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Accueil du site > Actualités > Economie > Vite, une baisse du chômage !

Vite, une baisse du chômage !

"Baisser le coût du travail", restaurer la compétitivité"... sont autant d'arnaques visant surtout à accroitre les profits de quelques un avec toujours moins de monde. Arnaques reprises aussi bien par la droite que par la gauche, d'ailleurs. Mais aujourd'hui c'est Hollande qui se trouve empêtré dans un chômage qui refuse de baisser. Alors aidons-le.

Passer de la semaine de 38 heures (eh oui, les 35h sont mortes depuis longtemps !) à la semaine de 4 jours de 8 heures à la carte permettrait selon l'économiste Pierre Larrouturou de créer 1,6 millions d'emplois.

"Malthusien !" crieront la droite et le patronat. Perdu ! Ce n'est pas Malthus mais Einstein qui a théorisé la baisse du temps de travail… dès 1933.

  • « Cette crise est singulièrement différente des crises précédentes. Parce qu’elle dépend de circonstances radicalement nouvelles conditionnées par le fulgurant progrès des méthodes de production. Pour la production de la totalité des biens de consommation nécessaires à la vie, seule une fraction de la main d’œuvre disponible devient indispensable. Or, dans ce type d’économie libérale, cette évidence détermine forcément un chômage (…). Ce même progrès technique qui pourrait libérer les hommes d’une grande partie du travail nécessaire à leur vie est le responsable de la catastrophe actuelle. »

Et cette déclaration n'a pas pris une ride puisque depuis les années 1970 nous vivons une véritable révolution : grâce aux nouvelles techniques et aux ordis, la productivité horaire explose ! Un gisement que nous nous sommes montrés incapables d'exploiter. Pourtant le fait qu'un travailleur arrive à produire plus en moins de temps aurait dû le lui permettre d'avoir plus de temps libre. Au lieu de ça, nous ne cessons de jeter par-dessus bord des travailleurs devenus "inutiles".

On imagine la scène du patron qui vient voir ses ouvriers et déclare à quelques uns d'entre eux : "désolé, vos collègues arrivent désormais à abattre votre boulot ; je n'ai donc plus de travail à vous proposer et je suis obligé de vous virer". Pendant ce temps là, ce qui restent bossent toujours autant d'heures, ce qui est ridicule. D'autant plus que les chômeurs nouvellement licenciés ne pourront plus consommer les produits qu'ils fabriquaient auparavant.

Lors des 30 Glorieuses, la productivité horaire ne progressait que faiblement et on passait de la semaine de 6 jours à la semaine de 5 jours. Les travailleurs étaient-ils considérés pour autant comme des fainéants ? Non ! Cela a permis d'absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail et de maintenir un chômage très faible. Les 32 heures seraient financées par une suppression des cotisations chômage car il n'y aura plus besoin de cotiser pour un chômage qui aura cessé d'être important. En sont temps, Aubry a accordé des milliards d'exonérations patronales dont on se demande où ils sont passés. Un argent gâché qu'il faudra réutiliser.

La fonction publique peut aussi contribuer à la baisse du chômage. Depuis des années, on peut dire que l'état se comporte comme n'importe quel patron sans scrupules. Au nom du profit et de la privatisation, il sacrifie les services publics en espérant que les usagers se rabattent sur le privé. Ça rapporte des sous aux copains qui veulent toujours plus de sources de profits mais en attendant, il faudrait des infirmières, des contrôleurs fiscaux (forts utiles en ce moment), des agents Pôle-emploi (tiens ça aussi) et des profs. Ah oui ! il paraît qu'il y en a déjà trop d'après la Cour des Comptes. Pourtant la France est le pays où il y a le moins d'enseignants par élèves parmi les pays de l'OCDE avec 6,1 profs pour cent élèves soit moins qu'en Grèce. Méfiance, donc.

