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USA - Emprunts Étudiants aux alentours de 1 000 000 000 000 $

Les prêts des étudiants américains seront-ils l’origine de la prochaine crise économique mondiale ?

Aux USA, la totalité des emprunts étudiants avoisine 1 Billion de dollars (1 trillion en anglais). Soit plus que la totalité des dettes liées aux cartes de crédit aux USA.

Pour assurer leurs études, les étudiants américains s'engagent maintenant dans des emprunts deux fois plus important qu'il y'a dix ans.

En 2007, les défauts de paiement sur ces emprunts étaient de 6,7%.
En 2009, ils sont passés à 8,8%.

Malgré les milliards injectés dans l'économie depuis 2008, la récession pointe à nouveau son nez.
Les étudiants risquent donc de se retrouver sans emploi, ou d'occuper des postes moins rémunérateurs que leur formation laissait espérer.

Le risque de défaut sur ces emprunts, déjà élevé en 2009, devrait vraisemblablement explosé en 2011/12, pour froler les 10%. Soit 100 000 000 000 de dollars (100 milliards).

Par la magie des nouveaux véhicules financiers (titrisation), les banques émettrices de ces emprunts ont transféré les risques à d'autres établissement financiers : banques, caisses de retraite, assurances... à travers le monde.

Exactement comme avec les "Subprime lending", à l'origine de la crise de 2008.

A la différence de la crise des subprimes qui reposait sur des biens immobiliers, il ne sera pas possible de se ré-approprier les "biens gagés" : l'avenir des étudiants.

Entrainant de fait, une nouvelle crise mondiale : La crise de l’éducation à crédit ... pour du travail qui n'existe pas.


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43 réactions à cet article    


  • njama njama 25 octobre 2011 10:14

    Le « modèle » américain des universités : Change we can’t believe in
    Bradley Smith.Paris, 15 mai 2009

    Un changement est en train de s’effectuer sous nos yeux dans de nombreux pays, y compris la France, qui consiste à réformer les systèmes de l’enseignement supérieur et de la recherche en s’inspirant plus ou moins directement du « modèle » américain.
    [...]
    II. LE « MODÈLE » AMÉRICAIN DES UNIVERSITÉS
    1. Le prix du savoir-marchandise universitaire.
    Dans les universités publiques, les frais d’inscription vont en général de trois à dix mille dollars par an pour fréquenter une université dans son État de résidence. Si l’on veut fréquenter une université qui se situe dans un autre État, il faut ajouter à ces frais entre dix et quinze mille dollars par an de plus. Quant aux frais de logement pour ceux qui habitent sur le campus, ils coûtent généralement autour de huit mille dollars, que l’université se trouve dans son État de résidence ou non.

    Dans les universités privées, les frais d’inscription vont en général de dix à trente-cinq mille dollars par an — sans distinction d’État de résidence —, avec des frais de logement qui coûtent aussi autour de huit ou dix mille dollars par an.

    On peut facilement imaginer combien j’ai apprécié, en arrivant à la Sorbonne, à la Sorbonne, les droits d’inscription qui ne dépassaient pas les deux cents euros par an !

    2. L’endettement des étudiants américains.
    « Les deux tiers (65,7 %) des étudiants américains finissent leurs études de Bachelor [équivalent Licence universitaire] avec une certaine quantité de dette, et le montant de la dette des nouveaux diplômés ayant demandé des prêts étudiants s’élève en moyenne à 19 237 dollars […] selon le National Postsecondary Student Aid Study (NPSAS) de 2003-2004. » Pour ma part, après seulement trois ans d’études à l’université, j’étais déjà dans la moyenne. Selon le classement des universités américaines de U.S. News and World Report, les universités dont les étudiants sont les plus endettés laissent les deux tiers de leurs diplômés avec autour de 35 000 dollars de dette en moyenne[13]. Et selon Fedaid.org, « les étudiants en Master, en Doctorat et dans des programmes professionnalisants s’endettent encore davantage, avec une dette supplémentaire qui va de 27 000 à 114 000 dollars selon la matière[14]. »


    • Robert GIL ROBERT GIL 25 octobre 2011 10:27

      le reve americain a pris une belle claque, Reagan avec ses reformes fiscales a mit fin a ce reve.
      Les effets pervers de toutes ses reformes, ils les subissent maintenant de plein fouet......
      http://2ccr.unblog.fr/2010/11/21/modele-americain/


      • Alpo47 Alpo47 25 octobre 2011 10:57

        Et voilà comment on fabrique une nouvelle classe « d’esclaves dociles » qui vont devoir commencer par rembourser leurs études.
        Par contre, les enfants des classes supérieures n’ont pas ce souci. Elle est pas belle, la société qu’on nous met en place ?


