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Accueil du site > Actualités > Economie > Vers un automne fiscal ?

Vers un automne fiscal ?

Une société qui n’aime pas les jeunes, ainsi que je le soulignais la semaine dernière, c’est avant tout une société de fonctionnaires, des gens en place. J’ai souligné leur rôle dans l’élection récente. Voici maintenant les conséquences à tirer pour la société française : on ne réduira pas les dépenses, on ne touchera pas au statut de ces Messieurs-dames… les choix des Hollandais sont faits : voici venir l’augmentation des impôts, « seul moyen » de tenir le statut de la dette française !

Attila est là

Mais écoutons d’abord l’ignoble Attila, conseiller spécial de Mitterand et revenu dans les allées du pouvoir (sans les avoir vraiment quittées, mais en s’y étant fait plus discret) ; l’homme qui est capable de dire avec la même assurance le tout et son contraire ; un des promoteurs de la grande gabegie financière des trente dernières années, qui ose se lever pour dire : « j’avais bien dit que cela finirait ainsi ». Il fait penser à cette kyrielle de dirigeants occidentaux qui, pris en flagrant délit d’embrassades avec Ceausescu avant-hier, Kadhafi hier, ont le lendemain dénoncé les tyrans.
 
Écoutez-le, ce profanateur de toute honnêteté intellectuelle : « Nous avons tous vécu dans l’illusion. Voici venu le moment d’accepter la réalité. Il n’est pas possible de laisser croire que tous les Français n’ont pas profité de l’endettement de ces dernières années : depuis dix ans et pendant plusieurs mois par an, tous les Français ont bénéficié de services publics sans les payer. »
 
Triple andouille, c’est l’État et sa machine qui ont « profité » de ce mécanisme au point d’en devenir obèse. Écoutez-le encore : « La dette publique ne pourra pas se réduire sans réduire significativement les dépenses pour tous et sans augmenter significativement les impôts de tous. » «  Il faudra en particulier, et le plus tôt serait le mieux, augmenter tant la CSG que la TVA.  »
 
L’herbe ne repousse pas là où est passé le pseudo-intello et sa horde de gratte-papiers. Ce digne émule de Richelieu et de son comparse Renaudot nous indique clairement le chemin qui se dessine pour le « nouveau » Pouvoir : le rasoir de l’impôt. Après avoir fait largement illusion avec sa mallette de commis-voyageur sur laquelle il avait écrit « croissance », Hollande définit enfin son programme en un mot : IMPÔTS !
 
Vers un automne social fiscal
 
"Les fonctionnaires qui ont été méprisés ces dernières années avaient un grand besoin qu'on les écoute". (Marylise Lebranchu ) A la conférence sociale aussi le ton est donné, même si l’on ne va pas revenir globalement sur la réduction du nombre des fonctionnaires mise à l’ordre du jour depuis quelques années. Que les fonctionnaires soient rassurés, le gouvernement de gôche est bien un propagateur du sévice public, il n’est pas du tout dans ses intentions de poursuivre l’action menée dans le sens d’une réduction des dépenses, il ne reste donc qu’à augmenter les rentrées. Françaises et Français, passez à la caisse, d’autant que c’est VOUS qui profitez gratuitement de nos sévices depuis trop longtemps…
 
C’est à peine croyable d’oser développer une politique pareille. Sauf si bien sûr on veut remercier ses électeurs (1 Français sur 6, en gros les fonctionnaires et apparentés). Sauf si on est obnubilé par la tranquillité sociale. Ce n’est évidemment pas de ce côté-là que viendra la chaleur de l’automne. Le retour de vacances sera chaud, certes, mais d’un tout autre point de vue : FISCAL !
 
Je ne me ferai pas de souci pour les contribuables soumis à l’ISF qui payeront soit une deuxième contribution, soit une contribution doublée en septembre. Le seul souci que cela puisse poser au pays, c’est de les encourager à « convoler »… Tout autre est le problème des centaines de milliers de foyers jusqu’ici non imposables et qui subiront à la rentrée une double peine : 1) payer l’impôt ; 2) être écartés de tous les avantages que réserve aux Français le statut de non imposable.
 
