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Accueil du site > Actualités > Economie > Zone euro : la fin du rêve.

Zone euro : la fin du rêve.

La Zone Euro a connu une grave crise de la dette souveraine qui s’est concentrée sur les PIIGS (Portugal, Ireland, Italie, Grèce et Espagne). En effet dans ces pays les salaires ont cru à un rythme supérieur à celui de la productivité, ce qui a entraîné un énorme déficit des comptes courants et une croissance au ralenti due à une perte de compétitivité. L’augmentation de l’Euro entre 2002 et 2008 a donné le coup de grâce.
 
Le problème structurel de la Zone Euro : les différences de productivité.
 
Avant la « grande récession de 2007-2008 », les excédents de balances courantes des pays du cœur de la Zone Euro (Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Finlande ...) correspondaient, pour l’essentiel, aux déficits des pays de la périphérie de la Zone Euro (les PIIGS). Ils résultaient du déficit du secteur privé (ménages et entreprise) de ces pays.
Après la crise actuelle, on a observé que le déficit du secteur public s’est substitué à celui du secteur privé. L’Espagne affichait ainsi, avant la crise, des excédents budgétaires.
 
A partir de cela, on comprend mieux la relation structurelle existant entre la dette privé et la dette public. On peut donc en conclure que l’augmentation de la dette publique et du déficit budgétaire de ces pays est la conséquence d’une perte de compétitivité due à la crise.
 
Les PIIGS ne maîtrisant plus leur politique monétaire, ni leur politique de taux de change. Ils ont perdu les seuls moyens qui leur permettaient d’atténuer les effets de la récession. Ils ne peuvent recourir à une dévaluation nominale (baisse du taux de change nominale), mais doivent recourir à une dévaluation réelle.
Ils doivent donc réduire les prix et leurs coûts de production, dont les coûts salariaux, de 25 à 30 %, tout en réduisant la dépense publique sur une période de 3 à 5 ans.
 
L’Allemagne a mené une politique similaire après la réunification, mais il s’agissait d’une « dévaluation réelle douce » puisqu’elle a pris environ 10 ans.
 
Ces pays sont donc condamnés à une décennie de croissance faible et de chômage structurel fort (environ 20% en Espagne), d’autant plus qu’ils risquent de tomber dans le piège mortel de la dette.
En effet si l’on réduit la dépense publique et on augmente les impôts, on accroît les effets de la récession : baisse de la croissance et augmentation du chômage, ce qui réduit les recettes fiscales. Dans ce cas, il devient impossible d’atteindre un objectif de réduction des dépenses publiques.
C’est dans ce piège mortel qu’était tombée l’Argentine en 1998 et 2002.
 
Si l’on raisonne maintenant au niveau de la Zone Euro, il est certain qu’il est impossible de créer une Union Économique et Monétaire, c’est à dire d’avoir une monnaie commune, sans un budget commun. Les différences de productivité à l’intérieur de la Zone Euro doivent être compensé par des transferts budgétaires.
 
Le chancelier KHOL l’avait formulé de la manière suivante : « il est illusoire de tendre vers une monnaie commune, si on accentue pas l’intégration politique ».
 
Le plan d’aide à la Grèce d’un montant de 130 milliards d’Euros ainsi que le fond de stabilisation de 750 milliards d’Euros ne sont que des mécanismes de gestion de crise dans l’urgence, qui permettent de gagner du temps et surtout d’éviter une nouvelle crise bancaire.
 
Ils ne règlent pas le problème structurel de la Zone Euro, les différences de productivité et leurs conséquences sur la dette souveraine.
 
A partir de ce qui précède, on peut envisager deux scénarios.
 
Les deux scénarios envisageables : reconstruire la Zone Euro par le haut ou par le bas.
 
