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Accueil du site > Actualités > Environnement > 1972-2012 : le Club de Rome confirme la date de la catastrophe

1972-2012 : le Club de Rome confirme la date de la catastrophe

Il y a quelques semaines, le Club de Rome célébrait le quarantième anniversaire de son célèbre rapport (surnommé « Halte à la croissance ? »), dit aussi Rapport Meadows, du nom de son principal rédacteur. Ce rapport avait été présenté au public le 1er mars 1972, à partir d’une commande faite par le même Club de Rome (créé en 1968) au Massachusetts Institute of Technology (MIT) en 1970.

 

 



Cette célébration a donné lieu à un symposium le 1er mars 2012, dont les conclusions sont présentées sur le site du Club de Rome. Dans le même temps, un des organisme en charge du rapport, le Smithsonian Institution, rend public une version actualisée pour 2012 du rapport de 1972. Il s’agit, en fait d’un second rapport, utilisant la même méthodologie que le premier, avec les mêmes acteurs, le Club de Rome commanditaire et le MIT exécutant. Les instruments d'analyse ont cependant été modernisés, pour tenir compte des importants progrès accomplis dans les méthodes d'observation et de prévision.

Le point essentiel, que tous les gouvernements, que toutes les entreprises, tout les média auraient du noter, est que le rapport de 2012 confirme celui de 1972. Celui-ci donnait soixante ans au système économique mondial pour s'effondrer, confronté à la diminution des ressources et à la dégradation de l’environnement. La situation est confirmée par la formule du Smithsonian Magazine, « The world is on track for disaster… », autrement dit, “tout se déroule comme prévu pour que survienne le désastre”.

Ce désastre, comme le résume le physicien australien Graham Turner, qui a succédé à Dennis Meadows comme rédacteur coordonnateur, découlera du fait que, si l'humanité continue à consommer plus que la nature ne peut produire, un effondrement économique se traduisant pas une baisse massive de la population se produira aux alentours de 2030.



Le désastre n'est donc plus loin de nous, mais tout proche. 2020 est d'ailleurs considéré par certains experts comme une date plus probable. L'effondrement pourrait se produire bien avant 2030. Autrement dit tous les projets envisagés pour le moyen terme de 10 ans seraient impactés, voire rendus inopérants. Les rapporteurs font cependant preuve d'optimisme, en écrivant que si des mesures radicales étaient prises pour réformer le Système, la date buttoir pourrait être repoussée.

Rien ne sera fait

Mais nous devons pour notre part considérer, y compris en ce qui concerne nos propres projets, collectifs ou individuels, qu'aucune de ces mesures radicales ne seront prises. Le système économico-polirique, selon nous, ne peut se réformer. Ce sont en effet les décisions des gouvernements, des entreprises et des médias qui convergent pour que tout continue comme avant, business as usual, ceci jusqu'au désastre. Une petite preuve peut en être fournie par le fait que pratiquement aucune publicité n'a été donnée par aucun des acteurs que nous venons d'énumérer à la publication de cette seconde version du Rapport.

Insistons sur le fait que ce n'est pas seulement le réchauffement global qui est incriminé par les rapporteurs, mais plus généralement l’épuisement des ressources et, au-delà, d’une façon plus générale, le saccage catastrophique de l’environnement sous toutes ses formes, autrement dit “la destruction du monde”. Pour l'empêcher, il ne faudrait pas seulement réduire notre production de gaz à effets de serre, mais s'imposer une décroissance radicale, à commencer par celle qui devrait être mise en oeuvre dans les pays riches, qui sont les plus consommateurs et les plus destructeurs.

Vains espoirs. Il suffit de voir comment, lors des élections françaises de cette année, la question a été évacuée des enjeux politiques. Dans le même temps, on envisage sérieusement de relancer la recherche des gaz de schistes et d'entreprendre des forages profonds en Méditerranée...Petit exemple, car des mesures autrement plus dangereuses se préparent en Arctique et ailleurs.

Les opinions publiques se rassureront en faisant valoir que si ce nouveau rapport n'est pas discuté, si des milliers d' « experts » de tous ordres ne le mentionnent pas, c'est parce qu'il est le produit d'un étroit groupe de pression comptant sur le catastrophisme pour prospérer.

Nous pensons pour notre part que certains décideurs, discrets mais influents, prennent au contraire ces prévisions très au sérieux et se préparent, évidemment par la force, à protéger leurs avantages face à la révolte des milliards d'humains qui seront touchés par le futur effondrement.

Sources

plantri.gif Nouveau rapport du Club de Rome http://www.clubofrome.org/?p=3392
plantri.gif Article du Smithsonian Magazine http://www.smithsonianmag.com/science-nature/Looking-Back-on-the-Limits-of-Growth.html#ixzz1rEEVUFqq
plantri.gif Rapport du Club de Rome 1972. Halte à la croissance http://fr.wikipedia.org/wiki/Halte_%C3%A0_la_croissance_%3F


Moyenne des avis sur cet article :  4.48/5   (115 votes)




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175 réactions à cet article    


  • ottomatic 9 avril 2012 09:22

    2020 ?

    Si le moyen orient explose comme le souhaitent les USA et israel, ça sera bien plus rapide.
    Une hausse drastique du pétrole plongerait le monde dans le chaos trés rapidement.

