus de la population travailleuse. Car les impôts indirects comme la TVA ou la TIPP (taxe sur les carburants), qui touchent indistinctement tous les consommateurs, constituent 55 % des ressources financières de l’Etat, tandis que l’impôt sur le revenu, qui favorise les catégories les plus riches et qui vient de bénéficier de réductions successives, n’en constitue que 20 %, celui sur les sociétés, 14,6 %. Ce sont donc les revenus des salariés, du public comme du privé, des petits artisans et commerçants, de la population laborieuse en général, qui alimentent les caisses de l’Etat, et qui sont ensuite distribuées aux entreprises et aux groupes financiers sous forme de subventions et d’exonérations.

                                Les intérêts de la dette, une rente pour les classes privilégiées

                                La dette publique offre à l’Etat un excellent moyen d’assurer aux financiers et privilégiés une manne régulière de plusieurs milliards d’euros par ans, par le biais de l’intérêt de la dette. Les taux de l’ordre de 3,5 % sont plus faibles que les taux de profit que peuvent procurer certains investissements industriels ; mais les bons du Trésor et autres obligations d’Etat ont le gros avantage d’être sûrs et réguliers. 98 % des titres relatifs à la dette de l’Etat français sont négociables en Bourse, et alimentent le casino de la finance. 51 % de la dette serait détenue par des institutions « non résidentes », banques, assurance, fonds de pension ne résidant pas en France, les 49 % « résidents » se partageant entre assurances (31 %), organismes de placement (SICAV,.. 10 %), banques (7 %)... Le pillage des richesses sociales produites par le travail par le biais de la dette publique n’est pas un mécanisme spécialement mis au point par les pays impérialistes, avec l’aide du FMI et de la Banque mondiale, pour continuer le pillage des pays pauvres. Il fait partie intégrante du système capitaliste, dans tous les pays, et assure un flux continu d’argent de la poche du contribuable vers celle des gros actionnaires des grandes entreprises et des groupes financiers. La composition de la commission constituée par T. Breton autour de Pébereau, pour établir un rapport sur la dette, mérite, à ce titre, un petit coup d’œil. Aux côtés de Pébereau, président de BNP-Paribas, on trouve, parmi d’autres : Michel Camdessus, ancien directeur du FMI ; Jean Michel Charpin, directeur de l’Insee, auteur, en 1999, d’un rapport de sinistre mémoire, intitulé « L’avenir de nos retraites », à la demande du premier ministre Jospin ; Pascal Lamy, patron de l’OMC ; Edouard Michelin, PDG ; Nicole Notat... Cela suffit à juger, et de « l’objectivité » de la commission, et des véritables préoccupations du gouvernement dans sa campagne pour retrouver « l’équilibre financier » : justifier une nouvelle étape dans les attaques contre les salariés des services publics et tenter de désarmer préventivement leur résistance en organisant un nouveau « diagnostic partagé ».

                                L’annulation de la dette publique passe par le contrôle sur les entreprises et la finance

                                Les partis gouvernementaux de gauche comme de droite, les organisations syndicales, tous se joignent au concert de lamentations organisé autour du niveau de la dette. Chacun y va de sa solution, par quel biais on pourrait désendetter l’Etat, en particulier par quelle fiscalité... Mais tous se placent sur le terrain du gouvernement, préparé par le rapport Pébereau. Et sur ce terrain, il n’y a pas de solution au désendettement de l’Etat. D’ailleurs, la gauche plurielle au gouvernement a largement prouvé qu’elle n’avait pas d’autre politique à proposer. Non par manque de conviction « antilibérale », mais parce qu’il n’y a qu’une politique possible dans le cadre du système capitaliste : organiser la diminution de la part des salaires dans les richesses produites par le travail social, et transférer la différence dans la poche de la bourgeoisie. La solution commence avec le refus des travailleurs de l’Etat, des collectivités locales, des hôpitaux, de tous les services publics d’accepter les « remèdes » que gouvernement et confédérations syndicales préparent avec le « diagnostic partagé » sur la dette. Elle est dans un « tous ensemble » pour faire reculer le gouvernement sur ses projets, comme ont réussi à le faire, par leur action collective, les dizaines de milliers de dockers européens venus à Bruxelles manifester au moment du vote au Parlement de la directive sur la libéralisation des services publics portuaires. C’est en mettant en œuvre par leurs luttes un plan d’urgence sociale et démocratique que les salariés et la population peuvent imposer leur contrôle sur les comptes de l’Etat et des grandes entreprises, exproprier les groupes financiers qui font leur profit de la dette, les nationaliser et les unifier dans un seul organisme de crédit, une banque à travers laquelle l’Etat, sous le contrôle de la population, pourrait orienter l’argent public vers des activités créatrices de biens utiles à tous.


