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Accueil du site > Actualités > Environnement > Catastrophe nucléaire de Fukushima : les mensonges à répétition de (...)

Catastrophe nucléaire de Fukushima : les mensonges à répétition de Tepco

Panique puis confusion !

Comme l'annonce 20minutes.fr : "L'exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, au Japon, a annoncé dimanche que le niveau élevé de radioactivité enregistré plus tôt dans la journée au niveau du réacteur n°2 était erroné. Tepco avait indiqué tôt dimanche que le niveau de radioactivité dans l'eau qui s'est accumulée dans la salle des turbines du réacteur était dix millions de fois supérieure au niveau habituel."

Ce raté énorme ne cache-t-il pas un nouveau mensonge, comme il y en a eu déjà dans cette histoire ? Ce manque de transparence entretient la méfiance de la population ... 
 

Rappelons les précédents mensonges et les irrégularités dévoilées au sujet de la centrale, décrites dans cet article du Monde : "Le 7 février, un mois avant le séisme et le tsunami qui ont endommagé la centrale nucléaire de Fukushima, l'agence de régulation nucléaire japonaise a autorisé le maintien pendant 10 années supplémentaires du plus ancien des six réacteurs de la centrale, malgré des avertissements concernant sa sécurité, a révélé lundi 21 mars le New York Times."

Autre fait curieux, relaté par 20minutes.fr le 17 mars dernier dans un petit article intitulé "JAPON Catastrophe nucléaire de Fukushima : Une employée de la centrale témoigne " : une ingénieure de la centrale de Fukushima, Michiko Otsuki, s’est exprimée sur Mixi (équivalent japonais de Facebook), après avoir été évacuée du site lundi, désirant parler au nom de ses 180 collègues « sacrifiés » qui travaillent encore au sein de la centrale nucléaire afin d’en refroidir les réacteurs : Elle dit au passage que le système de refroidissement de la centrale avait été détruit : "La machine qui refroidit le réacteur est en bordure de l’océan et a été détruite par le tsunami. Tout le monde a travaillé désespérément pour essayer de le faire fonctionner à nouveau malgré la fatigue et le ventre vide ». Son billet a été très vite supprimé, avec pour explication qu'il risquait d'entretenir la panique.

On nous fait croire pourtant que en rétablissant le courant on allait essayer de faire repartir le système de refroidissement, tout en arrosant à l'eau de mer en attendant. Or le 23 mars, comme l'annonce cet article du Monde intitulé "JAPON Catastrophe nucléaire de Fukushima : "l'utilisation d'eau de mer, inadaptée au refroidissement, pose problème. Pour l'IRSN, "la présence de sel dans l'eau injectée pourrait altérer le refroidissement du combustible à très court terme. Il y a risque de cristallisation du sel injecté avec l'eau de mer dans les cuves des réacteurs". L'institut recommande l'approvisionnement de la centrale en eau douce." on nous explique que l'eau de mer est corrosive et endommage les circuits de refroidissement, qu'il faut passer à l'eau douce."
Or les ingénieurs devaient bien savoir que l'eau de mer était corrosive ... A moins que cela corrobore le fait que les circuits de refroidissement étaient de toute façon "out", donc l'endommager avec de l'eau de mer n'y changeait rien. Sauf qu'elle sera le prétexte, l'excuse, l'alibi pour justifier que l'endommagement des circuits aura été causé par cette eau de mer, pour cacher un mensonge, à savoir que l'on savait qu'ils étaient déjà détruits ...

Voir aussi l'article du Monde paru dans le Monde ce soir, un entretien avec Eisaku Sato, ex-gouverneur de la préfecture de Fukushima : "La catastrophe actuelle a été provoquée par l'imprudence des hommes". Il confirme des mensonges et les irrégularités ... Depuis des années, des personnalités politiques ont mis en cause le manque de transparence de la politique nucléaire japonaise.

"Depuis des années, Tepco a falsifié des documents d'inspection... Il n'y a pas que Tepco qui est en cause. En 2002, mon administration a reçu un document de l'Agence pour la sécurité nucléaire et industriel (NISA) nous informant que Tepco avait reconnu avoir falsifié le contenu de rapports d'inspection concernant des dégâts détectés sur l'enveloppe du cœur de deux réacteurs dans Fukushima Daiichi... J'ai pensé qu'une telle attitude était inadmissible, aussi bien de la part de Tepco que de NISA, l'organisme d'Etat chargé de la surveillance du fonctionnement des réacteurs nucléaires, qui avait gardé secrète cette information alors qu'elle leur avait été révélée deux ans auparavant."

Jacques Dutronc avait raison "on nous cache tout, on nous dit rien ...", de même qu' Anne Roumanoff avec son "on ne nous dit pas tout !".


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36 réactions à cet article    


  • Gabriel Gabriel 29 mars 2011 10:00

    Je ne pense pas que le monde ait pris encore pleinement conscience de l’étendu de la catastrophe en cours et à venir. Une grande partie du pays et de son écosystème est foutu, des eaux et des nuages radioactifs incontrôlables et incontrôlés qui vont se balader à travers la planète. De la nourriture inconsommable, des terres souillées pour 50 ans minimum voir plus ! Conclusion, le nucléaire c’est la roulette russe avec 5 balles sur 6 dans le barillet. Non seulement un pays qui continu dans la voie du nucléaire met sa nation en danger mais aussi celle de ses voisins ! L’urgence est au développement des énergies vertes et à l’arrêt de ces bombes à retardement. Continuer dans la voie du nucléaire et son expansion doit être considéré comme crime contre l’humanité. Il n’est pas question ici de bord politique ou d’un quelconque calcul financier mais de la sauvegarde de nos vies et rien, mais c’est une évidence, n’est plus prioritaire que sa préservation, n’en déplaise aux actionnaires !


