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Union sacrée pour sacrée arnaque

Le sauvetage des banques et des assurances privées réalisé en septembre-octobre 2008 constitue un choix politique fort qui n’avait rien d’inéluctable et qui plombe l’avenir à plusieurs niveaux décisifs.

Tout d’abord, le coût de l’opération est entièrement porté à charge des pouvoirs publics, ce qui entraînera une augmentation très importante de la dette publique |1|. La crise capitaliste actuelle, qui durera au moins plusieurs années, voire une dizaine d’années |2|, va entraîner une réduction des recettes de l’Etat alors qu’augmenteront ses charges liées au remboursement de la dette. En conséquence, les pressions pour réduire les dépenses sociales vont être très fortes.

Les gouvernements d’Amérique du Nord et d’Europe ont remplacé un échafaudage branlant de dettes privées par un écrasant montage de dettes publiques. Selon la banque Barclays, les gouvernements européens de la zone euro vont émettre en 2009 de nouveaux titres de dette publique pour un montant qui devrait atteindre 925 milliards d’euros |3|. C’est une somme colossale, sans compter les nouvelles émissions de bons du Trésor par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Japon, le Canada, etc. Pourtant, récemment encore, il y avait un consensus des mêmes gouvernements pour réduire la dette publique. Les partis de droite, du centre et de la gauche traditionnelle ont tous appuyé la politique de sauvetage favorable aux grands actionnaires sous le fallacieux prétexte qu’il n’y avait pas d’autres solutions pour protéger l’épargne de la population et le fonctionnement du système de crédit.

Cette union sacrée signifie le transfert de la facture à la majorité de la population qui sera invitée à payer pour les frasques des capitalistes sous différentes formes : réduction des services que l’Etat fournit à la population, pertes d’emploi, baisse du pouvoir d’achat, augmentation des contributions des patients pour les soins de santé, des parents pour l’éducation des enfants, réduction des investissements publics… et une augmentation des impôts indirects.

Comment sont financées actuellement les opérations de sauvetage qui sont en cours en Amérique du Nord et en Europe ? L’Etat apporte de l’argent frais aux banques et aux assurances au bord de la faillite, soit sous forme de recapitalisation soit sous forme d’achat des actifs toxiques des entreprises concernées. Que font les banques et les assurances avec cet argent frais ? Essentiellement, elles achètent des actifs sûrs pour remplacer des actifs toxiques dans leur bilan. Quels sont les actifs les plus sûrs en ce moment ? Les titres de la dette publique émis par les Etats des pays les plus industrialisés (bons du Trésor des Etats-Unis, de l’Allemagne, de la France, de la Belgique…).

La boucle est bouclée : l’Etat donne de l’argent aux institutions financières privées (Fortis, Dexia, ING, banques françaises, britanniques, nord-américaines…). Pour ce faire, les Etats émettent des titres du Trésor public qui sont souscrits par ces mêmes banques et assurances, qui sont restées dans le secteur privé (car l’Etat n’a pas demandé que le capital qu’il apporte lui donne droit à prendre les décisions, ni même à participer aux votes) et qui font de nouveaux profits en prêtant l’argent frais qu’elles viennent de recevoir des Etats |4| à ces mêmes Etats en exigeant bien sûr un intérêt maximum…

Cette énorme arnaque en cours bénéficie de la loi du silence. L’omerta est de mise entre les principaux protagonistes : gouvernants, banquiers voleurs, assureurs voyous. Les grands médias se gardent bien d’analyser jusqu’au bout le mécanisme de financement des opérations de sauvetage. Ils s’attardent sur des détails : l’arbre qui cache la forêt. Par exemple, la grande question que se pose la presse en Belgique à propos du financement de la recapitalisation de Fortis qui passe sous le contrôle de BNP Paribas est la suivante : combien vaudra l’action Fortis en 2012 quand l’Etat qui s’en est porté acquéreur pourra la revendre ? Bien sûr, personne ne peut répondre sérieusement à cette question, mais cela n’empêche pas la presse d’y consacrer des pages entières. Cela permet de détourner l’attention. La philosophie et le mécanisme de l’opération de sauvetage ne sont pas analysés. Il faut espérer que grâce à l’action conjuguée des médias alternatifs, des organisations citoyennes, des délégations syndicales et des partis politiques de la gauche radicale |5|, cette grande arnaque sera comprise par une partie croissante de la population et dénoncée. Ce ne sera pas facile, tant le bourrage de crâne est considérable.

Au fur et à mesure de l’aggravation de la crise naîtra un profond malaise qui se transformera en défiance politique à l’égard des gouvernements qui ont réalisé ce type d’opération. Si le jeu politique se poursuit sans grand bouleversement, les gouvernements de droite en place aujourd’hui seront remplacés par des gouvernements de centre gauche qui poursuivront une politique sociale-libérale. De même, les actuels gouvernements sociaux-libéraux seront remplacés par des gouvernements de droite. Chacun à leur tour, ils critiqueront la gestion de leurs prédécesseurs en affirmant qu’ils ont vidé les caisses de l’Etat |6| et qu’il n’y a pas de marge de manœuvre pour des concessions aux demandes sociales.