    • Le citoyen engagé Le citoyen engagé 10 avril 2012 13:54

      Oui. Je crois de toutes façons qu’en 2012 il devrait se passer des événements accroissant considérablement le risque d’effondrement économique. Une guerre contre l’Iran ferait exploser les prix du pétrole par exemple.
      Il est fort possible aussi que la France sera attaquée financièrement en 2012 ce qui aurait des conséquences majeures dans plusieurs pays du monde entrainant les autres dans leur chute.

      Ce club de Rome roule avec tous les mondialistes et c’est bien pourquoi en France nous n’aurons le choix qu’entre des candidats mondialistes. La seule candidate nationaliste étant considérée comme pestiférée par l’ensemble de l’oligarchie.


    • Luxum Luxum 10 avril 2012 14:48

      Je ne suis pas d’accord, le Club de Rome ne roule pas pour les mondialistes sinon ils ne s’efforceraient pas de faire connaitre le problème au plus grand nombre de personne.


    • bert bert 15 avril 2012 18:23

      le club de rome des bureaucrate$ bien pourri$ et pronucléaire.... 



    • fabdolette fabdolette 9 avril 2012 09:35

      a lire : « le troupeau aveugle » de John Brunner, 1973


      • kane85 kane85 9 avril 2012 13:08

        Oui ! Lu depuis longtemps ! Ecrit de science fiction en deux volumes absolument extraordinaire qui a aujourd’hui un petit air de prédiction !

        La fin m’est revenue en tête récemment. Nous étions en Malaisie chez des amis et ils nous ont parlé du hèss (phonétique) qui est un brouillard chargé de particules de fumée venant d’Indonésie en période sèche... Ce sont les forêts de ces pays qui brûlent pour laisser place aux plantations de palmier à huile !!!


      • rotule 10 avril 2012 09:10
        A lire aussi : La Théorie des dominos, Alex Scarrow une série d’évènements organise la pénurie de pétrole ... en quelques jours, les sociétés occidentales basculent vers un certain chaos ... tous cela romancé, bien documenté ... Probable que ça ferait un bon film. Mais les « images » du livre suffisent à frissonner ! 

      • Cocasse Cocasse 11 avril 2012 10:43

        La déforestation joue un rôle dramatique dans le déséquilibre du cycle du carbone.


      • Susanoo ! Susanoo 15 avril 2012 21:45

        J’imagine le mécanisme décrit dans ces 2livres. Très intéressant, je vais aller lascarder à la bibliothèque.


      • Susanoo ! Susanoo 15 avril 2012 21:51

        Automates intelligents...I.A...saleté de matrice.


      • Abou Antoun Abou Antoun 9 avril 2012 10:30

        @ L’Auteur,
        Merci pour cette excellente remise en mémoire.
        En qualité de décroissant et dénataliste (cumulard en quelque sorte) j’adhère pleinement avec tout le contenu. J’aurai peut être pu écrire cet article sur ce forum si je ne commençais pas à en avoir assez d’être traité « d’eschatologique » ou de « chevalier de l’apocalypse ». Ce courant de pensée ne représente aujourd’hui que 2% de la population, les autres ne croyant qu’au PIB et à la croissance ou bien à la répartition d’une richesse toujours moindre en une population toujours plus nombreuse.
        Vous avez mille fois raisons d’écrire :
        Mais nous devons pour notre part considérer, y compris en ce qui concerne nos propres projets, collectifs ou individuels, qu’aucune de ces mesures radicales ne seront prises. Le système économico-polirique, selon nous, ne peut se réformer. Ce sont en effet les décisions des gouvernements, des entreprises et des médias qui convergent pour que tout continue comme avant, business as usual, ceci jusqu’au désastre.
        Nous le voyons bien en ce moment avec la campagne présidentielle française où tous ces problèmes sont superbement ignorés (consciemment ou inconsciemment, cela reste à déterminer). Les gens voteront pour le ’pouvoir d’achat’ certains pensant qu’ils seront mieux servis avec les solutions classiques que le système capitaliste propose pour la relance d’autres préférant écouter les sirènes des partageux (pour caricaturer : on prend tout aux riches et on relance la machine par la consommation).
        On pourrait croire que les verts soulèveraient au moins le problème. Mais non ! il semble qu’aucun d’eux ne sache ce qu’est le Club de Rome ou le rapport Meadows, on préfère diaboliser les malthusiens et faire croire aux foules que la naissance d’une industrie verte, l’utilisation de sources d’énergie alternatives et l’adoption de nouveaux modes de vie, incluant une agriculture biologique dont les rendements vont baisser, permettra de se multiplier et de se multiplier encore.
        Jamais on n’a vu un tel aveuglement, une telle bêtise. A moins qu’il s’agisse de malhonnêteté chaque dirigeant ayant peur de dire à ses électeurs la vérité résumée dans les graphiques présentés ici.
        J’applaudis à votre initiative, mais je doute de son impact. Il faut lutter contre :

        • Le système capitaliste qui ne peut survivre que dans l’expansion
        • Les religions (croissez et multipliez vous !)
        • Les politiciens (après moi le déluge)
        • La cupidité des foules (toujours plus)
        Trop c’est trop, allons donc au désastre sans triomphalisme.

