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Accueil du site > Actualités > Economie > WikiLeaks 17/03/2008 : « Le problème actuel est l’insolvabilité » des (...)

WikiLeaks 17/03/2008 : « Le problème actuel est l’insolvabilité » des banques

En mars 2008, six mois avant la crise, le gouverneur de la Banque d’Angleterre savait que les banques étaient en situation d’insolvabilité.

La méthode qu’il préconisait pour tenter de résoudre le problème, a été suivie à la lettre.

Un des télégrammes dévoilés par Wikileaks concerne la situation financière des banques au mois de mars 2008.

Soit six mois avant la crise financière de 2008.

Vous trouverez le document en question à la fin de ce billet.

Il révèle que le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mervyn King, savait que les banques étaient dans une situation d'insolvabilité certaine, pour ne pas dire totale.

Pour y remédier il prônait deux actions conjointes : tout cacher aux yeux du public, et refinancement des banques par les États.


PREMIÈRE ACTION  : Trouver des moyens pour que les banques puissent refourguer leur créances pourries sans que ça se sache.

Concrètement :
 - certainement pas au prix du marché, très proche de 0.
 - éviter que les banques demandent ouvertement de l'aide à leur Banque Centrale.
 - cacher à tout prix aux marchés (donc au public), le fait que les banques sont (étaient ?) en sérieuse difficulté.

SECONDE ACTION  : Recapitalisation des banques par les États.

Constituer un groupe de pression d'États "amis" : USA, UK, et Suisse.
Afin qu'ils incitent les autres États à re-capitaliser eux aussi les banques.

ÉPILOGUE  : Devinez quoi ?

Tout c'est passé comme prévu !

// --------------------------------------------------------------------------
Wikileaks U.S. Embassy Cable
Monday, 17 March 2008, 18:27
C O N F I D E N T I A L LONDON 000797
SIPDIS
NOFORN
SIPDIS
EO 12958 DECL : 03/17/2018
TAGS ECON, EFIN, UK
SUBJECT : BANKING CRISIS NOW ONE OF SOLVENCY NOT LIQUIDITY
SAYS BANK OF ENGLAND GOVERNOR
Classified By : AMB RTUTTLE, reasons 1.4 (b) and (d)
1. Since last summer, the nature of the crisis in financial markets has changed. The problem is now not liquidity in the system but rather a question of systemic solvency, Bank of England (BOE) Governor Mervyn King said at a lunch meeting with Treasury Deputy Secretary Robert Kimmitt and Ambassador Tuttle. King said there are two imperatives. First to find ways for banks to avoid the stigma of selling unwanted paper at distressed prices or going to a central bank for assistance. Second to ensure there's a coordinated effort to possibly recapitalize the global banking system. For the first imperative, King suggested developing a pooling and auction process to unblock the large volume of financial investments for which there is currently no market. For the second imperative, King suggested that the U.S., UK, Switzerland, and perhaps Japan might form a temporary new group to jointly develop an effort to bring together sources of capital to recapitalize all major banks.
Systemic Insolvency Is Now The Problem
END SUMMARY
2. King said that liquidity is necessary but not sufficient in the current market crisis because the global banking system is undercapitalized due to being over leveraged. He said it is hard to look at the big four UK banks (Royal Bank of Scotland, Barclays, HSBC, and Lloyds TSB) and not think they need more capital. A coordinated effort among central banks and finance ministers may be needed to develop a plan to recapitalize the banking system.
Unblocking Illiquid Mortgage-Backed Securities
---
3. King said it is also imperative to find a way for banks to sell off unwanted illiquid securities, including mortgage backed securities, without resorting to sales at distressed valuations. He said sales at distressed values only serve to lower the floor to which banks must mark down their assets (mark to market), thereby forcing unwarranted additional write downs. He said we need to find an auction system where banks could move paper they want to sell without fear of stigma that the market views selling at a low price as a sign that a bank is in trouble. King said, however, he did not yet know how to structure such an auction and that further dialogue was needed. Kimmitt acknowledged the need to find ways to unblock these markets and said we should remain in touch bilaterally as well as in the G-7, the Financial Stability Forum, and the central banks.
A Possible Approach To Recapitalization
---
4. The G-7 is almost dysfunctional on an economic level, said King. Key economies are not included, especially those that have large and growing pools of capital. King said that a new international group was needed to address the issue. It could be a temporary group, and he suggested that perhaps the central banks and finance ministers of the U.S., the UK, and Switzerland could coordinate discussions with other countries that have large pools of capital, including sovereign wealth funds, about recycling dollars to recapitalize banks. King said Japan might not be included because it has little to offer. King noted, though that including the Japanese might force their hand in finally marking to market impaired assets. Kimmitt said that he was cautious about starting new groups in the international financial community because of the inevitable debate around whom to include.
---
5. The King proposals were not casual ideas developed in the course of luncheon conversation. It was clear that his principal objective in the meeting was to outline his outside-the-box thinking for Kimmitt. King included very few details about his proposals and was content to present broad concepts, thereby planting the seeds for future discussion. END COMMENT.
6. Participants : USG : Ambassador Robert Tuttle ; Deputy Secretary Kimmitt ; Eric Meyer, Office Director for Europe ;
SIPDIS Robert Saliterman, Spokesman, International Affairs, U.S. Treasury ; Warren Chane, ECONOFF. UK : Mervyn King, Governor, Bank of England ; Chris Salmon, Private Secretary.
7. Deputy Secretary Kimmitt has cleared this message.

