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Une socioéconomie de la prostitution et du strip-tease

Après avoir longuement parcouru quelques sulfureux coins de rue, des maisons closes et plusieurs strip-clubs, cinq économistes américains livrent maintes observations qui valent le détour.

Appels de phare

En coopération étroite avec les travailleuses du sexe et la police, Steven Levitt et Sudhir Venkatesh, respectivement professeurs d’économie à l’université de Chicago et de sociologie à l’université de Columbia, ont réalisé « An Empirical Analysis of Street-Level Prostitution », étude basée sur 2 200 « transactions » effectuées entre 2005 et 2007 par 160 prostituées à Chicago et dans plusieurs grandes villes américaines.

Dans la ville d’Al Capone, les activités de prostitution ont lieu sur seulement 0,3 % des angles de rue, vendeuses et clients devant se retrouver très rapidement, le plus souvent près des gares, des voies à grande circulation ou près de vieux quartiers à forte animation nocturne. Grâce à leur grande fréquentation, ces lieux ont le mérite de détourner l’attention et d’anonymiser les demandeurs autant que possible.

Les revenus moyens d’une sex worker sont nettement supérieurs à la moyenne : 27 dollars par heure, soit en moyenne 3 à 4 fois plus qu’une secrétaire comptable... Mais avec des risques drastiquement plus élevés : plus de 300 rapports sexuels par an sans préservatifs et une agression violente chaque mois ! Afin d’obtenir la clémence des forces de l’ordre, voire de bénéficier de la très relative (mais parfois nécessaire) protection physique et relationnelle d’un agent de police, la travailleuse du sexe devra systématiquement lui offrir des transactions gratuites et lui reverser 3 % de ses gains mensuels. Dans de telles conditions, on comprend qu’elle n’ait guère envie de se rendre au commissariat pour porter plainte. Les deux universitaires ont constaté que policiers et prostituées entretiennent une longue relation faite d’amour, de haine et de racket.

Toutefois, la travailleuse du sexe sera placée en garde en vue environ toutes les 450 passes et toujours libérée le lendemain après quelques sermons. Seulement une prostituée sur dix purgera une peine de prison ferme, excédant rarement plus de 14 mois car vite transformée en conditionnelle bien avant ce délai. La justice criminelle semble avoir plus d’impact sur le commerce de la drogue ou des armes que sur la prostitution, c’est-à-dire très peu.

A Chicago, à New York, à Philadelphie, à Los Angeles et ailleurs, la politique tarifaire d’une sex worker est segmentée par la typologie socio-ethnique américaine : lors de la négociation, on demandera souvent au client blanc de délier un peu plus sa bourse et on accordera régulièrement un rabais à son homologue noir ou latino. Sempiternelle discrimination positive, quand tu nous tiens... En général, la majoration du tarif est inversement proportionnelle à l’usage du préservatif. Effrayant. Certains jours sont plus propices à une flambée des prix : de +30 % et +60 % le 4 juillet (fête nationale américaine), les trottoirs étant également pris d’assaut par les « part-time  », littéralement les occasionnelles.

L’étude comporte évidemment son point controversé : une prostituée « maquée » gagnera mieux et bossera moins que sa collègue freelance qui, de surcroît, sera la cible favorite des gangs et/ou de la police (extorsions, violences aggravées, abus sexuels, homicide, etc.). En général, les exigences du « mac » en termes de passes quotidiennes seront plus souples et sa redistribution pécuniaire sera plus avantageuse par rapport à la moyenne du marché, ceci afin d’attirer, de retenir et de motiver les travailleuses les plus sexy et/ou les plus efficaces. A plusieurs reprises, les deux chercheurs ont été sollicités par des prostituées souhaitant être présentées à un mac.

Une étude similaire menée en Equateur fait plus ou moins écho à celle de Levitt et Venkatesh. Dans « Sex Work and Infection : What’s Law Enforcement Got to Do with it ? », Paul Gertler et Manisha Shah, respectivement professeurs d’économie à l’université de Berkley et à l’université de Melbourne, ont constaté que le marché équatorien comportait également une forte segmentation tarifaire en fonction de l’appartenance ethnique du client. Dans ce pays, les maisons closes sont plus présentes et très fréquentées, le préservatif y est utilisé dans 61 % des rapports contre 25 % dans les rues, le même pourcentage qu’à Chicago. Déjà mieux protégées des MST, les travailleuses en maisons closes sont plus jeunes, plus sexy, mieux éduquées et mieux rémunérées que leurs consoeurs outdoor.

