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Accueil du site > Actualités > Environnement > Climat : effondrement planétaire avant 2100 ?

Climat : effondrement planétaire avant 2100 ?

Etrange article apocalyptique dans la revue « Nature ». Il relate une étude réalisée par la Simon Fraser University de Vancouver au Canada. Un chercheur prédit l’effondrement de la planète avant la fin de ce siècle. Selon Arne Moers et son équipe, la rapidité du changement de la biosphère pourrait avoir une issue fatale d'ici à 2100.

L’effondrement planétaire

La notion « d’effondrement » n’est pas décrite en détail : de quoi s’agit-il, comment se passerait-il, quelles en seraient les conséquences concrète ? Néanmoins on comprend qu’il y aurait une sorte de passage de la planète à un autre état, irréversible selon l’équipe. La planète serait près d’atteindre un « point de non-retour », ou point de basculement. Qui pourrait, selon le chercheur, se produire en quelques années seulement.

En cause : la dégradation rapide des écosystèmes, les épisodes climatiques plus extrêmes et un changement du bilan énergétique. L’apport accentué d’énergie tirée des ressources planétaires a pour effet de modifier la biosphère : réchauffement, gaz polluants, dégradation et non régénération de certaines régions. L’accroissement de la population épuise les ressources en eau potable du sous-sol et des fleuves. En Inde par exemple, les nappes phréatiques sont exploitées au point où l’arrosage des cultures devient insuffisant, avec pour conséquence moins de production alimentaire. De plus elles sont polluées et des cultures sont contaminées à l’arsenic et aux pesticides, entre autres.

La nature a évidemment besoin de temps pour se régénérer, qu’ils s’agisse des sols (refaire de l’humus et neutraliser les polluants), des forêts ou des eaux, soit des éléments fondamentaux dans la possibilité d’exister pour de nombreuses espèces. De ces trois éléments proviennent la boisson, la nourriture et l’air.


Les constats divergent

La recherche canadienne est-elle fiable ? Doit-elle être acceptée comme une certitude ? Laisse-t-elle place à une légitime critique ou ferme-t-elle la climat12-2.jpgporte à tout questionnement ? Les articles concernant cette étude et disponibles sur le net sont peu détaillés et celui de nature n’est pas en accès libre. La logique de la recherche n’est donc pas apparente, seuls ses résultats alarmistes étant diffusés dans le public.

« Arne Moers, qui a dirigé la recherche, rappelle : « Le dernier point de basculement dans l'histoire de la Terre est apparu il y a 12.000 ans. C'est à l'époque où la planète est passée de la phase glaciale à celle actuelle, appelée inter glaciale. A ce moment, des changements biologiques les plus extrêmes menant à notre état actuel sont apparus en seulement 1.000 ans. C'est comme passer de l'état de bébé à l'âge adulte en moins d'une année. Et la planète est en train de changer encore plus vite aujourd'hui. »

On ne sait exactement ce que signifie « basculement » et quelles conséquences prévisibles il entraînerait. Le point de bascule est une notion théorique. Les chercheurs se basent sur l’étude du passé. Après 90‘000 ans de stabilité et de période glaciaire, la Terre s’est réchauffée il y a environ 11‘000 ans, passant d’une température nettement plus basse à la moyenne actuelle. Sur ce point les avis divergent. Un article de Science & Vie de ce mois nuance toutefois un point : le changement du climat glaciaire vers notre climat actuel a pris 25‘000 ans et non pas 1‘000 ans. L’étude citée par ce magazine tient compte de 80 points de forage du sous-sol - et donc d’exploration du passé climatique - répartis sur toute la planète.

Un risque qui ferait changer brutalement le climat dans certaines régions est l’arrêt de la circulation des courants de l’Atlantique nord, dû à la fonte excessive des glaces de l’Arctique. En quelques années l’Europe deviendrait beaucoup plus froide en hiver. Il y aurait une conséquence : réduction de l’agriculture et peut-être de l’autosuffisance alimentaire, et augmentation de l’usage de carburants de chauffage fossiles.