        • lagabe 9 avril 2012 15:15

          LES DECLINOLOGUES PRENNENT LA PLUME

          L’Occident est fini, il doit céder son sceptre... Mais pourquoi maintenant ? Dans Civilization, The West andtheRest ("Civilisation l’Occident et le reste », publié en mars 2011 en anglais aux éditions Allen Lane), l’historien écossais Niall Ferguson identifie " six="six" innovations="innovations">span>clés qui ont donné à l’Occident l’avantage sur les autres civilisations : la concurrence, la science, le droit de propriété, la médecine, la protection des consommateurs, l’éthique au travail », résume Andrew Preston dans une critique du livre parue dans The Globe and Mail. Mais, après cinq siècles de domination occidentale, ces valeurs sont tombées en désuétude. Selon Niall Ferguson, l’Occident a dilapidé son propre héritage, causant les raisons de sa chute. Pour l’historien lan Morris, qui a publié en octobre 2010 Why the West Rules -For Now ( »Pourquoi l’Occident domine pour le moment », publié en anglais chez Fanas, Straus and Giroux), la chute des civilisations, quelles qu’elles soient, est inéluctable. Passé un certain degré de //C:/DOCUME%7E1/GABAIX%7E1/LOCALS%7E1/Temp/msohtml1/01/clip_image003.gif" height="2" width="112">développement, elles font face à un goulet d’étranglement et sont incapables de concilier leurs besoins avec la raréfaction des ressources et la dégradation de l’environnement. Or l’Occident est allé bien au-delà de ce seuil. Une « anomalie » qui pourrait prouver qu’il a su triompher de ce que lan Morris appelle ’le paradoxe du développement social ».

           


        • lagabe 9 avril 2012 15:16

          e me répéterais toujours et toujours

          www.leparisien.fr/societe/fr...

          21 août 2010 : le jour du dépassement

          Le 19 décembre 1987, pour la première fois de son histoire, l’humanité vivait au-dessus de ce que la terre pouvait lui offrir en un an. Selon l’ONG Global Footprint Network, le jour du dépassement (Earth Overshoot Day) aura lieu cette année le 21 août.

          L’humanité aura consommé le 21 août 2010 les ressources que la nature peut produire en un an. Incroyable non ?

          en clair , on surexploite la terre et surtout l’occident

          http://www.agoravox.fr/actualites/e...

          Qui sont les fautifs qui dérangent l’ébriété énergétique de l’Occident

          La Chine vient de supplanter les Etats-Unis à la tête des plus gros consommateurs mondiaux d’énergie, révèle le rapport statistique annuel de BP. La consommation énergétique mondiale, tirée avant tout par les pays émergents (Chine, Inde, Brésil, etc.), a cru de 5,6 % l’an dernier. La Chine serait promise au premier rang de l’économie mondiale d’ici à 2030,compte tenu de la croissance présente de son Produit intérieur brut. Le New York Times a choisi cette semaine de mettre en avant une tribune soulignant l’impossibilité physique, économique, écologique, matérielle, substantielle (etc.) de voir s’étendre à la population de la Chine ou de l’Inde le ’rêve américain’ commercialisé tout autour du globe. Voilà qui est clair, les Chinois ne doivent pas prétendre à un mode de vie à l’américaine

          en clair notre modéle occidental ’est pas transposable

          http://nouvellesociete.wordpress.co...

          Nous vivons dans une société qu’on a gavée et dont le foie éclate. On a dit que la pauvreté cesse lorsqu’on a un pantalon et que la richesse commence quand on en a deux, puisque l’on n’en porte qu’un. Il faudrait ajouter que la pauvreté revient quand on en veut un troisième, car on est toujours pauvre quand on a un désir qui n’est pas satisfait et le système de production actuel, en ce sens, s’est donné pour but principal de nous appauvrir. De nous appauvrir et de nous engraisser. Comme ces roitelets des îles mélanésiennes qui voient l’obésité comme un signe de succès, dans une culture dont la faim n’a jamais été éradiquée.

          on clair l’occident est un obèse

          que rajouter de plus


        • Abou Antoun Abou Antoun 9 avril 2012 15:33

          @ lagabe
          Que l’occident, essoufflé, passe le flambeau, cela ne me dérange pas. La roue tourne, des civilisations disparaissent et puis d’autres se développent. Il en est ainsi depuis toujours.
          Mais globalement, jusqu’à présent l’acquis était récupéré. Il ne fait aucun doute que la plupart de nos compétences technologiques sont passées ou passeront très vite aux puissances émergentes. Mais le vrai problème est là, nous exportons un mode de vie non généralisable. Je pense que les chinois commencent à s’en apercevoir et à réfléchir à de possibles solutions.
          Je crois que Michel Onfray est un des philosophes actuels qui analyse le mieux ce qui se passe aujourd’hui. Il fait remonter le début de la fin à 1914 et je crois que cela devient de plus en plus évident que nous glissons sur la mauvaise pente depuis près d’un siècle. Nous avons simplement depuis lors vécu sur notre capital, bouffé la baraque jusqu’au dernier sou.
          Maintenant, tout le monde au régime grec.


        • Abou Antoun Abou Antoun 9 avril 2012 15:39

          Nous vivons dans une société qu’on a gavée et dont le foie éclate.
          Globalement c’est vrai. Mais cela devient de plus en plus difficile à dire dans une société où le nombre des pauvres (suivant les standards du lieu) ne cesse d’augmenter.
          Cela dit, le voyageur que j’ai été, peut vous dire que la pauvreté en France et maintenant avec quelques minimas sociaux, allocs, etc... c’est carrément Byzance comparé à la situation de familles qui travaillent (dur) sur d’autres continents.
          Il va de soi que ce n’est pas une raison pour accepter et tolérer cette situation.


