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Accueil du site > Actualités > Economie > Vers la liquidation de la classe moyenne

Vers la liquidation de la classe moyenne

Certains observateurs soulignent que pour sortir nos économies du marasme dans lequel elles sont tombées, les dirigeants politiques et autres puissants de ce monde pourraient s’entendre sur un certain « sacrifice » de la classe moyenne, en sabotant plus ou moins volontairement l’Etat-providence et en organisant la répression financière des ménages.

La théorie historique veut que les périodes de prospérité économique favorisent l’émergence d’une classe moyenne, une vaste portion de la population à qui son revenu permet d’accéder à un relatif bien-être, de sortir de la misère. L’émergence de cette classe moyenne est attestée dans le passé : population urbaine de l’empire romain du début de l’ère chrétienne, bourgeoisie proto-industrielle de la fin du XVIIIème, plus récemment classes moyennes issues de la tertiarisation des économies occidentales.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale se sont succédé deux cycles d’une trentaine d’années. La première période (1945-1975) que l’on désigne par le joli nom de « trente-glorieuses » a vu fleurir une prospérité économique et sociale inouïe, sur fond de reconstruction de l’Europe pour tourner le dos à la pire guerre dans l’histoire de l’humanité.

Naissance et mort de la classe moyenne

Grâce à une croissance ininterrompue et des règles du jeu très libérales, nos sociétés ont pu s’installer à l’abri de puissants Etats-providence. Le modèle consumériste dominant alimenté par la fuite en avant de la techno-science ont fait prospérer les effectifs et aiguiser les appétits d’une classe moyenne toujours plus nombreuse, laborieusement occupée à singer l’american-way-of-life.

Indispensable pour préserver la domination économique absolue d’une petite élite, la moyennisation de l’ensemble des sociétés occidentales a gonflé un ventre mou de la pyramide sociale. Incapables de résister aux multiples corporatismes, les Etats démocratiques en sont venus à organiser une vaste redistribution, garantissant aux classes productives un statut « toujours-plus » avantageux (accès aux soins, éducation, équipement individuel, protections sociales).

L’asservissement par la dette

Drogués à l’idéal du progrès permanent, les classes moyennes ont prospéré pendant trente ans, bénéficiant d’une croissance ininterrompue de leur confort individuel et collectif, l’Etat-providence s’employant à développer pour elles un épais filet stabilisateur, en vue d’assurer bien-être individuel et satisfaction des exigences de sa classe laborieuse. La portion congrue étant réservée à l’urgence, pour traiter la misère sociale afin d’en cantonner les dommages collatéraux.

Le choc pétrolier de 1974 a mis un coup d’arrêt brutal à cette croissance du Bonheur National Brut que l’on finissait par croire infinie. A compter du milieu des années 70, la croissance économique n’est plus suffisante pour payer les dépenses de notre train de vie. Depuis cette date, les Etats occidentaux et leur population ont vécu chaque année à crédit : les ménages ont consommé en gageant des revenus qui sont par expérience incertains et les Etats ont couverts année après année leurs impasses budgétaires, en acceptant de servir aux grands créanciers internationaux la rente de leur privilège fiscal.

Bref, depuis trente ans, c’est l’économie de la dette nous permet de maintenir l’illusion d’une poursuite de la prospérité. Nous feignons d’ignorer que tout ceci est bien « à crédit » et par un égoïsme monstrueux, notre civilisation moderne accepte tacitement de transférer le coût de son bien-être sur les générations futures, sans parler des plans écologique et démographique (Nous n’évoquerons pas ici la facture écologique monstrueuse que nous transmettons à nos enfants, ni les conséquences non calculées de l’allongement de la durée de vie sur la montée en charge du risque « dépendance « ).

La classe moyenne, victime de son succès

Aujourd’hui, une première facture nous est présentée : celles des créanciers, qui viennent constater la faillite économique de nos grands Etats-providence. Les dettes accumulées sont devenues tellement gigantesques que les créanciers finissent perdre confiance et commencent à réclamer leur dû : l’économie de la dette, comme une maladie, a pris le contrôle de la société. Dans certains pays, ces dettes se sont accumulées sur les ménages, dans d’autres sur les Etats, dans d’autres encore (Etats-Unis) sur les deux à la fois.