Comment financer cela ? La part des dividendes par rapport à la valeur ajouté est passée de 4% de la valeur ajoutée en 1989 à 9% en 2011. Ce sont donc 90 milliards d'euros de trop qui sont passés des poches des travailleurs (salaires) vers celles des capitalistes (dividendes). 25 ans que ça dure, alors que pendant très longtemps l'économie française a été prospère sans que des patrons touchent 20 fois le SMIC ! Ces 90 milliards d'euros permettraient entre autres de financer 100 000 postes supplémentaires dans l'Éducation Nationale et autant dans les hôpitaux.

Un de nos plus grands atouts d'aujourd'hui est aussi le fait que d'un côté, il y a des besoins et de l'autre des chômeurs. Demandons aux chômeurs de les satisfaire ! On peut donner des exemples en vrac : isoler les logements, réhabiliter les quartiers des Zones Urbaines Sensibles, sortir du nucléaire au profit d'énergies renouvelables, soutenir le service public de la petite enfance, instaurer une agriculture durable et même sauver les abeilles (c'est plus important que ça en a l'air) ! Il va falloir pas mal de bras pour cela.

Cette politique consiste à prendre l'argent là où il est. Hollande se dit de gauche alors rien ne l'empêche de s'y mettre. Tout de suite.

 


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127 réactions à cet article    


  • Cugg Cugg 31 mai 2013 09:55

    Certes.
    Mais impossible dans des économies ouvertes et interconnectées, c’est la loi de la jungle désormais.


    • jmdest62 jmdest62 31 mai 2013 11:36

      En fait , la courbe du chômage va s’inverser toute seule quand il n’y aura , en France , plus rien à délocaliser et plus personne à licencier....

      Après une augmentation de 20% une diminution de 0.5% c’est une inversion de courbe non ?   smiley 

      Angela et Moullande sont en train de réfléchir à comment envoyer nos jeunes travailler en Allemagne pays vieillissant qui va bientôt manquer de main d’oeuvre qualifiée.

      @+


    • Cugg Cugg 31 mai 2013 11:51

      L’ Allemagne gagne à tous les coups
      Elle peut bénéficier des européens du sud bien formés et de même culture dont les pays ont été mal dirigés
      Par contre Hollande il veut faire quoi des enfants de l’immigration vu que le chômage augmente, que l’industrie fini de disparaitre et que les caisses sont vides ?


    • devphil30 devphil30 3 juin 2013 09:50

      La courbe va s’in,verse quand les personnes seront en fin de droit , probablement fin 2013 puisque Hollande semble confirmer que le chômage baissera d’ici la fin de l’année 


      Toujours les mêmes manipulations de chiffres 

      Philippe 

    • Gabriel Gabriel 31 mai 2013 10:00

      C’est une solution pour créer des emplois et améliorer la qualité de vie. Mais voilà, tous les petits profiteurs qui s’enrichissent le cul sur une chaise en attendant leurs dividendes, les autres qui profitent du chômage de masse pour sous payer leurs employés, ne sont pas d’accord et leur Messie « MEDEF » où adhèrent toutes les plus grandes fortunes de France feront le nécessaire pour que cela ne se produise pas. 


      • Gauche Normale Gauche Normale 31 mai 2013 10:59

        Bien dit, Gabriel ! Effectivement tout ce qui est « accord », « négociations », « signature de convention portant sur » j’y crois pas trop. Il faudrait selon moi exproprier les secteurs clés de l’économie sans indemnité ni rachat. C’est triste à dire mais ceux qui dirigent l’économie ont intérêt à maintenir un niveau de chômage le plus terrifiant possible.


      • Robert GIL ROBERT GIL 31 mai 2013 10:42

        voici un petit tableau pour en finir avec l’arnaque du cout du travail :

        http://2ccr.unblog.fr/files/2011/10/en-finir-avec-le-cout-du-travail.pdf


        • Gauche Normale Gauche Normale 31 mai 2013 13:43

          Excellent lien Robert Gil : le problème n’est pas le coût du travail mais le coût de l’actionnaire et du milliardaire. Tous ces privilèges, c’est à nous de les payer.

