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3è conférence mondiale sur le climat (31/8 au 4/9 à Genève) : Quels enjeux ?

Organisée par l’Organisation Météorologique Mondiale, cette troisième conférence réunira quelques 1500 participants : scientifiques, fournisseurs de services météo, décideurs politiques et économiques au plus haut niveau, organismes publics et privés.

L’objectif de cette conférence est « d’accroître l’interaction entre ceux qui élaborent et ceux qui utilisent l’information météorologique pour mieux l’adapter aux changements climatiques. »
 
Au final, les utilisateurs des données météo se retrouvent dans tous les secteurs socio-économiques des sociétés, et même dans tous les foyers équipés d’une télévision. Quel secteur n’est pas concerné ? On n’en voit guère : l’agriculture, l’alimentation, l’eau, l’air, la santé, l’environnement, le tourisme, les transports, la gestion des risques, la prévention des catastrophes annoncées…
 
Le thème général de cette conférence s’intitule « la prévention climatique et l’information pour la prise de décisions. » A partir des avancées scientifiques permettant des prévisions à différentes échelles de temps, des plus immédiates aux plus éloignées.
 
La conférence entend prendre en compte les problèmes de société quant à leur adaptation à la variabilité climatique et aux changements dans les secteurs concernés.
 
Le principal résultat attendu est « un cadre international facilitant les efforts pour réduire les risques et réaliser les avantages associés aux conditions climatiques actuelles et futures, en intégrant la prévision climatique et des services d’information dans le processus décisionnel »
 
Sous réserve des problèmes de traduction du site lui-même http://www.wmo.int/wcc3/outcomes_en.php l’OMM préconise un cadre global, de niveau mondial, pour les services climatologiques en vue « de développer et d’améliorer les services aux différents secteurs, aux utilisateurs, de renforcer les capacités des pays en développement et d’élaborer des politiques pour appuyer la demande de services climatiques dans un intérêt économique et sociétal. »
 
A aucun moment, l’OMM ne se prononce sur la notion de « réchauffement climatique global et anthropique ». Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), partenaire de la conférence, est cité dans l’introduction à propos du « cadre international permettant d’élaborer, à partir du constat qui ressort des rapports d’évaluation du groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, les services requis pour faciliter l’adaptation à la variabilité du climat… » 
 
L’OMM se placerait ainsi discrètement sous l’influence du GIEC qui n’hésite pas à trancher la question de la nature et des causes des changements climatiques en cours (le propre du climat c’est d’être en perpétuel changement) et de déterminer les objectifs politiques auxquels les Etats devraient se rallier, en multipliant l’alarmisme, le catastrophisme, les informations sélectives, concourant à la culpabilisation des peuples aussi bien qu’à l’absolution des prédateurs.
 
Bien sûr que la planète est soumise à rude épreuve et qu’il est temps de remettre en question le productivisme et le consumérisme à l’œuvre, considérer les finalités sociales et écologiques de l’économie, décider d’une tout autre répartition des richesses, réellement réductrice des inégalités…ce qui n’est pas vraiment à l’ordre du jour de Copenhague. Mais tant mieux si des progrès y sont enregistrés en termes d’économie d’énergies, de promotion des énergies renouvelables, de réduction des pollutions…
 
L’OMM se situe au niveau des sciences de l’observation du climat et de la transmission des informations au plus large public possible pour que les connaissances climatiques, les prévisions servent positivement les acteurs sociaux, les populations en même temps que la protection de la nature et de tout ce qui nous entoure.
 
A l’évidence, cette conférence n’est pas le lieu du débat de fond sur les causes politiques des dégradations profondes de notre environnement.
 
Ce qui va s’y passer n’en a pas moins une grande importance pour une meilleure connaissance des phénomènes climatiques et de leur complexité.
 
René Fredon

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1 réactions à cet article    


  • Christian Delarue Christian Delarue 29 août 2009 16:50

    L’énergie « verte » ou « propre » : chacun pour soi ou service public en réseau ?


    Le GIEC a un mérite dans la diffusion massive des effets climatiques de la combustion des énergies fossiles. Il faut poursuivre et agir au plan national, continental (taxe européenne, alter-production) et mondial (Copenhag en déc 2009). 

    En France.

    La contribution climat-énergie dite taxe carbone de la commission Rocard prévue pour réduire la consommation d’énergie et la réduction de gaz à effet de serre élude la question écologique et la question sociale. Sur le plan écologique, elle exclue l’électricité . Il est certain que l’augmentation des prix du charbon, du fuel et du gaz va favoriser la consommation d’électricité. Mais l’électricité est exclue au motif du nucléaire soit disant « propre ». Au plan social, elle exclue les entreprises polluantes mais pas les ménages qui n’ont pas choisi le mode de production qui impose un mode de consommation. De plus, elle ne va pas empêcher les riches de surconsommer. Ce sont les prolétaires qui vont devoir être vigilants et être « sobres ». Toujours la même rengaine de l’austérité pour ceux d’en-bas et de gabegie maintenue pour les très riches. Au plan fiscal, le choix de la neutralité empêche le financement public de l’énergie verte. Car la question est bien au-dela de la sobriété énergétique de réduire la production d’énergie « sale » pour développer celle dite « propre ». Une fois ce choix effectué se pose la question du mode de production de l’énergie « propre » : privé ou public ? Marchand ou non marchand ? En micro local ou en réseau national  ?

    Pour un service public national de l’énergie propre.


    L’énergie renouvelable dite « propre » ou « durable » va dans les prochains mois avoir le vent en poupe plus qu’auparavant si les gouvernements se mettent à taxer sur les énergies fossiles. Il faut d’abord que la dite taxe ne frappe pas toutes les énergies mais qu’elle ne vise que les énergies fossiles. Il faut ensuite que l’on développe les énergies propres massivement et que la distribution se fasse hors du marché pour que tous y ait accès. Imaginons que chaque ménage soit à égalité financière par subventionnement, peux-t-on penser sérieusement que chaque ménage va être en droit de planter une éolienne dans son jardin  ! Cet individualisme est tentant. Il est à repousser de même qu’un localisme de quartier ou de ville. Pour contrer la logique marchande et privatiste (des transnationales) et pour promouvoir une certaine égalité d’accès, il n’y a guère que le service public national. Lui seul assure la péréquation tarifaire pour l’ensemble des usagers du territoire.

     

    Christian Delarue

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