    • Cimation 30 mars 2011 04:07

      Votre réaction conduite par la peur est sans nul doute légitime face aux dangers de la technologie nucléaire. Cette technologie fait peur, son utilisation militaire n’y étant pas étrangère. Mais permettez moi de déplacer le débat sur des réalités trop souvent occultées par le média, 1er, voire unique relais d’une information à caractère sensationnel. Au risque de vous choquer, une simple question : quelle est la source d’énergie primaire utilisée par l’homme la moins dangereuse en termes de pertes humaines ? l’uranium. L’exploitation du gaz, du pétrole et du charbon occasionnent à eux seuls des milliers de morts chaque année. Rien qu’en Chine, l’extraction du charbon a pour conséquence le décès d’environ 6 à 8000 mineurs par an. Et personne ne s’en offusque... Ajoutez à cela que les conséquences sur l’environnement occasionnent et occasionneront pour des décennies des pertes humaines impressionnantes et vous comprendrez que le nucléaire a encore et pour longtemps une bonne marge de sécurité à faire valoir. Et je n’ose préciser le taux de mortalité à KWh égal produit entre ces différentes sources d’énergie à notre disposition car ici aussi, au risque de surprendre, l’uranium est aujourd’hui la moins « dangereuse ». Vous soulignez à juste titre la nécessité d’intensifier l’exploitation des énergies dites « vertes » ou « renouvelables ». Mais connaissez vous les ordres de grandeur en jeu ? Les rendements énergétiques de l’éolien ou du photovoltaïque sont ridicules, aujourd’hui et pour encore très, très longtemps. La consommation énergétique mondiale augmente chaque année d’environ 6% en exponentiel. Nous ne consommons pas moins de 85 millions de barils de pétrole par jour, sans parler du gaz et du charbon. Remplacer le nucléaire par de l’éolien ou du photovoltaïque est un doux rêve auquel nous n’accèderons jamais face aux volumes consommés. Un exemple ? Le Danemark. Ce pays se targe d’être le roi de l’éolien, le pays le plus équipé en éoliennes. Résultat premier ? un pays bien plus petit que la France et beaucoup plus polluant, car le vent est capricieux, irrégulier, insuffisant pour répondre aux besoins en électricité de ce pays. Résultat second ? la nécessité de faire appel à des centrales dites « thermiques » (charbon et pétrole) pour compenser. Résultat final : une contribution plus importante que la notre à la pollution atmosphérique, conséquence d’un réchauffement planétaire qui coûtera à l’espèce humaine des pertes incommensurables. Sortir du nucléaire pour des questions de sécurité humaine est une hérésie, une réaction complètement inappropriée face au vrai risque encouru par l’espèce humaine : un réchauffement climatique aujourd’hui avéré, indiscutable, aux conséquences telles que nous n’aurons malgré notre bonne volonté et nos doux rêves pas d’autre choix que de faire appel, entre autre, à l’énergie nucléaire, non émettrice de gaz à effet de serre.  Le nucléaire est dangereux certes. Mais pas plus que les autres solutions réalistes, et pour longtemps. Vous souhaitez participer à la sauvegarde de votre planète, celle qui portera demain vos enfants et petits enfants ? Alors surtout, commencez par réduire de façon drastique votre consommation d’énergie au quotidien. Choisissez les transports en commun. Ne prenez pas l’avion pour une semaine à Djerba. N’ayez qu’une seule télévision, un seul PC, éteignez les lumières inutiles, chauffez votre habitat à 19 degrés au maximum, investissez dans l’isolation thermique, etc. etc. Mais surtout, ne diabolisez pas le nucléaire ! Car alors peut être, je dis bien peut être, parviendrons nous à gagner du temps, pour d’une part progresser dans la sécurité de l’exploitation de l’énergie nucléaire (la seule à très haut rendement énergétique capable de répondre à nos besoins sans émettre de pollution à effet court terme) et ainsi nous permettre d’autre part de gagner encore du temps pour progresser plus encore dans l’exploitation des énergies « renouvelables » qui nous permettront peut être un jour, espérons le, d’atteindre le saint grâle :  avoir à notre disposition l’énergie en abondance avec un minimum d’impact sur notre environnement, donc notre vie.  


    • Gabriel Gabriel 30 mars 2011 08:47

      Je vais essayer d’être le plus précis et plus clair possible pour vous répondre.

       1°) Je ne suis pas contre le nucléaire par principe, ce serait une attitude stupide. Je serais pour l’énergie nucléaire je jour ou l’on sera retraiter définitivement ses déchets sans les enterrer dans le jardin du voisin et ainsi polluer ses sol pour des milliers d’années. Je serais pour le nucléaire le jour ou l’on sera maîtriser un réacteur en fusion et ou l’on sera se prémunir contre des fuites radioactives.

       2°) Certes, les autres énergies ont leur lot de victime mais est ce comparable ? Je m’explique, le gaz, le charbon, le pétrole (Quoi que pour ce dernier, je vous l’accorde, vu l’exploitation laisser entre les mains de rapaces financiers (Voir golfe du Mexique) les dégâts sur notre écosystème sont considérables) Font des victimes mais les accidents sont toujours contrôlables quant à leurs propagations or pour le nucléaire, rien n’est maîtrisable (Voir aujourd’hui le Japon, ou cela va s’arrêter ?)

       3°) Pour les énergies alternatives, Greenpeace avec un panel important d’expert affirme compenser donc remplacer les besoins énergétiques fournis par le nucléaire en un vingtaine d’année. Je vous laisse les liens ci-dessous mais il y en a beaucoup d’autres.

       http://energie-climat.greenpeace.fr/il-est-temps-dinventer-une-nouvelle-donne-energetique

       http://www.archimedia.ma/a-la-une/actualites-btp/2129-greenpeace-les-energies-renouvelables-pourraient-remplacer-le-nucleaire

       4°) Ou vous avez raison, c’est qu’il faut revoir nos modes de consommation mais il faut aussi que les industriels soient contraint à fournir des produits moins énergivores et plus propres (recyclable).

       Conclusion : J’ai vu dans les commentaires que les pro-nucléaires se moquaient des écologistes en prétendant que ceux-ci voulaient revenir à l’éclairage à la bougie. Avouez c’est stupide et bien sur absolument faux comme argument, mais imaginons qu’ils aient raison, préférez vous être en vie devant une bougie ou mort sous un néon ? Quant à l’avenir de nos enfants avec l’héritage nucléaire qu’on leur laisse, sans commentaire …..

      Merci de votre d’intervention.


    • Cimation 30 mars 2011 20:17

      Bonjour. Merci pour votre réponse, je vais à mon tour essayer de préciser certaines choses

      1- Vous dites : « je serai pour l’énergie nucléaire le jour où l’on saura retraiter définitivement ses déchets sans les enterrer… et ainsi polluer les sols pour des milliers d’années. Je serai pour le nucléaire le jour où l’on saura maîtriser un réacteur en fusion et où l’on saura se prémunir contre des fuites radioactives »

      a. Dans ce cas… il vous est impossible d’utiliser au quotidien une voiture (nombre de morts annuel sur les routes mondiales ? bien supérieur et de loin au taux de mortalité engendré par l’exploitation de l’uranium…). Il vous est impossible de prendre l’avion (impact notable avéré sur le climat). Il vous est impossible d’utiliser le gaz, le charbon, le pétrole pour vos usages quotidiens (ici aussi impact très long terme sur le climat, donc sur la sécurité humaine). Il vous est impossible d’utiliser quelque technologie que ce soit pour la simple raison que le risque zéro en toute chose n’existe pas. Vous souhaitez consommer ? avoir une télévision, une voiture, un ordinateur, utiliser Internet… sans contrainte sur votre environnement et sans risque pour votre santé ou celle de vos enfants ? Impossible. Rigoureusement et physiquement impossible.   