          Sinon que pensez-vous de la baisse du temps de travail ?

        • Robert GIL ROBERT GIL 31 mai 2013 16:58

          je pense que pour combattre le fléau du chômage, qui permet au capital de faire pression sur les salaires, il faut que le travail disponible soit réparti entre tous les ouvriers existants, et cette répartition doit déterminer la longueur de la semaine de travail !


        • Bracam Bracam 31 mai 2013 17:38

          Je regrette Robert Gil ; si je suis d’accord avec l’argument du rétablissement des gains de productivité à ceux qui les produisent, le tableau présenté me navre. Moi aussi je peux en faire de pareils, en déplaçant les lignes, les couleurs... Mais ceci n’étant pas du tout chiffré, la crédibilité de ce tableau est pour moi nulle. Alors, imaginez ce qu’en pensent les capitalistes intégristes. Pour défendre nos convictions, rien de pire que l’amateurisme, non ?


        • HugoS HugoS 31 mai 2013 10:54

          Augmenter la compétitivité a toujours été qu’une vaste blague.
          Déjà parce que le seul élément de la compétitivité qui interessent les « économistes » c’est le ratio cout/productivité.
          Ce que François Lenglet, le prophète de France 2, ne dira jamais, c’est que le pays qui a la meilleure compétitivité en ce moment, c’est le Bengladesh.
          Pays dont les conditions de travail (ou exploitation de torture) ne sont ni plus ni moins que l’enfer sur Terre.
          WallMart qui n’a jamais pris une seule seconde pour s’excuser de l’incendie récent dans ce cher pays ou il se fait une manne géante, clame que si il ne produisait pas la bas, leurs vêtements couteraient plus cher et personne voudraient les mettre.
          Hors si on baisse les salaires de ces chers américains, pour les rendre plus « compétitifs », qui va acheter ces vêtements ?
          WallMart va faire quoi alors ? Donner encore plus de coups de fouets à ses esclaves du Bengladesh.
          La situation est dégoulinante de honte pour nous. Ces entreprises qui produisent la bas devraient comparaitre pour crime contre l’humanité.
          Mais au delà de ça, on sort un gloubi boulga économique narrant que cela est un « bien necessaire ».
          Il faut pas se leurrer si on accepte que cela se passe en dehors de nos frontières, alors cela nous arrivera aussi.

          Alors oui si on augmente la « compétitivité » en Françe, il y’aura plus de travail. Tout comme si les gens ne sont rien payés, ils seront évidemment « engagés ».
          Pendant ce temps la on nous annonce que si les salaires des classes moyennes et classes pauvres baissent, ceux des classes aisées montent vers des sommets jamais connus alors.
          Faudrait il être stupide pour ne pas voir le rapport.
          Et si on moufte la dessus, on nous traite de « jaloux ».
          Mais quand il s’agit de sa survie, est ce qu’on est vraiment jaloux.
          Est ce que l’homme assoiffé, qui s’est vu privé d’eau par un autre placé un barrage pour en récuperer la totalité, est jaloux ?
          Si les défenseurs de la société actuelle aiment à taper sur les autres modèles connus (bon qui en effet ne seront pas de meilleures alternatives) comme le communisme en criant « Bande de jaloux, vous haissez ceux qui réussissent », il serait interessant de les interroger sur la soumission de ceux qui ont créent leurs pouvoirs.
          Au lieu de parler sans cesse de soumission à l’Etat, dont beaucoup voudraient voir disparaitre, car n’oublions pas « la voix de majorité » on se torche avec tant qu’on a l’épouvantail Communiste,.
          En Françe nous sommes un des derniers pays, non pas communiste (Communiste et faisant partie de l’OTAN, la bonne blague), mais avec des conditions sociales de travail inespérées comparées à d’autres pays.
          Le gouvernement aurait bien aimé refourgué ca au secteur privé depuis un moment, mais le fait est que nous sommes connus comme étant un peuple qui a coupé des têtes par milliers quand on l’a affamé en 1791.
          Ca a beau daté d’il y’a 200 ans, les dirigeants de l’Etat en ont toujours un peu peur, même si cette dernière finit par disparaitre au fil du temps.