C’est la classe moyenne qui serait désignée pour régler l’addition de ces trente années passées à vivre au dessus de nos moyens. La raison en est simple : la classe moyenne réunit la plus grande partie de la population, elle est le premier bénéficiaire de l’Etat-providence, et elle ne dispose d’aucun réel pouvoir. Elle est fragile politiquement, car divisée en intérêts catégoriels qu’il est toujours possible de monter les uns contre les autres et les éventuels rouages d’une résistance sont confisqués par des institutions qui ont intérêt au maintien du status quo.

Bref, la classe moyenne est nombreuse, inorganisée et sans défense ; elle coûte fort cher aux finances publiques et elle est facile à tondre. D’autant plus que cette classe moyenne est particulièrement laborieuse ; son idéal consiste à travailler dur pour accumuler du patrimoine et couler des jours heureux en profitant de l’allongement de la durée de vie.

Elle mourra par où elle a péché…

Pour résorber la crise, deux voies sont ouvertes qui conduiront inéluctablement à l’extinction de la classe moyenne : le démontage de l’Etat-providence et la répression financière des épargnants.

L’Etat-providence est le terreau dans lequel la classe moyenne a pu croître et se développer. Accès à l’éducation, à la culture, aux soins, prise en charge des périodes d’inactivité, assurances sociales et diverses, la classe moyenne a construit son bonheur et sa sécurité sur les filets protecteurs de l’Etat-providence, les fameux « stabilisateurs sociaux ».

Avec l’allongement de l’espérance de vie, la médicalisation à outrance de nos comportements, le coût exorbitant de la fin de vie et la montée en puissance du risque « dépendance », c’est du côté de la santé que les marges de manœuvre financières sont les plus importantes. On peut craindre que la liquidation des classes moyennes se fasse d’abord au sens propre, avec la réduction de l’accès aux soins dont les effets démographiques seraient immédiats. Ce phénomène sera exacerbé par le recul progressif de l’âge de la retraite qui est déjà inscrit dans les textes.

Mais il ne suffira pas de réduire la voilure des Etats-providence, il faudra également régler la facture de l’endettement. Pour ce faire, les pouvoirs publics commencent à convoquer la répression financière qui va permettre de spolier les épargnants pour accélérer le désendettement des Etats.

La répression financière est bien connue en histoire économique. Elle se cache derrière un cocktail empoisonné (également appelé « euthanasie du rentier ») fait de taux d’intérêt très bas, d’une résurgence de l'inflation, d’une pression fiscale importante et d’une réglementation coercitive de l’épargne . La répression financière canalise de manière autoritaire l’épargne des ménages vers la dette publique, en imposant des rendements très faibles et en laissant l’inflation grignoter le capital. Elle organise un transfert insidieux des richesses des créanciers (les ménages) vers les débiteurs (les Etats).

La répression financière des épargnants ruinera les classes moyennes et permettra aux Etats de se renflouer à bon compte.

 

Photo : DonkeyHotey (Flickr)


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92 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 25 septembre 2012 09:38

    Très bon article mais pas encourageant ........


    Philippe

    • plancherDesVaches 25 septembre 2012 14:56

      Heeuu.. Non, Devphil.

      Ce n’est pas un bon article dans le sens où, pour l’auteur, la destruction de la classe moyenne est le résultat d’un trop grand « état-providence ».

      Hors, aux US, la destruction de la classe moyenne est BIEN PIRE.
      Et on peut pas trop affirmer qu’ils baignent dans la providence, les cowboys.
      (Sauf les 48 millions aux food-stamps, d’accord....
      Mais là, c’est juste pour calmer un peu les foules.)

      Maintenant, il est clair que les peuples du G8 ont cru qu’ils pourraient vivre au-dessus de leurs moyens et cela a été fabriqué de toutes pièces par les politiciens dirigés par les plus riches.
      Voilà où nous en sommes.
      Et y faudrait venir se plaindre... ??


    • Marc JUTIER Marc JUTIER 26 septembre 2012 16:06

      Crise financière, crise économique, crise sociale, crise politique, guerre … 70 liens (articles et vidéos) pour y voir plus clair

       : http://bit.ly/NHjzJn . Une sélection des meilleurs liens pour mieux tout comprire à partager ! Vous voulez que le monde change ? faites-le !