Il n’y a rien d’inéluctable en politique. Un autre scénario est tout à fait possible. D’abord, il faut affirmer qu’on peut parfaitement sauver l’épargne des citoyens et le système de crédit d’une autre manière. On peut assurer la protection de l’épargne de la population grâce à la mise sous statut public des entreprises de crédit et des assurances au bord de la faillite. En d’autres mots, il s’agit de les étatiser ou de les nationaliser. Cela signifie que l’Etat qui en devient propriétaire assure la responsabilité de leur gestion. Afin d’éviter que le coût de cette opération ne retombe sur l’écrasante majorité de la population qui n’a aucune responsabilité dans la crise, les pouvoirs publics doivent faire payer ceux qui sont à l’origine de celle-ci. Il suffit de récupérer le coût du sauvetage des entreprises concernées en prélevant un montant égal sur le patrimoine des grands actionnaires et des administrateurs. Evidemment, cela implique de prendre en compte l’ensemble de ces patrimoines et pas seulement la partie issue des sociétés financières en faillite.

L’Etat doit également entamer des poursuites légales contre les actionnaires et les administrateurs responsables du désastre financier, afin d’obtenir à la fois des réparations financières (qui vont au-delà du coût immédiat du sauvetage) et des condamnations à des peines de prison si la culpabilité est démontrée. Il faut aussi prélever un impôt de crise sur le grand capital afin de financer un fonds de solidarité pour les victimes de la crise (notamment les chômeurs) et pour créer de l’emploi dans des secteurs utiles pour la société.

De nombreuses mesures complémentaires sont nécessaires : ouverture des livres de compte des entreprises avec droit de regard des organisations syndicales, levée du secret bancaire, interdiction des paradis fiscaux en commençant par l’interdiction faite aux entreprises d’avoir quelque transaction ou actif que ce soit avec ou dans un paradis fiscal, taxe progressive sur les transactions en devise et sur les produits dérivés, instauration du contrôle sur les mouvements de capitaux et sur les changes, arrêt net de toute nouvelle mesure de déréglementation/libéralisation des marchés et des services publics, retour à des services publics de qualité… L’aggravation de la crise remettra à l’ordre du jour la question du transfert de secteurs industriels et des services privés vers le secteur public, de même que la question de la mise en œuvre de vastes plans pour la création d’emplois.

Tout cela permettrait de sortir de cette grave crise par le haut, à savoir en prenant en compte l’intérêt des populations. Il s’agit de réunir les énergies pour créer un rapport de force favorable à la mise en pratique de solutions radicales qui ont comme priorité la justice sociale.

 
Notes de bas de page :

|1| Du côté des gouvernements et de la Commission européenne pourtant chargée de veiller au respect des normes de Maastricht, on évite soigneusement le sujet. Quand des journalistes deviennent vraiment insistants, ce qui est très rare, on leur répond qu’on n’avait pas le choix. Il faut aussi préciser que plusieurs gouvernements réalisent, tout comme les banques en faillite, des opérations hors bilan ou hors budget afin de dissimuler le montant exact de leurs obligations en termes de dettes publiques.

|2| On peut la comparer à la crise dans laquelle le Japon s’est débattu à partir du début des années 1990 et dont il sortait à peine quand cette crise l’a touché de plein fouet.

|3| Selon Barclays, cette somme se répartirait comme suit : 238 milliards pour l’Allemagne, 220 milliards pour l’Italie, 175 milliards pour la France, 80 milliards pour l’Espagne, 69,5 milliards pour les Pays-Bas, 53 milliards pour la Grèce, 32 milliards pour l’Autriche, 24 milliards pour la Belgique, 15 milliards pour l’Irlande et 12 milliards pour le Portugal.

|4| Bien sûr, l’argent frais apporté par l’Etat ne sera pas uniquement utilisé pour l’achat de titres du Trésor, il servira également à de nouvelles restructurations bancaires ainsi qu’au profit direct des banques.

|5| Espérons qu’on pourra compter également sur des parlementaires faisant leur boulot et sur des journalistes qui dans les grands médias voudront réellement analyser de manière critique la façon dont le sauvetage bancaire est réalisé jusqu’ici.

|6| Ils pourraient dénoncer cela ou tenter d’agir dès maintenant au sein des institutions parlementaires. S’ils ne le font pas alors qu’il est évident qu’ils savent parfaitement que la dette publique va fortement augmenter, c’est qu’ils partagent l’orientation choisie. De fait, ils ont choisi l’union sacrée qu’ils rompront à l’approche des élections.


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35 réactions à cet article    


  • Eric De Ruest Eric De Ruest 6 novembre 2008 11:11

    Cet article est tiré du site du CADTM (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde) -> www.cadtm.org.
    Son auteur comme je lai écris mais ça n’est pas passé en ligne est Eric TOUSSAINT.

    Eric TOUSSAINT est docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII, président du CADTM Belgique, auteur de nombreux livres et articles parmi lesquels les deux derniers ont à voir avec l’analyse de la crise actuelle. L’un est paru en janvier 2008 et est intitulé « Banque du Sud et nouvelle crise internationale », coédition CADTM-Syllepse, Liège-Paris, 2008. Le deuxième est sorti d’imprimerie aujourd’hui mardi 28 octobre 2008 et sera en librairie dans les semaines qui viennent. Il s’intitule « 60 Questions/60 Réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale ». Il est coédité par le CADTM et Syllepse, Liège-Paris.


