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Accueil du site > Actualités > Economie > Virez-moi car j’ai péché

Virez-moi car j’ai péché

Politiciens, CEO trouvent un dérivatif bien rémunérateur à leur perte de fonction. Souvent, ils ont même intérêt à passer à la trappe.

medium_Virez-moi_car_j_ai_peche_01.jpgOn se dit que, dans le haut de la hiérarchie, l’entreprise devient insurmontable tellement les places sont chères. Eh bien, oui, elles sont payées très cher et, non, cela ne semble pas hors d’atteinte pour nos top managers. L’éviction de leur poste à responsabilités s’est faite avec tous les égards dus à leur rang et à leur indéniable compétence. On a d’ailleurs trop misé sur eux pour oser dire le contraire. De véritables ponts d’or leur sont généreusement alloués comme dédit. Des bas de laine qui leur garantiront des jours paisibles pour plus d’une vie entière du commun des mortels. Ces sommes-là sont vraiment sans commune mesure avec ce que l’on aurait octroyé, avec beaucoup de difficultés, dans les mêmes circonstances aux salariés de plus bas niveau.

Les responsabilités se paient-elles à leur juste valeur ?, se demandait un de nos rédacteurs d’AgoraVox.

Est-ce qu’il faut en arriver à des extrémités aussi dispendieuses ? Beaucoup de postes de grandes responsabilités humaines n’atteignent pas les niveaux dont on parle. En moyenne, un PDG se gratifie d’un salaire 260 fois plus important que celui d’un salarié moyen. Une loi de 2001 en France oblige les sociétés cotées en Bourse à dévoiler les revenus de leurs dirigeants. Revenus de toutes origines, jusqu’à l’avion privé avec chauffeur ou non. D’après un sondage, 49% des investisseurs belges pensent que cet étalage est important, pourtant, 41%, avec plus de jeunes de moins de 35 ans, estiment au contraire qu’ils n’y voient aucun intérêt.

Voilà plusieurs mois déjà, Georges Bush imposa à la direction de la Banque mondiale Paul Wolfowitz, ancien secrétaire adjoint à la Défense, artisan de la guerre en Irak, chef de file des néoconservateurs américains et principal inspirateur de l’idée de la « croisade du bien contre le mal ». Cet homme est donc chargé de la lutte contre la pauvreté et du financement des pays non développés. La Banque mondiale et FMI ont imposé aux pays demandeurs de crédit des programmes d’austérité et de privatisations qui ont abouti à des catastrophes, tant sociales qu’économiques. Comme si cela n’avait aucun impact, Paul Wolfowitz ne peut d’ailleurs se targuer d’aucune expérience dans le domaine. Le salaire, lui, semble correspondre à une expérience de plusieurs années ajustées sur une seule.

Le 28 décembre 2006, on apprenait que Steve Job de la société Apple avait quelques stock-options, avec dates légèrement modifiées. Rappelons le but de ces stock-options : c’est un moyen de fustiger les efforts du GM pour atteindre des résultats au top. Il reçoit des actions de la société avec une date d’échéance précisée. Alors, quand cette date est écrite avec de l’encre effaçable... Cela bardera en haut lieu, donc, et son départ est envisagé. La Bourse accuse le coup et chute en même temps. Ah oui, il y a job dans son nom !

Ces stock-options deviennent parfois stock-fiction, quand le prix de l’action est gonflé artificiellement en cachant des pertes, certaines pertes.

medium_Virez-moi_car_j_ai_peche_05.jpgLe magazine Trends titrait en page de garde "Les patrons du Bel20 méritent-ils leur salaire ?". Ceux-ci "sont-ils liés aux performances", se demandait-on pudiquement. Les patrons belges gagnent 20% de moins que les français. "L’écart entre le salaire minimum et maximum ne pourrait excéder cinq fois", affirmait quelqu’un des syndicats. "Mais, n’est-ce pas comparer des pommes et des poires ?", osait lancer quelqu’un, en ne précisant pas le camp de chacun. Bill Clinton, dans les années 1990, pensait réduire les émoluments des patrons. Conclusion : les stock options ont explosé, et Enron a suivi. Après des bénéfices élevés, faut-il crier au scandale sur salaires élevés des dirigeants ? Personnellement, je dirais que cela ne m’émeut pas. Des résultats d’entreprise en concordance avec les promesses ne peuvent qu’apporter une récompense en rapport et concourir à la sécurité de l’emploi pour tous les suiveurs. De toute manière, il est impossible de payer un chef d’entreprise chez nous moins que ce qu’il pourrait gagner à l’étranger. L’indécence n’est pas d’être riche quand d’autres sont pauvres, pas plus que d’être en bonne santé aux côtés de ceux qui sont malades. Entre le libéralisme et le marxisme, c’est le premier qui a été choisi. La douche froide vient plutôt du secret qui entoure les salaires pratiqués et de leur mise à plat dans les cas extrêmes. Il n’en est d’ailleurs pas de même aux Etats-Unis où l’étalage des fortunes est loin de faire partie des secrets d’Etat. La fameuse citation de Mc Kinsey : "If you throw peanuts, you get monkeys", reste valable.


medium_Virez-moi_car_j_ai_peche_04.jpgDieu sait si la responsabilité du top management d’une société est grande pour l’avenir de l’entreprise. Ses décisions, sa politique engagent la société et tous les travailleurs qui la composent dans le même bateau de la réussite ou de l’échec. Les dégâts des actions manquées n’ont pas seulement comme suite des pertes énormes d’argent, des faillites magistrales et des pertes d’emplois à la pelle. Bien sûr, ils ont droit à l’échec comme tout un chacun. Un mauvais jugement ou un calcul du risque mal ficelé peut aboutir à une extrémité malheureuse ou catastrophique, mais alors, aller jusqu’à les rétribuer généreusement par la suite ! Si un pilote d’avion fait des erreurs entraînant un crash, ses passagers y passeront, lui fera de même.