###


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34 réactions à cet article    


  • Catherine Segurane Catherine Segurane 30 décembre 2010 11:48

    On en apprend de belles !

    Et dire que soi-disant, d’après la presse bien pensante, Wikileaks n’a rien à leur apprendre qu’ils ne sachent déjà !


    • Agor&Acri Agor&Acri 30 décembre 2010 14:24

      @ Catherine Segurane,

      votre propos démontre une forte méconnaissance des réalités économiques et financières.

      Pour toute personne « grand public » correctement informée et non aveuglée par une idéologie néo-libérale (je ne vous vise pas particulièrement ici, je précise simplement un paramètre de non-objectivité),
      la simple lecture du graphe boursier d’une valeur bancaire permet d’y voir clair.

      Prenons BNP Paribas :
      Au cours de l’été 2007, le cours a dépassé 90€.
      En mars 2008 (date de ce cable Wikileaks), il est passé sous 51€
      Soit déjà une baisse de 43% par rapport au top.

      Je rappelle que la chute de Lehman Brothers, qu’on nous présente allègrement comme le « déclencheur » de la crise bancaire, date de septembre 2008, soit 6 mois plus tard.

      Croyez-moi Catherine, bcp de gens savaient, depuis longtemps 
      et bcp de ceux qui ne savaient pas avaient de nombreux éléments pour se douter que...

      Ceux qui ici en apprennent de belles, peuvent donc se ranger dans la catégorie des « réveils tardifs ».

      Pour ma part, je continue à constater que les infos émanant du filtre de 5 grands médias qui diffusent les cables Wikileaks, sont essentiellement de la poudre aux yeux et se caractérisent par le fait de ne pas desservir la propagande atlantiste.


    • JL JL 30 décembre 2010 14:47

      Agor&acri : une façon de jeter du lest ? De brûler des fusibles ?
      Qui sait !?


    • Catherine Segurane Catherine Segurane 30 décembre 2010 15:21

      @ Agor et Acri,

      Je ne nie pas que le public avait des éléments pour subodorer que quelque chose n’allait pas au niveau des banques, comme par exemple l’excellent exemple que vous citez (chute vertigineuse de l’action BNP, et ce n’est pas la seule bancaire dans ce cas, plusieurs mois avant la chute de Lehman).

      Mais ce cable va beaucoup plus loin, puisqu’il nous montre le gouverneur de la Banque d’Angleterre (ce n’est pas n’importe qui) qui parle d’insolvabilité des banques (insolvabilité : le mot le plus fort possible) et nous détaille des magouilles précises pour transférer la perte aux Etats.


    • plancherDesVaches 30 décembre 2010 15:32

      « Catherine Ségurane ».

