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Accueil du site > Actualités > Environnement > Changements climatiques : les enjeux en quelques mots

Changements climatiques : les enjeux en quelques mots

"Si la multiplication des évènements climatiques extrêmes n’est pas prouvée, si la mer ne s’élèvera pas de dizaines de mètres, le réchauffement des océans, leur élévation et le déplacement des courants maritimes nous font courir des risques certains." (Sébastien Freudenthal)

Le climat terrestre évolue naturellement de façon cyclique, avec une période dominante d’environ 100 000 ans : ce sont les cycles glaciaires/interglaciaires de Milankovitch.

Cette évolution est due aux variations de 3 paramètres orbitaux :

• l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre (qui oscille sur 4 degrés avec une période de 41 000 ans)
• la rotation de la Terre sur elle-même (précession des équinoxes, période de 20. 00 ans)
• la forme de l’orbite terrestre (excentricité, période de 100 000 ans).

La combinaison de ces paramètres fait rentrer ou sortir d’une glaciation tous les 100 000 ans. Actuellement, nous sommes, depuis 10 000 ans environ, dans une période interglaciaire (chaude).

Ainsi, normalement, dans 60 000 ans, nous devrions nous retrouver dans une période de glaciation, comparable à celle contemporaine de notre ancêtre Cro-Magnon, il y a 20 000 ans, le dernier maximum glaciaire où les températures étaient inférieures de 6 °C en moyenne et le niveau de la mer 120 m plus bas.

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Or Aujourd’hui, alors que nous sommes sur un pic « chaud », nous tendons à accentuer ce réchauffement de manière artificielle -non naturelle- par un accroissement de l’effet de serre, dû à notre activité industrielle qui rejette des quantités importantes de CO2 dans l’atmosphère.

L’augmentation des températures d’ici à la fin du XXIe siècle pourrait être supérieure à 6 °C, estimation haute du rapport du GIEC 2001 (Groupement intergouvernemental sur l’Eévolution du climat, regroupement, sous l’égide de l’ONU, depuis 1990, de près d’un millier de climatologues fédérant le travail des différents laboratoires de recherche internationaux).

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En effet, certains effets non-linéaires, non pris en compte dans les modèles climatiques, peuvent amplifier le réchauffement et engendrer un cercle vicieux redoutable : la fonte du permafrost, par exemple, commence à libérer et libèrera d’énormes quantités de méthane, gaz à effet de serre plus puissant que le CO2, sans parler d’une hypothétique libération du gigantesque stock de ce gaz actuellement sous forme d’hydrates de méthane au fond des océans (phénomène sans doute responsable, il y a 250 millions d’années, à la fin du Permien, d’une des principales crises de la vie sur Terre qui a vu s’éteindre 90% des espèces marines).

L’enjeu est notamment lié à l’accélération de ces modifications. La rapidité avec laquelle nous avons modifié l’atmosphère au cours des 100 dernières années est sans précédent : nous avons ajouté autant de CO2 dans l’atmosphère pendant cette période que la nature le fait en 10 000 ans, lors d’une transition glaciaire/interglaciaire.

Nous détruisons des puits de carbone qui deviennent ou risquent de devenir des sources de CO2 (déforestation, saturation des océans, etc.).

Le réchauffement climatique, lié au taux croissant de CO2 dans l’atmosphère, n’est pas une hypothèse. C’est une réalité démontrée, sur laquelle les chercheurs travaillent depuis maintenant une bonne vingtaine d’années [ndlr > dans les années 1970, on parlait plutôt d’un refroidissement global - vous verrez plus bas que, pour l’Europe, c’est ainsi qu’il faudrait l’envisager].

Quels en sont ou en seront les conséquences et les dangers ?

Si la multiplication des évènements climatiques extrêmes n’est pas prouvée (même si les soupçons de causalité sont chaque jour plus nombreux - cf. récents articles dans Nature relatifs à la dernière saison cyclonique en Amérique), si la mer ne s’élève pas de dizaines de mètres (de 3 à 6 mètres d’ici un siècle selon des études récentes, ce qui est déjà énorme), le réchauffement des océans, leur élévation et le déplacement des courants maritimes (un ralentissement du Gulf Stream, par exemple, qui protège encore l’Europe de l’air polaire glacial, pourrait générer un refroidissement du climat de l’Atlantique Nord, donc de l’Europe) nous font courir des risques certains.

La faune et la flore ont déjà entamé leur "adaptation", même si ce terme est galvaudé - il vaudrait mieux dire : "La flore souffre déjà du réchauffement (...) et la faune tente de s’adapter" ; exemple des châtaigniers, dans le Sud-Ouest, des chênes de la forêt de Vierzon, ou de la vitesse de migration des insectes vers le Nord ; mais pourront-ils survivre à des modifications aussi rapides du climat ? [ndlr > Hier encore un rapport intergouvernemental dénombrait espèces menacées et en voie de disparition. Les chiffres sont plus qu’alarmants].

Qu’est-ce qui est, à ce jour, incontestable, parmi les probables ou très probables conséquences ?

