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Accueil du site > Actualités > Environnement > Calculez vos volumes de CO2 rejetés, payez sous forme de dons

Calculez vos volumes de CO2 rejetés, payez sous forme de dons

Les sites de compensation de CO2 (CO2 off-setting) ont fleuri au cours des dernières années sur le Web. Ils ont plus récemment fait irruption dans l’actualité française à la suite de la sortie du film d’Al Gore (« An unconvenient truth ») et de la prise de conscience qu’il a provoquée dans l’opinion publique. Le principe de ces sites est simple. Ils offrent la possibilité aux particuliers et aux entreprises de calculer leur volume de CO2 rejeté, puis de payer sous forme de dons pour compenser ces rejets. Nul doute que l’intérêt croissant pour les questions touchant au climat et aux menaces de changements brutaux et irréversibles de notre milieu naturel ne contribue au développement rapide de ces offres de compensation. A y regarder de plus près, on observe des écarts très importants dans les services offerts, et dans les tarifs proposés aux internautes donateurs. Plus intrigant encore, la nature des organisations qui proposent ces services est très variable, allant de l’association à la société à but lucratif. Enfin, le choix quasi systématique de projets localisés à l’autre bout du globe peut laisser perplexe. Comme dans toute démarche citoyenne, nous souhaitons que l’organisme qui collecte les fonds soit au-dessus de tout soupçon et que l’usage qui en est fait soit utile et efficace. Comme dans toute démarche de consommateur averti, nous avons besoin de comparer pour mieux comprendre et mieux acheter. Voici donc les résultats d’un bilan comparatif de quelques « compensateurs » en ligne.

Une démarche et un marché

Ces sites sont généralement et logiquement implantés dans les pays d’Europe de l’Ouest, pollueurs et fortunés. Pour faire son marché, la pratique de l’anglais est fortement recommandée, les versions anglaises étant couramment proposées. Fidèle à notre mauvaise réputation en la matière, seul le site français www.co2solidaire.org ne propose pas cette option.

Première surprise, l’association à but non lucratif n’est pas le modèle juridique unique. www.ClimateCare.org (UK) déclare verser 10% de son chiffre d’affaire annuel sous forme de royalties à un trust « lui ayant apporté son soutien financier depuis son lancement ». On est content pour le trust, moins pour la planète. Nous avons envoyé un e-mail demandant des précisions sur ces royalties, nous n’avons à ce jour pas reçu de réponse. L’entreprise néerlandaise Greenseat www.greenseat.com (NL) déclare pour sa part que les bénéfices sont secondaires mais qu’elle ne les exclut pas. On saluera la transparence de ClimateCare, seul à proposer un accès en ligne à son rapport annuel avec des comptes détaillés.

Les trois autres, www.CO2solidaire.org (FR), www.atmosfair.de (ALL) et www.myclimate.org (CH) sont ouvertement à but non lucratif et présentent avec CV et photos leur comité de directeurs ou de parrainage dont l’éminence des membres force le respect, même si on peut être surpris de trouver le directeur du Bureau fédéral de l’aviation civile (FOCA) dans le comité directeur de MyClimate, ou le président de la Bourse suisse dans son comité de patronage.

Faire son shopping

La compensation le plus souvent proposée concerne sans surprise le transport aérien*. Question services, les offres sont proches mais certains détails ou raffinements font la différence. D’abord, les services peuvent être proposés aux particuliers, mais également aux entreprises (MyClimate, CO2solidaire).

Comme pour une réservation de transport en ligne classique, il suffit de saisir sa ville de départ et de destination et le type de trajet (aller simple, A/R). Le résultat apparaît en tonnes de CO2 rejetées et le montant correspondant en euros (livres sterling pour ClimateCare). Mention spéciale à Greenseat pour l’approche éducative, puisque le résultat présente le CO2 rejeté mais aussi le total tous gaz confondus, avec des prix de compensation différents. Malin aussi, MyClimate sur lequel les écolos en herbe peuvent choisir de ne payer que 50% du total de leurs émissions. Dans ce domaine, la palme revient à Atmosfair, qui propose à l’internaute de saisir lui-même la proportion de ses émissions qu’il souhaite compenser. Une façon habile de ne pas décourager les bonnes volontés encore hésitantes.

Le plus ennuyeux reste l’appréciation de la méthode d’un site à l’autre. En effet, les écarts peuvent aller, pour un même trajet, du simple au triple pour le prix de la tonne de CO2, et varier de 1 à 5 pour la quantité de CO2 rejetée.

Le tableau (A) présente le résultat comparé d’un aller-retour transatlantique.

Ces écarts considérables nuisent à la crédibilité de tous les acteurs. On aimerait comprendre, mais ni les méthodes de calcul ni les critères de prix retenus ne sont expliqués. C’est d’autant plus surprenant qu’en matière de prix, la bourse d’échange de CO2 mise en place dans le cadre des systèmes de quotas du protocole de Kyoto établit un marché et fixe de fait un cours « officiel » de la tonne de CO2. Les prix élevés pratiqués par certains comme CO2Solidaire peuvent dissuader de nouveaux écoconsommateurs, ce qui serait dommage, car en la matière, l’adhésion du plus grand nombre semble au moins aussi importante que les sommes collectées.