      Soyez « prudente ». Hitler a toujours remboursé les banques rubis sur l’ongle jusqu’au dernier centime.
      Récupérer la colère des peuples contre les banques peut aller à l’inverse de votre courant de pensée.


    • JL JL 30 décembre 2010 12:20

      C’est le rôle des médias mainstream : saturer le besoin d’information des gens avec des infos sans intérêt et des débâts bidons afin d’éviter qu’on ne discute de ce qui est important.


      • Christoff_M Christoff_M 30 décembre 2010 16:46

        Tout à fait d’accord avec vous, il suffit de voir les sujets abordés par les JT ou les pages d’accueil de la plupart des sites d’infos en cette fin d’année...

        Pour se rendre compte de l’abêtissement imposé à la majorité et de la pauvreté des sujets volontairement organisés vers la consommation et les prises de médicaments, voir l’achat d’une voiture avant la date fatidique de la fin de la prime...


      • morice morice 30 décembre 2010 12:46

        On en apprend de belles !


        l’extrême droite toujours aussi intelligente... depuis Nixon il n’y a plus de convertibilité en or existante !

        • plancherDesVaches 30 décembre 2010 13:22

          A l’auteur.
          Il me faudrait la source de votre câble.

          D’avance, merci.


          • Patrice Naej Patrice Naej 30 décembre 2010 13:31

            La source du câble est la suivante :
            http://213.251.145.96/cable/2008/03/08LONDON797.html

            Cordialement,


            • Catherine Segurane Catherine Segurane 30 décembre 2010 15:24

              @ Patrice Naej :
              Magistral !
              Bravo !


            • Philou017 Philou017 30 décembre 2010 14:07

              Merci pour l’info.

              Ce câble montre un véritable scandale, où on voit que la manipulation de l’opinion publique est programmée sciemment afin de protéger les banques.
              Il est assez hallucinant de voir que la presse répercute extrêmement peu de cables et que ceux qui sont vraiment dérangeants sont purement et simplement ignorés. Ce que Wikileaks révèle de plus évident, c’est la censure pratiquée tous les jours par les médias. Ce qui dérange le monde financier, on n’en parle pas , tout simplement.

              Une assez incroyable démonstration en direct.


              • Ferdinand_Pecora 30 décembre 2010 17:48

                L’info était déjà loin d’être un scoop : le 25 JULLET 2007, LYNDON LAROUCHE annonçait le pourquoi du comment l’effondrement financier et monétaire international était inévitable, à moins d’appliquer ce qui se discute (enfin) aujourd’hui : Nouveau BRETTON WOODS, GLASS-STEAGALL GLOBAL et CREDIT PRODUCTIF PUBLIC.

                Lyndon LaRouche le 25 juillet 2007 en direct de WASHINGTON. Début à 2’47 et sur l’effondrement à partir de 3’45
                http://www.solidariteetprogres.org/sp_article.php3?id_article=3081


              • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 30 décembre 2010 22:28

                A ce propos, pas un mot des affaires WikiLeaks dans le 20h d’Antenne 2-ORTF. Rien, nada.


              • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 30 décembre 2010 22:29

                La Marie Drucker n’a rien a envier au larbin Pujadas.


              • Philou017 Philou017 31 décembre 2010 00:26

                Les explications des pieds-nicklés journalistes de l’info, sur Libération :

                "pourquoi n’est-ce pas Le Monde qui a révélé cette information ?

                Cette information sur Omar Bongo, potentiellement importante pour la France, aurait, en première apparence, dû intéresser Le Monde plus qu’El Païs. Mais le journal français, comme il l’a expliqué dans un article publié sur son site Internet, n’a pas choisi de parler de ce câble, même s’il l’avait bien « repéré ».