La température augmente, le taux de CO2 est le plus élevé depuis 800 000 ans minimum, les rendements agricoles sont impactés, de nombreuses terres seront très rapidement submergées. Ceci s’accompagnera de déplacements de populations de grande ampleur.

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Par ailleurs, les maladies tropicales se déplacent vers le Nord, la biodiversité est menacée, générant un « effet domino » redoutable et l’impact, ne serait-ce qu’économique, est certain : cela nécessite une remise en cause de nos modèles, donc une véritable volonté politique, industrielle comme individuelle.

Nous sommes en train, par notre action, de modifier tragiquement le climat, et cela de manière irréversible. C’est dans l’accélération inédite de ces modifications que se joue notre avenir, tout autant que notre mode de vie.

Au-delà, le risque est enfin que cette situation, devenant explosive, nous conduise tout droit vers de nouvelles guerres...


Légendes des graphiques :

1 et 2- Changements de température depuis 1000 ans et courbe de la concentration de CO2 dans l’atmosphère (source > La Liste à Suivre)

3- Statistiques sur les catastrophes naturelles (source).


Note : Cet article constitue une synthèse co-écrite par Sébastien Freudenthal et Nicolas Voisin, amendée par jcm, qui décrit simplement et clairement l’état des lieux sur l’un des plus grands enjeux contemporains. Elle est la première qui fait suite au séminaire Freemen qui a eu lieu, les 13 et 14 mai derniers, en Dordogne.


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66 réactions à cet article    


  • NGK (---.---.4.206) 24 mai 2006 10:38

    Bravo ! Bravissimo ! Si Monsieur, messieurs m’autorisent, je vais sous peu utiliser cet article via mon blog et une base de données dans la mouvance de l’esprit freemen que je suis en train de créer à titre de récapitulatif.


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 24 mai 2006 10:52

      Il est vraiment urgent de stopper les émissions de CO2.

      Ce qui est dommage, c’est que les écolos français semblent ne pas avoir compris l’urgence. Lors d’un débat télévisé il y a quelque jours, j’ai été fort suppris, pour ne pas dire dégouté, de voir que les Verts mettaient une condition préalable à leur participation au gourvenement en cas de victoire des socialistes : La sortie du nucléaire.

      Qu’ils soient contre le nucléaire ne me choque absolument pas, on peut en discuter, mais qu’ils fassent passer cela avant la réduction drastique de la consommation d’hydrocarbures et de charbon, cela est insupportable.

      La condition préalable devrait être par exemple : l’arrêt de l’utilisation du gaz, du fioul, du pétrole, et du charbon dans le chauffage et la production d’électricité.

      Un peu d’ordre dans les priorités cela ne fait pas de mal.

      Voir le site de Jean-Marc Jancovici


      • Grégory (---.---.163.116) 24 mai 2006 14:11

        Bonjour Anthony.

        Je n’ai jamais considéré les Verts comme étant écologistes. De toute façon il est aberrant que l’écologie soit un parti politique. Chaque parti se doit d’être écologique. On ne peut plus faire de politique sans se soucier des retombés écologiques. Ce sont ces politiques d’insouciances des 50 dernières années qui sont responsables, en parti, du réchauffement climatique.


      • perlin (---.---.219.115) 26 mai 2006 05:36

        @ Grégory

        Tout à fait d’accord sur la transversalité politique de l’écologie.

        Mais bon, on n’a plus de Mai 68, il ne nous reste que des (vieux) soixantehuitards, il faut bien qu’ils s’occupent... Ce qui est embêtant c’est qu’ils entrainent des jeunes... Mais ils se bouffent plus entre eux qu’avec les « vrais gens »... Songez que quand l’un prône les énergie renouvelables, l’autre fait une association contre l’éolienne du champ d’à côté... Mais c’est vrai que leur pompom c’est le nucléaire : l’un dit « Arrêtez les CO2 ! » et l’autre lui répond « Fermez les centrales ! »... Faut pas qu’leurs femmes arrêtent de tricoter, moi j’vous l’dis.


      • Symbole_77 (---.---.28.174) 30 juin 2006 18:40

        euh.. non, pas le charbon, qui est issu de la combustion partielle de bois. Ne pas confondre avec les resources carbonnées fossiles, houille, lignite, etc...


      • jcm - Freemen (---.---.0.86) 24 mai 2006 11:24

        @ Anthony Meilland >

        «  La condition préalable devrait être par exemple : l’arrêt de l’utilisation du gaz, du fioul, du pétrole, et du charbon dans le chauffage et la production d’électricité. »

        Peut-être mais d’une façon générale il serait bon que nous soyons nombreux à mener une réflexion sur la façon que nous avons de gérer le chaud et le froid, qui nous conduirait à évaluer les possibilités qu’ont nos sociétés de conserver leurs équilibres vitaux face à certains bouleversements climatiques ou épisodes météorologiques atypiques.

        Ceci en gardant en mémoire que l’adaptation à ces bouleversements ou ces épisodes nécessiterait des efforts considérables sur de longues durées (10, 20, 30 ans ... ?), efforts qui nous conduiraient inévitablement à diminuer de façon très intense nos consommations d’énergies fossiles.

