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Accueil du site > Actualités > Economie > Vers une nouvelle crise : L’implosion du marché des bons du Trésor US (...)

Vers une nouvelle crise : L’implosion du marché des bons du Trésor US ?

En premier lieu il faut rendre hommage au peuple japonais, à son courage et à sa dignité.

J'expliquais dans un précédent article, les risque d'extension de la crise de la dette souveraine aux États-Unis, le séisme et le tsunami au Japon nous ont fait passer dans une autre dimension puisqu’il y a un risque de catastrophe nucléaire.

Allons-nous vers une nouvelle crise ?

La FED est-elle en faillite ?

Dans un excellent article Moneyweek explique que la FED, depuis le 6 janvier 2011, s'est placé sous la protection du Trésor. En effet cette dernière a acquis pour 1250 milliards de dollars de Mortgage-Backed Securities (qui sont des obligations adossées à des hypothèques), alors que ses fonds propres ne sont que de 50 milliards de dollars, soit un rapport de 25 (1250/50).

Le problème c'est que ces MBS ont été acquis à leur valeur faciale (et non pas à leur valeur de marché), il suffirait donc que ces actifs financiers baissent de 4%, pour que ses fonds propres soient absorbés. En tenant compte de ses réserves, il faudrait une baisse de 10 %.

Vu la situation du marché immobilier qui s'enfonce dans la crise, on peut considérer que les MBS ont perdu au minimum entre 30 et 40% de leur valeur. Évidemment la FED n’est pas en faillite puisque le Trésor va convertir ces dettes en dettes à long terme (de la FED envers le Trésor), avec un coût exorbitant pour le contribuable américain.

Mais ajoutons à cela que le Trésor américain a décidé de vendre 142 milliards de dollars de titres adossés à des crédits immobiliers (Agency-Guaranteed Mortgages-Backed Securities), à un rythme de 10 milliards de dollars par mois si le marché le permet.

Décision qui paraît surprenante, vu les derniers chiffres du marché immobilier, et qui traduit tout simplement les besoins de liquidités du Trésor. Ceci devrait, en outre, aggraver la crise de l'immobilier américain.

Le scénario du Krach des bons du Trésor américain se dessine

Dans ce contexte très particulier, le plus gros fonds obligataires du monde (Pimco Total Return avec un encours de 230 milliards de dollars environ), géré par PIMCO, a décidé de liquider sa position en obligations d'État américaines.

Selon ses calculs la FED aurait acquis, depuis le début du QE2 (politique d‘assouplissement quantitatif), 70% de la dette américaine.

" Qui va acheter des obligations de l'État fédéral quand la FED ne le fera plus" s'interrogeait le patron de Pimco, Bill Gross, dans son commentaire de mars. Sa réponse :"je n'en sais rien". Cela ne veut pas dire que ces titres ne trouveront pas d'acheteurs, mais ceux qui se présenteront, ne se contenteront pas du taux actuel pour la note à 10 ans : 3,36%.Il faut rappeler, qu'en général, leur taux suit la croissance nominale anticipée du PIB, soit 5% selon le modèle de PIMCO. Manquent donc 150 points de base (1,5%).

Ajoutons que ce scénario ne tenait ni compte du printemps arabe, ni de la catastrophe au Japon.

Les révolutions arabes après avoir provoqué la chute de Ben Ali (Tunisie) et de Moubarak (Égypte) et fait chanceler Kadhafi, s’étendent au Yémen, en Syrie, à Bahreïn et menace l’Arabie Saoudite. Elles traduisent la volonté des peuples arabes (surtout de la jeunesse arabe) d’accéder à la démocratie ainsi qu’à un partage plus équitable des richesses : la rente pétrolière ne suffit plus à assurer la paix sociale. Les dirigeants de ces pays vont devoir utiliser leurs réserves de change afin de développer des projets industriels qui permettront de stimuler la croissance et l’emploi (notamment des jeunes). Les États-Unis risquent donc de perdre un de leur principal bailleur de fonds : les pays du golfe.

Quant au Japon il a été frappé par un tremblement de terre d’une puissance inégalée, par un tsunami et une catastrophe nucléaire. Cette dernière est moins grave que celle de Tchernobyl mais le lait et les légumes de la région touchée ont été interdit à la vente et l’eau à Tokyo est considérée comme impropre à la consommation des nouveau-nés. Le Japon va donc sortir des radars de la mondialisation pendant au moins 6 mois avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer pour l’industrie électronique (semi-conducteur), automobiles (pièces détachées) et en tant que centre financier.