        • Traroth Traroth 25 octobre 2011 11:44

          La vie à crédit, voila le « rêve américain » !


          • Jean-paul 25 octobre 2011 17:38

            @Traroth
            Quand vous avez 5000 $ de credit a payer par an ,vous etes motive pour reussir vos etudes( make your dream come true ) ,c’est un investissement .Donc en principe vous choisissez un secteur de l’economie qui va vous permettre de trouver du travail a la fin de vos etudes et ainsi rembourser votre credit .


          • Jaco 25 octobre 2011 11:48

            Pour un premier article, Patrice, vous mettez directement le doigt là où ça fait mal.
            Effectivement, quand un étudiant rembourse son prêt, ça fait du benef pour la banque. Quand il ne le rembourse pas, bim, c’est de la perte pure. Avec les crédits immobiliers, les banques saisissent la maison. Mais quand l’investissement est immatériel (connaissance), que récupèrera la banque ?
            Rien.
            Ca va faire quelques trous comptables, encore et encore...


            • bigglop bigglop 25 octobre 2011 12:20

               Bonjour à tous,

              Excellent article Patrice qui démontre que l’endettement à outrance, de l’ordre de 95 % des revenus aux USA (y compris la nourriture) démontre l’absurdité de ce système que les marchés et les banques mondiales veulent imposer au monde.

              Pour @Robert Gil, un petit historique de la dérégulation financière :

              La situation dans laquelle nous sommes est le résultat des décideurs politiques et économiques qui ont dévoyé l’esprit des membres fondateurs de l’Europe mais aussi par la dérégulation des systèmes financiers et bancaires sous Reagan et Clinton aux Etats-Unis.

              AUX USA :

              Faisons un peu d’histoire. Ronald Reagan a provoqué le dérégulation des marchés financiers en supprimant les accords de Bretton Woods (1944) et valorisant un once d’or pour 35 dollars, ce faisant les échanges internationaux dépendaient de la valeur d’une monnaie nationale, le Dollar.

              Un privilège exorbitant !!!

              De plus, ce même Reagan a provoqué la dérégulation du mécanisme du Glass-Steagall Act de 1933 connu sous le nom de Banking Act, qui a induit une une crise du prêt et de l’épargne par l’acte de déréglementation d’établissements de dépôt et de commande monétaire de 1980 et la Garn-Rue. Loi d’établissements de dépôt de Germain de 1982 .

              Bon élève, Bill Clinton achéve la dérégulation, la dérèglementation des activité financières par le Gramm-Leach-Bliley Act Financial Services Modernization Act de 1999, qui met fin à la distinction en vigueur depuis 1933 entre les banques de dépôt, les banques d’investissement et les compagnies d’assurance (et permet ainsi la fusion menant à la création du conglomérat Citigroup), et le Commodity Futures Modernization Act de 2000,

              La technique financière de la titrisation est apparue dans les années 1960, consistant à transférer des actifs financiers, des créances (factures, prêts), en les transformant après passage par des entreprises ad hoc en titres financiers émis sur les marchés de capitaux. Elle a dérivée pour le risque financier de lié en une titrisation synthétique qui a conduit à la crise des subprimes de 2007.

              Certes, Barack Obama tente d’imposer un Glass-Steagall 2, par le Dodd–Frank Wall Street Reform and Consumer Protection Act de juillet 2010, mais il ne permet pas de lutter efficacement contre le caractère systémique de cette crise car il a été vidé de sa substance par le « saucissonage ».


              • picpic 25 octobre 2011 12:21

                Vous pensez quoi ? C’est nous qui payerons voilà tout...
                Mais surement pas les banques vous rêvez...


                • Jaco 25 octobre 2011 12:42

                  L’interview de François Asselineau, Inspecteur Général des finances :
                  http://www.youtube.com/watch?v=Pt_e_6Ae5Tc
                  (Août 2011)


                  • Jason Jason 25 octobre 2011 15:56

                    Oui, tout cela est connu. La formation est payée par la communauté (ou les citoyens) et personne ne s’intéresse à cet énorme détournement de ressources qui bénéficie en grande partie aux entreprises.

                    Oui, bien sûr, les esprits malins diront qu’une meilleure formation signifie un meilleur salaire. Mais pour combien de temps ? Alors que l’économie de marché met en avant les risques financiers, personne ne prend jamais en considération les risques de la formation qui peut devenir caduque ou inutile en cas de crise de l’emploi. Cela n’intéresse personne. Question d’habitude.

                    Que ce soit aux USA ou en Europe, ou dans le monde, le problème est le même. Les USA n’exposant que le côté le plus spectaculaire du problème, dans une soumission aveugle aux diktats des entreprises.

                    Réveillez-vous braves gens ! 