        Il y a donc 2 entrées possibles, du point de vue de l’intention : lutter contre les GES pour en limiter les émissions ou bien lutter pour que nos sociétés puissent supporter certains chocs à venir, avec à la clef des résultats très voisins.

        Ce qui revient à dire que lutter contre les émissions de GES est lutter pour NOTRE SECURITE de demain (qui peut être très bientôt).

        Malheureusement quand il est question de sécurité - ou d’insécurité - la moyenne de nos concitoyens pense immédiatement : banlieues, terrorisme, immigration...

        Et la plupart des politiques enfoncent le clou.

        Grosse erreur !!!

        Nous devons donc envisager que si nos sociétés présentent aujourd’hui des fragilités face à ce type d’événements (météo, climat) et qu’ils se produisent il nous en faudra payer le prix en désastres variés, un prix peut-être fort élevé à tous points de vue.

        Pendant ce temps on fera succéder la coupe du monde de foot à Clearstream, puis ce sera l’été et quelle nouvelle « affaire » ensuite, afin que nous perdions encore un peu plus de temps ?


        • Anthony Meilland Anthony Meilland 24 mai 2006 12:48

          « Il y a donc 2 entrées possibles, du point de vue de l’intention : lutter contre les GES pour en limiter les émissions ou bien lutter pour que nos sociétés puissent supporter certains chocs à venir, avec à la clef des résultats très voisins »

          Il va falloir faire les deux car le réchauffement est déjà inévitable. La température va augmenter, les climats vont changer. Dans quel proportions, nous ne le savons pas !!! Les gaz à effet de serres que nous avons déjà émis (et ceux que nous continuerons à emettre pendant quelques temps) vont rester dans l’atmosphère pendant longtemps. Ils nous faudra donc agir aussi pour nous protéger contre les effets de ces changements climatiques :
          - élévation du niveau de la mer => problème d’évacuation des habitants des zones cotières, disparitions d’atolls
          - innondations => canalisation des rivières, protection ou évacuation des zones inondables
          - séchresse et desertifications => évacuation des population ou développement de l’irrigation
          - Cyclones, ouragans... : Prévisons des risuqes, éprocedures d’évacuation...


        • Antoine (---.---.226.176) 24 mai 2006 11:29

          C’est un sujet préoccupant et les preuves abondent pour justifier une prise de conscience collective.

          Je viens de lire une dépêche qui signale l’intention des conservateurs canadiens de sortir de Kyoto en 2012...si les us et la chine ne prennent pas des mesures pour limiter les émanations de co2.

          Il y a des choix à faire, il faut les faire mainteant, sinon le coût humain va être terrible.


          • Antoine (---.---.226.176) 24 mai 2006 11:36

            La plupart des politiques lorsqu’ils sont confrontés à la question demandent :« Ok, combien cela va coûter ? »

            Comme si on pouvait chiffrer et faire un budget à ce sujet.

            La meilleure réponse à servir pour leur dire cet agacement :« Messieurs, cela va vous coûter votre place. »


            • jcm - Freemen (---.---.0.86) 24 mai 2006 11:54

              Ces politiques là me semblent pires que des ânes stupides frappés de crétinisme un lendemain de cuite...

              Car la question, si on se donne la peine de l’examiner de près, peut aussi se formuler : « OK, combien cela peut-il rapporter ? ».

              Alors on procède à l’inventaire des tâches à accomplir, des travaux à réaliser, de leur coût certes mais aussi de ce qu’ils pourraient provoquer de positif en terme d’emploi, de recettes fiscales et autres, d’économies (par exemple impact positif sur la balance du commerce extérieur d’une diminution forte de nos importations énergétiques).

              Combien de pistes de recherche à ouvrir ou à appuyer plus fortement, quels gains en possibilités de débouchés à l’international à terme, puisque nous aurions fait beaucoup d’efforts pour nous doter de compétences nouvelles etc...

              Et là je ne fais qu’un très bref survol de cette question : nous aurions en fait beaucoup à gagner en terme de compétitivité, de croissance (mais d’une croissance orientée vers un plus grand « respect de l’environnement »), et de sécurité pour l’avenir.

              N’oublions pas pour ce qui concerne la compétitivité pour l’avenir que le thème des changements climatiques devrait s’avérer une source de plus en plus juteuse de profits pour ceux qui présenteront des solutions efficaces, car la question n’est pas prête de nous laisser tranquilles : les changements climatiques vont devenir l’un des marchés les plus porteurs que nous puissions imaginer dans un avenir assez proche.

              Remplaçons nos ânes par... des baudets qui ne boiraient que de l’eau...


            • Pierrhot (---.---.67.99) 24 mai 2006 12:09

              Bonjour,

              Intrigué par l’adaptation de la forêt Vierzonaise (je suis berrychon) j’ai recherché des informations (malgré l’absence de liens dans votre article) sur le sujet et je suis tombé sur ceci.

              Ma question est donc la suivante :

              Dans le cas de la foret Vierzonnaise les dégats constatés ne seraient-ils pas un problème lié à l’implantation d’espèces mal adaptées au biotope Berrychon ?

