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Accueil du site > Actualités > Environnement > « Anatomie d’une crise silencieuse » ou les conséquences du (...)

« Anatomie d’une crise silencieuse » ou les conséquences du réchauffement climatique

Fondée en 2007 à l’initiative de Kofi Annan, le Forum Humanitaire Global est une organisation internationale qui s’est donnée pour objectif principal de relever les défis improbables qui se présentent à l’humanité. À ce titre, cette assemblée vient de publier un rapport [1], premier du genre, sur les conséquences pour l’humanité induites par le réchauffement climatique. Dans sont intitulé ce document pose avec gravité l’essentiel du problème : « The anatomy of a silent crisis ». L’approche se veut exhaustive, scientifique et les chiffres avancés ne devraient laisser personne indifférent, même s’il est permis d’en douter.

On pourrait évidemment penser que nul besoin de données scientifiques pour affirmer que le réchauffement climatique impacte lourdement l’humanité dans son ensemble, et plus encore les pays les moins avancés du globe. Pour autant, il faut lire avec la plus grande attention les données rassemblées dans ce rapport par des spécialistes qui se sont attachés à démontrer avec rigueur la réalité qui affecte déjà une part importante de la population. Imaginez, 300 000 personnes meurent chaque année du fait du réchauffement climatique, chiffre qui par ailleurs ne pourra que s’aggraver au regard de la vitesse d’inertie déjà acquise. Réfléchissez, 325 millions d’individus sont directement atteints par ce phénomène qui aurait un coût total de 125 milliards de dollars par an. Regardez, 4 milliards d’humains sont vulnérables alors que 500 millions seraient exposés à un risque maximum selon une fourchette qui pourrait varier soit à la baisse soit à la hausse, en fonction de l’évolution des comportements humains. Voilà pour les données essentielles contenues dans le présent rapport qui envisage par ailleurs une nette aggravation de la situation à l’horizon 2030.

Le climat change, c’est une donnée que nous pouvons considérer comme acquise tant le consensus est grand au sein de la communauté scientifique. Aussi, les travaux publiés par le GIEC étayent cette perspective car les observations accumulées depuis que le phénomène est étudié se succèdent pour aller dans un sens quasi unique [2]. Dés lors, le présent travail proposé par cette organisation ne fait que rajouter aux données disponibles un point de vue qui apporte à la problématique un angle nouveau. Il s’agit d’évaluer le coût humain et financier du réchauffement climatique et c’est là toute l’originalité de la démarche. Ainsi, comme tous les chiffres de cette nature, leur lecture permet à l’esprit de plonger dans le concret, le fini, le mesurable, ce qui apporte un visuel incontournable au drame silencieux qui se noue. Ce rapport permet aussi d’affirmer qu’on ne pourra pas se cacher derrière une ignorance impossible à soutenir. Nous n’avons aucune excuse, et l’aveuglement du monde n’a d’égal que l’addition qu’il faudra réglée. En attendant, si seuls les plus pauvres [3] subissent concrètement les effets du réchauffement climatique annoncé, il ne faut pas douter que, tôt ou tard, la totalité du monde sera directement touchée par cet état de fait. Aujourd’hui, et de la manière la plus cynique qu’il soit, ce sont quelques unes des nations les plus pauvres qui subissent les conséquences les plus néfastes du développement quasi entropique de la société de consommation sans pouvoir en tirer un quelconque bénéfice [4]. Malgré sa cohorte de corollaires désormais hautement nocifs en terme d’équilibre écologique global, le dogme consumériste persiste, et cela malgré la forte secousse qui vient de l’ébranler. Assurément, l’impasse définitive n’est pas loin, même si certains annoncent déjà le proche retour à un fonctionnement normal du système. Alors que bien peu de leçons auront été tirées de cette phase critique aiguë, comment imaginer que ce travail impliquera une prise de conscience quelconque ? Il n’est qu’à voir le peu d’écho que le présent rapport a eu au sein des différents médias. C’est tout juste si quelques-uns auront eu la décence minimale de reprendre la dépêche AFP !