Les Japonais afin de stabiliser et reconstruire leur économie vont rapatrier massivement leurs fonds, notamment les compagnies d’assurances. Le Japon est le second plus gros détenteur de bons du trésor juste derrière la Chine avec un en cours de 815 milliards de dollars (soit 20%). C’est pour cette raison que le yen a atteint un record historique vis à vis du dollar. Les États-Unis vont perdre leur second plus gros bailleur de fonds.

Enfin le printemps arabe et la catastrophe au Japon vont accentuer la hausse du prix des matières premières agricoles ainsi que du pétrole. Quant à la paralysie de l’économie japonaise, elle va faire flamber le prix des semi-conducteurs et des pièces détachées automobiles. Ces tendances vont accentuer le grand retour de l’inflation qui va frapper de plein fouet les détenteurs d’obligations.

Le vrai rendement que voudront les acheteurs de bons du Trésor

Si on tient compte du retour de l'inflation, du printemps arabe et de la catastrophe au Japon, il faut ajouter au taux de 5%, une prime de risque de 10%, soit un taux de 5,5%. Ce taux traduit la monétisation systématique des déficits et l'augmentation du risque : le ratio service de la dette / recettes fiscales va s‘envoler. Il y donc un risque non négligeable d’implosion du marché des bons du trésor US, à partir du second semestre 2011. La FED, dans ce contexte, ne pourra prolonger au-delà du mois de juin sa politique d'assouplissement quantitatif. Quant à la Chine, elle sera réticente à continuer de financer la dette publique américaine. Voilà un début de réponse à la question de Bill Gross.

En outre, ces tendances seront amplifiées par la crise de la dette souveraine dans la zone euro, où rien n'est réglé ; et la crise des muni bonds (obligations réservées aux collectivités locales aux États-Unis) qui traduit les difficultés financières des États fédérés (Californie, Wisconsin, Pennsylvanie .......).

Un QE3 pour retarder le KO (krach obligataire) ?

Évidemment, il y a un autre scénario, car il faut tenir compte du facteur politique : les États-Unis feront pression sur les États du Golfe et la Chine afin qu’ils continuent d’acheter des bons du trésor et prolongeront leur politique d’assouplissement quantitatif (QE3). Mais ce ne sera que partie remise : les pays du Golfe savent que s'ils veulent survivre, ils doivent répondre aux aspirations démocratiques et au développement économique de leurs populations. Quant à la Chine elle mise, à long terme, sur l'euro et l'or.

En conclusion, pour sortir de la crise, on a imaginé aux États-Unis (et ailleurs), la stratégie suivante : les États se sont massivement endettés afin de renflouer le système bancaire. Ils ont emprunté (bien au-delà de leurs possibilités) des fonds, qu’ils ont prêtés aux banques, qui leur ont reprêté en achetant des obligations d’état. On a créé une bulle de la dette publique qui implosera inéluctablement quand les taux remonteront. La faillite des États risque d’entraîner celle de la démocratie : difficile d’expliquer aux gens, que ceux qui ont provoqué la crise, ont été renfloués à coups de milliards, et que les autres doivent se serrer la ceinture. Mais le pire n’est jamais certain, il n'est que probable. 


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28 réactions à cet article    


  • Talion Talion 20 avril 2011 11:00

    « Mais le pire n’est jamais certain, il n’est que probable. »

    Heu... On pourrait dire la même chose d’un type qui vient de sauter du haut de la tour Eiffel...

    Les simple lois de la gravité nous indique qu’il n’est peut-être pas encore mort, mais que c’est tout comme.

    Là pour les économies occidentales, c’est exactement la même chose...

    S&P vient de nous indiquer que d’après l’autopsie, l’économie américaine n’est pas au mieux de sa forme.

    J’ai tendance à répondre en ricanant « non ?!... Sans déconner ?!... »


    • Yvance77 20 avril 2011 11:00

      Salut,

      Depuis 2007-2008 je les lis tous, ceux qui annoncent le cataclysme, l’effondrement, le krach... la fin de ce monde économique (que je souhaite tellement les gens en souffre de ce système)

      Et pourtant, il est là, bien en vie, refaisant surface à chaque fois, tel le Phoenix revenant du tréfond des abysses... et ce sytème perdure au grand dam des pauvres.

