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Accueil du site > Actualités > Economie > Université tristesse

Université tristesse

J’entendais récemment sur BFM Jean-Robert Pitte, actuel président de la Sorbonne, dire crûment combien il était attristé de diriger une usine à fabriquer des non-diplômés, des chômeurs, au mieux des smicards. Sa franchise, quand on connaît le prestige historique de la Sorbonne, ne saurait sonner faux, et son livre Jeunes, on vous ment ! paraît contenir à la fois un constat objectif, et malheureusement déprimant, et quelques recommandations de bon aloi mais, semble-t-il, utopiques.

J’ai déjà évoqué dans des posts précédents ce sujet, en déconseillant à mon fils de s’inscrire à l’université "gratuite, laïque et républicaine" de notre cher pays (cf http://jdch.blogspot.com/2006/03/conseils-de-vieux-c.html ) et en listant les éléments clés d’une réforme du systèmes éducatifs (cf. http://jdch.blogspot.com/2006/03/i-had-dream_10.html ).

J’ai eu envie de poster à nouveau sur le sujet en lisant, dans L’Express, l’entretien de M. Pitte avec Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, sorte de "cornac du mammouth", individu d’autant plus toxique qu’il s’exprime élégamment, sans jamais hausser le ton, démontrant sans sourciller qu’un "cheval borgne est cher" et refusant habilement tout changement dans un système pourtant quasi unanimement considéré comme en échec profond.

Ce M. Aschieri, dont on voit l’effet qu’il produit sur ses sympathisants lors de ses discours de réélection (aucun trucage, cette photo est bien dans l’album de la FSU, cf http://congres.fsu.fr/album5/original/040206-1-003F.JPG ) pourrait également être surnommé "Non-Non". A l’évocation du moindre changement, de la moindre proposition d’amélioration ou même du moindre constat que "si on ne change rien, on va dans le mur", il esquive, il "dialectise" (en français, "noie le poisson"), il hypnotise (littéralement, "endort son auditoire") et finalement dit "non" à tout...

En fait "Non-Non" est un peu "litotique", "Non puissance 6" (NP6) serait plus approprié...

  • Non à la revalorisation des filières professionnelles

Alors qu’il est démontré que l’on pourrait quadrupler les effectifs des filières type BTS ou IUT ou masters professionnels et répondre à la demande des entreprises en matière de jeunes diplômés, NP6 préfère parler de "travail entre les filières", ce qui ne veut rien dire, sauf peut-être l’instauration de commissions diverses et stériles où siégeraient les élus FSU... C’est vrai, d’ailleurs, qu’un transfert significatif des étudiants vers ce type de filières entraînerait des changements pour les enseignants !

  • Non à la formation en alternance

Alors qu’un itinéraire étudiant alternant appropriation d’un savoir académique et stages en entreprises pourrait permettre à des diplômés en sociologie, psychologie, langues étrangères ou même histoire de l’art de montrer que leur savoir constitue une base sur laquelle on peut construire un savoir-faire professionnel, NP6 veut que tout ceci reste sous l’entière responsabilité des enseignants. Les entreprises ont déjà du mal à se convaincre que prendre de tels stagiaires/apprentis pourrait leur être bénéfique, si, en plus, il leur faut rendre des comptes sous le contrôle de NP6 et de ses copains, on va voir fleurir les propositions de stages !

  • Non à l’orientation professionnelle

Alors que les étudiants ne connaissent que fort mal l’entreprise, les différentes branches professionnelles et les secteurs dans lesquels ils pourraient trouver un emploi intéressant, rémunérateur et porteur, NP6 s’oppose à toute "professionnalisation" de l’orientation sous prétexte que cette orientation devrait être valable 40 ans, que les besoins vont changer et que donc on ne préparerait pas bien l’avenir. Quelle langue de bois ! Quelle négation de tout pragmatisme ! Quelle volonté de rester inefficace ! Encore une fois, NP6 est dans la dialectique, l’évitement, l’immobilisme...