Les socialistes vont dans le sens de l’égalité, c’est bien connu. Ils vont donc, ainsi qu’ils l’annoncent peu à peu, augmenter les impôts les plus égaux, mais aussi les plus injustes : la TVA transformée d’injuste en juste par le qualificatif de sociale sui lui est accolée, et la CSG inventée par un factieux de 1968, le socialissime Michel Rocard. Ces impôts sont injustes précisément parce qu’ils frappent également tous les revenus, alors que le seul impôt juste est l’impôt sur le revenu, qui touche les revenus de manière progressive. Mais en France TOUT repose sur les taxes et autres retenues, et l’impôt sur le revenu ne contribue que pour une part infime aux recettes nationales. C’est la tradition républicaine !
 
Dernier volet de cet automne fiscal : les taxes locales – taxe foncière et taxe d’habitation. Il n’est pas une région, pas un département, pas une municipalité qui n’annonce depuis des années le gel de ces taxes, en pourcents additionnels. C’est tout simple : il suffit de laisser les pourcentages intacts et de réviser les bases de calcul. D’où une augmentation qui frise l’indécence. Calculez juste : vous êtes propriétaire de votre logement ? FAUX. Vous payez désormais directement votre LOYER à l’État. Faites le calcul, c’est imparable !
 
Il faut tempérer les sangsues fiscales, c’est inévitable, sous peine de ce qui menace à l’horizon : la révolte contre l’impôt. Le problème en l’occurrence, c’est que les sangsues fiscales dont aussi les principales sources de la « croissance », vu que plus de 50% du P.I.B. est lié à l’activité de l’État et des collectivités locales. Réduire leurs dépenses, c’est arrêter le B.T.P. Vous savez ce que c’est qu’un cercle vicieux ? Vous avez entendu parler de ce qu’est qu’une double contrainte ? Voilà, vous y êtes…
 
Reste à savoir combien de temps et jusqu’où les citoyens vont supporter ces exactions fiscales. Tout en sachant bien sûr que pour qu’elles s’avèrent efficaces, il faudra encore pomper, pomper,… jusqu’à l’assèchement complet de la source ! Si la voie n’est pas strictement identique, le résultat l’est assurément : l’avenir grec de la France est assuré.
 
MALTAGLIATI
 
Post Scriptum
 
1. La dette publique de la France a augmenté de 72,4 milliards d'euros au premier trimestre pour atteindre 1 789,4 milliards fin mars, soit 89,3 % du PIB, selon les statistiques publiées par l'Insee. La dette de l'État a augmenté de 46,8 milliards d'euros sur la période janvier-mars pour s'élever à 1 381,9 milliards. La dette publique au sens de Maastricht inclut également les dettes des administrations de sécurité sociale (236,6 milliards, soit 31,4 milliards de plus qu'au trimestre précédent), des administrations publiques locales (160,9 milliards, - 5,4 milliards) et des organismes divers d'administration centrale (10 milliards, - 400 millions). Ce qui est sans doute le plus inquiétant, hors la dette publique à proprement parler, c’est la croissance exponentielle des engagements de l’État français dans le cadre des plans de sauvetage - existant ou à venir - des États du Sud européen.
 
2. Tout ceci dans un contexte où au dernier sommet européen les pays les plus endettés ont pu faire valoir leur loi, mais d’une manière telle qu’en apparence la solidarité européenne est renforcée et le cours vers une intégration européenne supranationale maintenu. Marché de dupe du dernier sommet européen qui a rassuré les marchés (à savoir avant tout les banques) jusqu’au début de cette semaine, les taux d’intérêts espagnols reprenant ce lundi 9 juillet leur ascension là où ils l’avaient interrompue le 19 juin.