      2- Vous dites « Certes les autres technologies ont leur lot de victimes mais est ce comparable ? » : non. C’est incomparable en effet. Cumulez simplement le nombre de morts occasionnés directement par l’exploitation des énergies fossiles gaz, pétrole et charbon depuis les débuts de l’aire industrielle, et vous constaterez rapidement que l’uranium compte pour presque zéro dans la balance. Cumulez à ce résultat l’impact climatique majeur à très très long terme (ici aussi pour des centaines voire des milliers d’année – sans parler des pollutions indirectes) qui occasionne chaque année un peu plus de pertes humaines et vous constaterez que la comparaison est sans commune mesure, à l’avantage du nucléaire une fois encore et pour bien des années. Vous dites « … l’exploitation laissée à des mains rapaces » : cette réflexion est « absurde » pardonnez moi. L’offre n’existe pas sans la demande. La voracité avec laquelle nous consommons l’énergie à notre disposition, la tolérance que nous accordons aux impacts liés à notre consommation (en qualité d’utilisateurs finaux comme vous et moi) et l’insistance permanente dont le commun des mortels fait preuve pour obtenir son énergie à prix le moins cher possible ne contribuent en rien à l’amélioration de ces problématiques. Pour simplifier, je m’autorise une comparaison cavalière : chaque français se plaint de voir son travail partir en Chine, mais tout le monde consomme du produit Made in China sans se poser la question du pourquoi le prix est-il si faible [conditions de travail, législation environnementale, règles de sécurités primaires, consommation de charbon à outrance, etc.). Le premier responsable est malheureusement le consommateur. Et sa seule réponse est trop souvent de ne rien vouloir changer à sa vie en invoquant que l’homme et sa technologie pourront résoudre tous les problèmes. Mais cette technologie et la science sont les mêmes, quelque soit le sujet. Ecouter ce qu’elle nous dit quand cela ne nous dérange pas et ne plus vouloir l’écouter quand elle nous dérange n’est pas possible. Ceux qui aujourd’hui peuvent vous démontrer sans l’ombre d’un doute que les énergies alternatives ne sont pas une solution à la hauteur des ordres de grandeur en jeu (et ce pour des décennies) sont les mêmes et sortent des mêmes écoles que ceux auxquels vous faites confiance chaque jour en prenant votre voiture, rassuré de savoir que votre airbag s’activera en cas de problème. Vous dites « … les accidents sont toujours contrôlables quant à leur propagation en parlant du gaz, du pétrole et du charbon ». Diable… que faites vous du changement climatique aujourd’hui incontrôlé et incontrôlable pour un impact à très très long terme ? En quoi l’impact de l’exploitation et de la consommation de ces énergies primaires a-t-il été mieux, ou est-il aujourd’hui encore mieux contrôlé ?  Où cela va-t-il s’arrêter ?

      3- Vous dites : « …il faut aussi que les industriels soient contraints à fournir des produits moins énergivores et plus propres (recyclables) » : je ne doute pas que vous fassiez parti des gens qui n’hésitent pas à payer le prix pour un appareil de classe A. je ne doute pas que votre véhicule ne produise pas plus de 90 grammes de CO2 par klm et que vous ne conduisiez jamais en été d’ébriété ou trop vite au risque de faucher quelques enfants. Je ne doute pas que vous ne preniez jamais l’avion. Mais qu’en est-il de la population mondiale ? Par ailleurs, qu’espérez vous obtenir avec des produits moins énergivores alors même que ces derniers se multiplient sans cesse ? Le réfrigérateur à faible consommation est une bonne idée. Mais ce même réfrigérateur hier ne faisait que 100 litres et la part de la population mondiale pouvant accéder à cet investissement était faible. Aujourd’hui, les réfrigérateur sont certes moins énergivores, mais ils font 300 L, et de plus en plus de personnes dans le monde peuvent se l’offrir. Bilan des courses ? Une augmentation croissante de la consommation énergétique mondiale !. Depuis le début de l’aire industrielle, aucune innovation fusse t-elle majeure permettant de réduire la consommation d’un produit n’a permis de réduire la facture énergétique globale car ce même produit, au lieu d’être vendu 100 fois, se vend à des millions d’exemplaires. Rêver de la voiture propre ? Impossible. Même à 1g de CO2 par véhicule, vous aurez tôt fait d’arriver au même résultat pour 130 véhicules vendus, soit 130 grammes de CO2 émis dans l’atmosphère. Le problème n’est pas à considérer localement mais mondialement. Le problème de la consommation énergétique est mondiale et doit être considéré comme tel. La planète, notre atmosphère ne font aucunes différences géographiques. A la fin, c’est le volume globale terrestre qui s’impose.  Et pour un dernier mot, la voiture de mon grand père était certes moins efficiente en termes de rentabilité énergétique. Mais elle pesait 600 kg. Aujourd’hui, une voiture moyenne pèse minimum une tonne. Une tonne de technologie que vous déplacez avec un moteur « amélioré » face à à 600 kg sans optimisation… la différence est faible, très faible.

      4- Oui je vous rejoins. Se moquer des écologistes en prétendant revenir à la bougie est une ânerie. Mais (et je tiens à préciser ici que je n’ai aucun intérêt direct ou indirect avec l’exploitation du nucléaire) s’offusquer des risques liés à la production d’électricité via la technologie nucléaire est tout autant une ânerie ! laisser croire à des milliards de gens qu’ils pourront demain avoir plusieurs télévisions (voire ne serait qu’une seule) par foyer, un véhicule, prendre l’avion pour découvrir le monde, etc. sans impacter la planète et donc la survie de notre descendance est tout bonnement scandaleux.