    • Duke77 Duke77 27 septembre 2012 12:03

      Article bâclé et incomplet et de vision ultra-liberale (presque « Goldman-sachien »)
      Ne sont pas mentionnés :
      1/ La loi de 73 et son accomplissement lors de la création de l’Europe qui a démultiplié l’endettement de l’Etat. L’argent nécessaire pour les investissements de la France nous coûte de plus en plus cher car il engraisse le système financier.
      2/ La défiscalisation (sport national en France) qui permet aux mieux lotis de ne pas participer aux ressources de l’Etat (on parle de milliards d’Euros ici). Il faudrait quand mêmle un jour comprendre que seuls les pauvres et classe moyenne-basse paye aujourd’hui leurs impôts, les autres investissent dans les loi scellier, Robien etc. Idem pour les sociétés : seules les petites pme paient leurs impots, ils suffit de voir le nombre de cabinets d’audit qui peuvent vous permettre de monter des holdings au luxembourg pour ne pas payer d’impôts, les multinationales françaises comme Total en sont écoeurantes : http://www.liberation.fr/economie/01012309159-en-france-total-et-danone-echappent-a-l-impot-sur-les-benefices
      3/ La collusion des industriels qui ont programmé l’obsolescence de leurs produits et dont la tendance s’est accentuée ces dernières années. Comment ne pas consommer quand vous n’avez pas le choix et qu’il vous faut remplacer votre électroménager qui tombe en panne juste après la période de garantie (3/4 ans) ?
      4/ L’opportunisme des lobbys qui profitent d’aides de l’Etat pour accroître les dividendes de leurs actionnaires sans pour autant améliorer la situtation. Les pouvoirs publics laissant faire cette horreur. Ainsi, le labos pharmaceutiques ont refourgué des médicaments de plus en plus pourris qui sont remboursés par la sécu. Les 3/4 de nos médocs sont innéfficaces mais cela n’empêche pas les labos qui les produisent de se faire « sponsoriser » par la sécu. Quel gâchi ! A la hauteur du milliards d’euros gâché dans des vaccins anti-grippe A / imaginaire. Idem, pour les constructeurs automobiles qui profitent de différents dumping comme la prime à la casse et qui en même temps n’hésitent pas à licencier à tour de bras même pour des raisons extérieures à la France et sans intérêt pour nous (cf. les 8000 posts supprimés pour compenser l’embargo Iranien).

      Bref, il s’agit de comprendre que ce sont les ressources qui diminuent alors que la productivité de la France et son PIB augmente. L’Etat devrait donc avoir de plus en plus de ressources sans besoin d’augmenter le pourcentage d’impôts et pourtant c’est l’inverse qui se passe.
      La clé du problème est là : DEFISCALISATION et OPPORTUNISME des lobbys.

      Cet article fait la même erreur que les intervenants que l’on retrouve sur les plateaux TV : il parle des dépenses de l’Etat (soi-disant énormes, ce qui est faux : cf. les difficultés des infirmières, des policiers, des profs etc...) et non du fait que ses ressources fondent comme les impôts au soleil des paradis fiscaux... Bref, l’Etat à bon dos, et personne ne parle jamais des autres pays qui subissent le même sort, comme les USA, et qui pourtant n’ont pas vraiment la culture de l’assistanat Etatique. Dommage que cet article soit finalement si partial (un peu trop à droite ?) !


    • Lea Andersteen Lea Andersteen 27 septembre 2012 17:50

      Carrément, toujours la même affirmation « la fin des 30 glorieuses c’est parce qu’on a vécu au dessus de nos moyens ». Ceci dit, la croissance infini, effectivement il faut l’arrêter. Mais la « crise » qui dure depuis les années 80 n’est pas dûe à cela.

      Je ne peux qu’abonder dans le sens de votre réaction. Encore une fois, le dogme libéral s’affirme, ne s’appuyant sur aucun fait ni aucune preuve.