Il faut commencer par éliminer un premier scénario qui consisterait pour les pays de la Zone Euro à se doter d’une politique budgétaire et fiscale commune ce qui aurait permis d’émettre des bonds européens.
Dans ce cas, dans un premier temps, l’Allemagne aurait du accepter d’augmenter sa dépense publique afin de relancer sa consommation alors que les pays de la périphérie auraient mis en oeuvre des réformes structurelles.
Elle a, au contraire, mis en place un ambitieux plan de réduction de la dépense publique d’un montant de 80 milliards d’Euros qui lui permettra d’atteindre un déficit budgétaire de 3% du PIB à l’horizon 2013.
Elle a, en outre, fait inscrire dans sa loi fondamentale (la constitution), l’impossibilité d’avoir un déficit budgétaire à l’horizon 2016.
 
On peut donc dire que la voie du fédéralisme budgétaire est fermé, d’autant plus que les états sont réticents à transférer leurs prérogatives en matière de politique économique.
 
Ils ne restent que deux scénarios envisageables : la reconstruction de la Zone Euro par le haut ou par le bas.
 
La reconstruction par le haut :
 
L’Allemagne en fermant la voie de l’union budgétaire avec une discipline stricte, oblige la Zone Euro à accepter les défauts souverains des pays de la périphérie mais à une échéance de 3 à 5 ans.
 
Dans la logique allemande, ces pays ne seront pas à même d’atteindre les critères de convergences et devront être exclus de la Zone Euro, même si la chose n’est pas possible dans le cadre des traités constitutifs.
 
Une autre hypothèse évidemment, c’est que les pays de la périphérie décide de quitter la Zone Euro ( après avoir éliminé leurs déficits budgétaires ), afin d’éviter les affres de la dévaluation réelle. Ils préféreraient mettre en place une dévaluation nominale et/ou une restructuration de leurs dettes souveraines, ce qui limiterait les risques de crise sociale et politique..
 
La reconstruction par le bas  :
 
L’Allemagne lassée d’avoir à financer les errements de gouvernements, qu’elle juge irresponsables, quitterait la Zone Euro, sous la pression de son opinion publique.
 
Dans ce cas la nouvelle monnaie allemande aurait un cours supérieur à celui de l’Euro, ce qui obligerait cette dernière à se recentrer sur son marché intérieur.
 
La baisse de l’Euro, pour les pays de la Zone Euro, aurait pour effet de stimuler les exportations et de réduire les importations. On pourrait, dans cadre, envisager à moyen long terme de réouvrir le dossier de l’union budgétaire.
 
Ce scénario ne peut fonctionner que si on réduit les écarts de productivité, ce qui aura pour effet de réduire les spreads sur la dette souveraine.
 
En conclusion, les deux scénarios envisageables : reconstruction de la Zone Euro par le haut ou par le bas, montrent qu’un grand rêve européen a pris fin : celui des États-Unis d’Europe.
 
Dans un contexte de crise, la réduction de la dépense publique et l’augmentation des impôts dans tous les pays de la Zone Euro aura pour effet de réduire la croissance et de faire augmenter le chômage, ce qui laisse présager un second épisode de la crise de la dette souveraine et une nouvelle crise bancaire.
 
Le fléchissement de la croissance américaine (au deuxième trimestre), montre que celle-ci était due à l’augmentation de la dépense publique et aux transferts qui en résultent, la dépense privée n‘ayant pas pris le relais, l’extension de la crise de la dette souveraine aux États-Unis est fort probable.
 
Les hypothèses, les plus vraisemblables, sont celles d’une récession à double creux (double dip) ou d’un scénario à la Japonaise. Dans ce contexte, un investisseur intelligent aurait intérêt à sortir des marchés actions et obligataires (les taux réels sont négatifs), afin de se positionner sur un actif tangible qui peut jouer le rôle de substitut aux monnaies papiers : l’or, en privilégiant l’or physique au détriment de l’or papier.
 
 

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23 réactions à cet article    


  • liberta 30 septembre 2010 12:05


    Tout cela est possible, si le « menu peuple européen »" continue de cracher au bassinet !!!!!!!