Mais ne nous trompons pas, c’est bien l’humanité qui demeure la cible principale de la catastrophe annoncée. Pour le reste, si nous étions amenés à disparaître, il ne faut pas imaginer que nous entrainerions l’ensemble du vivant avec nous car ce pouvoir ne nous a pas été conféré. Penser le contraire est profondément lié à un raisonnement encore par trop anthropocentrique. Nous sommes notre propre danger, notre unique prédateur outre les règles imposées par la cosmologie.

Notre destin est non seulement entre les mains de nos consciences individuelles, mais plus encore entre celle de la conscience collective que nous nous devons de bâtir.

Ils servent à cela tous ces rapports alarmistes, tous ces travaux scientifiques, ils indiquent avec objectivité ce champ des possibles qui se dessine, que nous dessinons. Ils servent en quelque sorte de méta avertissement qu’il faut à la fois intégrer globalement et que chacun doit aussi décliner individuellement. En outre, l’ensemble de ces travaux indiquent tous la même chose en filigrane, à savoir qu’il faut impérativement réduire l’amplitude du capitalisme avant même de changer totalement la nature de ce modèle bientôt obsolète et désormais parfaitement non viable. L’humain, pour s’être trop réduit à ce qu’il consomme, tel Icare, en vient maintenant à se brûler les ailes. À nos consciences toute, parce qu’il n’y a pas d’autre alternative.

 

[1] Rapport du Forum humanitaire global

[2] Travaux du Giec

Le changement climatique, La Documentation française

Le climat, CNES

Les controverses

[3] Les pays les plus vulnérables : Bangladesh, Ouganda, Caraïbes, îles du Pacifique...

[4] Carte de la faim dans le monde, FAO.


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35 réactions à cet article    


  • John Lloyds John Lloyds 3 juin 2009 10:34

    Mais Oui Mais Oui, on les connaît, tous ces rapports alarmistes, et même s’ils partent d’un bon sentiment, ils se heurtent tous aux mêmes réalités, et se transforment de fait en messe dans le désert.

    1/ Est_on seulement sûr que le réchauffement est lié à l’activité humaine, car plus le temps passe, plus cette théorie devient douteuse, et toute cette pub orchestrée par le GIEC ressemble fortement à de la propagande visant à instaurer des gardes-fous bénéficiant aux gouvernements.

    2/ Réduire le capitalisme ? Grotesque ! le capitalisme n’existe que par le principe de croissance, et il est déjà joué d’avance que personne ne touchera à la croissance

    3/ Le remplacer par quoi ? Demandez aux partisan de la « décroissance », terme générique ressemblant plus à un OVNI qu’à une idée précise, d’exposer leur vision des choses : chacun en a une idée différente.

    Bref, toujours les mêmes litanies, avec les mêmes lacunes, sans intérêt, d’autant qu’à se jour elles sont largement occultées par d’autres urgences autrement plus vitales, entre la Grippe A qui promet une hécatombe à l’automne, et le monétaire qui se dirige vers Weimar, on a vraiment autre chose à foutre.


    • Gabriel Gabriel 3 juin 2009 12:05

      T’as raison Gaston ! Au fait es tu au courant que les chercheurs viennent de découvrir la mutation entre le virus de la grippe du cochon le H1N1 et le virus de la grippe du canard le H5N1 et cela donne le H3N1 la grippe du co-nard. Et au vu de certaine remarque, va y avoir une hécatombe !


    • hans lefebvre hans lefebvre 3 juin 2009 13:51

      @gabriel, effectivement je crains que le tamiflu n’ait aucune efficience quant à cette variante du virus !
      bien à vous


    • hans lefebvre hans lefebvre 3 juin 2009 11:07

      Vous dites grippe A, est-ce là votre seul soucis ? De cela on en a rien à foutre, achetez-vous une boite de tamiflu si cela eut vous rassurer. En attendant que faites-vous des 17 000 enfants qui meurent de faim CHAQUE JOUR ? Encore une lubie en provenance de cette ultra-gauche qui vient ? Pour ce qui est de la décroissance, ELLE S’IMPOSERA à nous ! Pour ma part, j’opte pour la raison, c’est à dire la croissance verte, seul pan économique qui devrait croître ! http://www.apres-developpement.org/approche/index.php


      • chria chria 3 juin 2009 11:27

        pourquoi êtes-vous sûr que la décroissance s’imposera à nous ? Et puis ensuite vous parlez de croissance verte. Je ne comprend rien.