    • kemilein 30 septembre 2012 12:34

      «  »Très bon article mais pas encourageant ........«  »

      c’est une blague ? parce qu’elle n’est pas drole pour un sous.
      cet article est faux, faux, faux et archi-faux.
      c’est juste du psittacisme de C-dans-l’air.

      non l’état n’est pas providence, c’est son rôle élémentaire
      non il n’y a pas de fuite en avant dans la techno-science
      non il n’y a pas de foi dans le progrès, vous vous trompez de mot
      non la dette n’est pas le fait de « l’état » mais de ceux qui ont intérêt a cette dette (les riches)
      et non je démontre pas mes propos, mare de répéter a des autistes.

      votre analyse est fausse de bout en bout, ce qui est affligeant venant de la part d’un soit disant juriste et « conseil » dans le milieux associatif.


    • LE CHAT LE CHAT 25 septembre 2012 10:12

      ouaip , ça va faire mal !
      comme dit don Salustre , les riches c’est fait pour être très riches , les pauvres c’est fait pour être très pauvres .......................


      • JL JL 25 septembre 2012 11:37

        « les riches c’est fait pour être très riches , les pauvres c’est fait pour être très pauvres »

        ça, c’est dans les économies capitalistes.

        « les riches c’est fait pour être très riches , les pauvres c’est fait pour être très nombreux »

        ça c’est pour le post capitalisme, en l’occurrence, le financiarisme.

        Ne pas confondre la lutte contre la « pauvreté » (thème de droite) et la lutte contre les « inégalités » (impératif de gauche). On peut réduire la pauvreté en accroissant les inégalités. C’est même cela l’astuce.

        En effet, réduire la pauvreté, c’est une nécessité pour les riches, puisque « ventre affamé n’a pas d’oreilles ». Et les pauvres, au bout du compte, ça coûte cher ! Et comment réduire la pauvreté sans réduire la richesse ? En sacrifiant les classes moyennes. Celui qui a compris ça a tout compris de la nuance droite vs gauche. Si un gouvernement qui se dit de gauche ne réduit pas les inégalités, alors, il n’est pas de gauche, c’est clair.


      • lambda 25 septembre 2012 13:21

         LA CLASSE MOYENNE EST LE DERNIER REMPART CONTRE LA DICTATURE

        Il est à remarquer que dans les pays sous dictature n’existe pas de classe moyenne

        La mise à bas de la classe moyenne qui permettait l’équilibre économique au sein d’un état est au programme de l’oligarchie financière qui a déjà enlevé une grande partie de leur souveraineté aux états - - ne reste plus qu’à donner le coup final

        Aussi bien aux E.U. qu’en G.B. qu’en Europe, la classe moyenne rejoindra les pauvres après avoir payé jusqu’à plus soif, et ainsi sur ses cendres pourra se mettre en place la Gouvernance Mondiale qui n’aura plus de barrière

        Avec un peu de recul depuis ces dernières 40 années il est aisé de comprendre le cheminement de ce Gouvernement Invisible qui avance pas à pas mais inexorablement


      • médy... médy... 25 septembre 2012 13:43

        Je ne comprend pas le dernier commentaire. La classe moyenne rempart contre la dictature ? Que faites-vous des pays comme les U.S.A. qui ont une classe moyenne et qui mettent en place des dictatures autour du globe depuis des décennies ? Croyez-vous que nous sommes en démocratie et qu’il existe un seul type de dictature ?


      • lambda 25 septembre 2012 18:06

        @ médy

        Nous sommes en dictature - ce sujet n’est même plus discutable c’est une réalité - on est bien d’accord la-dessus

        « la classe moyenne rempart contre la dictature » doit être compris dans le sens où la classe moyenne est dans une Société un contre-pouvoir donc une force dans les crises dont l’oligarchie financière veut se débarrasser

        La dictature aussi bien aux E.U. qu’en Europe a gagné du terrain depuis les années 80 où la sociale démocratie politique sous l’emprise de l’oligarchie financière a mis en place les outils du déclin de la classe moyenne 

         


      • eau-du-robinet eau-du-robinet 25 septembre 2012 10:23

        Au lieu de se serrer la ceinture lui même avec ses nombreuses dépenses redondantes, voire le gaspillage de l’argent public (nos impôts et taxes) l’état français privilège d’étrangler l’économie française et les classes moyennes.

        Évidemment les classes moyennes sont une proie facile à plumer et c’est la voie privilégié par le gouvernement actuel s’inscrivent ainsi dans la prolongation de la politique Sarkoziène.

        Le Ps prouve par ses actes qu’il est bien un partie de droite ! Un exemple, aujourd’hui ils approuvent le TSCG hors l’année dernière ils avait rejette le projet !

