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Accueil du site > Actualités > Economie > Une monnaie locale pour la Guadeloupe ?

Une monnaie locale pour la Guadeloupe ?

Une monnaie locale complémentaire s’ajoutant à l’Euro pourrait aider au développement local et à la réduction des importations.

Les Guadeloupéens nous montrent la voie d’un retour des mouvements sociaux et de la lutte des classes mais surtout d’une réappropriation par les citoyens de leur propre pays et d’un retour aux fondements de la démocratie. Leurs revendications apparaissent à l’évidence légitimes, faisant apparaître la nécessité d’un gouvernement démocratique local, sans quitter pour autant la communauté nationale. Voilà de quoi ranimer l’aspiration révolutionnaire au modèle fédératif conciliant localisme et solidarité nationale.

Il y a un élément qui ne fait pas partie du programme pour l’instant et qui pourtant semble pouvoir résoudre pas mal de problèmes dans le contexte actuel : la création d’une monnaie guadeloupéenne. Il ne s’agit pas de créer une devise nationale concurrente à l’Euro mais une monnaie locale, monnaie complémentaire et non convertible, monnaie de consommation dite aussi monnaie fondante (car elle perd de la valeur avec le temps contrairement à l’épargne). C’est le meilleur instrument, surtout dans une île, pour favoriser les échanges locaux, les circuits courts et réduire la dépendance des produits importés.

Il est sans doute déjà un peu tard pour s’en préoccuper car les désordres monétaires nous menacent à courte échéance maintenant (qu’ils viennent des pays de l’Est ou de l’effondrement du dollar) mais dans ce contexte, il n’y a pas que les îles qui pourraient tirer profit de monnaies locales. Il faut savoir du moins que ça existe, que c’est possible, que les instruments en sont prêts et qu’une monnaie comme le SOL peut être expérimentée rapidement avec cartes à puce, lecteurs de carte et programmes associés !

La crise pourrait se révéler une chance pour la Guadeloupe, et ses handicaps devenir des atouts décisifs du fait qu’elle se trouve assez bien placée pour réunir les 3 instruments d’une production alternative relocalisée : revenu garanti, monnaies locales, coopératives de travailleurs autonomes. Bien que très insuffisant, le RSA généralisé pourrait servir de base à un véritable revenu garanti. Les avantages d’une monnaie locale, étant donnée la situation, devraient pousser à une expérimentation rapide. Reste, pour être viable et faire système, à construire des coopératives municipales comme instruments de valorisation des compétences et de développement humain. Sans doute le plus difficile mais qui ferait de la Guadeloupe l’avant-garde de l’altermondialisme et d’un nouveau système de production à l’ère de l’information de l’écologie et du développement humain !

Il faudrait d’abord introduire cette idée de monnaie locale comme outil pour la relocalisation de l’économie et moyen de se soustraire à la mondialisation marchande, en insistant sur le fait que ce n’est qu’une monnaie complémentaire qui ne remplace pas l’Euro et n’est pas convertible théoriquement mais ne nécessite aucune fermeture au marché. Il faut absolument que la gestion de la monnaie locale soit confiée à une instance démocratique comme une municipalité mais qui peut être étendue à l’ensemble de l’île. Cette monnaie locale peut être créée ex nihilo au début, et donc distribuée en plus des revenus monétaires, d’autant plus qu’il y a un fort chômage puisqu’elle incite à l’emploi des compétences disponibles localement. D’une certaine façon, la monnaie locale réduit aussi les prix pour les résidents par rapport aux touristes en permettant de payer un pourcentage du prix en monnaie locale (sorte de rabais), ou d’en acquérir par ses achats (sorte de points de fidélité). C’est, enfin, une monnaie qui ne crée pas d’inégalités car on ne peut l’accumuler puisqu’elle perd de la valeur avec le temps. Les effets se feraient très vite sentir.

Tout cela est bien trop exotique encore mais on sera peut-être obligé bientôt de tous s’y mettre car l’effondrement du système monétaire est de plus en plus probable ! Il faut bien dire que la situation de la Guadeloupe semble idéale pour tenter l’aventure dès maintenant, notamment cet élan populaire et l’expression d’une solidarité retrouvée, mais comment en convaincre ?




- Interview (audio) sur les monnaies locales :
http://lesverts.fr/mp3/zin-monnaie_locale.mp3


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36 réactions à cet article    


  • donino30 donino30 25 février 2009 12:23

    C’est une boutade à prendre au second degré ?