Souvent, à peine remercié et après avoir reçu toutes les réprimandes d’usage, le revoilà repositionné et proposé pour de nouvelles fonctions encore plus gratifiantes. Là réside ma critique majeure. Si c’est le contrat à l’embauche qui en est responsable, il faudrait simplement l’amender pour éviter des excès. Certains projets de loi vont dans ce sens. Les indemnités de licenciement des patrons ne pourraient plus dépasser le salaire annuel. L’accueil politique de ce projet a été plutôt glacial. A débattre, peut-être... mais pas de loi.

Attention, encore une fois, je ne conteste absolument pas systématiquement les sommes extravagantes attribuées au sommet. Ces têtes pensantes ne dorment pas toujours sur leurs deux oreilles, et la valeur des actions des entreprises ont été multipliée par six en vingt-cinq ans. Ce qui n’est pas normal, à mes petits yeux, c’est qu’une personne qui entre en charge d’une fonction de haut niveau pendant un temps en définitive assez court sorte de la course et se voie gratifiée d’émoluments hors norme, pour recommencer peut-être plus tard. Le carriériste, lui, n’aura qu’une chance comme lot de consolation.

Plus problématique encore, des patrons de groupes américains de la Défense, du domaine pétrolier, ont vu leur rémunération doubler depuis le 11 septembre 2001, faisant du même coup grimper le coefficient de relation avec un salarié. (Reuters).

Depuis 1999, des exemples se retrouvent chez les grands noms de nos industries, de la distribution, du service et d’ailleurs pour ne citer que les estimations en millions d’euros des dédits de leur patron Jean-Marie Messier chez Vivendi (60 millions) qui a déjà retrouvé son rythme de croisière dans ses interviews à la presse, Frans Rombouts à La Poste (2,5 millions), Daniel Bernard chez Carrefour (29 millions), Philippe Jaffré chez Elf (30 millions). Plus tard, ces dédits sont revus ou annulés. Pierre Bilger renonce à son dédit Alstom (5), Jurgen Schrempp de Daimler Chrisler reste sans dédit (0). Jorma Ollila, ex-patron Nokia (0) retrouve une place chez Royal Dutch. Récemment encore, le PDG de la Banque d’Italie s’est vu forcé de quitter son siège et de perdre ainsi des émoluments généreux. Encore plus récemment, le journal La Libre Belgique du 12 avril, titrait : "Le patron de Belgacom ne risque pas de se retrouver sur la paille" ; en effet, Didier Bellens aurait droit à 5,1 millions d’euros. En 2005, chez le brasseur belgo-brésilien Groupe InBev le départ de trois top managers a coûté 31 millions d’euros, le CEO, John Brock, Stuart Gilliland, directeur Europe et Patrice Thys, directeur Asie-Pacifique, dans le même temps, 500 emplois en Europe sont sur la sellette et le patron brésilien impose d’économiser sur les photocopies. Je ne suis pas sûr que ce soit pour une raison écologique ! Antoine Zacharias, PDG de Vinci (BTP) a été contraint de démissionner, poussé vers la sortie par le conseil d’administration à cause de son "scandaleusement riche" salaire de 4,5 millions d’euros, une prime de départ de 13 millions, une retraite de 2,2 millions et des "stock option-fiction" estimés à plus de 170 millions. Noel Forgeard de EADS s’est senti très instable après le retard des A380 qui a fait chuter de 5,5 milliards d’euros la valeur de la société.

La liste n’est pas close et les parachutes dorés sont là parce que "je le vaux bien", expliciterait la pub.

"Si les rémunérations sont perçues comme injustes, la confiance dans le système capitaliste pourrait en souffrir", disait L’Echo du 5 septembre 2006.

Mais, dans ces hautes sphères, ce monde-là reconnaît ses membres. On se serre les coudes. On se protège.

Les chasseurs de têtes sont par ailleurs très heureux de recaser ce genre de personnalité qui constitue l’élite des top managers.

Bolkestein, ça vous en a dit, des choses ! Sa fameuse directive de la Commission européenne, contestée à son origine, recontestée après amendement et qui devait libérer les services à outrance, oubliant la concurrence importée par les travailleurs, en provenance de pays européens moins bien lotis en avantages sociaux et financiers et qui apportaient leurs règles dans leurs bagages. Cet ancien ministre hollandais de la Défense, pensionné, mais toujours membre et président de beaucoup d’organismes, donc rémunéré très probablement avec émoluments qui portent un autre nom, n’accepte plus depuis bien longtemps les interviews de journalistes non rentables, mais organise des conférences bien payées un peu partout.

La politique n’a pas ses laissés-pour-compte non plus. Gérard Schröder, ex-chancelier allemand, mis à l’écart relativement récemment, s’est inscrit sur la liste des "bienheureux" en devenant collaborateur de l’agence Harry Walker de New York, qui a déjà un catalogue de célébrités, dont Bill Clinton et le chanteur Bono. L’ex-chancelier va très probablement vite regretter de ne pas avoir eu les dernières élections plus tôt, quand on sait que les rémunérations peuvent de ce côté monter à plus de 200 000 euros par discours. Le Nouvel obs de fin novembre 2006, en parlant de lui, se posait la question de savoir s’il restait de la vie après la mort politique de septembre 2005. Il est resté zen, dit-on en réponse. Pragmatique, de surcroît. Il est actuellement président de la Nord-European Gas Pipeline (filiale de Gazprom) et de plus, on va tout savoir, il a écrit ses mémoires, ce camarade chancelier.