    De Gaulle était un visionnaire quand il parlait du Machin qu’était l’Europe

    Bruxelles a avalé les souverainetés nationales mais continuera à se gaver tant qu’il restera un peu à manger sur les populations

    explications icihttp://u-p-r.fr/?page_id=255#comment-651


    • lolo 30 septembre 2010 13:48

      Qu’on me dise que l’Espagne, pays produisant des produits à faibles valeur ajoutée, a du mal à supporter une monnaie aussi forte que l’euro je veux bien. Quand on produit essentiellement du tourisme, et des denrées agricoles (fruits et légumes), une monnaire forte est un gros handicap évident pour la compétition avec des pays en développement. Il y y a très peu d’emplois qualifiés en Espagne (voir la quantité de jeunes ingénieurs au chomage).

      Par contre, lire que les problèmes de l’Espagne viennent d’une augmentation trop forte ces dernières années des salaires, je ne suis pas d’accord du tout. Je connais bien le pays, et en terme de pouvoir d’achat pour un salaire de base (1000euros), le salaire réel est en diminution depuis le passage à l’euro. Les moins de 40ans qui restent chez leur parents, car incapables de payer un loyer, ne le feraient certainement pas si les salaires étaient en augmentation depuis 10ans. Le problème de l’Espagne, est qu’au passage à l’euro, le cout de la vie alors qu’il était assez bas, s’est égalisé avec celui du reste de l’Europe (Allemagne, France), et que les salaires sont restés sur la base des salaires avant passage à l’euro. Pas étonnant que les foyers aient du faire appel au crédit pour essayer de maintenir la tête hors de l’eau. Maintenant tout s’écroule, car le crédit devient rare, et que la bulle immobilière refuse de dégonfler.
      Les salaires y sont en moyenne 30% plus bas qu’en France, esssayez de vivre en France avec un salaire 30% plus bas, et vous aurez une ideé de ce que vivent les espagnols...Si vous rajoutez à cela, qu’il y a très peu d’emplois qualifiés, et donc essentiellement des bas salaires...

      Après, je suis assez d’accord sur le fait qu’à moins que l’Allemagne accepte un dévaluation de l’euro ou de prendre en charge la dette des PIGS au nom de l’Europe, l’union monétaire risque fort de se disloquer. De toute façon, réduire les salaires de 25% en Espagne pour redevenir compétitif ne sera pas possible. Il n’y a qu’à voir la grogne sociale qui fait déjà rage en Espagne en ce moment (grève générale hier). Je miserai plutôt sur une sortie concertée de l’euro pour leur permettre de redevenir compétitifs à l’exportation et par la même occasion réduire le ratio cout de la vie / salaire qui socialement y devient intenable.


      • bara paul karim 30 septembre 2010 22:17

        Bonjour,

        Une des causes de la crise actuelle, c’est la réduction de la part des salaires dans la valeur ajoutée.

        Je ne dis donc pas que les salaires sont trop élevés en Espagne (que je connais bien pour y avoir vécu deux ans).

        Je dis simplement que les salaires ont augmenté plus vite que la productivité qui était proche de zéro.

        Le modèle de développement espagnol était centré sur le BTP et les banques ont encouragé le développement d’une bulle immobilière (avec la complicité des pouvoir politique).

        L’Espagne aurait du essayer de se centrer sur des activités à plus forte valeur ajoutée, tout en partageant équitablement les gains de productivité (durables)entre salaires et profits.

        Cordialement.


      • plancherDesVaches 30 septembre 2010 14:28

        Qu’un pays quitte l’Europe actuellement et il se retrouve dans le cas de l’Islande.
        (ou de l’Angleterre en 93 grâce à la spéculation de Soros)

        Les conséquences seraient aussi très graves pour le reste des pays qui continueraient à subir des attaques comme celles que nous avons déjà vues et que nous voyons encore. Mais amplifiées.