    • michel michel 6 novembre 2008 21:37

       Et si l’on avait dit que les actifs pourris ne l’etaient pas, pris un moratoire sur les saisies, laissé les
       comptes en l’etat., cree un poste comptable dit d’investissement dans les banques pour les pertes
       correspondantes, sachant que l’argent n’existe pas reellement et de plus est une dette sur 20 ans !
       Ne confond t’on pas la réalité et les livres de comptes,la carte et le territoire ?

       


    • Botsu 7 novembre 2008 11:56

      J’apprécie beaucoup les écrits d’Eric Toussaint, et il nous livre encore une fois un bon article en phase avec la réalité qui nous attend, merci de l’avoir reproduit ici. 


    • Alpo47 Alpo47 6 novembre 2008 11:30

      Disons le clairment : Ce refinancement des banques est la PLUS GRANDE ARNAQUE ECONOMIQUE DE TOUS LES TEMPS ;
      On demande aux victimes de de sacrifier pour sauver leurs prédateurs. 

      Combien de temps encore ... ?


      • Zalka Zalka 6 novembre 2008 11:38

        Connaissez vous le principe de la caution ? Vous savez, lorsque vous louez un appartement ?

        Personnellement, ce sont mes parents qui se sont portés caution. En gros, ils engagent leurs responsabilités financières en cas de pépin.

        Hors pour le moment, cela leur a couté.. rien, peanuts, quedale, walou. Normal puisque j’ai toujours pu payer mon loyer sans problème.

        Et bien, les 925Mrds que vous annoncez, c’est pareil. C’est le montant que les états sont prêts à mettre sur la table, pas ce qu’ils ont mis sur la table. Comme la caution qui permet à mon propriétaire d’avoir une assurance qu’il recevra bien son loyer, cela permet aux banques de continuer à prêter de l’argent à leurs collègues tout en ayant la certitude de récupérer leurs mises. Donc tant qu’elles ne mettent pas toutes en même temps la clé sous la porte, tout se passe bien.


        • Eric De Ruest Eric De Ruest 6 novembre 2008 11:59

          Tout se passe bien, alors que les gouvernements vont couper dans les dépenses sociales et augmenter l’impôt ? je pense que cette analyse dépasse largement votre petite expérience locative.


        • Eric De Ruest Eric De Ruest 6 novembre 2008 12:01

          Dans un article exceptionnellement honnête publié dans le New York Times de samedi, l’éditorialiste de la section économique, Joe Nocera, a révélé ce qu’il qualifie de « petits secrets de l’industrie bancaire », soit « qu’elle n’a pas l’intention d’utiliser l’argent [du sauvetage gouvernemental] pour faire de nouveaux prêts ».

          Comme l’explique Nocera, le plan annoncé le 13 octobre par le secrétaire du Trésor Henry Paulson qui consiste à offrir 250 milliards $ d’argent des contribuables aux plus grandes banques, contre des actions non-votantes, n’a jamais vraiment eu pour objectif d’inciter ces dernières à recommencer à prêter aux entreprises et aux consommateurs, le but officiel du sauvetage. Son but premier était plutôt d’engendrer une rapide consolidation du système banquier américain en subventionnant une série d’acquisitions de plus petites firmes financières par les plus puissantes banques.

          Dans son commentaire, Nocera cite une conférence téléphonique privée menée le 17 octobre par un haut dirigeant de JPMorgan Chase, le bénéficiaire de 25 milliards de dollars en fonds publics. Nocera explique qu’il a réussi à obtenir le numéro de téléphone pour écouter un enregistrement de la conversation, à l’insu du directeur dont il tait le nom.

          Lorsque l’un des participants demande si les 25 milliards $ de fonds fédéraux vont « modifier nos politiques stratégiques de prêt », le cadre répond : « Nous pensons que cela va nous aider à être un peu plus opportunistes dans le domaine de l’acquisition si l’on considère les banques qui sont encore en difficulté. »

          Faisant référence à la récente acquisition par JPMorgan, avec l’aide du gouvernement, de deux importants compétiteurs, le directeur ajoute, « Et je ne crois pas que c’est terminé du côté des acquisitions même après les fusions de Washington Mutual et de Bear Stearns. Je crois qu’il y aura de grandes occasions pour notre croissance dans cet environnement, et je crois que nous avons la chance d’utiliser ces 25 milliards $ dans ce but, et aussi bien sûr, si la récession se transforme en dépression ou d’autres imprévus se présentent, cet argent pourra servir de protection. »

          Comme l’indique Nocera, « Vous pouvez relire cette réponse autant de fois que vous le voulez, vous ne trouverez absolument rien là-dedans qui parle de prêts pour aider l’économie américaine. »

          Plus tard, lors de la conférence, le même directeur déclara : « Nous pensons que le volume des prêts continuera à diminuer vu le resserrement du crédit, pour refléter le coût élevé dans le secteur des prêts. »

