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Accueil du site > Actualités > Economie > Venezuela : l’illusion de la dévaluation

Venezuela : l’illusion de la dévaluation

Le Président Hugo Chavez a annoncé vendredi 8 janvier la dévaluation du bolivar, qualifiée d’ « ajustement », pour “renforcer l’économie, freiner les importations qui ne sont pas strictement nécessaires, stimuler les exportations.” Il avait promis il y a un an que la crise économique ne toucherait pas à un cheveu du Venezuela. Force est de constater que ses prédictions étaient fausses. Pour des raisons évidentes que la dévaluation du bolivar n’écartera pas : l’avenir des vénézuéliens n’est pas rose.

Alors que la devise vénézuélienne s’échangeait à un taux fixe officiel de 2,15 pour un dollar US depuis 2005, elle s’échange désormais en fonction de deux taux : un taux préférentiel de 2,6 pour un dollar (20% de dévaluation) pour les importations de produits de première nécessité (alimentation, médicaments, machines-outils) et un taux de 4,3 (100% de dévaluation) pour les importations à caractère non nécessaire (tabac, boissons, matériel électronique…). Suite à la déclaration la population faisait la queue dans les magasins pour acheter TV et autres ordinateurs, de manière à acheter avant l’augmentation des prix et la réduction de moitié du pouvoir d’achat de leurs économies.

Même avec un double cours pour amortir le choc, les effets pervers connus de la dévaluation vont rapidement se manifester. C’est d’abord l’augmentation « automatique » des prix qui va toucher ce pays qui importe la plus grande partie de sa consommation (jusqu’à 90% de la nourriture). Or, le Venezuela souffre déjà d’une inflation de 25% en 2009, soit la plus forte en Amérique latine. M. Chavez a pu menacer d’exproprier les commerçants qui pratiqueraient des augmentations de prix abusives, mais cela n’empêchera pas l’inévitable. Effectivement l’objectif de « freiner les importations qui ne sont pas strictement nécessaires » sera atteint. Mais contrairement à ce que pense ou décrète le président socialiste, cela n’est pas là une bonne nouvelle pour le peuple vénézuélien parce que le climat des affaires au Venezuela est très loin de permettre à des entreprises locales de prendre le relais de la production de ces importations : le dernier rapport « Doing Business » de la Banque mondiale place le pays à la 177ème place sur 183.

Ce facteur de climat peu propice aux affaires explique aussi pourquoi la croissance du pays jusqu’à la récession de fin 2009 (avec un PIB en recul de 2,9%), était en trompe l’œil. Cette croissance était fondée uniquement sur l’exportation de pétrole dont les revenus finançaient les dépenses des programmes de M. Chavez. Ainsi toute la politique du régime est fondée sur ce qu’il faut bien appeler une illusion : le développement du Venezuela socialiste n’est pas endogène, c’est-à-dire constitué par une réelle dynamique économique entrepreneuriale, mais repose sur une dangereuse dépendance à la manne pétrolière. En témoignent les chiffres : les revenus pétroliers représentent la moitié du budget et 80% des rentrées de devises du pays. D’ailleurs, alors que la région a connu une chute en valeur des exportations de -24% en moyenne en 2009, le Venezuela joue le rôle de lanterne rouge avec - 42 % : la chute des cours du brut a étranglé le pays. Tant que le Venezuela suivra la voie populiste collectiviste et refusera de mettre en place un climat des affaires favorable à la liberté de consommer, de produire et d’échanger, son développement restera fragile et précaire.

La dévaluation ne « renforcera » pas l’économie et va malheureusement permettre de prolonger l’illusion : le pétrole vénézuélien, qui sera catégorisé dans les produits pour lesquels la dévaluation est de 100 %, sera mécaniquement moins cher en dollars, ce qui permettra d’augmenter les ventes internationales et avec elles, les revenus convertis en bolivars. A la tête du 5ème exportateur mondial d’or noir, M. Chavez va ainsi conserver une marge de manœuvre pour prolonger son modèle de « développement pétro-socialiste ». Il ne semble pas faire de doute que, les élections législatives de septembre approchant, le leader socialiste doit s’employer à choyer son électorat par le biais de dépenses sociales. D’où la nécessité de remplir à temps les caisses de l’État grâce à la dévaluation.