La réalité équatorienne tend à démontrer qu’une réglementation de la prostitution limite considérablement la propagation de MST et oriente les travailleuses du sexe vers l’encadrement plus sain et plus sécurisé des maisons closes.

Sur le feu du podium

Dans « In da club  », Taggert Brooks, professeur d’économie à l’université du Wisconsin, s’est intéressé aux clients des strip-clubs. Contrairement au préjugés, l’habitué typique de cet endroit est plutôt jeune (entre 25 et 45 ans), célibataire, diplômé d’université souvent aisé, plus à la recherche de sensations fortes ou d’une expérience intime relationnelle que d’une aventure sexuelle proprement dite. La crainte des MST expliquerait en partie ce comportement.

Dans maints strip-clubs urbains américains, le client et la stripteaseuse peuvent se mettre à l’écart dans un petit salon feutré et confortable sous vidéosurveillance permanente. Dans la plupart des cas, notamment dans les grandes villes, il interagira étroitement avec une étudiante exerçant passagèrement ce métier afin de financer ses études. D’un strip-club à l’autre, le client pourra ou non s’adonner à de légers rapprochements tactiles. S’ils le souhaitent, les deux acteurs peuvent prolonger leur relation loin de ce cadre professionnel « hot », l’établissement tenant à tout prix à sa réputation et à ne pas s’attirer les foudres d’un procureur en quête de votes.

Présents à la rencontre annuelle de l’American Economic Association, les cinq économistes ont affirmé que leurs études, aussi précises et détaillées soient-elles, ne doivent point servir de conclusions fermes et définitives. Avec une dose d’humour, ils ont toutefois constaté que, par bien des aspects, la myopie au risque est aussi marquée dans le monde de la finance que dans celui de l’économie du sexe physique.

Toutes proportions étant égales par ailleurs, il serait intéressant de savoir si des nations multi-ethniques comme le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l’Afrique du Sud et l’Australie foisonnent de statistiques équivalentes.

Documents joints à cet article

Une socioéconomie de la prostitution et du strip-tease

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41 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 4 février 2008 10:47

    En France le débat est pourrie par les "féministes" issues de mai 68 et qui sont considérées comme des madones du savoir dans la presse (Me ADLER avait écrit un bouquin moralisatrice)

    Il est dommage que ce pays ne soit pas capable de faire comme en Espagne ,une vrai politique de santé public et une professionalisation de cette activité dans des endroits tres controlés par les autorités sanitaires et fiscales afin d’éviter les réseaux mafieux

    Quand on lit dans le projet socialiste "la suppression de la prostitution"  on se dit que le PS est vraiment au main d’une techno-frigide 

     


    • RilaX RilaX 4 février 2008 11:27

      Rappel nous la politique de ton supreme adoré en matiere de prostitution depuis un peu plus de 5 ans ?

      Interdiction, repression, précarisation. Ah tiens la meme chose que la gauche que tu critique. Ouvres les yeux !!!


    • haddock 4 février 2008 11:06

      Merci Charles .

       

      Cette étude sur le sexe payant ne manque pas de données .

       

      A la vue de tous ces chiffres j’ espère ne pas avoir une érection de seulement 0, 69 %


      • Forest Ent Forest Ent 4 février 2008 11:26

        Les "freakonomics" sont à la mode. Ca doit faire pour les étudiants des TD plus vivants. smiley

        Ca ne me déplairait pas que les statisticiens prennent le pas sur les "modélisateurs". Mais leurs voies sont ici impénétrables.


        • Charles Bwele Charles Bwele 4 février 2008 11:37

          Tu blasphèmes !


        • Charles Bwele Charles Bwele 4 février 2008 11:38

          Impie !


        • Forest Ent Forest Ent 4 février 2008 17:16

          A ce propos, tu pourrais si tu les croises suggérer aux freakonomistes de Chicago une étude sur le financement des mouvements évangélistes fondamentalistes. Ca le ferait ?


        • Charles Bwele Charles Bwele 4 février 2008 18:37

          Ma foi, je crois que Jésus est déjà entré en eux...


        • jako jako 4 février 2008 11:28

          Merci Charles, si vous voulez des stats fraiches sur la France je peux commencer ce soir si vous me dégagiez un petit budget.


          • Charles Bwele Charles Bwele 4 février 2008 11:35

            @ Jako

            Frais de conversion en euros en sus...