      Tout talentueux que vous êtes, je n’y crois plus à cette inéluctable mort ou fin. Il a plus de ressources que nous le pensons.

      Et j’aimerai tant que nous passions à autre choe.

      Bye


      • Talion Talion 20 avril 2011 11:13

        Le système n’est resté en place que grâce à la planche à billet (les fameux QE)...

        Pas de bol, il n’y aura vraisemblablement pas de QE3 aux USA.

        Ajoute à cela l’effet « Japon » et l’affaire est pliée.

        Ça fait des années que le système agonise et était en soin palliatif. Seulement pas de chance, il arrive un moment ou l’on est forcé de se rendre compte que les échange commerciaux internationaux ne se font plus à 90% en Dollar comme en 2000, mais tout juste à 50-55%.

        Le système Dollar fini son agonie... Les choses s’accélèrent actuellement. Rétrospectivement, d’ici deux ans cela paraitra une évidence, mais tant qu’on vit sous la dépendance d’un système, le réflexe humain normal est de refuser d’admettre qu’il est au bord de l’abime.

        D’ici l’automne au plus tard, le spasme final aura eu lieu et d’ici deux ans le cadavre sera froid.

        Après on peut refuser la réalité comme les Français en 40 avec la ligne Maginot, ou enfin l’accepter.


      • dawei dawei 20 avril 2011 11:22

        et dire que Sarko n’a été qu’un facilitateur de l’ingerence politique et economique etazionienne en FRance, alors que c’etait au contraire le moment ultime de prendre nos distances, distance qu’on a toujours cherché à prendre d’ailleur, avec cet obese diabetique mourrant qu’on a nourrit de donnut, bacon et de fish en ships pendant pres d’un demi siecle. Qu’il se guerisse lui meme de ses problemes sans chercher à nuire aux autres comme ils l’ont toujours fait.
        Coupons nous une fois pour toute des anglosaxons, ces pays doivent se debrouiller avec ce qu’ils ont, et ce qu’ils ont fait, l’heure de la RAISON et le REPENTANCE a sonné. LA fuite en avant de peut plus durer.


      • Yvance77 20 avril 2011 11:32

        Talion

        Pour ne reprendre que le LEAP2020 ... bon site au demerant. Il voyait la fin pour fin 2009, puis au premier semestre 2010, enfin dislocation fin 2010 et in fine l’on à quoi.

        Il y a des agonies qui durent durent durent ... et pendant ce temps les pauvres meurent plus vite et plus surement.

        Bye


      • dawei dawei 20 avril 2011 11:53

        moi Europe 2020 me font bisarre, mais j’ai peut etre tord.
        Leur analyses et articles sont tres interessants, mais j’ai des doutes sur leurs intentions , qui semblent etre totallement en phase avec le discours néomondialiste type Attali.
        D’aileur c’est un groupe niçois comme toi je crois ! T’as déjà été a une de leur conference ? J’aaurais aimé en voir une, mais en ce moment je suis dans une parenthèse parisienne qui je l’espere ne durera pas trop longtemps !


      • Yvance77 20 avril 2011 13:24

        Dawei salut,

        J’ignorais ce détail aka Leap était de ma ville. Je vais voir cela et si conférence j’irai sans aucun doute.

        Bye


      • Talion Talion 20 avril 2011 16:28

        Heu... Il n’y a pas que LEAP2020 qui est sur cette ligne...

        Même aux USA certains sénateur continuent à dénoncer la folie ambiante depuis des années.

        Il suffit de prendre Ron Paul par exemple.

        Maurice Allais aussi dénonçait la nature Kafkaïenne d’un système qui ne peut que s’effondrer...

        En fait, tous ceux qui annonçaient la crise économique depuis les années 1990 ont été moqués jusque très récemment (jusque 2007-2008 en gros) et annonçaient déjà à l’époque la suite des réjouissances.

        Bizarrement personne n’écoute les Cassandre avant qu’il soit trop tard.

        Le rêve américain (et plus généralement occidental) c’était peut-être super, mais ce n’était jamais qu’un rêve... Un jour il faut se réveiller et il semblerait que le réveille s’annonce douloureux.