          « C’est comme si », écrit le chroniqueur du Times, « l’un des arguments clés du Trésor pour le programme de recapitalisation, c’est-à-dire qu’il fera en sorte que les banques prêteront de nouveau, est une feuille de vigne… En fait, le Trésor souhaite que les banques s’acquièrent entre elles et il utilise son pouvoir pour injecter du capital afin de forcer une nouvelle et importante ronde de consolidation des banques. »

          Plus tôt ce mois-ci, il explique que « dans un geste passé presque inaperçu », Paulson, l’ancien PDG de Goldman Sachs, a mis en place de nouvelles baisses d’impôts de plusieurs milliards de dollars qui sont conçues pour encourager les banques à fusionner. Elles permettent à la banque qui est l’acquéreur d’immédiatement déduire les pertes apparaissant au bilan de la banque acquise.

          Paulson et d’autres responsables du Trésor ont fait des déclarations publiques qui appellent les banques bénéficiaires de fonds publics à utiliser ces derniers pour augmenter leurs activités de crédit. Cela, cependant, n’est que la ligne officielle présentée au grand public. Le programme de sauvetage n’impose aucune clause de prêt sur les banques en retour de l’argent du gouvernement.

          Déjà, la crise du crédit a été utilisée pour mettre de l’avant le rachat de Bear Sterns et de Washington Mutual par JPMorgan, de Merrill Lynch par Bank of America, de Wachovia par Wells Fargo et, vendredi dernier, de National City par PNC.

          Ce que le Wall Street Journal a qualifié samedi de « vente brutale » de National City donne un avant-goût de ce qui est à venir. Le département du Trésor a scellé le sort de la banque de Cleveland en décidant de ne pas l’inclure parmi les banques régionales qui recevront de l’argent du gouvernement. Il a ensuite donné à la banque PNC de Pittsburgh 7,7 milliards $ provenant du plan de sauvetage pour l’aider à couvrir les coûts du rachat de National City. PNC va aussi bénéficier grandement des baisses d’impôts sur les fusions édictées par le Trésor.

          Toutes les raisons invoquées pour justifier le sauvetage des banques ont été exposées comme étant des mensonges. Les dirigeants démocrates au Congrès et Barack Obama se sont joints au président Bush, au président de la Réserve fédérale Ben Bernanke, et à Paulson pour insister que le sauvetage devait être accepté par le Congrès, et accepté immédiatement, malgré l’immense opposition populaire. Ceux qui se sont opposés au plan ont été dénoncés comme une menace pour le bien commun de la population américaine.

          Dans un discours télévisé de par tout le pays le 24 septembre, avant que le Congrès ne vote sur le plan de sauvetage, Bush a dit que ce plan « aiderait les consommateurs et les hommes d’affaires américains à obtenir du crédit d’après leurs besoins quotidiens et afin de créer des emplois ». Si le plan était rejeté, a-t-il averti, « [d]’autres banques pourraient faire faillite, y compris certaines dans votre communauté. La bourse pourrait perdre encore plus de valeur, ce qui diminuera la valeur de vos épargnes en vue de la retraite… D’autres compagnies pourraient être forcées de fermer leurs portes et des millions d’Américains pourraient perdre leur emploi… au bout du compte, notre pays pourrait connaître une longue et douloureuse récession. »

          Un mois plus tard, le sauvetage était voté et tous les sombres développements dont Bush avait menacé le peuple américain et dont ce dernier devait être protégé, la fermeture de banques et de compagnies, l’effondrement de la bourse, l’augmentation en flèche du chômage, tout cela est arrivé et s’accélère.

          Alors qu’Obama parle du besoin pour tous les Américains de « s’unir » dans l’esprit du « partage du sacrifice » (ce par quoi il veut dire des coupes draconiennes dans les programmes de Medicare et de Medicaid, dans la sécurité sociale et les autres programmes sociaux) et qu’il invoque le coût du sauvetage pour justifier l’austérité fiscale, les banquiers vont de l’avant et défendent impitoyablement les intérêts de leur classe.

          Tel que le World Socialist Web Site l’avait écrit lorsqu’il fut proposé la première fois, à la mi-septembre, le plan de « sauvetage économique » s’est révélé n’être qu’une façon de voler la société au profit de l’aristocratie financière. L’élite dirigeante des Etats-Unis, utilisant sa domination sur l’Etat et le système politique des deux partis, exploite une crise qu’elle a elle-même fabriquée pour imposer un programme économique, en élaboration depuis longtemps, qui n’aurait pu être imposé dans un contexte normal.

          Le résultat sera des difficultés économiques plus grandes pour les Américains ordinaires. Les grandes banques auront encore plus de poids sur les marchés pour établir les taux d’intérêt et pour décider de l’accès au crédit des travailleurs, des étudiants et des petites entreprises.

          Alors qu’aucune mesure sérieuse n’a été proposée, que ce soit par l’administration Bush, le candidat présidentiel républicain ou encore son adversaire démocrate, pour empêcher la catastrophe sociale de frapper de plein fouet les travailleurs, le gouvernement organise une restructuration du système financier qui permettra à une poignée de banques géantes d’augmenter leur pouvoir sur la société.


          Article original en anglais, WSWS, paru le 27 octobre 2008.