    • phyrezo phyrezo 1er mars 2009 11:26

      C’est amusant de voir cette ignorance quand à l’existence et aux effets très positifs de monnaies complémentaires.

      J’invite Donino a prendre connaissance des travaux de Bernard Lietaer et on en reparle ensuite...


    • italiasempre 25 février 2009 12:35

      Tout cela est bien trop exotique encore mais on sera peut-être obligé bientôt de tous s’y mettre car l’effondrement du système monétaire est de plus en plus probable ! Il faut bien dire que la situation de la Guadeloupe semble idéale pour tenter l’aventure dès maintenant, notamment cet élan populaire et l’expression d’une solidarité retrouvée, mais comment en convaincre ?

      Parce que vous vous y prenez mal..voilà ce qu’il faut proposer  smiley C’est facile, écologique et ludique -et je ne vous dis même pas ô combien solidaire et citoyen !- sans compter que la crise pourra faire ce qu’elle veut...on s’en fout complétement.


      • JL JL 25 février 2009 13:22

        Bonjour Jean Zin. Ce serait une expérience intéressante. Pourquoi ne pas l’appeler le franc ?  smiley

        Vous dites : ""Une monnaie locale, monnaie complémentaire et non convertible, monnaie de consommation dite aussi monnaie fondante (car elle perd de la valeur avec le temps contrairement à l’épargne)""

        Comment peut-elle perdre de sa valeur avec le temps, sinon en faisant marcher la planche à billets ? Et qui dans ce cas, en tirerait profit ?


        • Jean Zin Jean Zin 25 février 2009 13:56

          Je savais que les monnaies locales et les monnaies fondantes n’étaient pas bien connues mais je suis quand même étonné de l’étendu de l’incompréhension, raison de plus pour attirer l’attention sur ces concepts peu familiers qui peuvent être utile dans le contexte actuel (bien plus simple et efficace que le troc). Ce ne sont pas pourtant des choses si nouvelles, les monnaies locales ont eu en particulier un grand rôle en Argentine au moment de l’efondrement de leur monnaie. Une monnaie de consommation étant fait pour être consommée localement à court terme, elle perd effectivement de la valeur avec le temps, tout comme un bon de caisse peut avoir une durée limitée. Dans le cadre du Sol, qui est une monnaie électronique, la réduction est automatique, comme des intérêts qui sont simplement négatif dans ce cas et jouent le rôle de l’inflation. Impossible d’en dire beaucoup plus dans un commentaire, je vous invite à suivre les liens données dans l’article pour plus de précisions. Je rajoute un wiki :
          http://monnaies.locales.free.fr/


        • Gandalf Tzecoatl 27 février 2009 07:26

          Une monnaie dont les taux d’intérêts sont inférieurs à l’inflation des biens de consommation et d’investissements non amortissables est une monnaie fondante qui s’ignore.


        • faxtronic faxtronic 25 février 2009 15:22

          OK pour une monnaie locale, avec un gouvernement local, une armee local, une administration locale, une code de nationilte local, etc... c est en effet le bon moment pour experimenter cela.


          • Jean Zin Jean Zin 25 février 2009 16:37

            Une monnaie locale n’a rien à voir avec une sécession. Il est probable qu’un grand nombre de municipalités auront des monnaies locales à l’avenir. C’est certes une conception de la nation assez différente du centralisme démocratique et plus près de la fédération comme se nommait la République à ses débuts. C’est au contraire ce qui pourrait éviter l’impasse de l’indépendance tout en réduisant la dépendance économique.


          • faxtronic faxtronic 25 février 2009 17:35

            Une seule chose fait que personne, physique, appartiens a une nation : son devoir de solidarite envers cette nation. Moi, par exemple, je n appartiens plus a la nation France, Je suis un francais de papier, mais c est tout. C est mon choix. Je n ai plus de nation. Je ne suis francais que dans les yeux des non-francais. Une monnaie locale permet le non paiemnt de taxes destines a la nation. Combines avec une autonomie politique (decentralisation) et une regionalisation culturelle ( la prefrence regionale cher aux corses et aux guadeloupeen, et alors la notion de nation disparait.


