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Accueil du site > Actualités > Economie > Wall Street expliqué aux idiots

Wall Street expliqué aux idiots

Si vous disposez d’1 euro que vous investissez intelligemment, vous pourriez bien en obtenir 2. Cependant, si vous disposez d’1 euro, que vous empruntez 1 autre euro et que vous investissez ces 2 euros, votre profit sera de 4 euros... Et même en remboursant cet euro emprunté, votre profit aura quand même doublé ! C’est ce que l’on appelle l’effet de levier.

Admettons à présent que vous disposiez de 30 milliards d’euros en cash et en valeurs diverses que vous mettez en avant afin de convaincre d’autres de vous prêter 1 000 milliards d’euros. Somme qui vous permet de générer des dizaines de milliards d’euros de profits par an pendant des années, sommes destinées d’une part à payer des bonus colossaux et d’autre part à être réinjectées sous forme de crédits accordés aux PME, aux propriétaires de biens immobiliers et aux petits investisseurs. Ceci est également l’effet de levier, mais façon Wall Street.

Mais que se passera-t-il si vous investissez mal votre argent, si votre placement de 2 euros perd la moitié de sa valeur ? Vous devrez quand même rembourser 1 euro à votre créancier et serez ainsi ruiné ! Multipliez ceci à l’échelle de Wall Street et vous obtiendrez une bonne crise du crédit...

Ceci vous paraît trop simple, voire enfantin ? C’est pourtant de cette mécanique basique dont ont usé et abusé les banquiers de Wall Street. Vous savez : ceux qui ont eu leur heure de vérité hier.

Pourtant, ils disposaient de modèles complexes qui leur prédisaient que leurs investissements ne pouvaient en aucun cas perdre la moitié de leur valeur. Vous savez : les mêmes modèles qui n’avaient pas non plus prévu le krach immobilier...

Pourquoi étaient-ils autorisés à emprunter des montants 30 fois supérieurs à leurs actifs ?

Parce qu’ils se prêtaient les uns aux autres ;

Parce qu’ils étaient persuadés avoir inventé des techniques leur permettant de réduire les risques inhérents au levier ;

Parce qu’ils étaient gourmands ;

Parce que personne ne pouvait les arrêter.


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70 réactions à cet article    


  • Yvance77 16 septembre 2008 12:00

    Limpide, une explication comme j’aime, de la vraie eau de source coulant au travers de vallons montagneux. Et ces cons qui ont gaché mon joli décors et celui de tant d’autres personnes pour qui les répercussions de cela aura une effets autrement plus dévastateur.

    Ces mecs jouent au poker voila tout. Et les gens qui font ce genre de connerie en général on les interdit de casino. Suffit d’édicter des règles strictes mais c’est impossbile.

    Comme toujours merci à l’auteru pour ces efforts de clarté.

    A peluche


    • Adolph Morice 16 septembre 2008 14:37

      Quand je pense que ma banquiere voulait que j’investisse en bourse...

      Quelle conne !

      Livret A POWER !


    • SlyTheSly 17 septembre 2008 12:07

      Pareil, j’ai ouvert un PEA, pas très motivé, sur le conseil de mon conseiller (logique) de la Banque Postale.
      Je n’y ai mis que le minimum, soit 15 euros, juste pour le cas où plus tard je voudrais placer dans ce domaine (je crois qu’en le créant à l’époque je bénéficiais d’avantage que je n’aurais pas eu en le créant plus tard, bref....).
      J’ai préféré le livret A, à 2.5% à l’époque.
      Livret A qui me rapporte plein d’intérêt aujourd’hui, 4%, quand mon PEA est monter à 16€ un ou deux mois après l’avoir signé et n’a depuis (2-3 ans je crois) jamais redépassé ma mise intiale, valant à peine 12 euros aujourd’hui (soit -20%).
      Si j’y avais mis mes économies, j’en aurais été quitte pour quelques centaines voir milliers d’euros en moins. Et pourtant c’est un PEA supposé être sûr, avec des les actions éthiques/écolos, etc...
      Bref...comme tu dis, livret A power...


    • wesson wesson 16 septembre 2008 12:20

      Bonjour l’auteur et merci pour cet article de vulgarisation.