Tonnes de CO2

Prix total

Prix/tonne

www.climatecare.org

1,53

11,47 €

7,50

www.greenseat.com

1,22

20,60 €

16,89

www.atmosfair.de

3,78

76,00 €

20,11

www.myclimate.org

2,22

53,00 €

23,87

www.co2solidaire.org

5,56

134,00 €

24,10

Tableau A - prix et calculs des rejets de CO2

Les acteurs se différencient également par la palette de services proposés. Depuis la compensation pour les émissions annuelles de son véhicule particulier (15 000 km par an en diesel valent 45 euros sur CO2Solidaire ou 60 euros sur ClimateCare) jusqu’aux options plus raffinées telles que la saisie de la classe Business ou Eco sur MyClimate.org ou les étonnants « Cadeau compensations » (Gift Offsets) sur ClimateCare permettant d’offrir des compensations sous forme de chèque cadeau à des amis ou relations, un must du cadeau écolo-branché. Certaines options croustillantes semblent trahir l’origine de l’auteur. Ainsi, le site suisse MyClimate.org est le seul qui permette de choisir comme point de départ le très exclusif héliport de la Défense !

Une utilisation parfois déroutante

Autre préoccupation légitime du donateur, l’utilisation des fonds versés. Il faut saluer les efforts des sites pour présenter dans le détail les projets financés par le produit de la collecte. Dans ce domaine, Atmosfair se distingue en présentant pour chaque projet des rapports d’audit réalisés par des organismes indépendants.

Mais si le sérieux de la méthode ne semble pas pouvoir être remis en question, on est plus perplexe quand il s’agit de la nature des projets financés. Dans ce domaine, la règle semble être de développer des actions le plus loin possible des pays d’où proviennent les fonds.

Depuis la mise en service de fours à économie d’énergie au Cambodge, ou d’éclairage à faible consommation dans les écoles d’Ouganda, ou autres initiatives comparables en Inde, au Burkina Faso, en Erythrée, au Kasakstan, au Honduras... tous les projets présentés concernent des pays lointains et le plus souvent des zones rurales. La seule exception concerne Greenseat, qui se consacre exclusivement à la reforestation et opère notamment des projets en Hollande, où le site est installé.

La question n’est bien entendu pas de remettre en cause la pertinence ou l’impact positif sur l’environnement d’un projet en particulier, mais sur le fond, on peut se demander si l’objectif ne devrait pas être d’aider en priorité les occidentaux à balayer devant leur porte.

Nous sommes les premiers pollueurs, les dons sont recueillis pour compenser les conséquences de nos excès de transport, et il y a certainement des centaines d’initiatives qui permettraient d’établir une plus grande proximité entre les causes du mal, les donateurs et les projets qu’ils contribuent à financer. Sans compter que cette utilisation de proximité répondrait à une logique écologique qui privilégie les cycles courts, et que de tels projets seraient certainement plus contrôlables avec une rentabilité économique supérieure (moins de frais associés). Pour privilégier une démarche participative prônée par Nicolas Hulot dans son dernier ouvrage, ou Mme Royal dans sa précampagne présidentielle, on pourrait aisément imaginer que les internautes soient consultés sur le choix des projets financés par leurs dons. Ils pourraient même, dans la logique du Web 2.0, apporter leur contribution pour proposer des initiatives locales. Internet est le média idéal pour mettre en œuvre aisément ce type de système consultatif. L’adhésion et la fidélité n’en seraient que plus fortes, avec un effet d’essaimage très fertile en dons futurs.

Un engagement facile et immédiat

En matière d’environnement, nous sommes tous un peu victimes du syndrome de la fourmi, terrassés par un sentiment de découragement et d’impuissance face à l’ampleur de la tâche. Nous nous demandons tous quelle action concrète et efficace nous pouvons mener. Il est en la matière toujours utile de répéter que chaque geste compte, pour améliorer notre quotidien, pour ancrer de nouvelles habitudes et pour l’exemple indispensable qu’il faut donner à ceux qui nous entourent, à commencer par nos enfants, qui doivent et veulent changer d’héritage.

Compenser ses rejets de CO2 est l’un des moyens d’affirmer nos convictions et notre volonté d’engagement. L’offre structurée via Internet rend ce moyen accessible au plus grand nombre. Profitons-en, en attendant que rapidement des décisions politiques s’imposent à tous. L’exemple donné par Jean-Louis Debré il y a quelques semaines est un modèle d’ironie. En annonçant la souscription de l’Assemblée nationale à un programme de compensation de CO2, son président a certainement voulu se montrer exemplaire, mais on aimerait surtout que le Parlement donne la France en exemple par des mesures fortes en matière de climat, et notamment pour les rejets de CO2. Le bilan mondial révélé fin octobre par l’UNFCC (organisme de l’ONU en charge des changements climatiques) révèle une performance de la France juste dans la moyenne (-0,6% de rejets depuis 1990), loin des performances exemplaires de certains de ses voisins, allemands ou britanniques notamment. Il serait confortable de pouvoir dans ce domaine demander de la patience, mais le temps, comme les ressources naturelles, pourrait venir à manquer.