          • faxtronic faxtronic 25 février 2009 17:37

            je voulais dire " personne, physique ou non"


          • sissy972 25 février 2009 16:07

            Bonjour,
            N’étant pas économiste mais seulement économisante sur les denrées alimentaires que je vais devoir faire durer je ne sais encore combien de temps car la grève n’est pas prête de s’arrêter, je vous demanderais humblement de faire parvenir votre interessante idée directement à M. Domota ou ses amis du collectif LKP. 
            Vous qui savez, vous qui avez des idées, venez à la Martinique (car c’est là que j’habite) venez chez l’habitant, il vous dira ce dont il a besoin. 
            Juste après Dean (le cyclone qui s’est invité le 17 aout 2007 dans l’île) je me souviens comme si c’était hier de la répartie d’un homme public demandant l’indépendance. Il ne demandait pas du pain de l’igname ou du lait mais l’indépendance !!! Aujourd’hui ce même homme public, alors que les Martiniquais souffrent 
            avant pendant et après la grève, se montre étrangement mesuré dans ses propos , répondant calmement aux questions des journalistes. En général les anguilles sont sous les roches, mais en ce moment elles s’asphyxient car elles n’en peuvent plus d’attendre l’heure de leur délivrance.
            Une monnaie locale ? ils y ont surement déjà pensé !!!! 
            Et par pitié, éviter l’"exotique".
             


            • Jean Zin Jean Zin 25 février 2009 16:43

              Je ne suis sûr de rien et ne prétends pas mieux savoir que les antillais ce qu’il leur faut. Je fais état d’un instrument pas assez connu et qui me semble pouvoir apporter du mieux dans les échanges locaux tout en évitant une indépendance impossible. Il y a peut-être de fortes raisons qui rendent cela impossible, en particulier à cause du souvenir des monnaies coloniales. Si personne ne reprend l’idée elle tombera à l’eau, c’est sûr, mais ce sera peut-être dommage et sûrement simple partie remise...


            • Jean Zin Jean Zin 25 février 2009 16:49

              On vient de me signaler cet article sur les monnaies locales en Allemagne pour qu’on voit que ce n’est pas réservé aux îles et pas si extraordinaire (même si ce n’est pas exactement les monnaies locales que je défends) :
              http://www.rtbf.be/info/en-allemagne-les-alternatives-a-leuro-ne-connaissent-pas-la-crise-83993


              • faxtronic faxtronic 25 février 2009 17:44

                extrait de cet article

                "Les transactions effectuées avec le CHM représente environ 20% de son chiffre d’affaires. 5 à 10% des clients paient en CHM, rapporte à l’AFP M. Vachenauer, un commerçant de denrées alimentaires à Siegsdorf, membre du projet depuis un an et demi. "L’argent doit rester dans la région", ajoute-t-il. "

                C est du micro protectionnisme, l argent doit rester dans les regions, pas de solidarite avec les autres regions. on pourrait dire de cet article : " La baviere , c est a nous, c est pas a eux" . A eux, je comprends les autre allemands, les berlinois ( les berlinaois sont de vilains neo colonialistes de la baviere), ne peuvent pas vendre avec cette monnaie en Baviere, et achete au prix forst les denrees bavaroises si ils viennent a venir coloniser la Baviere.
                 


              • Jean Zin Jean Zin 26 février 2009 07:11

                Ce n’est pas du protectionnisme mais du localisme. C’est l’intérêt de tout le monde de privilégier les circuits courts et le développement local sans avoir besoin de se fermer au marché mais pour équilibrer une globalisation sinon trop destructrice du tissu local.


              • donino30 donino30 26 février 2009 11:50

                "Ce n’est pas du protectionnisme mais du localisme."

                Oui enfin appelons ça comme vous voulez, mais à partir du moment où les commerçants accordent une ristourne en cas de paiement avec une monnaie locale, il s’agit bel et bien de protectionnisme, fût-il régional et non national. Mais qu’importe, le protectionnisme n’est pas un gros mot que je sache quand il est appliqué avec raison et mesure. Après reflexion, contrairement à ma réaction à chaud ces mécanismes peuvent en effet apporter des choses intéressantes si des garde-fous suffisants sont mis en place.

                En particulier : 

                - utiliser une monnaie électronique plutôt que papier, pour des raisons évidentes. Mais pas avec des "intérêts inversés", cela me parait un peu trop stressant pour l’utilisateur : plutôt des soldes à utiliser dans les 12 mois, présentés dans les relevés par mois d’échéance.

                - une interdiction pénale d’effectuer un change vers une autre monnaie, sous quelque forme que ce soit.

                Ce qui me choquait c’est d’associer dans le titre de l’article la monnaie locale à la Guadeloupe dans le contexte actuel, c’est à mon avis très maladroit, même si je comprends l’intention. Pour éviter les amalgames ce n’est justement pas dans des contextes aussi sulfureux que de tels projets doivent être lancés : l’exemple de l’Allemagne est intéressant.