                Ainsi pour Olivier Biffaud, l’un des rédacteurs en chef, « l’équipe des journalistes du Monde qui a travaillé sur ces télégrammes avait « repéré’ » un câble datant de juillet 2009 signé par l’ambassadrice américaine à Libreville, au Gabon, sur des détournements de fonds opérés au détriment de la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC). Ces détournements, disait le télégramme, avaient profité à des « dirigeants gabonais » et "une partie de l’argent à des partis politiques français". »

                « Il avait alors été décidé par Le Monde de ne pas retenir, à ce stade, ce télégramme, en raison non pas de son manque de crédibilité mais de son absence de source authentifiée ». Et d’expliquer que l’ambassadrice prenait elle-même ces informations avec des pincettes : « Cette ambassade n’est pas en mesure de vérifier la véracité de l’accusation selon laquelle des hommes politiques français ont bénéficié du détournement de fond ».

                Rémy Ourdan, journaliste au Monde, coordonne le travail sur WikiLeaks. Contacté par Libération.fr, il estime effectivement que « ce câble est une bonne base pour un enquête, qui est en cours, mais que les informations sont invérifiables telles quelles. Il y a des centaines voire des milliers de câbles qui parlent d’affaires, souvent d’argent, souvent de corruption, qui ne peuvent pas être publiés comme ça, selon nous ».

                Il explique que les cinq journaux se sont beaucoup concertés entre eux lors de la période d’exclusivité, mais, « depuis une semaine, un peu moins ». Il n’était pas au courant du choix d’El Pais de diffuser ce câble et n’avait toujours pas réussi à joindre le responsable de WikiLeaks au quotidien espagnol.

                Comme ce câble concerne surtout la France, il sait que les gens vont « trouver surprenant que cela soit El Païs et pas Le Monde qui en parle. On va nous accuser de censure, c’est ridicule. Il y a des milliers d’affaires de corruption évoquées, parfois c’est des sources ennemies du pays visé, parfois c’est des conversations de comptoir. C’est le rôle des diplomates de relayer ces informations, mais c’est notre rôle de journaliste de les vérifier, de mener des enquêtes. »

                http://www.liberation.fr/monde/01012310741-pourquoi-le-monde-n-a-t-il-pas-publie

                -----------------------------

                Le Monde se fout de notre gueule. Ces affaires de retour d’argent de l’Afrique vers les partis politiques ont été largement évoquées, notamment depuis l’affaire ELF.

                Donc, il faut une source authentifiée, et que ca recoupe des infos déjà connues pour que les abrutis du Monde publient des câbles. Autrement dit, il faut que l’on connaisse déjà l’info pour la publier !!!!

                Ecoeurant, d’autant que les journalistes ne risquent strictement rien puisqu’ils ne font que citer une source parue publiquement. Si on peut comprendre une certaine prudence concernant des infos peu crédibles, un journal peut publier une info avec des pincettes, et émettre un avis sur sa crédibilité. L’obligation de recoupement systématique avec des choses déjà connues revient à de la censure pure et dure.

                Autrement dit, les infos sont passés au crible du politiquement correct de la rédaction. Ceux qui ne sont pas jugés quasiment sûrs seront censurés pour le public. Si El Pais n’avait pas publié ce câble, il ne serait jamais sorti.

                Et dire que ca prétend s’appeler journaliste et nous informer. Il est temps que Wikileaks envoie valser ces pinocchios.


              • cathy30 cathy30 30 décembre 2010 14:19

                merci patrice pour cette info.
                merci à philou pour son analyse, car il y en aura toujours un de plus pour nous dire que cette info de wikileaks nous la savions déjà, oui mais sans analyse, celle que vient de nous faire philou. C’est à dire la manipulation de l’opinion.


                • Agor&Acri Agor&Acri 30 décembre 2010 18:19

                  @cathy30,

                  vous dites :
                  « il y en aura toujours un de plus pour nous dire que cette info de wikileaks nous la savions déjà, oui mais sans analyse, celle que vient de nous faire philou. C’est à dire la manipulation de l’opinion ».

                  Vous avez raison. Cet article, tout comme le commentaire de philou, permet de bien saisir qu’il y a vaste manipulation concertée ...ce qui porte le nom de complot !

                  J’ai dit plus haut qu’il ne s’agit de véritables révélations que pour ceux qui se réveillent tardivement.
                  En effet, il existe de nombreuses dénonciations de ces manipulations de banksters, accessibles sur de nombreux sites et depuis plusieurs années.

