Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Environnement > Claude Allegre : pour une vraie écologie !

Claude Allegre : pour une vraie écologie !

« Il est temps que les dirigeants européens reviennent au principe de réalité, et surtout acceptent de vivre dans les temps présents, qu’ils cessent d’escamoter au profit d’un avenir mythique les dures réalités d’aujourd’hui. ». *Claude Allègre, L’imposture climatique ou la fausse écologie.

Géophysicien, géochimiste, académicien des sciences, ancien ministre de l’Education nationale, de la Recherche et de la Technologie du gouvernement Jospin, Claude Allègre fait régulièrement la Une des journaux pour ses petites phrases assassines ou ses interventions spectaculaires dans la controverse sur le climat. Dans L’imposture climatique ou la fausse écologie, le pionnier (en France) du climato-scepticisme s’entretient avec Dominique de Montvalon. Son discours a été perçu comme une véritable déclaration de guerre par les journalistes qui ont choisi le camp de l’idéologie « réchauffiste » et par ses habituels détracteurs (scientifiques, politiques ou médiatiques, tous climato-alarmistes) prétendant le renvoyer à sa propre « imposture » en l’accusant d’avoir laissé passer des erreurs grossières(2) et introduit des mensonges dans son anti-thèse. Une goutte d’eau qui a fait déborder le vase des climatologues alarmistes qui ne supportent pas la contradiction et rêvent de museler une fois pour toutes leur pire ennemi et, début avril, ils faisaient part de leur exaspération dans une pétition(3) adressée en grandes pompes aux plus hautes instances scientifiques et politiques françaises. Une première dans l’histoire de la science moderne française !

Le combat du bon sens et de la mesure contre la pensée unique

Alors que les fondamentalistes du climat se battent pour contrer une hypothétique hausse de 2 à 3°C dans un siècle, Claude Allègre rappelle quelques règles de bon sens : « Comment définir la température moyenne du globe ? Entre les zones polaires et la zone intertropicale, il y a 120°C de différence. Entre le jour et la nuit dans la zone tempérée, 10°C de différence. Entre l’été et l’hiver, 20°C de différence (11°C en moyenne pour l’hémisphère Nord). Comment définir une température moyenne dans ces conditions de variabilité ? Déjà, définir une température annuelle moyenne à 0,1°C près en un lieu précis n’est pas un problème simple, mais à l’échelle du globe, ça paraît impossible. ». Bien que cette partie constitue un élément important et intéressant du livre, je laisserai de côté la bataille des arguments scientifiques et des règlements de comptes personnels. La plupart des journalistes ne se sont intéressés qu’aux aspects polémiques et aux regrettables erreurs qu’auraient commises M. Allègre. Pour ma part, je préfère me concentrer sur l’engagement de l’ancien homme politique contre le dogme et pour le droit d’exprimer ses doutes.

Une question brûle les lèvres de tous ceux qui s’intéressent au « climatologiquement correct » : comment a-t-on pu monter un tel scénario et mobiliser la planète entière autour d’un « mythe sans fondement, d’un enjeu virtuel : le climat de la Terre dans un siècle » pour reprendre les termes de M. Allègre ? Celui qui se définit lui-même comme « l’agnostique des prédictions climatiques » rappelle qu’« Il faut dire que le changement climatique est réel et, quel qu’il soit, demain, qu’il faudra s’y adapter. Depuis 10 000 ans, l’homme fait la démonstration qu’il sait s’adapter à des changements climatiques qui n’ont jamais cessé.(…) Mon combat, c’est contre l’extrémisme sous toutes ses formes, contre l’alarmisme, la peur, le totalitarisme vert, contre les excès de toutes origines. C’est celui du bon sens et de la mesure. ».

Un monde plus « respirable » ?

La guerre livrée par les écologistes « ultra » a pour but « de faire la démonstration de l’inaptitude des dirigeants politiques, puis dénoncer la société dans laquelle on vit (et qu’ils veulent détruire) et, chemin faisant, la mondialisation (qu’ils combattent ). ». Des ultras qui veulent imposer une vérité officielle « comme en URSS du temps de Lyssenko(5) » affirme M. Allègre. Un jugement sans appel pour qualifier la posture actuelle adoptée par des personnalités qui se réclament de la deep ecology(6) et refusent d’entendre toute argumentation contradictoire émise par des scientifiques indépendants (hors GIEC) en décrétant que le « consensus » a force de Loi. En 2008, Al Gore, le pape de la cause réchauffiste, qui se fait payer ses conférences 200 000 $ de l’heure -celui par qui tout a commencé- achevait l’une de ses conférences par cette recommandation : « Vous avez le devoir de réduire au silence ceux qui s’opposent aux avis du GIEC.  ». Comme le fait remarquer Claude Allègre, c’est invraisemblable ! Daniel Cohn-Bendit, qu’on ne peut taxer d’être anti-écolo, n’a-t-il pas mis en garde « contre la dérive du risque de l’écologie politique totalitaire » ? rappelle-t-il.

Parmi les meneurs de l’offensive réchauffiste, on retrouve aussi Stephen Schneider et bien sûr notre « alarmiste en chef » James Hansen, deux chantres du global cooling dans les années 1970… Le club de Rome avait, en effet, annoncé un futur désastre climatique provoqué (lui aussi) par l’activité humaine (l’action des aérosols qui allaient faire baisser les températures). Les « experts » d’alors prévoyaient que la Terre allait entrer dans un nouveau « petit âge glaciaire ». Le Club de Rome est un échec et est dissout en 1984. Qu’à cela ne tienne, l’année suivante, les mêmes alarmistes qui ont soufflé le froid commencent cette fois à souffler le chaud ! On prend les mêmes et on recommence… et en 1988 le GIEC (IPCC en anglais) voit le jour, co-fondé par le climatologue suédois Bert Bolin (décédé en janvier 2008) et l’ancien général adjoint des Nations Unies et ex-secrétaire de la conférence des NU sur l’environnement et le développement, le canadien Maurice F. Strong. Strong, l’homme de l’ONU, le sésame financier, l’homme de réseaux, sans qui rien n’était possible. « Le trio britannique Thatcher-Blair-Houghton » aurait également joué un rôle moteur en accordant le plus grand crédit aux scénarios catastrophes propagés dans le monde entier par David King, conseiller scientifique de M. Blair, ce qui prouve, selon M. Allègre, que « même les chefs d’Etat perdent le sens commun ».