          En français sur : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=GRE20081028&articleId=10732


        • plonk 6 novembre 2008 12:58

          Oui, c’est bien le principe énoncé. Mais, les différences sont notables.
          1 - Vos parents vous font confiance pour tout mettre en oeuvre pour ne pas avoir recours à leur caution. Pouvons-nous avoir confiance dans les mécanisme mis en place par nos gouvernements ? Les organismes de cautions doivent-ils rendre compte aux parlements de leurs pays ? Lorsqu’un établissement bancaire viendra tapez à leur porte, comment le contribuable - qui in fine s’est porté caution - jugera t-il de la bonne foi de la banque ?
          2 - Si vous faites appelle à la caution de vos parents, vous serez "sanctionnez" - ne serait-ce que par l’atteinte à votre amour propre. Est-ce que ce sera le cas de dirigeants des établissements financier ? Je pense qu’ils sont prêts à monayer leur amour propre.
          3 - vos parents sont d’accord pour se porter caution. Moi pas du tout, mais, on ne m’a pas demandé mon avis.


        • Zalka Zalka 6 novembre 2008 14:41

          Visiblement, vous n’avez pas compris que "ma petite expérience locative" n’est qu’une comparaison simple. Ce n’est en aucun cas ce sur quoi je base mon expérience.

          Vous êtes visiblement ignorant des principes simples de l’économie.

          Alors je vais être clair : ces 960 Mrd n’ont pas été dépensé. Si vous n’êtes pas capable de lier les augmentations d’impôts et les coupes de budget avec les autres difficultés de notre époque, c’est que vous ne savez même pas compter.


        • Zalka Zalka 6 novembre 2008 14:46

          Plonk :
          Effectivement, la comparaison a une limite.
          1/Mes parents me font conifance, mais même sans cela, ne pas apporter d’aide serait me condamner à dormir sous les ponts. De même, ne pas faire confiance aux banques reviendra à faire caler l’économie ce qui serait encore pire. Le mieux qu’un gouvernement puisse faire est s’assurer un contrôle sur certaines attitudes.

          2/ qui rejoint le 1/. Sans cela plus de banque du tout, ce qui serait encore pire. Le mieux à faire est d’imposer un contrôle.

          3/Moi moi moi, je je je, mon mon mon avis. Nous sommes 60Millions. Votre avis, on vous l’a demandé aux élections et c’est Sarko qui l’a emporté. Cela vous emmerde peut être (je vous assure que c’est mon cas), néanmoins, l’état ne pouvant avoir 60millions de dirigeant, c’est le type élu qui assume cette décision pour tout le monde.


        • Le Chacal Le Chacal 6 novembre 2008 18:03

          Tout à fait d’accord Zalka. S’il n’y avait que la "caution" de 925 milliards, ce ne serait pas "trop" grave. Le soucis, c’est que nous avons déjà sorti plus de 10 milliards de vrai argent pour l’injecter dans les banques françaises, et sans nous munir d’outils de contrôle pour vérifier que les banques joueraient le jeu.
          Amusant, au même moment, l’Ecureuil trouve le moyen de perdre 750 millions, le Crédit Agricole sort une carte à crédit revolving (comme si ce n’était pas déjà la cause de nos problèmes), et BNP-Paribas se permet quelques jours auparavant de racheter Fortis.

          "Tient, voilà de l’argent pour t’aider à payer ton loyer, mon fils
           - Cool, je vais pouvoir le dépenser en allant aux putes !"


        • JL JL 6 novembre 2008 19:05

          Pour suivre Zalka dans sa logique : que dirait-il si ses parents faisaient une colère après lui comme Sarkozy après les banques qui "ne jouent pas le jeu", parce que, même s’il ne leur a rien coûté, il est allé aux putes ?

          D’ailleurs, il semble qu’il n’ait pas llu l’article. Plutôt que de nous parler de son petit arrangement avec papa maman, il aurait argumenté sur les éléments que l’auteu s’est donné la peine de présenter très clairement.


        • fred 6 novembre 2008 23:31

          Eh ! merde, j’ai voté plus, je voulais voter moins.

          Je le dis et je le répète : comment un mec aussi con peut écrire sans faire de fautes d’orthographe ???

          (Je me délecte à l’avance de la réponse... go !)


        • fred 6 novembre 2008 23:33

           1000 milliards de dollars ? Ca va, ça se calme... Arrêtez de faire vos pucelles... Il sont fait la guerre à crédit et nous on rembourse. Je vois pas où est le problème, c’est comme ça depuis un bon bout de temps.

          C’est que ça coûte cher 1,2 million de morts...


        • fred 6 novembre 2008 23:34

           La 2ème GM avait coûté moins cher ! Mais le dollar valait moins.

          Ca me fait marrer, j’ai lu un article qui disait que le pétrole coûterait 200$ en 2030. 2030... Un éboueur gagnera minimum 10000 euro par mois. Minimum !

          Enfin, si l’euro existe encore (c’est possible), voire même le dollar (impossible) !


        • fred 6 novembre 2008 23:36

           Ceci était un message pour Zalkaka, bien sur, pas pour l’auteur.