                  Pour ne prendre qu’un exemple, voici ce qu’on trouvait il y a bientôt 2 ans, sur le forum
                  LE SILENCE DES LOUPS (Décryptage d’un monde interdit aux moins de 16 dents
                  _____________________________
                  Citation de : Labourse (au 12-03-2009 18:22:37)
                  ...
                  - Est-ce que cette crise était en gestation depuis longtemps, oui ou non ?
                  - Est-ce que les économistes, les hommes politiques et les journalistes ont tous été aveugles au cours de la décennie écoulée ou est-ce que ceux qui ont tentés de prévenir l’opinion ont été « maîtrisés » ?
                  - Est-ce que ceux qui sont actuellement en charge de notre avenir n’étaient pas déjà présents dans les rouages politiques, économiques et journalistiques durant cette dernière décennies ?

                  Quelles ont été leurs déclarations et leurs actes pendant que se mettaient en place les détonateurs de la crise du système ?

                  Des archives existent.
                  Les déclarations, les parcours, les actes peuvent être retracés.
                  Il y a des faits, il y a des chiffres, il y a des citations...
                  = voilà un travail à faire.
                  ...
                  ________________________________

                  Finalement, ce cable issu de Wikileaks semble répondre exactement aux voeux de l’auteur du Silence des Loups.  smiley

                  A l’attention des « réveils tardifs », je tiens à préciser qu’ils doivent y voir avant tout l’effet d’une gigantesque et perpétuelle propagande qui a permis de les tenir longtemps dans l’obscurité...et qu’ils doivent à présent se libérer des « voix » de la propagande pour emprunter la voie de l’éveil de la conscience.


                • dogon dogon 30 décembre 2010 17:39

                  Très bon article mais qui ne va pas assez au fond des choses, à mon goût.
                  En effet, recapitaliser les banques n’est pas, en soi, quelque chose de particulier et cela est déjà arrivé plusieurs fois.
                  Ici, la nouveauté a consisté à recapitaliser presque TOUTES les banques en même temps. Comment le faire quand un Etat (Irlande, Grêce, mais aussi Italie, Espagne, Portugal, France, Allemagne, ...) est déjà lui-même surendétté.
                  La méthode est très simple.
                  Il faut casser la structure démocratique de cet Etat.
                  celle-ci n’est qu’apparement politique. dans les faits, les démocraties sont parvenues à s’imposer sur l’échiquier mondial comme système le plus performant grace à des évolutions juridiques mais aussi éducatives.
                  Rendez le « peuple » bête en le privant d’instruction et tout l’édifice tombe dans les mains d’affairistes dont les dictionnaires ne comprennent pas le mot « Morale »


                  • Ferdinand_Pecora 30 décembre 2010 17:56

                    D’où la solution prônée en France par Jacques CHEMINADE, d’instaurer la solution qu’avait appliquée ROOSEVELT en 1933 pour arrêter net l’hémorragie : un GLASS-STEAGALL GLOBAL, dans le cadre d’un nouveau BRETTON WOODS (parités fixes) et d’émission de CREDIT PRODUCTIF PUBLIC.
                    http://www.solidariteetprogres.org/article7285.html


                  • perlseb 30 décembre 2010 19:00

                    Très bon article mais qui ne va pas assez au fond des choses [...]

                    Vous-même ne semblez pas vouloir aller au fond des choses. D’après vous, pourquoi l’état paye des intérêts sur ses avances aux banques privées (loi Rotschild-Pompidou-Giscard de 1973) ? La dette publique serait nulle aujourd’hui sans cette loi.

                    Si les hommes politiques ont décidé sciemment d’asservir l’état aux banques privées, au mépris total du peuple (qui va maintenant devoir subir une austérité provoquée par tous les élus et leur gestion volontairement néfaste), il est bien normal que les banques privées passent avant le peuple encore aujourd’hui avec la crise. La seule question : est-ce qu’un jour il existera sur cette Terre un système démocratique qui prenne des décisions dans l’intérêt général ?