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69 réactions à cet article    


  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 10 juillet 2012 18:55

    Je partage votre cri concernant ce racket fiscal. Sauf quand vous dite que la TVA est injuste. C’est au contraire, le seul impôt juste car proportionnel et non vexatoire.

    Petit rappel de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 :

    Article XIII

    "Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés.« 

     »en raison de leurs facultés" : C’est à dire en proportion de ses possibilités.

    *** La règlementation est l’autre nom des privilèges : Votez Libéral ! ***


    • Romain Desbois 10 juillet 2012 19:12

      justement la TVA n’est pas en proportion de la possibilité de chacun.

      La phrase de l’article XIII est contradictoire et peut être mal interprétée vis à vis de la langue d’aujourd’hui. l’impôt ne peut être également réparti et être en fonction des facultés.


    • sam turlupine sam turlupine 11 juillet 2012 19:16

      Par jesuisunhommelibre (xxx.xxx.xxx.18) 10 juillet 18:55

      Je partage votre cri concernant ce racket fiscal. Sauf quand vous dite que la TVA est injuste. C’est au contraire, le seul impôt juste car proportionnel et non vexatoire.

      Petit rappel de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 :

      Article XIII

      "Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés."

      « en raison de leurs facultés » : C’est à dire en proportion de ses possibilités.

      Comment démontrer exactement le contraire de ce que l« on dit ! smiley

      Si la TVA doit être calculée »en proportion de ses possibilités«  ; elle doit donc être forcément PROGRESSIVE, en proportion des dites possibilités. Or, elle est FIXE, quelles que soient les possibilités des uns et des autres : donc pas du tout »en proportion des possibilités.

      On se demande, chez les libéraux, si c’est leur idéologie qui met à néant leurs capacités de raisonnement, ou si, tout simplement, ils prennent les autres pour des cons, en raisonnant par sophismes, pour essayer de faire passer leurs mensonges délibérés.

      Enfin, perso, je ne me le demande pas : je connais la réponse, car leur cynisme n’a d’égal que leur crapulerie.

      Rappelons, à ce propos, la définition du cynique d’Oscar Wilde : « celui qui connait le prix de tout et la valeur de rien »..

      Quant aux sempiternel refrain des imbéciles anti-fonctionnaires, il est du même ressort : du pur cynisme, parce qu’évidemment, ceux qui l’énoncent sont les premiers à profiter de tous les services publics ; santé, éducation, sécurité, infrastructures, services administratifs, transports, etc....

      Un article de cynique pour les imbéciles.


    • xa 12 juillet 2012 14:41

      « C’est au contraire, le seul impôt juste car proportionnel et non vexatoire. »

      Il existe un autre impot proportionnel : la CSG...

      Avantage : elle taxe les revenus, et non les dépenses. son assiette est plus large, et son rendement plus élevé. Alors pourquoi toujours proposer l’augmentation de la TVA, qui pénalise surtout ceux qui dépensent intégralement leurs revenus, plutôt que la CSG qui touche aussi ceux qui ne dépensent pas leurs revenus ?


    • xa 12 juillet 2012 14:53

      J’ajoute un truc : jetez un oeil sur la ventilation IR / TVA d’un pays hautement socialiste ... la Suisse.

      C’est très intéressant.


    • Robert GIL ROBERT GIL 10 juillet 2012 19:07

      « L’impôt est une contribution commune, également répartie entre les citoyens en raison de leurs facultés » déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.
      Lire ce petit article sur l’impôt, souvent décrié mais pourtant indispensable pour notre mode de vie :
      http://2ccr.unblog.fr/2012/03/21/vive-limpot/


      • Romain Desbois 10 juillet 2012 19:36

        Sauf à décider de ne pas rembourser sa dette, lorsque l’Etat emprunte il fait de l’impôt différé.

        Les recettes de l’Etat tournent autour de 400 milliards d’euros.

