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Accueil du site > Actualités > Environnement > Climat : que ne savons-nous pas ?

Climat : que ne savons-nous pas ?

Il n’existe qu’une seule façon de déterminer de façon absolue si de l’énergie s’accumule dans un système (la Terre considérée comme un système isolé) et c’est de s’en extraire.

  Idéalement on observe de l’extérieur l’énergie qui entre, celle qui sort, on fait le bilan dans la durée et on peut dire que le système accumule ou perd de l’énergie et la variation dans le temps. Incidemment on aura accès également aux différentes composantes de ce bilan.

  Avons-nous la réponse à cette question et savons-nous de façon indiscutable que depuis (1850 par ex) la Terre accumule des calories ? La réponse est clairement « non ».

  Nous commençons à peine à avoir une couverture satellitaire permettant d’apprécier un peu mieux les échanges énergétiques entre la Terre et l’espace et notre recul est voisin de zéro (1985).
  La quantification du flux entrant et de ses effets est à elle-seule un casse-tête. En effet ce n’est pas essentiellement de la chaleur qui arrive, mais de l’énergie sous forme électromagnétique et particulaire. Elle se dégrade plus ou moins avant d’être réémise, mais les effets sont souvent bien plus complexes qu’on imagine. On sait par ex que quand le soleil diminue son activité d’une fraction de pourcent, le pourcentage d’UV peut lui diminuer de 4%. Et alors ? Alors les UV génèrent de l’ozone qui est un GES. Dans le même temps la quantité de rayons cosmique peut varier significativement, or on soupçonne de plus en plus un rôle comme agent de nucléation de la vapeur d’eau dans la basse atmosphère et semblent impliqués dans la genèse des phénomènes lumineux transitoires (TLP )récemment découverts à haute altitude. Dit plus simplement la quantité d’énergie apportée par le soleil peut à peine varier tout en ayant des effets non linéaires mal cernés sur les échanges énergétiques entre la Terre et l’espace.
  La quantification du flux sortant est aussi délicate (en plus d’obliger à une surveillance globale 24/7 dans la durée) car on croyait il y a peu qu’au-dessus de la troposphère les échanges avec l’espace étaient radiatifs (pas de convection dû au piégeage de l’eau plus bas). Hélas la découverte des TLP montre que de l’énergie peut sortir ponctuellement, sous une autre forme. Ces phénomènes étant de très courte durée, à haute énergie et associés souvent à un phénomène banal (orages) il est urgent de savoir qu’elle quantité d’énergie est évacuée sous cette forme et là encore la variation du phénomène au cours du temps (couplage au soleil via rayons cosmiques ?).
  La découverte récente d’une contraction anormale et imprévue de la thermosphère nous replace dans le champ de l’exploration plus que des certitudes.

  Un niveau de difficulté supplémentaire vient du fait que la Terre dispose de nombreux moyens pour modifier sa réponse à un flux énergétique incident stable, via l’eau sous toutes ses formes et de nombreux effets non linéaires. Les océans peuvent absorber ou émettre énormément de calories et leur comportement actuel n’est pas maîtrisé. Quel est le volume de calories stockées dans nos océans, leur répartition (non homogène) leur évolution au cours du temps ? On commence tout juste à les sonder dans leur volume, alors juger de leur état en 1850 sur la base d’une poignée de températures (prises en pleine mer « à la raoul ») pose un problème de crédibilité.
  L’atmosphère est pire encore, avec de possibles modifications de l’hygrométrie (horizontales et verticales) et de la couverture nuageuse. Seule une couverture satellitaire au long cours (complexe d’ailleurs vu que l’altitude d’une couche nuageuse a de l’importance et qu’il faut aussi quantifier les mouvements verticaux) pourrait indiquer s’il y a eu variations ou non, or nous n’en sommes même pas là.
  Enfin le troisième état de l’eau (solide) pose aussi de nombreuses questions. Fondamentalement la glace est un puit thermique et son changement de phase absorbe énormément de chaleur. Quel a été la variation du volume de glace présent sur Terre (disons depuis 1850) incluant les zones polaires et de pergélisols ? On n’a aucune certitude dans le domaine, les mesures satellitaires globales depuis 1979 ne montrant pas une évolution significative. Là aussi le manque de recul est flagrant.
  