              Car apparemment les variétés de chênes endémiques à la région résistent bien aux évolutions récentes de notre climat. Ceci indiquerait que la situation n’est pas exceptionnelle car n’ayant d’effet que sur des variétés implantées par l’homme.

              Qu’en pensez-vous ?


              • jcm - Freemen (---.---.0.12) 24 mai 2006 13:07

                Voir cet article du Monde :

                Les forêts à l’épreuve du changement climatique

                « Les dépérissements massifs de chênes observés dans le centre de la France semblent imputables à un champignon favorisé par le réchauffement du climat. D e mémoire de forestier, on n’avait jamais vu ça ! » D’un geste navré, Samuel Autissier, responsable de l’unité de Vierzon de l’Office national des... »

                maintenant en accès payant mais dont une version se trouve sur un site brésilien : Les forêts à l’épreuve du changement climatique (en français).


              • Scipion (---.---.45.159) 24 mai 2006 12:57

                Et là-dessus, comme si c’était pas assez, il y a des fumiers d’Indonésiens qui viennent de rallumer le Mérapi...

                A quoi ça sert que l’Européen, il se décarcasse ?

                Salauds d’islamistes !


                • musil (---.---.222.9) 24 mai 2006 14:18

                  Le raciste suisse fait toujours dans la dentelle...comment se débarasser d’un énergumène qui déverse sa haine et son étroitesse d’esprit sur toutes les contributions ? L’IGNORER !


                • Jojo2 (---.---.156.221) 24 mai 2006 21:51

                  Un peu de provoc ça me fait toujours rire...

                  Mais c’est de la provoc qui masque une ignorance crasse...Je sens comme un doute..


                • Nico (---.---.244.143) 24 mai 2006 13:49

                  Ce qu’il faut déjà se dire , c’est que le mal est déjà fait et que tout ce que la planète à recracher va mettre un certain temps à être « canaliser ». Par ailleurs, il y a une certaine bétise quant au développement actuelle de la société. Par exemple on créer des voitures avec des parebrises avec des surfaces de plus en plus grandes , ce qui fait des voitures de plus en plus chaudes et pour celà on nous met des clim, d’ou conso + importantes et rejet des gaz + importants. Ce n’est qu’un exemple, mais qui montre que pour des produits de conso de masse on ne réfléchi pas encore par rapport à l’écologie.

                  Maintenant sur le mal déjà causé, il va falloir prévenir car quand les éléments vont se « déchainer » ce sera trop tard par ex interdire l’implantation des populations sur les zones cotières(cf voir réction de A.Meilland).

                  Ensuite, il faut agir sur le plus long terme pour réduire les GES. Mais là, c’est un peu comme pour une réforme, il y a-t-il une volonté de la population de remettre en cause ses habitudes non écologiques. Et cette remise en cause ne doit pas seulement être réalisé à notre niveau mais à l’échelle de la planète. Et dans ce cas il faut créer un consensus internationnal. Ce qui sera très très difficile. Ce consensus doit être réalisé en parallèle avec un dévelopement économique des pays sous développés ( dans un pays ou les gens survivent l’écologie passe au 2nd plan).


                  • Grégory (---.---.163.116) 24 mai 2006 14:50

                    Merci pour votre article.

                    Changements climatiques : les solutions en quelques mots.

                    - Répenser un système économique complètement indépendant de tous types d’énergie produisant des GES. Un système économique préservant les ressources et la biodiversité de notre planète.

                    - Anticiper au mieux les futurs chocs météorologiques. Et prendre toutes les dispositions nécessaires pour minimiser au maximum leurs impacts sur nos sociétés et sur la biodiversité.

                    Voila le challenge de l’homme du XXI ème siècle. Tout un programme qui, concrètement, aura très peu de chance de se réaliser si on compte que sur nos politiques. Même si elles réagissent, elles le font beaucoup trop lentement et beaucoup trop timidement. Nous sommes tous coupables du changement climatique. Nous savons ce qu’il y à faire alors soyons responsable et changeons nos habitudes de consommations. Car c’est elles qui établissent un système économique et non l’inverse.

                    Je tiens à rappeler que la terre à prévu d’être là pendant encore 4 milliards d’années. A l’allure où on va, à la fin de se millénaire elle ne sera plus vivable.