        Voici mes propositions pour retrouver les 30 Milliards (voire plus) qui manquent au budget 2013.


        • calimero 25 septembre 2012 10:41

          On se dirige vers une société à seulement deux vitesses, comme par exemple au Chili : une classe supérieure riche concentrée sur la capitale dirige les affaires et garde l’ascendant sur la majorité pauvre mais qui ne crève pas la dalle pour autant : ils ont juste de quoi vivre point.

          Exemple inverse : le Brésil qui voit l’émergence d’une classe moyenne capable de consommer. Nous somme clairement dans une phase de régression sociale qu’un certain nombre d’axiomes économiques imposés continuent à nous présenter comme une fatalité.


          • Tipol 25 septembre 2012 10:54

            Depuis les années 70, j’ai toujours eu du mal à comprendre comment la société pouvait laisser déraper une telle classe moyenne, en grande partie improductive, consommatrice dans le sens « brûler la planète de consommations inutiles », et pas toujours méritante de ce qu’elle a pu obtenir.
            La classe moyenne, dans son énorme diversité est remplit de gens qui estiment tous mériter un gros salaire à gérer, assister, conseiller, organiser, planifier, dépenser des budgets...
            Qu’ils aillent tous travailler de façon productive, dans les champs, dans les élevages, fabriquer eux-mêmes des produits à vendre eux-mêmes, et dépenser le propre argent qu’ils gagnent par leurs propres productions, a diriger l’entreprise créée de leurs fonds propres....
            Le progrès humain peut nous autoriser aujourd’hui à vivre heureux, bien logés, bien nourris, bien soignés... sans entrer sans le déraisonnable qui a été installé.
            Pour moi, les dernières décennies ont vues la multiplication des emplois inutiles, des entreprises inutiles, des projets micro-locaux pharaoniques inutiles, des systèmes qui tournent en boucle, des systèmes pyramidaux, des systèmes usuriers, de valorisation du vide, et de spéculations abusives...
            Tous ces dérèglements contre-nature ont été le terrain de développement de la large classe moyenne.
            Tout cela a été possible principalement grâce à l’énergie du pétrole abondant et gratuit. Mais c’est bien à contre-sens de la vie durable.
            La société n’a pas voulu s’organiser durablement quand c’était possible, elle a brûlé la chandelle par les multiples bouts.


            • Robert GIL ROBERT GIL 25 septembre 2012 10:56

              le probleme c’est que la classe dite moyenne est incapable de prendre parti, elle vit du systeme capitaliste, et n’a aucune intention de le remettre en cause. Elle veut bien des amenagements peripherique mais sans trop toucher a l’essentiel. Le changement lui fait peur, et elle a bien souvent profitée des 30 glorieuses, elle est proprietaire et pense qu’elle et ses enfants vont s’en sortir...je crois que la desillusion sera terrible !


              • lambda 25 septembre 2012 19:26

                un petit espoir - A Madrid actuellement, manifestation devant le Parlement -

                On peut penser que les pauvres, les chômeurs et la classe moyenne sont réunis dans cette manifestation - qui prendra sans doute plus d’ampleur après le 19 octobre, date à laquelle Madrid demandera le sauvetage à la BCE avec les conditions que l’on connait ! !7

                http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/09/25/a-madrid-des-manifestants-veulent-occuper-le-parlement_1765326_3214.html

                 -


              • Diogene86 Diogene86 25 septembre 2012 11:27

                pas mal de clichés dans ce débat.... dommage !
                pourquoi passer sous silence l’arnaque du siècle qui, en 1973 (merci Pompidou, ancien de chez Rotschild) a supprimé le droit régalien de la Banque de France à battre monnaie pour transférer ce pouvoir aux banques privées qui en font désormais leurs choux gras.....pour faire simple, la soi disant dette correspond aux intérêts perçus depuis cette date...........


                • Laurent SAMUEL 25 septembre 2012 13:34

                  La question de la création monétaire est une question d’importance mais avec cet anglage juridico-complotiste, on occulte le vrai débat qui est que nous vivons (à tous points de vue) au-dessus de nos moyens : nous mangeons trop, brûlons trop de pétrole, absorbons trop de médicaments, réclamons trop de services publics et d’assistance en tous genre. Tant que nos egos ne s’épanouiront que par la propriété et la consommation, nous continuerons à danser au bout de la ficelle, 


                • lionel 25 septembre 2012 14:07

                  Hormis l’inutile et inepte qualificatif « complotiste », bon commentaire. 