            Amicalement 


          • morice morice 4 février 2008 11:38

            Et bien Charles, ça nous change des avions. On vous sentait intéressé par les belles courbes, mais là, franchement vous nous étonnez. Pas une seule référence à Catia ?


            • morice morice 4 février 2008 11:42

              Lerma "En France le débat est pourrie par les "féministes" issues de mai 68" : les Chiennes de garde vous saluent, mais pas bien bas. On vous savait de droite, on ne vous savait pas aussi peu progressiste, sinon bien macho. Du LePen on a déjà dit : ça se confirme tout seul, là !!!


            • Charles Bwele Charles Bwele 4 février 2008 11:49

              @ Morice

              C’est son bas résille qui me rebute un tantinet...


            • eric 4 février 2008 11:40

              Vivement intéressant, notamment l’idée qu’il existe pour les impétrantes des aspects positifs au mac et que les maisons offrent des protections que n’ont pas les individuelles.

              A ce sujet tout à été dit par Audiard dans son film "Un grand seigneur".

              Quid de l’état de la recherhce chez nous ?

              Les recherches de l’université du Mirail à Toulouse voient la responsabilité de la prostitution dans l’élite libérale ultramondialisée, la culture Mac Donald et bien sur Chez Sarkozy (" on connait les liens entre la mafia, l’extrême droite et la droite...."

              Les chercheurs semblent se passionner à prouver qu’il n’y a pas de vrai différence entre exploitation capitaliste, prostitution et mariage traditionnel ( voir leur congré de 2000)

              "De plus, le fait d’être contraint-e de donner son salaire, les produits de son travail à un homme, ne se limite pas à la prostitution. Faut-il considérer tous les hommes mariés dominants, ceux qui s’attribuent et s’approprient les produits du travail domestique des femmes (mais aussi les services sexuels), ceux qui captent tout ou partie du salaire de leur conjointe… comme des maquereaux ? En quoi le proxénétisme se distingue-t-il du mariage traditionnel ? Et qui décide que la situation est différente ? Les hommes qui légifèrent, ceux qui sont chargés de faire appliquer les lois ?

               

              Surtout, ils cherchent à trancher dansla grande controverse qui déchire "le camp progressiste".

              Etant admis que vendre son corps ou sa force de travail c’est sensiblement la même chose, il faut savoir si la prostitution en son état actuel est surtout inadmissible :

              - parce que "des hommes, voir des capitalistes s’adjugent une part excessive de la plus value du traveil sexuel reflétant un rapport de classe et de domination de genre"

              - Parce qu’il "existe une très forte inégalité entre l’offre pour les hommes et l’offre pour les femmes. La prostitution devenant acceptable quand il y aura autant de prositutés hommes que femmes".

              Face à ces considérables enjeux idéologiques, on comprend bien pourquoi le sort concret et la réalité de la vie de ces dames tout comme la question de savoir, si c’est une profession comme une autre, pourquoi on ne la souhaiterait pas pour sa propre fille, soient de peu de poid dans leurs recherches.

              Je n’ai rien trouvé sur une éventuelle discrimination positive,mais gageons que vu le reste, ils y verraient une solidarité du sous prolétariat exploité plus qu’une segmentation marketing du marché visant à faire payer plus celui aui est plus riche pour l même prestation.

               

               


              • faxtronic faxtronic 4 février 2008 13:01

                Comprends rien, le mariage c’est du proxenetisme. C’est n’importe quoi.


              • Thierry Thierry 4 février 2008 13:10

                Cet article n’est pas grand chose d’autre que la traduction d’un article paru dans le numéro du 19 janvier dernier de The Economist, sous la rubrique Economics focus. Comparez par exemple le sixième paragraphe avec cet extrait :

                <<One controversial finding is that prostitutes do better with pimps --- they work fewer hours and are less likely to be arrested by the police or preyed on by gang members. The paper’s discussant at the conference, Evelyn Korn of Germany’s University of Marburg, said that her favourite result from the study was that pimps pay "efficiency wages". In other words, pimps pay above the minimum rate required by sex workers in order to attract, retain and motivate the best staff. Mr Levitt said that a few prostitutes asked the researchers to introduce them to pimps.>>

                Sachant que la source n’est pas citée, cela ne pose-t-il pas des problèmes de copyright ?