  Pour résumer, nous sommes incapables de déterminer précisément et avec du recul le budget énergétique de la Terre, nous sommes incapables (dans la durée) de déterminer comment et en quelles quantités les flux de calories ont migrés dans l’hydrosphère. Pire, nous disposons d’une théorie sans illustration probante dans le passé connu (où c’est le réchauffement qui occasionnait l’augmentation des GES et non le contraire) qui associe aux incertitudes amonts les facteurs d’incertitudes dûs aux modèles numériques utilisés pour simuler l’évolution possible du climat. A noter que tout ces modèles prêtent une rétroaction positive plus ou moins grande de l’eau.
  Question : Dans le passé, suite à un réchauffement substantiel les taux de GES ont été 15 à 20 fois ce qu’ils sont en 2010. Logiquement si le climat diverge quand on augmente l’effet de serre (plus ça chauffe, plus ça dégaze et plus ça chauffe) qu’est-ce qui a empêché une divergence catastrophique des températures ? Les pôles ont fondus, les clathrates de méthane se sont lâchés, les océans ont dégazés, la vapeur d’eau en a rajouté une couche et nous sommes là ? Pourquoi ?
  La nature s’est-elle trompée ou est-ce nous et nos modèles ?

  Il y a motif minimal à douter de notre degré de certitude. On ignore le budget des flux énergétiques entrant/sortant du système, le volume de glace ayant fondu depuis 1850, la variation
dans le temps de l’hygrométrie aux différentes altitudes et celle de la couverture nuageuse (basse et haute). On ignore la quantité d’énergie stockée dans les océans et l’évolution des échanges
avec l’atmosphère. Fondamentalement on ne connaît pas tous les acteurs du climat et on a les pires difficultés à les quantifier avec suffisamment de précision pour faire ressortir le signal
d’un effet GES anthropique du bruit. Faites tourner des modèles numériques avec ça...

  Bien sûr, cette théorie n’est pas née de rien. Nous avons une collection remarquable de proxies (indicateurs indirects de température) qui montrent d’ailleurs qu’il a fait aussi (sinon plus) chaud il y a 1000 ans et qu’une partie du réchauffement a préexisté à nos émissions de GES. La science nous dit que "tout prix en compte" (j’en vois qui sourient) il reste un facteur et que ce doit être nos émissions de GES. Le CO2 est un GES après tout... En l’absence d’eau sur Terre le problème serait peut-être soluble, mais avec...
  Tout indique que la science ne pourra trancher le débat avant longtemps et qu’il n’est certainement pas clos (aux détails près).


 

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88 réactions à cet article    


  • joletaxi 31 juillet 2010 09:54

    Je découvre votre article,et je ne peux qu’abonder dans votre sens.

    Il y a pour le moment un débat passionnant sur le phénomène de « backradiation » sur le blog du professeur Spencer.Je vous invite, si vous ne le connaissez pas à vous y précipiter,cela vaut le détour.
    Connaissez-vous la théorie de la « hot waterbottle effect » ?Comme théorie alternative cela tient la route.
    Vous écrivez :
     Quel est le volume de calories stockées dans nos océans, leur répartition (non homogène) leur évolution au cours du temps ? On commence tout juste à les sonder dans leur volume, alors juger de leur état en 1850 sur la base d’une poignée de températures (prises en pleine mer « à la raoul ») pose un problème de crédibilité.

    si je ne peux qu’être d’accord avec la seconde partie de la phrase(on se souvient de la risible polémique de l’effet « bucket »),pour ce qui est des t° océanes on a une idée, peut-être pas très précise(le nombre d’ajustements faits à ces mesures, toujours vers la hausse est problématique) mais suffisante pour identifier une tendance.Et si l’on en croit Mr. Pielke, justement il n’y a aucune tendance.Si vous consultez son blog, vous découvrirez une polémique avec Temberth(l’auteur du diagramme des bilans énergétiques de la terre le plus répandu,abandonné récemment par la NASA) qui prétend que cette énergie serait tapie dans le fond des océans.Pielke faisait remarquer que si ce surcroît d’énergie existait, on l’aurait vu passer dans les couches supérieures avant qu’il ne se cache au fond.
    Bref, comme vous le concluez très justement,du moins c’est la mienne aussi, on en sait pratiquement rien