                                • imragen (---.---.28.250) 2 décembre 2006 15:18

                                  Bravo ! Quelle démonstration admirable !

                                  On nationalise, on donne le pouvoir au Peuple (au travers d’un parti unique, les autres ne pouvant qu’être des traîtres à la cause du Peuple, des équipes de fonctionnaires décident des investissements, des objectifs de production (qui sont forcement bons puisqu’ils sont fait au nom du Peuple), les contestataires (il y en a toujours hélas !), devront être rééduqués (pour qu’il comprennent ou sont le bien et le beau).

                                  Nos amis européens ne comprendront probablement pas, donc nous les abandonnerons à leur décadence (Jean Marie est un visionnaire, un allié objectif !),le travail sera réservé aux nationaux et la sous traitance à l’étranger sera évidemment interdite pour protéger nos travailleurs (re-Jean Marie). Ce n’est pas grave, avec l’immagination, l’efficacité, la productivité évidentes de l’Etat, nous n’aurons aucune difficulté à remplacer le 1/3 du PIB et les millions d’emplois, qui sont assurés grâce aux exportations ! Et puis s’il y a une difficulté, il suffira de réduire le temps de travail pour le partager avec les nouveaux chômeurs. Fastoche !

                                  Et puis l’histoire du XXeme siècle nous a montré que ça marchait.....


                                • recherche (---.---.4.101) 20 février 2007 09:42

                                  Je cherchais ce matin sur Avox un article consacré à la « dette »...

                                  Il est de bon ton de faire le lien entre la dette et la fonction publique...

                                  Certes, il y en a ....

                                  Mais qui rappelle que les déficits colossaux engendrés par la « faillite » du Crédit Lyonnais, par la mise en place du réseau TGV qui devait nous rapporter, en marchés extérieurs, des ressources et du travail, et d’autres manipulations ont coagulé ladite dette ?

                                  C’est pour cette raison que nos feuilles de salaire sont amputées de cotisations toujours plus nombreuses, que l’on taille toujours plus dans les budgets publics, que le coût du travail est prohibitif, etc

                                  Ca serait bien que l’on revienne sur ce problème....


                                • Briseur d’idoles (---.---.162.190) 3 décembre 2006 11:40

                                  Toujours les retraites et les retraités comme cibles du défit de la sécu et du reste.

                                  En parallèle à l’immigré « délinquant », on a trouvé le retraité « délinquant ».

                                  Les ouvriers et employés qui ont travaillé et cotisé toute leur vie et qui sont à la retraite avec une retraite de 1000 euros par mois, complémentaire incluse, (et beaucoup ont moins !!) voleraient donc la société ?

                                  Il faut arrêter de délirer !!!


                                  • peinarde (---.---.190.161) 9 décembre 2006 17:47

                                    comment peut-on penser que des fonctionnaires qui partent en retraite font diminuer la dette. Ils ne sont pas morts que je sache !...Et leur pensions avoisinnent leur dernier salaire.Sans compter que la plupart sont remplacés. Au total la dette se creuse et ceux qui prétendent qu’elle baisse sont des menteurs.

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