  • Non à la sélection

Alors, qu’au-delà des grandes écoles avec leurs concours d’entrée, des réussites notoires comme celle de Paris-Dauphine ou de l’Université technologique de Compiègne sont fondées sur une sélection des étudiants sur dossier, et sur une motivation forte et homogène des étudiants à obtenir leurs diplômes après avoir été sélectionnés, NP6 réfute que la loi interdit toute forme de sélection, et que la sélection entraînerait une moindre place accordée à la recherche. La loi, ça se change, d’ailleurs en France on promulgue plein de lois qui changent les précédentes et le lien "plus de sélection/moins de recherche" ne m’apparaît vraiment pas comme direct. Quand il ne sait pas répondre, NP6 sait très bien noyer le poisson...

  • Non à une nouvelle gouvernance des universités

Alors qu’une indépendance accrue des universités, la participation active du monde de l’entreprise aux conseils d’administration de ces Universités, l’adaptation de celles-ci à leur environnement économique et géographique paraissent évidemment aller dans le bon sens, NP6 propose que les enseignants "aillent voir ce qui se passe dans les entreprises". Il en profite pour revendiquer moins d’heures d’enseignement pour ses ouailles, pour compenser le temps qu’ils passeraient ainsi dans la vraie vie ! Impayable, ce NP6...

  • Non à l’augmentation des droits d’inscriptions

Alors que l’IEP (Sciences-po) a mis en place avec succès un système de péréquation concernant les frais de scolarité (allant de quasi-zéro pour les familles démunies à 5000 € par an pour les plus-aisées) comme l’enseignement privé le fait depuis des décennies, que le budget par étudiant en université est 10 fois inférieur en France à celui consacré aux États-Unis, que, je l’ai déjà écrit, les parents des classes moyennes ou supérieures seraient "ravis et fiers" de payer plus pour l’éducation de leurs enfants, NP6 préfère un système où les universités viendraient grever encore plus le déficit de l’Etat par une augmentation de leurs budgets de fonctionnement. C’est vrai que, comme cela, il resterait impossible de savoir où vont nos impôts !

Bref, NP6, comme ses confrères de l’UNSA ou du SNES, prépare sa petite retraite prospère et protégée, ainsi que celles de ses conscrits. Peu importe que le déluge soit pour après-demain !

"Changer" est un mot tabou pour les NP6 de cette France universitaire qui souffre d’une maladie parfaitement curable : diabolisons les médicaments, ils pourraient nous guérir contre notre gré !


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96 réactions à cet article    


  • Marie Pierre (---.---.40.16) 12 juin 2006 10:21

    Cet article serait très intéressant si les propos étaient autres : lorsque vous dites « cornac du mammouth, individu d’autant plus toxique.... » vous ne faites que rallumer une guerre qui n’aurait pas lieu d’être. Ensuite, parce que vous appuyez votre discours sur les déclarations du dirigeant de la FSU qui n’est pas présente dans les universités.

    Cela dit, il est vrai qu’au moment où des milliers de jeunes passent leur bac, on les leurre quant aux débouchés de nombreuses filières universitaires.

    Vous dites que les jeunes ne connaissent pas le monde du travail : c’est très vrai, mais les enseignants eux-mêmes, n’ayant souvent qu’une vague idée de l’entreprise, ne font que relayer cette méconnaissance et les filières professionnelles sont rejetées. Idem pour de très nombreux conseillers d’orientation. Ce n’est pas par un stage de 3 jours en 3° que l’élève peut se faire une idée de l’entreprise.

    La revalorisation de ces filières, et de toutes les filères techniques, passe par l’alternance. De nombreuses écoles la proposent, du technicien à l’ingénieur. Le jeune qui n’est pas toujours motivé pour les études trouve là une compensation et peut réussir ses examens.


    • toto (---.---.33.176) 12 juin 2006 10:43

      eh bien oui, il faut sélectionner. Toutes les universités du monde sélectionnent à l’entrée. Pourquoi les écoles d’ingénieurs ont-elles la cote ? Parce que ceux qui sont entrés dedans ont passé un concours et ont dû travailler dur pour cela.