                Quelques questions sur l’utilisation actuelle de ces monnaies, on particulier chez nos amis germaniques :

                - Les billets ont ils physiquement une date de péremption inscrite ?

                - Le chiffre d’affaires réglé par ce mode de paiement est il soumis à une fiscalité différente ?

                - quelle est gros la moyenne des ristournes accordées par les commerçants, est ce suffisamment attractif ?



              • donino30 donino30 26 février 2009 11:59

                J’ajouterais dans mes questions est il actuellement légal en Allemagne de rémunérer un salarié avec ces monnaies ? L’idéal serait vraisemblablement la possibilité de verser une petite partie du salaire défiscalisée en une monnaie locale, un peu à l’image des tickets restaurants. 


              • ecophilopat 25 février 2009 17:12

                Quelques explications sur les monnaies locales ou monnaies fondantes



                video.google.com/videoplay

                ecophilopat.fr/pourquoi_l%27innovation_monetaire.html


                • Joël Elisé 12 mars 2009 21:04

                  En voici d’autres :


                  - monnaie fondante : http://fr.ekopedia.org/Monnaie_fondante

                  - Des exemples : ChiemgauerWörgl

                  - l’inventeur de la monnaie fondante : Silvio Gesellun précurseur de Keynes




                • lavalle lavalle 25 février 2009 19:15

                  c ’ est véritablement n ’ importe quoi , la betise humaine , la nullitée , l ’ incompétence , enfin , plus nul il n ’ y a pas .


                  • lavalle lavalle 25 février 2009 19:18

                    c ’ est la preuve si c’ est vrai , que l ’ on vit dans un monde de malades mentaux graves et dangereux , en commencant par ceux qui gouvernent !


                    • Peretz Peretz 25 février 2009 20:53

                      Bien que l’argumentaire ne soit pas très convaincant, (il y a une ou deux erreurs), le principe de se réappropier la monnaie est intéressant. Il faudrait déjà le faire au niveau national en reprenant le droit de battre monnaie, avec le franc et, enore plus fort ,avec l’écu. Deux monnaies qui ont existé il y a quelques années. Peut-être ensuite, au niveau local, mais il faudrait établir de nouvelles frontières communales telles que l’octroi, car qui définira les limites du local ? En tout cas, remettre en question le système monétaire actuel est une bonne chose.


                      • Jean Zin Jean Zin 26 février 2009 07:02

                        Une monnaie locale n’est pas une monnaie nationale mais seulement complémentaire et n’a pas besoin de délimiter un territoire il suffit qu’il y ait un émetteur local (la municipalité) et des commerces qui acceptent cette monnaie.


                      • Le péripate Le péripate 25 février 2009 21:11

                         Bien sûr, il suffit de distribuer des rouleaux de papier toilettes, et qu’une autorité déclare qu’il est obligatoire de l’accepter en paiement. Pour qu’elle "fonde", il suffit encore de multiplier le nombre de rouleaux, jusqu’à ce qu’une brouette soit nécessaire pour aller faire un tour au bureau de tabac. 
                        Ca porte un nom, ce genre de monnaie : des assignats.


                        • Jean Zin Jean Zin 26 février 2009 07:08

                          Un cerveau serait plus utile que des couilles. Pour la dernière fois je répète que les monnaies locales ne sont pas réservées aux îles lointaines mais devraient s’imposer partout. C’est juste que la Guadeloupe y trouverait encore plus d’avantages mais il semble que ce soit trop incompréhensible ou plutôt que ceux qui n’y connaissent rien ne font pas l’effort de comprendre... Sans doute que la crainte que cela ne mène à l’indépendance empêchera qu’on le fasse avant que les autres s’y mettent.


                        • ARFF 26 février 2009 08:32

                          jak2pad vous devriez devenir independant avec vous meme et vous foutre en orbite, comme ça vous seriez plus obligé de comprendre des articles et des situations qui visiblement vous dépassent completement...

                          "rooolalalala si vous m’embetez mes vacances je les passerait plus chez vous, na !"

                          mDR !!!!


                        • JahRaph JahRaph 26 février 2009 11:07

                          Jak2Pad : Oulala.... Je ne savais pas que ça existait encore, des gens comme toi, au 3eme millénaire...... Je suis certain que tu applaudis aux slogans du genre "La France, tu l’aimes où tu la quitte"... Tu as ton petit duce à l’Elysée, donc tu n’as plus peur de donner de la voix.... Espèce d’anachronisme, va !!