        Je comprends que certains aient peur ceci dit...  smiley


      • Talion Talion 20 avril 2011 16:33

        Pour LEAP2020, même si leur argumentation est pertinente, là ou il se sont planté, c’est concernant le timing, car ils n’avaient pas anticipé la politique de planche à billet et de differemment de l’explosion de la crise que le gouvernement US a mis en œuvre.

        Mais là par contre, les dernière cartouches semblent avoir été tirées... Et qui plus est, le Japon a toutes les chances pour jouer le rôle de catalyseur et d’accélérateur de la chute du système...

        Il arrive à moment ou les illusionnistes de Washington et de Wall-Street vont arriver à cours de tours de passe-passe.

        Le glas ne va plus tarder à sonner désormais.


      • Le vénérable du sommet Le vénérable du sommet 20 avril 2011 17:19

        "Et pourtant, il est là, bien en vie, refaisant surface à chaque fois, tel le Phoenix revenant du tréfond des abysses... et ce sytème perdure au grand dam des pauvres"

        C’est un peu vrai, mais chaque fois ce Phoenix est de plus en plus petit et malade. Le système mondial se dissout petit à petit comme le sucre dans le café et les gens ne s’en rendent compte qu’au moment des crises qui ponctuent le temps présent.
        Le système n’était déjà pas viable avant, maintenant que la nature semble vouloir s’y mettre aussi ...


      • kemilein 22 avril 2011 23:36

        les USA sombrent, 2015 le grand marché transatlantique... ou pas ? puisque les USA ne serait plus...

        l’avenir de tout empire est l’effondrement puisque celui ci se nourrit de son expansion.

        si le Capitalisme libéral a survécu c’est du fait de la chute de l’URSS, rentrant 1/3 de l’humanité dans le modèle économique capitaliste libéral.

        le capitalisme sévit sur la planète entière, il ne peut plus se répandre, de fait l’a fin de sa domination impériale approche.

        le USA sombre, certainement, mais le Grand Marché n’attendra pas 2015, pour survivre, les USA risque fort de nous « envahir » via ce Grand Marché, leur seul moyen de continuer leur croissance impériale...

        les crises dans tout empire, deviennent de plus en plus graves, de plus en plus longues, et de plus en plus rapprochés.


      • Daniel Roux Daniel Roux 20 avril 2011 12:14

        Il y a un cailloux dans la chaussure du système qui le fait boiter. Ce cailloux qui ne fait que grossir chaque jour a pour nom la tromperie généralisée. La boiterie deviendra bientôt gangrène et il faudra couper dans le vif.

        Tout le monde trompe tout le monde et réciproquement, en Amérique, en Europe et en Asie :

        Les statistiques sur l’inflation et l’emploi sont manipulées pour contenir les taux d’intérêts sur les emprunts d’état et des entreprises.

        Le cours des actions sont contrôlés par les grandes banques américaines qui utilisent pour cela des machines ultra sophistiquées achetant et revendant des actions par millions plusieurs fois par seconde, faussant le marché et troublant la perception que les investisseurs sur la réalité économique.

        90% des bons du trésor américains sont achetés secrètement par la FED.

        Des milliards de dollars sont imprimés, ne valant que le prix du papier et de l’encre. Ils inondent les marchés de liquidités permettant spéculateurs d’acheter des actions, des actifs concrets en Europe et ailleurs et des matières premières.

        Certaines grandes banques achètent massivement les futures récoltes de blé, de maïs ou la production de cuivre et de pétrole, ce qui entraîne des augmentations massives autant qu’artificielles et accroît l’inflation

        Les réserves de pétrole sont surestimées par les pays producteurs soucieux d’obtenir des quotas de production les plus élevés possibles, dissimulant en fait que la production commence à décliner et que le pétrole va se faire plus rare.

        La Chine détient 3000 milliards de dollars de réserve tout en contenant la valeur de sa monnaie afin d’être plus compétitive. Elle use de ses dollars dont la valeur est artificiellement surévaluée pour acheter elle aussi des actifs comme des métaux, du pétrole et des terres arables.

        Une grand partie du Japon et ses habitants sont exposés à des radiations dont le gouvernement sous estime volontairement l’intensité et les conséquences au mépris de la santé des citoyens. Il n’est pas exclu que la gravité de la contamination n’oblige finalement à l’évacuation de dizaines de millions de personnes du nord du pays y compris la région de Tokyo.