                • epicure 25 septembre 2012 18:57

                  @Par Laurent SAMUEL (xxx.xxx.xxx.159) 25 septembre 13:34

                  il y a un truc que tu as oublié, c’est que la dette à payer pour la france, correspond avant tout aux intérêts accumulés.
                  Sans intérêts, ou avec des intérêts plus faible, on n’aurait pas de problème de dette actuellement.


                • Laurent SAMUEL 25 septembre 2012 20:24

                  @epicure. on t’a mal renseigné. Les intérêts de la dette, tu les payes tous les ans avec tes impôts, genre 50 milliards par an, premier poste du budget de l’Etat. La dette accumulée c’est bien du capital qu’on est censé rembourser, mais comme on ne le fait pas (faute de marges de manoeuvres budgétaires), on emprunte à nouveau.


                • rastapopulo rastapopulo 26 septembre 2012 03:08

                  C’est vrai que le droit de recourir à la banque de France n’avait pas été vraiment annulé en 73 mais c’est de cette époque que date comme même le recours systématique au marché. Seulement en 93 avec l’UE, tout crédit publique sera interdit.
                   
                  En tenant compte de l’économie physique, ce n’est pas le type de crédit qui est important mais son investissement pour l’avenir qui est déterminant. Reste que les intérêts variables vu comme pour décourager une mauvaise gestion sur le long terme ne marche pas. C’est une vision monétariste. Les seules pays qui s’en sorte sont qui ont vécu les 30 glorieuses.


                • JUILLARD MICHEL 26 septembre 2012 09:57

                  la grande Mystification dans le prolongement de ce que tu as écrit, c’est que 21 trillions d’euros ou un peu plus en dollars sont dans les paradis fiscaux, aboutissement d’un « écrèmage » de la société occidentale ou élite aristocratique et banques s’en sont donnés à coeur- joie dans le pillage de l’économie au nom d’un anti-collectivisme perçu comme l’aboutissement de l’idéal socialiste, bien sûr ces mêmes groupes ne voudrons rien lâcher, et feront tout pour que ce soit les classes moyennes et populaires qui financent la pseudo-crise !


                • arobase 25 septembre 2012 11:28
                  sachant qu’un riche ou aisé peut devenir pauvre, la solidarité est nécessaire. ceux qui ont trop doivent donner pour ceux qui n’ont pas car nul n’est à l’abri du malheur. 

                  ça va encore être le bureau des pleurs. chacun au niveau de son petit égoïsme, de sa petite situation personnelle, va y aller de sa diatribe. 

                  nous vivons en société et nous avons besoin de tout un tas d’équipements : hopitaux, routes, écoles, administrations etc...

                  pour faire vivre ces bien communs il est indispensable que chacun participe à hauteur de ses revenus, de façon juste et équitable.

                  -faire payer les riches ? pas question !. même des pauvres les défendent !
                  -faire payer les classes moyennes ? pas question ! même des pauvres les défendent !
                  -faire payer les plus démunis ?pas question ! pas question ! seuls les riches l’exigent ! 

                  alors que tous ceux qui ne pensent qu’à leur petite situation personnelle donne leur solution au lieu de nous soûler de jérémiades.

                  que chacun prenne la place d’hollande et donne sa recette. qu’on rigole !

                  .......................







                  • arobase 25 septembre 2012 11:36
                    Sarkosy prend un pays en faillite (dixit fillon), et pendant 5 ans emprunte au prix fort pour distribuer des chèques aux bétencourt et cie. 
                    car il faut parait-il que le les riches soient riches pour que les pauvres se trouvent mieux ! smiley

                    5 ans après , les pauvres se sont donc trouvés mieux puisque des millions d’entre eux ont revoté sarkosy, qui a failli repasser pour quelques voix !! c’est donc qu’ils étaient contents !