                        • sissy972 26 février 2009 04:09

                          et pendant ce temps, les Antillaises font quoi puisqu’elles n’ont pas de couilles ??? et puis d’abord cela sert à quoi les couilles car pour lire ce genre de commentaire etre eunuques suffit amplement.


                          • Surcouf 26 février 2009 10:30

                            Merci pour cet excellente info monsieur Zin !
                            La référence en monnaies locales est Bernard Lietaer (www.lietaer.be), un grand monsieur !
                            Voir l’expérience suisse des WIR en B2B, c’est passionnant et ca marche.
                            Le Brésil est sur le point d’introduire 200 (oui 200 ! ) monnaies locales et les expériences de part le monde se multiplient ! En Allemagne, au Japon, en Flandre, .... Ca pousse de partout !
                            Voir aussi les travaux de JF Noubel www.openmoney.org





                            • Jean Zin Jean Zin 26 février 2009 10:41

                              J’estime effectivement beaucoup Bernard Lietaer. Par contre je pense que JF Noubel se fourvoit avec une conception trop libérale de monnaies privées alors que je défends l’idée qu’il faut qu’elles soient gérées démocratiquement par les municipalités.


                            • phyrezo phyrezo 1er mars 2009 11:50

                              Bernard Lietaer et JF Noubel sont de bons amis...

                              les monnaies complémentaires, pour qu’elles expriment toutes leurs qualités et qu’elles permettent au système monétaire de devenir résilient (ce qu’il n’est absolulment pas) et à nos économie de devenir ’sustainable’ doivent être multiples et variées

                              Bien sûr une monnaie locale, fondante et contrôlée par une municipalité élue est une des monnaies possibles, qui fait plaisir à ceux qui souhaitent accorder tout pouvoir à nos politiciens, mais cependant à elle seule elle ne résouds pas le problème de la crise systémique de notre écosystème monétaire.

                              En effet elle est juste un petit outil de localisme et/ou protectionisme qui est certainement positif mais pas suffisant.

                              Mais les monnaies complémentaires ne se limitent pas à cela, elles peuvent se développer en B2B (comme le WIR en Suisse) dans des secteurs d’activités de manière transnationale, mais aussi favoriser les échanges dans une coopératives, permettre des regroupements autour de valeur communes (monnaie développement durable), pemettre une autre forme d’épargne (monnaie indéxée sur la croissance d’arbres, je souligne ici que celle-ci n’est pas fondante, une monnaie complémentaire ne devant pas forcemment être fondante).

                              C’est dans leur multiplicité et complexité que ces monnaies peuvent résoudre l’echec de la monnaie centralisée.

                              Mais je comprends que cela fasse peur à un admirateur des structures étatiques bureacratique démocratique (c’est un gros mots pour moi) centralisées, car celle-ci voleront en éclats, et nous entrerons de plein pied dans le nouveau paradigme décentralisé.

                              Il est urgent aujourd’hui que les états fasse sauter les verrous monétaire, et pas seulement en guadeloupe.


                            • vienzy 26 février 2009 11:38

                              Quel vibrant appel au racisme et à la haine de l’autre

                              Ce pitoyable monsieur de la Guadeloupe est un fonctionnaire surpayé au taux d’échec impressionnant (chef de l’ANPE local, paraît-il, avec un taux de chomâge de 54% (comme les enseignants avec leurs 15%), incapabled’apprter une "vraie solution" (quelques pistes existent, comme la formation des prix) et ne nous propose que le très de gauche "c’est la faute es autres" et le rackett du peuple français alors que son sursalaire (comme celui d’autres peudo-fonctionnaires) est manifestement une partie du problème. La gauche, en appuyant sa pseudo-solution qui s’appuie sur la paupérisation du plus grand nombre au service de la nomenklatura ne s’’y est pas trompée

                              L’augmentation creusera l’écart avec les voisins et aggravera la condition des locaux. Le but de ce monsieur est autre, hélas pour les gens


                              • Mathias Demain Mathias 26 février 2009 21:19

                                Merci Jean Zin pour tous vos articles et tout votre courage à revenir encore sur ce qui est méconnu, sur ce qui sera un jour ou l’autre une véritable solution.

                                Oui la crise qui s’annonce mérite ce genre de solution car même localement il pourrait devenir très difficile de commercer si l’effondrement continu. Les monnaies mondialisées ont beaucoup amusées tout le monde et finiront bien vite avec cette méga crise à ne plus faire rire personne.