      Il est scandaleux qu’autant de jeunes aillent dans des filières comme psycho, histoire de l’art... sachant que ces filières mènent directement au chômage...

      en ces temps de baccalauréat, j’ajouterais : pourquoi le bac ne vaut-il plus rien ? Parce qu’on a tellement allégé les programmes dans le but que tout le monde l’ait qu’on n’apprend plus rien. Les correcteurs ont pour consigne de fermer les yeux sur presque toutes les conneries qu’il voient. En sciences, autrefois il y avait un programme structuré, on apprenait à décrire des phénomènes en partant des équations de base. Maintenant, comme on a décrété que l’équation de base était trop difficile, on ne l’apprend plus et à la place on apprend un ammoncellement de connaissances qui n’ont aucun lien les unes avec les autres, puisqu’on ne sait plus faire le lien avec les principes fondamentaux. Ce saupoudrage est totalement indigeste (et très difficile à apprendre d’ailleurs pour les élèves), et son contenu en connaissance structurée est devenu absolument nul.


      • mariner valley (---.---.64.122) 12 juin 2006 10:43

        Article tres vrai sur le fond qui malheureusement pose un constant juste et alarmant.

        "Non à la formation en alternance Alors qu’un itinéraire étudiant alternant appropriation d’un savoir académique et stages en entreprises pourrait permettre à des diplômés en sociologie, psychologie, langues étrangères ou même histoire de l’art de montrer que leur savoir constitue une base sur laquelle on peut construire un savoir-faire professionnel, NP6 veut que tout ceci reste sous l’entière responsabilité des enseignants. Les entreprises ont déjà du mal à se convaincre que prendre de tels stagiaires/apprentis pourrait leur être bénéfique, si, en plus, il leur faut rendre des comptes sous le contrôle de NP6 et de ses copains, on va voir fleurir les propositions de stages !"

        et oui c’est deja le cas quasiment partout.
        - Ca coute moins cher et de toute facon il y aura toujours des etudiants pour faire des stages avec des fois une indemnisation 400E/mois alors pourquoi embaucher.

        "Non à la sélection Alors, qu’au-delà des grandes écoles avec leurs concours d’entrée, des réussites notoires comme celle de Paris-Dauphine ou de l’Université technologique de Compiègne sont fondées sur une sélection des étudiants sur dossier, et sur une motivation forte et homogène des étudiants à obtenir leurs diplômes après avoir été sélectionnés, NP6 réfute que la loi interdit toute forme de sélection, et que la sélection entraînerait une moindre place accordée à la recherche. La loi, ça se change, d’ailleurs en France on promulgue plein de lois qui changent les précédentes et le lien « plus de sélection/moins de recherche » ne m’apparaît vraiment pas comme direct. Quand il ne sait pas répondre, NP6 sait très bien noyer le poisson..."

        - Sous pretexte que tout le monde a droit a l’education. moi je dis que tout le monde n’est pas fait pour etre chercheur, macon, docteur, platrier.....chacun sont truc. Il vaut mieux s’en rendre compte assez tot ca evite les frais et les fausses illusions.

        « la loi interdit toute forme de sélection, et que la sélection entraînerait une moindre place accordée à la recherche »

        - Dans les faits c’est l’inverse. Trop de gens sortent avec un diplome scientifique : impossibilite de caser tout le monde. Donc du coup ou tu t’expatries (comme moi )ou tu te reconvertis a 30ans avec un Bac+5 ou 8. Tu te poses la question pourquoi on ne me l’a pas dit avant.

        « Alors que les étudiants ne connaissent que fort mal l’entreprise, les différentes branches professionnelles et les secteurs dans lesquels ils pourraient trouver un emploi intéressant, rémunérateur et porteur, NP6 s’oppose à toute »professionnalisation« de l’orientation sous prétexte que cette orientation devrait être valable 40 ans, que les besoins vont changer et que donc on ne préparerait pas bien l’avenir. Quelle langue de bois ! Quelle négation de tout pragmatisme ! Quelle volonté de rester inefficace ! Encore une fois, NP6 est dans la dialectique, l’évitement, l’immobilisme... »

        - C’est tres vrai il faut mieux attendre d’avoir un bac +5 ou 8 pour se reconvertir + :. Comme ca tu refaits des etudes jusqu’a 35-40ans et tu commences a bosser a 45ans pendant 15 ans et fini, C’est la retraite : malin les gars du NP6.

        @Marie Pierre

        et avec 5 stages non remunere, tu t’entends dire fait d’autres stages. C’est pas un peu abuser ca.


        • mariner valley (---.---.64.122) 12 juin 2006 10:46

          @ toto

          Oui mais le mot « selection » ca pose probleme en France

          mais quands tu te presentes pour un poste ou il y a 300 candidats’ l’employeur la fait la selection.

          Un selection precose est mieux qu’une reconversion tardive, du moins c’est mon avis.


        • toto (---.---.33.176) 12 juin 2006 10:48

          ça ce n’est pas vrai : il y a en france un manque cruel de scientifiques, et c’est un énorme problème. En france les gens n’ont aucune estime pour les scientifiques, résultat ils sont mal payés. Donc, ils partent aux USA. Pourquoi ? Parce qu’aux USA un scientifique gagne au minimum 5000 dollars par mois en début de carrière, alors qu’un chercheur au CNRS qui a bac+10 gagne 1700 euros (presque le smic...). Résultat, les USA ont la technologie et nous on est en train de devenir un pays du tiers monde parce que l’innovation technologique ne se fait plus chez nous.


        • Marie Pierre (---.---.1.110) 12 juin 2006 11:15

          Je n’ai pas parlé de stages non rémunérés, contre lesquels je m’élève. Je parle de formation par alternance, tout autre chose, puisque le jeune est rémunéré, qu’il poursuit ses études tout en apprenant son travail en entreprise.

          Si vous confondez les 2, effectivement il y a problème.


        • chtitecreme (---.---.100.146) 12 juin 2006 21:27

          Si on regarde les chiffres, seule une très petite proportion des diplômés français tentent l’aventure outre atlantique. Par contre, on peut parler vraiment de fuites des cerveaux pour les chinois par exemple. La situation des chercheurs est précaire, après une thèse et post-doc personne n’est assuré de trouvé un poste. On peut noter par ailleurs que la situation est encore plus critique en Italie. Nous sommes dans un système qui glorifie les personnes spéculant sur de sucre et qui dénigre les scientifiques qui eux créer les richesses.


        • Chadakine (---.---.188.194) 13 juin 2006 10:07

          « 1700 euros (presque le smic...) »

          C’est cela oui...


        • (---.---.248.228) 12 juin 2006 11:04

          A votre place, j’écouterai pas la radio de l’avionneur...

          Sans être exigeant, c’est particulièrement casse-couilles, BFM, comme du M6 mais sans l’habillage « people », ou comme Leclerc, sans la promo.

          D’ailleurs, tant qu’on y est, croyez-vous vraiment nécessaire de nous infliger ces pleurnicheries sur l’université, ce potage tiède de critiques ringardes et laborieuses sur ce qui n’irait en France pour un ultra-libéral, c’est-à-dire à peu près tout ?...

          Si vous n’aimez notre pays alors quittez-le. C’est simple. Prenez un avion, emmenez votre fils aux States, puique vous connaissez.

          Et si vous teniez tant que ça à montrer votre prose (ça se comprend, c’est humain..), vous auriez dû mettre, à la rigueur, votre intro sur la Sorbonne (et encore...Les clichés sur l’historique..), suivie des quelques phrases. Comme celles un peu plus bas, par exemple.

          Comme ça on aurait gagné un peu de temps. Lire la tambouille libérale d’un polytechnicien, on n’a malheureusement pas que ça à faire...Vous le comprenez, j’espère.

          Je crois qu’Arthur a compris que certaines vérités sont indéniables : nous évoluons dans une économie mondialisée fondée sur le libre-échange et la libre-concurrence, la France est une ancienne grande puissance dont le déclin..

          PS pour les lecteurs pressés, ou décrochés :

          « Arthur », c’est le fils, voué à un angoissant parcours de lycéen en établissement privé. Parce que papa n’aime pas l’Université publique, il doit subir la promiscuité avec les hordes bourgeoises. Chose qu’il fait, nous rassure son papa, en vrai « baba-clean » (une des formules heureuses de papa-journaliste), avec une équanimité qui le conduira, n’en doutons pas, aux Amériques pour une golden réussitte, n’en doutons pas.

          Sur les traces de qui ? de son qui ? De son papa !

          Pour les happy-few, La suite d’« Arthur liberal born killer » sur BFM, 90 et des brouettes.


          • zen (---.---.123.138) 12 juin 2006 18:13

            Excellente réaction, cher Anonyme,je n’aurais pas eu votre talent pour exprimer ma réaction à cet article suffisant..


          • Sam (---.---.104.232) 12 juin 2006 21:18

            Merci :)))


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 12 juin 2006 11:06

            Bonjour,

            La misère des universités est surtout d’ordre intellectuel et spirituel. On n’y crée plus tellement de savoirs, on n’y fait plus de grandes découvertes, on n’a plus la passion de chercher, c’est un lieu où l’esprit bureaucratique règne. Un désert !


            • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 12 juin 2006 22:50

              Damien, ce n’est pas que je sois un puriste du francais ou un dieu en orthographe, mais il me semble que le taux de mots inventes et biscornus dans vos commentaire depasse le seuil critique pour leurs comprehension.

              Un zeste de conformisme a la bonne vielle langue de moliere y aiderait certainement. Enfin...


            • toto (---.---.33.176) 12 juin 2006 11:15

              entièrement d’accord... en plus le corps professoral est complètement sclérosé : les profs sont accrochés à leur poste même s’ils sont absolument nuls, et d’ailleurs les profs nuls sont payés autant que les super profs. Le mileu des professeurs de lycée est assez détestable : surtout il ne faut pas déranger, il ne faut froisser personne, tout le monde il est beau tout le monde il est joli, ce serait dramatique de reconnaître qu’il y a des profs meilleurs que d’autres parce que vous comprenez sinon il y aura des jaloux...


              • parkway (---.---.18.161) 12 juin 2006 14:32

                toto à vous lire, je fais le rapprochement avec la haute administration du rectorat !

                c’est marrant !


              • chtitecreme (---.---.100.146) 12 juin 2006 21:46

                sclérosé ==> L’année dernière, on (comprendre les étudiants du Master 1 de physique à l’UJF) nous a proposé d’évaluer les enseignements dispensés. Pour une fois qu’on nous demande notre avis, on s’est laché. Et au final, l’année suivante ils ont réservé à nos successeurs le même plat avarié : les même profs avec le même cours. Un moment on y a cru dommage !!


              • Adolphos (---.---.59.170) 12 juin 2006 11:35

                « Alors que l’IEP (Sciences-po) a mis en place avec succès un système de péréquation concernant les frais de scolarité (allant de quasi-zéro pour les familles démunies à 5000 € par an pour les plus-aisées) »

                On se demande d’ailleur comment ca peut être légal de faire payer des majeurs en fonction des revenus de leur parents ! Va-t-on étendre ce systéme à toute l’économie ? Tous ca juste pour faire entrer quelques immigrés à qui ont va donner gratuitement des dipômes bidons, puisqu’ils ne les auraient pas eut sans cette triche, pour suivre la mode .. N’importe quoi !


                • (---.---.9.230) 12 juin 2006 16:15

                  C’est ce qu’on appelle l’égalité des chances. Non ? Pour ne pas pénaliser les enfants des classes moins favorisées, soit on réduit les droits d’entrées pour ceux-ci soit on donne des bourses d’état. Apparement ces dernières n’existent plus aujourd’hui (moi même j’ai pu faire ma prépa et mon école d’ingénieur en tant que boursier, et personne n’y trouvait à redire...) alors il faut bien inventer autre chose. Si on veut remplacer la logique des territoires par la logique des aides à l’individu dans la lutte contre les inégalités il faut bien recourir à de tels artifices.