          Mais la révolte qu’il peut y’avoir en France n’aura quasiment aucun impact que celle qu’il peut y’avoir aux Etats Unis.
          Peut on espérer un éveil des consciences chez eux ?
          Non pas que nos amis américains soient stupides, mais leurs valeurs reposant essentiellement sur la liberté (de ne pas payer d’impot sur le thé - raison de leur indépendance), feront ils le pas ?
          Ce que je vois surtout, c’est qu’à force de rendre tout le monde compétitif, plus personne n’aura les salaires d’acheter les dits produits qu’ils font.
          A partir de la, pour que les bourses s’éffondrent comme un chateau de cartes, il n’y a qu’un pas...


          • Gauche Normale Gauche Normale 31 mai 2013 11:16

            Merci, HugoS. La compétitivité, ce n’est en fait que la guerre économique mondiale. Mais si on décide de vivre avec un salaire de misère « parce que les autres le font, eux » alors il va y avoir pas mal de stocks d’invendus dans le monde.


          • Cugg Cugg 31 mai 2013 11:39

            La Haute Finance a déjà anticipée la baisse généralisée de la consommation en Occident due à la récession, la fin de le croissance (ouf), le chômage de masse, etc.
            Pour le moment les banques centrales abreuvent les marchés (financiers) de liquidités pour donner le temps aux élites de sauver leurs avoirs, de les convertir en « bon argent » avant la liquidation générale.


          • Rougebonnet 9 novembre 2013 09:31

            Il est vrai que nous sommes loin d’avoir le plus mauvais système mais il est possible de faire nettement mieux en gaspillant moins. La mauvaise gestion de tous les services publics (Santé, retraite, travail) n’est due qu’à une hyper centralisation des pouvoirs par Paris. Personne ne se sent vraiment responsable dans cette immense machine devenue incontrôlable. 


            Fractionnons et laissons aux régions et aux départements la gestion de ces caisses avec obligation d’équilibre financier. Nous verrons rapidement se combler les déficits et moins de filous à plonger (professionnels comme ayant droit) les mains dans le pot de confiture.

            Car c’est bien l’absence de limites dont la responsabilité incombe surtout aux bien généreux penseurs-non-payeurs qui creuse un peu plus chaque année les déficits. 

            Le Touareg dans le désert doit calculer la quantité d’eau qu’il peut boire par jour pour atteindre l’oasis suivant. L’absence de calcul de ce type est mortelle.

            Aujourd’hui le salarié perçoit un peu plus de la moitié de son coût brut. Il est possible de lui en donner 20% de plus tout en résorbant le chômage en totalité. La contrepartie, c’est moins de salaire pour beaucoup et un allègement très important des contraintes insupportables qui pèsent sur les PME (Impôts multiples, droits et taxes, réglementation délirante ...)

            En matière de prélèvement de la ressource fiscale, de cotisations santé et retraite, et surtout d’application de la réglementation, la France ne sait pas faire la différence entre une boulangerie qui emploie 4 personnes et une grosse entreprise de 10 000 salariés (à l’échelle d’un salarié, c’est largement la grosse entreprise qui est gagnante sur tous les terrains). Dommage car les lobbies qui gravitent H24 près des gouvernements sont en général les représentants des plus gros.

            Alors que 80% des emplois sont créés par des PME de moins de 500 personnes et plus de 60% par les moins de 50. Les conséquences sont dramatiques et nous allons commençons tout juste à le payer au prix fort.

          • Martin sur AgoraVox Martin sur AgoraVox 31 mai 2013 11:02

            Certes ceux qui sont au pouvoir nous détruisent dans ce contexte des « économies ouvertes », mais à cela il y a une solution : Les Européens doivent instaurer le protectionnisme.


