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Accueil du site > Actualités > Environnement > Climat et recherche : un train peut en cacher un autre

Climat et recherche : un train peut en cacher un autre

Il est devenu évident que l’impact sur l’environnement, des activités humaines, de production mais aussi de consommation, constitue une donnée majeure dans les choix économiques à tous les niveaux, du local au mondial, qu’ont à prendre les décideurs qu’ils soient chefs d’entreprises, élus ou simples citoyens.

D’une part, les dégâts causés par l’exploitation intensive de la planète depuis l’avènement du système de production capitaliste (et des autres systèmes productivistes) et d’autre part, l’épuisement à moyen terme, des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon) mettent en premier lieu, tous les pays industrialisés ou en voie d’industrialisation, dans l’obligation de reconsidérer fondamentalement leur manière de produire pour qu’elle devienne compatible avec la préservation de la nature et de toutes les espèces vivantes qui en font la richesse et l’équilibre.

Qu’on soit ou non persuadé de l’incidence que cela puisse avoir sur le climat, le débat est toujours en cours et non tranché, après plusieurs années de matraquage sur le mode « nous courons à la catastrophe si la température devait progresser de+ 2° d’ici 2050 et nous craignons le pire avec la fonte des glaciers et la montée des océans, à très court terme etc… »

Rappelons tout de même qu’en un siècle, la température n’a augmenté que de 0,72° et que même si cette tendance s’est accentuée en cette fin 2000, la suite n’est pas écrite avec autant de probabilité que le GIEC l’affirme. D’ailleurs, à peine deux mois après Copenhague, il vient d’être amené à reconnaître deux erreurs qui en disent long.

Une dépêche AFP du 18/1/10 nous apprend qu’il va enquêter sur de récentes déclarations selon lesquelles ses prévisions sur la disparition des glaciers de l’Himalaya pourraient être erronées. C’est ce qu’a déclaré à New Delhi son président Rajendra Pachauri. En 2007, le GIEC avait avancé que « les glaciers de l’Himalaya reculaient plus vite que les autres glaciers dans le monde et qu’ils pourraient disparaître d’ici 2035, voire avant. » Un paragraphe sur 938 pages...plaide Pachauri.

Seconde erreur, toujours les glaciers terrestres mais sur toute la planète : leur surface devait fondre de 500 000 km2 à 100 000 à l’horizon 2035 : cinq fois moins en 25 ans ! C’était une erreur de transcription, nous dit-on, il fallait lire d’ici 2350 ! Les rédacteurs des rapports sont capables de laisser passer une telle inversion ? A quand la troisième erreur ?

On apprend également que des doutes subsistent au sein du GIEC : « il n’y aurait pas de preuves suffisantes pour faire un lien entre le réchauffement climatique et les catastrophes naturelles  »

Déjà, le piratage informatique au Centre de recherche britannique sur le climat de l’université East Anglia avait révélé que des données ont été manipulées pour conforter la thèse du réchauffement climatique d’origine humaine. Ces…erreurs vont dans le même sens

Après le fiasco du sommet de Copenhague, il va être difficile de continuer sur cette lancée où l’on a voulu confondre pollution et climat pour mieux activer les peurs et parvenir à faire émerger un nouveau marché, celui du carbone, que ses promoteurs, Al Gore en tête, présentaient aux industriels comme encore plus important que le marché du pétrole appelé à se tarir.

A propos du NIPCC

Reconnaissons que le catastrophisme entretenu par les médias a largement dominé, en tout cas en France, au point qu’il fallait un certain courage aux scientifiques qui osaient contester les thèses officielles qui semblaient submerger les quelques voix discordantes, un peu plus audibles au fur et à mesure qu’on approchait du sommet.

Cependant je ne perds pas de vue que, du côté de certains sceptiques du réchauffement anthropique, sévit le lobby du pétrole notamment à travers la pensée ultra-libérale hostile à ce que les Etats se mêlent de réglementer quoi que ce soit, favorable à ce qu’ils laissent le marché se réguler lui-même, l’initiative privée libre de se déployer pour que les puissants intérêts en jeu continuent de faire la pluie et le beau temps sur l’économie.

Si des travaux scientifiques de haut niveau aboutissent à constater que le réchauffement climatique est dû bien plus à des causes naturelles qu’humaines, il n’en faut pas davantage pour que la science paraisse, de la même façon, sollicitée et détournée de sa mission, ce qui rend suspecte la démarche de ceux qui la sollicitent.

C’est ce qui se passe avec les travaux de l’équivalent du GIEC (IPCC en anglais), un certain NIPCC, N pour non gouvernemental, qui produit des conclusions très argumentées et très critiques sur son concurrent officiel dont il conteste la légitimité scientifique.

Ce rapport est disponible en Français http://www.pensee-unique.fr/NIPCC_VF_04.pdf.

Le problème c’est qu’il est édité par l’institut Heartland qui n’est pas à proprement parler une institution de recherche parfaitement neutre, ce qui ne manque pas d’interroger quand on sait

que cet institut est financé par les grandes sociétés pétrolières ainsi que par Philip Morris (voir Wikipedia). Il assume complètement son engagement libéral sous le regard des grands ancêtres : Friedrich von Hayek, Thomas Jefferson, Georges Washington, Ludwig von Mises, Milton Friedman…http://www.heartland.org/

Le rapport a beau protester de la totale indépendance et du bénévolat de ses coauteurs, de sa démarche apolitique, de son unique souci scientifique à travers le résumé d’une cinquantaine de pages pour les décideurs, d’un intérêt certain, cet éditeur ne crédibilise pas cette démarche parce qu’entachée, comme pour le GIEC, de ne chercher que ce qu’on a décidé de trouver.

Comment les non spécialistes peuvent-ils ne pas avoir le sentiment d’être manipulés tellement les controverses entre scientifiques sont nombreuses et profondes, très souvent doublées de considérations et d’intentions politiques et idéologiques inavouées ?

Au moins, avons-nous pris la mesure de la complexité des questions en débat et de la difficulté à faire état de certitudes, si ce n’est de nous méfier...des certitudes des nouveaux « ayatollah » de l’écologie qui prétendent sauver la planète en culpabilisant les peuples sans toucher aux profits comme de ceux qui promettent de résoudre les problèmes écologiques en ne changeant rien aux rapports de production et d’échanges et au consumérisme qui en découle.