      5- Revenir à la bougie est une ânerie. Par contre, accepter dès maintenant de ne plus se déplacer à grande vitesse et sur de longues distances, accepter dès maintenant de réduire la taille de son habitat (appartement plutôt que maison individuelle), accepter dès maintenant de ne plus consommer de viande (et oui ça aussi !), accepter de n’avoir qu’un seul écran par foyer, un seul PC, etc… bref accepter tous les efforts possibles et imaginables pour réduire notre consommation énergétique : OUI. Oui pour gagner du temps. Oui pour nous donner le temps de faire évoluer les technologiques qui permettront d’atteindre une efficacité énergétique plus pertinente. Oui pour permettre à chacun sur cette planète d’accéder aux besoins fondamentaux : se loger, se nourrir, se vêtir, se soigner et s’éduquer. Sans ce temps, nous n’y parviendrons pas. Et sans le nucléaire pour un temps certain, moins encore. L’horloge est emballée et malheureusement le petit tiers de la population mondiale qui consomme plus de 90% des ressources disponibles ne semble pas prêt à partager, ne croyant qu’à une chose : « la fée technologique » pour le sortir de l’impasse dans laquelle il s’est engagé, collectivement, avec le sourire. La physique est têtue. Les chiffres aussi. Aucun de nos acte quel qu’il soit ne peut se faire sans « impact » sur ce qui nous entoure, et sans risque. En toute chose, c’est la dose qui fait le poison. Le nucléaire est dangereux ? Très bien, alors commençons par réduire notre besoin d’électricité, nous réduirons alors le nombre de centrales. Mais croire que les arrêter du jour au lendemain en targuant que le risque est trop grand, c’est oublier bien des paramètres, et c’est une fois encore pointer du doigt un bouc émissaire facile. L’Allemagne a souhaité il y a quelques années réduire drastiquement l’usage du nucléaire. Résultat ? Augmentation des centrales thermiques dans un premier temps puis à nouveau relance du programme nucléaire en constatant que le pari était impossible. Arrêter aujourd’hui et trop rapidement l’exploitation de l’énergie nucléaire, c’est aussi malheureusement mettre en péril l’un des fondamentaux de nos sociétés : la démocratie, basée pour une part essentielle sur l’abondance énergétique, l’abondance en toute chose. Réduisez l’accès à l’énergie, et vous verrez alors le retour des champs de bataille pour vous approvisionner, nourrir vos enfants. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les pays qui manquent de tout. Quant aux beaux discours de Greenpeace prétendant solutionner les problèmes en remplaçant le nucléaire par du renouvelable (ici aussi fausse idée, le renouvelable n’existe pas, cela ne veut rien dire mais bref) en une vingtaine d’année, est la démonstration une fois encore que l’humain n’écoute la science que quand son discours ne le dérange pas. Je n’ai plus le temps hélas de m’étendre ici sur les discours de Greenpeace mais quelques remarques : Greenpeace dit : « l’énergie du vent pourrait voir sa production multipliée par 14 d’ici à 2050. La belle affaire ! Que c’est beau de dire « multiplié par 14 ! ». ça fait gros, ça fait important. Savez vous quelle est la part aujourd’hui de l’éolien dans la production énergétique mondiale ? 0.42% ! Vous lisez bien : 0.42% ! Vous multipliez par 14, vous obtenez 5.88% en 2050 ! (et encore… je n’ai pas l’information sur leurs méthodes de calcul, à consommation constante ou pas ?) Entre 2010 et 2050, la consommation énergétique mondiale (donc le besoin en électricité pour ne citer que cette énergie secondaire) aura cru de +6% par an en exponentiel, ce qui donne sur 30 années une augmentation d’environ… 900 %. Les 5.88% obtenus seront inférieurs et de loin aux 0.42% actuels. Un autre point sur ce discours : « les centrales au gaz permettraient de faire la transition avec le nucléaire et cela sans augmenter les émissions de CO2 grâce à « un très grand programme de rénovation de l’habitat » pour réduire par 3 ou 4 la consommation d’énergie des logements. Où se trouve dans ce calcul le coût énergétique lié à ce magnifique programme de rénovation ? nul n’en parle. Pourtant, le bâtiment est l’un des premiers consommateurs d’énergie au monde. Combien d’énergie sera nécessaire pour un tel programme ? il serait intéressant de l’inclure dans le calcul. Quand à augmenter l’efficacité énergétique de l’habitat, bien sûr que c’est indispensable. Mais un exemple encore pour souligner l’incroyable complexité de ces question : un panneau solaire, oh magnifique invention non polluante. La durée de vie d’un panneau solaire en l’état actuel des technologies est d’environ 20 ans. Pour compenser l’énergie consommer pour produire ce panneau, ce même panneau mettra 10 ans (de par son rendement énergétique ridicule) pour y parvenir. Il vous reste alors 10 ans d’exploitation de rendement incroyablement médiocre pour parvenir difficilement à éclairer votre habitat. Et je ne parle pas des déchets… et de la pollution occasionné par ces derniers.

       

      J’arrête ici mon intervention… j’entends déjà que certains s’endorment J pardonnez mon ton de donneur de leçon, ce n’est pas le but. Je souhaite simplement contribuer au débat en soulignant avec force que ces questions ne se débattent pas sur un coin de table, à la lecture d’un article écrit par des journalistes ne sachant même pas de quoi ils parlent, ou sous l’influence d’une peur exacerbée par des années de désinformation. Arrêter le nucléaire encore une fois : OUI ! mais avant de fustiger tel ou tel, regardons bien chaque jour combien nous consommons, ce dont nous avons besoins, en dégustant notre steak accompagné de légumes surgelés, de quelques fraises en hiver tout en regardant la télévision sur un écran plus grand que le mur et bien sûr, en sautant sur notre super iPhone grand écran lui aussi, dévoreur de watts, et notre PC, non moins gourmand pour lire nos mails, toute chose égale par ailleurs.   


    • Gabriel Gabriel 31 mars 2011 06:26

      Nous pourrions débattre incessamment et chacun resterait, je le pense, campé sur ses positions. Les arguments que vous développez sont hautement respectables et en grande partie exacts. Mais la vérité, et vous êtes assez intelligent pour le savoir, a plusieurs facettes et tout n’est pas blanc ou tout n’est pas noir (Ce serait trop simple). Seulement voilà, concernant le sujet qui nous préoccupe ici (Le nucléaire civil), la catastrophe Japonaise nous renvoie en pleine face notre incapacité à maitriser ses aléas. Notre égocentrisme et notre vantardise à vouloir jouer avec des éléments dont nous ne maitrisons pas la portée va se payer au prix fort. Aujourd’hui c’est la panique à bord, la moitié de ce pays va être foutu, des millions de gens vont être irradiés à plus ou moins hautes doses, des territoires entiers vont être souillés pour des siècles, l’eau potable et des eaux de mers polluées vont se baladées de pays en pays et distiller leurs poisons invisibles. Concernant la pêche, la moitié du Japons peut faire une croix dessus avec tous les problèmes sociaux que cela engendrera. Alors voyez vous, la catastrophe n’étant toujours pas maitrisée à l’heure ou j’écris ces lignes et personne ne sait jusqu’ou cela ira, je trouve que la note à payée pour ce monde n’est pas de taille humaine. Merci d’avoir argumenté, c’est toujours un plaisir d’avoir un débat car nous en retirons tous quelque chose de positif et c’est ainsi que la démocratie s’enrichit. Cordialement


    • Cimation 31 mars 2011 17:34

      Bonjour. Ma dernière réponse et je vous laisserai le mot de la fin J

       

      « Nous pourrions débattre incessamment et chacun resterait campé sur ses positions »

      Je ne vous rejoins pas. Exception faite de la notion de « l’écologie politique » et ce que qu’elle sous entend, ces questions sont avant tout d’ordre physique.

