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Accueil du site > Actualités > Environnement > Ces papys « verts » de l’atome...

Ces papys « verts » de l’atome...

Alors que le rejet de l’atome constitue un des piliers historiques du mouvement environnementaliste, une petite poignée de papys écolos ou assimilés ont, ces dernières années, déclaré leur flamme à l’atome.

Une déclaration au nom d’une « urgence climatique » à agir, d’une relève renouvelable tardant à s’organiser. Relativement bien médiatisés dans la presse anglo-saxonne, ces « traîtres à la cause » ou « écologistes intelligents », selon les points de vue, sont quasi inconnus de ce côté-ci de l’Atlantique. Dans le monde anglo-saxon, ils ne sont aujourd’hui plus que trois. Mais la relève est prête. Elle se trouve en France.


Patrick Moore
Cofondateur de Greenpeace à Vancouver en 1971, ce Canadien de 61 ans quitta le navire écologiste en 1986, après en avoir été l’un des cinq directeurs internationaux. En 1976, il décrivait les centrales nucléaires comme « les engins les plus dangereux que l’homme a jamais créés. Leur construction et leur prolifération est la chose la plus irresponsable, et même la plus criminelle, qui a jamais eu lieu sur la planète. » Depuis 2006, contre monnaie sonnante et trébuchante, Moore s’est mis à chanter les louanges de l’atome pour le compte de l’industrie nucléaire étasunienne. Après avoir quitté Greenpeace, et avant d’embrasser la cause de l’atome, il a travaillé comme consultant pour les industries minière, forestière, biotechnologique et du PVC.


James Lovelock
Père de la théorie Gaïa, selon laquelle la planète serait un organisme vivant autorégulé, ce scientifique britannique de 88 ans prône depuis 2004, une « nucléarisation massive » de la planète pour endiguer le réchauffement climatique. Lovelock ne conçoit notre salut que dans le développement technologique : réflecteurs géants dans l’espace pour repousser une partie du rayonnement solaire, solidification et enfouissement du CO2, création d’aliments synthétiques pour donner à la planète une chance de récupérer, etc. Et si le pire devait néanmoins arriver ? Les survivants pourraient selon lui émigrer vers l’Arctique, devenu doux. Les riches se baladeraient alors dans des yachts propulsés à l’énergie solaire et les pauvres se divertiraient de voyages virtuels...


Hugh Montefiore
Cet évêque anglican, qui fut administrateur des Amis de la Terre pendant des années, a fait son coming out nucléaire à 85 ans, six mois avant de décéder en mai 2005. Pour lui comme pour Lovelock, la messe était dite : sans nucléaire point de salut climatique. Et si les gouvernements tardent à embrasser l’atome c’est uniquement à cause des médias et du « lobby environnemental » qui diabolisent l’énergie nucléaire, déclarait-il à la BBC en compagnie du Français Bruno Comby (lire ci-dessous).


Stewart Brand
Créateur de la revue Whole Earth Catalog, figure de la contre-culture et de la vague écologiste US, Brand s’est fait connaître en 1966 en lançant une campagne réclamant à la NASA qu’elle publie ses premières images de la Terre vue de l’espace. Ce futurologue aujourd’hui âgé de 69 ans déclara sa flamme à l’énergie nucléaire (et aux OGM) en 2005, dans un article très commenté de la prestigieuse Technology Review du MIT. Afin d’éviter que les déchets radioactifs des pays nucléarisés ne se retrouvent dans de mauvaises mains, Brand y plaidait notamment pour l’avènement d’un fournisseur mondial de combustible nucléaire qui récupérerait et retraiterait tous les déchets de la planète. Un Big Brother atomique en puissance, donc.