                 


                • stade_de_france stade_de_france 4 février 2008 16:06

                  @ Thierry

                  Sans vouloir me faire l’avocat du diable Charles Bwele  , il faut reconnaître que son billet a quelques pointes d’intérêt de plus que l’article original et est mieux syhnthétisé. En fait, mr Bwele a extrait à la fois dans l’Economist et dans l’étude-source que g parcouru assez rapidement.

                  Tu sais, Thierry beaucoup de posts sur AV ou rue89 ne sont qu’un digest voire une traduction d’autres revues. Y aurait pas ça, y aurait pas de web 2.0. Même que les billets de AV sont repris par d’autres blogs sans sources citées. C la notoriété des revus et des auteurs AV qui malgré cela s’en porte mieux


                • Charles Bwele Charles Bwele 4 février 2008 18:11

                  @ Stade de france,

                  Merci qd mê pour ton soutien, camarade  !

                  Dis, ça bosse dur de ton côté ?

                   


                • stade_de_france stade_de_france 4 février 2008 18:22

                   Hé Hé ! ils savent que que t’en profite pour consulter tes articles de c..l  pendant qu’on trime dur dur ? S et T ont adoré aussi.  on se croirait presq’ dans la série the Shield avec Vic


                • Charles Bwele Charles Bwele 4 février 2008 18:43

                  hi hi Faut bien mélanger travail et plaisir de temps à autre...


                • Charles Bwele Charles Bwele 4 février 2008 15:02

                  Et alors ? La traduc littérale est souvent meilleure et a plus de sens que la traduc’ plate, parole de bilingue de naissance... D’ailleurs, The Economist a recopié encore plus froidement que moi les phrases de l’étude. De la même facon que mon article "un nuage d’hydrogène bientôt près de chez vous" est la traduc’ du communiqué de presse du National Radio Astronomy Observatory, tellement bien rédigé que c difficile de s’en extraire. De plus, l’essentiel étant de communiquer des connaissances anglo-saxonnes à un public francophone. 

                  Par contre mes articles précédents sur les MANPADS et sur la guérilla nuageuse de Google , à titre d’exemple, sont le fruit d’observations et de conclusions personnelles. 

                  Demande-toi si je suis le seul dans la blogosphère ou dans les médias 2.0 à agir ainsi ? Tu auras des surprises très positives.

                  Amicalement

                   

                   


                  • Thierry Thierry 5 février 2008 10:06

                    "The Economist a recopié encore plus froidement que moi les phrases de l’étude"

                    Je tiens à préciser aux lecteurs que l’article de TE fait explicitement mention de ses sources. TE ne fait pas dans le journalisme citoyen, c’est sans doute pour ça qu’ils se font plagier.

                    Décidément, sur le web tout est à tout le monde, et donc tout le monde peut mettre son nom dessus. On croyait le communisme défait, il est réapparu sur internet ! Pronétaires de tous les pays unissez-vous, etc...

                     


                  • Charles Bwele Charles Bwele 5 février 2008 12:19

                    @ Thierry

                    D’abord, mon article n’est en rien un plagiat froid de The Economist, d’ailleurs, je l’ai carrément approfondi à partir des sources principales citées - les 3 études américaines - avec leurs liens et de qq connaissances personnelles, comme le salon privé dans les strips-clubs, leur crainte de procureurs zélés ou la conditionnelle des peines infligées aux prostituées. Mais là encore t pas content ! J’en mourrais... Quel crime horrible g commis ! Pourquoi ne pas refiler ce post à TE et le lien vers mon blog histoire qu’ils me poursuivent ? Je ferais mon plan d’épargne plagiat en conséquence...

                    Tiens... Je viens de lire dans Courrier International qu’on n’oblige personne à lire blogs et médias citoyens...

                    Amicalement

                     


                  • Charles Bwele Charles Bwele 5 février 2008 12:22

                    Tout ça pour 2 ou 3 malheureux paragraphes...


                  • Thierry Thierry 5 février 2008 12:45

                    @ Charles Bwele
                     

                    Je vois que vous reconnaissez avoir pompé "2 ou 3 malheureux paragraphes" à TE, mais que vous évitez soigneusement d’expliquer aux lecteurs pourquoi vous le leur avez caché. Et ça s’appelle bien un plagiat :
                     

                    "OEuvre faite d’emprunts ; reproduction non avouée d’une oeuvre originale ou d’une partie de cette dernière."
                     

                    Non-avouée. Tout est là.