      • John Lloyds John Lloyds 3 juin 2009 11:28

        Vous venez de découvrir que des gamins meurent de faim ? bravo ! Y a pas que les gamins, d’ailleurs, y a aussi des adultes, et ça doit bien faire un bon demi-siècle ... Bien les portes ouvertes.

        Oui, il y a quelque chose qui ressemble à de la décroissance qui s’imposera à vous, et qui fera probablement quelques milliards de morts, justement parce des mecs comme vous sans projet prêchent dans le désert alors que tout le monde s’en fout. Et tout le monde s’en fout parce votre représentation électorale n’est faite que de bouffons, qui n’ont aucun sens des priorités. Revoyez votre copie, elle est nulle.


      • hans lefebvre hans lefebvre 3 juin 2009 13:46

        @chria, ma position n’est contradictoire qu’en apprence. En effet, autant la décroissance du modèle est inévitable car incompatible à court terme avec l’état de nos ressources, et cela sans compter toute la bêtise absurde de ce dogme consumériste où il n’est question que de consommmer des biens ridiculement inutiles or toute proportion raisonnable qui plus est. Par contre, pour ce qui est de la croissance verte, j’entends par là le développement des alternantives en matière d’énergie, de mode de consommation (local par exemple et dans la mesure du possible), fin du gaspillage, gestion commune des richesses et des peines, bref toutes les alternatives qui s’imposeront à la globalité. Le seul profit qui vaille est celui qui favorisera notre maintien ici-bas. L’humain évoluera, et contrairement à ce que peu penser notre « ami lyod », les solutions existent, seule la volonté manque. En attendant, rien n’empêche chacun d’agir à son échelle, certes cela implique une petite gymnastique quotidienne...


      • hans lefebvre hans lefebvre 3 juin 2009 13:49

        @lyod, en parlant de copie, voici votre dernière livraison fort passionnante :
        http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/grippe-porcine-une-hecatombe-55425
        Seule référence ce sacré Dr mabuse (gitterle) du texas. Merci pour votre apport précieux !


      • chria chria 3 juin 2009 14:09

        Je suis d’accord y’en a marre des mauvais prophètes, et de cette société consumériste débile


      • John Lloyds John Lloyds 3 juin 2009 14:29

        @Hans
        Vous êtes tellement omnubilé par votre messe que vous en oubliez toute l’actualité. Déridez-vous, mon vieux, vous verrez à l’automne que cet article était parfaitement lucide, et l’actualité que vous négligez lui donne déjà raison ... Arfff les écolos et leur petite secte nombriliste smiley


      • hans lefebvre hans lefebvre 3 juin 2009 17:12

        @lyod, je vous cite :
        « Vous êtes tellement omnubilé... » Par contre je vois que vous n’êtes pas OBNUBILÉ par l’orthographe !
        ps : il existe des dictionnaires en ligne


      • Annie 3 juin 2009 11:19

        John Lloyds, nous sommes destinés à nous croiser sur certains fils, et de chaque côté de l’argument. J’espère que philbrasov ne me découvrira pas trop vite.