*Ce n’est que justice si l’on considère la liste des mauvais points que cette industrie collectionne en matière d’environnement : croissance de 9% par an, contribution pour 20% au total des rejets mondiaux de C02, rejet à altitude élevée de composés complexes de multiples gaz nocifs et de vapeur d’eau qui amplifient l’effet de serre. Selon le très écologique ODE Magazine (« Fly Sustainable Skyes », septembre 2006), si la croissance du trafic aérien se poursuit au rythme actuel jusqu’en 2050, celle-ci annulera à elle seule tous les autres efforts de réduction des émissions de CO2. Plus regrettable, malgré ce palmarès destructeur inégalé, les rejets dus au transport aérien sont explicitement exclus du protocole de Kyoto, et le kérosène est, exception faite des Pays-Bas, exempt de taxes.

La prise en compte de l’aviation dans le système d’échange de quotas de CO2 est prévue au mieux pour 2009-2010.


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48 réactions à cet article    


  • Marie Pierre (---.---.136.198) 21 novembre 2006 11:39

    Si j’ai bien compris, les riches peuvent polluer du moment qu’ils font des dons. Et en plus, ils sont généreux !

    C’est vraiment se fiche du monde. Que les différents gouvernements se mobilisent pour réduire un maximum des émissions de CO2 au lieu de laisser à quelques uns des initiatives de ce genre !


    • Marie Pierre (---.---.136.198) 21 novembre 2006 11:40

      Rectificatif : initiatives de ce genre s’applique bien sûr aux sites sur lesquels on peut payer son écot.


    • Bigot (---.---.74.142) 22 novembre 2006 12:59

      Trop facile Marie-Pierre comme commentaire. Et tant que votre gouvernement ne fait rien, alors on ne fait rien ??

      HEUREUSEMENT qu’il y a des initiatives de ce genre ! Ne vous inquiétez pas, ça sera récupéré par l’état lorsque le moment sera jugé opportun (élections, catastrophe naturele...), comme toute bonne proposition initiée par des ONG...


    • robin (---.---.176.85) 24 novembre 2006 00:48

      Quel cynisme.....lol smiley L’histoire actuelle évoque ce cri qui avait jadis fait réagir l’intellectuel espagnol Miguel de Unamuno, qui avait entendu les légions de Franco crier à pleins poumons

      Vive la Mort !

      archaïsme mental sur lequel les psychologues et les physiologistes devraient peut être un jour se pencher. On pense au livre « ces malades qui nous gouvernent ».

      Nous sommes gouvernés par des malades, mais aussi par par de complets imbéciles en costumes trois-pièces. C’est un point que, souvent, ne suspectent pas les lecteurs, les télespectateurs. Pour être un homme politique il faut simplement savoir poser sa voix, avoir le bon regard, la bonne gestuelle. Je me rappelle ce que m’avait dit un journaliste de la revue « Actuel » avant un de mes passages à la tévision ( mon dieu, comme je me passe bien de ces séances clownesques ! ) :

      - Ce qui compte, à la tévision, ça n’est pas ce que tu dis, c’est ce que tu dégages

      ( le premier qui avait vraiment bien compris cela c’était de Gaulle )

      Villepin, avant que l’absurdité de son ordonnance n’éclate au grand jour « dégageait bien ». Nous sommes entourés d’hommes politiques qui « dégagent ». Si vous les aviez approchés de très près, partagé leur quotidien, comme cela a été mon cas pour plusieurs d’entre eux jadis vous seriez effarés de voir à quel point ce sont des gens très ordinaires, d’une intelligence très limitée, obsédés par l’image, la couleur de leur cravate, la robe choisie, et le ton de leur voix. Aidés de « conseillers en communication » il répètent « les gestes qui portent » et en sont parfaitement conscients. Ils savent pertinemment que le contenant compte plus que le contenu. Rafarin a usé jusqu’au bout de son image de Proviseur de Lycée. D’autres jouent les play-boys, les joggers, les sauveurs, les indispensables, les visionnaires, les « premier flic de France », les « plus grand économiste du pays » ( Raymond Barre ). Mais je peux vous assurer que dans ces têtes-là il n’y a ... rien. Pas de véritables idées. Leurs vastes cerveaux sont peuplés de courants d’air.

      Ces ce qui ressort de l’analyse du bras de fer lancé par « le beau Villepin », le chéri de ces dames, qui n’en finissait plus de répéter « qu’il avait des couilles ». C’est bien lui le responsable des dégâts que l’on recense maintenant dans les rues, dans les universités et qu’on montre au petit écran.

      - Quel gâchis.....

      Mais qui est le véritable responsable de ce gâchis, sinon cet imbécile de Villepin ? Et quel journaliste le rappelle, alors que les chaînes montrent les dépradations imputables aux débordements estudiantins dans les universités ?