        • lagabe 9 avril 2012 16:00

          je dirais pas depuis un siècle mais depuis la fin , de la seconde guerre mondiale

          //C:/DOCUME%7E1/GABAIX%7E1/LOCALS%7E1/Temp/msohtml1/01/clip_image001.gif" height="2" width="522">LE samedi 6 avril 1974, l’agronome René Dumont, toujours en va­drouille aux quatre coins de la planète, revient d’Alger. A l’aé­roport d’Orly, où il débarque en djellaba, deux hommes l’attendent, Georges Krassovsky et Brice Lalonde. Ils lui expli­quent que, Pompidou venant de défuncter subitement et l’élection présidentielle appro­chant, le mouvement école tout juste naissant a décidé d’y participer et que ses représen­tants ne voient qu’un seul candidat possible : lui. Dumont demande une nuit de réflexion, au terme de laquelle il accepte.

          Certes, il ne fait pas l’una­nimité chez les écolos : « L’on sent que M. Dumont est un converti de fraîche date », fait remarquer le précurseur Bernard Charbonneau, dans « La Gueule ouverte » (n° 21). Mais, ayant découvert sur le tard les méfaits du productivisme et de l’agriculture moderne, Dumont a fait son mea culpa et a livré, dans « L’utopie ou la mort », une critique argumentée, éco­logique, tiers-mondiste du monde comme il va.

          Au cours de sa brève cam­pagne, Dumont dénonce «  la poursuite absurde de la crois­sance industrielle » et lance en feu d’artifice une série d’idées nouvelles. Rechercher un type de société à basse consomma­tion d’énergie. Construire de nouvelles villes ne dépassant pas 100 000 habitants (« Au-delà, les inconvénients l’em­portent sur les avantages »). Arrêter les industries d’armement. Restreindre « la cons­truction démente de voitures in­dividuelles  ». Réduire la durée du travail : « En se contentant du niveau de vie de 1920, avec l’équipement de production dont nous disposons au­jourd’hui, il suffirait de tra­vailler quatre heures par jour, de 25 à 40 ans  ». Manger moins de viande (« Pourquoi fabriquer des protéines avec les pro­téines ? C’est absurde  »). Sup­primer la publicité. Bloquer la croissance de consommation énergétique (« En doublant tous les dix ans, elle nous condamne à recourir à l’éner­gie nucléaire  »). Réduire la croissance de la population dans les pays riches en supprimant les allocations familiales après le deuxième enfant. Diminuer les pouvoirs de l’Etat et des bureaucrates. Décréter la croissance zéro de l’agglo­mération parisienne. Empê­cher la spéculation foncière en municipalisant les sols. Enga­ger partout la plus grande au­tonomie possible de toutes les entreprises, de toutes les ré­gions, communes, de tous quar­tiers, villages : « Il est très im­portant que les gens participent aux décisions qui les concer­nent. » Obtenir, notamment d’EDF, une gestion tripartite : les consommateurs, les ingé­nieurs et les ouvriers (et les re­présentants de l’intérêt natio­nal). Instaurer une médecine préventive : « 80 % des médi­caments sont inutiles  !  » Refu­ser toute centrale nucléaire. Stopper le bétonnage des terres fertiles. « L’écologie implique un changement complet des structures de production. »

          Comme on le voit, il y avait à boire et à manger. Pourquoi ce bref rappel historique ? Sim­plement pour montrer que, il y a trente-huit ans, l’écologie po­litique était plus radicale, of­fensive, inventive que celle d’aujourd’hui. Celle qu’incarne Eva Joly, qu’on entend si peu et mal qu’elle a, nous dit « Le Monde  » (29/1), «  disparu des radars de la présidentielle »...

          Jean-Luc Porquet


        • lagabe 9 avril 2012 16:01

          j’adore En se contentant du niveau de vie de 1920, avec l’équipement de production dont nous disposons au­jourd’hui, il suffirait de tra­vailler quatre heures par jour, de 25 à 40 ans
          Comme disez quelqu’un le toujours plus


        • Morpheus Morpheus 9 avril 2012 16:04

          J’approuve chacun des points que vous mentionnez, et j’aimerais renforcer cela par quelques pistes pour construire un autre projet de société.

          A. D’abord, il y a le problème relatif à la politique.
          Nous sommes face à une oligarchie qui a réussit, non seulement à s’autonomiser. Elle dispose de tous les pouvoirs : financier (création monétaire privée), médiatique (elle possède les grands groupes de presses, télévisions et radios), politique (les mandataires et les élus, issus des partis, sont dépendants de l’argent pour financer les ruineuses campagnes électorales et leur Politikè = lutte pour le pouvoir), renseignements (espionnage) et enfin policier et militaire.

          Mais le plus fort (le plus tragique pour nous), c’est que cette oligarchie a réussit à nous faire croire que nous étions en démocratie  ! Elle a réussit ce coup de maître de nommer « démocratie » le régime de gouvernement (prétendument) démocratique (appelé dans ce formidable oxymore « démocratie représentative »), légitimé par le suffrage universel, c’est-à-dire qu’elle a réussit à nommer « démocratie » son stricte contraire ...

          Convaincu, depuis notre plus jeune âge, par un battage sans cesse répété à l’école, dans les journaux, à la télévision, dans les livres, ... que [démocratie = élection / élection = démocratie], ils nous ont volé non seulement le mot démocratie, mais ils nous ont également dissimulé ce qu’est réellement la démocratie. Privé du mot, privé du concept, nous en sommes rendu à l’incapacité de formuler la solution au problème, parce que le problème a prit le nom de la solution. C’est le grand triomphe de la novlangue, chère à Georges Orwell.