                  C’est la première fois que je voie déclarer un diplome de l’IEP « diplome bidon ». Le gouvernement aurait-il, par inadvertance, dissout l’ENA ?

                  Pourvoir entrer dans une telle école ne signifie pas en obtenir automatiquement le diplôme. La suppression de la barrière de l’argent ne signifie pas la suppresson de l’effort et de la sanction des examens, concours et classements. La compétition ne se fait plus que sur les capacités intellectuelles propres et non plus sur les moyens des géniteurs.

                  Par contre si vous voulez parler de politique de quotas sur la DELIVRANCE des diplômes. Alors là je suis pleinement d’accord avec vous. Nous sommes dans la démagogie pure et la dévalorisation des diplôme qui ont encore une signification. Un X prénommé Mohammed en impose, aujourd’hui. Qu’en sera-t-il demain au temps des quotas de la discrimination positive et des procés intentés par la HALDE (cette nouvelle inquisition ou police de la pensée, telle que promise par Huxley) ?


                • mariner valley (---.---.64.122) 12 juin 2006 11:42

                  @Bernard Dugué « on n’a plus la passion de chercher »

                  C’est pas general quand meme.

                  mais beaucoup de jeunes qui ont fait l’universite (et j’en suis un ) on fait ce choix pour acquerir des savoirs mais aussi pour trouver du boulot et le deuxieme point reste un gros gros probleme. Surtout quand on voit comment le monde de l’entreprise considere les gens issue d’un cursus de fac/rapport au gens sortie d’ecoles d’inge.

                  et peut-etre que oui faire une selection a l’entree des facs ne serait pas un mal et revaloriserait les diplomes universitaires...qui ne valent plus grand chose.


                  • mariner valley (---.---.64.122) 12 juin 2006 11:45

                    @Marie Pierre

                    « autant pour moi »ou « au temps pour moi » car je viens de voir sur internet que la reponse n’etait pas claire.


                  • chtitecreme (---.---.100.146) 12 juin 2006 21:54

                    La sélection se fait forcément ! Toute le monde ne rentre pas en M2R d’astrophyique ou de nucléaire. La sélection se fait juste au fur et à mesure. On a les même profs qu’en école d’ing. mais le diplôme n’a pas la même valeur. Pourtant dans le travail, on peut pas dire qu’on soit plus incompétent et ça je le vérfie tous les jours en stage.


                  • Forest Ent Forest Ent 12 juin 2006 11:51

                    Article sans substance, se contentant de répondre idéologiquement à un point de vue. Pas d’information. Pas d’enquête. Où est-il démontré que l’on peut « quadrupler les effectifs des BTS » ? Dans quels secteurs ?

                    Quelle « gouvernance » est proposée ici ? L’a t elle été en pratique ? Qui y fait obstacle ? Quel est et a été le rôle du politique ?


                    • gage (---.---.116.11) 12 juin 2006 11:51

                      on pourrait aussi réfléchir à une politique de numerus clausus plus généralisé. Car quel sens cela a t il de former 40% des étudiants en psychologie d’Europe ????? Et puis quelle est la fonction in fine de l’université : fournir un savoir désinteressé ou former de futurs agents économiques ? Car finalement ce dilemme n’est toujours pas résolu. Si l’on fournit avant tout un savoir, il faut l’assumer et alors on doit arreter de nous bassiner avec « ces jeunes diplomés qui ne trouvent pas d’emplois », car ce sont en fait de faux diplomés, ou des diplomés pour le fun, dans le sens qu’ils sont diplomés pour eux mêmes et pas pour répondre à une demande du marché de l’emploi


                      • Adolphos (---.---.59.170) 12 juin 2006 12:05

                        « car ce sont en fait de faux diplomés, ou des diplomés pour le fun, dans le sens qu’ils sont diplomés pour eux mêmes et pas pour répondre à une demande du marché de l’emploi »

                        D’accord mais dans ce cas la la collectivité n’a pas à financer leur amusement. Il est claire qu’il faudrait rendre les Universités payantent pour éviter ce genre de conneries. Ca forcerait les étudiant à réfléchir à deux fois avant de se lancer dans des études sans avenir. Par ailleur (pour les études de formation) il faut suprimer le Bac est instituer un systéme de selection global, qui permet aux universités de choisir leur étudiants en fonction des notes d’un concours, comme aux States. Et bien sur, il faut suprimer le status de fonctionnaires de tout les salariés de l’université, qui n’a aucune raison d’être.