Notre ancien ministre de la Recherche raconte aussi comment, au GIEC, « une poignée de militants météo-climatologues, dotés de moyens financiers et du prestige que donne l’ONU » ont pris les rênes des revues scientifiques et ont cadenassé tout le système des publications : « Lorsqu’un éditeur scrupuleux acceptait un article en contradiction avec la thèse officielle, on organisait une cabale pour l’acculer à la démission ». Un mouvement bien organisé, qui ne s’est pas contenté de verrouiller journaux et revues, mais a aussi utilisé la rétention de données et la coupure des crédits de recherche pour obliger les chercheurs à respecter le credo du GIEC, le fameux « consensus » sur le climat. En privant « les éventuels « déviants » de tous moyens de recherche » poursuit-il, « les tenants du global warming ont petit à petit pris en main les directeurs scientifiques des agences de recherche, lesquelles ont coupé les crédits à tous les hétérodoxes en choisissant comme référents les tenants des thèses du GIEC(7). ». Résultat : « Personne ne bouge, faute de se retrouver sans moyens de recherche. ». Claude Allègre n’oublie pas non plus de souligner les motivations purement corporatistes d’un petit groupe « de scientifiques de second ordre pour la plupart » qui, en une décennie seulement, a bien failli réussir à imposer la volonté du GIEC aux Grands de ce monde : « Quelques météorologistes ont foncé sur l’étude du climat pour justifier leur activité scientifique, et protéger ainsi leurs équipes et leurs crédits. Ces leaders n’étaient pas des scientifiques du secteur de la recherche libre, universitaire, mais des directeurs de services scientifiques d’Etat, habitués aux contacts avec les responsables politiques. ».

Un climato-sceptique en colère

« Il est temps que les dirigeants européens reviennent au principe de réalité, et surtout acceptent de vivre dans les temps présents, qu’ils cessent d’escamoter au profit d’un avenir mythique les dures réalités d’aujourd’hui. ». En s’engageant dans la lutte contre le réchauffement, les leaders politiques espéraient « redorer leur image » estime Claude Allègre. Voilà qui résume parfaitement le malaise qui ronge, depuis plus d’une décennie, les politiques et chefs d’Etat occidentaux impuissants à se projeter avec sérénité dans l’avenir et à résoudre les grandes crises économico-politiques, mais aussi existentielles, de citoyens qui aspirent à un monde plus juste, plus « respirable ». Preuve de leur bonne foi, en dix ans, nous apprend l’ancien ministre, plus 20 milliards d’euros ont été versés aux organismes et laboratoires des chercheurs en climatologie répartis aux quatre coins de la planète au lieu de régler les urgences les plus criantes : «  Cette somme correspond à ce que demandent les responsables qui s’occupent du dossier de l’eau pour sauver un demi-milliard de personnes(…) D’un côté, des défenseurs autoproclamés de la planète ; de l’autre, des centaines de milliers de morts par manque de nourriture ou d’eau, et le plus souvent des deux. Voilà pourquoi, oui, je suis en colère. ». Des urgences (la démographie mondiale, l’éducation, l’accès à l’eau potable et à la nourriture, la pollution de l’eau, de l’air, du sol et des océans, le traitement des déchets urbains, la santé, les économies d’énergie, le développement des énergies durables, la pauvreté…) sur lesquelles Claude Allègre tente d’attirer l’attention(4) depuis une trentaine d’années. « Alors que 10.000 personnes meurent chaque jour par manque d’eau potable, le sommet de l’eau à Ankara l’an dernier s’est déroulé dans l’indifférence générale. Aucun chef d’Etat ne s’est déplacé, ni non plus à Rome en novembre 2009 pour le sommet de la FAO. ». En revanche, plus d’un demi-milliard d’euros ont été dépensés pour aboutir au fiasco de Copenhague… Un investissement qui aurait permis de sauver 100 000 enfants, nous assure-t-il. Vu sous cet angle en effet, on se demande si sauver les vivants intéresse ceux qui imposent leurs choix pour les générations futures ?

La « résistance » s’organise…

Heureusement, la « résistance » contre le totalitarisme climatique s’est organisée dans le sillage de l’américain Richard Lindzen, professeur de météorologie et de climatologie au MIT. L’un des spécialistes parmi les plus compétents et les plus respectés au monde ne craint pas de dire haut et fort ce qu’il pense des thèses alarmistes. Pour cela, il a été calomnié sans relâche et accusé d’être à la solde des pétroliers, donc d’être pro-Bush puisque Bush est lié au grand lobby du pétrole… Le même raisonnement vaut d’ailleurs à l’encontre de tous ceux qui s’opposent à la théorie réchauffiste, que ce soit de ce côté ou de l’autre de l’Atlantique, dénonce Claude Allègre.