          Pourtant, par définition, l’élection n’est pas démocratique, mais aristocratique (l’élection est l’acte de choisir ; choisir qui ? le meilleur ; « meilleur », en grec = aristos). Cela ne fait même pas débat. (voir ceci pour développer).

          Une solution possible pour nous réapproprier le pouvoir usurpé, serait de nous réapproprier le pilier sur lequel repose toute la légitimité légale de tous les pouvoirs : la Constitution. Là, le chercheur indépendant Étienne Chouard pense avoir trouvé une des causes majeure de notre impuissance politique. (voir ici pour une première approche et ici pour développer).

          B. Le second problème majeure est notre approche économique.
          Toute notre économie, et cela depuis des siècles, est construite sur base de la monnaie. Or, une analyse des mécanismes fondamentaux de l’économie fondée sur la monnaie démontre que l’immense majorité des problèmes rencontré dans nos sociétés (corruption, criminalité, injustices sociales, inégalités, pauvreté & misère, mais aussi, bien sûr, les guerres), tous ces problèmes trouve leur source dans ce mécanisme de l’économie monétariste. Je me dois de développer cette thèse.

          1. La monnaie est un instrument inventé par les humains pour échanger des marchandises et des services. Au moment où la monnaie a été inventée, elle a sans doute répondu à un besoin dans la façon dont les hommes voulaient s’organiser, et a donc sans doute rendu service pendant un temps déterminé. Le monde actuel, globalisé, avec la quantité de connaissances et de découvertes acquises depuis des générations, a changé, et ce système ne remplit plus la fonction pour laquelle il a été inventé : il est donc obsolète.

          2. La monnaie, qu’elle soit matérielle (billets, pièces, or, etc.) ou virtuelle (données informatiques) n’a en elle-même aucune valeur réelle : on ne peut pas se nourrir avec des billets, ni produire de l’énergie, ni fabriquer une maison ou quoi que ce soit (c’est du papier et du métal) ; ce n’est pas la monnaie qui produit des richesses, ce sont les ressources qui constituent la véritable richesse de base, et c’est le travail des ouvriers et employés qui permettent de valoriser ces richesses brutes.Mais à l’heure de la robotique et de l’automatisation à grande échelle, à l’aube d’une possible révolution cybernétique, le travail humain va grandement se réduire et se spécialiser : il n’y a - et il n’y aura plus de travail pour tous. Les gains de productivité des machines sont tels que ce mouvement est irréversible.

          3. La valeur que l’on attribue à la monnaie est subjective et dépend de la confiance qu’on accorde à ces signes (nb. voir aussi le point 7 à ce sujet), mais également de la quantité de signes en circulation (inflation / déflation).

          4. Par contre, la valeur des biens et des services va dépendre essentiellement de leur rareté : un produit, un bien ou un service abondant aura un faible prix ; un produit, un service ou une ressource quelconque se trouvant en faible quantité ou en pénurie (réelle ou artificielle ...) aura un prix élevé (principe de la "loi de l’offre et de la demande").

          5. Par conséquent, l’ensemble du système économique basé sur la monnaie est fondé sur la (gestion de la) pénurie : pour qu’un produit, une ressource ou un service ait une valeur, il doit être plus ou moins rare. Le suprême paradoxe étant que, pour maintenir sa valeur, la monnaie elle-même doit être rare !

          6. Comme la quantité de signes (de monnaie) en circulation doit elle-même être en situation de pénurie, il en résulte que de manière générale, il doit ne jamais y en avoir assez pour tout le monde ... !

          7. Ce système d’économie basée sur la monnaie doit reposer sur un ensemble de lois contraignantes, sans lesquelles l’ensemble des populations ne joueraient pas le jeu. Ces lois sont le ciment du système et ne peuvent être discutées, à la façon d’un credo religieux au sein d’une église.

          8. Comme l’argent devient nécessaire pour se procurer les produits et les services nécessaires à vivre et prospérer, et comme il n’y en a pas assez pour tout le monde, il s’ensuit logiquement qu’il va y avoir concurrence et compétition.

          9. De façon générale, l’ensemble des ressources (donc des richesses de la planète) vont aboutir entre les mains d’un très, très petit nombre de personnes (en proportion au 7 milliards d’individus), et ces personnes, contrôlant de (très) grandes portions des ressources, déterminent elles-mêmes la rareté et les prix, quitte à détruire (ou dissimuler) les ressources excédentaires (il faut maintenir
          - artificiellement ! - les prix, donc la rareté et la pénurie).

          10.  Donc, tout système économique basé sur la monnaie revient in fine à organiser et pérenniser la pénurie et la compétition, plutôt que gérer de façon commune les ressources dans le but de générer l’abondance pour tous.

          Si pareille analyse nous choque, nous pourrions déjà nous demander si cela correspond à la réalité observable ou non. A la lumière de cette analyse, il semble bien que - au delà d’un mauvais système de gouvernement qui rend les peuples structurellement impuissants - critique très pertinente et éminemment nécessaire - ce soit le principe même de l’économie basée sur la monnaie que nous devrions balayer de nos conceptions, afin de repenser un système entièrement neuf.