                    Classes moyennes ? c’est quoi :
                    -les petits agriculteurs ? votent sarkosy et ses bienfaits bien que ruinés par la grande distribution !
                    -les petits commerçants ? votent sarkosy et ses bienfaits bien que laminés par la grande distribution !
                    -les cadres moyens ? votent sarkosy et ses bienfaits bien que ruinés par la grande distribution !
                    -les petits ? réclament en masse le retour de sarko, morano et copé !! ou la miliionnaire lepen ! 

                    Et tous disent : surtout  ne pas toucher à l’argent des plus riches, volé aux travailleur qui l’ont produit !!
                    quand il n’est pas transporté en suisse !!

                    Alors, de quoi se plaint ce peuple pleurnichard qui ne sait pas ce qu’il veut ?.il n’a que ce qu’il mérite.

                    • bacchus bacchus 25 septembre 2012 11:51

                      oui m’enfin, la plupart des gens n’ont qu’un raisonnement limité, ou alors dicté par les medias.

                      depuis quelques jours les seuls sujets que j’entend sont Charlie Hebdo, musulman et retour de len.
                      Quand je questionne sur le TSCG qui va bientot entrer en action j’ai meme constaté qu’une majorité ne savait meme pas ce que c’etait ou n’etait pas au courant.


                    • bacchus bacchus 25 septembre 2012 11:52

                      « retour de le pen »
                      faut dire que j’habite la deuxieme région la plus raciste de france


                    • lionel 25 septembre 2012 12:28

                      Arobas, 


                      Quelle est ce mépris ? Ne faites vous pas partie du Peuple ? Ou bien vous situez vous au dessus (vous bouffez avec Attali) ? Ou au dessous (à la soupe populaire) ? ëtes vous un authentique philosophe cynique vivant nu et cherchant à être oracle au service de ceux qui sont coupés des « Dieux »...

                    • lionel 25 septembre 2012 12:32

                      Bacchus, 

                      Vous avez finalement tout dit me semble t’il. La majorité d’entre nous, nos prôches, subissent une propagande scientifique, une manipulation mentale à laquelle il est difficile de résister... Tellement de gens plein de bonne volonté tombent dans le panneau... Peut-ont les blamer ? Comment les réveiller ? Quel nectar, quel breuvage, vous le Dieux Grecque chargé de ces choses, pourrait rompre le « charme maléfique » des psychopathes ?
                      Puissions nous gérer la douleur de la réalité objective et ne pas nous endormir, nous laisser distraire et hypnotiser.

                    • lionel 25 septembre 2012 12:36

                      Arobase, 


                      Je ne cherche pas à vous aggresser... Sourire.

                    • bacchus bacchus 25 septembre 2012 12:48

                      @lionel :

                      Comment les reveiller ?! oui comment ?
                       en effet, c’est ce que je cherche désesperement, mais je doit etre pietre orateur. Ou alors, ils semblent ancrés dans une certaine fatalité. La société du mépris et de l’egoisme doit y etre pour beaucoup.


                    • arobase 25 septembre 2012 13:04

                      je ne suis rien. mais je souffre de la bêtise humaine qui m’impose sa volonté.

                      je confirme que cette démocratie est dévoyée car la plupart des gens ne saven paspourquoiils votent mais le résultat fait que tout le monde en pâtit.

                      personne n’est à sa place ! les riches s’empiffrent, volent et exploitent !
                      les pauvres les soutiennent en espérant faire un jour comme eux .
                      ceux qui tentent de soutenir les pauvres se font écharper !
                      et tous veulent des solutions sans qu’aucune ne leur convienne !!
                      mais personne ne connait ma bonne.

                      ce pays est mûr pour une dictature ! un jour un héron va se pointer et va les mettre tous d’accord en les croquant !

                      prendre des coup de cravache et continuer à en réclamer tout en se faisant couper en quatre par ceux qui vous fouettent, ça relève de l’hôpital psychiatrique.

                    • lionel 25 septembre 2012 13:56

                      Merci de vos réponses arobase et Bacchus.


                      Le peuple se plaint de tous les faux problèmes que les merdias de propagande lui impose, après l’avoir préparé avec une éducation génératrice de névrose, de psychose et de confusion mentale et culturelle. 

                      Près pour la dictature ?.. Peut être, mais il est dangereux d’être déterministe. Ils sont peut être tout autant prêt pour des gens sincères, courageux, pour un gars comme Asselineau et des Agoravoxiens « agorapraticiens ».