Parmi les scientifiques spécialistes du climat qui ont eu le courage de s’opposer au GIEC, il cite encore Fred Singer, ancien responsable des observations climatiques à la Nasa, qui a rassemblé une équipe pour former un contre-GIEC ; l’australien Edwart Bryant, qui a dénoncé les exagérations de l’hypothèse de l’influence du CO2 sur le climat ; le géographe français Marcel Leroux, professeur de climatologie à Lyon qui, jusqu’à sa mort l’an dernier, a lutté contre les thèses « ultra » ; le climatologue danois Henrik Svensmark(8), chercheur au Centre spatial national du Danemark qui propose une autre explication au réchauffement planétaire. Des scientifiques non climatologues se sont aussi intéressés au débat climatique, par la magie de l’interdisciplinarité. C’est le cas de l’Américain Freeman Dyson, l’un des physiciens et mathématicien les plus respectés ; du statisticien danois Bjorn Lomborg ou du Français Pierre-Gilles de Gennes (décédé en 2007) prix Nobel de physique 1991 qui constatait, comme le souligne M. Allègre que : « Les problèmes d’environnement sont souvent gérés par des spécialistes des « simulations », c’est-à-dire des gens dont la compétence est davantage dans l’ordinateur que dans les données scientifiques. ». Il évoque également quelques journalistes, notamment Laurent Cabrol et, bien sûr, ses collègues académiciens des sciences, les géophysiciens spécialistes du magnétisme : Vincent Courtillot(9) (actuel directeur de l’Institut Physique du Globe de Paris) et Jean-Louis Le Mouël (ancien directeur de l’IPGP) ; les ingénieurs Serge Galam, Christian Gérondeau, Benoît Rittaud, André Legendre ou Yves Lenoir (écologiste, ancien militant de Bulle bleue). La liste des « résistants » est assez longue, aussi j’invite le lecteur à se reporter au chapitre 4 pour en prendre toute la mesure. 

La décroissance chère aux Verts… nous y sommes !

« Les Verts ont gagné : on est effectivement dans le scénario de la décroissance » regrette Claude Allègre. « Pour certains, cet engagement est proche d’un nouveau mysticisme : la Nature, la Nature, la Nature….(…) C’est la nouvelle idéologie(…). Nous vivons à cause de ces écologistes-là le temps de l’écologie dénonciatrice et castratrice. Moi, je défends l’écologie réparatrice et motrice. ». Il y a 30 millions d’Européens sans emploi et l’Europe présente des indices proches de la croissance zéro alors que la Chine connaît une croissance de +9%, l’Inde de +7%, le Brésil de +5% et les Etats-Unis -qui ont fait le choix de poursuivre leur croissance tout en faisant le pari des énergies renouvelables- flirte avec les +3%. Pourtant, selon Claude Allègre : « Pour l’Europe, la priorité, c’est la reprise économique et la lutte contre le chômage galopant. Ce n’est pas la lutte contre un imprévisible changement climatique. D’autant qu’il est possible de mener cette politique sans sacrifier l’environnement mais, au contraire, en l’utilisant comme levier de croissance(…) Non seulement je ne crois pas que les problèmes que nous rencontrons aujourd’hui sont des obstacles au développement » assure-t-il avec conviction, « mais je pense, à l’inverse, qu’ils constituent un terreau d’une extraordinaire fécondité pour la croissance à venir. Nous sommes au seuil d’une nouvelle ère de prospérité pour l’humanité(…) Pour sauver la planète, tournons le dos aux tentations réactionnaires, sectaires et millénaristes, et croyons en nous-mêmes, en nos capacités, en notre élan. Oui, regardons devant nous, et croyons au progrès ! ».                                                           

*Scientifique de réputation internationale, prix Crafoord pour la géologie en 1986, médaille Wollaston en 1987, médaille d’or du CNRS en 1994, Claude Allègre a été ministre de l’Education nationale, de la Recherche et de la Technologie du gouvernement Jospin (de 1997 à 2000). Auteur d’une trentaine de titres depuis 1973, il a consacré un livre à Galilée (Galilée. Plon, 2002), signé de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique (La science est le défi du XXI° siècle. Plon, 2009 ; La science et la vie. Fayard, 2008 ; Un peu plus de science pour tout le monde. Fayard, 2006…) et plusieurs livres sur l’écologie (Economiser la planète. Fayard, 1990 ; Ecologie des villes, écologie des champs. Fayard, 1993). Repères biographiques sur le site de l’Académie des Sciences.                           

(1) L’imposture climatique ou la fausse écologie, avec Dominique de Montvalon (Plon, février 2010)

(2) Lire : « Claude Allègre : Les questions qui restent posées » (Le Monde du 3 mars 2010)

(3) Lire : « La religion de la catastrophe » (Pr Henri Atlan, Le Monde du 27 mars 2010) ; « Climato-scepticisme : Galilée convoqué devant le Saint-Office ? » (V. Anger, AgoraVox du 30 mars 2010) ; « 400 climatologues en colère : 2 versions pour une même pétition !  » V. Anger, AgoraVox du 2 avril 2010) ; Vincent Courtillot : Le GIEC n’est pas le garant de la vérité scientifique (interview de Marc Mennessier dans Le Figaro du 2 avril 2010) ; Lettre ouverte aux signataires de l’appel Ethique scientifique et sciences du climat (Benoît Rittaud, Le Mythe climatique du 2 avril 2010) ; Des scientifiques demandent une « police » de la science (Serge Galam, Causeur.fr le 3 avril 2010) ; Contre le clan de la pensée unique (Jean-Louis Le Mouël, Le Télégramme.com du 6 avril 2010) ; La pétition contre les climato-sceptiques est infantile (Pr Axel Kahn, Marianne du 9 avril 2010) ; « Climat : la « pétition des 600 ruine la crédibilité du Giec  » (Rémy Prud’homme, L’Expansion du 15 avril 2010) ; « Pétition des 600 : qui sont les climatologues en colère ? (Rémy Prud’homme, Le Post du 26 avril 2010).

(4) Economiser la planète (Fayard, 1990) ou Ecologie des villes, écologie des champs (Fayard, 1993) notamment.