          Pendant que nous nous démenons à trouver des solutions pour réformer l’économie (fondée sur la monnaie), une autre solution s’offre à nous : une économie fondée sur le partage équitable des ressources. Car si nous persévérons dans un système d’économie monétariste, même dans le cadre d’une démocratie véritable, nous continuerons à subir les mécanismes pervers du paradigme de la rareté et de la compétition, alors que nous aurons besoin de toute notre énergie pour mettre en place la coopération créative (principe de l’Open Source) et la solidarité active.

          C’est parce que nous sommes, aujourd’hui, en mesure d’évaluer (techniquement) la quantité et la qualité des ressources et des richesses offertes par la planète Terre tout entière, que nous sommes capable d’envisager et de projeter un système social d’abondance (réelle) pour tous. Objectivement parlant, l’ensemble des peuples de la planète ont tous intérêt à ce qu’un système de cette nature soit mis en place, puisqu’il répondrait aux besoins de chacun, nécessiterait la collaboration et l’échange, et mettrait fin aux causes majeures des guerres et des conflits. Nous nous battons pour avoir accès aux piller les ressources et richesses que la planète nous offre dans d’autres pays, afin d’en bénéficier égoïstement et d’accroître les chiffres d’affaire de quelques industriels et actionnaires, tout en provoquant la pauvreté et l’instabilité dans les pays dit « du sud » (ceux qui ont des richesses dans leur sol). Si ces ressources étaient reconnues comme patrimoine et héritage séculaire et sacré de TOUS les êtres vivant, et si nous mettions en place une structure globale de gestion raisonnée (et raisonnable) de celles-ci au bénéfice de TOUS, alors il parait évident que nous n’aurions plus de raison de nous battre.

          Il existe donc, face aux immenses défis qui se dressent devant nous, des solutions possibles pour construire un nouveau projet de civilisation.

          Personnellement, je trouve cela réjouissant, parce que pendant longtemps j’ai entendu dire "Oui, c’est bien, vous n’arrêtez pas de critiquer le système, mais vous n’avez rien de mieux à proposer, pas de projet alternatif, pas d’idée nouvelle, rien." Et bien si, il y a des idées neuves, des projets alternatifs et même réellement révolutionnaires et réformateurs.

          Cordialement,
          Morpheus


        • foufouille foufouille 9 avril 2012 16:06

          « Nous vivons dans une société qu’on a gavée et dont le foie éclate. »

          faux
          rien qu’en belgique, la grande distrubution balance un million et demi de tonnes de bouffe
          en GB, les invendus sont de 500 millions de tonne
          sans compter l’obsolescence programmee
          ca les empechent pas de faire de la remballe


        • Abou Antoun Abou Antoun 9 avril 2012 16:21

          Comme on le voit, il y avait à boire et à manger. Pourquoi ce bref rappel historique ? Sim­plement pour montrer que, il y a trente-huit ans, l’écologie po­litique était plus radicale, of­fensive, inventive que celle d’aujourd’hui. Celle qu’incarne Eva Joly, qu’on entend si peu et mal qu’elle a, nous dit « Le Monde  » (29/1), «  disparu des radars de la présidentielle »...

          Oui, Dumont reste à mon sens le seul et unique véritable écologiste dans le paysage politique français. Il y a beaucoup à dire sur le mouvement ’vert’ d’aujourd’hui, et ses leaders charismatiques mais ce n’est pas l’endroit pour le faire ici.


        • lebreton 9 avril 2012 16:28

          @abou


          Comme les pseudo économistes et ,comme beaucoup d’autres vos propos signifieraient qu’une guerre mondiale est souhaitable ,et c’est bien en brandissant ce spectre que les dictateurs s’enrichissent ,sarkozy effrontément le rappelle sans cesse ,sans moi le déluge ,alors certains propos ne tiennent plus . c’est infâme. 

        • Abou Antoun Abou Antoun 9 avril 2012 17:02

          Comme les pseudo économistes et ,comme beaucoup d’autres vos propos signifieraient qu’une guerre mondiale est souhaitable
          Sais pas où vous allez chercher cela. Le fait de constater qu’il y a trop de monde sur terre implique-t-il qu’on doive s’en débarrasser par une guerre ?
          Au cas où vous n’y auriez pas pensé je vais vous apprendre qu’une façon non belliqueuse de faire baisser l’effectif consiste à faire moins d’enfants. Vous comprenez ????
          Maintenant je ne suis ni pseudo-économiste ni surtout économiste, ces gens racontent n’importe quoi et son contraire.


        • Ensor 9 avril 2012 20:13

          Bonsoir Abou antoun et mortelune, je souscris à vos remarques, mais vs prêchez ds le désert car la majorité de nos concitoyens sont frappés de cécité. Quant aux politicards ...

          J’avais écrit un commentaire il y a quelques temps, sur cette catastrophe qui ns pend au nez. L’on peut tjrs revoir Soleil Vert ou lire le rapport Lugano de Susan Georges, pour avoir une idée de ce qui attend les habitants de cette planète.
          Cdlt.


        • Laurent 10 avril 2012 11:34

          @Morpheus,

          Par manque de temps je n’ai que survolé votre post, mais il me semble bien que votre approche est très proche de celle du mouvement Zeitgeist,
          C’est à mon avis effectivement ce type de piste qui est le plus intéressant, par contre si le modéliser théoriquement n’est pas ce qu’il y a de plus difficile, la grande inconnue c’est comment organiser la transition vers le nouveau système mis en place en évitant les affrontements, les guerres et enfin, le plus important, en évitant de tomber dans la dictature.