Bruno Comby
C’est le jeunot et seul francophone de la bande. Inventeur du « stressomètre » et auteur de nombreux ouvrages dont l’un propose au lecteur « les meilleures recettes à base d’insectes », cet ingénieur français de 48 ans préside l’Association des écologistes pour le nucléaire (AEPN) qui revendique 9.000 membres dans le monde – dont James Lovelock. En 1991, Comby publie Nature contre SIDA (un livre qui remet en question la réalité du SIDA) aux éditions Vivez Soleil, dont le directeur d’alors est un certain Maître C.T. Schaller, gourou de la secte Institut de santé globale et auteur d’ouvrages sur l’urinothérapie. Comby fut par ailleurs membre durant six ans de la secte de Montramé (Seine-et-Marne), dont le gourou Guy-Claude Burger a été condamné pour exercice illégal de la médecine et a écopé, en 2001, de 15 ans de prison pour pédophilie.


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25 réactions à cet article    


  • olivier cabanel olivier cabanel 14 novembre 2008 10:13

    à l’auteur,

    bien dommage de constater que l’age peut être synonyme de gatisme

    quel manque de clairvoyance !
    comment peut-on aujourd’hui imaginer un avenir dans le nucléaire ?!
    énergie dangereuse, désuette, produisant des dechets dont nous ne savons que faire,
    prolongeant notre dépendance énergétique,

    non vraiment ces papys n’ont rien compris,
    heureusement, ils ne sont qu’une minorité.


    • JoëlP JoëlP 14 novembre 2008 10:43

      Bonne info.

      Il se peut que ces papys n’ait rien compris mais on peut aussi imaginer qu’ils ont évolués. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

      Il faut seulement souhaiter qu’il ne passent pas d’un excès de prosélytisme (anti) dans l’autre (pro).


    • Zalka Zalka 14 novembre 2008 10:45

      Tout à fait camarade Cabanel ! C’est d’ailleurs une honte que la plupart d’entre eux soient mort ! Ils échappent ainsi au peloton d’exécution que mérite tout écolo-traître !

      Le nucléaire, c’est Satan !


      Plus sérieusement, ces types avaient une vision à sens unique et purement idéologique auparavant. J’espère que ces changements d’opinion sont du à une véritable analyse et non à un intérêt personnel soudain. En tous cas, réduire cela au gâtisme dénote d’une intolérance pour l’opinion d’autrui absolument scandaleuse et méprisable.


    • Zalka Zalka 14 novembre 2008 10:52

      J’ajoute tout de même que le dernier exemple me parait assez incongru puisqu’il tranche totalement avec le style des autres : bien plus jeune, il ne s’est jamais marqué comme anti nucléaire, mais en permanence dans divers type de charlatanerie.


    • Le Chacal Le Chacal 14 novembre 2008 11:21

      Le dernier est un charlatan DONC les autres sont peut-être aussi des charlatans. Une façon comme une autre d’orienter le discours.

      Ceci dit, stopper l’emploi d’énergie fossile et bannir l’utilisation du nucléaire (qui je le reconnais a bien des défauts) est une chose. Mais le remplacer par quoi ? Pour tout ce qui est habitation, on peut toujours parler des maisons à solde d’énergie positif, mais ça ne semble pas être l’orientation de la construction en France ou dans les autres pays industrialisés. Et quand bien même, il faudrait encore assurer la fourniture d’énergie aux entreprises. Les champs d’éoliennes sont une solution palliative. Les barrages hydro-électriques aussi, même si tous les sites en France semblent saturés. Mais avec une demande croissante et en supprimant le fossile et le nucléaire, ce n’est pas vraiment tenable.

      Alors que proposez-vous ?


    • olivier cabanel olivier cabanel 14 novembre 2008 14:30

      @ le chacal,
      les solutions existent,
      et les experts les connaissent,
      mais le lobby nucléaire est puissant,
      il s’est même immiscé dans ce site (Krolik, et quelques autres)
      ceux la ont travaillé, ou travaillent encore pour cette cause perdue,

      j’ai fait avec d’autres la preuve que nous pouvions avoir une autonomie énergétique propre, et renouvelable sans passer par le pétrole, le nucléaire, le charbon...

      agoravox a publié (chez naturavox) cet article, il y a déja quelques temps...