Cette dévaluation doit être interprétée, sinon comme un aveu, comme un signe d’échec du modèle de développement de Chavez. Le Venezuela devra opérer des changements sinon il entrera dans une spirale illusionniste de dévaluations récurrentes opérant comme une drogue.

Emmanuel Martin est analyste sur www.UnMondeLibre.org.


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95 réactions à cet article    


  • Capone13000 Capone13000 15 janvier 2010 12:45

    Savez vous que les USA ont certaintement acheté massivement des bolivars de manière à pouvoir influer sur la monnaie.


    • Jean-paul 15 janvier 2010 16:35

      Capone 13000
      Vous savez tres bien que le seul acheteur du petrole venezuelien sont les USA .


    • BisonHeureux BisonHeureux 15 janvier 2010 12:51

      Tout à fait d’accord avec Capone,les Etats-Unis par le biais de la première organisation terroriste du monde:la CIA,cherchent à destabiliser par tous les moyens ce pays qui n’est pas à leurs bottes !
      La monnaie ainsi que la menace militaire sont les moyens utilisés !


      • Jean-paul 15 janvier 2010 16:58

        Le Venezuela n’a pas besoin des USA pour detabiliser le pays ,Chavez le fait tres bien .


      • sentinelle 15 janvier 2010 13:55

        @ l’hauteur

        «  »Cette dévaluation doit être interprétée, sinon comme un aveu, comme un signe d’échec du modèle de développement de Chavez. Le Venezuela devra opérer des changements sinon il entrera dans une spirale illusionniste de dévaluations récurrentes opérant comme une drogue.«  »

         vous etes docteur en quoi deja , ? niveau C.A.P propagande...

        @ bison heureux et @ capone
        bonjour

        a ce que je lis vous n’etes docteur ni l’un ni l’autre,.... heureusement......... car je suis completement d’accord avec vos commentaires....


        • Emmanuel Martin 15 janvier 2010 14:06

          A Sentinelle : Je détiens un CAP de propagande effectivement, qui me permet, outre d’écrire « auteur » sans « h », de savoir aussi prendre de la hauteur, avec un H ce coup-ci, en analysant les faits, et d’en tirer des conséquences, même si ça ne fait pas plaisir au Parti communiste. C’est donc très pratique ce CAP.


        • Talion Talion 15 janvier 2010 14:27

          Quand on attaque sur la forme et pas le fond, c’est qu’on a rien a défendre...

          Merci a l’Auteur (apparemment vous y tenez....) de m’avoir éclairé sur le vide abyssal de son argumentation.

          L’article est au même niveau : Un simple billet de propagande très probablement téléguidé.


        • sentinelle 15 janvier 2010 14:35

          @ t’inquiete l(hauteur

          si je mets un H c’est bien dans le sens Hauteur et non un auteur que vous n’etes pas puisque juste propagandiste


        • sentinelle 15 janvier 2010 14:41

          @ l’hauteur encore

          « même si ça ne fait pas plaisir au Parti communiste. »"

          lol..... oh .....l’insulte....lol....

          pour votre information ( voir dans mes commentaires archivés) je suis Gauliste ;; ;; euh un vrai ...pas comme les usurpateurs neocons comme vous.....


        • Emmanuel Martin 15 janvier 2010 14:10

          A Capone et Bison heureux. La CIA est effectivement coupable d’avoir mis le continent américain à feu et à sang, comme, au passage, les services et barbouzes de la France pour l’Afrique francophone.
          Mais faut-il remplacer un mal par un autre ? Le modèle de développement pétrosocialiste ne repose que sur la manne pétrolière, quoi que l’on puisse penser de l’action des USA.