        Par contre, le fait que la guerre monétaire mondiale ait été engagée montre que les US n’arrivent pas à faire couler l’Europe suffisamment. Ils s’attaquent donc à la Chine, entre autres.

        Désolé mais si vous voulez quitter le navire en pensant qu’il coule, l’Europe ne vous retient pas.


        • bara paul karim 30 septembre 2010 22:00

          Bonjour,

          Je ne souhaite pas quitter l’Europe, tout au contraire.

          Je dis simplement que la faiblesse structurelle de l’Europe, c’est son manque de solidarité.

          La zone euro devrait se transformer en une nation démocratique qui s’appuierait sur une politique budgétaire commune.

          Cordialement.


        • johnford johnford 30 septembre 2010 22:39

          ’solidarité’ mot clef qu’on nous balance le plus souvent possible, jusque sur les lignes de nos chèques bancaires. Le vrai problème c’est la création monétaire et les taux d’intérêts que l’on paie depuis Pompidou.
          Il faut rendre la création monétaire avec emprunt à taux zéro à la France et rendre la souveraineté nationale ; tout est décidé à Bruxelle par des personnes qui agissent pour les intérêts des Etats-Unis, Von Rompuy le bilderberger étant un exemple parfait.


        • manusan 30 septembre 2010 14:35

          Vous oubliez le dumping salarial.

          L’allemagne à un PIB supérieur à la France, mais les allemands ont un pouvoir d’achat inférieur alors qu’ils sont plus nombreux et normalement plus riches.

          Où vont les excédents ? en grande partie dans des banques qui font n’importe quoi.

          En un mot : du gaspillage.


          • bara paul karim 30 septembre 2010 21:54

            Votre analyse est pertinente,

            Le recul de la part des salaires dans le PIB est une des causes de la crise actuelle. La distribution de crédit a été un substitut à l’augmentation des salaires, notamment aux Etats-Unis.

            Mais il faut faire, à mon sens, deux choses :faire augmenter la croissance à long terme (ce qui dépend essentiellement de l’augmentation de la productivité) et partager les fruits de la croissance de manière équitable.

            Cordialement.


          • wesson wesson 30 septembre 2010 18:20

            bonjour l’auteur,

            bon déjà votre article commence très mal : selon vous c’est la croissance des salaires qui serait responsable de la crise ? mais comment peut-on, lorsque on se réclame des diplômes que vous possédez, écrire une telle contre-vérité.

            Est-ce que vous étiez là il y a 2 ans, lorsque les états ont dû renflouer en catastrophe les banques ? visiblement non. Et pourtant, votre crise de la dette publique, elle est là, et pas ailleurs, elle est bel et bien causé par ce sauvetage bancaire.

            Vous allez me dire que ce n’est pas vrai, et que le sauvetage des banques n’a rien couté, voire même rapporté aux états. certes, mais vous oubliez dans ce cas que les états ont dû débourser des flots considérables de liquidité pour soutenir partout la croissance, sans laquelle les banques auraient eu à faire face à de tels torrents de défauts qu’elles y auraient trouvés l’occasion d’une seconde mort. Et ce sauvetage là, qui est indirect, il coute extraordinairement cher, et il n’est pas prêt de s’arrêter !

            C’est pourquoi votre analyse est dès le départ erroné. Il faut même avoir un certain culot pour déclarer que les salaires sont trop élevés notamment en Grèce ou les fonctionnaires ne peuvent survivre qu’à l’aide de plusieurs boulots et d’une corruption de nécessité.