(5) L’affaire Lyssenko ou la plus grande aberration de tous les temps : Soutenu par Staline et l’appareil du parti communiste, Trofime Lyssenko (1898-1976), ingénieur agronome, a réussi à faire de la science une religion d’Etat pendant plusieurs décennies, et à imposer une théorie génétique non scientifique à toute l’Union soviétique. Ses thèses ont dominé la recherche biologique jusqu’à ce que ses thèses soient définitivement discréditées au milieu des années 1960. Le biologiste français Jacques Monod, prix Nobel de de physiologie ou de médecine en 1965, qualifiera cette affaire de « régression unique dans les annales de la science contemporaine. ».

(6) A propos de la deep ecology (écologie profonde) lire : « Le nouvel Ordre écologique » de Luc Ferry avait 20 ans d’avance… » (V. Anger. Le Post du 3 avril 2010).

(7) Lire l’article de Richard Lindzen, « Climat de peur » (Wall Street Journal, 12 avril 2006. Traduction française de Frédéric Wauters).

(8) Voir la vidéo : Le secret des nuages. Rajandra Pachauri, président du GIEC, a déclaré à un journal danois en Avril 2004 : « Quelle différence y-a-t-il entre la vision de l’humanité de Lomborg et celle de Hitler ? », ce qui en dit long sur l’esprit tolérant du GIEC…

(9) Vincent Courtillot a démontré de graves erreurs commises par les scientifiques du GIEC dans le cadre des Journées scientifiques de l’université de Nantes (septembre 2009) en s’appuyant sur les résultats des travaux menés depuis 4 ans par son équipe de recherches sur le climat. Voir son exposé, « Sur le réchauffement climatique ».                                    

Lire aussi :

- « Claude Allègre, hérétique ?  » (V. Anger, AgoraVox et Les Di@logues Stratégiques du 5 octobre 2006)

- La dernière Croisade. Des Ecolos… aux Ecolomaniaques ! (en intégral sur Calaméo. Véronique Anger. Ed. L’Arganier, novembre 2009) et Variations sur le thème de l’écolomania 

Illustration extraite du livre de Claude Allègre L’imposture climatique ou la fausse écologie (avec Dominique de Montvalon. Plon, février 2010).

 

Documents joints à cet article

Claude Allegre : pour une vraie écologie !

Moyenne des avis sur cet article :  2.59/5   (78 votes)




Réagissez à l'article

69 réactions à cet article    


  • Marc Viot Marc Viot 29 avril 2010 12:18

    Oui, tout le monde à le droit de vivre. C’est bien là le problème, non ?


     smiley

    • morice morice 29 avril 2010 12:31

      apprenez-lui ce qu’est l’amiante, d’abord, à votre « spécialiste »...


      Claude Allègre le scientifique chimiste et minéralogiste de formation (il est Prix Crafoord et médaille d’or du CNRS) a défendu en son temps l’industrie de l’amiante. Mais cela s’explique très facilement, l’Institut de la physique du globe dirigé par Allègre était alors en grande partie financé par Eternit, le nom commercial des produits amiantés dont le représentant le plus connu sont les plaques ondulés de « fibro-ciment. » Allègre, en défendant l’inocuité de l’amiante ne faisait pas œuvre de scientifique, mais protégeait avant tout son principal bailleur de fond, avec un certain cynisme, tant on sait aujourd’hui les ravages du matériau sur le genre humain.

      • geo63 29 avril 2010 14:24

        « l’Institut de Physique du Globe était en grande partie financé par Eternit », ça veut dire quoi ??
        A mon avis, cet Institut percevait et perçoit d’abord des crédits de l’Etat.
        Si un contrat financé par Eternit cela veut dire « en grande partie »...Je n’en sais rien, une simple hypothèse...Alors tous les Instituts sont financés par le privé.
        Mais Morice sait toujours tout.
        Ce que vous avancez là nécessite des preuves véritables et chiffrées.
        Allègre n’est pas ma tasse de thé, mais c’est quand même un vrai scientifique.
        Je connais bien « l’histoire de l’amiante » et je pourrais citer des médecins universitaires spécialistes qui à l’époque défendaient l’utilisation de l’amiante, pour des raisons très troubles...
        Personnellement je m’efforce d’écouter les arguments développés par Allègre et Courtillot (un autre vrai scientifique) avant de hurler avec les loups, mais c’est très très difficile de chercher à se documenter sereinement. Quelle époque de merde. 


      • thirqual 29 avril 2010 19:41

        Pour le financement, vous repasserez Morice... c’est l’Etat qui était et est toujours largement majoritaire dans les budgets de fonctionnement.

        Et M. Claude Allègre travaillait à ce moment dans les locaux de l’IPGP, dans Jussieu. Dans le lieu emblématique du scandale de l’amiante. Difficile de plaider le cynisme.


      • cathy30 cathy30 29 avril 2010 12:39

        bonjour véronique
        merci de tortre le coup à cette vision sectaire du réchauffement climatique. Thierry Meyssan à également écrit un article sur le pretexte de ce rechauffement.

        (Notre planète est un bien précieux, elle nous nourrit, mais pour combien de temps ? La haute finance n’en a que faire)

        http://www.voltairenet.org/article164792.html


        • morice morice 29 avril 2010 13:16

          hierry Meyssan à également écrit un article sur le pretexte de ce rechauffement. 


          c’est mal barré pour la thèse alors....

        • Fergus Fergus 29 avril 2010 13:08

          Bonjour, Véronique.

          Le problème est que Claude Allègre, entre compromissions politiques et déclarations péremptoires parfois totalement infiondées, s’est totalement décrédibilisé.