                      Peut être sommes nous de même tous prêt pour de grands cataclysmes qui balayeront la psychopathie de ce monde...

                      En attendant, messieurs ou mesdames, ne sachant pas si cela contredit la charte de ce site EXcellent, je vous fait une bise en vous souhaitant de ne pas vous aigrir et de rester vivant intellectuellement, spirituellement et en bonne santé. 

                    • tf1Goupie 25 septembre 2012 14:27

                      Ce serait bien que la caste des Agoravoxiens arrête de traiter ses concitoyens d’abrutis, de veaux ou de téléphages incapables de penser par eux-mêmes.

                      C’est d’autant plus grotesque qu’une grande partie des commentateurs est constituée de retraités, c’est-à-dire des gens assez déconnectés de la vie réelle et de la société.
                      Ce n’est pas parce que l’on a du temps pour surfer sur Internet ou lire des bouquins que l’on est plus intelligent ou plus averti.

                      Ou alors arrêtez de vous réclamer de ce peuple que vous méprisez outrageusement.


                    • bacchus bacchus 25 septembre 2012 16:56

                      @Tf1Goubi,

                      je suis jeune et j’ai encore beaucoup à apprendre ( cf ma description ). Je ne méprise pas les gens, bien au contraire car je côtoie tout les niveaux sociaux et toutes les opinions politique.

                      Je n’ai pas honte de dire que j’ai souvent changé d’avis. Parfois il faut voir les choses sous un autre angle, ou alors avec de nouvelles données. Grâce à internet je comprend l’information d’une autre façon.
                      Mais je constate, hélas, que beaucoup de gens ne changerons jamais leur façon de penser, parce que ils restent bornés dans leurs idées et/ou refusent de penser par eux memes.

                      Dans ma famille, ils votent par traditions, ils ne lisent meme pas les programmes !
                      Je n’aime pas la politique, pour moi ce sont tous des imposteurs qui font ça juste pour le fric.

                      Et voir des gens que j’aime bien croire en toutes ces conneries, me désole à en désespérer.


                    • bacchus bacchus 25 septembre 2012 16:58

                      je me suis trompé, c’etait tf1goupie


                    • rastapopulo rastapopulo 26 septembre 2012 03:21

                      Personne n’ayant été plus persécuté que Cheminade pour son combat contre la finance, je me marre des pseudorebelles qui lui crachent dessus. C’est le seul qui défend la séparation des banques annulée en France dès 86 (9 ans avant le reste de l’Europe) depuis 30 ans au pays avec les ratio fonds propres/actifs devenu les plus désasteux au monde devant les anglosaxons ! Chapeau l’artiste pour avoir eu ses comptes de campagnes refusé pour prêt sans intérêt requalifié en don en pleine valise de Karachi pour Balladure et Chirac. 


                    • kyodai ken kyodai ken 26 septembre 2012 16:44

                      En Seine Saint Denis ?


                    • médy... médy... 25 septembre 2012 11:44


                      Au cours du XXème siècle, les nobles ont besoin de serviteurs, en plus des serfs-ouvriers-paysans. On a donc valorisé le métier de serviteur, il y a même des serviteurs de luxe, comme ces prostituées qui gagnent des milliers d’euros par jour.

                      Les ouvriers ont vu leur pouvoir de classe diminuer considérablement, c’est ce qui manque dans l’article. Guerres, améliorations technologiques, clivage inter-générationnel, quasi-inexistence dans les médias et donc progressivement dans la politique (à la Fête de l’Huma viennent toujours plus de futurs serviteurs que de futurs ouvriers).

                      « Bref, la classe moyenne est nombreuse, inorganisée et sans défense ». Sur le premier point O ;K. Sur les deux autres pouvez vous expliquer pourquoi ? Ne serait-ce pas cette mentalité de serviteur qui amènerait à la disparition de cette conscience de classe qui commençait à émerger dans les années 80 ? L’acceptation de n’être qu’un rouage sans volonté propre à part celle de satisfaire des besoins primaires ? La télévision n’a t-elle pas réussi à liquéfier cette classe moyenne, en devenant le loisir par excellence des serviteurs, ceux-ci contemplant chaque jour des sacrifices, fantasmant sur la vie supposée des maîtres, au lieu de s’organiser et de penser un monde moins cruel et stupide ?

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