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 14 novembre 2008 12:25

      " Comby fut par ailleurs membre durant six ans de la secte de Montramé (Seine-et-Marne), dont le gourou Guy-Claude Burger a été condamné pour exercice illégal de la médecine et a écopé, en 2001, de 15 ans de prison pour pédophilie ". Le nucléaire est aussi une secte entièrement financée par l’Etat, c’est à dire par le citoyen, et imposé de façon peu démocratique.

      Tout comme l’automobile électrique enterrée à la fin du 19eme siècle parce que difficilement envisageable en fonction de la pauvreté du réseau électrique national, et toujours confidentielle malgré les formidables progrès de celui-çi. aujourd’hui, ce problème est résolu. Quid de cette alternative  ?

      Tout l’intérêt du nucléaire consiste à délocaliser la production d’énergie vers un procédé, certes efficace, et de le distribuer par un réseau très lourd de 273.000 de poteaux haute tension et près de sept millions de moyenne tension. Tout ceci coûte extrèmement cher, et emploie des quantités de main d’oeuvre de maintenance, mais cela n’est possible que parce que nous sommes des millions de citoyens à financer de par notre abonnements mensuels...

      Si tous ces investissements prodigieux n’avaient pas été absorbés par le nucléaire, mais partagés entre d’autres procédés bien plus locaux, nous n’aurions pas tous nos oeufs dans le même panier. Nous pourrions tous en effet produire chez nous, sur notre toit, la majeure partie de nos besoins en énergie sachant, pour exemple qu’une lampe LED, fruit d’une recherche libre, consomme aujourd’hui, pour un même résultat...un seul watt  !



      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 15 novembre 2008 11:15

        Bonjour, en voici un autre que vous avez omis et qui témoigne sur Ce sujet...EDIFIANT.

        Michel Marzin, ancien adjoint du directeur du site de Brennilis, a parlé de "l’énorme mensonge" et de la "loi du silence". Et des fuites, radioactives ou financières. "À l’époque, avoue-t-il avec émotion, nous étions fiers d’avoir participé à cette construction de la centrale. Avec le recul, je témoigne mais je ne pourrais pas revenir en arrière. Les moyens de sécurité n’ont pas été à la hauteur, le risque sous évalué... Depuis 1982, 50 % des gens ayant travaillé au contact de l’eau lourde sont décédés à moins de 65 ans. C’est terrible, mais pas reconnu. Les employés contaminés des centrales étaient de la viande à neutron."

        Le film de la réalisatrice Brigitte Chevet sera diffusé samedi sur France 3 Ouest à 16 heures. Pour le public non breton, il faudra attendre dimanche 16 novembre où il passer sur France 3 à 4 heures du matin !



      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 15 novembre 2008 15:22

        Un autre sujet, mais déclarant parfaitement le contraire de la tendance de votre article.

        Un organisme formé d’anciens du CNRS appelé Antidote Europe soutient la Toxicogénomique (http://www.contaminations-chimiques.info/?2007/06/25/84-toxicogenomique-l-expertise-d-antidote-europe-reconnue ) En effet, quand on a pratiqué la recherche basée sur " l’expérimentation animale " pendant des années, on est le mieux placé pour dénoncer les méthodes employées et apte à défendre envers et contre la pensée unique, l’avenir de l’informatique dans ces domaines. Les papys sont d’autant plus émouvants quand ils défendent de bonnes causes avec de solides arguments.


      • krolik krolik 14 novembre 2008 13:34

        Je croyais que sur AV on ne s’attaquait qu’aux idées.
        Mais ici c’est le poteau d’exécution.

        En ce qui concerne Bruno Comby qui affectionne les insectes et les "puits canadiens", on peut compléter en précisant qu’il a écrit un bouquin donnant une méthode pour arrêter de fumer. Cette méthode a été utilisée avec succès par Jacques Chirac qui pour le remercier a écrit la dédicace du livre suivant de Comby sur L’Art de la Sieste !
        Avant de se mouiller à donner sa signature pour soutenir quiconque, les RG font normalement une petite enquête. L’enquête a conclu à rien du tout...
        Donc faire le rapprochement entre Comby et un pédophile notoire est de la manipulation visant à la diffamation.
        L’auteur pourrait faire le lien entre Jacques Chirac et un pédophile de lien en lien on peut nuire à tout le monde. Il me semble qu’une étude a conclu récemment que chaque individu dans le monde pouvait être relié à n’importe quelle autre personne dans le monde par seulement sept niveaux de relation, celui qui connaît untel, qui connait l’autre tel, qui connaît l’autre-autre-tel etc..