          De surcroît, il ment et manipule en permanence le public, comme il l’a fait dernièrement sur les ondes en affirmant que l’hiver que nous venons de passer a été l’un des plus froids depuis des années, cet argument étant censé démontrer que les « réchauffistes » disent des âneries.

          Manque de chance, les ingénieurs de Météo-France ont démontré que cet hiver avait été normalement froid mais exposé à de longues périodes de grisaille et à des précipitations plus nombreuses qui ont pu faire croire aux Français qu’il était plus rigoureux. Pour mieux asseoir son raisonnement, Allègre s’est engouffré dans cette brèche en mentant sans vergogne.

          Je ne sais pas qui a raison dans la querelle du climat, et je n’ai (probablement pas plus ni moins que vous) d’expertise spécifique dans ce domaine, mais une chose est sûre : s’il y a un individu à qui je n’accorde pas une once de crédit, c’est bien Allègre.

          J’en profite pour soutenir le post de Morice relativement à l’amiante, un dossier sur lequel notre homme s’est, de manière intéressée ou pas, complètement fourvoyé.


          • morice morice 29 avril 2010 13:17

            J’en profite pour soutenir le post de Morice relativement à l’amiante, un dossier sur lequel notre homme s’est, de manière intéressée ou pas, complètement fourvoyé.


            par intérêt personnel en prime... la honte complète donc !

            • cathy30 cathy30 29 avril 2010 13:19

              Fergus
              dommage que l’auteure prenne Allègre en référence pour cette thèse du réchauffement climatique, car il est vrai que sa carrière est plus que controversée. mais cette histoire de réchauffement climatique ne sert que les industriels occidentaux et américains qui imposent une technologie verte trop chère pour les industries pauvres. Une concurrence déloyale, sans parler de la spéculation du carbone.
              Meyssan sort également un article très interessant à ce sujet


              • Georges Yang 29 avril 2010 13:44

                Sans encenser Allègre, il faut reconnaitre que les réchaufistes ne se contentent pas de défendre leur théorie, mais veulent imposer leur dogmatisme à la planète
                La dictature verte nous menace bien plus que les quelques erreurs d’Allègre


                • Marc Viot Marc Viot 29 avril 2010 13:54

                  >mais veulent imposer leur dogmatisme à la planète


                  Pour ce que le monde en a à foutre du dogmatisme de Tel ou de Guillaume ...

                • sisyphe sisyphe 29 avril 2010 14:58

                  Ah !

                  Voilà le retour de Yang et de sa paranoia obsessionnelle sur la « dictature verte » , les « ayatollahs verts », voire les « khmers verts » !

                  Un parfait faire-valoir du clown Allègre dans le liberal circus !

                  Allez, un nouveau tour de piste : on rigole...
                   smiley


                • LE CHAT LE CHAT 29 avril 2010 14:14

                   En 2008, Al Gore, le pape de la cause réchauffiste, qui se fait payer ses conférences 200 000 $ de l’heure -celui par qui tout a commencé- achevait l’une de ses conférences par cette recommandation : « Vous avez le devoir de réduire au silence ceux qui s’opposent aux avis du GIEC.  

                  c’est consternant ! il il va se goinfrer avec ses fonds de placements dans l’économie verte , le bougre !


                  • chria chria 29 avril 2010 16:19

                    Allègre côté pile, Al Gore côté face (même si l’un s’est fait beaucoup plus de pognon que l’autre).


                  • MKT 29 avril 2010 14:19

                    Vous semblez apprécier le côté sérieux, réaliste de Claude Allègre.

                    Un petit retour dans le temps remettra les pendules à l’heure.
                    Voici le lien : http://www.lacosmo.com/dossierallegre.html

                    Eh oui ! M. Allègre est un politicien, que dire de plus ?


                    • Fergus Fergus 29 avril 2010 17:02

                      Merci, MKT, de remettre lesdites pendules à l’heure : Allègre est affectivement avant tout un politicien dévoré d’ambition et très largement dépourvu de scrupules.


                    • johnford johnford 29 avril 2010 17:25

                      un politicien ambitieux ne se grillerait pas complètement en s’opposant à l’idéologie dominante réchauffiste. C’est justement parce-qu’il se grille avec ce livre qu’il faut peut être le prendre plus au sérieux que d’habitude.
                      Reste à savoir si il parle de la réunion de Bilderberg ou s’est décidé d’utiliser une taxe climatique mondiale pour mettre en place le gouvernement mondial ; idée clairement évoquée par Von Rompuy par la suite. Sachant cela y a de quoi se méfier de l’obsession climatique actuelle non ?


                    • sisyphe sisyphe 29 avril 2010 14:54

                      L’under troll du négationnisme climatique de Friberg qui prend le sinistre clown Allègre comme référence ; trop fort ! smiley smiley

                      Ou comment se tirer une balle dans le pied, et discréditer définitivement sa thèse ! smiley

                      Pas besoin d’en rajouter ; l’auteure s’en tire parfaitement toute seule !
                       smiley


                      • oncle archibald 29 avril 2010 15:26

                        Que l’on aime Claude Alegre ou pas, il a indéniablement raison en dénonçant le « lobbie écolo » nouveau cheval de batailles industrielles à venir. 

                        De la pollution, des nuisances, des gaspillages certains et actuels il y en a à la pelle et ils ne sont pas dénoncés, ou en tout cas pas traités. 
                        Je suis totalement d’accord avec Claude Alegre lorsqu’il suggère que l’on s’ccupe d’abord de ces problèmes bien identifiés, et ensuite que l’on observe avec objectivité ce qui permet de se projeter dans l’avenir. Le fait que l’on veuille museler toute opposition aux thèses réchauffistes est plus que suspect. Ca pue l’arnaque à plein nez. 
                        J’habite dans le département de l’Aude, je sais ce que coutent et ce que produsent les éoliennes qui n’ont été implantées que grace à de l’argent de contribuable et au profit de « petits malins » spécialistes en gestion de subventions.