                                Je rappelle qu’à ce jour rien n’a été fait pour politiquement pour modifier la source de cette crise, encore moins pour transformer même un peu le capitalisme...

                                Et pourtant plus tôt cela sera fait moins dure sera la chutte.

                                Pour comprendre l’éttendue du désastre voici un article de haute qualité sur la quasi faillite de l’Islande :

                                http://www.lexpress.fr/actualite/economie/islande-voyage-dans-un-pays-en-quasi-faillite_700075.html

                                A ce jour ce sont les ex pays de l’Est qui risque de plonger pareillement en entraînant avec eux l’Autriche qui les a financé à plus de 70% de leur PIB (PIB de l’Autriche).

                                Le bateau coule ne changeons rien... Au fait parlait-on du localisme sur le Titanic ?

                                Merci Jean pour ton travail smiley


                                • Armand 27 février 2009 13:46

                                  Une monnaie qui sert principalement (voir exclusivement) à consommer et non pas à spéculer, ne serait qu’un juste retour des choses... car sans ça, et c’est bien ce qui se passe, plus on produit et moins on peut consommer ... cherchez l’erreur !

                                  Pour info, aux US, le "troc" repart de plus belle. Evidemment une compta est tenue et il ne s’agit donc pas de vrai troc. "Pas d’argent ? Pas grave on créé notre propre monnaie !". Et ça marche, ces entreprises créaient de vraies richesses, avec une monnaie qui n’a pas de cours, qui n’est pas accordée sous condition de payer des intérêts. Et pourtant, cette monnaie joue formidablement bien son rôle.

                                  Cela démontre par A+B que nos monnaies officielles sont complétement désuettes, qu’elles ne jouent plus du tout leur rôle (à moins de considérer que le rôle de la monnaie est d’enrichir quelqu’uns sur le dos de tout les autres) et qu’il faut changer toutes les règles (et c’est pas les propositions qui manquent, loins de là).

                                  Cela démontre aussi qu’il n’est null besoin de s’endetter pour produire (et oui, suffit de travailler et de trouver preneur). 

                                  Alors pour la précision, en France (en Europe même) quand un SEL se développe de trop (quand il créé trop de richesses) le fisc tombe dessus. Article 104 du traité de Maastricht oblige : "interdiction de créer des outils permettant de créer des richesses, il faut obligatoirement s’endetter au pres des organismes accrédités" (c’est formulé autrement, mais l’idée est là).
                                  Aux US, il existe des formulaires pour déclarer ce genre d’activité et c’est tout à fait légale ! (à mon avis, la FED doit être dégouté de ne pas avoir réussie à imposer ce que les organismes fincanciers europpéen ont réussit à imposer, à savoir : Un monopole totale et forcé sur la monnaie). 

                                  Mais bon, vu les commentaires, on dirait que les gens sont content de bosser gratuitement pour les banques !


                                  • dezanneau 28 février 2009 15:19

                                    Avec la question monétaire et donc de la dette, vous êtes au coeur du sujet par rapport à la crise...
                                    Le principe de la monnaie franche, en limitant les intrants on peut pour partie le transposer au secteur industriel : pour les véhicules électriques.
                                    Pour la monnaie fondante...il y a du monde très hostile en face...
                                    Je renvoie les lecteurs à mon blog


                                    • Internaute Internaute 1er mars 2009 17:25

                                      C’est une idée amusante qui a déjà été appliquée avec succès en 1933 à Wörgl. Même Edouard Daladier est allé voir de quoi il s’agissait. Le savant Ikink a écrit un article sur ce sujet il y a quelque temps et propose douze étapes.

                                      http://www.gold-eagle.com/editorials_08/ikink011509.html

                                      Pour ma part je reste quand-même dubitatif devant ce système. Il me semble que cela consiste à réformer le système monétaire sans passer par les voies administratives normales. Bien sûr qu’il faut protéger ses marchés et le meilleur moyen est encore de taxer à la douane tout ce qui concurrence les productions locales. Par contre, la non convertibilité vous empêche d’importer ce qui vous manque et ce n’est pas sérieux.

                                      A la délocalisation des emplois, opposons la localisation des ventes. C’est vrai partout. Au lieu d’avoir une énorme usine qui produit à bas coût là où c’est le moins cher en terme de salaires, il vaut mieux une myriade d’usines plus petites qui produisent un peu partout à des coûts variables et locaux. Ceci n’est possible que si on abandonne le dogme funeste de la mondialisation et qu’on cloisonne les marchés.


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