Pas de limite d’âge pour exercer leur management. A ce niveau, la pension se prend quand l’intéressé le veut bien, et ils peuvent rester en fonction si les actionnaires les trouvent sympathiques pour leur portefeuille. Quitter officiellement son poste pour limite d’âge ne signifie pas du tout abandonner les conseils d’administration.

La pratique de la haute finance éviterait-elle la sénilité ? Certains top managers sont appelés délibérément et en parfaite connaissance de cause par l’actionnariat pour redresser une société par tous les moyens, avouables ou non. Une restructuration drastique des effectifs est, dans ce cas, un premier choix au menu des initiatives. Si, malgré tout, la manœuvre n’aboutit pas, la recherche d’un acquéreur éventuel est sa deuxième opportunité, par l’OPA (offre publique d’achat), amicale si possible. Une société aux abois est souvent plus abordable financièrement, et des spécialistes du rachat sont à l’affût pour réaliser ce genre d’opération.

medium_Virez-moi_car_j_ai_peche_91.jpgCe top manager en arrive à penser qu’il est presque de son intérêt financier de se retrouver dans une situation de faillite, puisque c’est payant, à chaque tour de moulin. Et si ça ne marche pas assez vite, pourquoi pas un petit livre de mémoires bien orchestré ? Passer le temps n’est pas nécessairement "non rentable", non ? Demandez à l’ancien président Clinton. Il ne contredira certainement pas cela : son livre Ma vie, traduit en de nombreuses langues, a rapporté à son auteur plus d’un million de dollars. Si malgré les efforts, cela ne fonctionne pas, il restera encore la possibilité d’utiliser son nom pour la promotion d’un parfum ou d’un vignoble. Il faut seulement se documenter sur la question. Ce n’est pas du temps perdu.

La notoriété du viré ou du bien en place se reconnaît, et surtout se monnaie.

L’éthique et tics, vous vous souvenez ?

Et puis, nous sommes toujours en période de fête. Allais-je terminer sur une note aussi négative ?

Ce serait mal me connaître. Je vous aime bien, PDG, GM et CEO de tout poil.

Il y a tout de même de généreux donnateurs chez vous. Les fondations existent.

Certains n’hésitent pas à changer de cap pour devenir de bons samaritains.

« Chez ces gens-là, Monsieur... » (J. Brel), tout est possible...

L’enfoiré,

P-S : Il va sans dire que les chiffres et les noms ne sortent que de la presse officielle.

Citations :


"Les grands patrons ne sont jamais trop payés. La limite, c’est l’acceptabilité sociale" Claude Bébéar

"Manager seulement pour le profit revient à jouer au tennis en regardant le tableau des résultats plutôt que la balle" Ivan Lendl


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47 réactions à cet article    


  • (---.---.229.236) 29 décembre 2006 11:06

    Hum.. Peut être que les stock option ne sont pas la panacé, mais il faut bien trouver des moyens pour que les dirigeants soient beaucoups plus rémunéré que le salarié de base, alors..


    • Fred (---.---.20.123) 29 décembre 2006 12:06

      Le niveau d’indécence des salaires des patrons est largement dépassé.

      C’est facile de comparer les salaires de patrons français avec les patrons américains...

      par contre pour les ouvriers , le salaire de référence est chinois ou roumains ... chercher l’erreur.


      • (---.---.229.236) 29 décembre 2006 12:12

        Le niveau d’indécence des salaires des ouvriers français est largement dépassé.

        Qu’est ce qui fait qu’un ouvrier français coute autant qu’un ouvrier allemand et pas autant qu’un ouvrier chinois ?

        Ses qualifications ? Ah AH HA !! Sa forces physique ? Ah AH HA !! Son intelligence ? Ah HA HA !! Sa bonne humeur ? Ah HAHA HA !!

        Alors, qu’on m’explique pourquoi il devrait être payé plus chére..


      • Regis (---.---.124.129) 29 décembre 2006 12:27

        « Qu’est ce qui fait qu’un ouvrier français coute autant qu’un ouvrier allemand et pas autant qu’un ouvrier chinois ? »

        ==> humm, allez au hasard, le niveau de sa protection sociale ?? Nan... Humm, super difficile comme question en fait, je donne ma langue au chat !!


      • (---.---.229.236) 29 décembre 2006 12:31

        C’est pas le probléme du client, ca !

        Alors ?


      • Regis (---.---.124.129) 29 décembre 2006 12:38

        Je ne vois pas ce que le client vient faire dans l’histoire. Tu compares le niveau de salaire d’un ouvrier allemand, français, et chinois dans une contexte où le niveau de salaire des PDG/CEO est jugé plus ou moins indécent.

        Il ne faut pas tout mélanger comme ça !!


      • (---.---.229.236) 29 décembre 2006 12:43

        Le salarié vend ses services aux entreprises, aux actionnaires, qui sont ses clients. Idem pour le PDG, un salarié qu’on ne paye cher, et pas pour nous amuser, mais parce que c’est necessaire. (Et puis, cela stimule aussi l’ardeur des autres salariés, qui ont ainsi quelqu’un à admirer, à respecter. C’est bon pour le moral de toute l’entreprise).


      • Regis (---.---.124.129) 29 décembre 2006 13:56

        Je ne dis pas qu’il ne faut pas payer à leur juste valeur les pdg, CEO ou autre grand manager. C’est même, je pense, indispensable, si l’on veut quelqu’un de compétent à la tête d’une entreprise. Là-dessus je pense que nous sommes tous d’accord. Le problème vient plutôt des dérives (parachutes dorés etc...). Quand un ouvrier/salarié fait une faute professionnelle, il est viré sans indemnités et c’est inscrit sur son CV. Quand un CEO fait une grosse bourde, que cette même bourde entraine des pertes enormes pour l’entreprise qui par effet domino entrainent des licenciements, que cette même personne « démissionne » en empochant des millions, moi je trouve ça scandaleux. Et que ce même CEO se retrouve quelque temps plus tard à la tête d’une autre grande entreprise (grace à son réseau d’amis), je trouve ça encore plus scandaleux. Et vous voudriez nous faire croire que c’est normal. Et ben, on ne vit pas du tout dans le même monde.