Encore faut-il disposer d’une recherche publique totalement libre et disposant des moyens financiers pour cela, non soumise à des obligations de résultats à court terme coïncidant avec des intérêts politiques étroits. Or c’est d’indépendance dont ont besoin les chercheurs aussi bien à l’égard du pouvoir politique que du pouvoir économique. Pas pour eux-mêmes et rester hors de tout contrôle mais pour faire progresser le savoir et la connaissance et les rendre accessibles à tous.

L’autoritarisme gestionnaire que cherche à imposer Sarkozy à notre enseignement supérieur public et à notre recherche ne pourrait aboutir qu’à l’effet inverse. Il ne la considère que comme un moyen de contribuer à la croissance économique de la France. Le malaise est profond, tous les secteurs sont concernés. Vaste sujet de débat.

René Fredon


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36 réactions à cet article    


  • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 27 janvier 2010 03:18

    Attendre est sans doute une sage attitude dans la situation actuelle. La Science a horreur des certitudes.

    Mais, pour commencer, il faudrait une réforme des institutions scientifiques de façon à renforcer l’indépendance des chercheurs par rapport aux grands intérêts privés.

    En clair, le contraire de ce que cherche à imposer la fille du président de Bolloré Télécom qu’est Valérie Pécresse (voir, par exemple, notre article de novembre 2008 CNRS, occupation de l’ANR, reaganisation et politique de Valérie Pécresse).

    Précisément, l’apparence d’impartialité et d’indépendance des institutions devient de plus en plus essentielle dans un contexte où les citoyens se posent de plus en plus de questions.

    Voir notre article du 26 janvier :

    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/01/26/aeres-anr-et-revues-avec-comite-de-lecture.html

    AERES, ANR et revues avec « comité de lecture » (I)

    Le 26 janvier, Le Parisien affiche à la une le titre fort parlant : « Comment les labos ont influencé l’OMS », à propos de l’évaluation par l’Organisation Mondiale de la Santé du risque de pandémie lié au virus H1N1. Le Parisien souligne que des experts de l’OMS sont en même temps rémunérés par les laboratoires pharmaceutiques. Le journal reproche également à la ministre de la Santé française, Roselyne Bachelot, d’avoir nommé en 2009 dix-sept experts dont deux seulement n’avaient eu aucun lien d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique la même année. La médiatisation de la grippe A et l’envergure des campagnes gouvernementales dans plusieurs pays ont suscité des interrogations de la part d’un large secteur de l’opinion publique. C’est loin d’être le seul exemple où l’apparence d’impartialité et d’indépendance des scientifiques est mise en cause. Dans un contexte de doutes évidents de la part de beaucoup de citoyens à propos de la rigueur scientifique des travaux sur le rechauffement climatique, le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) a retiré une annonce particulièrement alarmiste sur la fonte des glaciers de l’Himalaya. De même, il y quatre ans, le scandale des résultats falsifiés sur le clônage de cellules souches humaines amenait les médias du monde entier à constater l’existence d’un certain nombre de résultats scientifiques falsifiés qui avaient passé sans aucun problème l’examen par les « comités de lecture » des revues les plus prestigieuses. Qu’en est-il au quotidien, lorsque le fonctionnement institutionnel se trouve moins médiatisé ? Quel état des lieux convient-il de dresser, globalement, sur l’évaluation scientifique et sur le financement des projets de recherche ? En France, la marginalisation planifiée des instances du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et des autres établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST) s’accompagne de la mise en place d’une évaluation par l’AERES (Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur) basée sur une bibliométrie au profit des revues privées (et marchandes) les plus influentes. L’Agence Nationale de la Recherche (ANR) déclare explicitement financer les projets d’après la « pertinence économique pour les entreprises ». La collaboration avec le secteur privée est de plus en plus ouvertement imposée aux scientifiques. Quelles en sont les conséquences pour l’intérêt général ?

    [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/01/26/aeres-anr-et-revues-avec-comite-de-lecture.html ]


    Cordialement

    Le Collectif Indépendance des Chercheurs
    http://science21.blogs.courrierinternational.com/


  • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 27 janvier 2010 03:28

    A propos de l’affaire des résultats falsifiés sur le clonage de cellules souches humaines, voir :

    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/11/08/hwang-woo-suk-le-lobbying-et-la-fraude-scientifique.html

    Hwang Woo-suk, le lobbying et la fraude scientifique (I)

    La « managérisation » en cours du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et des universités françaises, au bénéfice des pouvoirs discrétionnaires et du lobbying, ne fait guère l’objet de débats transparents. Correspondrait-elle à une quelconque « modernité » , comme le prétend la propagande gouvernementale ? On peut sérieusement en douter, mais qui ose engager le débat ? La condamnation récente du chercheur sud-coréen Hwang Woo-suk, jadis professeur de thériogénologie et de biotechnologie à l’Université de Séoul, n’a guère donné lieu à des analyses dans les médias français. Pourtant, cette affaire de résultats falsifiés sur le clonage des cellules souches humaines, d’usage indu de fonds destinés à la recherche, de commerce illégal d’ovocytes... est riche d’enseignements. Elle avait fait le tour des médias dans le monde entier depuis son éclatement il y a quatre ans. Dévoilé juste avant un déplacement prévu de l’alors très influent Hwang Woo-suk à Paris, où il devait se voir décerner le prix de « l’homme de l’année 2005 » à l’occasion d’une cérémonie des Victoires de la Médecine au Théâtre des Folies Bergère, le scandale mit en évidence la crise profonde d’un système que l’on oppose toujours au CNRS comme un prétendu « modèle d’excellence  ». A cet égard, le jugement rendu en première instance le 26 octobre dernier par un tribunal (Central District Court) de Séoul est également riche d’enseignements en ce qui concerne le système basé sur le financement privé de la recherche.

    [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/11/08/hwang-woo-suk-le-lobbying-et-la-fraude-scientifique.html ]

    Et dans AgoraVox, l’article de mai 2006 d’Isabelle Debergue « Le scandale chronique des résultats scientifiques falsifiés : crise du lobbying et des pouvoirs discrétionnaires »  :

    http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/le-scandale-chronique-des-9933


  • chria chria 26 janvier 2010 11:46

    Article mesuré

    Quand dans les labos les chercheurs affichent ouvertement leur opinions politiques on se demande bien comment la science peut être indépendante quand le sujet d’étude est prospectif et non vérifiable, et qu’il intègre une dimension sociale, économique et idéologique.