          • BisonHeureux BisonHeureux 16 janvier 2010 10:10

            Pourquoi considérez-vous Chavez comme quelqu’un de mauvais ?Et surtout de le comparer à une organisation aussi destructrice de liberté et d’émancipation des êtres qu’est la CIA !
            Il a créé l’ALBA et a été soutenu massivement par les classes populaires en 2002 lorsque la CIA a tenté de le renverser à travers un putsch(comme au Honduras),Hugo Chavez est un président élu démocratiquement qui cherche à redonner à l’Amérique Latine son indépendance et sa liberté !
            Il a lancé un programme d’alphabétisation de la population,développe l’agriculture biologique à travers le pays et développe des relations solidaires basées sur le troc avec les pays de l’ALBA,ils viennent même de créer une monnaie d’échange appelé le SUCRE !
            Voici une petite vidéo édifiante à son sujet,c’est un magnifique discours qu’il a tenu il y a peu de temps :


          • BisonHeureux BisonHeureux 16 janvier 2010 10:13

            Voici le lien de la vidéo !!!


          • BisonHeureux BisonHeureux 16 janvier 2010 10:17

            Je ne comprends pas,le lien disparait lorsque je veux envoyer le message au site !
            http://www.dailymotion.com:80/video/xazc37_chavez-et-le-prix-nobel-de-la-paix_news

            On peut le trouver sur Dalymotion,c’est le discours « Chavez-et-le-prix-nobel-de-la-paix »


          • plancherDesVaches 15 janvier 2010 14:33

            Si vous critiquez la dévaluation, vous allez vous mettre à dos tous ceux qui veulent sortir de l’Euro...

            Bon courage...


            • Yann Amare 15 janvier 2010 14:56

              @l’auteur
              Moi qui suis docteur en connologie, je repère là un gars qui sous couvert de grande science économique stigmatise un régime qui ne convient pas à ses idéaux d’économie libérale dont on a vu récemment les résultats...C’est à dire qu’on a affaire à une bande de gangsters propres sur eux mais qui cherchent à dominer le monde et à imposer leurs produits ultra toxiques partout, des compagnies multinationales souvent étasuniennes, de véritables mafias ne reculant devant aucun crime comme exemple Monsanto. On peut les regrouper sous l’appellation « World Compagny »...

              Faites donc sur un moteur Monsanto+toxique ou arnaque ou mensonges vous verrez...


              • Emmanuel Martin 15 janvier 2010 15:26

                Il a des firmes capitalistes pourries. Dont beaucoup se sont arrangées pour récupérer l’argent des contribuables, de manière scandaleuse. Mais je ne vois pas comment ce fait peut invalider un autre fait tout aussi réel : le modèle de Chavez ne peut pas marcher.


              • Yann Amare 15 janvier 2010 16:09

                @l’auteur
                1ère arnaque fondamentale, ces « firmes capitalistes » comme vous dites possèdent toute des domiciliations dans des paradis fiscaux ce qui leur permet de frauder le fisc, donc d’arnaquer les citoyens (parce que l’état récupère sur le dos de tout le monde les recettes qui lui font défaut)...

                Les Bouygues, les Bollorés, Pinaults, Total, Loréal, Carrefour, BNP Paribas, Société Générale, GDF Suez, AXA, PSA, St Gobin, Fr-Télécom, EDF, Crédit Agricole, Renault, Auchan, pour la France (mais partout c’est pareil) toute les sociétés cotées en bourse ont des antennes dans les paradis fiscaux...Ce sont donc tous des fraudeurs donc des voleurs, et les petites entreprises sont les dindons de cette farce avec les citoyens du monde...Dites moi, si le capitalisme libéralisé ce n’est ça qu’est-ce donc ?

                On peut donc en déduire que le capitalisme c’est le vol...


              • Yann Amare 15 janvier 2010 16:23

                J’ai oublié de vous laisser ce lien très utile :

                http://fr.transnationale.org/


              • DESPERADO 15 janvier 2010 16:47

                @l’oteur
                Cet article ne rime à rien.
                Les chinois font la même chose mais dans l’autre sens.
                C’est le dollar qui est en danger pas le bolivar.


              • Croa Croa 17 janvier 2010 09:06

                « On peut donc en déduire que le capitalisme c’est le vol... »

                Je trouve Yann modéré !