        Maintenant envisager que les "papys" mis dans cet article au poteau d’exécution aient été convertis "pro-nucléaire" pour des raisons de "fric" est absolument honteux. Le dogmatisme anti-nuc ne peut envisager que l’on puisse être pour un développement durable (terme qui commence par développement tout de même) avec l’utilisation de l’énergie nucléaire qui n’émet pas de gaz à effet de serre et dont on maîtrise les déchets, spécialement en France.
        L’auteur s’est focalisé sur les papys emblématiques du mouvement écologiste, mais je puis dire que la moyenne d’âge des membres de l’AEPN rajeunit régulièrement.

        Pour l’anecdote je peux dire que j’ai été contacté par Greenpeace-Allemagne il y a une quinzaine d’années pour travailler pour leur compte. J’ai décliné l’offre.

        Cet article rentre visiblement dans le cadre d’une recrudescence médiatique anti-nucléaire, serait-ce l’hallali du mouvement ? On a pu voir sur ARTE vendredi passé "Inéluctable", une pochade antinucléaire avec tous les poncifs "basiques" de cette théologie. Dans la foulée France 3 nous a gratifié le lendemain d’une émission très anti-nuc sur le sujet du démantèlement de brennilis où l’on a pu entendre entre autres choses, et une fois de plus que le Pr Pellerin aurait déclaré que "le nuage" s’est arrêté à la frontière, alors qu’il y a eu plusieurs arrêt de la Justice condamnant cette diffamation récurrente.
        Et lundi 17 sur France 5 à 20:40 on va avoir droit à nouvelle série "des détectives de l’histoire" sur le sujet "Tchernobyl qui est coupable ?".
        Personnellement j’attends avec impatience que les anti-nucs, chasseurs de becquerels, se mettent à demander la fin du nucléaire médical. Epinal a été l’accident nucléaire de de référence en France touchant des civils et l’on a eu droit à un silence assourdissant, personne n’a demandé la démission de la direction de l’ASN et de l’IRSN, alors qu’à Carcassonne la tête du chef d’état-major est tombée dans les 24 heures. Mais tout espoir n’est pas perdu, j’ai entendu récemment que SDN avait protesté contre la fuite d’iode 131 qui s’est produite à Fleurus en Belgique, et là c’était un cas typiquement médical, donc lors de la prochaine bouse que viendra nous poser S. Lhomme il faudra que je le félicite pour son engagement anti-nuc médical.

        @+ Krolik
        (Membre du comité scientifique de l’ association des écologistes pour le nucléaire)


        • hjsic 14 novembre 2008 14:19

          " dogmatisme anti-nuc ne peut envisager que l’on puisse être pour un développement durable (terme qui commence par développement tout de même) avec l’utilisation de l’énergie nucléaire qui n’émet pas de gaz à effet de serre et dont on maîtrise les déchets, spécialement en France."

          J’adore cette phrase...

          Surtout la fin.

          Il est vrai que la France fait de belles choses de ses "déchets" nucléaires.

          Missiles, balles à uranium appauvri,
          bombes nucléaires pour la paix dans le monde et plein de belles autres choses que nous voulons tous avoir dans notre jardin.

          Vive le nucléaire (propre) ! :->

          Après les scientifiques pour le tabac, les économistes pour l’amiante, on a droit aux écologistes pour le nucléaire.

          Splendide

          Pour ma part, je rejoins plutôt les scientifiques contre le réchauffement antropique.
           smiley
          http://www.pensee-unique.fr/




          • hjsic 14 novembre 2008 14:21

            j’oubliais

            je rejoins bcp de commentaires sur le fait qu’il faut pas traiter les papys de gâteux.