      Comme déjà dit, la physique est têtue, les chiffres ne le sont pas moins. Dire que tout n’est blanc ou noir dépend du contexte. Quand aujourd’hui, en l’état actuel des connaissances humaines (nous sommes bien obligés d’y prêter attention sinon qui, à part nous, pourrait réfléchir aux problématiques qui nous font face) la science nous indique, par exemple, qu’il est impossible de stocker l’électricité à grande échelle et ce pour des décennies, c’est Oui, cela ne peut être non ou peut être. L’homme a déjà bien du mal à faire fonctionner un tout petit iphone plus d’une journée, alors imaginer demain, derrière des éoliennes ou des panneaux solaires placer des millions de batteries (extrêmement polluantes de surcroit !) pour stocker des MGw et utiliser abondamment l’électricité en l’absence de vent ou la nuit sans soleil, ça serait à ce stade revenir à l’âge de pierre et croire aux miracles. Cette approche est la même en toute chose. Une voiture lancée à 200 km/h sur un mur s’écrasera et ses passagers avec. Point. Il n’y a pas à discuter. Nous avons par contre l’option de choisir de rouler moins vite, ou de consommer moins d’électricité. Mais…

       

      Le développement de nos sociétés est entièrement et exclusivement basé sur une chose : l’énergie disponible et son exploitation. Rien d’autre. Depuis la nuit des temps, c’est ce levier premier et lui seul qui a permis à l’homme son développement. Au départ l’énergie humaine (le muscle), puis la découverte du feu, sa maîtrise, puis l’énergie animale (domestication), puis l’énergie mécanique (invention de la machine à vapeur, puis du moteur à explosion, puis du moteur à pile atomique). Il suffit de regarder les chiffres. De comparer la croissance démographique depuis l’invention du moteur à explosion. L’énergie, nous en avons besoin à tous les niveaux, sans aucune exception. Qu’il s’agisse de faire cuire un œuf, de construire un immeuble, de cultiver les terre et de se nourrir, de se déplacer, se soigner, bref vivre. Et la longévité humaine croissante dans les pays riches n’est pas un hasard. Le remplacement de l’énergie humaine par la mécanisation (et l’assistance par la mécanisation) ont permis d’abandonner la main d’œuvre de nos campagnes pour l’installer dans des bureaux, extrêmement énergivores eux aussi (et doublement puisque continuant à se nourrir de la production agricole mécanique dans le même temps). Grâce à l’énergie fossile (pétrole principalement), aujourd’hui 2% de la population française (agriculteurs) produit de quoi nourrir des millions d’humains. Magie ? Hélas non : Engrais azotés, tracteurs, moissonneuses batteuses, camions, irrigation (pompes, etc.) et j’en passe, tout ça fonctionne grâce à une énergie primaire : le pétrole (et ses dérivés, pétrochimie par exemple, électricité via centrale thermique pour autre exemple). La médecine ? Pétrochimie et carbochimie = énergie fossile = pollution irréversible (changement climatique, pollution des sols, pollution de l’eau douce, pollutions des océans, etc.).  

       

      Que vous souhaitiez regarder cette réalité sous un angle ou un autre, rien n’y fait, vous reviendrez toujours au même point : un besoin d’énergie croissant pour répondre d’une part à la demande croissante dans les pays riches, mais d’autre part à la demande croissante, extrêmement forte, des pays émergents, qui aspirent légitimement à « profiter » du confort… de l’énergie abondante. Et la notion d’énergie abondante, c’est un ordre de grandeur pharamineux, une telle dimensions pour répondre à 7 milliards d’individus, peut être (je dis bien peut être) 9 dans quelques années) qu’hélas, même en continuant à exploiter à outrance les énergies fossiles y compris le nucléaire (toutes en voie de disparaître tôt ou tard, et pour certaines très bientôt) et en y ajoutant toutes les autres solutions (éolien, solaire (photovoltaïque mais aussi solaire thermique), unités marémotrices, etc.) qu’hélas nous n’y parviendrions même pas.

       

      Avant de se révolter sur l’impact majeur de l’irréversible (à l’échelle humaine) accident du Japon, il serait bon que le monde regarde en face l’impasse dans laquelle il s’est engagé. Nourrir, loger, habiller, éduquer 9 milliards d’individus (ou même 7, ou même 4 tenez !) selon notre mode de vie (français dit « moyen ») est physiquement im-po-ssible.

       

      Alors ? Sommes nous trop nombreux ? en l’état actuel de nos connaissances, oui, tout espoir est vain de vouloir faire espérer au 1.5 milliard de chinois de vivre un jour comme un « petit français ». Les dès sont déjà jetés depuis longtemps. Et d’ailleurs, il est intéressant de se pencher sur notre développement (pays riches) pour observer combien se dernier s’est fait au détriment de la majeure partie de la population mondiale qui ne mange pas à sa faim. Un seul exemple : les ressources agricoles, dévolues à outrance à nourrir des millions de bovins que nous retrouvons dans nos assiettes (au passage, une assiette française = environ 1.5 L de pétrole consommé). Les pays pauvres préfèrent produire du soja pour engraisser la viande destinés à nos marchés plutôt que le développement local pour nourrir les populations locales (je dis préfèrent, mais en réalité, en ont-ils le choix ?). Imaginons demain qu’ils fassent autrement ? Changement de régime alimentaire radicale pour tout le monde et vive le végétarisme ! Vous aimez la viande ? Avec un bœuf, vous nourrissez environ 1 500 personnes. Avec l’équivalent céréalier consommer par ce bœuf, vous nourrissez 15 000 personnes ! (et je n’ajoute pas ici le volume d’eau nécessaire…)

       

      On a pour habitude de dire qu’un Français consomme déjà à lui seul x planètes. Intéressant cette notion. Que laissons nous aux autres ? Et quand un Français (ou un européen) se targe d’être « moins polluant » qu’avant, n’oublie t-il pas bien souvent que ce qu’il consomme est aujourd’hui produit en Asie et non plus chez lui ? Non, il ne l’oublie pas. Il pointe du doigt le méchant chinois pollueur, ouuuuh le chinois qui veut des centrales nucléaires partout, des centrales à charbon partout (une tranche de centrale à charbon est ouverte chaque semaine en Chine !). Le consommateur des pays riches veut un PC puissant, rapide, pas cher mais ne veut pas que la fabrication de se dernier occasionne la moindre pollution. On fait comment ? On déplace chez les autres… et on s’aperçoit quelques années plus tard que le problème reste le même, à l’échelle mondiale cette fois, et que oui, un nuage radioactif peut bien revenir au grès du vent, et que oui, une marée noire peut elle aussi polluer les côtes bretonnes, et que oui, malgré toute la bonne volonté du monde, fabriqué ça avec des éoliennes n’est pas possible.  