                    • Anthony Meilland Anthony Meilland 24 mai 2006 15:23

                      Il n’y a que l’électronucléaire qui peut assurer cette fonction(J’entends déjà les écolos gueuler).
                      - Prenons le cas de l’éolien et des panneaux solaires, ces deux énergies sont dépendantes de facteurs extérieurs et doivent donc pouvoir être relayées par une autre énergie pouvant être activée rapidement en cas de baisse de production. Or le nucléaire ne peut pas jouer ce rôle car l’activation d’un réacteur est trop lent (plusieurs jours).
                      - Tous les scénarios actuels couple l’éolien et le solaire avec des usines à gaz qui emettent du CO2. On voit donc la difficulté de développer ces énergies sans agraver le réchauffement climatique.
                      - On pourrait les coupler avec de l’hydroélectricité, mais le potentiel hydroélectrique Français ne peut se développer sans de grave conséquence sur l’environnement.
                      - Prenons l’exemple du barrage des trois gorges en chine qui a noyé toute une vallée sur presque 1000km sous les eaux pour une production voisine de 15 réacteurs nucléaires. Peut-on réellement dire qu’une telle centrale est plus écologique que la construction de 3 à 5 centrales nucléaires ?
                      - Il existe néamoins la très mal connue énergie géothermique qui est peut être la plus intéressante des énergie renouvelable tant du point de vue impacte sur l’environnement que fiabilité.
                      - Mais le nucléaire est actuellement le moyen de produire de l’électricité qui a le moins d’impact sur l’environnement (pollution, modification du biotope, emcombrement). Effectivement il reste le problème des déchêts. Mais ceux-ci sont assez peu nombreux (40000 tonnes en france par ans pour tous les dêchets à faible radioactivité et 200 tonnes pour ceux plus problèmatiques) et une partie d’entre eux pourrait redevenir du combustible en cas de developpement de la surgenération (ex:superphénix).

                      Faites un saut sur le site de J.M Jancovici


                    • Grégory (---.---.163.116) 24 mai 2006 17:05

                      Je ne suis pas pro nucléaire. Mais au vu de l’état actuel des choses. Il semble difficile de s’en passer. Mais le nucléaire n’est pas une solution à long terme. Elle doit servir de transition.

                      Le nucléaire doit nous donner le temps de changer d’énergie. Il ne s’agit pas d’une source d’énergie inépuisable. Apparemment il resterait assez d’uranium au mieux, pour 280 ans (1) au pire, pour 50 ans (2). Même si il en reste pour 280 ans. Et après ? La fusion nucléaire ? Elle consomme actuellement beaucoup plus d’énergie qu’elle n’en produit. Et même si on arrivait à rendre la fusion rentable. Il y a encore des déchets radioactifs. Et, est ce réellement une source d’énergie inépuisable ? Et après ? C’est sur, moi je serais plus là. Mais on n’hérite pas de la terre de nos parents mais on l’emprunte à nos enfants. Une chose est sur, les énergies renouvelables règlerais une bonne fois pour toutes nos problèmes d’énergies. Eolien, solaire, photovoltaïque, géothermie, aérothermie, hydroélectricité, houloélectricité (3) sont autant de source d’énergie qui devrait couvrir nos besoins essentiels. Mais il ne faut pas se leurrer, les énergies renouvelables à elles seules ne feront pas voler nos avions et nous auront du mal à faire venir nos vêtements et autres produits de consommations de chine. Donc il faut repenser notre système économique.

                      En résumé, on est d’accord sur un point. On ne peut pas se passer du nucléaire. Mais après ? Pour moi il doit juste nous donner le temps d’adapter notre société aux énergies renouvelables. Et ça ne se fera pas sans souffrance. Enfin, surtout pour tous les pays développés.

                      (1)http://www.cea.fr/fr/magazine/dossier_combust/defis93_3.pdf

                      (2)http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&sousmenu=actions&soussousmenu=tourdefrance&page=communique

                      (3)http://www.lemoniteur-expert.com/resultat.asp


                    • musil (---.---.156.158) 24 mai 2006 17:07

                      Admirable site, en effet, que celui de Jancovici....Mais je ne partage pas son choix « tout nucléaire » (quid des démantélements, des approvisionnements futurs, des retraitements, et cela à l’échelon de la planète ??...)Il minimise aussi avec assez de mauvaise foi, me semble-t-il, les conséquences de « l’accident » de Tchernobyl...

                      C’est la seule critique que je lui fasse, tout en étant pas « écolo », mais considérant que la vraie écologie, c’est la prise en considération de notre insertion dans le milieu naturel et des conséquences de nos pratiques sur elle, donc sur nous...


                    • Cassandre (---.---.238.178) 24 mai 2006 19:32

                      Où avez-vous lu que JMJ était pour le « tout nucléaire » ? Il dit seulement que c’est un morceau indispensable d’une éventuelle solution. Cette expression n’a d’ailleurs aucun sens : tous les pays, France comprise, sont bien plus près du « tout pétrole » que du « tout nucléaire » : l’énergie, ça n’est pas que l’électricité !

                      Et la désinformation sur les déchets marche toujours... Les déchets nucléaires sont de faible volume, et maîtrisés. Les déchets des énergies fossiles sont jetés dans l’atmosphère sans vergogne : qu’est-ce que ça coûterait de les en retirer pour les stocker correctement ?

                      Toute personne qui s’inquiète encore des déchets nucléaires aujourd’hui n’a pas vraiment compris ce qu’est un changement climatique et ses dégâts potentiels (10000 fois Tchernobyl pour 5°C de moyenne en plus).


                    • musil (---.---.189.118) 25 mai 2006 19:54

                      Merci d’avoir rectifié, Cassandre, mon jugement était trop à l’emporte-pièce . Il n’en reste pas moins que je suis moins optimiste que vous sur la prétendue « maîtrise » des déchets rodioactifs et que l’approvisionnement en matière première va se poser assez vite, lorsque le développement des centrales va exploser, et pas seulement en chine...Amicalement.