De l’étude du passé il faut aussi constater que, malgré plusieurs épisodes de glaciation depuis deux millions d’années, les espèces actuelles, dont les humains, ont survécu et se sont répandues. Le réchauffement interglaciaire d’il y a 11‘000 ans et le nouvel équilibre qui en a résulté - et qui prévaut encore à ce jour - ont été concomitants à l’expansion de notre espèce, au développement de l’agriculture et à l’émergence de plus en plus affirmée de la civilisation. On sait aussi que le réchauffement climatique du Moyen-Âge, l’Optimum médiéval qui a duré environ quatre siècles, a favorisé un saut quantitatif important pour notre espèce et pour ses moyens de subsistance. Les technologies et le mode de vie ont fortement évolué pendant cette période.


Climat12-3.jpgPositiver le changement

Le réchauffement actuel ira-t-il jusqu’à un point de bascule ? Comment envisager précisément cette bascule ? La planète ne dispose-t-elle pas d’une forme d’homéostasie, de systèmes de rétroaction qui viendraient tempérer le réchauffement ? Les nuages de basse altitude, plus nombreux en cas de réchauffement, ont aussi un effet d’albédo (renvoi du rayonnement solaire) plus fort et rafraîchissent les températures au sol, dont celle des océans. Y en a-t-il d’autres ? Sera-ce suffisant pour faire contrepoids au réchauffement ?

Le problème des annonces alarmistes et apocalyptiques est de neutraliser toute réflexion et tout discours critique. L’autre problème est qu’aucune étude n’envisage le réchauffement comme un facteur positif. Bien sûr qu’il y aura des changements et des pertes, mais aussi des gains ailleurs. L’espèce humaine s’est adaptée aux changements climatiques depuis des centaines de milliers d’années : pourquoi ne s’adapterait-elle pas cette fois ?

La philosophie qui sous-tend cette recherche, comme celle qui imprègne les rapports du Giec, est que le changement est mauvais, négatif, dramatique. Cette philosophie conservatrice et réactionnaire ne se confirme pas dans l’histoire humaine. Les grands changements ont été source de progrès bien plus que de régression. Le catastrophisme n’est pas fondé historiquement. Et puisqu’un réchauffement est en cours, quelle qu’en soient les raisons, nous devons aujourd’hui le penser positivement, préparer notre adaptation et anticiper les inconvénients tout en valorisant les bienfaits. Changement de paradigne exigé ! Les écologistes, conservateurs catastrophistes en chef, ainsi que les chercheurs, politiciens, gens de bonne volonté inquiets de l’état du monde, peuvent-ils faire ce retournement dès maintenant essentiel ? La multinationale « Catastrophic International », cousine de « Radio-Litanie » peut-elle réformer sa philosophie ?

Par contre le développement de ressources énergétiques durables et des technologies propres doit être amplifié quelles que soient les prédictions, alarmistes ou non, sur le climat. Cela non seulement pour des raisons environnementales mais aussi pour des raisons politiques d’indépendance énergétique.


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63 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 11 juillet 2012 10:52

    encore faut-il passer l’année 2012 et le calendrier mayas. Bonne nouvelle tout de meme nous avons deja echappé a la derniere hypotheses de l’article ci-dessous :

    http://2ccr.unblog.fr/2012/03/07/2012-l%E2%80%99apocalypse-finale/


    • morice morice 11 juillet 2012 13:10

      la fin du monde, c’est marqué dans la plante des pieds...


    • Rensk Rensk 15 juillet 2012 23:21

      Vous avez des pieds secs ? Auriez-vous des « champignons » qui ne viennent pas de Paris ? Des verrues ???