            Les retraités ont souvent une parole plus libre que les autres.


          • krolik krolik 14 novembre 2008 15:39

            J’aime bien cette dérive automatique :
            "Missiles, balles à uranium appauvri, bombes nucléaires pour la paix dans le monde et plein de belles autres choses que nous voulons tous avoir dans notre jardin".
            On parle de l’énergie nucléaire civile ?
             Ou alors on peut parler de l’efficacité des sacs en plastique de supermarchés, très grande efficacité au Cambodge.
            On peut parler aussi des machettes pour avancer dans la brousse, très grande efficacité au Ruanda..
            Ces deux dfnière méthodes très civiles et pacifiques ayant fait plus de mort que le nucléaire militaire et civil historiquement.
            Si l’on restait un peu sur les thèmes donnés !
            A vouloir trop en faire vous vous décrédibilisez singulièrement.
            @+


          • Zalka Zalka 14 novembre 2008 17:37

            @krolik, il est pourtant évident que les éoliennes et les panneaux solaires ne fournissent de l’énergie qu’au usine de jouet et d’électroménager. Le nucléaire, lui, ne sert qu’aux usine d’armements ! smiley


          • dazibao dazibao 14 novembre 2008 18:23

            Mais avons-nous véritablement le choix ? Le combat anti-nucléaire me parait tellement dépassé eu égard aux nouvelles échéances, qui se présentent à nous. J’en citerai deux : déplétions pétrolière & gazière, changement climatique.

            Au sujet de ce dernier thème, "La revue durable" consacre son dernier numéro aux dégâts causés par les centrales à charbon. Dégâts humains dans les mines de charbon (L’équivalent de plusieurs catastrophes de Tchernobyl chaque année), et dégâts environnementaux, liés aux émissions massives de GES, causées par ces centrales.

            Et là, la position des tenants de l’église de bobologie devient vite intenable. Ils doivent évidemment lutter contre le changement climatique. Donc inciter à renoncer aux centrales thermiques de production d’électricité. Mais par quoi les remplacer ? Des énergies renouvelables ? Pas sérieux. Elles ne représentent à l’heure actuelles, qu’environ 2 % du totale de l’énergie produite, hors centrales hydrauliques (Cf. toujours "La revue durable" n° 31, page 15). Que reste t’il alors comme leviers d’action ? La décroissance de la consommation d’électricité et... les centrales électro-nuclaires.

            Du fait de d’électrisation des moyens de transport à venir (Voitures, transports en commun, vélos,...) ainsi que du mouvement en cours de re-localisation de l’économie, il est peu probable, que la consommation globale d’électricité diminue fortement en Europe occidentale dans les prochaines années.

            Alors...


            • krolik krolik 14 novembre 2008 18:28

              @ Salka,

              C’est bien évident, les pro-nucléaires sont à fond pour l’armement, ils n’ont pas d’enfant, ils n’attrapent jamais de cancer, ils sont inamovibles car qu’elles que soient les tendances des politiques en place ils restent eux..Il semble qu’ils soient éternels, ils ne passent pas à la retraite ce qui leur laisserait le temps de baver contre le nucléaire et contre les turpitudes de leurs patrons, en écrivant des bouquins.
              D’ailleurs les pro-nucléaires sont tous des salauds, c’est bien ce à quoi on conclu en voyant le film passé sur ARTE la semaine passée, et qui doit repasser ce samedi je crois. "Inéluctable".
              Mais si vous avez manqué cette pochade, vous pouvez charger le fichier ici. pour vos archives personnelles de cette pièce d’anthologie. Et en sus l’on dit que les médias sont à la botte du pouvoir !
              Tous des salauds, je vous dis !
              @+


              • TSS 14 novembre 2008 18:35

                 :àkrolik

                tout en respectant votre opinion ecologiste et pronucléaire sont deux mots antinomiques !!