              • ASINUS 15 janvier 2010 15:00

                bonjour Monsieur le docte auteur et economiste , vous etes donc de ces formidables
                penseurs qui au mieux avez participé à la crise financiere occidentale vous savez cette formidable operation de mutualisation des pertes précédée au préalable d’une privatisation des benefices , au pire vous etes de ceux qui n ont rien vu venir il est des cas on l on evite de se targuer de connaissances inutiles .Ce qui vous préocuppes desormais c est le Vénézuela est ce à dire que le desert economique et le delabrement industriel
                de l occident vous laisse desormais de marbre ,personnellement je ne voudrais guere me montrer agressif mais je pense qu ’il devrait à minima vous laisser sans voix.Pour en finir MONSIEUR L AUTEUR ET NEANMOINS DOCTEUR je trouve que la derniere crise financiere manque singulierement de banquiers de traders de conseilleurs
                d’analystes d’economistes se defenestrant se tirant une balle dans le caisson ou plus simplement la FERMANT.


                Asinus ouvrier qualifié et victime colaterale de la goinfrerie de certains et de la connerie d autres


                • Emmanuel Martin 15 janvier 2010 15:22

                  Voilà qui tombe bien, j’ai écrit aujourd’hui même la revue d’un livre qui vous éclairera que les origines de la crise : http://www.unmondelibre.org/revue_Sowell_crise_15012010
                  Vous trouverez sur le site d’autres articles que j’écrit depuis un an et demi, ainsi qu’une vidéo explicative.


                • Emmanuel Martin 15 janvier 2010 15:27

                  @ Talion et d’autres : le fond est expliqué dans l’article mais visiblement l’idée que le développement soit fondé sur de la division du travail, la production et de l’échange etc plutôt que sur la simple exploitation de ressources naturelles (comme en Algérie aussi), ne semble pas vous convaincre. Je ne peux pas grand chose pour vous donc.

                  @ Sentinelle : je ne suis pas néo-conservateur du tout.Je les ai même en horreur.


                  • wesson wesson 15 janvier 2010 16:11

                    Bonjour l’hauteur,

                    ainsi le vénézuela a dévalué sa monnaie. Et que peut-on lire ? Que les pousse-au-jouir du divin marché, les onanistes de la rente, les moines de l’inflation zéro ne sont pas, mais alors pas du tout content ?

                    La belle affaire que voici !

                    Moi qui suit un imbécile, et bien je pense que c’est pas idiot cette dévaluation, et que même, ça pourrait fonctionner, vous voyez si je suis bête !

                    Allez, pour expliquer ma confiance, je vais juste me baser sur une impression. Depuis 1999, j’ai l’impression que le Venezuela a progressé en poids politique et social, tant intérieurement que extérieurement. Si je le compare à la situation de tous les pays ayant fait allégeance au libéralisme tel qu’il s’exprime aujourd’hui, j’ai plutôt l’impression d’une formidable régression, tant sociale que politique.

                    Alors, bêtement, je préfère cette politique qui suscite de l’espoir, plutôt que celle qui ne me parle que de la dette que mes enfants auront à casquer.

                    Votre article mesquin est ce que j’appelle un Fa dièse : il est d’une telle bassesse qu’il en est près du sol !


                    • Marc Bruxman 15 janvier 2010 16:17

                      Le prix du pétrole (qui ne coutait rien en 1999) a fortement augmenté depuis et Chavez n’y est pour rien. Il en a bénéficié et cela lui a permis de cacher la bétise de sa politique. Cette année les prix du pétrole ont baissé et Chavez pleure. Pourquoi ? Parce qu’au lieu d’avoir investit utilement la manne pétroliére, il a fait du « social ». Il a aussi découragé les investissements dans son pays.

                      Il me semble pour ne pas donner dans les exemples les plus libéraux que Lula a fait au Brésil un bien meilleur travail que Chavez. En donnant confiance aux investisseurs, il a durablement redressé l’économie et peut s’occuper actuellement des traffiquants qui pourissent la vie des brésiliens.

                      Quand a Chavez et sa dévaluation de 50% elle signifie juste que les vénézuéliens viennent d’échanger leur richesse à long terme contre un peu de pain à court terme. Si les prix du pétrole ne remonte pas, cela va avoir des conséquences terrible d’une part pour le Venezuela et d’autre part pour Cuba qui n’a survécu ces dernières années que grâce aux perfusions du Venezuela.