        Des rentrées possibles sont nombreuses puisque l’on nous dit qu’il y a par an :

        - 50 milliards de fraudes fiscales .
        - 75 milliards de niches fiscales pour les particuliers
        - 75 milliards d’allégements fiscaux pour les entreprises (dont 31 milliards d’aides aux 35H et 7pour les heures supp)

        Il faut déjà avoir un budget équilibré et ne pas se contenter d’un retour à 3% de déficit annuel.

        Il faut également que les économies ne soient pas sur les salaires et les emplois mais sur les aides,subventions et niches fiscales. Il faut faire le tri et supprimer le superflu.

        Construire des Canadairs et non pas acheter des Rafales

        Fabriquer par l’Etat les génériques et faire le tri dans le gâchis pharmaceutique ( par exemple en interdisant aux medecins de prescrire des marques, juste le principe actif et délivrer que le nombre utile de médicaments)

        Supprimer les 500 millions annuels d’aides à la presse (dont beaucoup crachent sur l’Etat alors qu’ils en croquent)

        Arrêter de subventionner les exportations, ce qui fausse les chiffres de la balance commerciale (on vend grâce à ca à perte de l’agneau à l’étranger alors que le gros de l’agneau vendu en France vient de Nouvelle-Zélande)

        On arrête de subventionner l’agriculture intensive alors que 60 % du bio consommé en France est importé (souvent d’Allemagne).

        On impose le délai de paiement à 30 jours afin que les entreprises ne soient pas obligées d’emprunter pour leur trésorerie.

        On embauche prioritairement là où cela va rapporter de l’argent dans les caisses :
        - des juges, des greffiers et assistants greffiers (pour limiter le temps de préventive , 40% des prisonniers en France)
        - des inspecteurs du travail
        - des contrôleurs à la DGCCRF
        - des inspecteurs des impôts
        - des inspecteurs à la DSV

        etc.


        • Robert GIL ROBERT GIL 10 juillet 2012 19:59

          Aujourd’hui, on prefere voler au secours des marchés financiers mais pas de sa jeunesse, dont les droits élémentaires en matière d’éducation, de travail et de logement sont de plus en plus bafoués.........
          http://2ccr.unblog.fr/2011/09/05/sauvez-les-jeunes-pas-les-banques/


          • Robert GIL ROBERT GIL 10 juillet 2012 20:24

            MALTAGLIATI,
            pourquoi cette haine des fonctionnaire, vous avez raté un concours dans votre jeunesse ?
            Lisez plutot ceci :
            http://2ccr.unblog.fr/2012/03/01/a-quoi-servent-les-fonctionnaires/

            ensuite vous savez certainement que les niches fiscales aux grosses entreprises representent 172 milliards d’euro, voir :
            http://2ccr.unblog.fr/2010/12/03/niches-en-or-massif/

            il faut aussi parler  des 600 milliards d’évasion fiscale, et des 200 milliards annuels qui ont été accaparés par le capital sur la part des salaires. Parlons également des millions d’euros de remboursement d’impôt que l’on concède à ceux pour qui tous les moyens sont bons pour ne pas en payer !Lire :
            http://2ccr.unblog.fr/2012/05/15/finance-hollande-va-mettre-carte-sur-table/

            je me tiens a votre disposition pour vous conseiller d’autres lectures...


            • maltagliati maltagliati 10 juillet 2012 22:02

              Je HAIS la fonction publique, racine de notre servitude. Un jour j’ai passé un entretien sans savoir quel poste était à la clé. Quand je me suis rendu compte qu’il s’agissait d’entrer au service de l’Etat, j’ai mis fin à l’entretien par quelques réponses appropriées.
              Je n’ai pas besoin de vos références. La maladie de la gauche, c’est l’État, sous « prétexte » de dénonciation du libéralisme. De Charybde en Scylla.
              Et ne me prenez pas pour un sous-développé, je suis l’éditeur des Œuvres politiques de Jean-Paul MARAT. Je me passe allègrement de vos lectures !!!


            • Robert GIL ROBERT GIL 10 juillet 2012 22:15

              je suis desolé, je ne savais pas, a chacun ses problemes, les votres ont l’air serieux...