      Vous avez tendu votre joue de « joueur »... ne vous étonnez pas des réponses... smiley


    • chria chria 11 juillet 2012 10:52

      L’étude parle de point de basculement notamment à cause de la pression exercée par les activités humaines depuis le début de la révolution industrielle. Un changement climatique rapide, qu’il soit d’origine humaine ou non, apportera donc une pression de plus sur l’environnement et aussi par conséquence sur notre organisation. La question de l’adaptation au regard du passé n’a donc pas de sens car la situation actuelle est unique dans l’histoire humaine (pollution, urbanisation, démographie, ressources, etc). 

      Bien que je n’aime pas les visions catastrophiques apportées par les écolos, je pense que lire cette article au travers de cette vision est un apriori mal venue. L’exercice ici étant de montrer qu’il y a une possibilité de point de bascule. Dont acte, on a compris. On intègre. 
      Après il faut faire attention au relativisme du « l’homme s’adaptera de toute façon ». Soit, je veux bien le croire, mais à quel prix ? On se situe alors devant une question quasi-morale, soit on prend la position de l’adaptation forcée et on considère que ceux qui en pâtiront ne font partis de toute façon que des perdants et qu’ils n’ont qu’à crever, soit on considère à la lumière de l’ensemble des prédictions qu’il faut dès maintenant essayer de s’organiser pour éviter le pire et vivre un changement dans la douceur. 
      Je suis sûr que le changement est de toute façon positif, mais il existe une réelle différence entre le changement qu’on prend dans la gueule et celui où on s’adapte. S’adapter ne veut pas dire attendre et tout ira mieux demain, mais bien se donner les armes pour le vivre positivement. 

      En fait dans tout changement il y a du bon et du mauvais. Considérer qu’il ne faut regarder que l’un ou l’autre est tout à fait étonnant. Pourquoi ne pas tout prendre en compte ? 
      Si des chercheurs font un article sur les bienfaits des pressions humaines sur l’environnement est bien on sera tous contents. Mais je n’en ai pas encore vu. A part de dire que les humains n’ont jamais été aussi heureux et bien nourris qu’aujourd’hui, et si on continue comme cela, ce sera encore mieux demain, notre modèle étant le mieux possible. 

      C’est pourquoi au final je suis d’accord avec votre conclusion. Et une bonne façon d’avancer serait que les écolos arrêtent de faire dans le catastrophisme et les « libéraux » dans le relativisme. Mais bon, il y a tellement d’intérêts derrière... 

      • jef88 jef88 11 juillet 2012 11:10

        Avez vous regardé la météo ces jours ci ?
        Il faut sortir des bureaux climatisés !!!
        les mois de juillet se rafraichissent !!

        C’est cela le réchauffement !


        • chria chria 11 juillet 2012 12:32

          Observer c’est bien, essayer de comprendre c’est mieux. 

          On ne va pas relancer le débat météo-climat. 
          Le mois de juillet l’année dernière était un mois de juillet classique dans les années 1950/1980. 
          Et celui-ci est superbe cette année dans la moitié sud. 
          Dans les alpes on vient de vivre le 3e printemps le plus chaud depuis 60 ans. 8 mois de juin le plus chaud. 
          mais alors qu’est-ce que c’est pourri dans le nord ! Situation de blocage, y’en a de plus en plus. 
          On se calme. 


        • joletaxi 11 juillet 2012 13:43

          @chria

          expliquez-nous encore une fois la poele à frire,j’aime bien.

          Il y a une excellente présentation de Ivar Giaver, ici

          http://www.mediatheque.lindau-nobel.org/#/Video?id=1410

           un bouffon, prix nobel, qui se mêle de climatologie, alors que les vrais spécialistes nous disent eux la vérité ;comme Mr. Man, le super mario des stats, qui est encore une fois démenti

          http://wattsupwiththat.com/2012/07/09/this-is-what-global-cooling-really-looks-like/

          on ne sait plus à qui se fier non ?

          Mais le pire, c’est que nos échanges sur le sujet,absolument dénués de la moindre importance, font chauffer les serveurs, et mourir les ours polaires, ... si si c’est prouvé


          • chria chria 11 juillet 2012 14:45

            Si au moins vous pouviez parler du sujet au dessus au lieu de noyer le poisson comme d’hab. 