                    • Angus (---.---.131.193) 24 mai 2006 14:53

                      la mesquinerie et l’attentisme ne sont solubles que dans les catastrophes majeures, de préférence si cela a concerné une zone habituellement favorisée et protégée (l’occident par exemple).

                      Il est donc peu probable qu’il se passe quelque chose sans que soit arrivé un gros pépin aux USA ou en Europe ... ou peut-être en Chine, si cela affecte sa capacité industrielle.


                      • Cassandre (---.---.238.178) 24 mai 2006 19:38

                        Bien d’accord. On peut espérer ça à partir de 2010, quand le cycle solaire de 11 ans va aller vers son maximum et que les chinois et indiens auront réduit leurs émissions de SO2 pour respirer un peu (moins d’aérosols sulfatés, plus de rayonnement solaire au sol).

                        Ceci dit, l’exemple de la canicule de 2003 (aucun effet sur les politiques ni les médias) montre qu’il faudra quelque chose de vraiment TRES costaud, et qui, de préférence, atteigne personnellement les dirigeants.


                      • pierrot (---.---.141.25) 24 mai 2006 15:12

                        Moi aussi Helvète, je ne partage que moyennement ce genre de propos. Cela dit :

                        1. l’éco.., la bio... etc... est menacée.
                        2. ...donc en gros arrêtons de vivre.

                        Les écolos, je n’aime pas car ils sont unilatéraux et surtout de gauche, ce qui me stupéfie. L’écologie commençant dans la famille toute simple, je ne saisi pas.

                        Deuzio, entre la pseudo grippe aviaire, le 11 septembre et le soit disant méchant terroriste « arabe » (vous aurez remarquez tout de même que l’on a changé de type depuis 39 quoique les intentions soient les même s’approprier leur pseudo fortune et aujourd’hui le pèèè...trol ce qui revient au même ), ou la menace écologique....pffff, je me demande pourquoi j’ai fait six gamins ?

                        Pourtant un minimum de culture nous apprendrait que la Tamise était navigable du temps des Romains, et prise par les glaces autour du XVIème siècles, et qu’il n’y a pas de raison que Vladivostock qui se trouve à peu près à la même latitude que nous soit systématiquement prise par les glaces l’hiver.

                        Ce qui signifie que :

                        1. Produisons tant de CO2 que nous voulons, l’être humain aura probablement bien de la peine a vivre avec...
                        2. les arbres non ! Ils se porterons comme un charme.
                        3. La nature est bien plus puissante que l’on ne pense, elle ne fait que rétablir un juste équilibre ( c’est ce que nous apprend l’histoire ), donc rien à craindre de ce côté là.

                        En conclusion, nous avons juste peur que notre petit confort s’en trouve réduit, que les hivers deviennent plus rigoureux alors que le pétrole sera hors de prix, ou les été trop chaud alors que l’énergie électrique sera trop chère pour la plupart d’entre nous. (conséquence logique de la raréfaction du pèt...).

                        La nature ne risque rien.

                        Nous, êtres humains, risquons de payer cher nos excès, et quand je dis nos excès, j’entends bien ceux de toute sorte, la consommation excessive de carotte -eh oui- engendrant une cyrose du foie par surplus de vitamine A. Et alors !

                        Juste retour des choses. Equilibre retrouvé, et surtout orgueil humain écrasé (ce qui nous ferait des vacances ! ).

                        Alors que l’on ne fasse pas chi... avec l’écologie, car c’est un devoir de chef de famille...pour commencer, et que les légitimes angoisses de nos contemporains devrait les inciter à balayer devant leur porte avant de l’ouvrir !

                        Quand à ceux des partis écologiste, qu’on les pendent tant qu’il reste des arbres. Pierrot


                        • Thirqual (---.---.15.86) 24 mai 2006 16:42

                          Venus est un exemple de régulation parfaite de l’effet de serre en effet.


                        • pierrot (---.---.141.25) 24 mai 2006 17:15

                          ...sauf qu’il n’y a jamais eu de vie dessus.


                        • Z (---.---.107.66) 24 mai 2006 18:38

                          A Pierrot :

                          J’ai du mal à comprendre vos reproches aux partis écologistes.

                          Selon vous, ils n’ont pas lieu d’être, parce que l’écologie devrait être apprise dans les familles ? Oui mais quand on constate que ce n’est pas le cas, qu’est-ce qu’on fait ? Si toutes les familles étaient responsables et éduquaient leurs plus jeunes au respect, on n’aurait peut-être pas besoin de politique du tout.

                          De plus, qu’est-ce qui vous stupéfie, qu’ils soient unilatéraux ou de gauche ? Un parti écologiste reste un parti (qui souhaite donner une place plus important à l’environnement que les autres partis, certes), et donc à moins d’être centriste, est unilatéral. A noter que le parti écologiste de Corinne Lepage, Cap21, est de droite. Donc pourquoi les partis écologistes vous stupéfient-ils plus que les autres partis, qui sont en grande majorité unilatéraux, et pour certains, même, de gauche (quelle horreur...).