        • Traroth Traroth 10 avril 2012 12:23

          C’est sûr que fouiller dans les poubelles pour trouver à manger, c’est carrément Byzance !


        • jourdan 11 avril 2012 04:08

          Et pourquoi donc ? Vous voyez un autre endroit et un autre moment ? Le train est lancé un peu trop vite, nous n’avons plus les moyens d’avoir des pudeurs.


        • Morpheus Morpheus 11 avril 2012 18:08

          @ Laurent

          Le MZ défend en effet une économie basée sur les ressources, et déploie beaucoup d’efforts concernant le problème de la transition.

          Je ne suis pas ce mouvement-là, je m’intéresse à la thèse originale, à savoir le Projet Venus que je cherche à mettre à l’épreuve (voir mes articles à ce sujet - qui par ailleurs méritent une mise à jour).

          D’autre part, je trouve également que les thèses développée par Étienne Chouard concernant notre impuissance politique sont très pertinente.

          En résumé, je pense que Chouard détient une des causes majeure (et une solution majeure dans une constituante non élue), tandis que Jacque Fresco détient la solution à LA cause majeure à travers un projet qui ne cesse de me surprendre par sa cohérence (bien que je reste un penseur critique).

          Cordialement,
          Morpheus


        • Will Will 12 avril 2012 11:10

          Merci Abou,
          surtout pour ton sens de l’humour glacé, « allons au desastre sans triomphalisme » est un haiku superbe !
          Pour le reste, j’ai 60 piges et je suis comme toi, prèchant dans le vide depuis mes 20 ans où j’y croyais encore en allant manifester avec René Dumont et quelques autres écolos...
          Je ne vois aucune alternative à une belle cata, notre espèce est trop conne et prétencieuse pour avoir le courage de se remettre en question, et la propagande de l’oligarchie régnante et des merdias à sa solde fait le reste.
          Carpe Diem, et pour le reste un salut motard, je roule aussi potatoe potatoe !


        • Soi Même 15 avril 2012 01:44

          @ lagabe, merci exhumer ses propositions veilles de 38 ans, cela montre bien comment le rêve bourgeois à été un frein à ce que des mesures saines soient prises.
          Cela ne veux pas dire, qu’il n’aura pas une évolution possible dans futur proche.
          Elles passeront par la douleur et la souffrance pour ce réalisé, ce que l’on repousse comme tâche, reviens toujours avec un cran supplémentaire dans les difficultés pour les réalisés.
          Les grand changement qui non pas été réalisé, se réalise souvent quand les générations concerné ne sont plus aux affaires.
          Malgré le lots de calamités à venir, il faut gardé l’espérance et l’espoir que tous est réalisable si nous le voulons.


        • Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon 15 avril 2012 19:19

          @Morpheus

          Excellent commentaire, avec des propositions très intéressantes que je partage depuis longtemps.

          Cependant, vous avez oublié de mentionner LA condition sine qua non nécessaire pour permettre à ces propositions de se mettre en pratique : c’est la nécessité de prendre PAR LA FORCE (ils ne se laisseront pas faire) le contrôle des MÉDIAS.

          Actuellement, la majorité de la population mondiale est littéralement lobotomisée par des médias détenus par les groupes financiers et les politiques (ce qui revient finalement au même)...

          La prise de contrôle des médias, particulièrement la télévision, permettrait de pouvoir informer l’ensemble de la population des ambitions réelles des politiques et de ceux qui les manipulent.

          Par le biais d’émissions « divertissantes », d’émissions « d’information », chacun d’entre nous se trouve manipulé à son insu et se met à approuver inconsciemment ce système.

          Et cette gangrène se propage dans tous les pays du monde, même (et c’est dramatique) les pays émergents et les pays les plus pauvres... Le Rêve Américain !!!
          Grâce à des émissions parfaitement ciselées, préparées par des experts en communication, qui, parfois sous de faux airs d’impudence ne font que berner leurs spectateurs en leur rabâchant incessamment la même propagande... A la longue, le cerveau cesse de se rebeller et considère que c’est vrai « parce que c’est passé à la télé »...

          Seule une « cytoyennisation » des médias, avec des comités de surveillance impartiaux et incorruptibles, permettrait d’informer réellement les peuples au lieu de les abrutir pour mieux les manipuler...

          J’ai jeté mon téléviseur il y a plus de 30 ans, et je m’en porte très bien... Et je n’ai plus regardé la « boîte à cons » depuis.

          J’ai cessé de lire les journaux il y a bien longtemps aussi. concentration de la presse oblige.
          Sauf quelques articles tirés sur le volet, d’auteurs FIABLES, et que j’approfondis TOUJOURS en cherchant TOUS les tenants et les aboutissants...
          Un seul article me prend plusieurs jours à analyser, mais au moins je maîtrise bien le sujet.

          C’est anachronique en cette période où il faut « bouffer » de l’info, ou on se retrouve noyé sous un flux de données sans cesse grandissant, mais si on ne fait pas le tri on se retrouve vite noyé et emporté par le courant, pour céder à une émotion qui est très souvent calculée pour nous manipuler.
          Cf. la « libération » de l’Irak, de la Libye, actuellement de la Syrie, demain du Liban et de l’Iran - certes ces régimes n’étaient et ne sont pas au « top », mais ce qui s’est passé ensuite ou ce qui se passera sera bien pire pour les populations...
          Et nos chers médias qui tapent allègrement sur Bachir El Assad s’abstiennent bien de mentionner les atrocités commises par les membres de la Ligue arabe...
          Ils sont largement pires mais là toute le monde ferme sa gueule, ce sont des « alliés » (des financiers et de nos chers dirigeants qu’ils manipulent, il s’entend).