                    • paul 25 octobre 2011 16:32

                      Si la jeunesse dynamise souvent les mouvements de contestation ( manifs géantes contre la guerre du Vietnam aux E.U.), il est urgent pour les classes dirigeantes ( corporatocratie ou oligarchie ) de la faire rentrer dans le rang : un endettement important est le moyen le plus simple pour la réduire au silence .
                      L’endettement moyen d’un étudiant américain est de 25.000 dollars, mais il n’est pas rare qu’il atteigne 100.000 dollars : de quoi les rendre « raisonnables » .
                      Il y a 1 an , 4000 étudiant anglais avaient manifesté contre le triplement des frais d’inscription .

                      Pour obtenir la docilité des jeunes gens, il faut s’y prendre le plus tôt possible .C’est ainsi que sous l’ère Reagan, une association de psychiatres avait prévu de déceler chez l’enfant et l’ado «  les troubles oppositionnels avec provocation » : ça ne vous rappelle rien ?

                      Je voulais juste souligner que si l’endettement ralentit beaucoup la contestation, une certaine école, avec ses tests normatifs, l’apprentissage à la passivité, à la soumission, accentue la perte d’esprit crique, à la curiosité . Exit la contestation .Ceci en dépit de la bonne volonté des enseignants .

                       http://blog.emceebeulogue.fr/post/2011/08/07/Pourquoi-la-jeunesse-aux-Etats-Unis-ne-se-r%C3%A9volte-elle-pas-Les-gouvernements-successifs,-aux-ordres-du-Grand-Capital,-y-ont-veill%C3%A9&nbsp ;


                      • Jason Jason 25 octobre 2011 17:25

                        @paul,

                        Vous avez raison, l’endoctrinement, condition sins qua non du bon fonctionnement de l’économie de marché. Qui dira le coût de 12 à 15 ans de formation (la fameuse scolarité +++), coûts socio-économiques ?

                        Cela n’intéresse personne, tant le pli est pris. Il n’y a même pas le début d’une réflexion sur une possible unité de compte dans tout ce bazar.


                        • Jean-paul 25 octobre 2011 17:45

                          @l’auteur
                          Vous ne parlez pas du fameux credit score avec ses points .Le plus important aux USA .A defaut de paiement l’etudiant ne pourra plus demander aucun credit dans le futur ( maison ,voitures etc..)


                          • Indyes Indyes 25 octobre 2011 20:16

                            Le credit score, je l’ai découvert, en tant qu’immigré français au Quebec.. Comme tu n’a pas d’antécédent bancaire, il t’est impossible d’avoir accès à la carte de crédit, au crédit à la consommation etc... Pour moi ce n’était pas un problème j’avais d’autre projet de vie que d’acheter une bagnole à crédit et mes études était déjà terminées.

                            Mais je me met dans la peau de ces jeunes diplômés Nord Américains sortant d’études couteuse et se retrouvant sur un marché de l’emploi sans aucune perspective dans leur domaine.

                            Leur défaut de paiement se traduit directement par une fermeture de toute perspective de financement de projets personnels, ce qui les met de facto dans une position d’exclusion au reste de cette société...

                            Comment ne pas devenir défiant vis à vis d’un tel système par la suite ?


                          • frédéric lyon 25 octobre 2011 17:46

                            La part des emprunts bancaire dans le financement des études universitaires américaines ne cesse de diminuer, les prêts sont remplacés par des dons pur et simple (grants).


                            C’est déjà le cas pour les universités les plus prestigieuses (et les plus riches). D’ailleurs la plus grande partie des donations volontaires reçues par les universités de la part de leurs anciens élèves entrés dans la vie active, qui s’élèvent à des dizaines de milliards de dollars par an, sont consacrées au financement des études des étudiants les plus pauvres.

                            Mais il y a une contrepartie qui est que les universités ne reçoivent en leur sein que les étudiants les plus brillants qui méritent vraiment de faire des études universitaires, les dossiers scolaires sont épluchés à la loupe lors de la sélection des candidats.

                            Il faut noter à ce propos que l’épluchage des dossiers des candidats se fait toujours sans prendre en considération les revenus de l’étudiant ou ceux de sa famille, étant entendu que si vous êtes admis vous bénéficierez toujours d’une aide suffisante, si besoin est, pour pouvoir compléter votre cycle d’étude (quatre ans pour les bachelors (licence) et plus pour les masters (doctorat) et les post docs).

                            Et cette aide est de plus en plus rassemblées sous forme de dons.

                            Le système américain est donc beaucoup plus juste que le système français qui est quasiment gratuit, même pour les riches, et qui admet n’importe quel bachelier, même à moitié analphabète, dont la moitié abandonneront leurs études en cours de route après avoir coûté cher à la collectivité et aux contribuables, qui payent des impôts sous peine d’amende en cas de défaut de paiement !