            Une des origine de la crise est d’ailleurs même cette modération salariale qui plombe la croissance partout. Depuis les années 1980 la progression salariale a été stoppée au profit de la rente financière, et on commence à mesurer les effets de cette politique : explosion des déficits sociaux, croissance en berne, aggravation des inégalités et mécontentement à tous les étages. Le crédit a pu pendant quelque temps se faire la béquille de cette part de salaire perdue dans le PIB, mais maintenant on arrive au bout de ce système et c’est la situation actuelle, ou chaque jour on se demande si demain ne sera pas l’occasion d’une crise encore plus énorme, ou l’occasion d’un soulèvement populaire potentiellement capable de tout balayer sur son passage...

            Pour résumer vous basez votre propos sur une hypothèse fausse et en concluez que si le système actuel ne fonctionne pas, c’est parce que il n’as pas été assez appliqué. Ce n’est d’ailleurs pas le moindre des paradoxe : le libéralisme devrait sortir en charpie de la crise actuelle, et vous en justifiez son approfondissement... Et le pire, c’est qu’il y ait des gens pour vous croire.

            Article à fuir.


            • wesson wesson 30 septembre 2010 18:57

              bonsoir Kronfi,

              tiens, heureux de vous voir préoccupé par l’économie, et pas à votre hasbarah et vos recopiages habituels.

              « dans quel monde vit notre ami Wesson.... »

              Ben oui, dans quel monde ?

              De l’après guerre jusqu’au année 80, la part salariale n’avait cessé de progresser. Et que s’est-il passé pendant ce temps là ? 30 ans de plein emploi, et pas une crise sérieuse !

              Depuis les années 80 donc, Mitterand le faux mec de gauche nous impose la rigueur parce que le déficit de l’état était - tenez vous bien - de 3.2% ... mais on pleurerait maintenant pour l’avoir, ce déficit !

              Résultat de cette rigueur, et des 10 points de PIB perdus pour les salariés : la situation actuelle, avec 1 crise tous les 2 ans, une insécurité totale dans tous les domaines, et jamais une telle démoralisation.

              Alors effectivement oui, nous avons parfaitement tous les éléments qui nous permettent de juger quelle est la meilleure des politique, celle des hauts salaires qui nous a donné les 30 glorieuses, une sécu et une retraite parfaitement viable, et celle des bas salaires qui est en train de retirer tout cela.

              Alors, dans quel monde on vit, monsieur le roumain ?


            • bara paul karim 30 septembre 2010 21:41

              Bonjour Wesson,

              Vous avez mal compris mon propos, je ne dis pas que les salaires sont trop élevés en Espagne ou en Grèce. Je dis simplement qu’ils ont augmenté plus vite que la productivité.

              Dans mon article le « Krach de 2010 : la crise systémique », je dis exactement la même chose que vous, concernant le sauvetage des banques et le fait que les peuples européens vont payer deux fois la crise :en renflouant le système bancaire et en payant les conséquences des plans d’austérité.

              Mais en économie, on ne peut partager que la richesse qui a été créée. Le problème de la Grèce, c’est aussi le problème de sa classe politique qui n’a pas cherché à développer son pays : la productivité était proche de zéro.

              Une des solutions à la crise actuelle, c’est un partage équitable des richesses et des revenus, en supprimant les privilèges que possède les banques.

              Cordialement.


            • Philippe MEONI Philippe MEONI 1er octobre 2010 11:00

              Bonjour Wesson,

              Je crois que l’auteur pense tel qu’il a été formaté et donne ici la version officielle qui déresponsabilise les vrais coupables de cette crise...

              Bien à vous


            • Anonymous Republic Punisher Rigel 1er octobre 2010 15:25

              Ne generalisons pas je penses pas que tout les allemands ont des idées aussi barges ! disons que pour les territoires c’étais l’idée de deux trois banquiers allemands, mais il ne faut pas faire d’amalgames et monté les peuples les uns contre les autres alors que nous avons tous le même ennemis : les banques !


            • nilasse nilasse 30 septembre 2010 20:41

              @ liberta


              « de Gaulle était un visionnaire quand il parlait du Machin qu’était l’Europe »

              réctification liberta,il parlait de l’onu,pas de l’europe.

              • BA 30 septembre 2010 23:02

                Vers la dictature.

                Admonestation publique de Mme Reding contre la France, lancement d’une procédure d’infraction, multiplications des amendes représentant la somme extravagante de plusieurs centaines de millions d’euros par an pour notre pays, et maintenant, comble de tout, projet de création d’un dépôt de 0,2 % du PIB en cas de déficit public jugé excessif par la Commission de Bruxelles.

                Pas à pas, dossier après dossier, l’oligarchie européenne impose aux peuples, par la force, ce qu’ils ont refusé par le suffrage universel.

                La soumission, l’esprit de collaboration des gouvernements à l’égard d’institutions supranationales sans aucune légitimité démocratique, sont stupéfiants.

                Manifestations violentes en Grèce et en Espagne, poussée des extrêmes en Scandinavie…, la pression monte car les peuples ont bien compris que les politiques imposées par Bruxelles étaient contraires à leurs intérêts fondamentaux.

                Car, en effet, c’est tout de même un comble de voir le contribuable français, par exemple, financer pour plus de 8 milliards d’euros par an (coût réel de l’Union européenne entre ce que l’on verse et ce que l’on perçoit), une organisation qui affaiblit le pays, le soumet à un libre échange déloyal, nourrit son chômage, favorise les désordres migratoires et sociaux avec la bénédiction des « élites » françaises.

                Ce système n’est ni acceptable, ni tenable. Les peuples vont réagir et heureusement.

                La question aujourd’hui n’est plus de changer l’Europe à la marge car c’est tout le système qui est devenu illégitime.

                La seule solution désormais, pour sortir de ce piège, est de dénoncer tous les traités et de reconstruire une Europe des Nations respectueuse des peuples et porteuse de progrès social.

                Nicolas Dupont-Aignan.

                http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/Vers-la-dictature?pub=0


                • HELIOS HELIOS 1er octobre 2010 00:01

                  Bonsoir,
                  En preambule, je ne pense pas que les europeens, même agés comme vous et moi, aient souhaité des « etats unis d’Europe »
                  La majorités des gens qui ont depuis la fin de la guerre imaginé leur Europe, ont cherché a se rapprocher les uns des autres sans renonncer a leurs particularismes. c’est ce qu’on appelle « l’Europe des nations ». Tous, y compris moi, nous souhaitions avoir une liberté de circulation des hommes, une certaine liberté de circulation des biens et des capitaux, et un cadre de « préférence » communautaire : nous l’avons maintenant

                  Les different traités ont contourné et abusé les peuples europeens en creant de toute piece une structure technocratique qui s’est melé de ce que personne ne souhaitait voir disparaitre sans s’occuper de ce qui aurait pu cimenter les peuples pour, un jour peut etre faire une seule nation.

                  La monnaie, bonne idée au depart ne vous en deplaise, plait aux europeens, surtout qu’il nous etait promis une homogeneité de son usage. Les banques ont capté et font payer tres cher cette monnaie aux europeene qui n’en tirent aucun benefice.Le retour en arriere des pratiques bancaires a été brutal, comme la desillusion. Payer des couts de tranfert entre pays de la zone euro est intolerable.

                  Mais votre article n’est pas ce point la. Il pretend que si le systeme economique europeen flechit c’est a cause de la difference de productivité des differents pays.
                  Avez vous pensé que les prix et la productivité d’un parisien par rapport a un habitant de massif central ou des alpes posait un probleme au franc quand c’etait encore notre monnaie ?

                  La realité vient de la permeabilité des « frontieres »economiques« de l’Europe.Un systeme economique ne peut fonctionner correctement qu’en circuit fermé. Autoriser une circuit qui a des »fuites« comme cela se passe actuellement, avec la possibiliter d’exporter des capitaux a l’exterieur du systeme, est le seul moyen d’assurer sa mort a court terme.
                  ce que nous venons de vivre c’est justement ce qu’il se passe.