    • JL JL 26 janvier 2010 11:56

      Très bon article sur le sujet. Je crois qu’il ne faut pas hésiter à dire et redire que cette expression « réchauffement climatique » est un miroir aux alouettes dans lequel vont se précipiter les européens : on votera des budgets pour des projets faramineux  qui n’auront d’autres effets que de doper la croissance par le truchement du capitalisme vert, et qui au mieux n’auront aucun effet sur le climat : si ça se refroidit les gens râleront mais on dira qu’on a réussi et on poursuivra diaboliquement de plus belle, et si ça se réchauffe, les gens seront contents et on en rajoutera dans les subventions et les budgets pour saloper encore plus les océans et l’atmosphère.

      Cette expression « Réchauffement climatique » est un leurre destiné à évacuer les problèmes de pollution ( tout le bon peuple avec madame Michu croit que le CO2 est un gaz polluant) et à ne pas toucher à la sacro sainte croissance ! Les égoïstes continueront à rouler en 4x4, à aller passer le WE aux Seychelles, et les pauvres à se ruer sur les soldes et hard dicounter en tous genres pour acheter ce qui vient d’extrême orient par portes conteneurs plein à déborder et qui, à dégagement de CO2 égal polluent 2000 fois plus que les bagnoles ! Sans compter que ces porte conteneurs, dans les tempêtes n’hésitent pas à se délester de leurs conteneurs hors bord pous sauver le navire et le reste de la cargaison.

      Les 15 plus gros porte-conteneurs du monde polluent autant que l’ensemble du parc automobile mondial 30/9/09 


      • JL JL 26 janvier 2010 12:30

        Kronfi, je crois que vous dites une choose et son contraire. Auriez-vous desintérêts dans le transport maritime ?

        extrait  : "Le transport maritime est responsable de 18 à 30% de la pollution mondiale par oxyde d’azote et de 9% de la pollution par oxyde de soufre. Les bateaux de transport utilisent un carburant de basse qualité qui contient environ 2000 fois plus de soufre que le diesel utilisé dans les voitures européenne et américaines…une recherche conjointe de l’agence NOAA et de l’Université Boulder du Colorado, selon laquelle la pollution des 90’000 bateaux de commerce à travers le monde (cargos, pétroliers et bateaux de croisière) est responsable de 60 000 morts chaque année, et entraîne des coûts de santé de 330 milliards de dollars. »


      • JL JL 26 janvier 2010 12:36

        Non, Kronfi est un négationniste, non pas du tréchauffement climatique, mais de la pollution qui détraque le climat. Quand il ironise sur le froid je lui réponds que précisément, en fait de réchauffement climatique, ce qui nous pend au nez en Europe c’est un refroidissement pour cause de panne annoncée du Gulf Sream !

        Mais cela, les lobbyistes et les ultra libéraux se gharderont bien de le dire. Les mêmes qui font du lobbying pour faire dire que le gaz carbonique est un polluant qui provoque le réchauffement de la planète ( quelle ineptie !) sont les mêmes qui nient toutes les pollutions et refusent toutes mesures démocratiques susceptibles d’entraver la libre circulation de la marchandise !


      • robert 26 janvier 2010 14:04

        JL @

        «  »«  »Quand il ironise sur le froid je lui réponds que précisément, en fait de réchauffement climatique, ce qui nous pend au nez en Europe c’est un refroidissement pour cause de panne annoncée du Gulf Sream !«  »«  »"

        Le gulf stream est un courant de surface, il n’influe pas sur le climat. C’est le tapis roulant (circulation thermohaline) qui influe sur le climat ; son équilibre dépend de la température de l’eau sachant qu’en profondeur celle ci est constante à 4° c’est la température de surface qui sera déterminante et comment se réchauffe les eaux de surface ? Je vous laisse le chercher


      • JL JL 26 janvier 2010 22:05

        Kronfi, je parle de pollution, non pas de dégagement de CO2.

        Robert, je vous laisse à vos contre vérités toutes faites.

        à tous les deux : pourriez vous être aussi clair que moi, ou bien n’êtes vous que des trolls chargés d’empêcher que la vérité ne soit dite, en soufflant tantôt le chaud, tantôt le froid ? Je n’ai que faire de vos remarques, je ne roule pour personne, je ne dois de comptes à personne. Je n’en dirai pas autant de vous.


      • robert 26 janvier 2010 22:17

        JL @

        «  »«  »Robert, je vous laisse à vos contre vérités toutes faites.«  »«  »

        Et moi je vous invite à retourner à l’école.


      • robert 26 janvier 2010 22:58

        JL

        Vous avez raison sur le chapître de la pollution mais cette dernière s’ajoute au réchauffement climatique. La combustion des énergies fossiles est responsable des deux. La pollution des navires s’ajoute à celle des avions et à celle du parc automobile et de l’industrie et tous dégagent également du CO2.


      • JL JL 27 janvier 2010 10:29

        robert, à l’école si on enseignait les fondamentaux qui permettent aux citoyens de ne pas s’en laisser conter par les politiques ignorants ça se saurait.

        Le CO2 est l’arbre qui cache la forêt des pollutions graves. UN gros arbre certes, mais beaucoup moins dangereux que chacun des plus petits qu’il cache.

        Bis repetita placent : Réchauffement Climatique : éruption de scandales - les derniers jours de Pachauri ? Par JL (xxx.xxx.xxx.249) 27 janvier 10:08, je me cite :

        « Par Terran (xxx.xxx.xxx.62) 27 janvier 02:07 : »Attends Kronfi, t’as pas vu le plus beau !!! Ils s’en vantent pas de ça aux infos de merde, c’est long à lire, ma conclusion c’est que a cause de ces cons d’écolos, on va importer de l’électricité nucléaire d’asie à très court terme « 

        Les prédateurs des pays riches qui font venir par porte conteneurs pleins à craquer la production des pays pauvres en échange de leur monnaies de singes dont sont si friands les margoulins de tous poils sont assimilés par terran aux écolos !

        La monnaie de singe est soutenue par les Etats qui la convertissent en dette sur le dos des générations futures.

        Cette monnaie de singe est utilisée pour acheter la production des pauvres, et ce faisant, est le moteur des délocalisations et de la désindustrialisation de l’occident.

        Enfin, cette monnaie de singe permet aux maffieux qui en font fortune d’acheter notre patrimoine. »


      • robert 27 janvier 2010 13:18

        JL @

        Je suis désolé mais contrairement à vous (et à beaucoup d’autres) aucune idéologie quelconque ne guide mes propos je me contente d’observer les faits. Je ne suis qu’un terrien, 
         
         Cessez d’acheter chinois...Autrement dit redevenez chasseur cueilleur. 


      • JL JL 27 janvier 2010 13:31

        robert, me concernant, de quelle idéologie parelz-vous ? Je vous mets au défi de le dire ?

        Pour ce qui est de ne pas acheter chinois, je ne vous ai pas attendu ! Si vous lisez mon article de ce jour, vous constaterez en lisant les commentaires que ce sont principalement ceux qui font commerce de ces marchandises qui sont les plus virulents à mon égard.

        Ainsi, ayant sur le dos, à la fois les réchauffistes et les anti réchauffistes, je suis assuré d’être l’un des rares qui dans cette affaire ne soit pas intégriste.


      • robert 27 janvier 2010 14:21

        JL@

        «  »«  »Pour ce qui est de ne pas acheter chinois, je ne vous ai pas attendu ! Si vous lisez mon article de ce jour, vous constaterez en lisant les commentaires que ce sont principalement ceux qui font commerce de ces marchandises qui sont les plus virulents à mon égard.«  »«  »
         
        Ah bon ? vous en êtes certain ? Je fais le pari qu’il y a des produits chinois chez vous et d’autres qui en contiennent des composants comme votre pc par exemple ou les haricots verts qui sont dans votre congélateur ; mais ça vous l’ignorez je suppose .

        Vous êtes bien naïf mon bon....


      • floyd floyd 26 janvier 2010 12:45

        « tous les pays industrialisés ou en voie d’industrialisation, dans l’obligation de reconsidérer fondamentalement leur manière de produirepour qu’elle devienne compatible avec la préservation de la nature »


        Mais c’est justement dans les pays industrialisés qu’on respecte mieux l’environnement et qu’on s’intéresse à l’écologie. Le problème se situe dans les pays en voie de développement, ou ils n’ont pas les moyens pour le faire et surtout ou ils ont d’autres priorités.
        Dans nos pays, cela fait longtemps que la pollution a diminué, contrairement a ce que veulent nous faire croire les médias et les associations écologistes, qui adorent faire dans le catastrophisme. Alors on peut toujours faire mieux, mais il faut relativiser.
        Je le répète encore une fois, l’écologie c’est un problème de pays riche. La seule façon pour que tous les pays respectent l’environnement, c’est qu’ils se développent économiquement.

        • robert 26 janvier 2010 14:09

          floyd @

          «  »«  »Mais c’est justement dans les pays industrialisés qu’on respecte mieux l’environnement et qu’on s’intéresse à l’écologie.«  »«  »

          C’est celà oui.... Allez dire ça aux indiens d’Amazonie, aux Papous de Nouvelle-Guinée ou aux inuits sur nord Groënland et j’en passe comme les indiens habitant l’alti plano ou autres tribus sibériennes ou peuples himalayens....


          • chria chria 26 janvier 2010 14:35

            @robert
            Les indiens d’Amazonie c’est vrai qu’on envie tellement leur mode de vie. Les chanceux. Ils n’ont pas le malheur d’habiter ici, eux.


          • floyd floyd 26 janvier 2010 17:16

            Parce que vous, vous voudriez vivre dans une société pré-industriel ? Sans électricité, sans ordinateur et sans ordinateur ? Et vous pensez que les chinois ou les indiens le voudraient ? Ou de façon plus général, une partie importante des gens sur la planète le voudraient ? Soyons sérieux, svp.

            De toute façon vu la population à nourrir sur cette planète, on ne pourra pas revenir aux sociétés de chasseurs-cueilleurs, et puis, depuis que l’homme existe, il a toujours modifié son environnement, et pas toujours en positif :

            Torben Rick, un archéologue du Smithsonian Institute de Washington, s’inscrit en faux contre cette vision. Il cite à l’appui de son affirmation de nombreux exemples de modification volontaire ou non de l’environnement par les populations de la préhistoire : les aborigènes d’Australie ont brûlé des quantités considérables de terres pour se rendre la chasse plus facile ; les indigènes, qui vivaient sur les côtes de Californie il y a des millions d’années, mangeaient des abalones et jetaient en masse les coquilles, ce qui a provoqué la création et l’immobilisation de dunes ; au nord-ouest du Pacifique, à la même époque, les populations locales construisaient des sortes de murs en eau peu profonde qui permettaient une prolifération des palourdes dont ils se nourrissaient.


            Déjà, certaines de ces pratiques provoquaient des changements environnementaux qui étaient loin d’être anodins. Par exemple, la population desChannel Islands au large de la Californie a massacré les otaries qui étaient leurs concurrentes dans la pêche à l’oursin ; ceux-ci se sont alors multipliés en dévorant les varechs et en rendant le fond marin stérile.


            Une autre étude, menée par J. Tyler Faith et Todd Surovell, attribue une part de l’extinction massive — plus de 50 % ! — des mammifères d’Amérique du Nord il y a environ 12.000 ans à leur surextermination par les êtres humains arrivés sur le continent à ce moment-là.


            La naïve vision rousseauiste de l’histoire imaginant les chasseurs-cueilleurs dominés par VIOLET en parfaite harmonie avec leur environnement ne tient donc pas. À ce jour, il ne peut y avoir de véritable écologie que fondée sur une analyse scientifique et systémique du monde associée à une volonté farouche de préserver toute vie.


            http://www.integralpersonality.com/IPBlog/archives/580-VIOLET,-conditions-de-vie-et-ecologie.html


          • Terran 26 janvier 2010 16:25

            Il n’y a que l’industrie et l’abondance d’énergie qui peuvent créer du durable et du propre.
            En effet, il faut croire en l’homme.