                • Sinbuck Sinbuck 14 novembre 2008 22:09

                  En effet, l’analyse est pertinente, mais ne peut-on pas imaginer (souhaiter) une nouvelle théorie sur l’électricité permettant d’assouvir les besoins énergétiques actuels sans le nucléaire ?

                  La théorie physique a un gros problème de "masse manquante", la physique admet l’étendue de son ignorance. Elle doit résoudre ce problème de la masse pour réellement comprendre les lois de "l’électron en mouvement" et de la matière.

                  C’est vrai que pour l’instant, le nucléaire est une solution (de toute façon on est sur le fait accompli)... Mais il faut mettre sur la table les saveurs qui s’opposent : On pense maîtriser le nucléaire parceque les équations vérifient quelques principes de base de la matière ET on construit le LHC pour trouver une particule (boson de higgs) qui serait à la base de toutes les autres... 

                  Les lois de la physique sont inachevées, les centrales nucléaires produisent cetainement des "particules-rayonnements" que nous ne connaissons pas ! Alors méfiance...


                • krolik krolik 14 novembre 2008 23:59

                  @Sinbuck
                  Vous dîtes :"Les lois de la physique sont inachevées, les centrales nucléaires produisent certainement des "particules-rayonnements" que nous ne connaissons pas ! Alors méfiance... "
                  Je serais assez d’accord avec vous, sauf que les gens du CERN disent le contraire, que si une particule existait on la verrait forcément dans les détecteurs.
                  Il y a une petite chance tout de même, les détecteurs du CERN ne peuvent mettre en évidence que des particules dont l’énergie est supérieure au MeV.
                  Il se trouve que récemment quelques astrophysiciens (Japonais, Français, Américains) ont mis en évidence un problème curieux, la dark matter au centre de notre galaxie émettrait une particule bizarroïde avec un spin magnétique de 511keV, ce qui serait suffisant pour faire des transmutations, mais qui serait insuffisant pour produire de l’énergie en quantité. Voir et plus sérieux  . mais 511keV c’est en-dessous du niveau de résolution des appareils du CERN... Une petite chance que cela rentre tout de même dans le "modèle standard".
                  Si l’on veut de l’énergie en quantité il faut aller chatouiller les forces d’interaction forte à l’intérieur du noyau et là on ne pourrait qu’aller voir les interactions faibles et transmuter par décroissance béta. C’est peut-être cette particule qui régit la "fusion froide".
                  De la Fusion Froide on ne tirera rien, c’est un peu comme si Becquerel avec sa manip de plaque photos irradié avec des sels d’uranium avait conclu à une production d’énergie et avait voulu construire directement un réacteur nucléaire "à plaques photos" gigantesque. Heureusement il n’a pas eu cette idée saugrenue qui hante l’esprit de certains scientifiques dans le monde qui arrivent maintenant à reproduire avec un bon taux de réussite les expériences de Fleischmann et Pons de 1989.
                  Donc pour l’instant un espoir sur les transmutations à bas niveau d’énergie , mais pas d’espoir de produire de l’énergie.
                  Alors on a nos centrales, on les cocolle, et on en construit d’autres lorsque l’on a besoin.
                  Et se souvenir par exemple qu’USA les centrales au charbon rejettent dans l’atmosphère plus d’uranium que n’en consomment leurs 108 centrales nucléaires en fonctionnement.
                  Donc si l’on veut "chasser le becquerel" et sa dissémination dans le monde il faut commencer par arrêter les centrales au charbon !

                  Je viens de m’apercevoir que l’auteur de l’article est Belge. la Belgique pays grand spécialiste du plutonium et ayant cru dans les vertus de l’uranium ! C’est bien à Bruxelles que l’on peut toujours voir l’Atomium !

                  L’auteur de l’article a cité quelques hommes morts dans sa liste, il aurait pu ajouter Eisenhower qui voulait faire recreuser un nouveau canal de Panama, mais en Colombie cette fois. Génie civil à l’explosif nucléaire, 650 explosions prévues dont certaines en salve de 15MT ! cela aurait nécessité le déplacement de 4 millions de personnes dans les prévisions. Si maintenant le projet revenait à la surface il faudrait envisager de déplacer X fois plus de personnes ! Mais il est mort, et faire parler mes morts.. !!!