        Nous assistons à l’agonie d’un monde et pas seulement à celui de l’occident. Il est probable que l’avenir ne sera pas radieux . Ceux qui nous mènent à notre perte sont déjà prêts pour le monde d’après. Les lois anti démocratiques prisent sous prétexte de terrorisme et les systèmes de contrôles sociaux et financiers sont en place pour l’avènement de régimes fascisants tel qu’ils existent déjà aux USA, en Russie, en Chine et ailleurs.

        Les peuples occidentaux entendent des craquements de toutes parts. Désinformés par leurs médias, ils ne comprennent pas encore ce qui est en train de se passer, vers quel avenir leurs dirigeants les mènent. Tout est fait pour les angoissés d’avantage afin qu’ils continuent à voter « conservateurs » jusqu’à manipuler les modes de scrutin, saborder les référendum, discréditer les opposants, bloquer les candidatures alternatives.

        La question est de savoir si dans la débâcle économique et sociale qui arrive, les citoyens européens d’aujourd’hui seront capables ou non, à l’image de ce qu’on tenter les Islandais, de contrer la stratégie de l’oligarchie financière puis de la contrôler.

        Rien n’est moins sûr, le piège de la dette s’est presque refermé.


        • Kalevala 20 avril 2011 12:41

          Cela va se soldé par une immense éponge , on efface tous et l"on recommence.

          .


          • b2ori b2ori 20 avril 2011 15:01

            Effectivement on peu remarquer que le système va à un deuxième crash mondial catastrophique bien plus dangereux que celui du 29 septembre 2008 avec le fameux 777 points de la bourse lol a je m’en souviendrais de ce jour...

            C’est vrai de gros changement sont a venir malgré ce qu’il prétende le système est mourru.
            Par contre j’espère que la classe moyenne,pauvre, pourra continuer de vivre loger et se nourrir car c’est déjà dur en ce moment avec le travail qui court pas les rues, et l’augmentation des énergies et des matières premières ont a du mal...


            • Assurancetourix Assurancetourix 20 avril 2011 17:38
              Un dollar qui entre pour sept dollars qui sortent !!!

              Le problème, c’est que l’Etat américain vit très au-dessus de ses moyens. En mars, l’administration américaine a perçu 150,9 milliards de dollars d’impôts et de taxes. Mais elle a dépensé sur la même période 339 milliards de dollars. Si on y ajoute le rachat des bons du Trésor arrivés à échéance sur le mois, on atteint même les 1.052,8 milliards de dollars de dépenses. Pour 1 dollar qui rentre dans la poche de l’Etat, 7 en sortent. En 2011, le déficit américain officiel devrait atteindre 9,5% du PIB.

              Avec la crise, les recettes de l’Etat américain ont chuté de 18% à environ 15% du PIB américain, tandis que les dépenses explosaient, passant de 20% à 24% du PIB. Et les prévisions du bureau du Budget du Congrès américain, le CBO, sont alarmantes. Si rien n’est fait, le déficit annuel officiel devrait atteindre les 9.500 milliards de dollars en 2021 et la dette américaine officielle devrait doublé.

              Les autorités américaines n’ont plus le choix. Elles doivent équilibrer le budget fédéral par l’adoption d’un plan de rigueur sans précédent en augmentant les impôts et/ou en réduisant les dépenses. Barack Obama a dévoilé il y a une semaine un projet de 4.000 milliards de dollars d’économies sur 12 ans pour ramener (selon lui) le déficit budgétaire à 2,5% du PIB en 2015. Il y aurait alors une hausse des impôts combinée à une baisse des dépenses. Mais rien n’est encore fait et les Américains ont plutôt l’habitude d’emprunter de l’argent que de se serrer la ceinture. C’est bien plus facile. Trop d’électeurs attendent plus de la part du gouvernement que ce qu’ils ont payé. Les Etats-Unis préfèrent généralement taxer la génération suivante. Après tout, elle ne vote pas encore.

              Un conseil : fuyez les obligations souveraines américaines.