            • Gemini Gemini 11 juillet 2012 10:22

              Pour une personne non sous-développée, vous avez pourtant un argumentaire inexistant et votre opinion ne semble dictée que par votre haine.

              Le fait d’éditer une quelconque série de livre ne cautionne en rien la qualité de votre argumentaire et ne vous donne aucun argument d’autorité.

              Si nous pouvons bien sûr avoir des opinions différentes, je trouve ridicule de les baser délibérément sur des chiffres et affirmations fausses  ; cela ne fait que renforcer l’idée que celle-ci est infondée.


            • tf1Goupie 11 juillet 2012 12:18

              « Je HAIS la fonction publique » ...

              Soyons clair:on ne fait pas ici dans la réflexion objective, plutôt dans le lâcher de pulsions.

              Je hais les coiffeurs, les chauffeurs de taxi, les garagistes etc...

              Le vieux monde Français du corporatisme, de l’immobilisme et du repli sur soi qui s’exprime.

              Vous essaierez de nous vendre un monde meilleur après ça !


            • sam turlupine sam turlupine 11 juillet 2012 20:21

              Par maltagliati (xxx.xxx.xxx.18) 10 juillet 22:02

              Je HAIS la fonction publique, racine de notre servitude.

              Ah oui ?

              Donc, vous n’avez jamais recours à ses services ; école, santé, sécurité, transports, infrastructures, services administratifs... Vous vivez sur une île déserte, où vous faites appel rien qu’au privé pour tous ces services ? Vous avez une milice privée pour s’occuper de votre sécurité ? Une clinique privée, que vous payez intégralement, sans la sécu ? Pas de carte vitale ? Vous ne roulez que sur les autoroutes (difficile pour y arriver : vous y faites transporter votre voiture par un transporteur privé ?)


              Et ne me prenez pas pour un sous-développé, je suis l’éditeur des Œuvres politiques de Jean-Paul MARAT. Je me passe allègrement de vos lectures !!!

              Waouw ! 

              Ah !Vous ne lisez que les livres que vous éditez ? Ça restreint....

              Certainement pas sous-développé, mais un sacré imbécile, surement : comme quoi la culture n’ finalement rein à voir avec l’intelligence...

              Et, à propos, vos études, vous les avez faites avec un précepteur privé ? 

              Calmez vous, mon vieux : la haine est toujours mauvaise conseillère, vous ne savez pas ?

               smiley


            • Le péripate Le péripate 11 juillet 2012 10:12

              Les socialistes appliquent à la France une thérapie de choc qui dégoutera le pays de l’ultra étatisme pour de longues années.

              Serrons les dents.


              • Gemini Gemini 11 juillet 2012 10:24

                Appeler ce qui se fait en ce moment d’Ultra étatisme est au mieux mensonger. Le gouvernement ne compte même pas revenir sur tout ce qui a été surpris par Sarkozy.

                Je suggère également de prendre le problème dans l’autre sens : on nous a servi de l’ultra libéralisme à toutes les sauces depuis plus de trois décennies. L’on sait que c’est un échec total et absolu, mis à part pour quelques profiteurs parasites. Il est grand temps de changer de disque.

                Quant à dire que c’est ce que fait le gouvernement en place, il n’y a qu’un pas que je me garderais bien de franchir.


              • Le péripate Le péripate 11 juillet 2012 10:27

                56% du PIB est dépensé par l’État.

                56, gravez vous ça dans le crâne.


              • JL JL 11 juillet 2012 10:29

                Pfff !

                Avec Sarkozy, le sommet social c’était : « Bon, MM les représentants des partenaires sociaux, nous avons deux heures, vous présentez vos propositions, et ensuite je ferai ce que j’ai déjà décidé - comprenez : en concertation avec le médef. »

                Voilà la droite : l’État de droite décide en lieu et place des partenaires.