                            • Anonymous Republic Punisher Robert de Nowhere 26 octobre 2011 01:13

                              Déjà en France il n’y a que 25 % d’une classe d’âge qui arrive à la fac, alors ces « glandeurs » qui coûtent aux contribuables font déjà un peu partie d’une pseudo « élite » en soi, mais non selon vous une bonne partie sont des analphabètes... de plus en France il y a malgré tout un excellent niveau, surtout des lycée comparé aux autres pays (on est un des pays avec le plus d’heures de cours dans le secondaire) le deuxième niveau mondial je crois après le Canada et peut être le Japon. Et malgré tout on abuse du redoublement et celà bien avant même la fac et l’orientation est inadéquat envoyant tjrs les meilleurs vers la filière scientifique comme si on allait créer des millions d’ingénieurs, là où il y a bcp de redoublements malgré que ce soit réputés être les meilleurs... De plus faire des études de nos jours n’est pas gratuit et beaucoup d’étudiants travaillent. Quand on voit à quoi servent les élites de nos jours on voit que ça sert d’être « intelligent »...
                              Les élites servent surtout à reproduire une classe de serviteurs des dirigeants de ce monde alors moi je pense que ceux qui sélectionnent dans ces universités c’est les plus lèches culs et peureux, parce que si on a peur d’avoir une sale note on a pas fini d’avoir peur dans la vie et d’être maléable à souhait !!!


                            • Jason Jason 25 octobre 2011 18:33

                              @ frédéric lyon

                              Parmi les « grants » (dons) il faut citer les fondations telles Rockefeller, Fullbright, Mellon, etc., mais cela ne s’adresse qu’à un petit nombre.

                              Si j’ai bien compris votre dernier paragraphe, l’enseignement supérieur français serait mauvais parce qu’il est gratuit (ou presque) ?

                              Mais dans les deux cas de figure, il reste vrai que la formation n’est jamais analysée dans son ensemble sous son angle socio-économique à l’intérieur de l’économie de marché.

                              La question brûlante reste posée et que tout le monde élude : quel est l’apport (en équivalent capital ou unité de compte) de ce savoir dans l’économie. Il y a bien eu les efforts de Gary Becker avec sa notion de « capital humain », mais il a été discrédité.


                              • Jean-paul 25 octobre 2011 18:41

                                Taux d’echec de 1ere annee d’universite en France entre 40 et 50% .


                                • Jean-paul 25 octobre 2011 18:50

                                  Les etudiants apprecient ils d’avoir des universites gratuites en France ?
                                  S’ils devraient faire des emprunts pour payer leurs etudes seraient ils plus motives ou demotives ?Dans ce cas la choisiraient ils un secteur de l’economie avec un faible % de chomage ?


                                  • njama njama 25 octobre 2011 20:10

                                    @ Jean Paul
                                    Les étudiants apprécient ils d’avoir des universités gratuites en France ?

                                    C’est un gag votre question ?
                                    je vous trouve un peu lourd ...


                                  • Annie 25 octobre 2011 20:24

                                    Je connais moins la question des universités américaines que britanniques, mais comme celles-ci viennent de faire passer les frais universitaires annuels de 3000 livres sterling environ à 9000, il y a déjà (alors que cette augmentation n’entrera en vigueur que l’année prochaine) une baisse de 20% des inscriptions universitaires cette année. Un étudiant qui a obtenu sa licence doit rembourser environ 24.000 livres sterling, puisque le gouvernement britannique ne fournit aucune bourse (sauf pour les plus pauvres), simplement des prêts remboursables à 9% pour les études et le loyer (3000 pour l’un et 3000 pour l’autre pour une année) à partir d’un seuil de revenus qui est aux environs de 15.000 livres sterling. Le taux de chômage des étudiants diplômés se chiffre à 28%. Les chiffres de remboursement sont inconnus, mais il est estimé qu’environ 10% des étudiants ne remboursent pas leurs prêts ou les remboursent le plus tard possible. Un exemple à ne surtout pas suivre pour la France.


                                  • Jean-paul 25 octobre 2011 21:59

                                    @njama
                                    Comment expliquez vous les 40-50% d’echec la premiere annee ?


                                  • njama njama 25 octobre 2011 23:37

                                    @ jean paul

                                    Le taux d’échec varie selon les filières. Prenez médecine par exemple, c’est l’hécatombe en première année. En fait c’est un concours ... (numérus clausus). Les Prépas, idem ...
                                    bac idem également, 30 /35 % d’échecs environ ...
                                    Il y a échecs par incapacité, insuffisance, ou inadaptation, et échecs par sélection. Les statistiques, d’accord, mais il faut creuser le problème.
                                    N’y-a-t-il pas un échec du système également ? un manque de passerelles d’une filière à une autre ... histoire que ce ne soit pas du temps (et de l’investissement formation) perdu.