                          J’en profite pour signaler que j’ai aussi du mal à comprendre les reproches d’autres personnes, qui pensent que les partis écologistes ne devraient pas exister parce que l’écologie devrait faire partie intégrante de la politique. Ce qui devrait être un reproche contre les partis « traditionnels » se transforme parfois en reproche contre les partis écologistes, on leur reproche leur existence. Quand les partis traditionnels commenceront (s’ils commencent un jour) à faire vraiment de l’écologie, j’ai l’impression qu’il y aura bien peu de monde pour témoigner de la reconnaissance envers ceux qui ont ouvert la voie. Je le dis d’autant facilement que je n’ai aucun lien avec aucun parti écologiste.


                        • (---.---.141.25) 24 mai 2006 19:20

                          J’ai du mal à comprendre vos reproches aux partis écologistes.

                          Pas au parti écologiste mais à tous les partis, quels qu’ils soient.

                          Selon vous, ils n’ont pas lieu d’être, parce que l’écologie devrait être apprise dans les familles ? Oui mais quand on constate que ce n’est pas le cas, qu’est-ce qu’on fait ?

                          On commence par soi-même en évitant les pollutions. A commencer par la presse, les médias, etc ( pollution de l’esprit), en commençant par regarder autour de nous (je veux dire ce qui est proche, ce qui est évident). En commençant par ouvrir sa fenêtre le matin et en se posant la question : qu’est-ce qui ne va pas.

                          De plus, qu’est-ce qui vous stupéfie, qu’ils soient unilatéraux ou de gauche ?

                          Si tu continue à me vouzoyer, je ne te cause plus smiley !

                          Unilatéraux, évidemment...m’enfin. Droite et gauche n’étant qu’une application de l’hégélisme. En résumé : on se fout sur la gueule, pis on verra bien ce qu’il en ressort (...Le grand Soir...il paraît...). Ce n’est pas sérieux et cela ne fait que des victimes.

                          Donc pourquoi les partis écologistes vous stupéfient-ils...

                          Parce que les hommes « politiques » feraient nettement mieux de se rendre compte qu’ils ne défendent pas une idée, mais le bien commun. Mieux encore, que ce n’est pas un pouvoir mais la mise au service (personnelle) d’une communauté (Etat ou autre...) de ses forces propres. (et en disant cela, je suis bien conscient que certaines charo... s’en servirons après l’avoir lu sur Agoravox (c’est étudié pour), le net étant un média comme les autres).

                          Bref les partis vivent encore aux XIXème siècle, avec des idées du XIX<ème sièclew. Ils semblent oublier en se donnant du « citoyens » que cela faitlongtemps que c’est finis et que les problèmes que nous avons a gérer sont ceux du XXIème siècle.

                          Il est temps de tordre le cou au Rousseau, Zola (brave type qui chiale sur les misères du monde, mais qui, dans le même temps, Stop !

                          ...l’écologie devrait faire partie intégrante de la politique..é.

                          C’est un minimum qui ne devrait pas même être exprimé. Ou alors....


                        • (---.---.141.25) 24 mai 2006 19:24

                          je me cite du coup :

                          Il est temps de tordre le cou au Rousseau, Zola (brave type qui chiale sur les misères du monde, mais qui, dans le même temps,... Stop !

                          Parce qu’il manque un bout : Il est temps de tordre le cou au Rousseau, Zola (brave type qui chiale sur les misères du monde, mais qui, dans le même temps, abandonne sa femme et ses 4 ou 5 enfants.


                        • Grégory (---.---.17.184) 24 mai 2006 20:21

                          Bonjour Z.

                          « Ce qui devrait être un reproche contre les partis »traditionnels« se transforme parfois en reproche contre les partis écologistes, on leur reproche leur existence. Quand les partis traditionnels commenceront (s’ils commencent un jour) à faire vraiment de l’écologie, j’ai l’impression qu’il y aura bien peu de monde pour témoigner de la reconnaissance envers ceux qui ont ouvert la voie. »

                          Vous avez plus que raison. Je me suis mal exprimé. Mais on est d’accord sur le fond. L’écologie devrait être de tous les partis et pas seulement d’un seul parti. Merci à eux d’être là.


                        • Jojo2 (---.---.156.221) 24 mai 2006 21:59

                          « donc en gros arrêtons de vivre. »

                          Aarrrrrrrrrrrrrrgh !

                          Je sens mon Struthio, caché derrière un pseudo...


                        • Thirqual (---.---.132.96) 25 mai 2006 02:33

                          La vie n’est qu’un facteur mineur d’équilibre des planètes.

                          Mathématiquement (cf les travaux de M.Ghil, pointure s’il en est sur le sujet de la stabilité des systèmes et la modélisation du climat), il existe sans vie deux soutions stables pour la Terre, une qui conduit à la fixation du CO2 sous forme de carbonate et du carbone en général en carbonate ou en hydrates de méthanes dans les océans, qui se refrodissent, donc permettent de stocker encore plus de CO2 (oui sa solubilité augmente quand la température baisse, d’ailleurs les eaux profondes sont saturées car elles datent de la dernière périodes froides, et leur remontée n’est pas prise en compte dans les modèles de prédiction parce que c’est pas si évident que ça de donner les périodes précises du cycle thermo-halin). Résultat de cette fixation, moins d’effet de serre dû au CO2, donc diminution de la température, donc moins de vapeur d’eau dans l’air et même résultat, et au final ère glaciaire avec des calottes un peu partout sur terre. Genre juste avant le cambrien.