                L’Etat PS, lui , instaure un vrai dialogue social entre les partenaires.

                maltagliati, péripate et ceux qui leur emboîtent le pas, savent très bien que la meilleure défense c’est l’attaque.

                maltagliati prétend que je suis un défenseur de l’État ? En effet, face à des détracteurs comme lui, nous ne sommes pas assez nombreux pour couvrir tous ces fauteurs de troubles - anarchistes, libertariens, néolibéraux, poujadistes, ... - pour les couvrir, dis-je de notre opprobre, à défaut d’user de plumes et de goudron.

                Ah ! un mot sur la dette : A leur place, je ferais profil bas, vu que l’Etat PS obtient pour ses prêts, de meilleurs taux que l’Etat UMP ! Quelle baffe pour la droite ! Même sa clientèle fait davantage confiance au PS !

                 smiley


              • Le péripate Le péripate 11 juillet 2012 10:33

                Bon, bravo aux socialistes de gauche et tant pis pour les socialistes de droite.

                Tout pour l’État, tout par l’État, rien en dehors de l’État. Nous avons compris.


              • JL JL 11 juillet 2012 10:35

                56% du PIB : mais qu’y a-t-il dans ces 56 % ?

                Les trois quarts sont dépensés pour maintenir sous perfusion nos entreprises écrasées par les dividendes : les leurs ou ceux de leurs donneurs d’ordre, les multinationales, lesquelles ne paient même pas d’impôts en France.

                Les néolibéraux sont constamment en train de se prévaloir de leurs turpitudes, et plus ils sont abjects, et plus ils ont des arguments - fallacieux, bien entendu - mais à force de les répéter, ils finissent par convaincre les peuples écrasés en effet, par des taxes et des impôts injustement répartis.


              • Le péripate Le péripate 11 juillet 2012 10:53

                Abject.... toujours la bave aux lèvres.

                56, c’est 56. Point à la ligne. Et tous vos raisonnements tordus n’y changeront rien.


              • JL JL 11 juillet 2012 11:03

                56% ce n’est pas les dépenses de l’État, voyons ! Vous êtes ridicule. Par ailleurs, c’est l’équivalent de celui de l’Allemagne si l’on tient compte du fait que dans nos chiffres, il y a les dépenses de santé, pas dans les leurs.

                Voici un article publié ce jour qui vient à point nommé étayer ce que j’ai dit plus haut au sujet du « keynésianisme de droite », un keynésianisme contre lequel les libéraux ne se sont JAMAIS mobilisés, je dis bien JAMAIS. Le keynésianisme de droite, c’est l’État corporatiste. Le corporatisme c’est le fascisme de droite. Les libéraux usent des chiffres et dépenses de l’Etat corporatiste pour fustiger les dépenses de l’État social. Si vous avez mieux que abject, je suis preneur.

                Je cite le début de l’article :

                Le 27 septembre 2011 le Dr Nicole Delépine, pédiatre oncologue à l’hôpital de Garches faisait le point sur l’état de la médecine et de la démocratie.

                Nous devons féliciter ces médecins qui osent dire la vérité et ont le courage de braver le tout puissant Conseil de l’Ordre et les autres sbires des tout puissants laboratoires

                 

                Cancérologie : « la médecine n’est plus au service du patient, mais d’un système marchand. »

                Sommes-nous à l’aube d’une crise de remboursement des traitements anti-cancer qui peuvent se chiffrer en dizaines de milliers d’euros ? C’est ce que semble indiquer une récente étude publiée par le journal médicale The Lancet. De quoi remettre en cause la pratique de la médecine actuelle ?



              • Le péripate Le péripate 11 juillet 2012 11:07

                JL vous m’emmerdez. Vous n’êtes pas un interlocuteur honnête ni respectueux. Contentez-vous des insultes, un raisonnement correct est hors de votre portée.


              • Robert GIL ROBERT GIL 11 juillet 2012 11:12

                « un raisonnement correct est hors de votre portée »

                Peripate, vous vous parlez a vous meme, j’avais deja remarqué que ça ne tournait pas « rond » chez vous, mais la ça s’agrave, il est temps de consulter !