                                    Sur le coût des études, puisque je vous ai titillé sur la gratuité, y-a pas photo ... ou alors un étudiant est vraiment con de casser sa tire-lire pour faire des études.
                                    Il ne la cassera pas la plupart du temps, les prêts étudiant comblent ce que les parents ne peuvent pas payer.
                                    Beaucoup d’étudiant travaillent à mi-temps ou temps partiel.
                                    Pour notre cas personnel, 3 enfants, sans gratuité des frais d’inscription, et bourses, ils n’auraient simplement pas fait d’études supérieures. Ma fille aîné voulait faire une école de commerce après son bac. Nous n’avions pas les moyens de payer, elle est allée en fac d’économie, et a fini par obtenir un Master Management International Europe-Amérique latine (fac de Lille et Bayonne), son frère est ingénieur (école publique). Les deux bossent dans leur domaine respectif. La troisième a pour l’instant une Licence de Com. ... mais, comme nous ne pouvions plus bénéficier de bourses pour elle (histoire de quotient familial/ /écart d’âge ave les deux ainés) pour arrondir les fins de mois (argent de poche), elle bossait à temps partiel à Carrefour comme caissière ...
                                    Alors oui, je suis assez scandalisé par le système américain ou anglais (post d’Annie ci-dessus) ...
                                    Que les impôts (les contribuables) financent en grande partie le système éducatif dans toutes ses composantes, cela ne me choque pas du tout, je trouve ça assez normal. Au moins cela me paraît être de l’argent bien employé puisqu’il construit l’avenir ...
                                    S’ils devraient faire des emprunts pour payer leurs études seraient ils plus motives ou demotives ?
                                    C’est un faux problème ! la (vraie) motivation ne se situe pas là. Croire que s’ils payaient de leurs deniers (n’oubliez pas beaucoup le font plus ou moins déjà en partie) les feraient plus bosser, j’en doute ! Je ne dis pas que ce serait une mauvaise réponse pour certains, mais elle ne concernerait que des cas très marginaux d’étudiants ... immatures peut-être ? ou « indécis » sur leur choix ... de là à en faire une généralité !!!!!!!

                                    Actuellement la propagande (en vue de privatiser le secteur) est de discréditer ouvertement l’enseignement universitaire, et de vouloir « classer » les universités. Nul doute que les premiers de classe seront des universités privées, les dés sont pipés .


                                  • frédéric lyon 26 octobre 2011 10:16

                                    Il ne faut pas confondre les « grants » qui sont mis en place par les universités elles-mêmes sur leur fonds propres, notamment les plus importantes (et les plus riches), d’une part. 


                                    Et les bourses (Fullbright, Mellon, Rhodes, etc.), d’autre part, qui viennent éventuellement en complément. Ces bourses sont des systèmes anciens, qui existent toujours, mais qui sont dépassés aujourd’hui.

                                    Un exemple : Harvard.

                                    Le coût annuel moyen des études pour acquérir une licence à Harvard est estimé à 49,000 dollars environ (tout compris : études, logement et nourriture), les étudiants admis (sans considération de ressources) dont les parents déclarent un revenu inférieur à 60,000 dollars par an ne payeront rien, ceux dont les parents ont des revenus compris entre 60,000 et 80,000 dollars ne payeront que quelques milliers de dollars par an (montant variable en fonction de certains critères financiers). Ceux dont les parents ont des revenus déclarés supérieurs à 180,000 dollars payeront plein pot.

                                    Au total, pour l’année 2009, l’Université d’Harvard a offert un total de « grants » de 414 millions de dollars à l’ensemble de ses étudiants de premier cycle (licence). 

                                    Ces « grants » représentent 88% des besoins de financement des étudiants pauvres (encore une fois : tous frais compris), les emprunts bancaires ne représentent que 8% des besoins de financement environ,et les emplois fournis aux étudiant ne représentent que 4% des besoins de financement.

                                    Il est évident que l’Université d’Harvard, qui est l’une des plus prestigieuses et aussi une des plus sélectives, est très riche (comme toutes les universités américaines les plus sélectives et les plus réputées, d’ailleurs). Ces universités gèrent des capitaux qui se chiffrent par dizaines de milliards de dollars, capitaux qui leur proviennent de donations faites par d’anciens étudiants (80% des anciens étudiants font des dons d’importance variable CHAQUE année), capitaux dont les revenus permettent de faire beaucoup de choses en ce qui concerne la qualité des locaux et des équipements, de l’enseignement, de l’aide financière aux étudiants, du logement, etc.

                                    Mais il n’en demeure pas moins que la tendance est générale aux USA qui consiste à alléger le poids des dettes des étudiants les plus pauvre à la sortie de l’université, en substituant des dons aux traditionnels prêts bancaires.

                                    Car les américains sont des humains comme les autres, qui trouvent injustes que les étudiant méritants, mais pauvres, soient chargées d’une dette bancaire à la fin de leurs études alors que les étudiants des classes plus riches ne le sont pas.

                                    soit dit en passant, il y a beaucoup d’étudiants originaires d’Asie (Chine, Inde) ou d’Amérique du Sud (Mexique, Colombie, Argentine) qui proviennent de pays où les revenus et les niveaux de vie sont loin d’atteindre les niveaux aux USA, et qui ne pourraient pas faire d’études dans les bonnes universités américaine si ces « grants » (qui sont le plus souvent ouverts aux étudiants étrangers) n’existaient pas.

                                    Le seul problème (mais n’est-il pas compréhensible ?) est qu’il faut avoir un dossier scolaire en béton pour pouvoir entrer à Harvard.

                                    Alors ? 

                                    Quel est le système universitaire le plus juste, le français ou l’américain ?

                                    Mon avis est que ça se discute !! 

                                    • njama njama 26 octobre 2011 11:53

                                      Dans quelle mesure le marché devrait-il « subir » et être pénalisé par les engagements pratiqués par des banques et organismes de crédit américains ? titres gagés sur le marché.
                                      sachant que ce type de prêt étudiant, fondé sur la seule valeur immatérielle d’un diplôme, est accordé (assez facilement) sans usuelles garanties bancaires (caution(s) solidaire(s) ...) sur des durées pouvant aller jusqu’à 20 ans ... (ce qui revient à payer avec les intérêts, entre deux à trois fois le prix de ses études).
                                      Les défauts de paiement sur ces emprunts (peu importants en pourcentage en fait) ne devraient-ils pas être supportés par les organismes prêteurs eux-mêmes ? Cela paraîtrait plus logique.

                                      Kristin Cole, une jeune diplômée de l’université du Michigan, doit 110 000 euros à des organismes de prêts étudiants privés et publics. Ses remboursements mensuels, qui s’élèvent aujourd’hui à 430 euros, soit un quart de son salaire, passeront l’année prochaine à 570 euros.
                                      « Je ne pourrais jamais me payer un logement, je ne peux pas voyager, je ne peux rien faire, je me sens prisonnière, » dit-elle.

                                      Le Dr Paul Henri Zottola doit rembourser 1 150 euros de prêt étudiant, qui viennent s’ajouter aux 1 650 euros de son emprunt hypothécaire et aux 1 000 euros de l’ emprunt qu’il a du souscrire pour financer son installation. Le Dr Zottola, qui doit encore aujourd’hui 215 000 euros au titre de son emprunt étudiant, prévoit que « pour les dix ans qui viennent tous mes revenus seront mobilisés. »
                                      lien ici


                                      • Jean-paul 26 octobre 2011 15:35

                                        @njama
                                        Tout d’abord felicitations a vos 3 enfants ,mais comme vous dites il y a des prets en France pour faire ses etudes ,tout n’est pas gratuit..En parlant de gratuite vous dites nos impots sont ainsi bien employes .Si les Americains connaissaient tous les impots et chargessociales que l’on paye ils seraient horrifies .
                                        USA -France 2 mentalites completement differentes .La bas des l’age de 12 ans les parents economisent pour payer les etudes ( le futur) de leurs enfants .
                                        Vos exemple Kristin Cole doit rembourser 1100000 dollars de prest etudiants .430 dollars par semaine son salaire soit du 10 dollars /heure salaire d’une femme de menage .Son salaire devrait etre au moins de 35 dollars/heure .110000 dollars de pret elle est au moins ingenieur ,cadre ,docteur,etc...
                                        pour le docteur Zottola quand vous voyez les salaieres des docteurs aux USA la je rigole .
                                        Pour un veterinaire c’est 300 a400 dollars la consultation ( prise de sang et radio inclus )
                                        Bref les etudes c’est avant tout un investissement .
                                        Quant au defaut de paiement votre credit score est alors tres faible ce qui ne vous offre plus de possibilites de credit et sans credit aux USA vous n’existez pas .