      Qui, dans ce monde, recherche de véritables solutions, correspondant à un « développement durable », à une authentique recherche d’équilibre ? Comment ne pas réagir aux propos récemment tenu par le Chéri-Bibi de la gauche, alias Claude Allègre, chaud partisant du « tout nucléaire », qui passait récemment chez Ardisson face à Mamère, lequel évoquait sa récente condamnation au profit d’un trust américain semencier Mosanto ? Allègre qui vantait aussi les mérites des OGM, tandis que Mamère tentait de manière pathétique d’invoquer le principe de précaution. Quelle imagination chez cet ancien ministre, nous annonçant dans son récent livre que « d’ici cinquante tout vas s’arranger et se stabiliser », tandis que l’astrologue Elisabeth Teissier, également présente sur le plateau ajoutait « si nous parvenons jusque là ... »

      Personnellement je cherche au milieu de ce brouillard une lueur d’espoir en poursuivant une enquête sur les travaux de Gerold Yonas ( laboratoires Sandia, Nouveau Mexique ), sur ... la fusion propre, non-polluante. La percée récente me semble indiquer une piste salvatrice, ce qui ne semble paradoxalement intéresser personne et en tout cas pas nos revue de vulgarisation scientifique ( pas plus qu’Allègre, notre ancien ministre qui joue les futurologues ), alors que ce résultat, ces deux milliards de degrés obtenus de façon imprévue sont indéniables. Une solution qui serait susceptible de fournir aux Chinois l’énergie dont ils ont légitimement besoin. Vous lirez dans le texte de Pomagalsky une phrase qui fait réfléchir :

      Si les Chinois devaient consommer autant d’énergie que les Américains, à la fois au plan des ressources en énergie qu’au plan de la pollution ,alors il faudrait ... une autre planète ! SOS


    • nico (---.---.31.20) 25 novembre 2006 18:09

      Et Nicolas Hulot, il doit combien chaque fois qu’il se rend à sa villa Corse avec son hélicoptère personnel ?


    • T.B. T.B. 25 novembre 2006 20:41

      Robin, tu parles d’ITER sans le nommer : d’autres opposants dénoncent ITER pour des raisons techniques, sans remettre en cause le bien fondé de la fusion nucléaire comme source d’énergie de l’avenir. L’ancien ministre de la Recherche, Claude Allègre, réprouve « un projet de prestige » qui « offre peu de chances de réussite ».

      Selon Pierre-Gilles de Gennes, Prix Nobel de physique en 1991, « le projet ITER a été soutenu par Bruxelles pour des raisons d’image politique (...) un réacteur de fusion, c’est à la fois Superphénix et La Hague au même endroit » . En tant qu’ancien ingénieur du CEA, il a de nombreuses réticences vis-à-vis du réacteur expérimental ITER et les multiples difficultés du projet comme l’instabilité des plasmas, les fuites thermiques et la fragilité des métaux supraconducteurs.

      Des physiciens, bien que favorables à l’énergie nucléaire, estiment qu’il est prématuré de construire ITER alors que des « verrous technologiques » n’ont pas été levés : « On nous annonce que l’on va mettre le Soleil en boîte. La formule est jolie. Le problème, c’est que l’on ne sait pas fabriquer la boîte », observe le physicien Sébastien Balibar, de l’École normale supérieure.réf. nécessaire

      D’autres critiques remettent en cause le choix du site de Cadarache, en raison du risque sismique : Cadarache est situé sur la faille d’Aix-en-Provence - Durance, la plus active de France. Le site proposé par le Japon était encore plus sensible d’un point de vue sismique.

      Perso, je ne vois pas en quoi nous ne nous pourrions pas être totalement autonomes avec des énergies non émettrices de C02, sans produire de déchets radio-actifs, sans le risque d’accidents ou d’attentats sur un réacteur nucléaire et sans dépendre du réseau EDF et GDF.

      Sans concertation citoyenne et sans débats contradictoires (on préfère nous parler du foot ou produire des plateaux télés truqués qui parlent « politique » avec un public figé n’ayant pas droit à la parole) 10,3 milliards d’euros sont déjà débloqués pour Iter (1,5 fois le budget annuel de la Justice en France, pour donner l’ordre de grandeur).

      Rien pour le développement de l’éolien et du solaire principalement, je dis bien principalement car il y a d’autres sources énergétiques propres, alors que des progrès énormes ont été réalisés ailleurs, exemple chez les Allemands et Danois qui ont un parc 60 fois plus développé que le Français et reste pourtant assez marginal. Pour dire que la France c’est le tout-nucléaire autoritaire. Nous brûlons nos déchets dus à notre consommation de pays riche avec du pétrole dont le prix est facturé alors que nous pourrions produire (avec ou grâce à ) du méthane nous approvisionnant directement en énergie, l’ensemble pour un moindre coût. Beaucoup de citoyens savent tout cela mais l’omerta et la désinformation est omiprésente dans les médias. Pourquoi la patronne du nucléaire français, Anne Lauvergeon, est-elle la mieux payée de France selon vous (1ère fortune française devant Liliane B. et son l’Oréal, 8ème mondiale selon le mag Forbes 2006) ?


    • T.B. T.B. 25 novembre 2006 20:43

      Sur ITER texte complet :

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Iter


    • deive 21 novembre 2006 12:03

      comme le dit Monsieur Jancovici, le CO2 rejeté sera quand même dans l’atmosphère, et le réchauffement toujours au rendez-vous. ce n’est pas en essayant de se donner bonne conscience que l’on va faire quelque chose pour le climat, mais en agissant en divisant nos émissions de co2 par 4 d’ici 2050.


      • le sudiste (---.---.58.238) 22 novembre 2006 12:58

        C’est juste ! Ce principe rejoint une théorie libérale développée depuis une vingtaine d’année aux USA et qui vise à nous faire avaler que l’on doit considérer la pollution comme une marchandise. Pour simplifier l’idée qui s’appliquait à l’industrie était la suivante : Imaginons l’octroi d’un droit à polluer un volume d’air pour chaque usine. Il se crée alors un marché d’unités d’air que l’on pollue ou non. L’usine qui va décider de faire propre va ainsi pouvoir revendre ses unités d’air à polluer pour par exemple amortir les investissements pour moins polluer. A l’inverse une autre usine va pouvoir acheter ces « droits » de pollution et augmenter sa production. Effectivement cela ne change en rien le niveau de la pollution mais insére la seule chose qui permet aux libéraux de comprendre un truc : les échanges de pognon. D’ailleurs, ce qui a beaucoup fait réagir récemment c’est bien le coût (5000 milliards de dollars) des changements climatiques à venir. Là, ça leur parlent... Pour en revenir au sujet de l’article, on dira que c’est déjà ça. c’est une goutte d’eau voire une gouttelette, mais si ça peut servir à quelques uns de ceux qui aujourd’hui ont une espérance de vie de 35 ou 40 ans, soyons heureux que la bbonne conscience s’exprime aussi de cette façon : « je pollue mais je paye » ! En revanche sur l’affectation de l’argent, le fait que les projets soit « audité » par des cabinets de renom n’a rien de probant. Pour Tchernobyl par exemple, plus de 80% des 500 millions de dollars mis sur la table par la communauté internationnale et destinné à réparer les conneries sont justement partie en fumée dans différents bureaux d’étude et d’analyse en tout genre. Résultat de 20 ans et 500 millions de dollars : rien si ce n’est qu’ils ont réussi à déterminer qu’il fallait 700 millions de dollars ! La bonne conscience est une chose, l’efficacité une autre. Dans un pays imaginaire un pétrolier s’est répandu sur ses plages. Ils ont envoyé un type flinguer le patron de la compagnie. C’est pas beau hein ? Non. Mais ils aiment pas les gens sales surtout s’ils ne nettoient pas...


      • Bigot (---.---.74.142) 22 novembre 2006 13:09

        ### comme le dit Monsieur Jancovici, le CO2 rejeté sera quand même dans l’atmosphère, et le réchauffement toujours au rendez-vous. ce n’est pas en essayant de se donner bonne conscience que l’on va faire quelque chose pour le climat, mais en agissant en divisant nos émissions de co2 par 4 ####

        Oui mais dans ce cas ton don sert à faire fonctionner des projets qui réduisent des émissions ailleur. Faut penser global (comme le réchauffement climatique). Aller, on fait un schéma comme avec les enfants.

        CAS n°1 : COMPENSER Ton voyage émet 1 tonne de CO2 et que ta participation à un site de compensation économise 1 tonne au cambodge. N’en déplaise au nucléariste Jancovici, au final ça fait ZERO

        CAS n°2 : NE PAS COMPENSER Ton voyage émet 1 tonne. Tu ne compenses pas ta tonne au Cambodge. Bilan il y a émission de 2 tonnes de CO2 !

        CAS n°3 : NE PAS PRENDRE L’AVION, NE PAS COMPENSER, NE PAS FAIRE DES PROJET AU SUD. Ton voyage ne s’est pas fait, c’est une bonne cinquantaine de familles qui n’ont pas profité de la manne financière du tourisme, qui fait vivre plusieurs dizaines de millions de personnes dans le monde. Dans 30 ans, la forêt cambodgienne aura été consommée à 80% de ce qui existe aujourd’hui. Bilan CO2 ? Je ne sais pas mais surement pire que si on ne fait rien d’autre que critiquer derrière son PC.

        A bon entendeur.


      • T.B. T.B. 21 novembre 2006 13:21

        Cet aticle du PDG d’Isodisnatura est aussi une pub déguisée pour son entreprise.

        Le Directeur Commercial et Développement est Didier Montigny, 15 ans chez l’Oréal. Les cosmétiques pour madame d’abord testés, in vivo, sur les animaux. Membre du comité scientifique : Joël de Rosnay (fondateur d’AgoraVox).

        ... autant le savoir.

        Question : dans les produits vendus par Isodisnatura il y a des OGM ou pas ? Je me pose la question car je vois que vous vous fournissez principalement en Espagne.


        • Paul Vivier (---.---.123.29) 21 novembre 2006 13:37

          Ouf... le parano de service... Quel lien avec la choucroute... ? C’est à dire avec l’article sur le C02 ? On s’en fout qu’il est pdg de tel ou tel boîte. Pub déguisée ? Alors qu’il met même pas de lien vers son site dans sa bio... Mais peut-être c’est une pub invisible de type subliminal... Concentrez vous sur les articles avant de partir au quart de tour...


        • Etienne (---.---.114.14) 21 novembre 2006 13:47

          Question @TB : dans votre cervelle il y a des OGM ou pas ? Je me pose la question car je vois que vous vous fournissez principalement dans le « pays des paranoiaques » si j’en crois les différents commentaires que vous postez ici ou là sur ce site. Saviez-vous que votre cerveau est sous écoute et que votre père faisait partie de la commission trilatérale au même titre que Mulder et Clémentine Autain ? Dites la verité, vous bossez pour onnouscachetout.com


        • T.B. T.B. 21 novembre 2006 13:54

          Il ne met pas de lien dans sa bio, il indique juste le nom de sa « boite ». Beaucoup plus subtil. J’utilise toujours TOUTES les informations que je reçois, aucune n’est innocente. Comme j’ai observé que la plupart des agoravoxiens sont des fainéants (prennent tout pour argent comptant) j’y suis allé de mon initiative même si je m’attends à être « replié ». M’en fout, c’est dit. Et c’est ce qui compte.

          Je regarde et observe partout. Le fait que cet article, à travers son auteur, dirige droit sur le créateur d’AV n’est pas, en soi, une info de trop. J’ai voté « article intéressant » : ça n’empêche pas.

          Signé : Jambon Tradition


        • Etienne (---.---.114.14) 21 novembre 2006 14:20

          Je regarde et observe partout. Le fait que ce commentaire, à travers son auteur, dirige droit sur l’hopital psychiatrique Saint-Anne n’est pas, en soi, une info de trop. J’ai voté « commentaire pertinent » : ça n’empêche pas.


        • T.B. T.B. 21 novembre 2006 14:55

          Vous avez raison ! Ya rien qui justifie d’être parano : tout va si bien chez Alice au pays des Merveilles.

          France2, TF1, l’AFP ne forment qu’une seule et même famille. Toute l’info, en dehors du net ou du Canard (principalement, mauvais exemple car, c’est bien connu, ils sont complètement paranos au Canard), est verouillée. On nous dit tous les jours pour qui on doit voter. Où est le problème ? Laissons-nous faire, ne cherchons pas à nous informer sur Wikipédia ou en dehors des médias détenus par les ’représentants élus« de notre pertinente et citoyenne »démocratie représentative". Tout est si bien expliqué à la radio-télé. Pourquoi chercher ailleurs ? Chuis con, je devrais faire comme vous deux, ne pas m’inquiéter. A partir de 2007 la dictature sera - peut-être complète - mais bon, pas grave, la France en a vu d’autres ... Cool, don’t worry, be happy.

          C’est du prozac que vous prenez, les deux benêts ?


        • Romu (---.---.32.28) 21 novembre 2006 13:44

          C’est la mesure typique qui nous donne plein d’excuses pour ne pas changer nos comportements. Bref on peut continuer à polluer puisqu’on plante des arbres par ailleurs.

          Encore du grand guignol smiley


          • bigot (---.---.80.223) 24 novembre 2006 14:25

            Tu es allé voir un peu les sites en question ? Ils donnent plein de tuyaux pour changer nos comportments


            • Bill Bill 22 novembre 2006 13:32

              Paldeolien et TB, vous êtes parfaitement ridicule et je ne parle pas de ce pitoyable jeu de mot sur mon pseudo... Allez vous amuser en cours de récréation, tas de débile !

              Bill


            • Cassandre (---.---.112.36) 21 novembre 2006 16:06

              Merci à l’auteur d’avoir ouvert ce sujet !

              1 - Voici l’avis de JM Jancovici (entretien paru dans Libération du 31 octobre 2006) :

              Que pensez-vous des systèmes de compensation de CO2 ?

              La compensation carbone, c’est une forme d’indulgence des temps modernes. Physiquement, aucun paiement ne va « annuler » des emissions qui auront bien eu lieu si nous prenons l’avion ou montons le thermostat. Ce que nous payons, c’est l’espoir (et non la certitude) que les émissions baisseront ailleurs, plus tard, et chez d’autres, sans savoir si cette baisse sera seulement réelle (cette remarque vaut même pour les forêts à cause du réchauffement en cours) ou égale à ce qui est émis par celui qui paie.

              N’est-ce pas mieux de compenser que de ne rien faire du tout ?

              La compensation ne tient que si elle s’applique à une partie infime des émissions. Imaginez que tout le monde s’y mette et compense toutes ses émissions : à la fin, on arrive à une situation absurde. Sur le papier, toutes les emiss


              • Cassandre (---.---.236.83) 21 novembre 2006 16:21

                (coupure en cours de transmission : je recommence pour la 3ème fois).

                Merci à l’auteur d’avoir ouvert ce sujet ! 1 - Voici l’avis de JM Jancovici (entretien paru dans Libération du 31 octobre 2006) :

                Que pensez-vous des systèmes de compensation de CO2 ?

                La compensation carbone, c’est une forme d’indulgence des temps modernes. Physiquement, aucun paiement ne va « annuler » des emissions qui auront bien eu lieu si nous prenons l’avion ou montons le thermostat. Ce que nous payons, c’est l’espoir (et non la certitude) que les émissions baisseront ailleurs, plus tard, et chez d’autres, sans savoir si cette baisse sera seulement réelle (cette remarque vaut même pour les forêts à cause du réchauffement en cours) ou égale à ce qui est émis par celui qui paie.

                N’est-ce pas mieux de compenser que de ne rien faire du tout ?

                La compensation ne tient que si elle s’applique à une partie infime des émissions. Imaginez que tout le monde s’y mette et compense toutes ses émissions : à la fin, on arrive à une situation absurde. Sur le papier, toutes les emissions ont disparu (chacun a compensé), mais dans la réalité, il y a toujours nos emissions de CO2, même « compensées » ! Compenser peut donc être pire que de ne rien faire, parce que cela nous éloigne un peu plus des baisses réelles auxquelles nous ne pourrons pas couper. Plus nous mettons le changement climatique sous le tapis, parce que changer nos comportements est trop dur, et plus vite il nous sautera violemment à la figure.