          • Rensk Rensk 15 juillet 2012 23:43

            Vous le « suivez » plus que moi ? Moi en tout cas je me retrouve face à la première lecture... face a une personne qui ne connait pas du tout ce qui est en trains de se faire de par le monde...


          • OB_Ouonne 11 juillet 2012 14:13

            J’hésite de plus en plus à écrire... Mais allons-y :


            Intro : Effondrement, catastrophe ? Certes, le climat va changer, peut-être avec des moments d’accélération... Disons, ça va se réchauffer globalement mais ça va changer dans tous les sens : ce sera selon l’endroit. A Paris, il pleut l’été. Normal, réchauffement égal plus de nuages. Les prévisions le disent, il pleuvra plus sur la terre ! Si si, mais les écarts de pluviométrie se creuseront. Il pleuvra plus vers les pôles. Fin de siècle, la limite pluie/sécheresse devrait se situer au nord de la Belgique. En attendant, elle passe peut-être par Paris. Ça n’exclue pas qu’il y ait une grosse incertitude dans tous les calculs...

            Le sujet de l’article... Ben, il faut déjà d’abord pour commencer se demander ce qui changera pour qui ou quoi !

            - Pour la terre : elle s’en fout, c’est une planète (on n’est pas dans Avatar)

            - Pour la vie : ça va barder, sale temps ou sécheresse, extinctions d’espèces... Et beaucoup beaucoup plus tard, disparition des humains et à nouveau explosion de la vie.

            - Pour les hommes : les riches seront sauvés, les moins riches survivront dans la douleur, les 90% d’autres continueront à crever. Ce sera toujours la misère mais en pire.

            - Pour la finance : il va y avoir des bons coups à jouer... sous la banquise qui fond par exemple, en vendant des armes à ceux qui vont forcément s’énerver (sans comprendre), en vendant des médicaments bidons ou létaux aux victimes (solvables). Le Casino est ouvert.

            - Pour nous, pour moi : faut-il déménager vers le sud ou le nord ou pas du tout, changer de voiture, acheter des actions Total, virer le chauffage électrique, isoler plus, acheter un terrain cultivable, faire des enfants ? (dans les sociales démocraties, on a en plus pour tout arranger un étouffe-crétin appelé mondialisation - mais ce n’est pas le sujet...)

            Personnellement, je m’intéresse beaucoup au climat, mais c’est pour répondre à la dernière rubrique. Le reste, je n’y changerai rien. Que dire à mes gosses ? Foutez-le camp ? Retapez un vieux blockhaus ? N’achetez pas au niveau de la mer ! Ne faites pas d’enfants ! Ne vous en faites pas ? Achetez du Total ?

            Pour l’enquête sur l’article (oui ou non, en haut) : impossible de trancher.

            Voila.

            Au secours, OB_Ouonne qu’hait nos vie, vous êtes mon seul espoir. Mal placé !


            • lerescator lerescator 11 juillet 2012 18:56

              Pour la terre : elle s’en fout, c’est une planète (on n’est pas dans Avatar)


              - Pour la vie : ça va barder, sale temps ou sécheresse, extinctions d’espèces... Et beaucoup beaucoup plus tard, disparition des humains et à nouveau explosion de la vie.

              - Pour les hommes : les riches seront sauvés, les moins riches survivront dans la douleur, les 90% d’autres continueront à crever. Ce sera toujours la misère mais en pire.

               Dans ce cas j’aimerais que les riches n’aient que leur foutus billets pour manger , et si sur mon lopin de terre en pleine campagne , ils viennent pour m’acheter , à coup de millions et même milliards ,l’une des rares patates qui poussent encore , je les recevrez à coup de fusil .
              Oui ça va barder et ça c’est sûr et il faudrait que le virus , l’être humain , en majorité responsable du désastre soit éradiqué pour permettre à la planète de souffler . Ou l’homme est une erreur de la nature et il faut que celle-ci rectifie le tir ou l’homme est un « objet » rapporté , et là encore la nature doit s’en débarrasser . C’est en route ........grâce à nous .