                  • Ferdinand_Pecora 30 décembre 2010 19:23

                    "D’après vous, pourquoi l’état paye des intérêts sur ses avances aux banques privées (loi Rotschild-Pompidou-Giscard de 1973) ?"

                    "La seule question : est-ce qu’un jour il existera sur cette Terre un système démocratique qui prenne des décisions dans l’intérêt général ?« 

                    En 1995, Jacques CHEMINADE a été ruiné par le Conseil constitutionnel présidé par Roland DUMAS, car il avait bâti la totalité de sa campagne présidentielle sur la dénonciation de la collaboration entre les élites françaises et La City de Londres et Wall Street.

                    Dès 1995, Jacques CHEMINADE a proposé ce qui est aujourd’hui sur le bout de la langue de toute l’élite politique : un GLASS-STEAGALL GLOBAL, un nouveau BRETTON WOODS et le retour du CREDIT PRODUCTIF PUBLIC.

                    MAIS l’enjeu est que ceux parmi le peuple qui cherchent vraiment des solutions, aient le courage intellectuel et politique d’étudier la profondeur de ces solutions ET d’aller voir son voisin, d’aller intervenir dans des réunions publiques et autres pour FAIRE CONNAITRE ces solutions. En clair : il ne faut pas attendre qu’un »grand homme« débarque de »nulle part" et sauve la planète : c’est au peuple d’assumer ses responsabilités.


                  • Traroth Traroth 30 décembre 2010 20:40

                    @periseb : Vous n’allez pas assez loin dans votre raisonnement. La vraie question est : comment un pouvoir réellement démocratique pourrait-il prendre sciemment des décisions contraires à l’intérêt général, et rester en place ? C’est impossible !

                    C’est la preuve par l’absurde que, bien qu’ayant toutes les apparences de la démocratie, le pouvoir actuel n’est pas démocratique !

                  • Patrice Naej Patrice Naej 30 décembre 2010 21:17

                    Bonsoir Dogon,

                    Avant tout, je vous remercie pour votre encouragement.

                    Vous avez totalement raison, mon petit article n’avait pas pour ambition de faire une quelconque synthèse, ni de mettre en perspective ce télégramme face aux solutions politico-économiques adoptées depuis 2008.

                    Simplement, j’ai vue passer l’information sur Twitter par un post de Vincent Benard, relayant une info du Daily Bail.

                    Bizarrement, en France l’information n’a pas été reprise, alors qu’elle l’était sur le Web en langue anglaise.
                    J’ai donc pensé qu’elle méritait d’être relayée et diffusée ici.

                    Il est clair que face aux révélations de ce télégramme, un travail de recherche doit être mené pour comparer les déclarations officielles de l’époque, et les actions menées depuis.

                    Concernant votre idée sur la la méthode qui a été utilisée : « Il faut casser la structure démocratique de cet État » ... je la partage.

                    Il reste maintenant à la prouver.

                    Très cordialement.


                  • Ferdinand_Pecora 30 décembre 2010 22:32

                    Une preuve :

                    Le 17 juin 2010, selon le Daily Mail, le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso a brandit devant les syndicats européens la menace du fascisme pour faire plier toute résistance aux plans d’austérité.

                    « Lors d’un briefing extraordinaire aux dirigeants syndicaux la semaine dernière, Jose Manuel Barroso a dépeint une vision ’apocalyptique’ dans laquelle les pays sud-européens frappés par la crise pourraient subir des coups d’état militaires ou des soulèvements populaires face à la hausse des taux d’intérêt et à l’effondrement des services publics causés par la faillite des gouvernements. (…) John Monks, président de la Confédération européenne des syndicats (CES) s’est dit ’choqué’ par la sévérité de la mise en garde de l’ancien Premier ministre portugais. Monks a déclaré : ’j’ai eu une conversation avec Barroso vendredi dernier sur les solutions pour la Grèce, l’Espagne, le Portugal et les autres, et son message a été direct : ’S’ils n’exécutent pas ces plans d’austérité, ces pays pourraient réellement disparaître en tant que démocraties. Ils n’ont pas le choix, un point c’est tout.’ Il est très très préoccupé. Il nous a choqué avec une vision apocalyptique des démocraties européennes s’effondrant à cause de leur dette. »

                    Barroso et tous ceux qui relaieront ce chantage au nom des marchés financiers sont des menteurs. Il y a bien un choix face à l’austérité : se débarasser de toutes les dettes toxiques et illégitimes avec une procédure de mise en faillite organisée des banques au niveau mondial, un Glass-Steagall global.