                      D’un autre coté, si grâce à cela les cubains peuvent être libérés des Castro cela sera une très bonne nouvelle. Il y a un énorme potentiel à Cuba qui ne demande qu’a être exploité.


                    • plancherDesVaches 15 janvier 2010 16:56

                      Wesson, vous rêvez donc de dévaluation et d’hyper-inflation.

                      Je ne suis pas opposé à cette solution car elle permet de tuer le rentier. Mais les peuples, Wesson ? Les peuples... ???

                      Et l’Allemagne de 1936.. ???
                      Vous êtes suffisament intelligent pour savoir qu’hitler a été élu DEMOCRATIQUEMENT. Non ?

                      Ce que sont en train de préparer les tea party aux US, me direz-vous...


                    • wesson wesson 15 janvier 2010 18:14

                      @Bruxman,

                      Bonsoir M. Bruxman,

                      Comparer le Venezuela de Chavez qui n’a guère que du pétrole et un bon président au brésil de Lula qui est farci d’une incroyable quantité de ressources naturelles, c’est un petit peu léger comme raisonnement, les deux pays ne jouent pas à armes égales, tant au niveau de la population et de la taille également. Et justement, on lutte avec ce que l’on a, et pas autre chose. Pour le reste de votre raisonnement, que dire d’autre que amha, l’investissement dans le social se révèle toujours plus profitable dans le long terme, mais il s’agit là d’une question de fond. Peut-être verrons-nous dans quelques pays solidement ancrés dans le libéralisme un certain appel populaire à faire du social, à coups de pieds dans le cul de leur dirigeants. Toutes ces armes achetés aux USA juste avant l’élection d’Obama, il va bien falloir que ça serve non ?

                      @PlancherDesVaches

                      Bonsoir PlancherDesVaches,

                      « Wesson, vous rêvez donc de dévaluation et d’hyper-inflation. »

                      oui oui, et on m’a également dit que je voulais le régime de pol pot ou de la corée du nord. Il faut quand même faire preuve d’un peu plus de discernement là. Regardez le nombre de fois ou la France a dévalué sa monnaie, notamment sous De Gaulle, et je n’ai pas l’impression que nous nous en soyons porté plus mal après non ??? Les anciens francs, ça ne vous rappelle pas quelque chose à vous ?

                      "Vous êtes suffisament intelligent pour savoir qu’hitler a été élu DEMOCRATIQUEMENT. Non ?« 

                      FAUX : Même en 1933 il n’a obtenu »que" 44% des suffrages, malgré des mois de terreurs ou les membres de son parti zigouillaient purement et simplement tous leur opposants. Ce n’est finalement que quelques mois après qu’il a été nommé chancelier, soutenu en gros par la droite de Hugenberg, l’ancien chancelier Von Papen, et un paquet d’industriels.

                      Ce qui ressort d’une crise telle que fut la crise de 29, et bien personne ne le sait vraiment à l’avance. Aux USA ça a donné le new deal, en France le front populaire, et en Allemagne ça a donné hitler. Bien malin celui qui peut dire ce que finalement va donner la crise actuelle.


                    • Proudhon Proudhon 15 janvier 2010 19:39

                      @bruxmann
                      Quand un individu de votre espèce écrit cette phrase :
                      « Il y a un énorme potentiel àCuba qui ne demande qu’a être exploité. »
                      On comprend vite de quelle exploitation il s’agit, l’exploitation du peuple cubain par les gros connards de capitalistes et consorts qui ne rêvent que de ça depuis longtemps déjà. Mais là, si ils croient qu’ils vont baiser les cubains comme ceux de la république dominicaine par exemple, ils se foutent le doigt dans l’oeil voir plus bas et bien profondément. Les cubains ne sont pas les dominicains.
                      Quand au Vénézuela de Chavez, oubliez-le un peu et laisser vivre un peuple qui a élu Chavez démocratiquement.
                      Occupez-vous donc du désastre mondiale du système capitaliste qui est l’axe du mal.