            • Croa Croa 12 juillet 2012 10:10

              « beaucoup beaucoup plus tard, disparition des humains »

              Tout est relatif, ceux qui sont déjà vieux auront une mort normale en effet.

               smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley

              le « beaucoup » est de trop il me semble.


            • Rensk Rensk 15 juillet 2012 23:50

              Cela a aussi déjà été étudié... si c’est l’homme qui le fait il y aura théoriquement 500’000 « survivants »... Si c’est la nature qui le fait c’est entre 2’000 et 50’000 qui survivrons...

              Visitez les sites dits « scientifiques »...


            • Patricia 11 juillet 2012 21:05

              D’accord avec vous !


            • Croa Croa 12 juillet 2012 10:24

              Pas d’accord, la pollution (au sens strict) n’est pas le pire qui arrive, avec le changement climatique nous passons à un autre stade ! (Ceci dit les causes sont les mêmes, à savoir la surpopulation et surtout l’hyperconsommation.)

              Que les marchands qui mènent ce monde à notre perte récupèrent tout et même les pires phénomènes pour vendre de nouvelles merdes, quoi de plus naturel avec eux ? Mais cela ne fait pas du réchauffement obligatoirement un leurre.


            • Rensk Rensk 15 juillet 2012 23:55

              La « surpopulation »... est le thème des « chefs » de nos démocraties... ils ne savent plus comment faire pour tuer le plus grand nombre de gens sans risquer de perdre en « valeur »...


            • HerveM HerveM 11 juillet 2012 15:51

              Pour rire un coup, allez faire un tour sur le site de Météo France et cliquez sur le département qui vous intéresse. Voici ce que l’on peut trouver, pour l’Hérault, concernant les températures remarquables en juillet :

              TMax : 37.5°C (Montpellier le 17/07/1990)

              TMin : 8.4°C (Montpellier le 07/07/1962)

              On peut donc considérer que l’activité humaine dans l’Hérault a fait augmenter la température de 29.1°C en à peine 28 ans !

              Mais ne blâmons pas nos Paco Rabanne de la météo, il leur manque quelques données essentielles pour rendre leurs prédications crédibles : les fluctuations de l’activité solaire et pire encore, l’incidence sur le climat de la ballade perpétuelle de notre galaxie dans l’univers....


              • cathy30 cathy30 11 juillet 2012 16:12

                HerveM
                le GIEC ne l’a pas pris en compte non plus (le soleil).


              • chria chria 11 juillet 2012 18:01

                @hervéM : j’espère que vous rigolez à comparer min et max.
                @cathy : ah oui d’accord c’est du second degré.

                Sinon vous avez oublié dieu et sa cohorte d’anges péteurs.


              • Rensk Rensk 16 juillet 2012 00:02

                Je vois juste en comparant ce qui nous a été affirmé dans le passé ?

                Les forêts disparaitrons en moins de 15 ans vu les pluies acides...


              • Rensk Rensk 16 juillet 2012 00:18

                Préaviser... quelque chose a été par le passé « brûlé »... (les sorcières)...

                Ce qui est surprenant en Suisse c’est les milliards dépensés pour les vignobles... Pas chez-vous en France ? (Météo)

                Sachez que les chercheurs il se trouvent des gens comme moi qui les critiques... mais je fait quand-même tourner tous mes ordinateur qui ne rendent pas « âme » pour Boinc qui me permet de travailler 24/24 - 7/7 pour eux...

                On est aujourd’hui a un niveau qu’il faut de suite trouver mieux pour les humains, la seule échappatoire que je vois est : les cons de scientifiques... qui nous permetterons notre avenir (sans moi vu mon âge)...
                http://www.google.ch/search?q=boinc%20rensk&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a&source=hp&channel=np
                Je travaille sur 17 projets, combien pour vous ?