              • lsga lsga 11 juillet 2012 11:13

                mince je voulais troller JL mais je suis d’accord smiley



              • JL JL 11 juillet 2012 11:18

                En effet péripate, je vous emmerde.
                Quant à juger de la qualité de mon raisonnement, je vous l’accorde : l’un de nous deux en est incapable. Mais il ne suffit pas de le dire : moi je démontre, c’est vous qui éructez.


              • Le péripate Le péripate 11 juillet 2012 11:23

                Gil vous n’êtes pas en train de recopier un article pour le présenter comme votre ? Allez au boulot !


              • Robert GIL ROBERT GIL 11 juillet 2012 11:27

                Peripate,
                ce n’est pas en lisant vos commentaires que je vais en ecrire un, ça c’est sur !


              • Le péripate Le péripate 11 juillet 2012 11:31

                Pff, tu n’as jamais rien écrit ni pensé quelque chose à toi mon petit Gil. Alors en effet ce n’est pas aujourd’hui que ça va commencer.


              • JL JL 11 juillet 2012 11:34

                péripate, l’un de nous deux en effet, est une merde malodorante.

                Mais moi je ne demande pas à une merde de dégager : je nettoie. Et la seule façon de nettoyer les merdes ici, c’est de leur mettre le nez dans leur caca : ce que je fais avec vous.


              • 65beve 11 juillet 2012 12:40

                Peripate,
                Il est l’heure.
                L’heure du pastis.
                Vous verrez, vous vous sentirez nettement mieux après.
                cdlt.


              • sam turlupine sam turlupine 11 juillet 2012 20:31

                Houla !

                Le péripute est hors de ses gonds !

                Je crois que c’est le chiffre 56 sur lequel il a craqué... Ça doit être, pour lui, un chiffre fatidique, qui réveille une sourde haine à peine enfouie...

                Peut-être aussi qu’il serre trop les dents ; ça doit lui faire mal et l’agacer..

                Pas grave : il va se calmer en se replongeant dans ses bibles de Von Mises, de Hayek , de Friedman : tous ces grands humanistes, qui donnent tant de baume au coeur par leur empathie, leur compassion, leur formidable esprit de générosité, de solidarité, d’entraide, et d’amour...

                La lecture des grands pontes du libéralisme, c’est beau comme le cri des torturés, le soir au fond des caves...


              • xa 12 juillet 2012 15:01

                « Les trois quarts sont dépensés pour maintenir sous perfusion nos entreprises écrasées par les dividendes »

                Euh ... un peu de réalisme, tout de même. Dans les 56%, il y a la sécu et les retraites, qui ne sont pas une perfusion des entreprises. Et ces dépenses représentent près de la moitié de ces 56%. Ensuite, il y a les salaires de la FP.

                Ca laisse bien moins des 42% de pib que vous annoncez pour la perf des entreprises (perf dans lesquels il serait effectivement bon de faire un peu de ménage, comme dans tous les secteurs publics, à condition de faire un ménage intelligent, et pas à la serpe comme depuis 10 ans)


              • JL JL 13 juillet 2012 09:32

                xa,

                la Sécu et la retraite, désolé, ce n’est pas le fonctionnement de l’État : si ce secteur était confié aux mutuelles ou au privé, il faudrait bien le financer, et en plus, payer des profits dans le second cas.

                De même, l’éducation, la police, l’armée, etc.

                Ensuite, on ne le dira jamais assez puisque les obscurantistes et la bêtise insistent toujours, il ne faut pas confondre budget et dépenses. Quand une commune fait construire un rond points, ça coûte le prix des travaux, mais cet argent est versé directement aux entreprises de TPE. Et le Rond-point devient propriété collective. Vous voudriez qu’il soit privé ? Vous le paieriez deux fois !