                  La crise que nous vivons a des causes multiples, mais la principale est bien l’apauvrissement interieur par l’hemoragie que notre systeme accepte. A force de payer petrole et matiere premiere sans compensation d’exportation , puis de saccager notre tissus industriel et agricole pour tout acheter a la Chine a saigné a blanc notre systeme. D’ou croyez vous que vient la contraction de la masse M3 ?
                  Et cette contraction n’a pu etre compensée par la planche a billet puisque les banques nationales n’ont plus le droit de creer de la monnaie en pretant aux etats..
                  Les banques privées qui pretent a l’etat sont exterieures a l’Europe et evidement le fruit de la (maigre) croissance de nos pays dont le developpement des structures est achevé — en comparaison aux pays emmergeant a taux de croissance a deux chiffres —, ces fruits la sont exportes sans retour : double appauvrissement par le deficit de la balance commerciale et par le service de la dette....

                  Enfin, les sorties de crise que vous envisager me semble bien impossible.

                  la sortie »par le bas« n’est même pas envisageble car, selon votre propos, apres l’Allemage, ce serait au tour du pays le plus productif qui devrait sortir a son tour et ainsi de suite. Immediatement il faudrait creer un »serpent" monetaire pour maitriser les ecarts et continuer a avoir un systeme économique acceptable. apres le serpent, c’est l’ecu puis la monnaie unique ! et on y est deja, si j’ai bien regardé dans mon porte-monnaie

                  Quand a la sortie par le haut, elle est non seulement irrealiste car elle consiste a renoncer a une convergeance europeenne que souhaite les peuples au profit d’une nouvelle balkanisation d’ou se reveilleraient les pires nationalismes. D’autant que j’en reviens a ma remarque en preambule... avant l’Euro, la richesse parisienne n’empechait pas le Larzac d’utiliser le franc.

                  Je ne suis pas aussi competent que vous, mais, sans verser dans la conversation de comptoir, il faut quelquefois lever le nez du guidon pour percevoir la realité.
                  L’euro est une bonne monnaie, vraissemblablement pas si mal en point que cela. il faut seulement reduire l’emprise des banques et mettre en place quelques mesures de bon sens, comme je vous le dis, pour repartir sur des bases plus saines et plus durables.

                  Bonne nuit


                  • Anonymous Republic Punisher Rigel 1er octobre 2010 15:19

                    Je suis 100 % d’accord avec ça l’euro n’est pas une mauvaise chose en soi, l’euro et l’europe ont bon dos, c’est quand même bien de pouvoir passer les frontières librement et de pas avoir à changer sa monnaie, de mutualisé certains moyens. Mais bizarrement on continue à payer les frais bancaires entre pays different ayant la même monnaie et on nous colle une technocratie de ploutocrate granguignolesque et même un « président » de l’europe sortis d’un farce et attrappe ... On ne fait pas d’armée européenne c’est tellement mieux de servir de troupe auxillaire aux USA dans l’otan ! smiley Quand au paradis fiscaux qui gangrène l’europe : luxembourg, monaco, andorre, liechtenstein, san marin, vatican... ces pays ne devrait même plus exister, quand à l’angleterre et la suisse il devrait avoir des règles bancaires plus strictes, ce sont justement par ces etats mafieux qu’il y a des possibilités de fuite de capitaux, avant de critiquer les paradis fiscaux dans le monde il serait bon de faire le ménage devant sa porte déjà ... ce que n’est mêm pas capable de faire l’europe par contre pour faire passer une constituion qui donne les plein pouvoirs aux banques elle est là, alors ne nous etonons pas que l’europe qui est dirrigiée en sous-mains par les banquiers ne fasse pas ce qu’il semblerais logique de faire ... smiley

                    Mort aux Tyrans ! Mort aux Banksters !


                  • bara paul karim 1er octobre 2010 21:09


                    Bonjour,

                    Je trouve votre avis très intéressent et pondéré.