                                      • njama njama 26 octobre 2011 18:35

                                        @ Jean Paul
                                        Le système français en terme de coût du système éducatif n’a rien d’extravagant, il est dans la moyenne des pays des l’OCDE.
                                        Votre proposition de gratuité, si elle devait se traduire par un transfert de charges sur les familles ou étudiants, devrait impliquer en contrepartie, une diminution corrélative d’impôts (indirects pour être équitable, baisse de moitié ou presque de la TVA (130 M en 2011) par exemple, baisse de fiscalité régionale, baisse pour les entreprises également), donc >> des Recettes de l’État, et des Régions. ***
                                        Sachant qu’il s’agit de la part du Budget la plus lourde (24 % des Dépenses sur 363 M), croyez-vous sérieusement que l’État serait prêt à accepter sur du court ou moyen terme une baisse de ses Recettes de 32 %, 87 Milliards d’€uros (chiffre 2011 Enseignement et recherches) sur 271 M au total, les régions idem, quelques centaines de millions d’€uros suivant leur quote-part, ...
                                        Dans une logique de gagnant-gagnant, pour que les ménages puissent épargner et financer des études à leurs enfants, dégraisser le mammouth, veut dire dégraisser tout autant les recettes fiscales, et augmentations de salaires très importantes pour tous. Car si l’État, souhaitant se désengager complétement à terme de sa participation dans le financement de l’Enseignement, n’envisageait qu’un transfert de ses recettes actuelles vers d’autres postes budgétaires ou pour combler les déficits qu’il pratique allégrement sans vergogne depuis les années 70, ce serait ni plus ni moins qu’une gigantesque escroquerie en bande organisée, et un abus de biens sociaux caractérisé.

                                        Discuter de la fin de la gratuité de l’Enseignement, transfert public /privé, on veut bien (pourquoi fermer un débat d’idées, c’est peut-être pas idiot au fond), mais que propose l’État en contrepartie ????? puisqu’il s’exonérerait progressivement de sa charge la plus importante.

                                        ***. (Chiffres année 2004)
                                        Le financement du système éducatif a représenté 7,1% du produit intérieur brut, soit 116,3 milliards d’euros. Ce financement est assuré par l’Etat pour 63,4%, les collectivités locales participent à hauteur de 20,2%, les ménages pour 8% et les entreprises pour 6,5%. Depuis 1997, cette dépense progresse moins vite que le PIB. Le coût moyen par élève scolarisé est de 6 810 euros par an, cependant il varie de 4 600 euros pour un écolier à 8 630 euros pour un étudiant. Ces chiffres recouvrent d’autres disparités, l’enseignement professionnel est ainsi plus coûteux que l’enseignement général et un élève de classe préparatoire coûte deux fois plus qu’un étudiant en université.

                                        La part des dépenses d’éducation place la France un peu au dessus de la moyenne des pays de l’OCDE. Le coût d’un élève se situerait en dessous de la moyenne dans l’enseignement élémentaire, mais il serait bien supérieur dans l’enseignement secondaire. Sur l’ensemble de la durée de ses études, le coût moyen d’un étudiant est supérieur à la moyenne OCDE, en raison notamment d’une durée d’études particulièrement longue.http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/education-depense-qui-represente-7-1-du-pib.html


                                      • Jason Jason 26 octobre 2011 18:00


                                        @ Jean-Paul,

                                        Petit détail, les parents commencent à épargner pour les études de leurs enfants, dès leur naissance.

                                        Par ailleurs, il existe une situation de « personal bankruptcy » ou faillite personnelle qui annule les dettes d’un particulier. Mais dans quelles conditions, je ne sais pas. Maintenant, il reste à savoir si le « credit rating » en question est valable dans tous les Etats. Sans exception (à moins que vous soyez millionnaire) les banques exigent un garant (le fameux collateral), et gardent toujours le titre de propriété (maison, voiture, etc) en mains jusqu’à extinction de la dette.

                                        Mais, oui, c’est un autre système. Et, comme toujours, ça marche très bien en période prospère seulement.


                                        • Jean-paul 26 octobre 2011 21:03

                                          @ Jason
                                          exact certains parents comencent a epargner desla naissance mais dans la mentalite americaine c’est un investissement sur le futur de sa progeniture .
                                          La bankruptcy fait partiede la constitution des Etats Unis .Vous faites une petition a la court .
                                          The court annule toutes vos dettes ,apres 10 ans sans credit je crois .
                                          Le credit rating est valable dans tous les etats varie de 300 a 850 .Si vous voulez achetez une maison ,une voiture on vous demande votre numero social de securite et on a votre credit score .
                                          Le credit est approuve ou non selon votre credit score ainsi que les interets .
                                          Les banques n’exigent pas de garant mais un down paiement 10% environ vu qu’avec votre credit score les banques vous font confiance .
                                          Pour la voiture sans credit vous avez le systeme« buy here pay here » avec un down paiement ou le garage garde votre titre de propriete et si vous ne payez pas une mensualite votre voiture est reprise .