      Ok, nous connaissons maintenant le nom de la maladie.

      Vous auriez pas aussi le nom du remède ?

      "Parce qu’ils étaient gourmands,"

      je ne connais pas d’investisseur qui ne le soit pas. Nous touchons là à une caractéristique fondamentale de l’âme humaine, encore plus décuplée par les forces de la concurrence et de l’évaluation comparative.

      Pendant qu’il s’agissait d’engranger des profits, pas un de ces organismes qui aujourd’hui sont dans la panade, pas un ne s’est offusqué ni même inquiété de ces intenables rentabilités. Et même certains acteurs qui ont parfaitement vu la déconfiture arriver en ont retiré de substancielles plus values.

      Et maintenant on ne sait globalement plus ou tout cela va nous conduire. Les chiffres sont plus que jamais bidonnés de partout, les Américains essaient d’entrainer l’euro dans leur chute et tentent de maintenir leur dollar à flot avec la complicité des chinois, bien malin celui qui pourra dire ce qui ressortira de tout cela...

      Sans des mécanismes féroces et globaux d’écrétage du profit lié à la rentabilité financière, et le retour à l’état du contrôle monétaire, point de salut !


      • Traroth Traroth 16 septembre 2008 15:20

        Le remède, c’est la loi. Interdire ce qui ne peut pas fonctionner, parce que la gourmandise de quelques-uns met tout le monde en danger. Le législateur est là pour protéger les intérêts de la collectivité, et il doit donc exercer son rôle.


      • Gandalf Tzecoatl 16 septembre 2008 12:26

        "le crack immobilier...", et qui joue le rôle de l’héroïne dans c’tte affaire ? La monnaie comme opium du peuple ?


        • Gandalf Tzecoatl 16 septembre 2008 12:33

          La réserve fractionnaire (BRI, accords Bâle II) pratiquée par toutes les banques du monde est un effet de levier.

          Jouez à l’effet de levier si vous le souhaitez, mais gare à l’effet boomerang !


        • Ronny Ronny 16 septembre 2008 13:15

          @ auteur : excellent !

          Rajoutez :

          Parce qu’ils gagaient de l’argent en rachetant les sommes que les uns empruntaient aux autres,

          Parce qu’ils étaient persudés que la machine ne pouvait tourner que dans un sens,

          et j’écrirais plutôt à la fin

          Parce que personne ne voulait les arrêter...


          • Mescalina Mescalina 16 septembre 2008 13:33

            Mouais, très simpliste selon moi. Pouvez vous définir clairement ce qui différencie un "placement intelligent" d’un "mauvais placement", svp ? Ce ne sont pas des jugements portés a posteriori, une fois le résultat tombé ? J’ose penser que tous les traders passent leur position parcequ’ils la trouve a priori pertinente et intelligente... Non ?


            • Mescalina Mescalina 16 septembre 2008 14:05

              Alors, les cocos et les neuneux (pour mettre -2 à la TRES bonne question que j’ai posé au dessus, pas partisane pour deux sous, je ne vois que ces 2 catégories), une petite réponse à me donner ?
              Merci smiley


            • Le péripate Le péripate 16 septembre 2008 14:14

              Allons Mescalina ! Le titre est "Wall Street expliqué aux idiots".... Vous n’avez donc rien à faire ici...


            • Mescalina Mescalina 16 septembre 2008 14:31

              Certes cher Péripathe, n’empêche que ce n’est pas parceque l’on s’adresse à es "idiots" qu’il faut leur raconter n’importe quoi, sous couvert d’un CV qui force le respect dans ce domaine...

              Je ne remts pas en cause les qualités de financiers de l’auteur, juste son abbérant blabla sur les "bons" et les "mauvais" investissements. Ca me rappelle le sketch des "gnousgnous" des inconnus, dans lequel Bourdon était tout juste extraordinairement bon en financier christique expliquant comment un gnougnou pouvait devenir 2 gnougnous... ou pas !

              Qu’il en soit ainsi, je me retire !


            • el bourrico 16 septembre 2008 14:38

              MOUAHAHAHAHA....