        Maintenant vous allez surement nous dire qu’on n’a tous qu’à être patrons, comme ça plus de problème nan ?


      • (---.---.229.236) 29 décembre 2006 14:20

        « Quand un CEO fait une grosse bourde, que cette même bourde entraine des pertes enormes pour l’entreprise qui par effet domino entrainent des licenciements, que cette même personne »démissionne« en empochant des millions, moi je trouve ça scandaleux. »

        C’est dans son contrat, ses indmnités. Je suis aussi pour suprimer toutes indemnité. On ne voit pas ce qui les justifiraient. Mais en attendant, celle du PDG ont un role pratique : protéger le PDG des cabales. Car évidement, il est sur un poste éjectable, et va mécontenté une parti des actionnaires. Les parachute ont justement pour but de faire réfléchir à deux fois avant de virer un PDG. C’est un facteur de stabilité et de long terme pour l’entreprise.

        « Et que ce même CEO se retrouve quelque temps plus tard à la tête d’une autre grande entreprise (grace à son réseau d’amis), je trouve ça encore plus scandaleux. »

        S’il et grillé, ca m’étonnerait ! Il peut prendre sa retraite. La vous parlez d’entreprises théoriquement privé, au ordre de l’Etat et des énarques...

        « Et vous voudriez nous faire croire que c’est normal. Et ben, on ne vit pas du tout dans le même monde. »

        Oui, c’est normal. Nous les actionnaires on ne s’amuse pas à surpayer les gens pour le plaisir.

        « Maintenant vous allez surement nous dire qu’on n’a tous qu’à être patrons, comme ça plus de problème nan ? »

        Je trouve que les inégalités ne sont pas grave, mais que ne pas pouvoir progresser au court de la vie l’est. Oui, tout le monde devrait pouvoir espérer finir trés haut dans la hiérarchie.


      • (---.---.124.129) 29 décembre 2006 16:24

        Je pense qu’au bout du compte on est d’accord pour dire que les abus doivent être combattus, ce sont ces mêmes abus qui sont responsables de la défiance envers nos chers élites !!!

        « S’il et grillé, ca m’étonnerait ! Il peut prendre sa retraite. La vous parlez d’entreprises théoriquement privé, au ordre de l’Etat et des énarques... »

        ==> effectivement, mais on ne peut pas nier que bon nombres de PDG sont issus des mêmes écoles que nos politiques, et que de surcroit ce phénomène existe et s’appele le pantouflage. Je ne dis pas que c’est vrai pour toutes les entreprises, mais bon, les exemples chez nous vont bon train.


      • (---.---.229.236) 29 décembre 2006 16:33

        Au oui, le pantouflage, c’est n’importe quoi ! Toutes ces entreprise prétendument dans le privé, en fait plus ou moins controlé par les énarques, tsss...

        Tenez, voyez le résultat :

        http://www.ifrap.org/ifrap-2007/ifrap-2007/pages_ena/Promotion-Titanic.htm

        Et aprés on vient dire que ceux qui trouve trop payer d’impots sont des salauds et mauvais citoyens !

        Zut alors ! Chacun son métier, et les énarques n’ont aucune compétance pour diriger une boite privé.


      • Ligeour (---.---.73.200) 31 décembre 2006 09:21

        « Qu’est ce qui fait qu’un ouvrier français coute autant qu’un ouvrier allemand et pas autant qu’un ouvrier chinois ? »

        Mais le coût de la vie en France ! des loyers, des transports, de la bouffe ...

        Et aussi la différence des infrastructures et de la productivité, qu’il faut bien payer d’une façon ou d’une autre !

        Donnez le même salaire à un chinois qu’à un français et il fait vivre son village !


      • L'enfoiré L’enfoiré 31 décembre 2006 09:55

        @Ligeour,

        Parfaitement raison. La monnaie qui nous permet d’acquérir des choses, de vivre simplement, est orchestrée pas des acteurs économiques d’offres et de demandes. Les choses rares sont chers. Le confort que nous devons bien avouer avoir en bas de laine, se paie. Le coût de la vie s’est dissocié du revenu du salaire, oui. L’euro n’est que l’instrument et pas la vraie raison. Redescendre les marches se fait toujours avec pieds de plomb. Mais je crois que l’on sort du cadre de ce billet. Peut-être une autre fois... smiley


      • bb (---.---.134.117) 29 décembre 2006 12:18

        Il ne faut pas non plus mélanger Patron et PDG. ce n’est pas la même chose,le Patron a monté son entreprise et la dirige donc on ne peut pas vraiment lui en vouloir de s’enrichir,Le PDG quand à lui est un employé des actionnaires et souvent en france un pantouflard sorti des cabinets ministeriels Ultra payé dans son nouvel emploi de pdg et avant payé dans son ministère pour faire comprendre aux citoyens que trop d’argent c’est pas bon.... Le PB en france est que trop d’entreprises sont gouvernées par des pantouflards bien incapables de monter une quelconque société et encore moins de la diriger..... Quelques exemples vous reviendront à l’esprit... BB


        • (---.---.229.236) 29 décembre 2006 12:26

        • L'enfoiré L’enfoiré 29 décembre 2006 13:48

          @bb, Tout à fait d’accord. Il y a une erreur dans l’image initiale. Je n’ai pas trouvé d’image comique avec mention « PDG ou CIO ». Le mot « Patron » est mal choisi. J’en était bien conscient. Je n’ai pas utilisé ce mot dans le texte. Par contre, les « maladies » sont contagieuses. On parle plus haut de salaires pratiqués en USA. Si je me souviens bien, et c’est le cas, je n’ai très peu parlé de PDG ou autres personnalités américains.