                        • Marc Viot Marc Viot 29 avril 2010 15:54

                          >Que l’on aime Claude Alegre ou pas, il a indéniablement raison


                          Il me semble que vous confondez avoir « Raison » et avoir « ses » raisons.

                          >Le fait que l’on veuille museler toute opposition

                          Parce que vous avez l’impression que Allègre, Vaf et consort sont muselé ?
                          Lisez un peu la presse internationale ...

                          S’il vous plait, de grâce, ne confondez pas contradiction et censure.
                          Ce n’est pas une débat honnête auquel nous assistons, mais de la polémique à nourrir les média et leur clientèle assoiffée de « bruits », de « cancans » qui les sortent d’un quotidien morne et épuisé 

                        • oncle archibald 29 avril 2010 16:18

                          D’après vous il n’y a pas de « lobbie écolo » ? « On » n’essaye pas de pousser le bon peuple à tels ou tels achats à grands coups de subventions ?? Toutes les ficelles sont tirées par les industriels et les financiers, dans ce domaine aussi, mais le « label vert » a le vent en poupe et fait vendre ..

                          Pendant le même temps on laisse mourir de soif des populations entières, on laisse les rivieres et les fleuves pollués au point qu’on y interdit de consommer les poissons qui arrivent à y survivre, etc .. Oui, je suis d’accord avec Claude Alegre lorsqu’il dit qu’ il y a beaucoup plus urgent à faire que de disserter sur un hypothetique réchauffement climatique du à l’activité humaine « normale ». La nature est capable de nous rappeler qu’elle a, sans doute bien plus que nous, son mot à dire dans les changements de climat (eruption volcanique opacifiant le ciel, eruptions solaires, etc .. sans oublier les conséquences de quelques « accidents » tels que la fuite de pétrole dans le golfe du mexique actuellement ... 
                          Ce n’est pas une débat honnête auquel nous assistons, j’en suis bien conscient, mais pourquoi vouloir à tout prix claper le bec de ceux qui doutent du sérieux et de l’infaillibilité des thèses de réchauffement climatique telles qu’elles ont été présentées à Copenhague ? Qui est derrierre cette manœuvre ?

                        • Marc Viot Marc Viot 29 avril 2010 16:59

                          >D’après vous il n’y a pas de « lobbie écolo » ? 

                          Je vous accorde que les politiciens en place ne sont pas souvent des spécialistes d’une gestion vraiment optimum des fonds collectifs ont pu être tentés pas financer des filières plus vertes en apparence que fondamentalement. On appelle ça du GreenWashing - qui est une véritable plaie pour les écologistes.

                          Mais de manière générale, il faut éviter de jeter le bébé avec l’eau sale du bain : Il ne s’agit pas de pousser le bon peuple à acheter « label vert », mais de rétablir un équilibre faussé par le jeu des politiques à court terme.

                          Posons le problème, un produit polluant, du fait qu’il occulte les coûts environnementaux (cad que le producteur se fout royalement de ce que sont produit vous empoisonne ou pollue) se révèle souvent moins cher qu’un produit respectueux.

                          De plus les acteurs économiques volontaires pour changer étant peu formés à l’écoconception ont besoin d’être aidé pour supporter la concurrence avec des méthodes de production et de marketing plus préoccupés par la rentabilité à court terme qu’à satisfaire les réels besoins humains.

                          >Pendant le même temps on laisse mourir ... 

                          Je dirais qu’il faut prendre la mesure du CO² humain comme une mesure globale d’alerte.
                          Un peu comme on prend la température de votre corps pour constater qu’il a de la fièvre :
                          Il faut à la fois faire baisser la température qui n’est qu’un symptome ET mettre en oeuvre des moyens pour combattre la maladie.

                          >Ce n’est pas une débat honnête auquel nous assistons, j’en suis bien conscient, mais pourquoi vouloir à tout prix claper le bec de ceux qui doutent du sérieux et de l’infaillibilité des thèses de réchauffement climatique telles qu’elles ont été présentées à Copenhague ? Qui est derrierre cette manœuvre ?

                          Je vous répète que le débat scientifique reste ouvert. Même si les scientifiques sceptiques réellement spécialistes de la climatologies semblent se compter sur les doigts d’une main, ils sont en vie et ne font l’objet d’aucune menaces physiques ou verbales.
                          La plupart des contradiction proviennent de spécialistes de la polémiques non spécialistes de la climatologie et qui se sont lancés dans le débat pour des raisons qui leurs sont personnelles et notamment parce que le sujet et d’actualité et donc qui leur fait vendre leur « prose ».
                          Mais même ces non-spécialistes s’expriment et leurs arguments sont entendus et débattu.
                          Il y a de la contradiction MAIS PAS de censure contrairement à d’autres débats qui n’ont jamais eu lieu et dont les scientifiques ont été « éliminés » par des méthodes lobbyistes.

                        • oncle archibald 29 avril 2010 18:00

                          Merci de m’avoir repondu longuement. 

                          Par curiosité j’ai suivi votre CV et j’ai visité OSCATERRA et BATI-BIO .... Je me marre !! Oui le lobbie ecolo existe bien !! Tous les matins on réinvente l’eau tiède pour se raser et on se fait salarier pour expliquer dans quelles proportions mélanger l’eau chaude et l’eau froide !!! 
                          Au fait pourquoi la construire en rase campagne votre maison écocitoyenne, ludique etc ... L’écologie bien comprise ne commence-t-elle pas par une certaine densité du tissus urbain pour ne pas allonger inutilement les trajets, les réseaux d’eau d’égout, de ramassage des ordures, etc ... et ne pas « miter » les paysages ...