              Allons allons, est ce que je te traite de facho nazillon d’extrême droite dégénéré congénital ?
              Regarde ailleurs la bande d’ados boutonneux adorateurs de Bush dont le jeu est de mettre des - partout et de se mettre des + entre eux à raconter ce qui leur tiens lieu de vie, est ce que je te mets parmi eux ?
              Ben pour le coup tu le mériterais oui.


            • Mescalina Mescalina 16 septembre 2008 14:47

              Pourquoi tant de haine petite bourrique smiley Le péripate avait raison...


            • RilaX RilaX 16 septembre 2008 15:10

              Il n’est pas ecrit dans l’article qu’il y a des placements intelligents ni de mauvais placements. Seulement qu’il y a des facons intelligentes de les placer et des mauvaises.

              Parcequ’un placement intelligent peut devenir a tout moment un mauvais placement.

              Vous avez compris ce que vous auriez aimé avoir lu. Pas de chance ce coups ci !


            • Mescalina Mescalina 16 septembre 2008 15:34

              "Il y a des façons intelligentes ou non de placer".

              Certes, très cher, mais je dis que l’auteur propose une analyse a posteriori (la seule "simplifiable" possible), et qu’INITIALLEMENT tout acteur prend une position sur le marché en pensant que celle ci est intelligente. Il entend expliquer le marché rationnel, pas les comportements du quidam de base qui se fait flouer par sa banque ou qui investit "pour voir". Ce qui rend la "vulgarisation" de l’auteur caduque.

              Est ce claire ?


            • RilaX RilaX 16 septembre 2008 15:55

              Non, pas clair du tout.

              En revanche l’auteur est tres clair lui. On dit souvent : "ce qui se conçoit bien s’enonce clairement"


            • Mescalina Mescalina 16 septembre 2008 16:15

              Ok. Alors simplifions :

              J’investis 2 euros :
               a) Je gagne 4 : bon placement ==> j’ai investi de façon intelligente
               b) Je perds tout : mauvais placement ==> j’ai investi de façon pas intelligente

              Ce raisonnement est faux car on part du résultat pour expliquer la cause, alors que le point fondamental est qu’initiallement toute prise de position se fait en toute intelligence pour arriver à obtenir a).

              Cette analyse ne vaut donc rien. Le vrai problème, effleuré par l’auteur, ce sont les outils de prévisions qui reposent sur des calculs statistiques extrêments complexes dont les hypothèses de base ne sont pas vulgarisable en 3 lignes.

              Est ce plus claire ?


            • RilaX RilaX 16 septembre 2008 16:21

              Oui c’est bien plus clair, mais je te renvois a la réponse de Philippe renève qui te fait remarquer que tu insiste sur un détail dont tu te sert pour essayer d’embrouiller le gogo que je suis.


            • Mescalina Mescalina 16 septembre 2008 16:21

              Philippe,

              Le fond de l’article n’est pas (pour moi) l’effet de levier. Ce n’est qu’un mécanisme comme il en existe tant d’autres. Le fond, c’est l’emballement des marchés, l’impression que plus rien n’est sous contrôle, et que les décisions d’investissements se font au petit bonheur la chance par le biais d’outils déficients.

              Les notions de "mauvais placement" et de "placement intelligent" sont TRES maladroites ici, bref impression d’avoir lu une dépêche qui traite de l’effet de levier, des outils de prévision financière, de puissance occulte qui contrôlerait tout ça...

              Finalement c’est cet article qui n’est pas clair, et vu le CV de l’auteur je pense qu’on est en droit d’attendre mieux.

              Bcdlt


            • Mescalina Mescalina 16 septembre 2008 16:26

              RilcaX, je ne cherche à embrouiller personne, j’ai pas de temps à perdre et à faire 3 commentaires de suite pour cela.

              Pour finir mon commentaire, ce sont justement ces hypothèses de calcul et de rationalité qui sont criticables, et que l’on ne peut pas vulgariser comme cela en 3 lignes.

              Bcdlt


            • Mescalina Mescalina 16 septembre 2008 16:26

              RilcaX, je ne cherche à embrouiller personne, j’ai pas de temps à perdre et à faire 3 commentaires de suite pour cela.

              Pour finir mon commentaire, ce sont justement ces hypothèses de calcul et de rationalité qui sont criticables, et que l’on ne peut pas vulgariser comme cela en 3 lignes.