          En fait, ce qu’il faudrait penser puisque le rêve existe, c’est une île, qui ne serait réservée qu’au CIO, PDG, GM depuis laquelle ils gestionneraient tout à distance et qui pour y vivre serait 400 plus cher. Les prix affichés là bas seraient :

          Belles affaires. A saisir :

          Appartement : 80.000.000 d’euros.

          Nouveau ptit resto comme chez soi : Menu : 40.000 euros

          Avertissement : Ne roulez pas trop vite : Amende minimale : 80.000 euros.

           smiley


        • bb (---.---.134.117) 29 décembre 2006 13:55

          Ce n’étais pas une remarque à l’auteur, mais juste une mise au point pour mon mess afin de ne pas entretenir de confusion. Je me souviens d’un premier ministre se vantant d’avair été dans le privé avant son mandat : initiales de l’homme E B.. Mais en y regardant de plus près cette fameuse place privée était une place de pantouflage sur un tunnel connu.. Alors tous ces gens moralistes s’il en faut quand il s’agit d’argent et d’emplois le sont moins quand ils sont promus là ou là... Quand à moi et pour la pub sur certains endroits que vous me faites passer je vais y réfléchir et en parler à mon banquier... bb


        • PBi (---.---.118.225) 29 décembre 2006 13:39

          Compte tenu de l’intérêt que votre article suscite chez les visiteurs d’AgoraVox et de la référence qu’il va constituer à travers Google notamment pour les chiffres qu’il mentionne, je crois utile de rectifier une erreur qu’il comporte : l’indemnité de départ à laquelle j’ai renoncé n’était pas de 5 millions d’euros, mais de 4 millions d’euros.

          Les journalistes qui l’ont inlassablement répétée n’ont évidemment jamais cherché à vérifier ce montant même si Le Monde a publié en son temps le rectificatif qui s’imposait et même si le livre dans lequel je racontais notamment mon parcours industriel s’intitulait à dessein « Quatre millions d’euros, le prix de ma liberté ».

          Vous me direz que, pour votre raisonnement, que le chiffre ait été de 4 ou 5 millions d’euros n’a aucune importance, et vous aurez raison. Mais si les commentateurs qui m’ont lynché médiatiquement en 2003 ont été capables de se tromper sur une donnée aussi simple que le montant de l’indemnité qui m’avait été allouée en vertu d’un contrat vieux de vingt ans, on peut aussi penser que la manière dont ils rapportaient les faits qui ont conduit à la crise financière d’Alstom et le jugement qu’ils se permettaient de porter, sans aucune qualification en la matière, sur ma gestion, pouvaient également manquer de sérieux.

          Aujourd’hui ceux qui s’intéresseraient aux détails de cette histoire disposent du livre dont je parlais, mais surtout ils ont accès à la « leçon de choses » qu’a constitué la suite des évènements, un redressement si rapide que ce qui avait été accompli avant mon départ n’était peut-être pas aussi uniformément et complètement détestable qu’on l’avait écrit ou dit, une « affaire » financière exceptionnelle (une participation de 700 millions d’euros revendue dix huit mois plus tard 2 milliards d’euros sans praler de 300 millions d’euros de produits financiers), réalisée par l’Etat français qui a fait définitivement justice de la fable de l’argent du contribuable, gaspillé au profit de cette entreprise.


          • L'enfoiré L’enfoiré 29 décembre 2006 14:36

            Bonjour,

            Je tiens d’abord à vous remercier pour votre franchise et votre courage de répondre à ce texte. Comme un montant est cité, il ne faut pas être énarque pour vous reconnaitre. Donc, merci. La réponse à votre commentaire est dans votre commentaire, donc je ne pousserai pas le bouchon, un peu plus pour l’appuyer. Vous devez admettre que j’ai pris des gants. J’ai cité, c’est vrai, des noms et des chiffres, je ne les ai pas sortis de mes poches. Ils proviennent comme je l’ai dit de la presse. Je sais qu’être PDG n’est pas une sinécure. Je vais vous faire un aveu : je ne voudrais pas votre place. C’est donc clair. Il n’en reste pas moins que même si je ne veux absolument pas vivre dans un pays comme l’ex-URSS, et peut-être encore moins maintenant qui permet de lancer un peu plus des nouveaux « patrons » plus siciliens dans l’âme, J’aurai toujours des difficultés pour me rendre compte ce que je ferais avec l’argent si je gagnais tous les mois à la loterie. On se pose de drôles et bêtes questions, tout de même. A+


          • Ligeour (---.---.73.200) 31 décembre 2006 09:33

            j’ai du mal à croire que je m’intéresse aux mêmes blogs qu’un monsieur PBi si cher payé, je le dis sans ironie car j’ai beaucoup d’estime pour ces blogs et leurs blogueurs.

            Je veux seulement dire que peut-être, pour gagner tant d’argent, « il s’y met à plusieurs ! »


          • Zamenhof (---.---.63.254) 29 décembre 2006 13:57

            eh oui ! et ce sont les mêmes qui stigmatiseront les salariés en les taitants d’« assistés » !!

            et qui se plaindornt du trop haut niveau des salaires !

            et leur reprochant de prendre le pays en otage si jamais ils s’efforcent de faire grêve pour obtenir de faramineuses augmentations de +4,5% à leurs miettes ....

            qui feront de beaux discours exhortant à « prendre des risques » !