    • jjwaDal jjwaDal 31 juillet 2010 12:11

      Mes plates excuses aux lecteurs. L’intro a disparue à l’envoi. donc ça démarre bille en tête.
      Shit happens...
      Il y a énormément de matériaux sur le web et je n’ai pas tout lu (impossible d’ailleurs). Je ne peux que conseiller en français le site « pensée unique » et en anglais « WUWT » source inépuisable de liens vers des études montrant les contradictions et la vanité de la certitude à 90% du GIEC. La meilleure synthèse vidéo que je connaisse des « problèmes » est issue de « climate skeptics » et reprends la simulation numérique (dans le passé) avec la rétroaction positive des modèles du GIEC, la chute de l’humidité relative dans la troposphère (qui pourrait contrebalancer la surchauffe dûe au CO2, théorie de Miskolczi), une très jolie synthèse.
      J’ai croisé la théorie « hot water bottle » et je mentionne dans l’article qu’effectivement les océans peuvent stocker des calories (y compris les dissimuler via changement de phase de glaces) et en émettre. La capacité calorifique de l’eau dépasse de très loin celle de l’air en effet et comme on a des courants bouclant sur des décennies et siècles.
      Par gourmandise, nous avons croisé le fer dans le passé et je soutenais mordicus les thèses du GIEC. On gagne beaucoup à creuser le sujet...


    • jjwaDal jjwaDal 1er août 2010 07:13

      Je n’ai trouvé trace nulle part trace de ce Mr Temberth (dont je n’avais pas croisé la route malgré mon intérêt pour le sujet). Une recherche « google » ne donne rien. La NASA ne le connaît pas ni les deux Pielke (Jr et Sr) ni semble-t’il la plupart des sites bien documentés sur les sciences du climat et qui débattent d’études scientifiques plutôt que d’opinion personnelle, ni le GIEC. Un délire ?...


    • PapyJako PapyJako 1er août 2010 10:49

      @jjwaDal
      Merci pour cet article remarquable. Bien documenté et écrit !

      Pour ce qui est de « Temberth », joletaxi a ceratinement voulu parler de Kevin E. Trenberth, auteur principal au GIEC.

      Le Docteur Trenberth s’était rendu célèbre en prétendant, au mépris de toute évidence, que le réchauffement allait augmenter le nombre et l’activité des cyclones.

      Cela avait déclenché un conflit avec Chritopher Landsea, qui avait claqué la porte du GIEC avac fracas.


    • tinga 31 juillet 2010 11:10

      Merci pour cet article, et il est vrai que lorsque’on lit les rapports du GIEC, les écarts sont tel dans les prédictions à quatre années d’interval que l’on pense plus à « madame soleil » qu’à une véritable science.

      Si on ajoute le fait qu’il existe une « science » , la géoingéniérie qui prétend agir sur le bilan énergétique global de la planète (définition proposée entre autre par le GIEC), on ne peut être qu’effrayé par la prétention de certains scientifiques.
      Les expériences criminelles faites par les militaires sur le contrôle du climat sont elles prises en compte ? bien qu’ elles furent interdites à la fins des années 70 par des traités internationaux, il est évident qu’elles se sont intensifiées. 

      • fonzibrain fonzibrain 31 juillet 2010 12:16

        merci pour l’article.


        le giec me fait rire, on est pas capable de prévoir la météo de manière certaine à 5 jours et eux nous le prévois sur 1 siècle...

        quelle imposture !!!


        • JL JL 31 juillet 2010 12:31

          « le giec me fait rire, on est pas capable de prévoir la météo de manière certaine à 5 jours et eux nous le prévois sur 1 siècle... » (Fonzibran)

          Peut-être que ce qu’on « prévoit » ce n’est pas le temps qu’il fera, mais le temps qu’on fera ! Nuance ...