                    • Marc Bruxman 15 janvier 2010 22:07

                      Et qui encule qui exactement ? Je n’ai pas eu la chance de mettre les pieds en république dominicaine mais :
                      http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/8b/Rent-Cuba-Carib.png

                      Ce graphique semble montrer une évolution du PIB bien plus sympathique qu’à Cuba.

                      Alors les cubains ne sont font peut être pas enculer par les américains mais il ont un partenaire très fidèle et pas castré qui la leur met dans le cul bien profond.

                      Vous pouvez ne pas trouver le capitalisme satisfaisant, soit. Mais de la à admirer ce genre de régimes dont l’échec économique est visible dès que l’on quitte l’aéroport cela dépasse l’entendement. Si vous allez à Cuba vous pourrez notamment trouver :

                      • Des produits de premiére nécéssité comme le dentifrice sous verre par peur des vols. La presse a même parlé récemment d’une pénurie de « papier cul ».
                      • Des logements dont l’insalubrité est dramatique, dans toutes les grandes villes.
                      • Un système insolite pour avoir de l’eau chaude (la tête de la douche directement branchée au plafond via deux fils électriques et reliés à un disjoncteur que vous activez avant de prendre votre douche). Pourquoi ? Parce que les cubains n’avaient plus de quoi entretenir leurs ballons d’eau chaude et comme ils sont ingénieux, ils ont inventés ca.
                      • Un système de rationnement pour la bouffe.
                      Le capitalisme ne nous as peut être pas tout apporté, mais on a quand même un niveau de confort largement supérieur à celui la ! ! ! 

                    • latitude zéro 15 janvier 2010 23:26


                      Marc Bruxman

                      J’ai pas envie de répondre à ça, c’est une propagande vraiment grossière et vous n’avez visiblement rien compris à Cuba


                    • Jean-paul 16 janvier 2010 01:26

                      @ latitude zero
                      Vous n’avez pas besoin de repondre a Bruxman ,vous ne vivez pas la misere de Cuba ,heureusement pour vous .


                    • kolymine 16 janvier 2010 04:55

                      il serait moins dans la « misère » si les USA leur foutais la paix.


                    • Croa Croa 17 janvier 2010 09:15

                      à Bruxmann :

                      Le PIB n’est pas un indice de qualité de vie, juste une indication si les « affaires » marchent. Il n’est pas prouvé que les affaires profitent à tout le monde.


                    • sentinelle 15 janvier 2010 16:17

                      @ l’auteur

                      la frequentation assidu d’agoravox par Monsieur Santi ,trader de son etat et banquier a certaine heures...donc monsieur SANTI a quelque peu changé de PARADIGME...il n’est pas encore gauchiste . ;mais les lignes ont bougées....il est devenue plus frequentable economiquement parlant...

                      donc votre cas n’est pas desesperé cher docteur, mais il va falloir partir de loin de tres loin :

                      ex : quand vous dites le developpement est fondé sur la division du travail...ok la politique des creneaux ,shitaniste et criminelle...favorise la production et l’echange...lol favorise l’exportation
                       ok.....joli programme....la question est au benefice de qui ? de la population locale qui touche 0,30 centimes d’euro / jour ? ou des multinationales ?

                      a mon humble avis cela favorise les multinationales qui se fichent eperdument de la population....

                      quand au KENIA par exemple l’oligarchie decide que ce pays produira des haricots verts c’est au benefice de qui ? de la population kenianne ? ou des multinazionles ?
                       sans oublier que en cas de catastrophe agricole ou d’effondrement des cours du haricot qui trinquera, ? la financiere ducon ou la population ?

                      quand au pays telle que l’algerie et autres qui dependent des exportation petrolieres...cela aussi cher missié cela fait parti d’un Grand shemas directeur...voulu par les zélites mondialistes......pourquoi diable diable voulez vous que l’algerie ou autre se develloppe ?
                      l’oligarchie mondialiste n’a que faire d’un pays qui se develloppe...il a besion d’un marché

                      l’algerie doit exporter le petrole qui appartient a l’oligarchie qui en contre partie lui cedera les haricot produit au Kenia...ne produit surtout de bagnoles...si tu desire une bagnole j’ai une usine de montage au maroc....tu veux des babouches j’ai de atelier en tunisie...