       

      Pour revenir sur ce que vous soulignez : « la moitié de ce pays va être foutu » je vous répond : la moitié du monde est déjà foutue et depuis longtemps. Le continent africain est foutu. Le développement de l’Asie (Chine, Inde), c’est foutu. Vous dites : « concernant la pèche, la moitié du japon peut faire une croix dessus ». Sourire, pardonnez moi… mais la pèche est déjà foutue depuis longtemps côté Japon. Le thon rouge consommé au Japon vient de notre très chère mer méditerranée, elle aussi déjà foutue.  Et la pèche mondiale (les stock et le renouvellement des stocks) est elle aussi dans une sacrée impasse… depuis longtemps ! Ce n’est pas le nucléaire du Japon qui détruit les richesses marines à l’origine, mais bien notre besoin croissant de ressources halieutiques (et hop, à nouveau la notion de surexploitation, de surpopulation (à niveau de vie « moyen » et une fois encore cet adage : c’est la dose qui fait le poison – et en l’occurrence qui défait le poisson). L’eau potable ? Le nucléaire n’y ai pas pour grand-chose. L’eau potable est détruite à vitesse grand V dans toutes les parties du monde, depuis longtemps, et depuis plus longtemps encore à cause de notre mode de vie. Les océans pollués ? idem.

       

      Enfin : catastrophe non maîtrisée ? Mais que maîtrisons nous au fond ? Développement empirique, exploitation des uns par les autres qui se renvoient la balle sur les causes et les conséquences. L’irréversibilité de nos actes est là, et nous ne souhaitons pas la mesurer à sa juste valeur. La pollution des océans par toute autre chose que du nucléaire est avérée et non maîtrisée. La pollution des sols par tout autre chose que le nucléaire est avérée non maîtrisée. La pollution atmosphérique idem.

       

      Non la note à payer n’est pas de taille humaine. Elle ne l’est plus. C’est bien pour ça que notre environnement s’en chargera pour nous.

       

      Je conclue mes palabres sur une petite équation : Population mondiale en croissance = consommation mondiale en croissance = consommation énergétique croissante. En face ? Raréfaction des ressources, incapacité technologique à y faire face (la volonté à elle seule ne suffit pas, n’oubliez jamais que l’homme n’a jamais créé d’eau, ou d’énergie, il ne fait qu’exploiter, déplacer (et par voie de conséquence détruire) ce que notre bonne vieille terre peut nous donner), non volonté des population dominantes à partager par la réduction drastique de ses besoins. Equation insoluble qui se terminera (pardonnez moi encore) dans un bain de sang. Car s’il y a bien une chose à retenir de l’histoire, c’est que l’homme n’est pas partageur. D’aucun se targuent que l’Europe est en paix depuis bien des années. Intelligence européenne ? Niet. Simplement l’abondance pour tous (et principalement énergétique, prise ailleurs, dans les pays lointains), qui autorise alors à ne plus avoir à se battre avec son voisin pour défendre le charbon de l’Alsace Lorraine !. Réduisez l’accès à l’énergie (donc à tout) aux peuples d’Europe, et vous verrez nos bon vieux accords exploser en éclats. Ce processus est déjà en marche d’ailleurs…

       

      Bien cordialement et toutes mes excuses. Je couvre beaucoup de choses, j’en mélange d’autres (par manque de temps, par manque de qualité rédactionnel) mais aussi et surtout parce que quelque soit le sujet dont nous pourrions parler, l’énergie (et donc le nucléaire lui aussi) en est le diapason. Mettons le paquet pour développer les énergies dites « renouvelables » ou disons moins directement impactantes (bien que), mettons le paquet pour réduire drastiquement nos besoins en énergie, mais aussi (j’insiste J), mettons le paquet pour pouvoir exploiter avec plus de sécurité (sans espérer le risque zéro), l’uranium qui a au moins l’avantage d’un rendement énergétique important (et qui sait, peut être Iter un jour). Il en va de notre survie. Je préfère malheureusement aujourd’hui accepter les risques encourus (et donc les pertes humaines) pour nous permettre de gagner du temps et maîtriser la situation plutôt que d’opérer à un virage drastique inopportun qui nous enverrai plus vite encore dans un mur tagué du mot « FIN ».

       

      Bien sincèrement,

       

      Cim


    • Gabriel Gabriel 1er avril 2011 08:19

      Clim, vous êtes un ovni sur ce site. Je m’étais, par erreur ou facilité, cantonné au seul aspect nucléaire (Sa gestion, ses risques…)  Vous avez poussé l’analyse de ce problème dans sa globalité et vous avez raison. Seulement là, vous avez mis l’accent sur le paramètre important et urgent à prendre en compte et à régler au plus vite pour que les excès qui en découle s’annihilent d’eux même, je veux parler bien entendu de la surpopulation. C’est un débat intéressant que j’aimerais pouvoir un jour aborder avec des personnes ayant votre recul et  une vision réaliste non partisane de notre société. Concernant ce chapitre, une approche non dénuée d’intérêt, bien que réductrice et que certains peuvent trouver choquante de prime abord, ce trouve dans un des écrits de Jean-Michel Truong  « Eternity Express ». Je remarque que vous êtes nouveau sur ce site (Mais pas novice dans le débat ou l’argumentation…), j’espère que ce passage n’est pas furtif. Cordialement


    • tinga 29 mars 2011 11:22

      Les centrales nucléaires étaient un bon moyen pour avoir de quoi faire des bombes, technologie maudite dès sa naissance, une fois de plus les populations ont été prises en otage par les militaires, il est incompréhensible que les japonais se soient lancés dans cette technologie, eux qui ont servi de cobayes pour les expériences américaines du 6 et 9 aout 1945, vont devoir à nouveau devenir un laboratoire pour l’industrie nucléaire. 

      Je dirais que le nucléaire , c’est la roulette russe avec 6 balles sur 6...