                     


                  • Charles Bwele Charles Bwele 5 février 2008 13:22

                    @ Thierry

                    Arrêtez, je culpabilise. Croyez-moi, je recommencerais dès que possible.

                    Au fait, quelle est votre contribution rédactionnelle à AV à notre regard sur le monde ?


                  • Charles Bwele Charles Bwele 5 février 2008 13:33

                    Tenez, je n’en suis d’ailleurs pas à mon coup d’essai, comparez ceci

                    "Un nuage d’hydrogène près de chez vous" de moi à "Massive cloud speeding toward collision to Milky Way" du NRAO...

                    Quasiment la même chose Sur une trentaine de mes articles, deux ou trois sont des traduc’ plus ou moins littérales d’autres articles (soit 10%). Attendez que je m’autoflagelle....

                    Amicalement

                     

                     


                  • Charles Bwele Charles Bwele 5 février 2008 13:44

                    Non seulement je recommencerais, mais je prendrais la liberté ou non de ne pas fournir mes sources...


                  • logic 4 février 2008 15:11

                    Je pensais que la prostitution c’était l’esclavage surtout si l’économie rentre en ligne de compte !

                     La différence entre l’Homme et l’animal c’est qu’il es capable de gérer ses instincts . Donc la liberté de l’Homme commence lorsque c’est son cerveau qui commande à son corps et non pas l’inverse ce n’est que sur ces bases fondamentales de l’Huminanité qu’une démocratie peut se développer Le jour où une civilisation oublie ces valeurs ce n’est plus une démocratie respectueuse des Droits de l’Homme et du Citoyen mais une jungle où c’est le plus fort qui gouverne et détrompez vous le plus fort n’est pas nécessairement une histoire de miuscle mais plutôt de sex-appeal

                     Evidemment si l’on reste sur le principe que l’argent peut tout acheter ....


                    • Charles Bwele Charles Bwele 4 février 2008 15:23

                      C clair que face à une demoiselle ultra-sexy qui de surcroît le sait, je ne suis pas le plus fort. De temps à autre, c sympa d’être sa victime...dans un cadre gratuit et open source


                    • Deneb Deneb 4 février 2008 16:58

                      Logic,
                      "la liberté de l’Homme commence lorsque c’est son cerveau qui commande à son corps et non pas l’inverse ce n’est que sur ces bases fondamentales de l’Huminanité qu’une démocratie peut se développer".

                      Je veux bien adhérer à vos belles idées, reste que l’on a tellement bien géré nos pulsions qu’aujourd’hui on se retrouve avec le climat bousillé et un arsenal de quoi faire péter la planète plusieurs fois. Peut-être qu’en écoutant un peu plus son corps et ne faisant pas systématiquement obstacle à ses pulsions de façon frustratoire, on respirerait mieux aujourd’hui.


                    • Deneb Deneb 4 février 2008 16:48

                      Le sexe est la chose la plus belle, la plus excitante et la plus apaisante de toutes celles....

                      .... que l’on peut acheter avec de l’argent.


                      • logic 4 février 2008 18:01

                        Gerer ses instincts ce n’est pas les réprimer c’est les raisonner Le sexe est la plus belle des choses et encore plus belle quand on est 2 L’apothéose c’est lorsqu’il y a la commenion des corps en même temps que la communion des coeurs C’est l’épanouissement complet autant pour l’un que pour l’autre Je ne pense pas que dans la prostitution on puisse parler d’épanouissement ; c’est certainement un soulagement physiologique et ça calme l’agressivité !

                         L’amour physique sans sentiment je n’y crois pas trop On à tendance à vouloir dissocier le sexe du cerveau C’est illusoire car même si un jour vous avez baisé par hygiène soit ça c’est bien passé et vous avez envie de revenir et petit à petit vous allez apprécier la personne qui vous amène à l’extase et commencera une certaine complicité disons intellectuelle ; soit ce n’est pas terrible et c’est frustrant !

                         Si on apprenait à nos jeunes à se gérer notamment leurs instincts (bouffe sexe.argent.. ;.) qui passe par le respect d’autrui nous aurions une société moins moche et nous n’aurions pas besoin de ministère "ni pute ni soumise" Nous aurions certainement moins de séparations moins d’orphelins (de père ou de mère) moins d’avortements moins de viols et d’agressions en tout genre

                         Ce sont bien nos passions incontrolées qui sont cause de bcp de nos maux et qui créent bien des drames humains

                         


                      • Deneb Deneb 5 février 2008 09:07

                         

                        Logic

                        L’amour physique sans sentiment je n’y crois pas trop, non plus. De toutes façons, chez les hommes, pour avoir une érection, il en faut ; cette insoutenable envie de chair est bel et bien un sentiment.