            • Stof Stof 31 mai 2013 11:25

              Le Revenu Universel supprimerait le concept même de chômage. C’est une révolution sociétale nécessaire. Si nous sommes en « crise » alors il faut trouver des solutions nouvelles et pas éternellement recommencer des choses qui ne fonctionnent plus.


              Les gains de productivité c’est bien joli, mais s’ils ne profitent pas à tous on ira à l’explosion sociale.

              • Gauche Normale Gauche Normale 31 mai 2013 11:31

                « Si ils ne profitent pas à tous »=> c’est justement le problème posé dans l’article : depuis 1970 le contrat social est bloqué et la gauche a peur d’être ridicule en parlant de RTT (faut voir aussi comment elle s’y est pris). Du coup les gains de productivité ont été accaparés par les actionnaires qui eux ont vue leurs revenus exploser. Pendant qu’ils mettent des gens dehors.


              • JL JL 31 mai 2013 11:31

                Les gains de productivité sont la propriété des travailleurs et du capital.

                Ils sont confisqués par le capital au détriment des travailleurs : c’est un abus de pouvoitr. Réclamer un revenu universel prélevé sur les plus-values, c’est cautionner cet abus de pouvoir et le préjudice fait aux travailleurs.

                La seule justice, c’est de d’utiliser les gains de productivité pour réduire la pénibilité du travail.

                Ce faisant, plus de personnes pourront accéder au travail, résolvant du même coup le chômage dont les taux excessifs sont dus à un choix historique, délibéré et consensuel entre le patronat et des syndicats.


              • JL JL 31 mai 2013 11:32

                Mais des travailleurs, il y en a peu sur les réseaux et les sites dits citoyens.


              • Cugg Cugg 31 mai 2013 11:32

                Si tu peux toucher un RU pourquoi travailler ?
                Et comment financer un RU ?
                Avec les impôts de ceux qui travaillent ?


              • Loup Rebel Loup Rebel 31 mai 2013 12:26

                Le Revenu Universel (ou Revenu de Base) est beaucoup débattu sur AgoraVox.

                Il connait ses partisans et détracteurs. Chacun avec ses arguments, souvent puisés dans la doxa ambiante, rarement fondés sur une véritable réflexion. Pour sortir de la pensée unique, il faut quitter l’autoroute médiatique qui formate la pensée des citoyens dans le sens voulu par les oligarques au pouvoir.

                La mobilisation de la responsabilisation individuelle dans le sens de la responsabilité collective est clairement mise en évidence dans l’expérience du service civique. (voir l’excellent billet récent www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/service-civique-revenu-de-base-136490)

                La faisabilité économique, quant à elle, a été démontrée selon plusieurs scénarios possibles, par d’éminents économistes. Ne pas s’y reporter avant de dénoncer cette solution de lutte contre la pauvreté enlève toute crédibilité aux arguments à l’emporte-pièce comme ceux de Cugg ou d’autres.


              • miha 31 mai 2013 14:10

                Voici le lien pour le référendum d’initiative citoyenne (niveau européen) au sujet du revenu de base :

                http://basicincome2013.eu/ubi/fr/signer-initiative/

                C’est plus qu’une pétition, c’est une votation : il est donc demandé le numéro de carte d’identité ou de permis de conduire.

                Signer et diffuser, diffuser, diffuser.


              • Loup Rebel Loup Rebel 31 mai 2013 15:39

                Merci, Miha, pour le lien.
                Vous avez rattrapé mon impardonnable omission smiley


              • Morpheus Morpheus 1er juin 2013 12:06

                Le projet de Revenu Universel, j’en ai écris une critique ici. Cela étant, contrairement à ce que certains en ont pensé, je ne suis pas opposé par principe à cette idée, c’est juste que ma critique du système est plus radicale : je considère toute formule de réforme qui s’inscrit DANS l’économie monétisée comme non pertinente si l’objectif est de changer radicalement la culture de notre civilisation.