        L’article est intéressant à plusieurs égards : d’abord parce que ce qui passe dans les pays en développement a effectivement une incidence sur les politiques des pays occidentaux. Les changements climatiques sont actuellement au coeur des politiques de développement de l’UE, de l’ONU , d’autres grandes puissances et entreprises travaillant dans les pays touchés. Elles comportent deux volets : un qui relève plus souvent de l’idéologie que du pragmatisme, en préconisant une réduction des émissions de CO2 sans ralentir le rythme du développement de ces pays. 
        L’autre volet me paraît tout aussi intéressant et beaucoup moins controversé : il consiste à faire ce qui aurait dû être fait depuis longtemps concernant les risques de catastrophes, c’est-à-dire cartographier les aléas, évaluer les risques et les vulnérabilités et intervenir en aidant les populations à risque à s’adapter aux changements climatiques, présents et futurs : qu’il s’agisse de construire des digues dans des zones inondables, constituer des réserves de vivres, construire des habitations résistantes aux séismes ou bien surelevées, introduire des variétés de plantes plus résistantes à la chaleur etc. etc. Le seul point controversé ici est qu’il est demandé aux pays occidentaux de financer ces mesures au titre de pollueurs.
        http://www.franceonu.org/spip.php?article1922
        Pour le moment, il est relativement facile aux occidentaux que nous sommes d’aborder d’une manière relativement dépassionnée cette question, parce que nous ne sommes pas en plein dedans. La réalité est que c’est sur la supposition que les changements climatiques sont réels et dûs à l’activité humaine que sont fondées toutes les politiques de développement, et de plus en plus les politiques dans d’autres domaines.
        Effectivement l’erreur serait coûteuse si la réalité des changements climatiques ne se confirmait pas. 


        • John Lloyds John Lloyds 3 juin 2009 11:36

          Salut Annie

          La société occidentale n’est pas viable car il faudrait plusieurs planètes pour l’alimenter. C’est bien pour cela que tout va se casser la gueule. Cependant il n’y a aucun projet en face. Si ce n’est une sorte de décroissance qui s’apparente à un retour aux cavernes ou à un communisme déguisé. Cet « article » vide ne fait que le confirmer.


        • chria chria 3 juin 2009 11:39

          Votre dernière phrase de très bon sens est primordiale et je la salue : face à un sujet aussi complexe, pourquoi faut-il tout faire DANS L’URGENCE, et pas se laisser le temps de la réflexion et de l’observation, alors que les températures mondiales n’ont pas augmenté de puis presque 10 ans ? Diminuer totalement les GES va-t-il résoudre tous les problèmes ? Tous nos malheurs ? Le CC deviennent responsable de la moindre catastrophe, nous nous fourvoyons ! Il faut arrêter de mélanger tout et n’importe quoi, sinon on va faire n’importe quoi...


        • chria chria 3 juin 2009 11:42

          @ john
          D’après pas mal de chercheurs et d’écologistes la notion d’empreinte écologique qui a amené à cette argument sur le besoin de plusieurs planètes pour soutenir notre croissance est erroné.


        • John Lloyds John Lloyds 3 juin 2009 11:53

          « D’après pas mal de chercheurs et d’écologistes la notion d’empreinte écologique qui a amené à cette argument sur le besoin de plusieurs planètes pour soutenir notre croissance est erroné. »

          J’en doute, il suffit de voir ne serait-ce que tous les voyants rouges allumés en regard du peak-oil.


        • hans lefebvre hans lefebvre 3 juin 2009 13:17

          @Lyod, « la société occidentale n’est plus viable... », vous semblez le découvrir !
          Quant au projet, ce n’est pas le vide intersidéral de vos billets qui apporteront une solution quelconque ! Un petit conseil, pétri d’humilité, commencer à s’appliquer à soi-même les principes de base de la société de demain ! Pour « un enfant gâté », cela ne sera pas aisé, je vous le concède !
          Lorsque vous avancez, avec une arrogance qui n’a d’égale que votre suffisance, que je découvre aujourd’hui ces milliers d’enfants qui meurent de faim, sachez que le problème me touche depuis belle lurette et que je possède en version papier les 1er rapports du PNUD, publiés alors que vous étiez bien loin d’exister numériquement (pauvre imbécile serais-je tenter de vous dire) ! Mais cela démontre bien votre mode de fonctionnement...
           En outre, à mon niveau, je tente de PARTAGER du mieux que possible (là aussi il faut-être congruent). Enfin, concernant ce billet, il n’a pour but que de renvoyer au rapport mis en avant et que vous ne lirez certainement pas. Il faut dire qu’au regard de la grippe cérébrale carabinée qui vous affecte, la tache ne sera pas aisée. Pour ce qui est du système et de sa critique, voici deux auteurs que j’affectionne particulièrement :
          http://blog.mondehttp://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/les-femmes-et-les-enfants-d-abord-52481les-femmes-et-les-enfants-d-abord-52481diplo.net/2009-02-10-Surtout-ne-changez-rien
          http://krugman.blogs.nytimes.com/
          Ce qui pourra vous renseigner quant aux différentes solution envisageables.
          ps : pour le tamiflu, soyez rassuré, des milliards de doses sont stockées qui par ailleurs profiteront en premier aux enfants gâtés !