                        Apprendre à des jeunes à gérer ses instincts ... C’est la base même de l’éducation. Reste que dans une société chrétienne, où on terrorise ses enfants "pour leur bien", (qui aime bien châtie bien, n’est-ce pas ? ) on a surtout tendance à limiter les pulsions sexuelles (c’est sale !) de façon irrationnelle, avec les menaces de surdité, de dessèchement, de feu éternel et je ne sais quoi. Il est pourtant scientifiquement prouvé que la sexualité protégée, même débridée et excessive ne nuit aucunement à la santé, bien au contraire. La religion en a fait son outil de manipulation par excellence - qui contrôle la fesse, contrôle la tête, c’est bien connu. A mon sens c’est justement cette mystification abusive qui est la cause des comportements agressifs et deviants en tout genre.


                      • Anto 4 février 2008 16:57

                        J’ai beaucoup aime freakonmics de Levitt, notemment l’etude des gangs realisee avec Venkatesh. Cela dit, j’avais souvent hausse les sourcils en lisant certaines de leurs extrapolations. Cette fois ci, ce sont les revenus des prostituees que vous anoncez qui m’intriguent ,ainsi que l’affirmation selon laquelle les prostituees maquees gagnent mieux leurs vie que les "free lance". Cela doit etre decrit dans le livre, mais j’aimerais savoir comment calculent ils les revenus (horaires de surcroit) d’une prostituee ? Et aussi quel est le pourcentage de toxicomane chez les prostituees maquees et chez les free lances ? La comparaison avec la secretaire comptable, qui pourra se loger, emprunter, etre assuree, etc... ne tient pas. Et puis, comment comparer l’equateur ou une partie la prostitution est encadree avec la prostitution a chicago, une megalopole du plus riche pays du monde ?? Ces 25% prouvent ils qqch ou sont ils, comme je le pense, une coincidence ?

                        Les conclusions, qu’auraient pu sortir n’importe quel fan de Rick Hunter, sont franchement convenues, comme si elles avaient guide leur etude statistique... bref je suis pas super emballe...


                        • wizi 4 février 2008 17:12

                          Pour la première fois de ma vie, j’ai eu envie de "plusser" le collectif Lerma !!

                          Ce que je comprends pas, c est que c est le contraire de ce que fais Sarko ton idôle...(repression et mise en précarité)

                          Lerma, va dire à tes amis UMP d’enfin légaliser ce phénomène, comme l’exemple cité de l’Espagne...Cela correspond à l’attente de la majorité de la population, et permettrait des mesures sanitaires et sociales pour les prostitué(e)s. (et de l’argent dans les caisses de l’état, plutôt que dans les poches de la mafia...)

                          Quand on voit la fréquentation d’environ 70% de français dans les maisons closes allemandes frontalières, on se dit qu’on se voile les yeux et qu’il y a beaucoup d’hypocrisie sur ce sujet en France...


                          • Sébastien Sébastien 4 février 2008 19:05

                            Excellent article. Merci de redorer le blason d’une profession souvent devalorisee : maquereau


                              • jzk 5 février 2008 12:42

                                Mais légalisons et protégeons ces filles bordel !

                                C’est comme ça, certains ont besoin de ça, c’est HUMAIN. Ce n’est pas pour rien que l’on appelle ça "le plus vieux métier du monde".

                                Mais non on continue à faire la politique de l’autruche. On a enlevé la prostitution de notre champs de vision, donc ça n’existe pas...
                                Quelle bonne blague, ces politicards samaritains qui font attention à nos vertus alors qu’ils sont surement les plus grands consommateurs de cette manne. Quelle hypocrisie !


                                • Le péripate Le péripate 5 février 2008 12:54

                                  On lit parfois que la prostitution est le plus vieux métier du monde. Ce qui est faux et archifaux. Les nombreuses formes de prostitution attestées dans les sociétés prémodernes ont le plus souvent à voir avec le religieux et le rituel qu’avec un commerce.

                                  Les formes modernes de la marchandisation du corps ont, par contre, tout à voir avec l’exploitation et l’aliénation, qu’il s’agisse de la prostitution ou de la vente d’organes.

                                  Et ce sont bien sûr les dominés qui subissent cette exploitation.

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