                  • NEPNI NEPNI 31 décembre 2010 11:44

                    Il faut des gardes fous ou faire fonctionner ceux qui existent. Le peuple prend doucement conscience, continuons à l’avertir. Chose peu aisée maiçs nécessaire (allégorie de la caverne de Platon)


                  • perlseb 31 décembre 2010 12:02

                    @ Traroth,

                    Je m’excuse d’avoir pu suggérer que je croyais que nous vivions en démocratie. Dans mon esprit, la démocratie n’est qu’une idée qui n’a jamais été appliquée dans l’histoire de l’humanité, même pas chez les Grecs (tous n’étaient pas citoyens).

                    @ Ferdinand_Pecora,

                    Oui, sûrement que si tout le monde était au courant, on pourrait élire les personnes qui ont réellement les meilleures idées. Mais à votre avis, ceux qui sont au courant représentent quel pourcentage infime ? Qui est chargé de mettre au courant la population sinon les médias, achetés par l’oligarchie ? Malheureusement, Jacques Cheminade n’au aucune chance dans cette dictature médiatico-oligarchique. D’ailleurs, même si de temps en temps, une personne à peu près intègre peut être élue (comme JFK), la démocratie, connaissant l’homme et sa cupidité, ne peut pas être représentative. Ceux qui s’intéressent au pouvoir sont souvent les plus vils, et nous avons un bon exemple actuellement. La démocratie ne peut être que directe et « démocratie représentative » n’est qu’un terme novlangue qui comporte une contradiction intrinsèque.


                  • Ferdinand_Pecora 31 décembre 2010 12:18

                    @Perlseb

                    Ne le prenez pas mal, mais c’est ce que je pense en vous lisant, donc je vous le dis : c’est plus confortable et plus facile d’être pessimiste : ça donne l’excuse de ne pas se battre.

                    Vous dites : "Malheureusement, Jacques Cheminade n’au aucune chance dans cette dictature médiatico-oligarchique.« 

                    En 1995, Jacques CHEMINADE a pu exposer ses idées lors d’une présidentielle française
                    Le 17 octobre 2008 la diplomatie française faisait appel à Jacques CHEMINADE pour une intervention sur la chaine diplomatique internationale française sur FRANCE24.

                    Si vous aviez raison, ces deux événements n’auraient jamais dû se produire.

                    Vous dites : »D’ailleurs, même si de temps en temps, une personne à peu près intègre peut être élue (comme JFK), la démocratie, connaissant l’homme et sa cupidité, ne peut pas être représentative. Ceux qui s’intéressent au pouvoir sont souvent les plus vils, et nous avons un bon exemple actuellement. La démocratie ne peut être que directe et « démocratie représentative » n’est qu’un terme novlangue qui comporte une contradiction intrinsèque."

                    C’est toute la puissance destructrice (pour l’oligarchie) que représente Jacques CHEMINADE : la culture nécessaire pour se battre contre eux. C’est ce qu’ils exècrent tant. Mais c’est pas un conte de fées : ça demande un effort de travail de la part du citoyen à la hauteur d’une telle tâche. Heureusement, la victoire n’est jamais statistique : les résistants étaient très peu pour mener à la victoire.


                  • Ferdinand_Pecora 30 décembre 2010 23:03

                    « PERSONNE NE BOUGE POUR AUTANT ! »

                    Un seul se bouge depuis l’élection présidentielle de 1995 : Jacques CHEMINADE qui, en 1995, en direct, non seulement dénonçait la collaboration de nos élites avec les intérêts financiers de La Ctiy de Londres et Wall Street, mais proposait les solutions... qui sont actuellement discutées en coulisse : un GLASS-STEAGALL GLOBAL, le retour au CREDIT PRODUCTIF PUBLIC et un nouveau BRETTON WOODS.