        • ZEN ZEN 6 novembre 2008 11:40

          Trés lucide analyse
          A envoyer à Mr Barroso et à l’Elysée

          "La boucle est bouclée : l’Etat donne de l’argent aux institutions financières privées (Fortis, Dexia, ING, banques françaises, britanniques, nord-américaines…). Pour ce faire, les Etats émettent des titres du Trésor public qui sont souscrits par ces mêmes banques et assurances, qui sont restées dans le secteur privé (car l’Etat n’a pas demandé que le capital qu’il apporte lui donne droit à prendre les décisions, ni même à participer aux votes) et qui font de nouveaux profits en prêtant l’argent frais qu’elles viennent de recevoir des Etats | à ces mêmes Etats en exigeant bien sûr un intérêt maximum…"


          • Alpo47 Alpo47 6 novembre 2008 11:59

            Il semble même qu’aux USA (j’ai perdu le lien), les dirigeants des banques qui ont reçu de l’argent de l’état aient commencé par s’en approprier une bonne partie, en stock options et autres gains destinés aux dirigeants.
            Une autre partie sert à racheter d’autres établissements en difficultés.

            Rien à voir avec le but annoncé par l’Etat : relancer le crédit et l’économie.


          • Eric De Ruest Eric De Ruest 6 novembre 2008 12:12

            Pour le lien, voir l’article de www.mondialisation.ca juste au dessus.


          • Le péripate Le péripate 6 novembre 2008 18:46

             Si Zen dit que c’est une excellente analyse, alors c’est que ça passe complètement à côté.

            Mais, il y a quand même quelque chose d’intéressant dans cet essai pataéconomiste : poursuivre en justice les responsables (présumés, naturellement). Car, ils devraient se défendre, non ? (sauf si c’est un procès à la soviétique) 
            Mais qui ferait l’avocat général ? Les pataéconomistes d’Attac ? Les états ? Mais, imaginons une seconde, que les états soient un tout petit peu responsable (je sais, c’est une idée folle, impossible, non, pas l’ETAT). Il faudrait qu’ils se jugent eux- mêmes !
            Pas demain la veille...... smiley


          • ZEN ZEN 6 novembre 2008 19:16

            Péripate

            Si Péripate dit que "Si Zen dit que c’est une excellente analyse, alors c’est que ça passe complètement à côté." .... c’est que l’article mérite d’être lu smiley






          • ZEN ZEN 6 novembre 2008 19:23

            A part votre jargon péripathétique complètement abscons , avec l’habituelle regaine contre l’Etat (ah ! le vilain !), qu’avez-vous à dire sur le contenu du texte ? Bref, une analyse quoi...
            ça pourrait aider à comprendre... smiley


          • Le péripate Le péripate 6 novembre 2008 19:42

             En fait, je dois le reconnaître, c’est vous qui avez raison. Il faut nationaliser les banques (pour commencer), les faire gérer par les syndicats (syndicats désignés par l’etatcénous), ne plus payer de salaires mais tout mettre dans le Trou, et donner à chacun selon ses besoins (sachant que les messieurs de l’étatcenous ont de gros besoins). Je me rends. Voilà. Je pense que c’est mieux ainsi.


          • ZEN ZEN 6 novembre 2008 19:54

            Quand Péripate saura-t-il faire la distinction entre l’Etat tel qu’il existe (avec toutes ses tares, que je dénonce souvent) et l’Etat tel qu’il devrait être , ou plutôt tel qu’on pourrait le réformer pour qu’il joue mieux son rôle de garant et d’arbitre , ?..au lieu de nous livrer ses caricatures, ses incantations et ses procès d’intentions...
            Incorrigible. !
            S’il n’existait pas...



          • Le péripate Le péripate 6 novembre 2008 23:50

             Zen, attention, vous virez libéral : un état garant... bon, j’imagine que l’arbitre est la petite porte par laquelle l’étatquisemêledetout revient...


          • ZEN ZEN 7 novembre 2008 13:42

            @ Péripate
            Je vire libéral ?
            non, les sectes, pas de ça chez moi smiley


          • easy easy 6 novembre 2008 13:28

            Posons que la crise financière soit due aux crédits pourris ; Posons que ces crédits pourris soient, pour l’essentiel, constitués de crédits ayant été accordés à des gens non solvables et/ou garantis sur des biens dont la valeur est...dégradable.
            Posons aussi qu’il y ait eu des montages tels, à partir de ces Junk bonds, des notations positives telles que le risque de base se soit retrouvé mécaniquement amplifié.

            Qui serait alors responsable de la déroute ?
            Bin, d’abord les emprunteurs, à moins de les considérer comme des décervelés ou des irresponsables tous bons à mettre sous tutelle.
            Ensuite les commerciaux des banques qui ont poussé les emprunteurs à accepter le risque d’impasse
            Ensuite, l’effet du nombre car trois impasses ça passe ; trois millions d’impasses, ça ne passe plus du tout.
            Or à l’effet brut du nombre, s’ajoute l’effet pervers de la dévalorisation de chaque bien (ou de chaque potentialité de remboursement) Plus on met de biens sur un marché, moins ils valent cher.