                        • Marc Viot Marc Viot 29 avril 2010 18:45

                          Oscàterrà : le projet date commence à dater. Je le considère comme un prototype assez avancé à améliorer notamment parce que je/nous n’avions pas pu réunir suffisamment de compétences pour le mettre en oeuvre. (Et que ce n’est pas facile de mener ce genre de projet désintéressé à terme avec peu de moyen sans moyen ...)


                          Disons qu’il a au moins permis de faire passer un certain nombre de concepts assez novateurs à l’époque et que ce fut un bon outil pour médiatiser et sensibiliser à ce que pourrait être une approche écocitoyenne positive.

                          Concernant le choix de l’emplacement, plusieurs critères avaient été pris en compte et rassurez vous, le mitage aussi smiley

                          Pour le reste :
                          - Batibio était un simple partenaire, le « maitre d’oeuvre » de la partie technique. Le fait de les voir apparaitre dans la vidéo est une petite compensation au regard du temps qu’ils ont passés dans le projet et du faible intérêt financier qu’ils en auraient retiré.

                          - le projet était prévu pour s’autofinancer au niveau du fonctionnement (salaire, charge locative, entretien, etc ...) - L’appel aux fonds publiques étaient partiellement utiles pour l’investissement initiale dans ce projet très novateur. De toutes façon, rassurez vous, vos impôts ne sont pas prêt d’y être investi pour des questions de politiques locales sur lesquelles je ne m’étendrais pas.

                          Maintenant que j’ai satisfait votre curiosité - je me tiens bien entendu à votre disposition pour des renseignements plus complet. Vous ? Vous avez essayé de faire quelque chose de positif pour construire un avenir plus conforme à vos aspirations ?

                        • Marc Viot Marc Viot 29 avril 2010 19:56

                          Vu que pour l’instant c plutôt la psychohistoire qu’est rangée dans le T612, ça va nous faire un belle boucle d’infinitive


                        • oncle archibald 29 avril 2010 22:55

                          « Oscàterrà : le projet date commence à dater. Je le considère comme un prototype assez avancé » ... 

                          Comme les éoliennes de Salsigne-Limousis que l’on est en train de démonter ... Faites le bilan de ce qu’elles ont couté, de ce qu’elles ont produit, du coût de leur démontage, de la démolition des socles béton, etc ... En attendant l’argent public est parti, on continue à payer pour effacer les traces .. Le seul qui se marre, c’est le promoteur Hollandais qui s’en est mis plein les poches et qui se fout du résultat à un point ...

                          Quand à mon souci de l’écologie, je ne l’appelle pas comme ça parce que je trouve ça idiot, mais rassurez vous, je suis architecte et je réflechis à l’orientation, à l’isolation, au mode de chauffage de mes projets et j’essaye de faire au mieux au milieu des contraintes de toutes sortes. Quand je mets un mur aveugle face au Cers, des ouvertures surtout à l’Est pour le confort d’été, des pergolas devant les façades sud, je ne pretend pas faire « de l’écologie » mais tenir compte des contraintes du site et du climat, en bref j’essaye modestement de construire comme nos ancetres .. Ils construisaient des villes et des villages, ils savaient que les rivieres débordent et que la mer peut etre féroce, ils ne plantaient pas des maisons au hasard des terrains à vendre .. Je me marre de voir comment certains prétendent réinventer le bon sens et comment d’autres en font fi sans aucun scrupule .. C’est cher de construire, autant ne pas rater son coup et se retrouver avec de l’eau à 1,60m dans la salle à manger, voire dans les chambres !

                          Dernier détail pour Oscaterra, je prefere les medecins aux « gueriseurs-rebouteux », les avocats aux « conseils juridiques » et les architectes aux « maitres d’œuvre » ... Juste parce que je crois que l’on ne fait pas 7 ans d’études spécialisées pour rien.

                        • Marc Viot Marc Viot 30 avril 2010 08:08

                          Il semblerait que vous ne m’ayez pas écouté, ce qui explique votre réaction à la fois maladroite et objectivement absurde.


                          Comme je ne m’en prend plus aux moulins depuis que j’ai lu Don Quichotte, je vous laisse volontier à votre auto-construction psychologique et ma foi assez fantaisiste. smiley

                        • oncle archibald 30 avril 2010 08:58

                          Mon autoconstruction psychologique a été étayée par ce que j’ai vu hier sur la 2 ou l’emission envoyé spécial traitait du problème des « investissements miracles » dans l’ecologie comprise par ses « promoteurs » comme un commerce très lucratif... et il n’y a rien de compliqué dans ce que j’ai écrit plus haut ...

                          On ne vient pas en 2010 d’inventer les bienfaits d’une maison bien orientée et bien isolée, en 2010 on fait fait monter la mayonnaise avec des évidences .. J’étais déjà en exercice lorsque EDF justifiait le « tout électrique » en imposant de fortes isolations et en comparant le bilan énergetique d’une maison bien isolée chauffée avec des convecteurs électriques et une maison mal isolée chauffée avec une chaudière au fioul .. Et J’ai toujours répondu que si on isolait convenablement la maison chauffée au fioul, on aurait un bilan dépenses chauffage inférieur à celui de la maison chuffée à l’électricité ... Ca n’était pas de bon ton non plus, ca n’était pas « in » ...

                        • Marc Viot Marc Viot 30 avril 2010 09:06

                          Nous sommes d’accord, vous ne répondez pas à partir des données de l’échange mais d’une auto-construction indépendante à partir d’éléments extérieurs au dialogues.


                          Si vous m’aviez écouté objectivement au lieu de vouloir vous exprimez SEUL vous auriez compris que le projet n’a pas abouti faute d’avoir réussi à réunir suffisament de compétences !

                          Alors, ne venez pas me bassiner avec des comparaisons qui n’ont pas lieu d’être !

