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Accueil du site > Actualités > Environnement > Au Pérou, l’architecture permet de lutter contre la sécheresse

Au Pérou, l’architecture permet de lutter contre la sécheresse

La capitale du Pérou rencontre de grandes difficultés quant à sa gestion de l’eau tout au long de l’année. Sept mois sur douze, elle en manque, en raison de son climat désertique subtropical. Mais, à la fonte des glaciers, inondations et glissements de terrain meurtriers frappent les vallées. La remise en fonctionnement de canaux de drainage, en altitude, datant de l’époque pré-Inca (entre 550 et 900), permettrait de lisser sur l’année le débit des cours d’eau. 

 

La solution avancée par l’ONG Condesan (Consortium pour le développement durable de l’écorégion andine) présente l’avantage d’être respectueuse de l’environnement et peu coûteuse au regard de la construction d’une station de dessalement de l’eau de mer. Le principe, présenté dans cet article de Sciences et avenir, est aussi simple qu’ingénieux.

Des canaux souterrains en pierre, les « amunas », recueillent en amont les eaux issues de la fonte des glaciers pour les diriger vers le cœur de la roche. Elles nourrissent les aquifères puis les cours d’eau en aval, tout en régulant leur débit. Les rivières ainsi approvisionnées sont moins susceptibles de s’assécher. Une étude hydrologique, citée par New Scientist, indique que la rénovation de cinquante « amunas » permettrait d’augmenter les réserves d’eau de 26 millions de mètres cube. Une hausse d’autant plus nécessaire que la capitale péruvienne, déjà proche des 9 millions d’habitants, continue à croître.

Le financement de ce projet par le biais de l’Autorité nationale de régulation de l’eau a débuté en mars dernier, raconte le Guardian. Les explorations de terrain ont déjà débuté pour identifier le trajet des anciens canaux, tracer les chemins souterrains empruntés par les eaux de pluie ou de fonte et évaluer les délais dans lesquels on les retrouve en contre-bas.

La reconquête de procédés ancestraux, parfaitement adaptés aux conditions géographiques et climatiques locales, est parfois plus innovante que l’utilisation de techniques dites modernes.


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2 réactions à cet article    


  •  
    « VIVE LE BÉTON ! VIVE L’IMMIGRATION ! »
     
    Duflot De Betonneuse.
     
     

    « Hòtel ’Marlon brando’, 3000€/nuit, branlette écolo pour Seigneurs Capitalistes à alibi vert sur atoll en Polynésie ex-française »

     
     
     « Voiture ’Tesla’ électrique pour alibi vert ... branlette à 60k€ mini ... N’ économisera jamais le CO2 dégagé pendant la fabrication de tous les composants ’bio’... (comme toute voiture électrique bobo) »


    • César Castique César Castique 10 août 2015 11:12

      « La reconquête de procédés ancestraux, parfaitement adaptés aux conditions géographiques et climatiques locales, est parfois plus innovante que l’utilisation de techniques dites modernes. »


      On est toujours surpris par la lenteur que mettent ces gens à apporter des solutions appropriées à leurs problèmes les plus lancinants : Lima comptait plus de 3 millions d’habitants en 1988, plus de 7 millions, il y a vingt ans.

      Et on est bien obligé de reconnaître que les populations précolombiennes, non métissées, étaient beaucoup plus performantes à tous points de vue.

      C’est ainsi qu’il a fallu, par exemple, attendre le début de ce millénaire pour que les paysans andins renouent les niveaux de production de leurs lointains prédécesseurs incas.

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