            Comme dans le drame de Furiani, il y a certes des responsabilités individuelles précises mais il y a également une "responsabilité" collective (Sur les tribunes en tubes de Furiani, la foule s’était mise à taper des pieds en rythme)
            Autant en profiter pour rappeler que s’il y a tant de morts évitables en France, c’est dû en partie au fait que nous ne donnons pas suffisamment nos produits sanguins. Responsabilité collective donc, dans laquelle personne ne se sent personnellement responsable. Idem au sujet de la saleté des chiottes

            Revenons à la crise financière.
            Quels étaient les premiers qui auraient dû percevoir la hauteur du risque ?
            Bin je dirais les banques, les assureurs, les agences de notation
            Mais, sauf à dénier toute présence de bon sens chez les emprunteurs, eux aussi auraient pu subbodorer le risque boule de neige.

            Ce qui nous amène à la question de l’évaluation du risque d’une part et de notre propension à l’accepter d’autre part. 

            Mettons qu’un banquier nous dise "Attention, là vous vous lancez dans une opération où le risque de plantage est de 1/1000" 
            Ou la la, ! Ca fait un peu peur comme il le dit avec ses gros yeux. Mais bof, comme le voisin a fait pareil, pourquoi ne pas en faire autant. Et on accepte ce risque comme celui de monter dans une voiture ou un avion

            Mettons que trois mois plus tard, au sujet d’un autre emprunt, le même banquier nous dise "Attention, là vous prenez un risque de 1/100"
            Ou la la ça fait peur, surtout quand c’est dit avec ces gros yeux !
            Mais bof, après tout, comme on ne parvient pas à sentir la différence entre 1/1000 et 1/100, ça ne fait pas un tremblement. Et puis de toutes manières les voisins sont eux aussi passés à des prises de risque de 1/100.

            "Qui ne risque rien n’a rien"
            C’est bien connu n’est-ce pas ?

            Alors ça peut continuer comme ça jusqu’à des hauteurs de risque énormes. Enfin énormes seulement le jour où ça pète. C’est toujours quand un avion s’écrase avec 300 personnes à bord qu’on se dit que c’est un risque fou d’entasser autant de gens dans un tube volant.aussi haut. Mais bon, le lendemain, on part quand même aux Seychelles en avion.

            Il faut quand même bien voir qu’il y a marqué "Fumer tue" sur les paquets de clope, ce qui n’empêche pas des tas de gens de fumer. 1 fumeur sur 2 mourra d’un cancer dû au tabac, tout le monde sait cela, ce qui n’empêche pas des millions de gens de fumer

            Est-il besoin de démontrer que le risque est notre aiguillon et que les catastrophes nous fascinent (Au fond, c’est la mort, le morbide qui nous fascine. Car c’est l’incarnation de nos limites)
            Ne sommes-nous pas curieux de découvrir jusqu’à quelle vitesse peut monter notre voiture ? (Ca me fait penser qu’il faudra que je vérifie ça sur mon vieil Espace) 
            Et puis tant de gens ont explosé les compteurs du possible en prenant des risques insensés, et ont réussi à échapper à la mort, au désastre ! 

            Ce qui nous amène à nous interroger sur les risques que là, en ce moment, nous sommes en train d’accepter de prendre. Bin oui, là, en ce moment, nous sommes quelques millions à avoir sur le dos des crédits, des bons, des biens...beaucoup plus sûrs

            Quoi ? 
            Plus sûrs, vraiment ?



            Alors si vous, qui avez sur le dos des crédits forcément risqués (et d’autant plus risqués que l’effet boule de neige peut se poursuivre) vous n’êtes pas un débile, si votre banquier n’était pas un salaud quand il vous avait dit oui, pourquoi les autres, ceux qui sont impliqués au premier rang dans l’impasse des subprimes US, le seraient-ils ?

            Quoi ?
            D’un côté en jouant un risque à 3% on serait un sage et de l’autre en jouant un risque à 5% on serait un irresponsable ? Où est la Table divine qui fixe les limites séparant le sage du fou ?

            Quoi ?
            Un banquier qui dit OUI est un salaud ?
            Euh attends Simone, on a été des millions à traiter notre banquier de salaud quand il nous a dit NON. Faut que je te repasse la bande en arrière ?


            Bin non les amis, rien, absolument rien n’est plus sûr que la mort et tout ce que nous faisons c’est de danser avec elle, de jouer avec le feu. 
            Alors conduire certains d’entre nous au bûcher, c’est dénier notre propre participation au casino, c’est nous comporter en irresponsables.

            Les seuls à n’avoir aucune responsabilité dans le désastre de ce système ce sont ceux qui n’y ont vraiment jamais participé ; cas des Himbas, des Bochimans et autres Zoulous.


            • foufouille foufouille 6 novembre 2008 15:07

              et la titrisation des hypotheques revendues 10x ?
              et la mensualite immo multiplier par 3 ?
              de la faute aux emprunteurs ?


            • Mycroft 6 novembre 2008 15:26

              Mais ce n’est pas les banquiers qu’on veut amener au bucher, c’est le casino lui même. Une fois qu’il aura brulé, on pourra peut être arrêter de jouer et commencer à travailler sérieusement.