                      • loisy (---.---.209.225) 12 juin 2006 13:52

                        Pour Adolf, il faudrait repasser à l’école primaire pour apprendre à rédiger en français et à raisonner...


                      • Adolphos (---.---.59.170) 12 juin 2006 14:03

                        « Pour Adolf, il faudrait repasser à l’école primaire pour apprendre à rédiger en français et à raisonner... »

                        Tu feras une excellente secretaire. N’hésite pas à corriger mes fautes, pour t’entrainer.


                      • parkway (---.---.18.161) 12 juin 2006 14:36

                        effectivement, l’« Education » nationale est là pour donner une « éducation », pas des agents économiques !


                      • parkway (---.---.18.161) 12 juin 2006 14:38

                        à loisy

                        ne pas réôndre à adolphos est le meilleur moyen pour qu’il disparaisse de la circulation, chose souhaitée par une majorité de blogueurs sur agoravox ;

                        C’est d’ailleurs peut-être une taupe provocatrice des RG qui veulent savoir ce que pensent les gens...


                      • (---.---.9.230) 12 juin 2006 16:22

                        Ce qui signifie qu’un diplôme délivré par l’Education Nationale (sanction de l’atteinte d’un certain niveau accadémique)ne confère aucun droit automatique à un emploi (qui relève de la sphère purement économique).


                      • loisy (---.---.123.138) 12 juin 2006 18:16

                        Adolf ,es-tu une taupe ? AVOUE !!


                      • gage (---.---.116.11) 12 juin 2006 12:14

                        @ Adolphos : en effet la collectivité paie pr des gens qui n’ont rien à faire à l’université. En biologie, où j’ai eu l’occasion de donner des cours, le niveau en 1A et 2A est absolument lamentable. nous accueillons par exemple un nombre importants d’étudiants non francophones qui n’ont absolument pas le niveau requis ; cela aboutit à des situations absurdes où ils vont perdre 2 ou 3 ans à galérer pour rien...


                        • Adolphos (---.---.59.170) 12 juin 2006 12:30

                          A Nanterre, ou ils acceuillent plein de Licence « Afrique », ils les obligent carrément à repasser le DEUG.. Pas sur que ca donne cependant de trés bon résultat.

                          Les Diplômes sont démonétisés, en vertus de quoi, un BAC+5 éco, (Histoire vrai) en est réduit un an aprés avoir terminé ses études à.. faire le ménage la nuit dans des locaux d’une grande compagnie ! Et plein sont au chomage depuis 1 an, 1 an et demi... On trouve maintenant des caissiéres BAC+3. Etonnez vous qu’un jour ou l’autre les gens soit furieux. On leur à vendu des études, et ils se sont fait avoir. Quand aux Africains, ils ne pensent qu’à se barrer aux USA dés qu’ils ont terminé..

                          (Certes, le rôle corosif du chomage joue, car sinon plein de gens ne feraient pas d’étude, mais travailleraient immédiatement, like in GB).


                        • parkway (---.---.18.161) 12 juin 2006 14:39

                          ne pas réôndre à adolphos est le meilleur moyen pour qu’il disparaisse de la circulation, chose souhaitée par une majorité de blogueurs sur agoravox ;

                          C’est d’ailleurs peut-être une taupe provocatrice des RG qui veulent savoir ce que pensent les gens...


                        • Adolphos (---.---.59.170) 12 juin 2006 14:42

                          « C’est d’ailleurs peut-être une taupe provocatrice des RG qui veulent savoir ce que pensent les gens... »

                          Tu es si important, ton opinion compte tellement qu’effectivement, les RG m’ont envoyé pour dresser un dosier complet sur toi et tes « pensées ». Qu’elle intelect ! Comment m’as-tu repéré ?!