                    Mais, il n’y a pas d’exemple dans l’histoire économique, d’une monnaie commune qui ne s’appuie pas sur une politique budgétaire et fiscale commune et un marché du travail unique (zone monétaire optimale).

                    Dans le cas contraire, vous avez raison, chaque pays doit revenir à sa monnaie.

                    Cordialement.


                  • FYI FYI 1er octobre 2010 02:42

                    L’Euro a pour rôle de mieux prendre en otage la souveraineté des peuples face à leur droit sans équivoque de battre monnaie. Cette monnaie « l’euro » a tout simplement anéantie les classes moyennes en faveur de la classe parasitaire que sont l’oligarchies financières. Il suffit de prendre l’exemple de la France, ce que vous déboursez dans un hypermarché en 1998 vous le dépensez au même chiffre numéraire mais en euro en 2010, soit une augmentation de fois 6 (ex : En 1998 = 100 FF équivalent en 2010 = 100 euro). L’érosion monétaire ou plutôt la valeur travail face au capital est largement en faveur de cette dernière. Il ne fait aucun doute que c’est un vol social. Ce qui me fait dire que nous sommes à la fin d’un régime. Car même si les peuples ne savent pas pourquoi çà leur est arrivé, il save comment il le subisse.


                    • bara paul karim 1er octobre 2010 21:13


                      Bonjour,

                      Pour lutter contre l’oligarchie, ne faut-il pas transformer l’Europe en une démocratie, qui réponde aux préférences collectives des peuples européens.

                      Cordialement.


                    • FYI FYI 3 octobre 2010 02:57

                      Seule le local est capable de répondre aux besoins collectives, et tous les locaux seront capables à leur tour de répondre à leurs besoins communs sans être parasités par personne ...
                      Une démocratie aussi centralisée n’est qu’un prétexe pour favoriser des despotes, et tout faire pour ne pas permettre l’autonomie de tout à chacun.
                      Si toute personne était vraiment souveraine de sa personne c’est-à-dire au dessus du principe de citoyenneté, il n’y aurait pas besoin de rêver de démocratie modèle, car finalement il serait beaucoup plus simple de prendre ses propres décisions...


                    • Anonymous Republic Punisher Rigel 1er octobre 2010 15:00

                      Encore un article sur la zone euro alors que le vrai problème c’est surtout le dollar ! L’Europe est bcp plus industrialisé que les USA et les productivités de ses ouvriers sont bien meilleures, l’agriculture européenne est aussi une des plus productives au monde, et les européens font moin d’achats à crédits : tous ça pour dire que nous avons rien à envié aux USA, et que l’europe de part la structure de l’europe et la culture européenne et ses habitants et de fait bcp plus riche c’est pour que l’euro est structurellement plus fort que le dollar même si la situation economique est catastrophique, aux usa c’est bien pire ... Ces jours-ci le Dollar chute vitesse grand V face aux principales monnaies du monde, l’or du coup monte et le pétrole aussi, l’argent aussi ... Toutes ces foutaises sur la dette et l’euro ne sont faites que pour détourné les consciences des usa et gagner un peu de temps ! Pourquoi sommes nous endettés ? parce que nous payons des interêts sur la dette car le pouvoir de création monétaire appartient aux banques privées, donc l’euro devrait ne rien valoir car les etats se font arnaquer par les banques ? A force de supprimmer des services publiques celà nuira à l’économie et donc à la valeur de la monnaie, cependant aux USA la situation est mille fois pire, encore une belle tantative de diversion, ne soyez pas dupes !


                      • bara paul karim 1er octobre 2010 21:18

                        Bonjour,

                        Vous avez tout à fait raison : le déficit budgétaire américain est le double de celui de la zone euro et le ratio dette publique / PIB est de 64 % dans la zone euro alors qu’il est de 82 % aux Etats-Unis.

                        Cordialement.

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