            Et ils ricaneront devant les jeunes qui ont manifesté contre le CPE en leur reprochant de « volir un emploi de fonctionnaire »

            chez les puissant, ça se sait depuis La Fontaine, l’indécence et la mauvaise foi sont sans limites, sans honte et sans sanction.

            Si seulement ça pouvait enfin, un jour finir par faire comprendre à l’opinion combient les propos et propagandes de ces milieux patronaux, et de leur séides stipendiés, sont essentiellement faux, trompeurs et manipulatoires, et à quel point ils ne doivent pas se laisser manipuler par ces gens ..... smiley mais quand on lit, par exemple agoravox, on constat avec effarement que auprès de certains ça « marche » toujours ! smiley

            alors que touts ces phénomènes, et cette psychologie cynique s’expliquent tout seul si on entreprend une analyse marxiste, soit dit en passant !


            • Ligeour (---.---.73.200) 31 décembre 2006 09:37

              @Zamenhof

              « mais quand on lit, par exemple agoravox, on constat avec effarement que auprès de certains ça »marche« toujours ! »

              Mais oui, par exemple ceux qui ne comprennent pas qu’un ouvrier en France soit payé plus qu’un ouvrier en Chine.

              Y a du boulot.


            • Bill Bill 29 décembre 2006 15:44

              Au fond la « mondialisation » favorise les grandes entreprises... Mais ce sont les petites entreprises qui emploient le plus, elles sont donc un facteur de stabilité et de richesse.Les PME sont le premier employeur de France. Qu’une grande entreprise s’effondre et un grand nombre d’emplois est perdu, qu’une petite entreprise coule, et une trentaine de personnes, ou moins, se retrouvent au chomage...

              Il faudrait peut-être que notre société soit plus fluide, et que nous puissions tous créer nos propres entreprises, ce serait ce qu’il y a de mieux à mon avis !

              Bill


              • L'enfoiré L’enfoiré 29 décembre 2006 16:20

                @Bill,

                Tu as peut-être raison dans le fond, mais j’ai 2 remarques.

                1. Nous n’avons pas la même possibilité matérielle, intellectuelle de se mettre à son compte. Si on faisiat ce que tu dis, il y aurait encore plus de catastrophes. On veut du pluralisme dans les idéologies, il faut en avoir aussi pour les neurones qui seront exercés avec un curseur indépendamment de notre volonté. J’ai eu un article sur mon site qui titrait « Plus de rameurs SVP » (URL). Je ne vais pas me contredire.

                2. Les petites entreprises vivent souvent sous le manteau des grandes. Au Japon, par exemple, prenons Canon, Nikon et autres pour parler d’une de mes activités de loisir, ces sociétés ont toujours montré un savoir faire, des technologies de pointe qui respectaient leurs travailleurs. Il fut un temps, et c’es pour cela que j’ai pris le Japon, on entrait dans ces sociétés à vie. Ce qui n’a jamais été dit, ou jamais mis en épingle, c’est qu’en dessous, il y avait une foule de petits sous-traitants qui turbinaient dans des caves à l’abri des regards. Les retards étaient rattrapés avant la pose de l’étiquette finale par le grand fournisseur. Rien de nouveau sous le soleil qu’ils ont d’ailleurs en effigie. J’ai vu des documentaires relativement anciens sur le sujet. Je n’y ai jamais mis les pieds.


              • Ligeour (---.---.73.200) 31 décembre 2006 09:48

                Est-ce que vous n’abordez pas là le fond du pb ?

                Je veux dire, cette organisation que vous décrivez - de grandes multinationales, des petits sous traitants locaux - n’est-elle pas celle qui permet de spolier le plus efficacement possible les revenus du travail au profit des revenus du capital ?

                Pour lutter contre ça, j’ai imaginé la réforme de l’impôt sur les bénéfices en introduisant un « quotient salarial » associé à des tranches, à l’instar du quotient familial pour l’IR.

                Cette réforme présente bien d’autres aspects.

                Si ça vous intéresse, pour en discuter, faites le moi savoir.


              • L'enfoiré L’enfoiré 31 décembre 2006 10:11

                @Ligeour,

                Bien sûr. J’aime les idées même quand elles sont gratuites. Un site où on peut les lire peut-être ? smiley


              • fred (---.---.61.220) 29 décembre 2006 16:27

                « Si les rémunérations sont perçues comme injustes, la confiance dans le système capitaliste pourrait en souffrir », disait L’Echo du 5 septembre 2006.

                Je le cite de nouveau car cela fait longtemps que les sommes perçues par une seule personne à ce niveau de rémunération est sans légitimité et sans crédibilité. De plus, maintenant nous avons les montants que certains peuvent s’octroyer. Cela dépasse la raison, et ne me sortez pas la réponse sempiternelle, que ces personnes font vivre des « milliers de gens », la plèbe quoi !!! . L’esclavage au « bas » (pas sibas d’aileurs)de l’échelle sociale existe toujours :Je vous conseil le livre de Mona CHOLET : « La tyrannie de la réalité ». Zamernhoh (commentaire précédent) a raison.

                Je pense que la confiscation de la propriété privé serait salutaire, non pas pour un meilleur rendement ni une plus grande justice(on en est plus là) mais afin d’assurer une guérison provisoire d’une hystérie qui semble dévorer le corps social entier.

                L’argent est avant une énergie qu’il ne faut pas gaspiller. Certains se l’accaparent et le stockent à des fins personnelles, pour assouvir je ne sais quelle folie. Et cela dure depuis un moment. Le monde est merveilleux et la vie est belle !!!


                • (---.---.229.236) 31 décembre 2006 10:13

                  « Je le cite de nouveau car cela fait longtemps que les sommes perçues par une seule personne à ce niveau de rémunération est sans légitimité et sans crédibilité. »

                  Je ne vois pas en quoi cela te concerne : c’est une question privé, et tu n’as aucune légitimité à mettre ton nez dedans.