                  @+


                  • Stephan Hoebeeck Stephanesh 15 novembre 2008 00:42

                    @ krolik

                    Bonjour



                    Et se souvenir par exemple qu’USA les centrales au charbon rejettent dans l’atmosphère plus d’uranium que n’en consomment leurs 108 centrales nucléaires en fonctionnement. 



                    Vous pourriez préciser ???






                  • Sinbuck Sinbuck 15 novembre 2008 00:49

                    @ Krolik,

                    Pour argumenter de manière un peu exotique, j’utilise une théorie (fin XIXe) basée sur des observations empiriques qui dépassent l’entendement des physiciens actuels...
                    Mais le résultat est le suivant : Leadbeater révèle les atomes, l’un après l’autre, tous édifiés sur ce qu’il nomme "atome ultime - ANU" qui représente 1/18e de la masse de notre cher proton. Connaissons-nous une particule ayant 1/18e la masse du proton ? Dans cette observation, il constate que l’atome H est composé de 18 ANU dont neuf sont chargés + et les neuf autres de charge -. Curieusement, il observe ce que l’on appelle H+ (ou proton) mais lui ne constate pas la perte "d’un électron". Il observe H+ comme un atome d’hydrogène toujours composé de 18 ANU mais 10 ANU sont chargés + et les 8 autres sont de charge -.
                     
                    Cette comparaison me turlupine depuis un moment car elle montre que "l’électron n’existe pas dans la matière", mais que la charge d’un ion résulte du déséquilibre dans la répartition des charges électriques des ANU qui composent les atomes.

                    Cette théorie de Leadbeater rejoint le "calcul" des masses atomiques de la science conventionnelle puisqu’il obtient les mêmes masses (à qques % près). Nénamoins le modèle de l’atome n’est pas le même puisqu’il n’y a pas la notion de noyau et de cortège électronique, mais seulement un assemblage structuré d’atome ultime ANU sur plusieurs plans (ou dimensions).
                    Dans cette théorie, la formation des molécules n’a rien à voir avec le modèle des liaisons covalentes ou ioniques mais résulte d’un ré-assemblage de la somme des ANU entre eux...

                    Je ne veux pas dire que l’électron n’existe pas, mais cette théorie présente un autre visage de la matière et pose clairement la question des équations de la radioactivité avec émissions de particules béta (électron/positon) puisque l’électron n’existe pas pour Leadbeater. D’ailleurs soumis à un champ électrique, pour lui, ce sont les atomes ultimes (ANU) qui s’orientent dans le sens du champ E.


                  • krolik krolik 15 novembre 2008 07:44
                    Et bien précisons :

                    On sait peu que le charbon contient, de nombreuses impuretés qui se retrouvent dans les cendres issues de la combustion. Oxydes de silicium, d’aluminium, de fer, de calcium, de magnésium et de titane, de sodium et de potassium, d’arsenic, de soufre et de mercure, déchets toxiques, auxquels viennent s’ajouter de petites quantités d’uranium et de thorium.

                    Enfin, petites… tout est relatif ! Sachant que l’on consomme annuellement quatre milliards de tonnes de charbon (dont un milliard aux Etats-Unis) et sachant que cette quantité ne fait que croître pour dépasser les huit milliards en 2040, on arrive vite à des quantités assez importantes. Ainsi, une étude de l’Oak Ridge National Laboratory (http://www.ornl.gov/info/ornlreview/rev26-34/text/colmain.html) estime qu’une centrale charbon typique de 1000 MW, utilisant un combustible dans lequel la concentration d’uranium et de thorium est respectivement de 1,3 ppm et 3,2 ppm, rejette chaque année 5,2 tonnes d’uranium et 12,8 tonnes de thorium. En 1982, ont calculé les chercheurs de l’ORNL, la combustion de 2,8 milliards de tonnes de charbon a entraîné le dégagement de 3640 tonnes d’uranium (dont 25 850 kilogrammes d’uranium 235 fissile) et 8960 tonnes de thorium. Le contenu énergétique du combustible nucléaire relâché par une centrale au charbon est même supérieur à celui du charbon qu’elle consomme !
                     