      • Daniel Roux Daniel Roux 29 mars 2011 12:29

        Encore une preuve de la nocivité des privatisations de secteurs stratégiques à haut risque technologique.

        Tepco est une entreprise privée dont le but est avant tout de faire du profit pour le redistribuer aux actionnaires afin que le pdg garde son poste. Toute ressemblance avec une entreprise française ne serait pas une coïncidence.

        La catastrophe est là et le gouvernement va être contraint de nationaliser les conséquences de l’incurie du privé, de ses mensonges et dissimulations. Ces délinquants ont été protégé par l’état japonais qui a favorisé le secret et fermé les yeux sur les fautes.

        Trop gros pour faire faillite prétendaient-ils, comme pour les banques qui nous ont ruinés. Ils préparaient une bonne guerre pour remettre les pendules à l’heure, ce sera une bonne catastrophe finalement.


          • non666 non666 29 mars 2011 12:37

            Le nucleaire n’est pas mauvais par nature, par essence.
            Ce qui est mauvais et sans limite, c’est la cupidité des hommes , les mensonges de la classe dirigeante.
            Fukushima a été mal conçue, sans gestion d’un risque evident au Japon : celui de la secousse sismique de grande ampleur et de ses consequences.
            Fukushima a été confié a des interets privés metant le profit a court terme et les indices de rentabilité devant la gestion des risques.

            De ça, ni Bouyghes , ni SUEZ, cachés derriere des opérateurs public ne veulent evidemment debattre, ni les groupes médias qu’ils possedent....ni les policiens qui leur ont confié une partie du parc nucleaire français.

            La France avait, avec EDF, un operateur unique public qui pouvait se permettre de deconnecter ou meme d’eteindre completement une centrale en risque.
            Ce ne sera bientot plus le cas, grace a Nicolas...

            Le Japon n’a pas de gestion centralisé du risque, di d’equipement adapté a ce genre de situation...et nous ?
            Depuis Tchernobyl, qui s’est doté de Robot d’intervention pour les sites nucleaires comme les Lunakhod russes ?

            Les risques sont devant nous et peuvent etre géré par un retour aux normes, à l’operateur unique et la fin de la sous-traitance avec des immigrés interimaires dans les centrales.

            Il faudrait arreter de se laisser faire par des feneants dans la fonction publique ?
            peut etre.
            Mais entre la gestion privés qui pousse au crime et la gestion publique qui laisse faire les feneants , il va vite falloir progresser vers le moins risqué...

            Ou en est on de la preparation des populations dans un pays ou il est interdit de posseder des masques a gaz ?
            Ou en est on des moyens de la securité publique alors qu’apres les militaires et les gendarmes, ce sont les pompiers qui sont desormais sur la breche , dans les programe de reduction de personnel et les plans de creer des groupes de securité privé, avec l’equivalent des loopsi à la clef ?

            Fukushima c’est de mauvais calculs de japonais cupides.
            Mais nous, on devant des prises de risques et de choix fait par Nos cupides elites au service de leurs donneurs d’ordres qui tiennent les médias.




            • LE CHAT LE CHAT 29 mars 2011 13:15

              salut Non666 ,

              oui c’est étonnant que dans un pays vraiment à la pointe de la robotique , personne n’ait songé à construire un robot capable d’intervenir dans les zones contaminées , plutôt que de condamer à une mort certaine les humains héroiques ????

              quand au mensonge , il est partout dans les cercles du pouvoir , qu’il soit politique ou économique ! ainsi on a pu voir recemmnent un Carlos Ghosn impérial de langue de bois bilderbergienne dans ses explications sur l’affaire d’espionnage chez Renault !


            • Marianne Marianne 29 mars 2011 13:19

              Si, des robots existent et ont même servi à Tchernobyl ... Mais ils tombent tout de suite en panne car la radioactivité a un effet sur les circuits électronique, dérègle tout ...


            • slipenplomb 29 mars 2011 12:39

              erratum
              les japonais expliquent !!!

              sinon
              Les habitants de Tokyo sortent peu de chez eux


              • JL JL 29 mars 2011 12:53

                non666 écrit : « Il faudrait arrêter de se laisser faire par des fainéants dans la fonction publique ? peut être. Mais entre la gestion privés qui pousse au crime et la gestion publique qui laisse faire les fainéants, il va vite falloir progresser vers le moins risqué... »

                Il n’y a pas de moins risqué !

                Voilà une bonne question qui renvoit dos à dos les libéraux et les étatistes : de fait, entre le charybde du secteur privé et le Scylla du secteur public, le radeau nucléaire n’a aucune chance ? Alors, il ne faut pas y monter !

                C’est pourtant simple, non ?


                • JL JL 29 mars 2011 15:00

                  Parkway,

                  moi je dis ça, c’est parce que je ne me battrai pas pour soutenir des centrales, même gérées par le service public. Mais je suis bien d’accord : c’est une hérésie de mettre notre sécurité entre les mains du privé et de ses actionnaires ! Confier l’exploitation des centrales nucléaires au privé c’est un crime dans le crime, un crime aggravé vis à vis de générations futures.

                  Pour moi, il faut impérativement quatre choses :

                  - déssaisir le privé de l’exploitation des centrales nucléaires.
                  - arrêter la construction de nouvelles centrales
                  - procéder le plus vite possible au démantèlement des centrales actuelles en commençant par les plus anciennes ou les plus dangereuses.
                  - lancer de vastes chantiers d’amélioration de l’habitat en termes d’isolation thermique. Cela donnera du travail aux gens. On n’a qu’à les payer avec des bons du trésor si on n’a pas d’euros !

                  Enfin tout arrive : on évoque enfin l’interdiction faite aux cafés d’installer des radiateurs en terrasses. Quelle bêtise cela a été d’interdire de fumer dans les cafés ! Les politiciens qui ont fait cela sont fous. ET je n’ai pas attendu Fukushima pour le dire. Et je suis non fumeur.


                • Grasyop 30 mars 2011 09:50

                  Pfff... Alors vous voulez interdire le nucléaire parce que c’est dangereux, mais vous défendez le tabagisme, qui tue des milliers de fois plus que tous les accidents nucléaires du monde réunis.


                • slipenplomb 29 mars 2011 12:55

                  oui Saw ssice

                  Le nucleaire n’est pas mauvais par nature, par essence.

                  c’est ben vré ça ,ya que ces couillons de bretons
                  qui confondent sous-marin et sardine.

                  Six non

                  je pense que la sécurité des centrales Atônik est arrivée
                  aux limites maximales et ce n’est pas en les multipliant que l’on
                  évitera des accidents graves.