                • caramico 29 décembre 2006 16:53

                  Bolkenstein le pauvre homme est administrateur à Air France.

                  Schröder est à Gazprom.

                  A quand Blair chez Texaco ?

                  Je suis comme l’auteur de l’article, je n’ai que du mépris pour ces « boulimiques » du fric.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 29 décembre 2006 17:16

                    @Caramico,

                    Je vais t’étonner. Je vais te révéler quelque chose, c’est que le bonheur ne se construit pas très souvent à coup de billets avec 0.000.000 incorporés. Quel malheur, de ne pouvoir jouir que d’une Ferrari à la fois. De pouvoir jouir de 2 résidences dans plusieurs endroits de rêve à la fois. La téléportation, c’est pas encore de l’actuel. Donc perte de valeur ajoutée. De plus, pour rejoindre au plus vite l’autre villa, il faudra prendre des risques, prendre plus souvent son avion particulier, toujours à la merci d’un petit incident technique. Je deviens sinistre.... Non, pour vivre riche, il faut être vraiment « gonflé » et prêt à se mouiller. « Pour vivre heureux, vivons caché », est-il dit quelque part. Alors, à vos abris. Vite la couette. smiley


                  • bb (---.---.134.117) 29 décembre 2006 18:15

                    Et voilà ce qu’il fallait dire. Ce commentaire est d’une justesse à couper le souffle.... Cependant l’auteur a oublié quelque chose !!!!! Mourir aisé ou pas trop riche ca va ,mais mourir extrêmement riche ,quelle horreur, il faut en plus tout laisser.. BB


                  • L'enfoiré L’enfoiré 29 décembre 2006 18:28

                    @BB, Non, je ne l’ai pas oublié. Les Pharaons y ont pensé car on construit des tombes magnifiques pour s’entourer du meilleur pour la « suite ». Et poortant, ils n’y sont pas parvenus à leur fins. On les a pillé d’abord de manière très simplistes, par les fossoyeurs, eux-même, et puis de manière plus organisée, par les égyptologues (j’adore votre métier, donc ce n’est pas en mal que je parle) qui les ont mis dans des musées.

                    Je n’ai pas osé la lancer mon idée. Mais puisque tu m’y pousses. Je dirai qu’il n’y a qu’une seule justice et c’est celle du passage de la vie à la mort. Voilà que je pars du sinistre vers le mobide.... Vite un émoticon pour me remettre. smiley


                  • ZEN zen 30 décembre 2006 17:44

                    @ L’enfoiré

                    Ainsi, la Belgique est aussi touchée, la Belgique de Brel, de Gueluck.. ! !

                    Article intéressant et nécessaire, qui ferait déprimer, s’il n’y avait pas un philosophe comme toi pour relativiser « l’argent fou »(comme disait Alain Minc, dans un moment de lucidité) et pour nous rappeler, comme Diogène, notre condition de mortels, mais avec plus d’humour...J’adore l’humour belge !


                  • freddy (---.---.73.241) 30 décembre 2006 23:09

                    P.H. Spaack grand socialiste,fondateur de l’O.T.A.N.par son discour à l’ONU « j’ai peur » ,a trouvé un poste chez ITT Ce qui fut appelé par le journal « pan » le salaire de la peur.


                  • maxim maxim 29 décembre 2006 21:12

                    on dit tous à égalité devant l’asticot....

                    je rétorque tous à inégalité devant le magot.....


                    • gazou (---.---.241.190) 30 décembre 2006 17:07

                      pour revenir à Antoine Zacharias pris au hasard dans l’article gagne-t-il : 4.5 million d’euros par an ou par mois ? admettons que ce soit par an. retirons lui en la moitièe, soit 2.250 000 euros. il doit encore avoir assez, pour supporter sereinement, les fins de mois admettons que les employés de cette entreprise demande une augmentation du smig de 10% soit environ 150euros cela donne 150x12=1800 euros/an 4 500 000 /1 800 = 1 250 employés en répartissant cette somme au plus bas salaires. ça ferait 1 250 heureux (voir trés heureux). qui eux consommeraient et feraient marcher l’économie. et une augmentation de 150 euros c’est déjà trés substantiel.


                      • (---.---.147.116) 30 décembre 2006 19:31

                        Il serait peut-être intéressant de savoir qu’à origine, les stock-options ont été crées afin que de petites sociétés innovantes qui ne pouvaient s’offrir d’ingénieurs et de gestionnaires importants avec de petits salaires, pouvaient en attirer certains en les motivant par une récompense. Si grâce à eux la société grandissait et prenait de la valeur, ils en profitaient. Mais cela a complètement été dévoyé du but original par la suite comme l’on sait.


                        • Tama (---.---.199.251) 30 décembre 2006 21:35

                          Article très intéressant, de même que pas mal de réactions.

                          Toutefois, étant pour la paix des ménages et l’église au milieu du village, je ne pense pas qu’un extrême soit la solution. Dès lors, l’idée émise de supprimer la propriété privée ou celle d’interdire telle ou telle pratique ne me semblent pas porteuse d’amélioration.

                          Est-il permis de frapper ? Oui, dans le cadre des sports de combat ou de la légitime défense.

                          Est-il permis d’avoir des relations sexuelles ? Oui, sauf dans les cas de viol ou de pédophilie par exemple.

                          Est-il permis de fumer ? Oui, sauf dans les lieux où c’est spécifiquement interdit.

                          Avec ces quelques exemples, on constate bien la tentative de mettre en adéquation l’intérêt individuel (boxer la tête qui ne nous revient pas, fumer sa clope quand on veut) et l’intérêt général, lui-même baigné des diverses philosophies qui ont mené la culture ayant élaboré ses lois.