                    Les chercheurs ont calculé qu’en 1982, les 111 centrales nucléaires américaines avaient consommé 540 tonnes de combustible nucléaire. Sur la même période, les centrales américaines au charbon rejetaient 801 tonnes d’uranium.
                     
                    Il y a aussi du plutonium !
                     
                    Indirectement, ces rejets d’uranium 238 dans l’atmosphère entraînent la création de plutonium 239, par exposition aux rayonnements cosmiques. Et ce plutonium augmente fortement la radiotoxicité des rejets d’une centrale au charbon. Du fait de celle-ci, on estime qu’une centrale au charbon entraîne une dose cent fois supérieure pour la population environnante.
                     
                    De plus, ces rejets posent des problèmes de prolifération. Etant donné que les centrales au charbon ne sont pas du tout surveillées par les équipes de l’ONU, il est très facile de procéder à la récupération d’uranium à destination militaire sans attirer l’attention. Tout pays doté de centrales au charbon peut ainsi construire un arsenal puissant, s’il a la technologie pour le faire. Notamment en récupérant le thorium 232 et l’uranium 238 qui peuvent facilement générer des isotopes fissiles. La séparation chimique et la purification d’uranium 233 à partir du thorium ou de plutonium 239 à partir de l’uranium exigent beaucoup moins d’efforts que les technologies d’enrichissement.

                    Il y a beaucoup de travail pour les "chasseurs de becquerels" !

                    @+

                  • krolik krolik 15 novembre 2008 10:34

                    @Sinbuck

                    Dans les particules nouvelles il y a peut-être quelque chose à voir.
                    @+


                    • Sinbuck Sinbuck 15 novembre 2008 19:43

                      Krolik,

                      merci pour ce lien intéressant. Cette notion de "flux d’électrons modifiés magnétiquement" indique un fort potentiel de transmutation pour anihiler la matière en énergie... Mais c’est un flux d’un grand nombre de particules ; Alors que ce qui m’interpelle, c’est cette particule de 1/18e la masse du proton...

                      Néanmoins des applications fort utiles vont certainement émerger de cette notion de monopôle magnétique.


                    • ugn402 18 novembre 2008 09:25

                      Il semble qu’il y ait dans cette discussion quelques specialistes de la physique nucléaire. Plutot spécialiste du traitement du signal, je me sens un peu "légé" sur le plan théorique pour interpreter avec un degré de confiance personnelle assez élevé les différents arguments des protagonistes "pour" et "contre" le nucléaire. J’en suis dans ma reflexion personnelle a l’état suivant : 1) Le nucleaire "fission" est dangereux (dechets) et necessite des ressources naturelles qui risquent d’etre epuisables assez rapidement. Le processus est cher et passe par un enrichissement qui est une etape "suggerant" des applications militaires difficilement controlables, aux mains d’etats totalitaires en lesquels on ne peut avoir confiance. 2) les energies dites "renouvelables" : j’ai l’impression qu’il s’agit d’une enorme arnaque, un moyen de faire vite beaucoup d’argent, mais surement pas une reponse au pb de rechauffement climatique (pas assez d’energie produite vis a vis du trop d’energie consommée pour fabriquer les machines (cas des éoliens , maremotrices, etc..). Peut etre le solaire, dans certains espaces de la planete, et encore : je ne suis pas convaincu du bilan energetique au niveau planetaire, et encore moins du planning proposé devant l’urgence du pb a resoudre ! 3) Le nucleaire "fusion" ?? Les centrales en etude n’en finissent pas d’etre mises au point, le rendement ne sera peut etre pas au RDV, alors j’en appelle aux specialistes pour connaitre leur opinion sur les alléchantes perspectives de la Z-machine et de ses promesses de fusion helium-bore ?

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