                Le principal problème est justement celui-là : changer la culture, c’est-à-dire les croyances (= opinions) sur à peu près tout : l’argent, la « nature humaine », l’économie, la politique, ... Changer les croyances : dur dur smiley


              • subliminette subliminette 31 mai 2013 11:45

                Nos « zélites » nous ont fomenté une grande conférence sociale au mois de juin. Juste avant les vacances pour que ça ne fasse pas de vagues. Je crains au plus haut point les décisions qui y seront prises. Les patrons ont compris que Flamby est à leur dévotion et ils vont exiger de lui ce qu’ils osaient à peine demander à son sosie.


                • mac 31 mai 2013 12:30

                  Il est bien évident que même en légère récession, la richesse produite d’une année sur l’autre est sensiblement la même. Si le chômage explose, il y a moins de gens qui profitent de cette richesse et en réalité une minorité de personnes se goinfrent avec la différence, d’ailleurs le luxe ne s’est jamais aussi bien porté parce que les riches sont de plus en plus riches...

                  Merci la mondialisation sans frein et la possibilité pour les descendants des patrons de Zola de pouvoir revenir au siècle qu’ils préfèrent à savoir le 19 ème.
                  Encore une fois leurs grands-pères ne s’émouvaient pas de voir des enfants de 8 ans partir à la mine, pourquoi voulez-vous que leurs descendants s’inquiètent des conditions de travail des petites filles dans les usines du Bangladesh ?





                  • Gauche Normale Gauche Normale 31 mai 2013 13:53

                    Au fait pour ceux que ça intéresse, voici la source du graphique portant sur la productivité horaire en France : http://www.roosevelt2012.fr/telecharger?fileid=45791264813-pr13-pdf


                    • Ruut Ruut 31 mai 2013 13:57

                      La délocalisation de l’industrie a appauvrie notre pays.

                      C’est simple et logique.
                      La délocalisation n’est possible qu’avec la complicité du gouvernement.
                      Le chômage en est le premier effet secondaire.
                      La baisse de la croissance le second effet.


                      • Gauche Normale Gauche Normale 31 mai 2013 14:59

                        Les délocalisations ne sont pas vraiment la cause de la désindustrialisation. Le patronat utilise ce prétexte pour mieux masquer sa responsabilité dans toutes ces pertes d’emplois. 

                        Les délocalisations ne causent que 10% à 20% des emplois perdus tandis que les gains de productivité en sont responsables à 65% (rapport de la DGTPE, page 4 et page 44). C’est la preuve que, dans l’industrie comme dans les autres secteurs, il faut diminuer le temps de travail et mettre fin à l’exploitation. Voilà comment on retrouvera les emplois industriels perdus.

                      • Yohan Yohan 31 mai 2013 14:07

                        il n’y a plus guère qu’en France qu’on trouve encore une poignée d’illuminés déterminés à vouloir faire croire aux français qu’on peut créer du travail en baissant la durée du travail, alors que tous les exemples montrent que c’est le contraire qui entraîne la création d’emploi. La France est également le seul pays capitaliste à entretenir la nostalgie du communisme. Evidemment, les français sont supérieurement intelligents smiley


                        • HugoS HugoS 31 mai 2013 14:23

                          Amusant de décrier les Français comme « prétentieux » et se croyant supérieur, quand juste avant on a un paragraphe débordant d’arrogance et de généralités.
                          Mais bon soit...
                          Evidemment que des entreprises voudront créent des emplois si on augmente les heures par semaine, ca les évite d’embaucher deux employés quand ils peuvent en avoir qu’un seul.
                          C’est super parce que ca fait des heures supplémentaires non payées.
                          Puis on arrivera à ce que nos amis anglo saxons appellent « the race to the bottom ».
                          On passera de 50h à 60, puisqu’après tout en Chine ca à pas l’air de leur poser problème.
                          Et comme ca, non seulement on engendrera d’une génération de travailleurs avec une santé en déclin, mais en plus ils n’auront plus le temps de consommer.
                          Ah et la natalité va baisser aussi, quoiqu’on serait bien capable d’essayer d’avoir des tripotiés de morveux histoire de se garantir une retraite comme on fait dans le tiers monde depuis des décénnies.
                          Mais bon, tant qu’on a la croissance c’est le principal hein ? :D


                        • Gauche Normale Gauche Normale 31 mai 2013 15:06

                          En quelques lignes vous faites pas mal d’erreurs. Je n’en relèverai qu’une : la baisse du temps de travail, contrairement à vos dires, n’a jamais été testée dans les pays ex-Soviétiques. Alors parler de nostalgie d’une chose qui n’y a jamais existé...