                Que préconisez-vous ?

                La meilleure manière de réduire, c’est encore de réduire ! Ne pas prendre l’avion ou ne pas allumer sa chaudière se traduit directement en une absence d’émissions : les économies, immédiates et visibles, garantissent mieux le résultat que la compensation. En outre les économies ne supposent pas de passer le bébé à quelqu’un d’autre, ce qui est le but même de la compensation. Combien de « compensateurs » sont par ailleurs opposés aux « droit de polluer », pourtant bien plus contraignants, puisque les emissions permises sont plafonnées à un niveau fixé d’avance ? Les personnes qui compensent souhaitent souvent agir sans rien changer, ce qui n’est pas très éloigné des declarations d’un certain Georges Bush. Souvenons nous que ce dernier a affirmé que « le mode de vie des Américains n’est pas négociable ». Là, c’est un peu la même chose. Les gens se disent : « je veux continuer à partir en low-cost en Europe ou ailleurs... Et comme je paie, je suis absous, sans m’être privé de mon petit voyage ». Quelque part, ceux qui défendent la compensation s’adressent à des gens qui pensent qu’ils ne peuvent rien changer à leurs habitudes. Or, face au changement climatique, tout le monde peut, et surtout, va devoir changer ses habitudes. On a tous tendance à laisser traîner les choses jusqu’au dernier moment. Le prix à payer n’en sera que plus élevé. C’est un peu comme quand vous avez une carie, vous retardez le moment d’aller chez le dentiste. Voilà pourquoi les dentistes font des affaires en or en faisant de gros travaux sur votre dentition alors qu’un coup de fraise aurait suffi si nous étions prévoyants !

                Alors... que fait-on ?

                Le mieux, c’est de mettre en place une taxe progressive qui, encore une fois, ne fait qu’anticiper quelque chose de malheureusement ineluctable : le fait que quelqu’un va bien devoir passer à la caisse pour payer les dommages climatiques et la rarefaction des énergies fossiles. Si un vol Paris-New York est taxé à 500 euros (ce qui correspond à un alignement de la fiscalité du kérosène sur celle de l’essence), non seulement cela a un côté dissuasif, mais en plus, à ce niveau de prix, il y aurait de vraies possibilités de réduire les émissions « ailleurs », y compris chez nous. Sur les sites type Action Carbone, compenser un Paris-New York vous coûte 20 euros, soit 8% du billet.

                2 - Autre officine : Action Carbone www.actioncarbone.org. Ne répondent pas aux questions.

                3 - Nuançons : la reforestation retire en général du CO2 de l’atmosphère (détails : http://www.manicore.com/documentation/serre/forets.html) : pourquoi pas pour « compenser » des émissions fatales (professionnelles, alimentaires...) ? Reste à ajuster le prix à 50 € la tonne de CO2 au moins (en augmentant les quantités déclarées) sinon ce n’est pas sérieux.


                • Cassandre (---.---.236.83) 21 novembre 2006 16:23

                • axion (---.---.174.250) 25 novembre 2006 08:48

                  Je suis complètement en phase avec ce commentaire, qui résume bien la véritable situation que nous vivons.

                  La vente de l’espoir des temps modernes : la compensation du CO2.

                  Axion.


                • bigot (---.---.74.191) 30 janvier 2007 16:18

                  Bon, je remet mon commentaire plus puisque le sujet a déjà été abordé...

                  ### comme le dit Monsieur Jancovici, le CO2 rejeté sera quand même dans l’atmosphère, et le réchauffement toujours au rendez-vous. ce n’est pas en essayant de se donner bonne conscience que l’on va faire quelque chose pour le climat, mais en agissant en divisant nos émissions de co2 par 4 #### Oui mais dans ce cas ton don sert à faire fonctionner des projets qui réduisent des émissions ailleur. Faut penser global (comme le réchauffement climatique). Aller, on fait un schéma comme avec les enfants.

                  CAS n°1 : COMPENSER Ton voyage émet 1 tonne de CO2 et que ta participation à un site de compensation économise 1 tonne au cambodge. N’en déplaise au nucléariste Jancovici, au final ça fait ZERO

                  CAS n°2 : NE PAS COMPENSER Ton voyage émet 1 tonne. Tu ne compenses pas ta tonne au Cambodge. Bilan il y a émission de 2 tonnes de CO2 !

                  CAS n°3 : NE PAS PRENDRE L’AVION, NE PAS COMPENSER, NE PAS FAIRE DES PROJET AU SUD. Ton voyage ne s’est pas fait, c’est une bonne cinquantaine de familles qui n’ont pas profité de la manne financière du tourisme, qui fait vivre plusieurs dizaines de millions de personnes dans le monde. Dans 30 ans, la forêt cambodgienne aura été consommée à 80% de ce qui existe aujourd’hui. Bilan CO2 ? Je ne sais pas mais surement pire que si on ne fait rien d’autre que critiquer derrière son PC.

                  A bon entendeur.


                • pierrot (---.---.141.25) 21 novembre 2006 16:30

                  Juste quelques questions :

                  1. ces dons vont oû ?
                  2. plus grave, qui contrôle ?
                  3. pour qui ?
                  4. pour quoi ?