          Quand on pense que 80% des jeunes Américains entre 16 et 25 ans pensent sérieusement qu’ils seront multimilliardaires à 40 ans, ça fait froid dans le dos !!!

          La voilà la vraie réalité de la manipulation médiatique...

          C’est donc par les médias que doit commencer le grand partage...

          Que les médias deviennent la propriété des peuples et qu’ils soient préservés de toute influence oligarchique afin de diffuser une ÉDUCATION et une INFORMATION bénéfiques à l’ensemble de l’humanité.

          Les humains ne naissent ni bons, ni mauvais. C’est l’éducation et les croyances qu’on leur inculque depuis leur plus jeune âge qui influent sur leur devenir.
          Avec ce qu’ils ingurgitent « de force » en ce moment, il n’est pas nécessaire d’aller chercher bien loin les causes de leur passivité.


        • Abou Antoun Abou Antoun 15 avril 2012 19:21

          Salut Will !
          Je te rends ton salut motard. Déjà bien installé dans le club des seniors je suis toujours sur deux roues, pour combien de temps encore ?
          Je me souviens avoir suivi la campagne de Dumont avec intérêt, mais je le confesse et je le regrette aujourd’hui, je ne lui ai pas donné ma voix. C’était l’époque du programme commun et je croyais à l’époque que la gauche n’était pas simplement une autre droite.
          Avec le temps je me rends compte qu’il avait raison sur toute la ligne, mais je réalise aussi que même s’il avait été élu, il n’aurait pas pu gouverner en plein dogme du PIB dans une Europe acquise à la cause productiviste.
          Malheureusement nous n’avons pas eu de nouveau René Dumont. Je suis sûr que si sa tendance avait continué à être représentée on aurait pu voir une progression constante. Il va de soi que pour moi les verts actuels sont au mieux des imbéciles au pire des escrocs, peut-être un peu des deux.
          Amicalement.


        • glopglop70 glopglop70 9 avril 2012 10:37

          Bonjour,

          "Vains espoirs. Il suffit de voir comment, lors des élections françaises de cette année, la question a été évacuée des enjeux politiques."

          évacuée par les tenants de l’ordre établi certes (y compris Le Pen, faut il le rappeler), mais sauf par le programme du Front de Gauche.
          En ne faisant aucune distinction, tu participes en oiseau de mauvaise augure, à cette catastrophe.
          Un espoir est né, un autre monde est possible, on se doit de tenter cette solution

          bien amicalement


          • Abou Antoun Abou Antoun 9 avril 2012 10:57

            mais sauf par le programme du Front de Gauche.
            Merci de nous fournir un lien vers le programme de JL Mélenchon prenant en compte cet aspect, et envisageant des solutions.
            Moi je n’en vois aucun, ce programme n’est que de la pure démagogie. L’homme se croit en 1792 et multiplie les effets de manche, mais on est en 2012 et les problèmes sont là qu’il semble ignorer totalement.
            Pour moi le Front de Gauche ne semble pas avoir plus conscience que les autres du rapport Meadows, il ne fait qu’entonner des chants revanchards.


          • Abou Antoun Abou Antoun 9 avril 2012 12:46

            Plus facile de moinsser que de répondre à ma question, hein !!!


          • REGCHA REGCHA 9 avril 2012 12:55

            Je suis d’accord avec ce commentaire. La planification écologique est un début de réponse politique courageuse et volontariste.

            Si la France le fait, les autres suivront (sauf les USA évidemment).


          • Dupont Georges Dupont Georges 9 avril 2012 15:07

            d’accord avec le commentaire et la réponse sur le fond.

            Le front de gauche aborde le problème, mais son analyse n’est pas assez poussée et ses réponses insuffisantes. Toutefois les français n’étant pas prêt à entendre la vérité sur ce sujet pour le moment, il vaut mieux voter pour ceux qui ont un début de réponse que ceux qui ont un début de réponse que rien du tout.


          • Abou Antoun Abou Antoun 9 avril 2012 15:17

            Si la France le fait,
            Oui, si un grand pays le fait (la France est-elle encore un ’grand’ pays ?) Cela aura valeur d’exemple. Il suffirait de stopper la politique nataliste et de dire clairement que la terre est surpeuplée puis conditionner l’aide aux pays africains, par exemple, en fonction de leur contrôle de la natalité.
            Donner du fric aux gens pour faire des enfants ou parce qu’ils en ont fait, ils en feront. Donner du fric aux gens pour ne pas en faire ils n’en feront pas. Pour le moment l’humanité fonctionne ainsi, vaut mieux le savoir.


          • lagabe 9 avril 2012 15:36

            une grosse contradiction dans le programme du FDG , c’est le SMIC à 1700 euros donc croissance par la consommation, et plus de consommation


          • Abou Antoun Abou Antoun 9 avril 2012 15:44

            Meme en tant que sympathisant FN je ne pense pas MLP fera quoique ce soit contre l’auto destruction de l humanite industrielle ....
            Au moins vous êtes lucide. Ces questions sont totalement étrangères à la famille Le Pen (comme à ses adversaires). Je me réjouis que cet article aie été accepté. J’avais fait une proposition concernant l’attitude comparée des candidats à l’élection devant ces problèmes (en particulier de natalité). Cet article n’a pas été agréé par la rédaction.

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