                    Il s’est engagé dans cette RESISTANCE CONTRE CES INTERETS FINANCIERS et, pour ça, fut ruiné par l’invalidation de ses comptes de campagne de 1995 par le Conseil constitutionnel présidé par Roland DUMAS.

                    A chacun d’ETUDIER les idées qu’il défend, pourquoi elles font tant peur aux intérêts financiers, et comment s’en servir pour se BATTRE.


                  • Rivière 31 décembre 2010 10:11

                    Prudence journalistique ? Vous croyez peut-être que ces journalistes ne savent pas par avance quelles sont les grandes complicités ?... Ainsi, pensez-vous que c’est par sentimentalité que M. Sarkosy est allé pleurer aux funérailles d’Omar Bongo ?...............


                    • Hijack Hijack 31 décembre 2010 10:27

                      WikiWeak et non Wikifuites ... est une source qui sous prétexte de dévoiler, de faire ressortir les fuites ... fuites connues depuis longtemps ...
                      Le truc, sous un lot de vrais infos (même légèrement à charge de ceux qui les propagent) ...ils incluent de fausses infos pour vous entuber...

                      Cherchez l’erreur, cherchez à qui ça profite ... cherchez qui est le plus haï et jamais accusé.


                      • Ecométa Ecométa 31 décembre 2010 10:41

                        C’est d’ailleurs toujours le problème… le système n’est pas tenable et bientôt tout s’écroulera !

                        S’il fallait dénouer toutes les opérations financières de par le monde, 10 fois le PIB mondial, tous les opérateurs seraient insolvables, Banques et y compris les grandes entreprises !

                        Aucune autorité financière chargée de surveiller ne sait précisément, et même à la « louche », où les opérations financières en sont, car le système est construit sur le principe de la cavalerie… des opérations basées sur des marchandises ou des produits totalement virtuels qui n’existent que dans la tête de ceux qui les ont conçus et de ceux qui ont adhérer !

                        Madoff a été pris tout simplement parce que ce crétin faisait ses opérations en son nom propre ; s’il avait opéré comme tous les autres dans le cadre du système : il aurait été sauvé !

                        Par principe la cavalerie financière est opaque, et tout le monde sait que lorsque quelqu’un fait de la cavalerie financière… c’est qu’il n’a pas d’autres moyens, ce qui n’était pas le cas des banques au départ mais l’est devenu au fil du temps… c’est ce qui arrive en général en matière de cavalerie financière, car, précisément, au fil du temps, les choses ne peuvent que se dégrader !

                        Il faut de la connivence pour faire de la cavalerie financière, il convient même de s’entendre comme larrons en foire, où au « Marché », avec une « loi du marché », généralement « la loi du plus fort », économiquement parlant, « capitalistiquement » parlant, mais … c’est là, en l’occurrence, du fait du principe de cavalerie, une nouvelle loi… celle du silence ! Et, là : toutes les banques… tous les banquiers sont de connivence !

                        Toutes les banques et les grandes entreprises font de la cavalerie financière, ceci, au prétexte de se couvrir sur des risques économiques essentiellement individualistes et que tout agent économique, qui se respecte, doit assumer individuellement ; des risques qui ne sont donc pas économiquement majeurs mais le deviennent car devenus systémiques !

                        Privatisation des profits et socialisations de pertes : il se trouve que nous sommes en plein dans le système !


                        • Ferdinand_Pecora 31 décembre 2010 11:14

                          « il se trouve que nous sommes en plein dans le système ! »

                          C’est le seul problème de fond. La solution : étudier et comprendre le GLASS-STEAGALL ACT actuellement discuté en coulisses, mais dont notre élite a une trouille bleue d’en affronter ses adversaires : le groupe Inter-Alpha.


                        • Xavier 2 janvier 2011 02:53

                          Je ne vois ce qu’il y a de nouveau... ?
                          Il faut être naïf pour croire que l’on ne connaissait pas parfaitement la situation comptable des entreprises bancaires.

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