                  Rien de plus pourri et dégueulasse que le nucléaire
                  mieux vaut être coprophage que de bouffer cette merde.


                  • supradine 29 mars 2011 13:37

                    S’il est plus facile d’empêcher la construction d’une centrale nucléaire que la prolifération des élevages intensifs de porcs, tout espoir n’est pas perdu...


                  • slipenplomb 29 mars 2011 13:29

                    JL

                    c’était de l’humour noir

                    En fait je rend hommage aux marins du Bugaled Breizh.


                    • JL JL 29 mars 2011 15:03

                      slipenplomb,

                      mille excuse, pris par le sujet, j’en avais oublié l’humour. Je n’ai pas été à la hauteur, question finesse.

                       smiley


                    • Rivière 29 mars 2011 13:54

                      Sous-entendu, il n’y a pas d’hommes au journal Le Monde, et la comique Anne Roumanof est bien placée pour savoir qu’on ne nous dit pas tout, vu qu’elle travaille à Europe 1.


                      • tchoo 29 mars 2011 14:01

                        Il ya dix jours les réacteurs risquaient d’entrer en fusion.
                        Il fallait absolument les refroidir.
                        Qui a pu croire que les hélicoptères aient pu le faire
                        Qui a pu croire que les lances des camions des pompiers pouvaient remplir les piscines dans l’enchevetrement des poutrelles d’acier et refroidir en même temps le coeur des réacteurs.

                        En réalité ceux-ci sont en fusion larguant dans l’atmosphère (ce qui est un pis aller) des quantités considérables de radio activité, mais aussi dans le sol (en cela c’est nettement catastrophique pour plusieurs générations).

                        Bref, nous sommes face à un accident majeurs, dont nous allons tous subir les conséquences !

                        le début de la fin certainement....


                        • fonzibrain fonzibrain 29 mars 2011 14:38

                          comment imaginer une seule seconde que la puissance de lexplosion des enceinte exterieur n a pas detruit les coeur des reacteurs

                          a mom avis, 3 reracteur ont fondu et 2 ou 3 piscines de stockage sont vides.

                          ce qui se passe est l accident industriel le plus grave aue la planete ait connu

                          pauvres gensm je usis extremememt triste pour eux


                          • Yvance77 29 mars 2011 15:11

                            Salut,

                            La certitude des hommes face à Dame Nature. On ne pèse pas bien lourd. Et l’on continue et l’on s’entète dans des voies que l’on sait nocives pour nous.

                            Mais au nom du progrès c’est que nous sommes prêt à toutes les erreurs possibles, y compris les plus graves.

                            Nous y sommes arrivés... mais cela ne servira point de leçon !


                            • Croa Croa 29 mars 2011 19:51

                              La nature est dangereuse et on n’y peu rien.

                              Là que je sache il ne s’agit pas de la nature !  smiley

                              Les centrales nucléaires ne poussent pas spontanément au bord de la mer !


                            • Ruut Ruut 29 mars 2011 16:56

                              La catastrophe du Japon nous pend au Nez en France avec la privatisation d’EDF.


                              • Micka FRENCH Micka FRENCH 29 mars 2011 17:11

                                Des nouvelles fumeuses de l’Ecossaise...

                                Amis irradiés bonjour,

                                Alors qu’en France, pays où aucun incident ou accident nucléaire n’est JAMAIS survenu et ne surviendra JAMAIS, nous avons la chance d’avoir deux sociétés honnêtes et transparentes avec AREVA et EDF qui, n’en doutons pas, informeraient les gueux, à la moindre petite fuite radioactive.

                                D’ailleurs les politiciens pro nucléaires, les dirigeants de ces deux sociétés et leurs actionnaires, n’hésiteraient pas un instant à aller nettoyer le Japon radio-actif avec leurs petites mains si on leur demandait...

                                Quel pays merveilleux...

                                Micka FRENCH sur le Web (enfin quelque part)....


                                • 65beve 29 mars 2011 18:51

                                  Bonsoir,

                                  Avant de rechercher les coupables de cette situation, il conviendrait de rapidement trouver une solution.

                                  Alors ?

                                  Qui lève la main ?
                                  La-bas, au fond de la salle ?
                                  Non ?
                                  Personne ?

                                  On va tous creveeeeer !


                                  • Grasyop 30 mars 2011 09:43

                                    Ça, c’est sûr, mais ça n’a rien à voir avec Fukushima.


                                  • Zangao Zangao 29 mars 2011 19:21

                                    La solution..... il n’y en a pas. Ils maitrisaient.............. jusqu’au 12 Mars.


                                    • BOBW BOBW 29 mars 2011 22:43

                                      Le petit Monarque s’en fiche pas mal de la santé et de la vie de ses sujets et travailleurs, il préfère confier de trés grosses entreprises aux décisions des dirigeants et actionnaires qui privilégient avant tout la hausse des dividendes (Comme les actionnaires des chemins de fer britanniques privatisés qui avaient préféré la rentabilité à des mesures sérieuses de sécurité, et ceux du Japon qui ont triché, menti et les ont même négligées au nom d’un profit honteux puis ainsi amené cette catastrophe mondiale)

                                      Même si des calomniateurs salissent de nombreux petit fonctionnaires travailleurs scrupuleux de l’EDF (ou des aiguilleurs du ciel) en les traitant de feignasses.
                                      Stoppons net ces privatisations qui bradent des grands services indispensables à l’Intérêt Public.

                                      • Marianne Marianne 30 mars 2011 10:16

                                        Voir aussi cet article de 20minutes avec Reuter paru hier : « Un ingénieur avait alerté Tepco sur le risque d’un tsunami »

                                        "Un ingénieur haut placé chez Tokyo Electric Power (Tepco) avait envisagé en 2007 qu’un tsunami mette à mal les capacités de résistance de la centrale nucléaire de Fukushima. Mais l’opérateur n’a pas retenu ses conclusions. L’ingénieur chargé de la sécurité des installations estimait à 10% la probabilité qu’une vague sismique dépassant les 6 m, limite maximale retenue pour la sécurité du site, frappe la centrale dans un délai de cinquante ans.

                                        Le 11 mars, la vague qui s’est écrasée sur Fukushima-Daiichi était haute de 14 m. Au-delà de cette étude, plusieurs éléments et témoignages attestent que l’opérateur de la centrale n’a pas tenu compte de nombreux avertissements sur ses failles de sécurité et que les régulateurs du nucléaire japonais n’ont jamais contraint les entreprises à adapter les règles de sécurité de leurs centrales."


                                        • Zangao Zangao 3 avril 2011 09:40

                                          Pas de vague sur la centrale elle même ! les photos en temoignent.

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