                  En bref on veut laver encore plus blanc , sous-entendu : tant qu’on paye on peu polluer autant quon veut.

                  Vraiment ce n’est pas sérieux


                  • You (---.---.80.245) 21 novembre 2006 18:44

                    Enfin une initiative heureuse, coûteuse mais profitable à l’environnement :

                    http://www.ladepeche.com/aff_art.asp?Ref=200611202002

                    Donnez votre avis !


                    • toy (---.---.144.116) 21 novembre 2006 19:01

                      C’est une bonne mesure si les sommes engrangées vont directement à l’amélioration des transports en commun et alternatifs.


                      • (---.---.139.120) 21 novembre 2006 20:09

                        Combien pour une bouffée d’air ? Sans nicotine bien sûr !

                        Allons, payons, mais payons cher, plus cher encore et crevons de bêtises, de nullité totale. La vie n’a que le prix de la mort. C’est bien connu.

                        Alors, payons en dollars de conneries, en euros de stupidité, en recyclage masturbatoire du triomphe de l’insolente ignorance, qui nourrit nos emplois de demain que nous avons déjà perdus !

                        Ne pleurez, plus mes frères, un kleenex, ça vaut de l’or...

                        philgri


                        • Bien et mal et CO 2 (---.---.67.90) 22 novembre 2006 09:39

                          Mal : le nombre de deux roues motorisées gros pollueurs a été multiplieé par 4 ou 5 dans Paris centre au curs des 2 dernières années : Bien : Cela augmente le nombre de donneurs d’organes jeunes et en bonne santé , multiplié par 4 ou cinq.

                          Mal : manger du boeuf = augmentation forte de CO les bovins sont de très gros générateurs de CO2 Bien, cela à permis a certains pays de créer un nouveau herbage modifié (O G M ) qui réduit considérablement les émissions de CO2 des bovins.

                          Il y a toujours un effet secondaire, un revrs de la médaille !


                          • Demesure (---.---.123.17) 22 novembre 2006 19:01

                            Merci Monsieur Ferniot pour votre article. Ca donne une liste, malheureusement bien incomplète, de sites d’arnaque.

                            Quand est ce que le gouvernement va légiférer pour interdire aux voyous de profiter de la crédulité des gens pour vendre de l’air ??? (ou plutôt d’un gaz qui représente la matière première des plantes et qui compte pour moins de 0,05% de l’air) smiley


                            • bigot (---.---.80.223) 24 novembre 2006 14:34

                              T’as raison, va donc passer un coup de fil à sarkozy. Au moins tu es sur de brasser de l’air (ou du vent) smiley C’est pas des arnaques, c’est du financement solidaire, du don si tu préfères. après tu n’es pas obligé de faire quoique ce soit. C’est ça qui est bien. Mais t’inquiètes pas, si ça marche avec des ONG, à but non lucratif, tu peux être sur que dans 5 ou 10 ans TON gouvernement reprendra ça à son compte en créant un impôt national. Là on aura tout gagner, parce que 50% de frais de gestion, 20% de frais de bouche (cf. les pièces jaunes), 10% de dessous de table et 10% de publicité. Il restera grossomodo 10% pour les projets de développement.

                              Super ton idée. smiley


                            • Sébastien Bosvieux Sébastien Bosvieux 23 novembre 2006 17:39

                              Yann Artus Bertrand participe à ce « doit à polluer » pour les riches : http://www.actioncarbone.org/main_fr.php J’ai fait le calcul pour un Paris-New York A/R en classe éco : 2.57 T, 38.53€ soit 35.96€/T. Artus-Bertand, je le sens sincère dans ses cris d’alarme mais la compensation est très perverse et n’ai surement pas une solution !!!

                              Ca devient n’importe quoi... le capitalisme pollue pour faire du fric et fait du fric en dépolluant !!!


                              • (---.---.83.22) 24 novembre 2006 14:25

                                robin ton texte est un copier coller du site de Jean Pierre Petit, t aurai du le signaler ela ne viens pas de toi ... commence par là être sincére dans ta démarche qui j’en doute pas doit être bonne.


                                • axion (---.---.174.250) 25 novembre 2006 08:45

                                  Cela semble surtout être des sites qui pardonnent et qui donnent bonne conscience.

                                  On est un peu loin d’actions pour changer notre société en profondeur, où l’on pourrait d’ailleurs largement commencer par les pays occidentaux.

                                  En fait, ces sites font un amalgame entre la mauvaise conscience de vivre dans un pays riche, la mauvaise conscience de polluer, et la mauvaise conscience de participer un à un développement non durable.

                                  Encore une fois, ce type d’idées ne semble pouvoir germer que dans l’esprit d’occidentaux chrétiens, sans recul particulier devant la réalité de la situation que nous vivons.

                                  D’ailleurs, le système proposé ressemble trop aux indulgences du moyen-âge : payer à l’église pour se faire pardonner son mauvais comportement, et avoir le droit d’aller au paradis.

                                  Axion.


                                  • Maximilien FRICHE (---.---.156.164) 25 novembre 2006 13:13

                                    Manipulation par l’image : la tour aéro que nous voyons sur l’image est caractéristique des centrales nucléaires pour refroidir les vapeurs d’eau, elle ne recrache pas de CO2 mais de l’H2O.

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