              Bcdlt


            • Traroth Traroth 16 septembre 2008 16:28

              @Mescalina : la question n’est pas ici de savoir ce qui constitue un bon placement ou un mauvais placement, mais ce qui constitue une pratique économiquement supportable (c’est à dire qui ne risque pas de provoquer de catastrophes comme celle à laquelle on assiste en ce moment). Après, les spéculateurs, en ce qui concerne leur propre argent, ils prennent leurs responsabilités. Le problème, c’est que là, des millions de salariés, de petits épargnants, d’accédants à la propriété et de contribuables en partagent les conséquences. Et ça, ça n’est pas normal, et les états ne devraient pas le permettre.


            • RilaX RilaX 16 septembre 2008 16:32

              Pour tenter de conclure, l’auteur n’a utilisé ces (bons ou mauvais) placements que pour illustrer ceux qui gagnent et ceux qui perdent (qui sont souvent le memes, mais pas au meme moment, et parfois avec le meme placement) de l’argent de par leurs placements.

              Je ne comprends pas que vous insistiez sur ce point.


            • toto 16 septembre 2008 16:35

              @Mescalina : Il n’y a pas de formule mathematique ni de placement pepere en bourse... Les valeurs fluctuent tout le temps, il suffit que dans un journal connu, un article devoile un lievre sur les pratiques douteuses d’une entreprise pour que la valeur de ses actions chute.
              De plus toutes ses compagnies en bourse sont condamnées à augmenter leur pactole, pour faire monter la valeur de leurs actions (c’est comme ça qu’on en arrive à faire passer les valeurs monétaire d’une entreprise avant les etres humains qui font avancer cette meme entreprise).
              Et encore l’article ne parle pas des jeux de poker avec les warrant, ou on investit une valeur sur la future valeur d’une action (il m’a fallu une soirée pour qu’on arrive à m’expliquer l’interet de ce truc, et je ne ferais pas de pavé pour comprendre le processus de ce machin, trouvez vous meme)

              En gros, non. On ne peut pas savoir ce qu’est un bon placement d’un mauvais... Le bon placement peut devenir mauvais du jour au lendemain, il faut etre sur le qui-vive pour vendre avant la chute...

              Y a juste des généralités... Par exemple une entrée en bourse d’une nouvelle valeur chute toujours (Votre banquier vous a bien eu le jour ou il vous a proposé d’acheter des actions AVANT l’entrée en bourse de natexis, hein ?), ou alors qu’une OPA est signe de multiplication de la valeur si ça marche, et va s’effondrer si ça marche pas, ou alors vendre ses actions plus chere que leur valeur annoncé le jour de la déclaration de bénéfice de la dite-entreprise : selon son resultat, son action grimpe ou tombe d’un coup, et dans ce cas, ça peut marcher... C’est surement avec des généralités comme ça, plus leur experience et leur capacité à prevoir plusieurs coups à l’avance qu’ils determinent leurs investissement... Evidement, quand ça deraille, c’est du gros sauve-qui-peut...


            • Mescalina Mescalina 16 septembre 2008 16:48

              En gros, non. On ne peut pas savoir ce qu’est un bon placement d’un mauvais... Le bon placement peut devenir mauvais du jour au lendemain, il faut etre sur le qui-vive pour vendre avant la chute...

              C’est exactement ce que je dis et ce n’est pas le sujet.

              Les ordres de trading sont le fruit :

              1) De modèles prévisionnels de pricing très complexes.
              2) Des anticipations des acteurs sur le marché, qui sont intégrées aux prévisions (évolution des PIB etc...)
              3) Et du "flair" du trader, qui peut vouloir faires des coups en prenant des positions inverses. C’est la seule composante "non statistique" des ordres d’achat ou de vente.

              On a tendance à incriminer le 3), le méchant spéculateur. Pourtant, dans une économie de mraché, il a un rôle déterminant et indispensable de régulateur. C’est celui, lorsque tout le monde pense qu’un titre va chuter (pensée unique), va acheter au lieu de vendre, pariant sur un rebond. Sans speculateurs, le marché n’existerait pas.

              Moi je maintiens que le grand problème sont les hypothèses servant de bases aux pricing, qui ne sont plus justifiables, donc le 1). Puisse quelqu’un avoir les compétences et le temps de le détailler, si t’en est que cette personne existe sur ce site (je veux dire partage mon avis).


            • Artius 16 septembre 2008 19:13

              N’ayant pas peur de dévoiler mon idiotie patente, j’ose tout de même avancer avoir compris ce que bon placement et mauvais placements signifient pour l’auteur :


              - un bon placement est celui qui rapporte

              - un mauvais placement est celui qui ne rapporte pas, ou fait perdre de l’argent.

              En clair, le sujet de l’article n’est pas discuter de l’opportunité de tel ou tel placement, ni de savoir s’il sera bon ou mauvais.

              Merci à l’auteur pour cet article.

               


            • geko 16 septembre 2008 19:56

              "Moi je maintiens que le grand problème sont les hypothèses servant de bases aux pricing, qui ne sont plus justifiables, donc le 1)."

              Le problème n’est-il pas plutôt que ceux qui construisent les règles du jeu sont les mêmes qui en jouent ? Partant de là on est forcément tenté de se construire de belles martingales !

              Par ailleurs dites nous ce qu’il y a d’intelligent à spéculer sur des spéculations elles mêmes construites sur d’autres spéculations sachant que personne ne comprends rien à ces modèles sauf ceux qui les conçoivent  ? Ha mais oui comme dirait le PDG de Nestlé "les sources de profits sont infinis" ! Alors soyons fou puisque tout le monde en croquera on ne risque rien !



            • kolymine 16 septembre 2008 22:01

              le vrai probleme c’est que le systeme capitaliste c’est de la merde :)


            • HELIOS HELIOS 16 septembre 2008 22:31

              Un placement intelligent c’est un placement "productif" dont l’objectif est de participer a la production de valeur, et dont le rendement est proportionnel a cette valeur ajoutée. Un placement intelligent peut ne pas être rentable si la valeur produite est trop faible, et c’est tout l’art du trader qui doit connaitre le metier dans lequel il investi.

              Un mauvais placement, c’est un placement spéculatif dont l’objet est de prelever de l’argent dans un circuit productif. c’est donc un placement predateur... La consequence de ce type de placement est de rencherir l’acces au financement des systèmes productifs et d’en diminuer la rentabilité, ce qui justifie sa qualification de "predateur". Lorsqu’il y a plusieurs actions de predation successives ou simultanées, la valeur prélevée peut dépasser la rentabilité du processus productif. la creation de valeur est donc négative Comme dans la nature, les multiples predateurs se dechirent la proie et vont même se faire credit entre eux.... c’est a dire avoir une action d’autopredation des uns sur les autres. Quand ils s’aperçoivent qu’il n’ont plus rien dans les mains, c’est a dire que la valeur de leurs actifs n’est plus basée sur une valeur réelle, le système s’effondre.

              C’est ce qu’il vient de se passer.
              Il est important que les banques pourries qui tombent en faillite ne soient pas aidées. il faut qu’elles soient vendues a la casse pour apurer le marché, car sinon, ce sont encore une fois les circuits productifs qui vont renflouer les predateurs. La victime payant pour le bourreau.
              J’ajouterai, mais helas, c’est un doux rève, il faudrait, comme pour le petit commerçant du coin, c’est que pour rembourser les clients, les dirigeants soient responsables jusqu’au bout, sur leur patrimoine personnel.
              Il y a une certaine immoralité a voir les patrons de lehman brothers, laisser l’ardoise et se tirer avec tout ce qu’ils ont engrangé.


            • EricB 17 septembre 2008 08:15

              Une certaine immoralité ? je dirais plutot une immoralité CERTAINE ! lol
              Mais evidemment, c’est ce qui va se passer... Et loin d’être mises à la casse, ces banques vont etre renflouées par les gouvernements. Cf ce qui se passe ce matin....


            • Jimd Jimd 17 septembre 2008 09:10

              @Helios...

              vous vous trompez je pense.

              tout d’abord un placement speculatif ne ponctionne pas le productif..

              ensuite il faut bien financer la sphere reelle.
              tout comme il faut bien nous fournir des pret immobilier, ou pour un achat de voiture, ou pour financer des etudes.
              Oui, la finance est necessaire et elle apporte une valeur ajoutee qui est le transfer dans le temps. Sans pret beaucoup ’d’investissement productifs’ comme vous les appelez n’aurait pas lieu.

              La crise des annees 30 en est la preuve, l’ecoulement du systeme financier a asseche l’economie reelle, non pas parce qu’il la ponctionnait, mais par ce qu’il ne lui fournissait plus de financement




            • Zawgyi 17 septembre 2008 11:07

              Ce que voulait dire notre ami hippique, c’est que l’auteur simplifie en restant à une échelle macroéconomique, sans introduire les mécanismes psychologiques ou comportementaux que prend en compte l’étude microéconomique d’une phénomène. Mais c’est bien entendu de la vulgarisation et il était donc impossible à l’auteur de présenter une explication simplifiée et claire en prenant en compte les mécanismes de la psychée. C’est donc un bon article.


            • Lapa Lapa 16 septembre 2008 14:43

              En tout cas dans votre exemple vous remboursez un euro pour un euro emprunté. Donnez-moi vite les coordonées de cette banque, ça m’intéresse.


              • Internaute Internaute 16 septembre 2008 14:55

                Cette crise nous apporte quelques leçons. La vulgarisation que vous donnez est, je le crains fort, connue de tout le monde même de la boulangère au facteur 30 prés.

                J’en tirerai deux autres
                La première montre l’erreur de tous ceux qui disent que le petit épargant n’a pas les données suffisantes pour placer correctement son argent et que le jeu est faussé par les initiés des grands banques, les gouros de Wall-Street et les autres méchants capitalistes. On est bien obligé de constater que ces personnes se plantent encore plus dramatiquement que monsieur tout le monde. Les fameux analystes financiers que l’on prend pour des têtes de l’ingénierie financière ne valent pas grand chose. D’ailleurs, quand on y regarde de prés, l’ingénierie en question ne dépasse pas le calcul des proportions et des barycentres, tout au plus celui des intérêts composés. Un simple Bac scientifique est largement suffisant pour s’y livrer. Donc, Mr.tout le monde peut être rassuré. En matière financière, son jugement personnel vaut bien celui du directeur de Lehman Brother ou de Merril Lynch.

                La deuxième est un peu plus grave
                Comme il est dit en passant dans l’article mais sans insister, ces pratiques financières ont permis à quelques employés des banques d’encaisser des bonus indécents. On remarquera que dans cette crise, ce sont les seuls qui en réchappent. Les clients des banques en prennent plein la figure, les actionnaires des banques sont ruinés (95% de chute de Lehman brother, 95% de chute de CityGroup etc) mais cela n’a pas empêché les dirigeant et les traders à la mode de toucher des centaines de millions de dollars à titre personnel. C’est cela la grande escroquerie. Ils ont roulé leurs employeurs et leurs clients mais on ne verra jamais une loi spéciale pour renflouer l’Etat avec leur compte en banque. Il est plus facile de taxer le public pour renfouer les banques.


                • Internaute Internaute 16 septembre 2008 15:02

                  Ce sont les débutants qui prennent un facteur 30. Les vrais costauds tirent au calibre 400 comme sur le Forex, produits dérivés sur les monnaies (Le Revenu, N¨987, page 3).


                • geko 16 septembre 2008 15:03

                  @Internaute

                  Vous pointez fort justement le doigt sur "les dirigeants et les traders" mais n’est ce pas l’actionnaire qui réclame des placements à des rentabilités toujours plus élevés ?


                • Traroth Traroth 16 septembre 2008 16:34

                  Oui, enfin, "les dirigeants et les traders" sont parfois perdants. Et les petits épargants se font plumer très souvent. C’est ça, la différence.

                  Cela dit, l’aspect catastrophique des erreurs que vous soulignez montre bien qu’on ne peut pas confier le destin économique de nos sociétés à des mains privées.


                • geko 16 septembre 2008 16:41

                  Quand je parle de l’actionnaire je parle de celui qui décide en conseil d’administration !


                • Internaute Internaute 17 septembre 2008 21:36

                  Je viens de trouver une info surprenante. Le patron de Lehman Brother, Richard Fuld, a touché fin 2007 un bonus de 22 millions de dollars pour récompenser ses bons et loyaux services.

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