              • Rensk Rensk 16 juillet 2012 00:30

                Il faut que vous sachiez que depuis que je fait travailler 4 PC pour Boinc à « plein tube »... j’ai eu droit a une descente de la police car j’ai augmenté de plus de 20% ma consommation d’électricité par rapport a l’année dernière...

                Les gugusses ont pensé a une plantation indoor... Du « n’importe quoi » de la part de nos fournisseurs d’électricité !!!


              • chria chria 16 juillet 2012 09:57

                Excellent ! Ils n’ont vraiment rien d’autres à foutre...


              • cathy30 cathy30 11 juillet 2012 16:08

                bonjour hl
                Sujet délicat, car il touche à la vie donc à la mort également.
                Il y a une telle somme d’informations à ce sujet que l’on ne sait plus où donner de la tête.
                ça fond, ça fond pas.
                Mais je me dis, comment font les industriels pour pourrir autant la planète, ils se sont passés le mot où quoi. Nous vivons au temps de la mondialisation et nous sommes vraiment conscients que nous avons tout pourris.
                je pense sérieusement que nous sommes en fin de cycle, (je n’ai pas dit 2012) cela va prendre quelques années, mais si les industriels le savent, alors pourquoi pas laisser la population partir en « beauté », ils ont mis leurs graines à l’abri en Norvège pour reconstruire un monde meilleur.
                Notre planète s’en remettra, elle a déjà vécu de grands bouleversements.


                • ALasverne ALasverne 11 juillet 2012 16:13

                  A mon niveau, je constate que les étés on aujourd’hui disparu en France, si ce n’est pour la méditerranée. Réchauffement, ou refroidissement, en tous cas il y a un indéniable changement climatique en cours, qu’attestent diverses observations locales sur les migrations des animaux par exemple.
                  Mais puisque nous n’en sommes pas (encore) au point de basculement irréversible, il s’agit d’empêcher la catastrophe et non pas, me semble-t-il, chercher à en faire une réussite.


                  • Croa Croa 12 juillet 2012 10:32

                    Pas d’accord, le point de basculement est bel et bien atteint !

                    Nous ne pouvons plus empêcher la catastrophe, seulement limiter les dégâts...

                    à condition d’opérer un freinage d’urgence. Comme l’humanité continue à foncer nous allons disparaitre. smiley


                  • Di Girolamo 11 juillet 2012 16:27

                    Tout agriculteur proche du sol ( une grande partie des agriculteurs sont aujourd’hui des entrepreneurs hors sol dépendant des engraIs , des pesticides , des anti biotiques) sait que l’équilibre naturel lui permettant de cultiver ou élever est fragile .
                    Des changements exceptionels et accidentels - trop d’eau , trop de sec etc peuvent encore se gérer même s’ils engendrent parfois des catastrophes. 
                    Mais un changement apportant rapidemment des déséquilibres durables ne serait pas gérable pour produire quoique ce soit , hormis une agriculture de survie très exigue et très chiche.
                    Je suppose que les lecteurs et commentateurs D’Agora Vox sont en très grande majorité des urbains et n’ont pas dans leur vie quotidienne une relation vitale avec le milieu.
                    Ils ont je l’espère assez de bon sens et d’esprit de réflexion pour comprendre que lorsqu’on sait par un savoir vécu chaque jour l’extrème dépendance et fragilité que l’on a face à la nature , on ne peut qu’être très inquiet et partager l’inquiétude des scientifiques. Il ne s’agit pas d’affirmer ou dire n’importe quoi face à des phénomènes complexes ; simplement très réellement d’être profondémment inquiet .
                    Ce qui sera peut être , il faut l’espérer , source de réaction ,d’interrogation , de volonté politique de réorganisation de nos société , c’est cette inquiétude partagée ; dire autre chose et faire des raisonnements et des effets de manches sur la complexité est stupide.
                    Le problème est globale et ne concerne pas seulement le climat , la bodiversité etc : la concentration des richesses et des pouvoirs , le délitement de nos économies etc devrait aussi nous inquiéter.
                    Pour l’heure , ce qui me paraît le plus inquiétant c’est l’imperméabilité à l’inquiétude qui crève l’écran du film de nos préoccupations.