                          C’est un peu plus compliqué pour la Terre car il y a sûrement des cycles non encore explicités de recyclage des carbonates dans le manteau par les zones de subduction et expulsion du CO2 qui se forme de manière en gros comme dans une cimenterie par les volcans. Pas les petits, hein, pas genre le Mérapi, les gros genre ceux qui ont laissés les trapps du Décan en Inde.

                          L’autre solution c’est une augmentation de la température avec dégazage des océans du leur CO2 et des hydrates de méthane, dégazage du permafrost, puis dégazage du CO2 des roches carbonatées. Et stabilité dans un schéma de type Vénus.

                          L’intervention de la vie rajoute des boucles de rétroaction (température plus élevée = plus de vie dans les océans = plus de fixation de CO2 sous forme de calcaire par exemple, ou la même chose pour les plantes en présence d’un climat suffisamment arrosé), mais les écosystèmes ont le mauvais goût d’être sensibles aux évolutions très rapides, et pour le moment on a dans l’histoire récente jamis observé une évolution aussi rapide du taux de CO2. C’est pas compliqué, on peut avoir des positions d’équilibre à des taux variés de CO2 et des températures variées elles aussi, voir l’ère Crétacée, mais si une variation trop rapide est imposée, rien en garantit que le système va s’arrêter à un endroit précis, autre que les deux extrèmes.

                          Imaginez une cloche retournée avec près du sommet deux ou trois petites indentation dans lesquelles une bille peut se loger. En poussant un peu une bille elle peut aller dans l’indentation voisine. En la poussant trop fort elle risque de tomber en bas de la cloche. Ca a l’air stupide comme comparaison, et pourtant... un graphe de stabilité à une forme bien similaire à celle-ci, et la position du système étudié peut très bien réagir à des « poussées » d’une manière similaire.


                        • Thirqual (---.---.132.96) 25 mai 2006 04:09

                          Précision :

                          Mineur dans le sens où d’autres phénomènes peuvent avoir une influence plus grande, hein, pas mineur dans le sens ne peut pas avoir un effet déterminant.


                        • Sam (---.---.188.241) 24 mai 2006 16:55

                          Oui, encore un scénario bien construit pour avenir détruit...

                          Heureusement qu’on a Chichi et Vilou pour nous réchauffer...


                          • gem (---.---.117.250) 24 mai 2006 17:15

                            +1 pour pierrot.

                            Au fait, je rappel que la terre ne fait que 500 millions de km², dont seulement 150 millions de terres émergées.

                            http://www.notre-planete.info/geographie/chiffres_cle.php

                            A comparer à la population mondiale et à la puissance de chaque humain (puissance mécanique, puissance chimique, et même puissance biologique par détournement à nos fins des processus naturels),

                            Ou, dans le registre collectif, au nombre de villes et villages (2 millions), et à la superficie sous leur influence, totalement structurante.

                            Effet de serre ou pas, la nature « naturelle » (nature au sens étroit) est déjà foutue.


                            • (---.---.21.95) 24 mai 2006 17:25

                              Merci pour cet article très interessant. Juste une petite précision sur les variations des 3 paramètres orbitaux :
                              - la précession des equinoxes n’est pas la rotation de la Terre sur elle-même (ça on le connaît bien ça s’appelle une journée de 24h) mais un lent changement périodique de direction de l’axe de rotation de la Terre du aux forces de marée du Soleil et de la Lune et qui a une période de 25800 ans,
                              - une légère oscillation autour de ce mouvement de précession appelé la nutatuion et qui a une période de 18.6 ans (pas beaucoup d’influence sur le climat)
                              - la période de variation de l’excentricité terrestre est de plusieurs centaines de millions d’années.


                              • (---.---.21.95) 24 mai 2006 17:27

                                erratum : lire « nutation » et pas « nutatuion »


                              • Seb (---.---.58.38) 24 mai 2006 18:08

                                Pour la précession nous sommes d’accord, je pensais avoir été clair la-dessus, mais je suis désolé, les périodes (car il y en a en fait 3) de variation de l’excentricité sont 95 000, 125 000 et 400 000 ans et non pas des millions d’années, j’ai parlé de 100 000 ans en gros pour simplifier, qui est proche de la période dominante ! Si on veut continuer à être précis on regarde notamment cette figure smiley http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/7e/Milankovitch_Varia tions.png/450px-Milankovitch_Variations.png Cette article ne se voulait pas pointu, juste simple.


                              • denis (---.---.253.111) 24 mai 2006 17:56

                                intéressant, en tout cas le concept de rechauffement est une bonne nouvelle pour l’industrie nucléaire dont l’argumentaire s’étiolait d’année en année et c’est quand même bien pratique d’avoir une industrie nucléaire civile pour couvrir son industrie militaire (cf iran ). Personnellement je n’ai pas besoin de menace pour souhaiter autre chose que cette sur consommation

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