                          Du coup je ne me sens guère visé par le « une poignée d’illuminés ». Les français sont surtout supérieurement productifs et au lieu d’être un atout, c’est la cause même du chômage de masse. Il faut inverser cette tendance sans quoi le gâchis continuera.

                        • libertus 31 mai 2013 14:52

                          « 6,1 profs pour cent élèves soit moins qu’en Grèce »

                          Oui, la Grèce ou le Portugal font partie des pays de l’OCDE qui ont le plus de profs pour 100 élèves, on voit donc tout de suite la corrélation forte entre le nombre de profs et la réussite économique, faisons comme eux.


                          • Gauche Normale Gauche Normale 31 mai 2013 15:21

                            Pourtant la Suède a également plus de profs que nous en moyenne par élève. Du coup votre raisonnement qui sous-entend que « plus il y a de profs plus il y a de misère » s’écroule complètement. Si l’on admet que c’est un raisonnement bien sûr...

                             smiley

                          • libertus 31 mai 2013 18:18

                            Mon raisonnement ne sous entend pas que « plus il y a de profs plus il y a de misère  », il dit juste qu’il n’y a aucune corrélation entre le nombre de prof et la réussite économique. Ce qui compte, ce n’est pas la quantité, mais la qualité.


                          • Gauche Normale Gauche Normale 31 mai 2013 18:40

                            Je suis bien d’accord avec vous. Mais des classes à 35 élèves par enseignant comme il peut y en avoir, ce n’est pas de la qualité.


                          • Xenozoid Xenozoid 31 mai 2013 14:57

                            quand est ce que quelqu’’un va denoncer le travail,comme un nouvel esclavage(abolit ?),production,consomation,liberte,elle est ou la liberte de choisir ?dans les meandre des meilleurs des mondes ?1984 etant depasse on fait quoi, on accuse les chomeur de feneants, les emmigres de parasites ?ou bien on adule le pouvoir,qui n’’ent a rien a carer de votre vie de merde ?Triste monde sir,triste comme je le disais dans un autre article"l’union des elites est universelle,depuis quand le pouvoir s’occupe des vaches qu’il parque dans des fermes nommé nations ?,mais bon si les vaches aiment bien se battre pour quelques barbelés ici et la, alors je comprend les contremaitres eux qui se baladent dans les faubourgs du pouvoir,ce qui est inquietant, pour les vaches qui defendent leur barbelés, c’est de croire que leur ferme sera plus humaine le jour ou ils iront a l’abattoir,je pige pas la logique,c’est surement la même logique de certains qui dénoncent la viande du voisin et l’homo du coin,ça m’échappe,pour mémoire avant de me dégomé ,qui me dira ce que la nation a fait plus ou de moin que l’ennemi, qui s’apelle POUVOIR ?« il va falloir s’émanciper avant d’être cannibale,,, »


                            • libertus 31 mai 2013 15:01

                              « Et cette déclaration n’a pas pris une ride »

                              Il est vrai que depuis 1933 les Etats Unis (libéraux, bouh les vilains) n’ont jamais connu le plein emploi a cause de toutes ces machines (bouh les vilains métiers à tisser, il faut les bruler), de toutes ces délocalisations (bouh le vilain apple qui confie à la chine 20 euros de valeur ajoutée sur un iPhone et garde aux états unis ce qui rapporte vraiment), alors que la France, grâce aux 35 heures, connaît une forme telle qu’elle peux se permettre de passer aux 32 heures.

                               

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