        • John Lloyds John Lloyds 3 juin 2009 14:40

          « En outre, à mon niveau, je tente de PARTAGER du mieux que possible (là aussi il faut-être congruent). »

          Partager quoi ? Vous ne faîtes que ressasser des lieux communs, tout ce que vous dîtes est connu depuis des lustres, vous n’êtes que la relique desuette d’un discours si décalé que vos représentants aux urnes peinent à faire 2% tellement ils sont éloignées des préoccupations essentielles des populations. Quand le bateau coule on ne regarde pas les cieux avec ses jumelles, vos préoccupations de 2050 voire même de 2020 n’interessent pas un chat parce que les gens n’ont d’autres horizons que leur fin de mois (et bientôt ce sera la fin de la journée), et que les rares qui y prêtent attention ne trouvent chez vous aucune alternative.


        • Gül 3 juin 2009 14:44

          Il faut planter et élever au lieu de se prendre le chou, si je puis me permettre, c’est ça qui mettra du beurre dans les épinards ! smiley


        • John Lloyds John Lloyds 3 juin 2009 14:52

          Salut Gül,

          Et ne pas oublier la grange de foin, pour la saturation de testostérone smiley


        • Annie 3 juin 2009 17:06

          Ces 2% ne sont-elles pas les conséquences d’un système électoral qui ne favorisent pas les petits partis comme le ferait la représentation proportionnelle et aussi la rançon de leur succès. Combien de politiques écologiques font partie aujourd’hui des politiques mainstream ?


        • hans lefebvre hans lefebvre 3 juin 2009 17:35

          @lyod, je ne parlais pas de partager un quelconque savoir, mais quelques revenus, tout simplement (en bon communiste que je suis selon vous). Vous avez donc l’esprit bien mal placé. À l’évidence, pour ce qui vous concerne, le partage de la bêtise ne semble pas vous effrayer, vous êtes des plus généreux en ce domaine.


        • appoline appoline 3 juin 2009 18:31

          @ John,

          Tu as raison. Les pays dits « occidentaux » vivent comme des nababs. Nous puisons, nous puisons et là, nous arrivons en bout de course. Les pays les plus riches commencent à acheter des terres à gauche à droite car les manques de nourriture vont se faire cruellement sentir.
          Les mois à venir vont devenir douloureux pour beaucoup ; les mayas la prédisait, les chinois aussi il y a quelques milliers d’années, la chute arrive compte tenu des éléments désastreux qui se présentent, seuls les aveugles peuvent encore avoir une excuse pour ne pas voir.


          • Elson Elson 3 juin 2009 12:37

            Il n’est malheureusement même pas nécessaire de croire en un réchauffement climatique pour pouvoir prévoir à coup sûr la fin d’un monde basé sur la croissance. Il n’ y a par exemple pas assez de terres agricoles pour pouvoir nourrir l’ensemble de l’humanité sur le mode occidental... sans parler de la raréfaction de nombre de matières premières (pétrole, charbon, uranium, métaux...). La survie de la civilisation (voire de la race) humaine ne passera que par une diminution drastique de notre consommation de matières premières : cela ne pourra se faire que par un bouleversement de nos habitudes de vie, bouleversement que certains appellent la décroissance (en fait la décroissance ne touchera que la consommation de matières premières, les services aux personnes pourront par contre croître fortement).
            Alors que ce changement de société soit possible ou non, à la limite peu importe : nous n’avons semble-t-il pas le choix ! Nous devons au moins le tenter ! Ou alors, si je comprends bien la position de John Lloyds, il est déjà trop tard et il ne reste plus qu’à rassembler un équipement de survie et attendre l’inévitable effondrement de notre civilisation (vraisemblablement avant le milieu de ce siècle, peut-être beaucoup plus tôt...).