                    • cathy30 cathy30 11 juillet 2012 20:56

                      bonjour di Girolamo

                      c’est tout à fait ça, pour l’instant les supermarchés sont plein de denrées, mais pour combien de temps ?

                      Les citadins ne sont effectivement pas conscients des dégats. La télé n’informe absolument pas de l’état des catastrophes sur les cultures mondiales. Cela va vite faire très mal, par la famine premièrement.


                    • joletaxi 11 juillet 2012 16:41

                      Si au moins vous pouviez parler du sujet au dessus au lieu de noyer le poisson comme d’hab

                      vrai que à force de répandre ce genre de message, on arrive à

                      Le problème est globale et ne concerne pas seulement le climat , la bodiversité etc : la concentration des richesses et des pouvoirs , le délitement de nos économies etc devrait aussi nous inquiéter.
                      Pour l’heure , ce qui me paraît le plus inquiétant c’est l’imperméabilité à l’inquiétude qui crève l’écran du film de nos préoccupations.

                      c’est d’autant plus curieux, que jamais dans l’histoire de l’humanité nous n’avons eu autant de sécurité à tout point de vue.
                      Et ce qui est encore plus curieux, c’est qu’une certaine mouvance a réussi à nous faire croire que nous serions coupables, que notre prospérité serait un crime.

                      Pour ce qui est de « l’effondrement de la biodiversité » voilà ce qu’en disent des scientifiques

                      http://wattsupwiththat.com/2011/06/01/common-sense-added-to-endangered-species-list/
                      http://wattsupwiththat.com/2010/01/04/where-are-the-corpses/

                      curieux, on retrouve le même schéma de projections sur modèles informatiques qui ont plus de rapport avec les convictions de leurs auteurs qu’avec la réalité,comme pour le changement climatique.

                      Il y a un très bon site qui périodiquement publie des extraits de journaux du passé sur les catastrophes climatiques et autres.

                      http://stevengoddard.wordpress.com/

                      Ma conclusion, on a pas à se plaindre nos parents ont bien « dégusté » et le climat est particulièrement « gentil » ces dernières décennies,et comme il change tout le temps quoi que nous fassions, on aurait intérêt à nous remémorer ces terribles avatars climatiques survenus quand le CO 2 était au taux soi-disant optimal pour nous préparer à de nouveaux caprices.


                      • Di Girolamo 11 juillet 2012 19:39

                        Bien sûr que le problème est global : tout comme les individus , les sociétés ont des logiques , des modes d’occupation de leur milieu ; le fait que l’homme n’est jamais connu de sécurité et que les progrès techniques et l’exploitation des fossiles lui en ait donné une comme jamais nous n’avons connu , n’empêche aucunement de ressentir que cette sécurité repose sur du sable ; individuellement comme collectivement les choix ou non choix politiques que ne faisons ont des conséquences ; si je fume plus que de raison ,j’ai pas mal de chances de finir avec un cancer du poumon ; de même si collectivement nous faisons n’importe quoi , la note sera à payer ; ce n’est pas du tout une question de culpabilité mais de simple bon sens , de logique mathématique ou physique : gère mal ta forêt , au bout du compte t’a plus rien.
                        Je vois que cette année mes blés durs ont gelés à 99% pour cause de froid et vent excessifs sur durée longue ; que j’ai pu récilter mon foin avec un bon mois de retard , pour cause de pluies et orages anormaux en cette saison , que j’attends avec impartience les moissons parce que beaucoup de communes proches ont connue déjà de fort orages de grêle .
                        Si le climat se dérègle un peu plus et plus souvent , on reparlera de ça très bientôt.


                      • joletaxi 11 juillet 2012 23:10

                        Si le climat se dérègle un peu plus et plus souvent , on reparlera de ça très bientôt.

                        car selon vous le climat aurait été bien réglé jusqu’ici ?
                        Les américains qui ont connu le dust bowl ont eu de la chance d’avoir eu un climat bien réglé non ?
                        Et ceci n’est qu’un petit exemple, il y en a des tas.
                        Je vous ai cité un site, allez voir, cela vaut le détour et cela permet de relativiser.

                        Curieusement, aux USA, ils battent un record de durée sans un seul cyclone majeur, pas à dire cela se dérègle grave.


                      • chria chria 12 juillet 2012 09:32

                        Intéressant ce débat entre un agriculteur qui vit le terrain et un penseur qui vit dans son relativisme


                      • diverna diverna 11 juillet 2012 18:02

                        Je crois que le panel de commentaires qui précède démontre mon premier point : on ne peut que suivre des évolutions qui dépassent le cadre d’intervention humain ; il n’y aura aucune discipline car on ne sait pas vraiment quoi faire. Par exemple, on table sur un réchauffement global mais l’arrêt des circulations océaniques comme le Gulf Stream entrainerait une chûte des températures, au moins hivernales, en Europe. Il faudrait donc faire face à un problème de chauffage alors que l’ énergie est de plus en plus rare et cher . Quant à une intervention concertée, réussissant à empêcher l’augmentation de température je n’y crois pas. Il faudrait pour cela, déjà que nous sachions vraiment d’où vient le réchauffement. Les thèses sur une origine solaire, sans doute augmentée par certains rejets comme les aérosols semblent au moins aussi solides que celles sur l’effet de serre. Comment intervenir sur un tel phénomène ?


                        • chmoll chmoll 11 juillet 2012 18:41

                          avec la fonte des glaces , à mon avis , la fin d’un monde a déjà commencé depuis un moment


                          • ykpaiha ykpaiha 11 juillet 2012 18:57

                            Le mal c’est l’homme
                            C’a tombe bien il n’y en aura plus.
                            Et comme plus personne ne sera la pour le pleurer, voila qui permettra a d’autres de faire pareil...
                            Et ce jusqu« a l »ineluctable .....dans quelques millions d’années.

                            D’ici la que les calottes fondent, et que le soleil chauffe, ils sont la pour cela somme toute.


                            • travelworld travelworld 11 juillet 2012 19:28

                              Nos sociétés modernes sont fragiles, de part leur sophistication (Fukushima) et n’oublions pas le nombre d’êtres humains sur terre qui pose un véritable problème, de plus nombre de grandes villes sont au bord de la mer.
                              Je plonge depuis 1990 dans le monde entier et assiste à une sérieuse dégradation des fonds marins (même dans les parcs nationaux, aux Similan en Thaïlande par exemple).Disparition des grands poissons, requins raies, bancs de carangues réduits à leur portion congrue.....
                              Nous sommes dans une société du gâchis, de l’obsolescence programmée ce qui n’est pas soutenable tant au niveau des matières premières ni des déchets qui finissent dans les océans, ce qui est vrai je peux hélas en témoigner..... Bref Il faut réagir maintenant, ce n’est pas facile et cela concerne tout le monde


                              • outang77 14 juillet 2012 09:37

                                Oh oui réagissons mes frères ! Tous dans des avions pour aller plonger dans les mers du globe pour arrêter le gâchis. Il faut absolument que ceux qui consomment pour se chauffer en hiver arrêtent leur gâchis sinon y aura plus de kérosène pour que je puisse aller bronzer, pardon, arrêter le gâchis, à l’autre bout de la planète. 


                              • travelworld travelworld 11 juillet 2012 19:33

                                Ceux qui doutent que l’homme a une responsabilité dans le réchauffement climatique, il suffit de survoler Los Angeles ou Mexico et de voir la pollution pour comprendre ! Cela ne s’arrange pas, j’ai volé (17000 heures de vol) de 1978 jusqu’en 2005, dons j’ai des points de comparaison.

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