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Accueil du site > Actualités > Environnement > Biodiversité : quelles perspectives ?

Biodiversité : quelles perspectives ?

Peu de médias en ont parlé, mais le 22 mai, c’était la Journée internationale de la biodiversité.

Nous vivons actuellement la 6e extinction massive des espèces qu’ait jamais connue la Terre : elles disparaissent à un rythme 1000 à 10 000 fois supérieur au taux normal d’extinction. D’un côté, les espèces qui nous sont le plus proches disparaissent : ce sont les mammifères (1 sur 4 est menacé), les poisssons et les batraciens (1 sur 3), les oiseaux (1 sur 8)... De l’autre, certaines prolifèrent : ce sont les virus, les germes infectieux et les insectes résistants aux insecticides.

La dernière extinction fit disparaître les dinosaures. C’est grâce à cela que d’autres animaux -restés petits durant des millions d’années- ont pu se développer : les mammifères. Que préparons-nous aujourd’hui ? Une nature hostile, où virus et pathogènes prolifèreront ?

En mars 2005, un rapport international de scientifiques de toutes nationalités a rendu un constat formel : en 50 ans, nous avons modifié nos écosystèmes à un rythme jamais connu depuis toute l’histoire de l’humanité. 60 % des services rendus -assainissement de l’eau, de l’air, fourniture de ressources, de nourriture...- sont dégradés ou très dégradés.

On ne fera pas sans la biodiversité.
En France, la situation est particulièrement mauvaise. 12 % des oiseaux sont menacés dans le monde ? Sur notre territoire, c’est 40 %. Les papillons ? 50 %. Les batraciens ? Plus de 40 % encore. Le territoire français est devenu hostile à la diversité du vivant. Les pesticides polluent au moins les 3/4 de nos rivières et des nappes souterraines. Certaines études avancent le chiffre incroyable de 90 %. Car la France est le 3e consommateur mondial de pesticides.
Il est temps de réagir. Impossible, la réduction des pesticides ? Faux. En 10 ans, le Danemark, un des pays les plus productifs au monde, a réduit sa consommation de pesticide de 40 % !

Valons-nous mieux pour la protection des espaces naturels ?
La France est une très mauvais élève, régulièrement épinglée par la communauté européenne.
Les coraux ? Grâce ses DOM-TOM, la France est le 3e pays au monde le plus riche en écosystèmes coralliens. Ces écosystèmes sont les pouponnières des océans, et on estime que 90 % des espèces en dépendent directement ou indirectement. Nous sommes la 4e puissance économique mondiale. Et pourtant, nous les protégeons moins que ne le font les Philippines...

Marais, lacs, tourbières, forêts humides ?
Ils ont régressé de moitié en 30 ans (100 ans pour la moyenne mondiale). Pourtant les Etats-Unis les restaurent à grands frais, en Floride comme à New York. Car les zones humides sont la clé de l’approvisionnement en eau. Et les restaurer coûte beaucoup moins cher, et est plus sûr, qu’épurer les eaux et fournir l’eau potable par du tout-technologique.


Alors... Il est temps que l’on cesse de regarder les protecteurs de la biodiversité comme de doux rêveurs. Et temps de passer à l’action.

C’est ce que pense Hubert Reeves, avec sa fondation ROC. Ils viennent d’ouvrir un site, Biodiversité 2007.
Dans l’intention ferme de peser dans la campagne présidentielle. Car la biodiversité est une affaire de citoyens, le politique doit donc s’en saisir.


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18 réactions à cet article    


  • Antoine (---.---.226.176) 24 mai 2006 10:11

    Bonjour, il est bien à mon sens, de dénoncer le massacre silencieux qui se produit : la destruction de la richesse naturelle de notre planète.


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 24 mai 2006 11:10

      Voilà encore un domaine sur lequel on aimerait entendre un peu plus les écologistes !


      • P.xt (---.---.171.130) 24 mai 2006 11:47

        En effet les dernières conclusions du « Millenium Ecosystem Assessment » sont plus qu’alarmantes sur la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes. La protection, conservation, gestion de la biodiversité ne se fera correctement sans que doute que lorsque que l’on comprendra (tant au niveau des décideurs politiques, secteur privé, mais aussi du citoyen lambda) que la biodiversité n’est pas quelquechose à part de l’humanité mais que l’homme (et la femme) ne sont pas plus qu’une espèce qui fait partie la biodiversité.

        les inventaires et evaluations scientifiques existent (Global biodiversity outlook, global international water assessment, MEA, processus consultatif vers un Imoseb) mais les résultats sont trés peu visibles alors que comme vous le précisez, il est grand temps d’agir.

        Pour information les biens et services apportées par les écosystèmes ont été estimés à 26 trillions (10 exp 12) d’euros...


        • poleta33 (---.---.82.132) 24 mai 2006 11:50

          ce qui est triste c’est que ca ne preoccupe pas les gens plus que ca...


          • Nico (---.---.244.143) 24 mai 2006 12:03

            Et là arrive la question sur l’utilisation ou pas des OGM. Pour diminué l’utilisation des pesticides n’est ce pas une solution ?


            • Grégory (---.---.163.116) 24 mai 2006 15:14

              Je ne pense pas. L’agriculture biologique AB est certainement beaucoup mieux placé pour ça.

              Voir le lien ci dessous.

              http://www.itab.asso.fr/BA_BA.htm#r%E9glementation


            • Thucydide (---.---.101.8) 24 mai 2006 12:04

              En matière de protection de l’environnement et de la biodiversité comme dans d’autres domaines, l’état français est totalement annihilé par le lobbyisme, d’où son laisser-aller digne d’un pays sous-développé. D’où la pollution toujours croissante de l’agriculture et du transport routier, les pratiques de chasse d’un autre temps (nous attirons même les chasseurs du reste de l’Europe), et tout le pataquès autour de la réintroduction des grands prédateurs.

              Pourtant, il ne viendrait à l’idée de personne de laisser des groupuscules taguer le château de Versailles sous prétexte qu’il s’agit d’une tradition et d’un art populaire, ou de livrer ses jardins aux agriculteurs sous prétexte que leur surface leur serait bien utile.

              La biodiversité, c’est la même chose. C’est rare, précieux, et on ne devrait pas transiger avec, ça fait partie de notre patrimoine, tout comme les châteaux et vestiges historiques.


              • Grégory (---.---.163.116) 24 mai 2006 15:23

                Vous avez beaucoup plus de pouvoir que vous ne le pensez. Le lobbyisme n’existerait pas si personne ne le faisait vivre. Il ne faut pas attendre que toutes les réponses viennent de nos dirigeant. Changez vos modes de consommation. Vous voulez promouvoir la biodiversité ? Achetez des produits certifiés AB.


              • Anthony Meilland Anthony Meilland 24 mai 2006 15:30

                En quoi l’agriculture biologique a à voir avec la biodiversité.

                C’est le mot bio ?

                Sans rire, on peut appauvrir la diversité biologique de la planète en ne cultivant que des produits bio si ces produits ne sont pas diversifiés. La biodiversité ne concerne d’ailleurs pas préférentiellement les aliments. Le tigre, par exemple est menacé parcequ’il a été trop chassé, simplement.

                Par contre ce qui est vrai, c’est que certains biotopes sont menacés par l’exention des surfaces cultivées (ex : foret amazoniennes).


              • (---.---.101.8) 24 mai 2006 16:09

                Ce n’est effectivement pas les produits BIO qui sont le noeud du problème. Pour commencer, à leur sujet, ils ne devraient pas être facultatifs, mais obligatoires. C’est toujours agaçant, au moment d’acheter, de se dire qu’on va payer plus cher pour le bien commun pour que d’autres puissent continuer à polluer en toute impunité.

                Quant à nos dirigeants, ce n’est pas directement eux que je mets en cause, mais mes concitoyens. S’ils n’étaient pas si prompts à vouloir mettre leurs politicards dehors à la première mesure impopulaire, peut-être aurions-nous des dirigeants dignes de ce nom et ayant le courage de leurs opinions. Et peut-être prendraient-ils des décisions qui fâchent les petits intérêts privés au profit de l’intérêt collectif. En douceur et progressivement lorsque ces intérêts privés sont vitaux (fonctionnaires, routiers), et plus radicalement lorsqu’il s’agit de privilèges de pur loisir, comme ceux que s’octroient les chasseurs.


              • isabelle delannoy (---.---.117.193) 24 mai 2006 12:24

                L’usage montre que les OGM ne permettent pas de diminuer les quantités de pesticides employés. Au contraire, sur plusieurs années, on observe qu’ils conduisent à une augmentation de la consommation de pesticides. Et surtout, ils peuvent les concentrer au niveau de la plante. Le maïs Monsanto résistant au roundup par exemple, permet d’utiliser un seul herbicide pour désherber :le roundup (commercialisé aussi par Monsanto). Toutes les plantes y passent sauf le maïs puisqu’il est résistant. Mais il absorbe lui aussi l’herbicide et comme il y est résistant, il le concentre. Quel impact ensuite dans la chaîne alimentaire ? Les premières années, on a l’impression que la quantité de pesticides épandus est moindre puisque l’on a appliqué un seul produit. Au bout de quelques années, les résistances apparaissent et il faut augmenter les doses. Mais il faudrait tout un article pour l’expliquer. Un très bon auteur sur le sujet : Gilles-Eric Seralini (Génétiquement inorrect, ces ogm qui changent le monde et son dernier livre, avec Jean marie Pelt : Après nous le déluge ?)


                • jcm - Freemen (---.---.0.86) 24 mai 2006 13:36

                  Il semble par ailleurs que différentes techniques permettent de se passer d’un certain nombre d’épandages de produits phytosanitaires (pesticides, désherbants...).

                  Ces techniques peuvent être des méthode de mise en culture (mulch, semis sous couvert, technique sans labour...) qui peuvent être chacune pratiquée de façon fort différente avec des résultats différents, selon les pratiques, les sols, les climats, le savoir faire de l’agriculteur...

                  Ces techniques peuvent aussi porter sur l’amélioration de la nature du sol, en lui restituant un fort niveau d’activité biologique (car la plupart des sols agrioles français sont devenus quasiment stériles et ne peuvent produire qu’à grand renfort de prothèses diverses : engrais de toutes sortes, phytosanitaires...).

                  A ce sujet il est intéressant de consulter le site AGGRA qui relate des essais en cours sur 7 ha en Belgique sur l’utilisation du BRF (Bois Raméal Fragmenté) (voir notamment la section « documentation »).

                  En bref il s’agit de conférer à un sol agricole une nature très proche d’un sol forestier pour lequel il a été constaté qu’un excellent équilibre biologique évitait en très grande partie les dégâts qu’occasionnent dans les cultures un certain nombre d’organismes pathogènes.

                  Par ailleurs les BRF s’avèrent une excellente solution pour régler l’équilibre hydrique d’un sol grâce à la présence de très nombreux organismes qui rendent ce sol riche en aquaporines, des molécules qui ont une grande capacité de stockage de l’eau.

                  Vous trouverez plus de lien sur ce sujet sur Agriculture biologique ? Incontournable à terme ! notamment dans la sections de liens « Fertilisation » qui dirige vers un reportage photo sur le BRF (lien « BRF - Images »).

                  Techniques de mise en culture et techniques d’amélioration des sols peuvent bien entendu se conjuguer : il faut donc retenir que les méthodes les plus couramment utilisées en agriculture en France, qui sont très polluantes, ne sont pas les seules qui puissent conduire à une agriculture EFFICACE ET RENTABLE (voir notamment le lien Solagro en haut du texte de la page en lien ci-dessus).

                  On en viendrait parfois à supposer que conformisme, paresse intellectuelle et ignorance président au destin de notre agriculture tant de la part des pouvoirs publics que d’un certain nombre d’agriculteurs et d’instances professionnelles...


                • Grégory (---.---.163.116) 24 mai 2006 17:36

                  @Anthony

                  « En quoi l’agriculture biologique a à voir avec la biodiversité. »

                  C’est sur, l’agriculture biologique ne va pas régler tous les problèmes de biodiversité. Mais le cahier des charges du label AB impose une certaine diversité dans les cultures et encourage à diversifier les espèces. Ce qui contribue à la biodiversité. L’AB est beaucoup plus respectueuse de l’environnement qu’une agriculture « classique » (1).

                  Mon commentaire étais là pour répondre essentiellement à ceci : « D’où la pollution toujours croissante de l’agriculture »

                  « La biodiversité ne concerne d’ailleurs pas préférentiellement les aliments »

                  Tous à fait d’accord. Mais généralement, c’est notre façon d’exploiter les ressources de notre planète qui détruit la biodiversité. Si l’on achetait que des produits qui garantissent le respect de notre environnement. On n’en serait certainement pas là.

                  (1)http://www.itab.asso.fr/BA_BA.htm#r%E9glementation


                  • isabelle delannoy (---.---.40.124) 24 mai 2006 22:46

                    L’agriculture biologique a à voir avec la biodiversité. des études montrent que sur les exploitations biologiques, la biodiversité est en moyenne supérieure à celle des exploitations classiques. Pour ne pas utiliser de pesticides, elles doivent avoir une plus grande rotation de cultures, et plus de cultures différentes la même année. Elles doivent faire appel aux « auxilliaires » c’est à dire aux insectes qui vont en manger d’autres, aux oiseaux qui vont manger les insectes etc. Et pour cela, les haies sont le meilleur atout. Les parcelles sont aussi plus petites et favorables aux couvées des oiseaux de plaines. Des études européennes ont évalué que dans les plaines d’Europe, 3 mammifères sur 4, 2 oiseaux sur 3 et près d’1 papillon sur 2 ont besoin des haies pour survivre.

                    Aujourd’hui, la monoculture, l’homogénéisation des paysages (ou des écosystèmes) et des plantes (les plantes sauvages sont éliminées des champs et des prairies par les herbicides) est une des raisons majeures de la disparition des oiseaux communs de notre territoire. Les pesticides sont également responsables : les jeunes couvées meurent de faim faute d’insectes.

                    Mais plus généralement, c’est la disparition de la ferme moyenne associant élevage et agriculture, biologique ou non, qui entraîne cette homogénéisation des écosystèmes, donc la perte de bioversité des insectes, donc celle des oiseaux. .

                    Au niveau planétaire, la culture du soja, utilisé à 95% pour l’alimentation animale, est la première cause de déforestation de l’Amazonie. En fait, si on veut sauver l’Amazonie, il faut d’abord arrêter de consommer de la viande issue d’élevages industriels. Moins de viande au quotidien mais de tradition bouchère le WE par exemple. ce faisant, on fait coup double : on affaiblit l’élevage industriel et on favorise le maintien de la ferme moyenne associant élevage et cultures.

                    La disparition des habitats est ainsi la première cause de disparition de la biodiversité. Au nioveau mondial, elle est due à l’extension de l’habitat humain, la consommation du bois pour le bois de chauffe (Afrique, haïti..), l’exploitation minière... Bien avant la chasse, même si celle -ci n’en reste pas moins scandaleuse lorsqu’il s’agit d’aliementer le traffic d’espèces sauvages, le 3e après le traffic de drogue et d’armes ( c’est d’ailleurs un chiffre qui me laisse toujours coite : apparemment avant la prostitution ?)

                    Sources :
                    - etude comparée de la biodiversité sur les exploitations biologiques, raisonnées et conventionnelles, ITAB
                    - communication personnelle LPO (Ligue de la Protection des oiseaux)
                    - Tivy, 1995, cité dans le rapport de la conférence paneuropéenne à haut niveau sur l’agriculture et la biodiversité européenne -mars 2002-http://www.nature.coe.int/CONF_AGRI_2002/agri13f.01.doc
                    - Images économiques du monde 2003, SEDES
                    - PNUE Geo 3
                    - CITES


                    • genfi (---.---.44.221) 25 mai 2006 11:05

                      Dame nature se positionne en permanence sur son point d’équilibre. Ce point d’équilibre est fortement dépendant de la biodiversité. Des que la biodiversité est modifiée, le point d’équilibre se déplace. La nature n’a pas d’état d’âme, c’est ainsi. Par contre, les points d’équilibres permettant la survie de l’espèce humaine ne sont pas infinis. Lorsque l’homme « joue » avec la biodiversité en négligeant celle-ci ou en agissant sur l’environnement il déplace le point d’équilibre de la nature. charge à l’homme de vérifier qu’il ne déplace pas le point d’équilibre vers un équilibre qui lui serait néfaste... Manifestement les visions à court termes montrent que cette responsabilité est souvent négligée voir carrément bafouée.


                      • saudemont pascal (---.---.120.146) 26 mai 2006 12:20

                        Belge, Agro consultant, je travaille dans les pesticides pour la Chine et l’Afrique. Mon objectif est la limitation d’usage des pesticides en glissant sur des agricultures raisonnées et controlées. Je suis tout simplement scandalisé de voir dans quel état on met notre environement... c’est lamentable. Les études le prouvent à tout niveau, pesticides à gogo en veux-tu en voilà.... et je te rinçe mon pulvérisateur dans la rivière .... et et et .... Ce qui me frappe lorsque je travaille en Chine, en pleine campagne : je n’entends pas d’oiseaux ! je n’ai jamais entendu d’oiseaux en Chine ... et je n’y ai jamais vu non plus d’animaux sauvages... La non réaction des Autorités est quand même d’une abhération extrême !? Nous sommes quand même les seuls animaux ... à détruire le milieu dans lequel nous vivons... Force est de constater que l’homme ne cohabite plus avec les animaux, ... plutôt que d’utiliser un insecticide puissant pour l’usage contre la spiddermite ...il suffit simplement d’apporter quelques coccinelles smiley

                        La presse doit prendre ce sujet en main, selon moi. Utiliser des images chocs, provoquantes et même blessantes afin de sensibiliser l’opinion et ses politiciens C’est la presse qui peut changer les choses, en sensibilisant les jeunes et en les conscientisant du problème, très grave quand même ...

                        Cet article est très interessant, je regrette un peu qu’il ne soit pas plus « fort » mais il a retenu toute mon attention. Merci .


                        • isabelle delannoy (---.---.82.245) 26 mai 2006 21:29

                          merci de tous ces commentaires, de l’échange d’expériences et du débat que cet article a suscité. Isabelle


                        • Jean Vladimir 19 septembre 2007 19:07

                          Une seule : Déclaration Universelle des Devoirs de l’Etre Humain dans le site www.savoir-ce-qu-est-l-univers-et-ce-que-nous-avons-a-y-faire.net

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