            Les gens qui sont dans l’industrie comme je le suis savent que nous pouvons tout à fait fabriquer des biens durables.
            Les gens qui nous empêchent de fabriquer du durables sont les financiers.
            Nous sommes à cause de ces gens arrivés dans une logique productiviste à très court terme pour générer le profit. On conçoit nos systèmes et objets de consommation courante de façons qu’ils s’usent au bout d’un certain temps et qu’ils ne soient pas réparables.

            POURTANT jamais au grand jamais notre technologie n’a été aussi fiable en réalité.
            Nous avons découvert et synthétisé de nombreux nouveaux matériaux, des nouveaux métaux et alliages, notre industrie sait faire.
            Nos machines de production sont fiables car elles sont conçues pour produire et durer.

            Il faut étendre fiabiliser notre production, c’est tout.
            Une simple loi qui imposerait a l’industrie de fabriquer des biens réparables avec des pièces d’usure serait un grand pas.

            Mais qui pousse aussi loin la réflexion ?
            Surement pas les escrolos du réchauffement.
            Ils veulent vendre du panneaux solaire a durée de vie limité et rendement médiocre.
            Du consommables jetables mais recyclable, c’est débile, ça consomme de l’énergie.

            Si on veut raisonnablement faire le tour du sujet, il y a un sacré coup de ménage à faire pour désembuer les cervelles qui fonctionnent encore un peu.


            • robert 26 janvier 2010 22:27

              Terran @


              «  »«  »Il n’y a que l’industrie et l’abondance d’énergie qui peuvent créer du durable et du propre.
              En effet, il faut croire en l’homme.«  »«  »

              Ceci ne peut marcher qu’avec une niveau de ressources nécessaires malheureusement la terre est un modèle fini donc avec des limites. Il y a aussi certains équilibres à ne pas trop bousculer ce que nous sommes en train de faire ; Oh c’est certain que nous ne verrons pas grand-chose, mais les générations futures ? L’être qu’on dit humain (j’ai vraiment des doutes) a plutôt tendance à se dire après moi le déluge....ce qui l’entraînera à sa perte.
               


            • Terran 26 janvier 2010 23:38

              @ robert

              Aerospatial+H3, google est ton ami

              Deuterieum-tritium.

              10 000 ans de ressources...


            • robert 26 janvier 2010 23:58

              Terran

              Croire que la technologie peut tout résoudre est une utopie. La fusion nucléaire ce n’est pas pour demain on en est toujours au stade de l’éxpérimentation et personne ne sait si ce sera faisable à grande échelle. Il faut rester modeste nous ne pouvons pas tout. Et quand je parle de ressources, il n’y a pas que l’énergie.


            • Terran 27 janvier 2010 00:33

              Vous êtes déséspérant robert...

              Oui, vous avez raison, c’est pas possible, on y arrivera pas, on est trop bête, on a pas évolué, on connait pas du tout le nucléaire.
              Enfin, voilà quoi, l’humanité c’est des noobs...
              Et pi surtout, on est trop con pour envoyer des drones sur la Lune et ramener des cailloux.
              Affaire classée.

              Enfin, robert, a tout hazard, je te fait remarquer qu’on est la seule espèce vivante capable de sauver toutes les autres et aussi la seule capable d’évoluer dans l’espace.
              Tu nous vois comme des parasites.
              Moi je nous voit comme des protecteurs...

              Pourtant c’est moi de nous deux qui évolue le plus au milieu de la pollution.
              Bizarrement, ça m’inquiète moins que toi tous ces problèmes, car j’y vois des solutions, là ou tu proposes régression. On finira par se comporter en prédateurs avec le manque.
              On a pas le droit au manque et notre espace n’est pas limité.


            • robert 27 janvier 2010 13:33



              Terran @

              «  »«  »Enfin, robert, a tout hazard, je te fait remarquer qu’on est la seule espèce vivante capable de sauver toutes les autres et aussi la seule capable d’évoluer dans l’espace.
              Tu nous vois comme des parasites.
              Moi je nous voit comme des protecteurs...«  »«  »"

              C’est une plaisanterie ou quoi ? l’homme est la seule espèce à ne pas avoir de prédateur autre qu’elle même. tous les autres espèces s’en sortent très bien tant que l’homme n’intervient pas, le seul moyen de sauver une race comme vous dites, c’est de lui foutre la paix ; l’homme ne sait que détruire à commencer par lui-même, vous connaissez une espèce capable de destruction massive ? il n’y en a qu’une, l’homme !!!
              L’homme peut aller dans l’espace ? Non !! Quelques hommes seulement et ils ne peuvent y vivre. il sont obligés de rester dans une espace confiné. Vous délirez complètement mon pauvre. Vous allez bientôt nous annoncer que es extra-terrestres vont venir à notre secours....


              Je vous laisse désormais à vos élucubrations.


            • Demesure 26 janvier 2010 17:31

              « Seconde erreur, toujours les glaciers terrestres mais sur toute la planète : leur surface devait fondre de 500 000 km2 à 100 000 à l’horizon 2035 : cinq fois moins en 25 ans ! »


              @Fredon,
              C’est inexact ! Le GIEC ne parle pas de « glaciers terrestres global » mais bien de glaciers de l’Himalaya dans son paragraphe 10.6.2 incriminé (rapport du WG2, chapitre 10 : « Its total area will likely shrink from the present 500,000 to 100,000 km2 by the year 2035 (WWF, 2005) »). 

              C’est donc une triple erreur, dans une seule phrase : date 2035 inventée, citation d’un rapport du WWF qui n’est pas « peer-reviewed », absurdité de la valeur 500.000 km2 pour les glaciers de l’Himalaya vu que la surface de ceux-ci n’est que de 35.000 km2.



              • Fredon 27 janvier 2010 11:55

                @Demesure
                Je ne vous suis pas : j’ai lu, comme tout le monde, de nombreuses informations concordantes dans la presse et sur internet faisant état de la mise au point du président du GIEC, Rajendra Pachauri reconnaissant « la regrettable erreur » qui avait été commise sur la probabilité de la disparition des glaciers de l’Himalaya à l’horizon 2035 ainsi que sur la division par 5 des glaciers de montagne dans le monde. Sans que le GIEC remette en cause les conclusions générales du 4è rapport de 2007. Il ne précise plus de date quant à une éventuelle disparition des glaciers himalayens mais souligne que les pertes massives et généralisées des glaciers devraient s’accentuer au cours du 21è siècle.
                Selon le Sunday Times, le glaciologue autrichien Georges Kaser chercheur à Innsbrück qui avait relu le document en question, dit l’avoir fait remarquer sans que les auteurs ne réagissent.
                Le ministre indien de l’environnement, Jairan Ramelst déclarait, le 19 janvier que « la politique alarmiste du GIEC n’était pas fondée sur une once de preuves scientifiques ».
                Je vous avoue ne pas avoir vérifié l’authenticité de toutes ces informations, ni la fiabilité des traductions ? D’autant que le GIEC les confirmait en ordonnant une enquête et en les regrettant. Je ne crois pas avoir inventé les glaciers de montagne.
                Je n’avais pas signalé, dans un premier temps, l’information selon laquelle le laboratoire crée par R. Pachauri aurait reçu 2,5 millions d’euros de subventions européennes plus un fonds américain parce que n’ayant pas, là encore, le moyen de le vérifier et parce que je considère que le problème posé dépasse ce genre de polémique.
                L’objet de mon papier était justement de montrer qu’on pouvait être manipulé donc en toute bonne foi lorsque des informations contradictoires circulent qu’on n’est pas en situation de vérifier quand on n’est pas spécialiste d’une science. Cela n’empêche pas de se poser des questions. D’autant qu’il n’y a rien, à priori, que de plus normal que les chercheurs confrontent leurs travaux...en toute indépendance. Là est la question.
                RF


              • rackam rackam 26 janvier 2010 18:08

                Article très intéressant qui n’oublie pas de pointer les ambiguïtés de certains « sceptiques » portes-parole du lobby du pétrole. Pour ma part je suis sceptique ( mais pas lobbyiste ! )surtout quand je vois comment la médiatisation/fout la trouille conduit au business vert. Félicitations camarade, la Marseillaise peut être fière de ses journalistes.


                • bonnes idees 26 janvier 2010 19:23

                  Bon alors le climat se rechauffe ou se refroidit : peut-être les deux tout simplement. Ce qui est certain c’est qu’il ne pourra pas rester le même qu’aujourd’hui. Trop de gaz en tout genre envoyé dans l’hatmosphère lui feront plier l’échine. Ces milliards de tonnes de fummées toxiques sont bels et biens dans l’atmosphère. Cela ne peut qu’entraîner des changements majeurs dans le futur.

                   Ne pas oublier que beaucoup de particules de fumées se déposent sur toute la planète, ce qui entraine un assombrissement global de nos continents et de notre neige. La chaleur du soleil par conséquent est retenue

                  J’entends souvent : l’éolien c’est pas rentable, le solaire vaut pas un pet de lapin, las vagues c’est naze, le charbon eentraine trop de CO2, le nucléaire c’est trop dangereux et que le gaz part, alors concrètement on fait quoi pour pallier à la demande croissante d’énergie.

                  Vous voulez une bonne idée de « bonnes idées » : on fait tout ca en même temps !!!


                  • Terran 26 janvier 2010 21:49

                    Oui t’entends ce que tu veux bien entendre...

                    H3.
                    Mais je suis sur que là t’as encore rien entendu...

                    Aerospatiale, H3, google est ton amis.


                  • Terran 27 janvier 2010 05:21
                    L’Asie à l’âge du nucléaire, l’Europe et les Etats-Unis vers l’âge de pierre

                    par Michael Billington,
                    rédacteur Asie de l’Executive Intelligence Review (EIR)

                    Alors que nous sommes au beau milieu de la plus grande crise financière de toute l’histoire, l’Asie comme la Russie se sont engagées dans une expansion sans précédent de l’énergie nucléaire. Ce vaste chantier est source de fierté pour les pays exportant cette technologie et d’espoir pour ceux qui l’acquièrent. Ces pays en développement furent longtemps privés de leur droit naturel à l’énergie nucléaire par l’influence permanente de l’impérialisme britannique. Les promesses du programme Atomes pour la Paix mené par les présidents Eisenhower et Kennedy – l’accès à une source d’énergie quasi-illimitée permettant de sortir de l’arriération coloniale – furent brusquement anéanties dans les années 1970, sous la poussée de l’hystérie anti-nucléaire nourrie par le mouvement écologiste du prince britannique Philip d’Edimbourg, sous le prétexte fallacieux que la non-prolifération des armes nucléaires passait par un gel du nucléaire civil. Désormais, les nations asiatiques ont définitivement rejeté le dictat impérialiste britannique en basant leur développement à long terme sur l’expansion de leur capacité nucléaire.

                    Malheureusement, les pays « industrialisés » ont sombré dans ce bourbier britannique. Alors que les pays asiatiques construisent actuellement 43 centrales, il n’y en a que 12 en chantier dans le reste du monde. Aux Etats-Unis, une seule centrale est en construction, et encore ne s’agit-il que d’achever le deuxième réacteur de la centrale de Watts Bar dans le Tennessee, suspendue en 1988. En Europe, seules deux centrales sont en cours, tandis que l’Allemagne et la Suède ont déjà pris la décision de fermer toutes leurs centrales (bien que la crise économique puisse les amener à reconsidérer cette folie).

                    En ce début janvier, 224 scientifiques et ingénieurs nucléaires ont adressé une lettre ouverte au conseiller scientifique du président Obama, John Holdren, lui-même un anti-nucléaire partisan de la croissance zéro. « Le reste du monde est en train de nous larguer, déplorent-ils sans détours. (…) Notre nation doit s’y remettre rapidement, pas dans 20 ou 50 ans, mais pendant que les pionniers du nucléaire sont encore là pour passer le flambeau à la nouvelle génération de scientifiques et d’ingénieurs. Il n’y a aucun argument politique, économique ou technique qui puisse justifier de se priver des bénéfices que l’énergie nucléaire apportera aux Etats-Unis alors que le reste du monde va de l’avant. »

                    A l’opposé de ce retour en arrière, la Corée du Sud vient d’annoncer son intention d’exporter 80 réacteurs nucléaires d’ici 2030, pour un montant total de 400 milliards de dollars. Ce pays n’est pourtant que le sixième exportateur mondial dans le domaine, place acquise tout récemment avec la signature d’un contrat avec les Emirats arabes unis, portant sur quatre réacteurs.

                    Ce qui fait dire à l’économiste américain Lyndon LaRouche : « Ce que nous voyons dans l’espace transatlantique est une civilisation qui se meurt, une civilisation qui se condamne à disparaître (…) alors que dans la région transpacifique, en particulier du côté de l’Asie et de l’océan Indien, le progrès est en marche ! Quand on regarde la dynamique économique de cette région, on constate que le développement de l’énergie nucléaire est partout au programme ; alors que dans l’espace transatlantique, le nucléaire est quasiment banni, et l’arriération menace de nous ramener à l’âge de pierre. »

                    La Russie prend les devants

                    Les accords sino-russes du 13 octobre dernier, portant sur le développement conjoint de l’énergie nucléaire et du transport ferroviaire à grande vitesse, illustrent la transformation en cours dans toute l’Asie. Des accords semblables ont également été signés par l’Inde avec ces deux pays. Pour LaRouche, ces avancées constituent un pas historique vers la réalisation de l’Alliance des quatre puissances – Etats-Unis, Russie, Chine, Inde – qu’il préconise en vue de créer un système international de crédit qui remplacera le système monétaire mondialiste en faillite.

                    Si, pour la première fois de l’histoire, les nations eurasiatiques coopèrent dans l’idée que leur intérêt souverain repose sur le développement mutuel de leur région, leurs dirigeants ne cessent de se poser cette question : pourquoi l’Occident ne les rejoint-il pas dans ce développement économique physique, alors que la finance mondialisée s’effondre ?

                    La Russie s’est engagée auprès de la Chine à accroître son aide pour développer le complexe nucléaire de Tianwan et à lui fournir deux surgénérateurs qui produiront autant, sinon plus de combustible qu’ils n’en consomment. De plus, elle lui construit une usine d’enrichissement tout en lui fournissant de l’uranium.

                    En Inde, la Russie va construire 12 à 14 réacteurs qui seront conçus « à la chaîne ». En effet, le directeur de la compagnie publique nucléaire russe Rosatom a déclaré que son pays prévoyait « de repasser à une phase de production en masse de réacteurs », un programme déjà en route avec plusieurs chantiers en Russie, en Iran et en Inde.

                    « Je reviens tout juste d’Inde, et ce pays a un réel besoin d’énergie, a déclaré le 15 janvier l’académicien russe Nikolai Ponomaryov-Stepnoy, vice-président du Centre nucléaire russe à l’Institut Kurchatov.L’Inde pense au futur et nous devrions en faire autant. Les réacteurs que nous bâtissons auront besoin de combustible pendant tout leur cycle de vie, c’est-à-dire jusque dans les années 2070. Nous devons donc penser à de nouvelles technologies nucléaires dont l’approvisionnement en combustible sera garanti. Je parle des surgénérateurs dont le cycle serait entièrement maîtrisé. Nous devrions dès maintenant offrir à l’Inde de coopérer dans ce domaine. Dans le même temps, nous devrons approvisionner nos partenaires non seulement en énergie électrique, mais aussi en carburant pour les voitures électriques et à hydrogène. Il est ainsi nécessaire de développer un nouveau pan de l’industrie nucléaire : la génération d’hydrogène. »

                    Modèle de centrale nucléaire flottante russe, actuellement en construction.

                    Rosatom est également sur le point de lancer la première de ses « centrales nucléaires flottantes », des réacteurs de 70 à 250 MW construits sur le modèle de ceux qui équipent les brise-glaces et sous-marins russes. Ces réacteurs sont produits à la chaîne, placés sur des barges puis acheminés sur zone pour usage immédiat, tant pour la production d’électricité que le dessalement d’eau de mer. La première de ces centrales devrait sortir des chantiers de Saint-Pétersbourg cette année et déjà de nombreux pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique se montrent intéressés par cette technologie.

                    L’Inde et la Chine

                    Si la Chine ne compte que 11 réacteurs en service, elle est le pays qui en construit aujourd’hui le plus, puisque 20 nouveaux réacteurs sont en chantier – suivie par la Russie (9), la Corée du Sud (6) et l’Inde (5). Et elle ne compte pas s’arrêter là : elle prévoit de multiplier par 6 sa production d’électricité nucléaire d’ici 2020 et de la tripler d’ici 2030. Pour l’instant, la Chine a principalement recours à l’importation, mais elle est en train d’acquérir la technologie de base pour produire elle-même l’ensemble de ses centrales. La Russie lui fournit aussi une aide déterminante en vue d’acquérir la maîtrise totale du cycle de production d’uranium.

                    Avec ses 18 réacteurs en service, dont 16 « faits maison », et ses 5 en construction, l’Inde a développé sa propre technologie nucléaire, en grande partie parce qu’elle a refusé d’être l’otage de la mafia du Traité de non-prolifération (TNP). Détenant par ailleurs l’une des plus importante réserve mondiale de thorium (25%), l’Inde a pris les devants dans le développement de cette filière nucléaire.

                    Malgré les accords de 2008 avec les Etats-Unis, qui ont levé les contraintes pesant sur un éventuel partenariat dans le nucléaire civil, les échanges dans ce domaine entre les deux pays n’ont pas suivi et l’opposition de l’administration Obama au nucléaire ne risque pas de changer la donne. Par contre, la Russie et la Chine ont nettement accru leur coopération nucléaire avec la troisième grande puissance eurasiatique.

                    La Corée du sud à l’offensive

                    En décembre dernier, la Corée du sud a décroché un contrat de 40 milliards de dollars avec les Emirats arabes unis pour la construction de quatre centrales nucléaires, damant le pion aux consortiums français et américano-japonais. Ainsi, pour la plus grande fierté de son peuple, la Corée a définitivement signé son entrée dans le cercle des nations développées. Elle annonça de surcroît qu’elle exporterait 80 réacteurs d’ici 2030, démontrant ainsi le rôle que joue l’énergie nucléaire pour faire d’un pays sous-développé une nation industrielle moderne.