                        • oncle archibald 30 avril 2010 09:51

                          Je ne pense pas que dire qu’il y a un lobbie écologique qui est organisé par des gens qui ont à vendre bien plus qu’un livre soit hors sujet, je crois même que c’est le theme principal de cet article. 

                          Mes comparaisons que vous trouvez déplacées vont dans le sens de la démarche de Claude Alegre. Les actions efficaces et de bon sens qu’il s’impose d’effectuer d’urgence ne devraient pas être éclipsées par le montage de tout un systeme qu’il faudrait appliquer immédiatement mais qui est basé sur des hypothèses non vérifiées à ce jour. 

                          De plus les chiffres avancés par le GIEC ont fait l’objet de manipulations volontaires pour « bien enfoncer le clou » et sont d’autant plus difificiles à prendre comme base de la conception de tout l’avenir de la planete que la « climatologie » est une science nouvelle et hasardeuse, que les hypothèses basées uniquement sur l’évolution du climat résultant de l’activité humaine, même supposées pertinentes, peuvent etre complètement réduites en cendres par l’eruption d’un volcan, pourtant bien prévisible elle aussi ...

                          Je soutiens qu’il a bien d’autres moyens de dépenser utilement et « écologiquement » l’argent public qu’en soutenant ce lobbie qui beneficie de financements publics énormes. On pourrait par exemple étudier les moyens de maitriser rapidement le jaillissement du pétrole en cas d’incident sur les puits installés en haute mer et refuser aux pétroliers le droit d’exploiter s’ils n’ont pas prévu ces dispositifs ... 

                        • Marc Viot Marc Viot 30 avril 2010 14:29

                          Dernière tentative :


                          Monsieur, ceci est un dialogue de sourd. Vous avancez des points de contradiction que je ne soulève pas.

                          Je vous laisse à faire le moulin sur un vent qui a l’air de vous inspirez, mais dont je ne suis point à l’origine.

                          Amusez vous bien.

                        • oncle archibald 30 avril 2010 17:19

                          Ultime reponse pour essayer de vous faire voir que, comme les éoliennes de Salsigne , je ne brasse pas du vent mais que je suis en plein dans le sujet de cet article.

                          Je vous rapelle donc la premiere phrase de cet article : « Il est temps que les dirigeants européens reviennent au principe de réalité, et surtout acceptent de vivre dans les temps présents, qu’ils cessent d’escamoter au profit d’un avenir mythique les dures réalités d’aujourd’hui. »

                          Le rechauffement climatique par activité humaine fait partie de l’avenir incertain, les gaspillages de deniers publics au profit d’un lobbie écolo très organisé et très fort en « communication » font partie de la réalité d’aujourd’hui.

                        • chria chria 29 avril 2010 16:16

                          Un livre qui a fait rire tous les scientifiques (même les sceptiques) pour ses manipulations et ses mensonges scientifiques, mais bon, après cet article, qui peut encore douter qu’on assiste à une guerre politique dont la science est l’otage ?
                          Si vous voulez en apprendre plus sur le climat et les débats scientifiques, passer votre chemin.


                          • Yohan Yohan 29 avril 2010 16:23

                            Un fait divers qui a fait rire tous les scientifiques (même les sceptiques). smiley


                            • chria chria 29 avril 2010 16:45

                              Non, c’est juste du bon sens


                            • norbert gabriel norbert gabriel 29 avril 2010 16:29

                              Allègre parlant d’imposture, c’est un expert du genre ... peut-être a -t-on oublié comment il a été ridiculisé face à Haroun Tazieff, il y a quelques années, ou comment il s’est lamentablement planté dans sa démonstration sur la chute des corps, en « oubliant » que la théorie qu’il défendait c’était dans le vide absolu.
                              Allègre est un de ces turlupins qui disent un peu tout et son contraire, et parfois, par hasard, ils tombent sur une vérité.
                              Le fait qu’il ait raison sur le problème de l’eau ne prouve pas ses compétences, loin de là.
                              Il me rappelle ces experts pontifiants et hautains qui ironisaient sur les écolos s’inquiétant au sujet des déchets nucléaires et leurs risques. Ces messieurs ont affirmé avec une morgue de « scientifiques experts reconnus » que ces déchets étaient neutralisés dans des fûts vitrifiés garantis 400 ans, justement le temps nécessaire pour que les produits ne soient plus dangereux. C’était en 1982, et en 1995 ou 1996, les premiers fûts ont commencé à se fissurer, et à répandre leurs saloperies irradiées.
                              Ces experts sont ceux sur qui repose toute la sécurité nucléaire, à ma connaissance, aucun n’a démissionné... ils doivent observer les mutations génétiques des OGM ou un truc comme ça. Avec les mêmes certitudes assénées avec le même ton péremptoire


                              • Fergus Fergus 29 avril 2010 17:08

                                Effectivement, Norbert, la France scientifique tout entière s’est pliée de rire avec cette affaire de chute des corps rapportée en son temps par Le Canard Enchaîné. Allègre est à la Science ce qu’est BHL à la Philosophie : un génie auto-proclamé doublé d’un manipulateur arrogant !


                              • chria chria 29 avril 2010 16:35

                                Allègre devrait se battre contre lui-même s’il est contre les extrémismes.

                                Une idée : puisqu’à cause des vilains climatologues des enfants meurent de soif chaque jour, Allègre devrait prendre son bâton de sauveur et reverser les bénéfices de son bouquin aux pauvres.
                                C’est du bon sens, du pragmatisme, du vrai.


                                • joletaxi 29 avril 2010 16:39

                                  « L’under troll du négationnisme climatique de Friberg qui prend le sinistre clown Allègre comme référence »


                                  on finirait par y croire aux khmers verts

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès