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Accueil du site > Actualités > Environnement > Cancùn, géopolitique climatique : quel gâchis !

Cancùn, géopolitique climatique : quel gâchis !

Dans trois semaines débutera le sommet climatique de Cancùn. Jean-Michel Bélouve , auteur de « la Servitude Climatique », nous alerte sur les enjeux financiers considérables de la négociation qui s’ouvre. Les conséquences peuvent être très négatives pour les français et les européens.

La campagne médiatique sur le réchauffement climatique reprend de plus belle depuis quelques jours. Nous avons eu d’abord droit à une avalanche d’interprétations caricaturales et biaisées du rapport de l’Académie des Sciences sur le changement climatique, dans la presse, sur internet et aux actualités télévisées. Puis l’Express, sous couvert de vanter le nouveau bouquin du journaliste Stéphane Foucart, consacre, dans son numéro du 27 octobre, pas moins de trois pages dont il ressort que tous les climato-sceptiques seraient stipendiés par EXXON et qu’ils ne feraient que colporter la propagande « ultralibérale » de think tanks américains surpuissants aux mains des lobbies du grand capital.
 
Depuis décembre 2009, les milieux qui soutiennent inconditionnellement le GIEC s’étaient vus acculer à la défensive face à l’impact des révélations faites à la suite du climategate, à la découverte d’erreurs dans les rapports du GIEC et à la divulgation des conflits d’intérêts qui déstabilisent son président, Rajendra Pachauri. Un audit sévère sur le fonctionnement du GIEC, émanant du Conseil Interacadémique chargé par l’ONU d’enquêter sur cette institution, des rapports de la Royal Society britannique et de l’Académie des Sciences faisant état de nombreuses incertitudes dans le domaine de la climatologie, apportaient des arguments à ceux qui affirment qu’en matière de changement climatique, le débat est loin d’être clos.
 
Pourquoi cette vague alarmiste intervient-elle aujourd’hui ? Nous ne sommes plus qu’à trois semaines de la Conférence climatique qui se tiendra à Cancùn, du 29 novembre au 10 décembre 2010. Ce sommet, convenu à la suite de la décevante conférence de Copenhague (décembre 2009), avait pour objectif d’aboutir à un accord sur les limitations d’émissions de gaz à effet de serre à l’échelle globale.
 
Aujourd’hui, tous les participants s’accordent à dire que cet objectif ne pourra être atteint à Cancùn, qui ne constituera qu’une étape dans une négociation qu’on espère voir aboutir dans un an, à Johannesburg.
 
La conférence de Cancùn est-elle privée d’enjeu ? Que nenni !
 
Il est un sujet sur lequels nos médias sont relativement discrets, mais qui est d’importance. Faute de se chamailler sur les quotas de réduction d’émission, entre pays « développés » et pays « en développement », les discussions se focaliseront sur un projet de mise en place d’un fonds international destiné à financer l’effort des pays en voie de développement dans le domaine des énergies renouvelables et de la lutte contre l’effet de serre.
 
Dans ce projet, les pays développés se répartissent la charge de réunir chaque année, de 2013 à 2020, la somme de cent milliards de dollars, à verser à une cagnotte qui serait gérée par une institution internationale, type FMI ou Banque Mondiale, en vue du financement d’achats, par les pays en développement, de technologies telles qu’éoliennes, installations photovoltaïques, géothermie, et autres solutions améliorant l’efficacité énergétique ou neutralisant les émissions de gaz à effet de serre.
 
L’une des propositions les plus précises est celle publiée par le FMI dans un bulletin (rédigé en français) du 25 mars 2010. Le FMI suggère aux états contributeurs une batterie de mesures alliant à un capital de départ de 120 milliards de dollars, un emprunt obligataire de mille milliards de dollars remboursable en trente ans (par nos enfants, entre autres, qui paieraient ainsi des cadeaux consentis par leurs parents de 2013 à 2020 !), et des bonifications compensées par des versements annuels des pays contributeurs qui, d’après le FMI, « devront vraisemblablement rechercher de nouvelles sources de recettes budgétaires à cet effet, y compris des taxes-carbone et le développement des échanges de droits d’émission (de carbone), ce qui prendra du temps. Dans l’intervalle, le Fonds vert pourrait couvrir ses besoins de bonification au moyen du produit des émissions obligataires, des revenus d’intérêts sur son capital de base ou d’autres systèmes novateurs de taxes internationales ».
 
Passons sur la curieuse sophistication du montage !
 
La part de l’Union européenne dans le financement serait de 30 ou 35 milliards par an. Mais déjà plusieurs pays d’Europe centrale, tels la Pologne et les Etats Baltes, ont fait savoir qu’il était surprenant de demander aux pauvres de l’Europe de contribuer au développement des pauvres des autres continents, et désignent les pays les plus prospères de l’Union européenne comme devant assumer seuls ce financement. Le poids reposerait donc essentiellement sur l’Allemagne, la France, la Royaume Uni, l’Autriche, les trois pays scandinaves de l’Union et le Benelux. On voit mal, en effet, la Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Irlande et l’Italie mettre à contribution leurs finances exsangues pour cette noble cause.
 
Ainsi, une dizaine de pays européens ponctionneraient chaque année quelques centaines d’euros à chacun de ses contribuables.
 
Ces pays n’auraient plus la maîtrise de l’utilisation de cet argent, dont l’affectation serait dévolue au conseil d’administration d’un fonds international ad hoc, chapeauté par le FMI, la banque Mondiale…ou l’ONU. Cette saignée se traduirait par des points de croissance en moins, des pouvoirs d’achat rognés, un peu plus de chômage…
 
A qui profitera cet argent ? Incontestablement, les lobbies du business vert seront les premiers à aller expliquer aux décideurs des pays en développement comment utiliser au mieux le pactole. La filière éolienne en a bien besoin, car le marché européen s’essouffle : le gouvernement danois, prenant enfin conscience de l’inutilité de cette technologie, a gelé en 2009 son programme d’aides. Les populations s’opposent à de nombreux projets de fermes éoliennes dans leur voisinage, et les installations off-shore sont excessivement coûteuses (et peu productives). Le gouvernement allemand vient de prendre conscience qu’il avait versé 47 milliards d’euros de subventions pour des installations photovoltaïques qui n’assurent que 0,1% de la production nationale d’électricité. Le gouvernement espagnol met un frein à l’hémorragie financière que lui vaut l’énergie solaire. Dès lors, les pays en développement constituent un marché de substitution. 
 
Le Fonds vert s’ajoutera aux aides actuellement existantes sous la forme du MDP ((Mécanisme de Développement Propre) mis en place par le Protocole de Kyoto. Le système permet à des affaires du monde occidental d’acquérir des crédits carbone en réalisant des investissements dans les pays en développement, afin d’y développer les énergies renouvelables, planter des forêts ou accroitre l’efficacité énergétique des entreprises et des bâtiments. Les dotations en crédits carbone sont partagées entre l’investisseur occidental et le bénéficiaire dans le pays en développement, et l’un et l’autre peuvent en tirer profit en les revendant via la bourse européenne du carbone, Bluenext. La Chine accapare le quart des fonds versés au titre du MDP, et son gouvernement taxe à 60% les bénéfices que les partenaires en retirent.
 
Nous avons déjà un aperçu de certaines méthodes utilisées pour exploiter ces MDP. C’est ainsi, par exemple, que des pays tels que la Chine (et d’autres) créent des industries polluantes, pour ensuite y installer des systèmes de dépollution qui rapportent beaucoup plus que ce que coûte l’investissement : 50% des MDP en faveur de la Chine sont utilisés à détruire des gaz HFC 23 émis par des industries récemment implantées pour produire du gaz HCFC 22 utilisé en réfrigération. Le HFC 23 est un gaz dont l’effet de serre est 11700 fois supérieur à celui du CO2. L’astuce rapporte entre 100000 et 200000 euros par tonne de gaz HFC 23 détruite. Cette destruction, par simple incinération, est très peu coûteuse. Le bénéfice atteint jusqu’à 70 fois l’investissement initial . Pour comble, une ONG révèle que les fabricants de HCFC 22 dérèglent leurs installations pour maximiser…la quantité de HFC 23 à détruire ! Ce scandaleux effet pervers, révélé dès 2006, perdure aujourd’hui. L’ONU, chargée des certifications, déplore et cherche la parade, mais ne fait rien de concret pour mettre un terme à la gabegie.
 
Ce genre d’abus ne ferait qu’empirer avec le déversement de dollars provenant du Fonds vert. La Chine empocherait un gros paquet d’argent pour se couvrir des éoliennes dont elle est le plus gros producteur mondial, pour améliorer à bon compte le confort de ses bâtiments administratifs et commerciaux, pour financer les barrages hydrauliques qu’elle aurait n’importe comment construit sans cette aide. L’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud, les pays d’Amérique latine feraient de même. Les pays africains prendraient leur part, et se doteraient d’équipements à l’utilité douteuse. Ces marchés permettraient à des acheteurs corrompus de faire prospérer leurs avoirs mis à l’abri dans des paradis fiscaux, et à des hommes d’affaires corrupteurs de vendre des solutions peu utiles aux pays concernés.
 
Les tractations financières de Cancùn seront commentées par les médias. Il faut donc rétablir la confiance des populations, très ébranlée aujourd’hui. On ne peut justifier d’engloutir cent milliards de dollars d’argent public, chaque année, en arguant d’une science qui serait incertaine. Les climato-sceptiques seront, bien entendu, particulièrement vigilants et dénonceront les dérives financières envisagées. Aussi, il est de bonne guerre de les discréditer par des campagnes de presse, de les présenter comme des affabulateurs, des malhonnêtes payés par les lobbies pétroliers.
 
Je doute qu’on parvienne à un accord sur le montant annuel envisagé de 100 milliards de dollars. Si la part européenne a été bien définie, il reste à obtenir l’accord des autres généreux donateurs.
 
Le Président Obama s’était rallié, à Copenhague, au principe de cette aide. Mais depuis, il n’a pas pu faire avancer sa législation « Clean Air Act », faute de l’accord du Sénat. Le Parti républicain est opposé à tout traité qui engagerait les Etats Unis sans que les grands pays émergents ne soient pareillement engagés. Aujourd’hui, il domine la Chambre des Représentants et il dispose du quorum suffisant, au Sénat, pour faire obstruction à tout projet de législation nouvelle et à toute affectation de budget fédéral qu’il n’approuve pas. L’état plus que préoccupant des finances publiques le motive à exiger des coupes budgétaires draconiennes. Enfin, les sénateurs républicains ne cessent de dénoncer, depuis plusieurs années, les conclusions du GIEC. Ils ont même l’intention de déclencher des enquêtes officielles sur les agissements des organismes scientifiques qui bénéficient de crédits publics et dont les recherches alimentent le GIEC. Il ne fait aucun doute que le Congrès s’opposera à des versements de fonds américains à un organe international qui disposerait de cet argent sans contrôle. Pour eux, aucune aide américaine ne devra être consentie à la Chine et à l’Inde, pas un dollar ne doit être donné à Chavez. Les républicains veulent choisir les pays bénéficiaires de l’aide américaine et ne braderont pas la souveraineté de leur pays.
 
La Russie et le Japon n’ont guère explicité leur position sur cette aide aux pays en développement. On les sent réticents sur tous les plans visant à lutter contre le changement climatique, mais en habiles joueurs, ils évitent de dévoiler leurs cartes. Il me parait évident qu’en l’absence d’adhésion des Etats Unis, ils ne souscriront pas au projet de Fonds vert.
 
Alors, les Européens seront-ils les seuls à mettre au pot ? J’aimerais pouvoir affirmer que non. Mais notre Union, tirée par ses locomotives Sarkozy, Merkel, Gordon Brown et aujourd’hui Cameron, nous a habitué à ces engagements unilatéraux, périlleux pour nos économies, et désastreux au plan tactique dans la négociation internationale.
 
Accepter de négocier des subsides aux pays en développement séparément des engagements de réduction d’émissions de gaz à effet de serre est bien plus qu’une erreur. C’est une faute, un manquement aux intérêts des peuples qui ont élu ces dirigeants.
 
Car il restera, après Cancùn, à terminer cet interminable bras de fer en obtenant des pays comme la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud, etc., qu’ils s’engagent eux aussi à freiner leur développement par des limitations de leurs émissions. Ils ne l’accepteront pas, ni à Johannesburg, ni plus tard ailleurs. Et ils auront raison, car toute cette affaire politique de changement climatique, initiée en 1988, ne repose sur aucune certitude scientifique et montre toutes ses failles.
 
Dans mon livre, « la Servitude Climatique », j’avais exposé tous les travers que le climategate a ensuite révélé. J’avais fait le pronostic de l’échec de Copenhague. Dans un article, j’avais prédit six semaines à l’avance le rejet de la taxe carbone française par le Conseil constitutionnel. Je me hasarde aujourd’hui à prévoir qu’aucun traité ne pourra être conclu pour succéder au Protocole de Kyoto, et que les émissions d’oxyde de carbone continueront à croitre tant qu’il restera des énergies fossiles à consommer.
 
Qu’adviendra-t-il alors de toute cette économie du carbone et des emplois verts ? Quelles querelles opposeront les adeptes du dogme climatique aux citoyens qui s’apercevront qu’on les a trompés depuis plus de vingt ans ? Quelles tensions génératrices de conflits observera-t-on entre pays du Nord et pays du Sud qui se rejetteront mutuellement la responsabilité de l’échec ? Quel gâchis !
 
 

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76 réactions à cet article    


  • PapyJako PapyJako 6 novembre 2010 10:30

    Rappel intéressant en bien argumenté.

    Seul (petit) regret : à lire les phrases où il est question des « finances exsangues » de certains pays, ou l’état « préoccupant » des finances des USA, on en viendrait presque à imaginer que nous finances, à nous, sont florissantes. Nous pourrions ainsi, nous, balancer des euros par les fenêtres, par centaines de milliards, sans aucune autre utilité que de faire plaisir à Gr€€np€ac€ & CO.

     

    Merci Michel Bélouve


    • joletaxi 6 novembre 2010 10:38

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      on le sent énervé non ?


    • jean-michel Bélouve jean-michel Bélouve 6 novembre 2010 11:10

      Bien d’accord avec vous sur l’état des finances françaises. Mais il semble que nos gouvernants ne s’en préoccupent pas au point de renoncer à ce généreux transfert d’argent vers des pays censés être impécunieux comme la Chine et l’Inde !
      La remarque s’applique également à nos chers amis britanniques.


    • PapyJako PapyJako 6 novembre 2010 12:07
      @joletaxi


      qui dit : « on le sent énervé non ? »

      Les commandes de formattage viennent du fait que j’ai fait un « copier/coller » de ms-word, et tiré trop vite. Dommage qu’il n’existe aucun moyen de corriger ses erreurs.

      Milles excuses donc.

      Je terminais par « Merci Michel Bélouve »

    • joletaxi 6 novembre 2010 12:23

      Ouais ouais papy, ouais ouais.... smiley


    • joletaxi 6 novembre 2010 12:27

      Mr. Belouve


      j’ai beaucoup apprécié vos articles sur le foreclosuregate

      Ne pensez-vous pas que tout ce « bazar » va imploser naturellement quand le feu d’artifice de cette nouvelle crise va ravager ce qui reste de nos économie ?

    • jean-michel Bélouve jean-michel Bélouve 6 novembre 2010 13:23

      @ joletaxi
      Vous avez probablement raison. Les politiques développement durable ne sont pas les seules folies de nos gouvernants, et ne font que participer aux dérives qui peuvent ruiner notre civilisation occidentale à brève échéance.


    • sisyphe sisyphe 6 novembre 2010 12:12

      Depuis décembre 2009, les milieux qui soutiennent inconditionnellement le GIEC s’étaient vus acculer à la défensive face à l’impact des révélations faites à la suite du climategate, à la découverte d’erreurs dans les rapports du GIEC et à la divulgation des conflits d’intérêts qui déstabilisent son président, Rajendra Pachauri. Un audit sévère sur le fonctionnement du GIEC, émanant du Conseil Interacadémique chargé par l’ONU d’enquêter sur cette institution, des rapports de la Royal Society britannique et de l’Académie des Sciences faisant état de nombreuses incertitudes dans le domaine de la climatologie, apportaient des arguments à ceux qui affirment qu’en matière de changement climatique, le débat est loin d’être clos.

      Comment, après la débacle du pseudo « climategate », continuer la désinformation...
       smiley 
      Extrait : 

      Un rapport commandé par l’ONU appelle une réforme en profondeur du Giec. Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l‘évolution du climat est sur la sellette depuis qu’il a reconnu, en janvier, plusieurs erreurs dans son étude de 2007. Pour le Conseil inter-académique chargé de l’audit, c’est au sommet que des changement s’imposent.

      “Le rapport que nous publions aujourd’hui recommande des réformes fondamentales de la structure de la direction du Giec, a déclaré son président, Robbert Dijkgraaf. Le Giec a besoin de renforcer ses procédures pour faire face à des évaluations climatiques de plus en plus complexes.”

      L’actuel président du Giec, mandaté pour douze ans, a réagi à ce rapport en défendant la qualité du travail de ses experts.

      “Tandis que le rapport du conseil inter-académique s’est limité aux procédures du Giec, plusieurs des six autres rapports se sont penchés directement sur les signes du réchauffement climatique, a fait remarquer Rajendra Pachauri. Aucune de ces études n’a trouvé de faille pour ce qui est des signes fondamentaux du réchauffement climatique. Le consensus est écrasant à travers la communauté scientifique : le réchauffement climatique est réel.”

      Le rapport complet ici 

      2) 

      Réchauffement climatique : les experts du GIEC blanchis


      3) 
      L’objectif des 450 ppm de CO2 ne sera pas respecté, avertissent les scientifiques


      Ce qu’il ressort de tous ces rapports infépendants, sont des recommandations vis à vis du GIEC pour améliorer son système de fonctionnement, dans le sens d’une plus grande transparence, une meilleure diffusion des informations, un meilleur contrôle ; bref, des améliorations dans le fonctionnement interne, mais à aucun moment, aucun de ces rappports ne remet en cause la fiabilité des analyses et des prévisions du GIEC, sur le réchauffement, et ses causes essentiellement d’ordre anthropique. 

      Mais la désinformation continue...

      Il faut savoir que Monsieur Bélouve est un lobbyiste actif de l’Institut Hayek, dont les motivations et les positions rejoignent ceux d’autres Instituts et think tanks ultralibéraux, dont le « Heartland Institute » ; sur lequel voici un petit éclairage : 

      Fondé en 1984 à Chicago, le Heartland Institute s’est installé dans la ville symbole de l’école libérale américaine, dont Milton Friedman fut l’une des figures de proue. L’institut défend avec passion la liberté de marché, s’oppose à toute régulation fédérale tendant à limiter l’esprit d’entreprise et à tout oukase ou à toute idéologie sur la recherche scientifique. Fort d’un budget de 5,2 millions de dollars (en 2007), il soutient ainsi les fabricants de tabac, les marchands d’alcool mais aussi les producteurs d’énergie.

      Ses détracteurs sont nombreux. L’institut est accusé d’être à la solde des grands lobbies industriels. Il répond qu’il ne reçoit que 16 % de ses revenus de tels grands groupes – 84 % provenant de particuliers et de fondations. Il souligne qu’il n’accepte aucun fonds gouvernemental et qu’il n’effectue aucune recherche spéciale au profit de lobbies industriels. Le site Exxon-Secrets.org l’accuse pourtant d’avoir touché près de 800 000 dollars depuis 1998 de la société pétrolière Exxon-Mobil  : « Le Heartland Institute n’est pas une organisation scientifique mais un moulin à propagande. » L’institut se défend : « Ces attaques viennent essentiellement de gauchistes qui s’opposent à notre position en faveur de la liberté individuelle et d’un État faible. »


      Et voilà maintenant les ultralibéraux venir chatouiller les citoyens dans le sens du poil, en leur pleurant ; "attention, on va vous prendre de l’argent, sans dire, bien sûr, que si cet argent n’est pas mobilisé pour restreindre le réchauffement, il en coûtera beaucoup, beaucoup, beaucoup plus cher aux citoyens ; environ 5% du PNB mondial. 

      L’intox et la propagande des ultralibéraux, des affiliés aux lobbies pétroliers continue de plus belle : aux citoyens, ayant pris connaissance de l’ensemble des données, de ne pas tomber dans cet énorme panneau, et d’avaliser des comportements RESPONSABLES, en contribuant aux mesures nécessaires, vitales, urgentes, pour empêcher les pollueurs de continuer à faire subir à la planète son plus grand danger de l’ère industrielle..

      Je dirai aux climato-sceptiques ; regardez qui sont les forces qui luttent pour dénier le réchauffement, et vous comprendrez tout de suite le danger qu’il y a à aller dans leur sens. 





      • joletaxi 6 novembre 2010 12:25

        sinon,rien de neuf ?


      • jean-michel Bélouve jean-michel Bélouve 6 novembre 2010 12:36

        @ sisyphe
        Votre commentaire est bien dans la ligne d’une idéologie qui prend prétexte de menaces climatiques pour calomnier ceux qui ne sont pas de votre bord.

        D’abord, je n’ai aucun lien avec le Heartland Institute, bien que je sois à l’écoute des 700 scientifiques de très haut niveau qui constituent le NIPCC qui fait partie de Heartland.

        Je ne suis le lobbyiste de personne. Je vis de ma retraite, qui me suffit, point-barre !

        Je ne suis inféodé à personne, et je ne fais que dire ce que des investigations personnelles approfondies m’inspirent.

        Vous faites partie de ceux que je désigne, en colportant les poncifs récurrents de climato-sceptiques stipendiés par l’industrie pétrolière.

        Merci toutefois pour votre commentaire qui illustre le fanatisme et la haine qui émanent de certains adeptes de l’écologisme politique.


      • JL JL 6 novembre 2010 12:57

        « Je dirai aux climato-sceptiques : regardez qui sont les forces qui luttent pour dénier le réchauffement, et vous comprendrez tout de suite le danger qu’il y a à aller dans leur sens. » (Sisyphe)

        Pour ma part, je dirai que ça c’est un argument d’autorité.

        Pour ma part, je ne nie pas le réchauffement, j’ai même la prétention d’avoir prouvé que c’est une imposture, cf. ci-dessous, et d’être un anti lobbyste acharné en même temps qu’un anti néolibéral convaincu.


      • sisyphe sisyphe 6 novembre 2010 13:37

        @ jean michel belouve 


        Contrairement à vous, je ne défends aucune idéologie, et il n’y a aucun fanatisme, ni haine dans mes propos. 

        Je ne fais qu’énoncer des FAITS ; avec des liens qui montrent que votre article n’est que de la désinformation, et que les think tanks, instituts et lobbies libéraux (dont l’Institut Hayek dont vous êtes un éminent représentant) s’attachent à cette désinformation, dans des buts uniquement anti-régulation. 

        C’est bien vous, non, qui aviez publié une dizaine d’articles, essayant de lancer le fameux « climategate », qui s’est avéré un gros pétard mouillé... ?

        Si les états doivent fournir de l’argent, pour prendre les mesures qui éviteront une situation qui leur en coûtera beaucoup plus, il n’y a pas à hésiter, ni à venir pleurnicher, et rameuter les bons « happy taxpayers », dans un discours populiste et démagogue ; gouverner, c’est prévoir, et ça coûtera infiniment moins cher que les dégâts qui résulteraient d’absences de mesure contre le réchauffement. 


      • JL JL 6 novembre 2010 15:17

        A l’instar de Michel Rocard, excellent quand il parle politique, crétin quand il parle de science, Sisyphe répète à l’envi, qu’on est en train de transformer la terre en poêle à frire. Eh oui, Michel Rocard est un idiot utile qui fait bien rigoler ceux qui ouvrent une bèche dans l’océan autrefois glacial arctique comme ceux qui éventrent la terre ét laissent derrière eux des friches qui sont aux pyramides ce que les bouses d’un troupeau de vaches sont à un petit nid d’hirondelle !

        Assurément Michel Rocard sera invité aux diners de cons organisés par ces puissants. Sisyphe aura-t-il le droit de rogner quelques os ?

        Je démontre ci-dessous en peu de mots l’imposture de la thèse du réchauffement climatique laquelle a fait couler des tonnes d’encre, excusez du peu ! Aucun réchauffiste n’a trouvé le moindre argument à opposer à ces quelques lignes !

        « Cachez ces mots que je ne saurais voir » disent ces tartufes !


      • sisyphe sisyphe 6 novembre 2010 16:27

        JL ou le clone d’Allègre, ou l’imbécile utile des lobbies pétrochimistes et think tank ultralibéraux, qui, en un petit article, démonte les observations de centaines de scientifiques... 

         smiley 



        Faites gaffe ; si vous êtes (légitimement) invités par eux à un dîner, on vous servira une soupe au pétrole... 

      • sisyphe sisyphe 6 novembre 2010 17:16

        JL 


        Pour ma part, je ne nie pas le réchauffement, j’ai même la prétention d’avoir prouvé que c’est une imposture


        Faudrait savoir... 
         smiley smiley 

      • JL JL 6 novembre 2010 19:04

        Merci Sisyphe, d’avoir relevé ce lapsus : je voulais dire que je ne nie pas la pollution, évidemment !

        Mais ce lapsus démontre, comme disait Goebbels, que le fait de répéter inlassablement un mensonge finit par en faire une vérité. C’est sur cela que vous surfez honteusement. La preuve en est fournie par ce lapsus : même moi, j’ai été victime de l’intox médiatique qui a réussi à associer pollution et réchauffement.

        Pour le reste, vous écrivez : « (JL) qui, en un petit article, démonte les observations de centaines de scientifiques... »

        Eh oui : l’effet de serre qui est dû au confinement, et non pas à la nature des parois ne peut en aucune façon être transposé à l’atmosphère terrestre qui n’est par définition, pas confinée.

        Que cela vous plaise ou non, j’ai démontré par cette simple phrase que la théorie du réchauffement est une imposture, et vous êtes incapables vous et les autres, de me prouver le contraire. La preuve : vos minables arguments d’autorité et vos attaques ad hominem.


      • JL JL 6 novembre 2010 20:08

        Sisyphe a cessé de fonctionner !

         smiley


      • sisyphe sisyphe 6 novembre 2010 20:15

        Et, en plus il y croit, le brave JL , à sa formidable découverte, qui va changer le cours de la science ; et à quoi, évidemment, aucun des milliers de scientifiques n’avait pensé ! 

         smiley 

        Faites gaffe JL, vous êtes en train de passer du stade d’imbécile utile à imbécile tout court...
         smiley 

      • JL JL 6 novembre 2010 20:25

        Pauvre sisyphe, vous commencez à faire pitié.

        Savez-vous que vous êtes sur ce coup-là, avec mmarvin et aussi lamentable que lui, un fieffé néocon ?

        Je vous l’ai dis cent fois, vous ne tompez que vous même.

        l’effet de serre qui est dû au confinement, et non pas à la nature des parois ne peut en aucune façon être transposé à l’atmosphère terrestre qui n’est par définition, pas confinée.

        Que ça vous fasse mal là où je pense ne change rien à la vérité du propos, et vous êtes incapable de faire autre chose qu’éructer avec des mots qui ne salissent que vous, désolé.


      • sisyphe sisyphe 6 novembre 2010 20:27

        Allez, un petit cours de physique élémentaire, pour l’inspecteur JL 

         smiley 

        Mais l’inspecteur JL, ne lâchant pas sa proie, va envoyer ses plus fins limiers pour démasquer les imposteurs... 

        « L’imposture écologique » ; mais c’est bien le titre du livre de l’inénarrable Allègre ! 

        Allègre, sors du corps de JL ! smiley smiley 

      • JL JL 6 novembre 2010 21:05

        En matière de sciences, Wikipedia est le plus souvent la science des ânes. Ok pour les données factuelles, il est mauvais pour la théorie.

        La première phrase est une tautologie ! Un raisonnement circulaire : « c’est plus chaud avec un effet de serre ; il y a un effet de serre, donc c’est plus chaud ! »

        Je cite : « L’effet de serre est un processus naturel qui, pour une absorption donnée d’énergie électromagnétique, provenant du Soleil (dans le cas des corps du système solaire) ou d’autres étoiles (dans le cas général), confère au corps qui reçoit cette énergie une température de surface nettement supérieure à une situation « sans effet de serre ».
         

        Diable ! la température sur la surface de la lune est inférieure à celle de la terre ? Cela n’a pas de sens ! En l’absence d’atmospère, il est impossible de comparer les températures »toutes choses égales par ailleurs«  !



        Je lis : »L’usage courant de cette expression « effet de serre » est une généralisation du phénomène empiriquement bien connu qui permet aux serres de maintenir les cultures à une température plus élevée."


        C’est précisément cela qui est erroné !


        De deux choses l’une :

        - ou bien l’on considère que l’effet de serre est dû au confinement ainsi que l’a démontré William Woods en 1909 et n’a jamais été démenti depuis, et alors, en aucune façon ce phénomène n’est transposable à l’atmosphère !

        - ou bien l’on reconnait qu’il n’y a pas de confinement, et alors on est obligé d’admettre avec Williams Woods que, à l’instar du filtre, qu’il soit en verre ou en halite, la nature du gaz et sa perméabilité aux infrarouges n’a aucune influence ! A fortiori, une modification epsilonesque du taux de CO2 ni d’aucun gaz dit à effet de serre ne peut changer quoi que ce soit !

        A vous Sisyphe le physicien wikipédien !


      • JL JL 6 novembre 2010 21:10

        Il serait si simple de faire deux serres identiques, l’une contenant de l’air avec un taux de CO2 de 0.035 %, lautre avec un taux de CO2 égal à 0.07 % (c’est le taux qu’on atteindra dans 200 ans si on continue).

        Je vous fiche mon billet que personne ne pourra mettre en évidence le moindre écart de températiure.

        A vous les réchauffistes qui disposez de moyens un milliards de fois supérieurs aux miens ! La balle est dans votre camp !


      • JL JL 6 novembre 2010 21:24

        D’ailleurs, si Sisyphe avait été capable de lire tout il aurait noté ceci :

        « Sur Vénus l’effet de serre a porté la température à plus de 460 °C. Cet effet n’est pas dû au dioxyde de carbone qui constitue 96 % de l’atmosphère, mais à des constituants en très faibles quantités relatives tels que SO2 et H2O. »

        D’une part, il y est dit que ce n’est pas le CO2 pourtant 3000 fois plus présent que sur terre qui est responsable de la température mais d’autres gaz dont on ne parle guère ici.

        Mais surtout, il n’est pads dit que Vénus étant plus proche du soleil que la terre, le rayonnement reçu par unité de surface y est 2 fois plus intense que sur terre.


      • JL JL 7 novembre 2010 08:12

        Voyons au hasard, ce qu’il en est : 
         
        « La planète Vénus possède l’atmosphère la plus massive des planètes telluriques du système solaire. La pression au sol atteint 90 à 95 bars, soit près de 100 fois la pression atmosphérique terrestre, équivalent à la pression que subit un engin sous-marin à une profondeur de près de 1000 mètres. Du point de vue des constituants chimiques, Le dioxyde de carbone (CO2, 96,5 %) et l’azote (N2, 3,5%) représentent à eux seuls plus de 99,9% de la composition. (…) Le CO2 présente des fenêtres de transmission très larges qui ne peuvent piéger efficacement le rayonnement infrarouge. En revanche, SO2 et H2O, bien qu’en très faibles quantités, absorbent les radiations dans ce domaine de longueurs d’onde, tout comme le font également les fines particules d’acide sulfurique qui constituent les nuages. »


        Un lecteur attentif aura noté que j’ai occulté les passages qui citent l’effet de serre. Pourquoi ? Parce que je soutiens avec Woods que l’effet de serre est un phénomène observé dans une serre et dû et seulement dû au confinement. L’expression effet de serre est trompeuse et destinée à tromper : en réalité, cet effet qui n’est pas de serre, est minime, et sur terre il est dû à la vapeur d’eau, laquelle est en quantité 100 fois plus importante que le CO2 et susceptible d’absorber, à quantité égales beaucoup plus de rayonnement IR que ne le fait le CO2. De sorte que, cette « maudite » absorption de l’infrarouge est dûe à la seule vapeur d’eau, puisque celle-ci est 1000 fois, voire 10 000 fois plus importante que celle qui serait dûe au CO2 !

        Conclusion : le taux de CO2 – gaz qui « ne peut piéger efficacement le rayonnement infrarouge » ET se trouve 100 fois moins présent que H2O – peut bien doubler, tripler décupler, ça ne nous fera ni chaud ni froid.

        Je persiste et signe : l’effet de serre est une expression mensongère et destinée à tromper. L’effet qui n’est pas de serre invoqué malhonnêtement par les réchauffistes, est dû à la vapeur d’eau qui absorbe plusieurs milliers de fois plus d’infrarouges que notre CO2 !

        En revanche, les travaux d’éventrement et de destruction de la banquise, les marées noires, les pollutions et suies noires qui se déposent et diminuent l’albédo, tout ça, ça perturbe le climat. Et le prétexte du réchauffement est un alibi criminel
        .


      • JL JL 6 novembre 2010 12:31

        La principale pollution n’est pas forcément due au CO2 mais plus vraisemblablement aux dioxydes notamment d’azote et de soufre. L’activité humaine provoque un réchauffement epsilonesque de la température globale du globe. En revanche, les pollutions dégagées par la combustion des énergies fossiles sont responsables des graves perturbations climatiques observées, mais n’explique pas tout !

        La fonte des glaciers et de la banquise restent inexpliqués par le discours officiel : l’effet de serre est une imposture.

        Toute toute la théorie du réchauffement climatique se résume dans ce sophisme :

        - première proposition : une interprétation erronée et mensongère de l’effet de serre est présentée au public ;

        - deuxième proposition : par une analogie idiote et bâtie sur cette interprétation fallacieuse, l’atmosphère est assimilée frauduleusement à une serre ;

        - troisième proposition, la conclusion du sophisme : par un raisonnement circulaire, et basé sur ces mensonges, la pensée officielle déclare sans honte que, puisque les parois s’opacifient, l’effet de serre s’accélère, et donc la terre se réchauffe !

        Entre tautologies, sophismes et raisonnements circulaires, la théorie du réchauffement a vécu !


        la preuve du mensonge :

        « En 1909, Robert Williams Wood (1868-1955) construisit deux serres similaires, l’une avec des plaques de verre (transparent au visible et opaque aux infrarouges), l’autre avec des plaques en halite (transparent au visible et aux infrarouges). Dans les deux cas, l’air ne peut sortir. La température dans les deux serres augmenta de la même façon, démontrant ainsi que cet effet thermique s’explique essentiellement par l’absence d’advection. »


        • JL JL 6 novembre 2010 15:37

          Pour les mal comprenants :

          « démontrant ainsi que cet effet thermique s’explique essentiellement par l’absence d’advection. »

          Et donc que l’effet de serre ne peut pas être transposé à l’atmosphère terrestre qui n’est par définition, pas confinée.

          L’explication officielle, la seule sur laquelle est basée l’hypothèse réchauffistes, est une hérésie scientifique.

          CQFD !

          ça fait mal, hein ?!!!


        • Esotemyst 6 novembre 2010 13:43

          A l’approche du sommet climatique de Canün, les médiats officiels redoublent d’activité afin de nous faire croire que les controverses entre partisans du GIEC et les sceptiques n’ont plus lieux d’être et que les arguments de ses derniers ont une foi pour toute été réglés par les derniers rapports publiés. Notamment par le rapport de l’académie des sciences .

          Faut !

          Plus que jamais les scientifiques commencent enfin à discuter leurs visions divergentes.

          Science Publique consacre son émission du 29 octobre 2010 à la question : « Académie des sciences : le débat sur le climat est-il réglé ? ». A cette occasion, Michel Alberganti a rencontré Vincent Courtillot géophysicien, directeur de l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP)

          Prenez le temps d’écouter cet excellent interview
          http://www.dailymotion.com/video/xffn8t_science-publique-vincent-courtillot_tech#from=embed&start=14




          • Vincent Benard Vincent Benard 6 novembre 2010 16:17

            @ le dénommé Sysiphe :

            En tant que président de l’institut Hayek, je confirme que M. Belouve, même si nous reprenons volontiers ses excellentes publications, n’est pas membre de notre institut.

            Quant à vos autres péroraisons, elles ne valent pas que j’y consacre la moindre seconde. Je précise toutefois que, contrairement aux insinuations lues ca et là, l’institut Hayek s’enorgueillit de ne pas recevoir le moindre centime d’argent Corporate (nous refusons ce genre de contribution de par nos statuts) et bien sûr pas le moindre argent public. Et nous refuserions toute donation privée supérieure au montant de la cotisation annuelle demandée aux membres, afin de conserver notre indépendance (toujours statutairement).

            Le fait que la clique alarmiste n’ait plus que le pseudo argument du lobby pétrolier pour tenter de nous discréditer montre combien sur le fond du problème, leur position est intenable.

            Ah au fait, en passant, la justice néo zélandaise, surement aux ordres d’exxon mobil, confirme les affirmations de la blogosphère sceptique parues il y a un an et demie environ, montrant que les données de température des stations néozélandaises faisaient l’’objet de honteux tripatouillages au moment de « recalibrage » des données par des membres qui, comme par hasard, font partie du GIEC. Naturellement, seuls les sceptiques sont de sales malhonnêtes qui mangent au ratelier des pétroliers, cela va de soi.

            http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/10/22/kiwigate/

            Vincent BENARD
            président, Insitut Hayek
            http://www.fahayek.org/


            • jean-michel Bélouve jean-michel Bélouve 6 novembre 2010 17:37

              @ Cassino
              Ce n’est pas en couvrant l’Afrique de panneaux solaires qui produisent une électricité, le jour et pas la nuit, 6 fois plus coûteuse que l’électricité au charbon et 10 fois plus coûteuse que l’électricité nucléaire que l’on contribuera efficacement à son développement.

              Si ce projet de Fonds vert destiné uniquement à financer des solutions de lutte contre le risque climatique se met en place, cela aura pour effet de tarir toutes les contributions destinées à combattre la famine, la sècheresse, les maladies endémiques, etc. Une tragique mésallocation des ressources.

              Mais enfin, peut-on estimer que la situation des finances publiques européennes, particulièrement celles de notre pays, autorise la souscription à ce Fonds vert ?


              • sisyphe sisyphe 6 novembre 2010 17:40

                « Les climato-sceptiques ne se trompent pas, ils vous trompent »

                Le titre de son livre est explicite : Le populisme climatique. Stéphane Foucart en démonte les mécanismes et les motivations. Il a répondu à vos questions.

                    • joletaxi 6 novembre 2010 17:56

                      tiens, par curiosité ,j’ai jeté un oeil sur votre lien.


                      On se demande qui trompe qui ?

                      Bien entendu, si vous n’avez pas la curiosité de vérifier par vous-même,vous ne risquez pas de changer d’opinion.

                      La plupart de ces observations datent un peu,et on ne peut pas leur en vouloir de ne pas savoir que les années suivantes allaient battre des records d’enneigement un peu partout, mais par exemple sur la t° des océans, et la montée de leur niveau, cela fait longtemps que ces affirmations ont été « démontées »,les voir figurer dans un rapport aussi officiel a quelque chose de choquant.

                      Mais si cela ne vous dérange pas....

                    • joletaxi 6 novembre 2010 17:47

                      « Mais enfin, peut-on estimer que la situation des finances publiques européennes, particulièrement celles de notre pays, autorise la souscription à ce Fonds vert ? »


                      n’est-ce pas un petit prix à payer quand on voit à quel point cela fait plaisir à nos « décideurs »,
                      regardez la mine satisfaite de Mr. Baroso.Bon cela ne l’empêche pas de faire la tête de temps à autre, mais vous imaginez celui-là,vraiment contrarié à la tête de l’Europe ?

                      • jean-michel Bélouve jean-michel Bélouve 6 novembre 2010 18:06

                        160 euros par contribuable et par an, c’est cher le plaisir de voir Barroso réjoui !


                      • Croa Croa 6 novembre 2010 22:07

                        « regardez la mine satisfaite de Mr. Baroso »

                        Ah, ça sûrement, chaque fois qu’il réussi à vendre un crédit il en jouit  smiley et la banque aussi !

                        Ce type est un sodomite.


                      • joletaxi 6 novembre 2010 18:18

                        Bah, Mr. Belouve, on a construit des cathédrales à une certaine époque,que certains em.... comme moi devaient déjà trouver inutiles,alors si cela peut apaiser le vide existentiel d’une grande partie de nos contemporains....


                        • jjwaDal jjwaDal 6 novembre 2010 20:17

                          On aurait tort de penser le débat scientifique sur la contribution humaine au réchauffement climatique, clos. Il ne l’est pas tant les incertitudes sur la sensibilité du climat aux GES est grande et la fiabilité des simulations numériques (avec une caricature d’hydrosphère, sur des décennies) est discutable.
                          Supposons-le (clos). La science nous dit que le forçage dû au CO2 est logarythmique et donc les 110ppm ajoutés par les « occidentaux » depuis le début de l’ère industrielle seraient bien plus préoccupants que les 110 suivants (nous faisant passer à 500ppm), en admettant que les émissions sur le siècle à venir soit à parité entre les développés et les autres.
                          Donc, comme de plus une part importante des émissions des émergeants seraient pour alimenter le monde riche (dans tous les sens du terme), la charge de la démonstration par l’ex nous incombe. Les « émergeants » attendent toujours de nous voir donner l’exemple, quand l’allemagne et les USA utilisent majoritairement le charbon pour leur production électrique par ex et ont de la peine à contenir leurs propres émissions. Or, leur PNB/habitant est très au-delà de celui d’un chinois, indien, africain. Eux pourraient encore encaisser une énergie substantiellement plus chère.
                          Il suffit d’écouter cet « autre monde » (la conférence de M. Khor et celle de W. Bello sur le site de l’IFG par ex) pour saisir la lucidité des « émergeants » sur nos demandes. On les prend pour des demeurés.
                          Reboiser massivement (en améliorant les terres agricoles pour compenser une réduction de celles-ci) ferait plus vite et moins cher que donner des débouchés (solvables via les contribuables européens par ex) à des industries essentiellement occidentales et chinoises, relocaliser les économies aussi (tout ce qui peut être produit localement, favorisé fiscalement, retour aux barrières douanières (équivalent taxe-carbone aux kms parcourus)). Personne n’y songe, bien sûr. Personne non plus n’envisage de taxer la viande (plus de terres cultivées et émissions massives de GES des cultures comme du bétail).
                          Jamais les « émergeants » n’accepteront de se « saigner » en ayant des émissions per capita très inférieures aux nôtres.


                          • Croa Croa 6 novembre 2010 22:29

                            C’est donc pire que jamais ; Tout les prétextes sont bons pour nous vendre leur monnaie de singe qui a fait assez de mal comme ça ! Ces escrocs n’ont vraiment aucune pudeur !  smiley

                            L’écologie ne saurait s’intégrer dans le système économique actuel. Ce système, basé sur le crédit (donc sur la dette) et la « croissance » est à abattre, tout simplement ! Et ils osent en redemander !

                            Il faut maintenant détruire le mal, à savoir le capitalisme, le système financier, abolir l’usure, Etc...

                            et créer d’urgence les institutions démocratiques qui, sur fond de sobriété responsable et de partages équitables les remplaceront. 

                            PS : Merci à l’auteur qui, apparemment n’a rien comprit mais semble bien renseigné. smiley

                             


                            • chria chria 7 novembre 2010 12:50

                              Article intéressant quand on reste dans le domaine économique et politique.
                              Après on connaît bien l’idéologie de l’auteur on sait à quoi s’attendre.

                              Par contre on attend toujours la publication d’un article par notre inénarrable JL.
                              Eh JL, faudrait bosser avec phi alias D. Pierrehumbert qui lui aussi a fait une énorme découverte.
                              http://www.dphi.ch/atlantis/a7.htm
                              Il est temps de sortir de l’ombre, l’humanité a besoin de vous et de votre science pour revenir dans le droit chemin.

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