                    Renaissance nucléaire en Eurasie

                    En effet, pour ce pays dévasté, il y a 50 ans encore, par le colonialisme et la guerre, l’énergie nucléaire a joué un rôle central dans son développement. En 1958, un accord signé avec les Etats-Unis mettait à l’ordre du jour le développement de ce type d’énergie, permettant non seulement de produire de l’électricité en abondance, mais qui servit aussi, comme l’a souligné l’ancien commissaire coréen à l’énergie atomique, Chang Kun Lee, de locomotive scientifique pour l’ensemble de l’économie et de l’enseignement, puisque se situant aux frontières de la science.

                    Le marché emporté dans le Golfe ne fut pas une surprise pour autant : la Corée a plus de 30 ans d’expérience dans la construction et l’exploitation de centrales nucléaires, et elle a le taux de fonctionnement le plus élevé de tous les parcs nucléaires du monde : 93,3% ! Elle a battu tous ses concurrents car elle est maintenant capable de construire plus vite et moins cher qu’eux.

                    La Corée est également à la pointe dans le nucléaire de l’avenir : elle a son propre réacteur expérimental pour la fusion, sur lequel sont formés de nombreux scientifiques et ingénieurs, dans le cadre du projet international ITER. Elle travaille aussi à la conception du premier prototype commercial d’une centrale de fusion.

                    Son objectif est d’atteindre l’indépendance énergétique d’ici 2015 au plus tard, comme l’a annoncé son Président à son retour de Copenhague, par la maîtrise du cycle de production et de retraitement des combustibles nucléaires.

                    Le déclin transatlantique

                    La destruction de l’industrie nucléaire américaine et européenne ainsi que la démoralisation des peuples et de leurs dirigeants ne sont pas sans conséquence pour la renaissance économique et nucléaire que le monde doit réaliser.

                    James Muckerheide, le responsable du nucléaire pour l’Etat du Massachusetts, a calculé que pour atteindre un niveau de vie décent pour tous d’ici 2050, il faudrait produire 6000 réacteurs nucléaires, tout en consacrant les ressources nécessaires pour que d’ici là, l’énergie de fusion devienne réalité.

                    Mais aujourd’hui, la capacité de production annuelle mondiale n’excède pas 30 réacteurs. Et le quasi-gel des constructions et l’abandon de certains programmes d’avenir en Amérique du nord et en Europe nous font perdre les ressources technologiques, scientifiques, industrielles et humaines nécessaires à une telle entreprise. Ces ressources de haut niveau, constituées au fil des ans, ne se recréent pas en un jour.

                    Même la France, l’un des pionniers et leaders mondiaux dans ce domaine, le pays dont 78% de l’électricité est nucléaire, ne construit actuellement qu’une centrale, poussant à bout un parc vieillissant de 58 réacteurs. Semblant perdre la tête, le gouvernement français va même jusqu’à subventionner l’installation de panneaux solaires en garantissant un prix d’achat de 58 centimes le kilowatt/heure, alors que l’électricité nucléaire ne lui en coûte que 3 !

                    Le plus fou de tous reste l’Union européenne : elle exige des ex-pays soviétiques qu’ils ferment leurs vieilles centrales nucléaires de conception russe pour pouvoir rejoindre l’Union ! Si la construction de nouvelles centrales est envisagée « à terme », les fermetures sont immédiates. C’est le cas de la Lituanie, qui a fermé le 31 décembre dernier sa seule centrale d’Ignalina. Depuis l’accident de Tchernobyl, rien ne fut entrepris pour remplacer les centrales du même type (filière graphite-gaz), entre autres celle de Lituanie. Pour l’heure, la fermeture de la centrale lituanienne, qui produisait 70% de l’électricité du pays, a brutalement livré le pays au bon vouloir de la Russie pour sa survie énergétique immédiate.

                    C’est un immense chantier qui nous attend, et dont dépend la survie de la société humaine. L’énergie nucléaire est la clé de voûte du monde de demain, et le monde transpacifique nous montre la voie.

                    Marsha Freeman et Ramtanu Maitra ont contribué à cet article.

                    ****************


                    • Terran 27 janvier 2010 05:34

                      La chose qui est sure !

                      C’est qu’on se fait rouler dessus par le train asiatique.
                       smiley

                      Les bandes sont plates !
                      On va pouvoir se spécialiser dans la patate !
                      C’est pas cheap en Chine, la patate !

                       smiley smiley smiley smiley


                      • bonnes idees 27 janvier 2010 08:44

                        Aie car je suis en @terran hostile. Tu as désesperement raison pour le nucléaire. Nous ne pouvons nous en passer pour l’instant. Dommage pour les déchets qui empoisonneront de nombreux endroits de la planète (Russie, Afrique, mers et océan), car je voudrais te l’entendre dire, nous ne savons pas quoi faire de nos déchets, n’est ce pas ?

                        Le H3 a le vent en poupe pour sur mais la technologie n’est pas pour demain. Le confinement de ces temperatures extrèmes est loin d’êtres résolus (à l’horizon 2100 peut-être)

                        Pour aujourd’hui profitons de toutes les énergies qui sont à notre portée car cela nous savons le faire.

                        Terran, je suis obligé de me resigner pour le nucléaire qui est une source d’énergie incontournable alors de grâce, laisse moi un peu d’énergie propre.
                         
                        Chaque chose en son temps Terran.


                        • Terran 27 janvier 2010 17:42

                          @ bonnesidées

                          Si tu trouves désespérant que l’humanité accède à la dignité pour chacun, alors, non seulement, tu es en terran* miné, mais ouvertement, tu te déclares malthusien.

                          Tu ne peux pas être avec et contre moi.
                          Choisis ton camp !
                          Et relis s’il te plais ce long article, relis le bien, tu comprendras que le nucléaire est propre.


                          • Terran 27 janvier 2010 17:46

                            @robert
                            Ton lien est un torche cul venu en « l’express » de la planète massmedia

                            boulet...tu continues à gober des mensonges

                            pfff


                          • robert 28 janvier 2010 00:19

                            Terran,

                            «  »«  »boulet...tu continues à gober des mensonges«  »«  »

                            Des preuves à fournir ? Des gens comme ça j’en ai rencontré. Je confirme que beaucoup n’envie pas notre mode de vie, mais ça ça vous ne pouvez pas le comprendre, il vous faudrait un peu d’intelligence ; résonner comme un tambour c’est tout ce que vous savez faire.

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