              • fifilafiloche fifilafiloche 21 avril 2011 01:26

                « Les autorités américaines n’ont plus le choix. Elles doivent équilibrer le budget fédéral »


                Sinon quoi ? Quels moyens de cohercition ont les créditeurs, sachant qu’aujourd’hui, la Chine n’est plus le premier prêteur, c est...la Réserve Fédérale.

              • Assurancetourix Assurancetourix 21 avril 2011 08:49

                Sinon les possesseurs de T-bonds vont s’en libérer rapidement en les mettant sur le marché...sans parler des nouvelles émissions d’obligations d’états américaines qui ne trouveront plus preneur (la fed est censé terminé son QE2 au mois de juin 2011) sur la base des taux très bas actuels... ce qui provoquera inéluctablement une forte augmentation des taux de rendement des dettes souveraines américaines... ce qui augmentera d’autant plus la problématique du financement du déficit budgétaire et de la charge de la dette qui deviendra alors, à l’instar des PIIGS européens, intenable pour les USA... car aujourd’hui, avec des taux plancher, le seul coût des intérêts de la dette US (la charge de la dette) est déjà de l’ordre de 4.000 milliards de dollars par an... qu’en sera-t-il demain si les taux des T-Bonds devait doubler ou tripler pour trouver des acquéreurs ???


              • fifilafiloche fifilafiloche 21 avril 2011 17:42

                Ben non, pas dans le centre nerveux financier du monde. Ils ont justement ce privilège de pouvoir frapper de la monnaie « pour les besoins du commerce mondial ». Une augmentation de la masse monétaire entraîne chez eux une baisse des taux d’intérêts puisqu’il y a plus de monnaie à « sécuriser » en bons du trésor. La fed peut indéfiniment créer de la monnaie gratuite, contrairement aux autres pays frappant une monnaie uniquement nationale.


                D’ailleurs, la BCE, imprimant une autre monnaie internationale, suit l’exemple de la Fed, en lavant à bas coût les dettes des pays européens ayant abusé du levier de l’inflation immobilière. La plus value sur les 300 ou 400% d’inflation immobilière en Grèce ou en Espagne, c’est l Allemand, l’Autrichien et le Finlandais qui la paieront dans leurs impôts. La aussi, de l’impression de papier à un coût inférieur à l’inflation qu’elle génère.

              • BA 20 avril 2011 19:11

                Le Titanic « ZONE EURO » est en train de couler, en ce moment même.

                 

                Dans l’indifférence générale.

                 

                - Emprunt à 3 mois :

                 

                Mercredi 20 avril 2011, le Portugal a lancé un emprunt à 3 mois : le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de 4,046 %.

                 

                Les taux sont en hausse : c’était 3,403 % lors de la précédente émission.

                 

                - Emprunt à 6 mois :

                 

                Mercredi 20 avril 2011, le Portugal a lancé un emprunt à 6 mois : le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de 5,529 %.

                 

                Les taux sont en hausse : c’était 5,117 % lors de la précédente émission.

                 

                http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=ab038073bca922aece3e74e1cea491c7

                 

                Portugal : taux des obligations à 2 ans : 10,492 %.

                 

                /www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT2YR:IND">http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT2YR:IND

                 

                Portugal : taux des obligations à 3 ans : 10,825 %.

                 

                /www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT3YR:IND">http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT3YR:IND

                 

                Portugal : taux des obligations à 5 ans : 11,134 %.

                 

                /www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT5YR:IND">http://www.bloomberg.com/apps/quote ?ticker=GSPT5YR:IND

                 

                Portugal : taux des obligations à 10 ans  : 9,280 %.

                 

                /www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND">http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

                 

                Grèce : taux des obligations à 2 ans : 22,019 %.

                 

                /www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND">http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND

                 

                Grèce : taux des obligations à 3 ans : 22,041 %.

                 

                /www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB3YR:IND">http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB3YR:IND

                 

                Grèce : taux des obligations à 5 ans : 16,540 %.

                 

                /www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB5YR:IND">http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB5YR:IND

                 

                Grèce : taux des obligations à 10 ans : 14,751 %.

                 

                /www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND">http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

                 


                • fifilafiloche fifilafiloche 20 avril 2011 19:24

                  Il y a une dernière hypothèse à laquelle la Fed croit fermement et qui n ’est pas mentionnée ici. Que le quantitative easing passe en force !