                        • Utopies (---.---.222.246) 12 juin 2006 12:24

                          Votre article comporte comme toujours beaucoup d’idées intéressantes et tout à fait cohérentes sur le plan de la gestion, mais je le regrette, moins sur le critère d’une vision d’ensemble.

                          La France est déjà l’un des pays où le diplôme a le plus d’importance pour le reste de la vie professionnelle, et le recrutement des grandes écoles est connu pour son manque de diversité sociale et ethnique. Au moment où l’on parle d’une rupture entre les français et « leurs élites », je ne vois pas en quoi transformer les universités en « mini-grandes écoles » fera avancer la situation. La sélection et l’augmentation des droits d’inscription auront pour seule conséquence de générer plus encore de ces externalités consécutives à la panne de notre ascenceur social. Je dis bien d’ailleurs en mini-grandes écoles car les mesures que vous préconisez ne pourront créer les conditions d’une véritable concurrence entre universités et grandes écoles...

                          Université tristesse... oui quand on voit le refus de certains de professionnaliser les enseignements ou encore de mettre en place des mesures simples et pas si couteuses pour améliorer la vie des étudiants (cours disponibles en ligne,...). Mais tristesse avant tout quand on voit l’absence d’ambition de la France sur le plan du financement de la recherche et de l’enseignement supérieur. Au moment où la mondialisation s’oriente vers une concurrence de la matière grise, les propositions les plus « réformistes » sont une réduction malthusienne du stock de cerveaux disponibles pour cause de déficit de l’Etat...

                          Je crains que dans les années à venir nous ne subissions nous aussi notre « étrange défaite », protégés par les remparts de nos grandes écoles élitistes, de notre refus d’un investissement public massif dans l’enseignement supérieur et de notre pacte de stabilité et de croissance !


                          • Marie Pierre (---.---.1.168) 12 juin 2006 12:33

                            Financement massif du supérieur : ne pas faire de sélection à l’entrée conduira toujours à davantage d’investissement. Et on mentira aux jeunes en leur faisant miroiter un diplôme dont personne ne veut.

                            Etudier dans une filière sciences humaines ne débouche que rarement sur un emploi. En revanche, ce diplôme permet ensuite de suivre des formations professionnelles et de passer des examens débouchant sur du boulot. Il est vrai que la formation généraliste de l’université est de bon niveau, à condition de la considérer justement comme généraliste, donc tremplin vers d’autres formations.


                          • Adolphos (---.---.59.170) 12 juin 2006 12:38

                            « Financement massif du supérieur : ne pas faire de sélection à l’entrée conduira toujours à davantage d’investissement. Et on mentira aux jeunes en leur faisant miroiter un diplôme dont personne ne veut. »

                            De toute façon, étant donné l’état des finances publics, ce genre de délire va bientôt s’arreter de lui même...


                          • parkway (---.---.18.161) 12 juin 2006 14:45

                            utopies

                            si vous voulez investir massivement dans l’éducation nationale, vous n’êtes pas en phase avec nos dirigeants actuels et certains économistes qui veulent faire des économies sur la fonction publique qui coûte cher et qui n’est pas rentable...comme les hopitaux et la santé publique !

                            j’espère que vous voterez pour ceux qui défendent votre idée, comme moi !


                          • Adolphos (---.---.59.170) 12 juin 2006 14:57

                            « si vous voulez investir massivement dans l’éducation nationale, vous n’êtes pas en phase avec nos dirigeants actuels et certains économistes qui veulent faire des économies sur la fonction publique qui coûte cher et qui n’est pas rentable... »

                            Absolument. Il n’y a aucune raison que le fonctionnaires français soit un bloc d’improductivité : ses collégues étrangers lui font honte. Il faut donc augmenter la productivité du fonctionnaire et qu’il marche au rendement. La fonction public, ce n’est pas pour glander.


                          • Marie Pierre (---.---.1.168) 12 juin 2006 12:24

                            Augmenter les effectifs en BTS ou DUT ? OK, simplement pour entrer dans ce cursus, il faut passer les sélections et avoir un bac avec mention.

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