            • hans lefebvre hans lefebvre 3 juin 2009 14:03

              @elson, NOUS N’AVONS EFFECTIVEMENT PLUS LE CHOIX, vous avez raison ! Tel est le fond de ma (modeste) pensée. In fine, le bon sens s’imposera à tous (là c’est mon côté optimiste), même s’il faudra bien passer par une phase chaotique d’ailleurs largement entamée.
              Fini les profits individuels, fini le gaspillage, fini la propriété privée, fini les armes, fini le règne des ego surdimensionnés...Fin du film, le tournage du suivant à déjà commencé, à l’insu de notre plein selon la formule consacrée de notre philosophe du guidon préféré.
               


            • John Lloyds John Lloyds 3 juin 2009 14:47

              « fini la propriété privée »

              héhé, la voilà sa décroissance, du communisme pur et dur smiley Toujours du mal à garder ses masques, la secte écologique smiley


            • hans lefebvre hans lefebvre 3 juin 2009 17:30

              @lyod, OBNUBILÉ, c’est bien ce que je disais. La guerre froide est finie, et la grippe « espagnole » (d’ailleurs savez-vous pourquoi on l’a nomma ainsi ?), aussi. Vivement l’automne. Par contre il vous faudra vérifier que le tamiflu est bien compatible avec le prozac.


            • John Lloyds John Lloyds 3 juin 2009 12:47

              « Ou alors, si je comprends bien la position de John Lloyds, il est déjà trop tard et il ne reste plus qu’à rassembler un équipement de survie et attendre l’inévitable effondrement de notre civilisation (vraisemblablement avant le milieu de ce siècle, peut-être beaucoup plus tôt...). »

              Beaucoup beaucoup plus tôt smiley Effectivement, tous les discours sont dorénavant vains. Il est bien trop tard pour les conversations de comptoir.


              • hans lefebvre hans lefebvre 3 juin 2009 13:56

                @lyod, parfaitement ! Épargnez-nous les vôtres en premier lieu. Congruence, cher john, vous manquez de congruence, cela vous porte préjudice. Je change donc de prescription pour vous conseiller de passer au prozac, si cela n’est pas déjà fait.


              • John Lloyds John Lloyds 3 juin 2009 14:50

                De la congruence ... smiley ... maintenant que vous vous êtes dévoilé comme coco rouge vif, vous tentez de vous planquer derrière de la formule de mathématiciens ?


              • hans lefebvre hans lefebvre 3 juin 2009 17:26

                @lyod, si bois-guisbert use et abuse du sur lignage en gras, je vois que vous ne pouvez vous empêcher d’utiliser les émoticônes pour appuyer un discours bien pauvre et digne de msn.
                Communiste NON, altermondialiste OUI, et la différence n’est pas moindre.


              • boris boris 3 juin 2009 14:18

                C’est quoi la congruence ?


                • hans lefebvre hans lefebvre 3 juin 2009 17:37

                  Aaah, Lee Van cleef, on ne peut que le regretter.


                • Daniel Roux Daniel R 3 juin 2009 19:09

                  Les esprits s’échauffent. C’est bien dommage, mais logique car le sujet porte sur la surchauffe de l’atmosphère.

                  Le réchauffement n’est cependant pas perdu pour tout le monde. Il existe des immenses régions en Russie et au Canada, au sol constamment gelé qui commence à dégeler. Le problème des terres agricoles trouvera là une solution car la surface de ces terres est supérieure à toutes celles en cours de désertification.

                  Ce qui est remarquable, c’est l’absence de réaction des responsables politiques des pays dominants. Qu’ils ne pensent pas à l’avenir des peuples lointains n’est pas surprenant mais ils agissent comme si ils n’avaient pas d’enfants et petits-enfants.

                  Ils sont capables de ruiner leur pays pour sauver financièrement une minorité privilégiée d’actionnaires cupides de banques scélérates mais ne n’imaginent même pas une politique ambitieuse de recherche développement en énergies renouvelables non polluantes alors que les technologies de base existent et ne demandent qu’à être améliorées.

                  Au contraire, ils continuent de protéger les usines très polluantes fonctionnant au charbon et les méga centrales nucléaires si dangereuse pour l’humanité.

                  Surprenant, non ?

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