                      pour le maroc et la tunisie et bientot l’algerie...tu as besoin de te detendre ? j’ai ce qu’il faut

                      deux jolis bordels a ciel ouvert...pas cher que pas cher, et tu peux meme te payer des enfants ( deguisés enboxeurs thailandais) si tu veux...malgres son pet rolle.. le nouveau bordel algerien est ouvert.......tu comprend 3 bordels cote a cote cela fait jouer la conccurrence et fait baizé lesprix.... que c’est beau l’economie de marché....pour l’oxydant bien sur....tu te gaves,tu roules et tu niques pas cher......pas longtemps bien sur car l’oligarchie va te niquer aussi et bien profond.... la suite apres la priere...


                      • Bleu Montréal 15 janvier 2010 16:21

                        L’illusion d’Emmanuel Martin

                        Emmanuel Martin, pseudo-analyste de la situation vénézuélienne ....

                        M. Martin, à la lecture de ce papier, on voit bien que votre analyse est purement thérorique, basé sur des pseudo-analyses de l’Universal ou des autres médias d’opposition au Vénézuéla.

                        Je vais 2 à 3 fois au Vénézuéla chaque année. J’y étais jusque début janvier.

                        Je ne comprends pas ce chiffre de 25 % d’inflation. Je compare les prix à chaque fois que je m’y rends, et les prix des meubles et électro-ménagers ont très peu changé depuis 2 ans. Pareil pour la nourriture. Seuls les taxis augmentent frénétiquement, on ne comprend pas pourquoi vu que l’essence est quasi-gratuite.

                        Les restaurants, les supermarchés, les banques sont bondés. La consommation se porte à merveille et les vénézuéliens consomment sans compter. Pas de mendiant à Porlamar, très peu de mendiants à Caracas (tout ceci, incomparable avec la misère des dizaines de milliers de sans-abris à Montréal).

                        Les commerçants gagnent énormément d’argent. Une amie propriétaire d’un magasin de vêtements pour ados à Porlamar se permet de dépenser dans compter. Elle voyage sans problème (Canada, USA, Egypte, Liban, etc) au moins 2 fois par an et entretient même sa soeur qui vit à Calgary !

                        Les Vénézuéliens, tous les Vénézuéliens (entrepreneurs comme travailleurs) n’ont jamais été aussi choyés, et ce, grâce au gouvernement chaviste. Même les Vénézuéliens qui crachent sur leur propre pays en ont conscience. Pour preuve, très peu d’émigration en provenance du Vénézuéla. Beaucoup d’immigration au Vénézuéla en provenance des pays pauvres (ceux à la botte des USA) d’amérique latine.


                        • nuance 15 janvier 2010 16:25

                          A l’ auteur

                          Bonjour

                          Renseignez-nous sur quelques points.

                          La crise financière/économique que connais la planète ne peut pas entrer dans le bilan de Chavez  ?

                          Comment le recul du PIB se situe par rapport à des pays comme l’Irlande ou l’Islande par exemple ?

                          Quel est le taux d’endettement du Vénézuela ?

                          Qu’elle était le taux de pauvreté à l’arrivée de Chavez, et quel est-il actuellement ?

                          Idem pour l’alphabétisation ?

                          Merci


                          • nuance 15 janvier 2010 17:07

                            Je vous aide pour le PIB :

                            Vénézuela : 2,9% pour 2009

                            Irlande : 8% pour 2009

                            Islande : 10,6% pour 2009


                          • Jean-paul 15 janvier 2010 16:27

                            Le Venezuela ,un futur Cuba ,malheureusement pour son peuple .


                            • Adrian Adrian 15 janvier 2010 16:31

                              Chavez = Mugabe  ? Les solutions qui n’ont jamais marché ailleurs ne marcheront pas au Vénézuela.
                              A moyen terme le Vénézuela risque de s’appauvrir fortement mais Chavez a besoin de sous pour arroser ses électeurs en vue des élections législatives en septembre 2010...


                              • balthasar1er 15 janvier 2010 16:48

                                Encore un lobbyiste de l’empire !

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