                La seule chose à considérer, ce sont les salaires de la machine administrative, tout ce qui n’existerait pas dans un pays livré à l’anarchie - je vous laisse imaginer les dégâts ... tiens, la Grèce par exemple, qui n’a pas de cadastre.

                Tout bien compté, je ne crois pas que ça coûte 14% de PIB ; et je ne parle pas du chômage : je préfère payer un fonctionnaire qui gère la machine qu’un chômeur qui fait l’aumône, le dealer ou le cambrioleur. Ces deux derniers ne voteront pas pour moi mais pour vous, c’est sûr.

                Les libéraux et les idiots sont difficiles à départager, de sorte qu’on peut dire sans se tromper que le libéralisme est à la bêtise ce que les croyance sont à la superstition : la bêtise est pour le commun, le libéralisme est pour les nantis, mais c’est le même impensé.

                Et ce 56% qui fait les choux gras des ennemis de l’État, de la République et de la démocratie, n’est que le budget du ménage ! Les ennemis de l’État se conduisent comme ce « chef de famille » qui reprocherait à son épouse femme au foyer de dépenser plus de la moitié de sa paie, une épouse qui paierait la nourriture, l’habillement et l’éducation des enfants, les traites, les charges et le mobilier du logement, pendant que monsieur dépenserait le reste pour la voiture, les vacances, pour les maîtresses et les copains du bistrot.


              • xa 13 juillet 2012 12:41

                « la Sécu et la retraite, désolé, ce n’est pas le fonctionnement de l’État »

                Certes. Mais c’est dans les 56% dont, selon vous, les 3/4 sont des allègements de charges aux entreprises.

                Si vous retirez la Sécu, pour justifier vos 3/4, vous reconnaissez que vos 3/4 ne s’appliquent pas sur la totalité de ces 56% de PIB

                CQFD.


              • Robert GIL ROBERT GIL 11 juillet 2012 11:38

                peripate,
                «  »un raisonnement correct est hors de votre portée"
                ça se confirme...


                • arobase 11 juillet 2012 12:13

                  Robert tu perd ton temps. péripate est membre du NPA et caricature un max les positions libérales afin qu’elles donnent envie de vomir.


                  c’est une tactique qui en vaut d’autres. il est vrai que contre la puissance de l’argent et ses dégâts contre l’humanité tous les coups sont permis.

                  en fait il faut remercier le péripate

                • JL JL 11 juillet 2012 12:21

                  arobase,

                  vous posez là une véritable question : est-ce que péripate est un NPA déguisé en libéral, ou bien est-ce que les libéraux n’ont pas déjà infiltrés tous les partis d’extrême gauche ?

                  A ce sujet, je vous invite à écouter cette conférence de Charles Robin qui nous démontre notamment la soumission idéologique de l’extrême gauche au libéralisme, qu’elle prétend pourtant combattre. Charles Robin vient d’arriver dans le petit monde fermé des essayistes de talent et son entrée est parfaitement réussie. Il fut reçu dans le cadre du libre journal du LTS pour présenter son livre et nous vous proposons aujourd’hui d’écouter sa conférence de 50 minutes qui traite du libéralisme sous un angle particulièrement intéressant. Son essai, intitulé « Le libéralisme comme volonté et comme représentation : démontage d’une mythologie politique contemporaine » est disponible au prix de 12 euros via ce lien.


                • JL JL 11 juillet 2012 12:23

                  « infiltré » évidemment.


                • arobase 11 juillet 2012 12:41

                  Mais non Robert c’est plus simple que ça. j’ai dit le PA comme je dirais le PDG ou le PS...il ne faut pas donner au péripate l’importance qu’il n’a pas. ça m’étonnerait qu’il fasse partie d’un plan concerté smiley.


                  la meilleure façon de rendre insupportable ce libéralisme assassin c’est d’en forcer le trait et montrer ses excès. péripate excelle dans ce sens smiley

                  maintenant si c’est vraiment sa pensée qu’il exprime, il n’ a plus qu’à le plaindre de tout coeur, le pauvre. smiley

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