                                          • Jean-paul 26 octobre 2011 21:07

                                            @njama
                                            TVA aux USA = 6% pas de tVA sur la nourriture
                                            Dans certains etats pas d’impots sur le revenu .
                                            Freeways = autoroutes gratuites
                                            Salaire 10% de taxes
                                            Essence 3.4 dollar le gallon


                                            • njama njama 26 octobre 2011 22:05

                                              Ceci explique cela.
                                              Mon hypothèse est donc loin d’être absurde :
                                              diminution corrélative d’impôts (indirects pour être équitable, baisse de moitié ou presque de la TVA (130 M en 2011) par exemple, baisse de fiscalité régionale, baisse pour les entreprises également)


                                            • njama njama 26 octobre 2011 22:19

                                              J’ajoute, ce ne peut être qu’un simple raisonnement car comme chacun sait Dame « l’Europe » n’accepterait jamais une baisse de la TVA ... (exemple, celle sur le prix des ordinateurs du temps de Chirac, ou plus récemment toutes les difficultés liées à la baisse de la TVA pour la restauration, une bataille de plusieurs années ...)
                                              http://archives.lesechos.fr/archives/1997/LesEchos/17354-9-ECH.htm

                                              Cherchez l’erreur, braves gens.
                                              Pour les impôts directs, les États semblent souverains, mais pas pour la fiscalité indirecte !!! alors qu’elle représente presque la moitié des recettes de l’Etat (130,9 M d’€ sur 270,8 M de Recettes en 2011).
                                              Il y a comme un GROS BUG !


                                            • Jean-paul 26 octobre 2011 21:34

                                              @njama
                                              Vous ne repondez pas a mon commentaire sur vos exemple comme Kristin Cole .
                                              En France le nombre d’etudiants venant de parents ouvriers est en faible proportion malgre les universites gratuites .
                                              En fait en pratique comme vous le savez chaque etudiant est un cas a part .


                                              • njama njama 26 octobre 2011 22:02

                                                Vous ne répondez pas au mien non plus.
                                                Remettre en cause la soit-disant « gratuité » du système éducatif français (car les charges pour l’État et les Régions, ... sont lourdes, et au final les études ça ne coûte pas moins ou presque qu’aux États-Unis), allez pourquoi pas ! mais ça se discute ...
                                                Quelle contrepartie ?????
                                                Logiquement 32 % de recettes fiscales en moins pour l’Etat. Pour les régions je n’ai pas de chiffres !
                                                Vous ne trouveriez pas, je pense, logique que l’État continue à encaisser le même montant de Recettes, en s’exonérant de l’équivalent de ses Dépenses pour l’Enseignement. Enfin j’espère ... ou alors vous n’êtes pas sérieux.


                                              • njama njama 26 octobre 2011 22:37

                                                Pour le cas de Kristin Cole, comme pour celui de Docteur Paul Henri Zottola, d’après les K empruntés, cela correspond à des emprunts sur 20 ans à faible taux (environ).
                                                no comment !
                                                Impossible en France sur des durées aussi longues ! car cela ne rentrerait pas dans le cadre de prêts personnels.
                                                Devons-nous (le marché - devenu -international) supporter les « risques » pris par ces organismes de crédits américains, that is the question, et l’objet de cet article.
                                                Ce genre de créances ne devraient pas être titrisables !


                                              • Jean-paul 27 octobre 2011 03:07

                                                Kristin Cole doit rembourser110000 dolars pour un salaire mensuel de 1720 dollars par mois .
                                                Inutile de faire des etudes une femme de menage gagne plus .
                                                Quant au salaire de docteurs aux USA renseignez vous .


                                                • njama njama 27 octobre 2011 10:35

                                                  @ Jean Paul

                                                  si le salaire de la femme de ménage en France passe à 2000 € par mois, pourquoi pas un système éducatif d’études payantes ...

                                                  Et sur la diminution corrélative des Dépenses de l’État (part financement de l’Enseignement) vous dites quoi d’une baisse (obligée) des impôts de 30 % ?


                                                • Jean-paul 27 octobre 2011 14:24

                                                  La France a la pression fiscale la plus lourde au monde selon le magazine Forbes .


                                                  • Jean-paul 27 octobre 2011 15:49

                                                    @ njama
                                                    Admettons que les universites en France sont gratuites ( bourses ) et aux USA coutent 100,000 dollars .
                                                    Avec les impots et charges sociales sur salaires qu’il y a en France l’etudiant aura paye durant toute sa vie professionnelle combien de fois les 100,000 dollars de l’etudiant americain.
                                                    L’ideal etant d’etudier en France et travailler aux USA :)


                                                    • Jean-paul 27 octobre 2011 15:55

                                                      Les etudiants americains travaillent pour financer leurs etudes .

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Patrice

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