                          De ce fait, je pense pouvoir dire : Peut-on gagner de l’argent en grande quantité ? Oui, bien sûr... mais dans certaines limites tout de même ! Comme dit plus haut, on voit bien qu’avec des sommes astronomiques gagnées par un seul homme pour parfois 3 ou 4 années de travail n’ayant même pas porté ses fruit, on pourrait améliorer les conditions de centaines ou de milliers d’autres, plus nécessiteux.

                          Pourquoi une telle opposition des libéralistes quand certains émettent l’hypothèse d’une certaine « mesure » dans les rémunérations ? La peur de manquer ? Ha ha... Soyons sérieux. Si le désir d’un jet privé et d’une île privée constite l’unique motivation des puissants du privé, alors je serais ravi de limiter leur capacité d’accéder à un rêve aussi futile. Ceci, afin de laisser la place à des dirigeants, certes attirés par l’argent, mais dans un dynamique assainie, plus réaliste.

                          Et je ne pense vraiment pas que limiter les rémunérations des dirigeants diminuerait leur motivation. Si passer de 5 à 2 millions d’euros vous dégoûte, hé bien, ne devenez pas PDG et jouez donc au Loto. Si mener une entreprise à la réussite, en accumulant savoir-faire, main d’oeuvre et capital vous intéresse et est dans vos cordes, hé bien allez-y pour 2 millions d’euros, rien n’empêche un homme compétent de montrer ses capacités à ce prix-là...

                          Sans lien immédiat avec l’article mais dans la ligne des rémunérations exorbitantes, que dit-on des millions accumulés par les sportifs de haut niveau ? Que c’est la loi du sport, peut-être ? Ha ha... Que c’est le marché qui a raison d’avoir haussé les montants versés ? Ah, ce « marché », cette main invisible que plus aucun économiste vraiment sérieux ne songe à employer comme référence réaliste... Peut-être le fait que ces sportifs doivent arrêter leur carrière à 35 ans ? Instructif. Si vous êtes tourneur-fraiseur et êtes licencié à 35 ans, décidez-vous d’arrêter la vie professionnelle ou décidez-vous de retrouver du boulot ? Et, quand on est une star du ballon ou de la raquette, s’arrêter à 35 ans avec l’équivalent de 4 ou 5 siècles de salaire sur un compte en banque, on n’a franchement pas de quoi se plaindre...


                          • L'enfoiré L’enfoiré 30 décembre 2006 22:28

                            @Tama,

                            Je vais tenter de prendre du recul avec le sujet. Les extrêmes qui tournent autour de l’argent font toujours rêver et, dans le même temps, mettent son propre bonheur au rayon des articles ratés. L’envie, la jalousie qui sont sous-jacentes vont tout à coup rendre notre motivation obsolète. L’article parle des tops du côté entreprise. Tu parles du sport. Il y a aussi le showbiz. Tous étendent leurs actions en impactant tous les autres spectateurs, au niveau national ou international. De là vient l’explosion au niveau financier. Normal ? On en profite quelque part. On aime ça : « Aduler ». Je l’ai décrit dans « Veux-tu être mon idole ? » (URL) S’il y a de la demande, il y aura de l’offre. On oublie de prendre plus de temps dans son propre miroir. smiley


                          • Tama (---.---.199.251) 30 décembre 2006 22:59

                            @ L’Enfoiré,

                            Tu écris : « S’il y a de la demande, il y aura de l’offre ».

                            Sans rentrer dans les lacunes et paradoxes de la célèbre « loi », la réalité nous montre pas mal de demandes dont la concrétisation de l’offre est soit limitée soit interdite par les pouvoirs publics.

                            La demande de stupéfiants, si son offre existe, celle-ci est illégale et réprimée ; la demande de consommation effreinée d’alcool est sévèrement contrôlée aussi ; de même pour la pornographie ; etc.

                            Dès lors, ne pourrait-on penser parvenir à aduler la réussite sans nécessairement mettre sur un piédestal l’argent en tant que mesure ultime et indépassable du succès ? Tu as raison de lier un bon nombre de facteurs, dont l’envie, la jalousie (et donc le sentiment de médiocrité ou d’échec y correspondant), mais, justement, l’étalage ne fait que renforcer ces notions antagonistes et complémentaires.

                            Je ne dis pas qu’il faudrait procéder comme le communisme (horreur parmi d’autres) mais plutôt laisser l’autorité jouer son rôle social régulateur en imposant des limites (c’est son rôle régulateur le plus visible et probablement le plus basique avec les obligations procédurales). Ne pas interdire les profits mais plutôt en réguler les conditions de manière transparente et contraignante. (Comme il existe des salaires minimaux, ne pourrait-on imaginer de savants calculs de rémunérations maximales (en fonction de plusieurs données) ?)

                            Simple exemple : aussi puissant soit le président des Etats-Unis (dans l’absolu), aussi grandes soient ses responsabilités à l’égard de son peuple ou du monde, son salaire et ses frais sont fixés par des barèmes légaux. Si les tribunaux font leur travail, il ne doit pas être capable d’user de son pouvoir à mauvais escient (soit... smiley ). Cela limite-t-il le nombre d’ambitieux désirant devenir président ?

                            L’attrait du futur PDG est un mélange de soif de pouvoir/puissance, de désir de mener une affaire, de soif d’argent. Je me permets d’insister sur mon intime conviction : si payer un PDG au smic n’arrangera rien (au contraire), je pense qu’opérer une limitation serait un symbole fort autant qu’une source d’assainissement pour un milieu dont le potentiel de performance n’est pas toujours supérieur au potentiel de parasitage.

                            (PS : je te rassure, je reste réaliste, je ne sais que trop bien combien l’être humain est excès et déraison, mais je sais aussi qu’il est capable de se dépasser smiley )

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