              Oui, on est tous responsable. Mais on ne change pas la nature humaine. Le système, par contre, oui, on peut le changer.


            • Axel de Saint Mauxe Nico 6 novembre 2008 13:48

              Vous proposez de nationaliser les établissements de crédit en quasi faillite... pourqoi pas...

              Mais pour le financer vous proposez de prendre l’argent des responsables...

              Mais qui est vraiement responsable ? D’accord vous pourrez spolier les plus riches de quelques villas, quelques Ferrari sur la côte dazur ? Mais qu’en ferez vous ? Vous pourrez aussi prendre les SICAV des petits épargants que leur a vendu la Poste... (et qui sont aussi responsables de cette crise que ceux que vous dénoncez).

              L’argent est essentiellement expatrié dans des paradis fiscaux... VA t-on attaquer la Suisse ou le Luxembourg ? Envoyer le Charles de Gaulle attaquer les Bahamas ? Non, il est en réparation le pauvre !

              De plus, l’agent off shore dort t-il ou est il lui même investi dans d’autres sociétés, ces comptes sont des points de transit, mais l’argent ne dort pas, il ne fait que transiter. Vous ne récupérerez presque rien !
               
              Quand on parle de la richesse de quelqu’un, ce n’est pas une richisse en liquidités, cette une richesse en capital investi !

              Cela relève de la gageure.

              Cela dit, en admettant que vous récupériez l’argent de ce qui en ont encore, vous nationalisez le système bancaire, très bien.

              Mais après, comment repart l’économie ? Plus personne n’a plus rien pour investir, vous avez pris ce qui restait... bref la panne.

              Qui va investir ? Qui va relancer l’économie ?

              La solution qui paraît la plus plausible est celle qui a été mise en oeuvre. Mais bien entendu, l’état devra récupérer ses deniers...

              Il les récupérera des bénéfices réalisés quand l’économie redémarrera. C’est pourquoi, il vaudrait meiux prévoir une hausse de l’impôt sur les sociétés et les revenus du capital, et non spolier les gens de ce qu’ils possèdent.


              • Serge Serge 6 novembre 2008 14:34

                Excellente analyse qui montre bien que la classe dominante, celle des oligarchies financières et industrielles, bref, " le monde des affaires"...CONTROLE TOUT y compris les Etats et ses rouages ( les Etats" arbitres au-dessus des classes sociales " ! joli mythe pour le "bon peuple" mais très loin de la réalité !) pour servir leurs intérêts.

                Sarkozy en a administré la preuve en affirmant en Janvier, pour les salaires,les retraites,les services publics,le social,..." LES CAISSES SONT VIDES, PLUS QUE VIDES " et en Octobre "découvrir des dizianes de milliards d’euros" pour ses amis banquiers et financer leurs frasques spéculatives !!!

                Le résultat de cette politique ne s’est pas fait attendre pour "ceux d’en bas."

                Lundi , à l’Assemblée Nationale, M.Hirsch a reconnu que ;

                1) Le nombre de bénéficiaires du RMI est "reparti fortement à la hausse depuis Septembre."

                2) " Les demandes de prêts sur gage auprès des crédits municipaux ont considérablement augmenté...de 40% à Paris et de 20% en moyenne dans les autres villes."

                3) " La part des dépenses contraintes ( encore un euphémisme d’un cynime atroce pour ne pas dire...de survie ! ) dans le budget des ménages les plus modestes est aujourd’hui bien plus élevé qu’auparavant."

                Et il ajoute ;" Il faut également tenir compte de trois évolutions récentes:la CROISSANCE DE LA PAUVRETE DES JEUNES ( nous vivons vraiment dans une société d’avenir !!! ),L’AUGMENTATION DU NOMBRE DE TRAVAILLEURS PAUVRES ( le mythe du travailler plus pour gagner plus !!! ) et le SURENDETTEMENT qui peut connaître un regain."


                • appoline appoline 6 novembre 2008 15:20

                  L’énarque Hirch a vraisemblablement l’égo aussi développé que son carriérisme. Je me demande si le sort des plus démunis l’inquiète réellement et puis, comme ses compères l’ascension lui demandant toute son énergie, tendre la main vers le bas lui donnerait certainement la nausée.


                • foufouille foufouille 6 novembre 2008 19:28

                  hirsch bouffe ds des resto a 400€ par pers
                  son grand pere etait deja haut fonctionnaire
                  alors les pauvres lui servent d’escalier pour atteindre le sommet


                • canardQuantique 6 novembre 2008 22:35

                  Un peu de distraction...

                  http://vioxx.labrute.fr


                  • michel michel 7 novembre 2008 07:07

                     Question.

                     un americain emprunte 500.000$ pour payer une maison sur 20 ans.
                     il ne peut plus payer.
                     la banque veut ses 500.000$ maintenant. 
                     pour cela elle fait saisir et mettre en vente le bien. 
                     les titres emis et basés sur l’interet du pret ne valent plus rien et font un trou compable dans la raquette.
                     la maison est vendu meme 300.000$
                     la banque recupere 300.000$ et garde cet argent.
                     c super rentable comme affaire. il lui reste 19 ans pour faire fructifier ses 300.000$. 

                     on est l’erreur ?

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