                  Une grosse partie des dettes immobilières toxiques ont été lavées par l’Etat, ou plutot diluées dans le temps comme vous le précisez. Bernanke est convaincu que le privilège des Etats Unis de frapper la monnaie de référence internationale est incontestable et donc que la prime de « leader mondial » en terme de taux d’intérets est permanente.

                  La statégie de l’inflation mondiale et de la dévaluation du dollar pourrait réussir. Les recettes supplémentaires offertes aux pays exportateurs de matière première par la spéculation ainsi que la valorisation relative de leurs monnaies peut permettre de redresser la balance commerciale des Etats Unis avec ses clients traditionnels plus ou moins captifs (Amérique du Sud) et ce malgré les barrières douanières. La croissance tirée cette fois par les NPI permettrait la relance des industries occidentales. On joue donc la montre et en attendant, on maintient le seul marché d actifs facilement orientable, les bourses américaines, par des programmes de rachat d actifs réguliers, histoire d’éviter la recapitalisation des banques.

                  Le système est totalement artificiel, faussé, menteur, en contradiction totale avec la culture de transparence des pères fondateurs réformistes (qui avait imposé la valorisation des actifs au prix du marché), mais lorsqu’il s’agit de survie, les principes passent sous le tapis, seul compte le résultat de court terme...jusqu’aux prochaines élections électorales.

                  Attendez vous donc à la continuité dans le changement, avec une QU3 qui permettra de sauver les apparences jusqu’en 2012, le niveau des indices ayant toujours raison.

                    • BA 20 avril 2011 21:14

                      Trois Etats européens vont se déclarer en défaut de paiement.

                      Les marchés internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité de ces trois Etats à rembourser leurs dettes.

                      Irlande : taux des obligations à 2 ans : 10,347 %.

                      Irlande : taux des obligations à 3 ans : 11,216 %.

                      Irlande : taux des obligations à 5 ans : 10,863 %.

                      Irlande : taux des obligations à 10 ans : 10,066 %.

                      Portugal : taux des obligations à 2 ans : 10,492 %.

                      Portugal : taux des obligations à 3 ans : 10,825 %.

                      Portugal : taux des obligations à 5 ans : 11,134 %.

                      Portugal : taux des obligations à 10 ans : 9,280 %.

                      Grèce : taux des obligations à 2 ans : 22,019 %.

                      Grèce : taux des obligations à 3 ans : 22,041 %.

                      http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB3YR:IND

                      Grèce : taux des obligations à 5 ans : 16,540 %.

                      Grèce : taux des obligations à 10 ans : 14,751 %.


                        • Croa Croa 20 avril 2011 23:36

                          «  La faillite des États risque d’entraîner celle de la démocratie »

                          Un état ne faillit pas ! 
                          Il peut subir une dépréciation (cas des rares états encore souverains ) ou un asservissement total à sa dette (ce qui finira par arriver à tous les autres !)

                          et la démocratie ?
                           smiley Morte depuis belle lurette !  smiley

                          « Cette dernière est moins grave que celle de Tchernobyl »

                          Eh-ho, l’auteur... Ouvre un peu les yeux !  smiley Tu verras la vérité toute nue !


                          • Assurancetourix Assurancetourix 21 avril 2011 10:18

                            « Un état ne faillit pas !  »


                            Un état peut néanmoins faire défaut !!! (sur le paiement des intérêts, ou le remboursement à terme, de ses obligations souveraines)

                            Et les Etats-Unis ne sont certainement pas à l’abri de cette possibilité, bien au contraire...



                            • Leo Le Sage 21 avril 2011 18:33

                              Je ne vois pas les USA faire pression spécifiquement.
                              Ils n’en ont pas besoin car personne ne veut que ce pays tombe.
                              La faillite en elle même n’est pas encore pour aujourd’hui sauf si les républicains veulent casser à tout prix Obama, et encore...

                              (lire mon commentaire ici)

                              Ce n’est pas parce que les spéculateurs se barrent que cela veut dire qu’il y a un problème en soi.
                              Eux ils ont des comptes à rendre à leur client et c’est tout.
                              le client veut x% on lui trouvera x%, donc si les USA ne peuvent donner que y% sachant que c’est moins que x%, ils s’en iront...
                              Simple calcul mathématique...

                              Ils ne pourront peut-être pas rembourser mais ils feront de la cavalerie [terme financier]...

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