        • Redrogers 31 juillet 2010 13:52

          « le giec me fait rire, on est pas capable de prévoir la météo de manière certaine à 5 jours et eux nous le prévois sur 1 siècle...
          quelle imposture !!! »

          C’est dingue de lire encore des trucs pareils ! Météo et climat ne sont pas la même chose. Je sais bien qu’Allègre a un peu de mal à se mettre ça dans le crâne mais ce n’est pas une raison pour l’imiter...

          Ceci dit, l’article est intéressant et rappelle qu’il reste beaucoup de zones d’ombres, sans pour autant nier la responsabilité des hommes.
          Chaque jour qui passe nous entraîne vers une situation plus qu’incertaine...

        • floyd floyd 31 juillet 2010 16:02

          « Météo et climat ne sont pas la même chose. »


          C’est ne peut-être pas la même chose, mais on ne sait prévoir ni l’un ni l’autre.
          Par contre, on voit bien que dès qu’il fait un peut plus chaud que la moyenne, les réchauffistes nous ressortent les gros titres sur les conséquences catastrophiques de la chaleur. Il n’y a qu’a voir il y a quelques semaines, pendant la période de canicule, ou tous les médias nous ont matraqué avec l’article de la NOAA sur le ’record de température du mois de juin’ avec des titres impressionnants comme ’L’année la plus chaude’ (alors que nous sommes même pas à la fin de la fin) ou même mieux encore ’Juin, mois le plus chaud de l’Histoire de la Terre’ (quand la terre était en fusion, il faisait moins chaud ?... n’importe quoi) :


          Pourtant dans ces cas, on ne voit aucun réchauffiste s’offusquer de la confusion entre la météo et le climat, puisque cela va dans leur sens.

          Sur cette histoire du mois de juin le plus chaud, un article de Papyjako qui montre bien que leurs statistiques, c’est du vide :

        • PapyJako PapyJako 1er août 2010 11:04

          @Redrogers

          qui dit « Météo et climat ne sont pas la même chose ... »

          Mais tout le monde le sait !... tout le monde a compris, depuis le temps qu’on nous le répète :

          Règle 1 : Quand ça chauffe c’est du Climat.
          Règle 2 : Quand ça se refroidit, c’est de la Météo.

          Il y a même des corollaires :

          Corollaire 1 : Si ça ne chauffe pas assez, on manipule les données pour que cela chauffe plus. L’homme est donc bien responsable du réchauffement climatique. A la mano !

          Corollaire 2 : Si ça se refroidit beaucoup, comme en Amérique du Sud, où les gens et les animaux crèvent - littéralement - de froid, on ne le répète pas, de peur que les gens s’en aperçoivent

          ...


        • jcm jcm 31 juillet 2010 12:39

          A retenir quand même en ce qui concerne les émissions de CO2 : « Acidification des océans », « Qu’est-ce que l’acidification des océans ? », « L’acidification galopante des océans, du jamais vu depuis les dinosaures », « Third Symposium on the Ocean in a High‐CO2 World », etc...

          Ces émissions n’ont pas qu’un seul et unique inconvénient potentiel, qui serait l’accroissement de l’effet de serre, il faut quand même s’en souvenir.

          ... C’est juste pour faire rire.... (d’un rire aigrelet ?) !


          • jjwaDal jjwaDal 31 juillet 2010 13:10

            Le but de l’article n’est pas de dire qu’il faut continuer nos émissions (il n’y a pas que le CO2 si vous songez aux pollutions du charbon et pétrole), ne serait-ce que pour éviter un choc économique trop violent lors du « peak oil » qui lui est inévitable.
            L’humanité est son (unique ?) problème et l’acidification des océans en est une composante. En même temps au rythme où nous les vidons de leur faune et les polluons, l’acidification et ses conséquences théoriques ne sont pas forcément notre soucis principal.
            Il faut rire de la folie humaine et soigner la nôtre.


          • Mmarvinbear Mmarvinbear 31 juillet 2010 19:49

            « Le but de l’article n’est pas de dire qu’il faut continuer nos émissions »  : Mais de faire oublier que le Climategate a fait « pshiit » ?


          • jjwaDal jjwaDal 31 juillet 2010 21:19

            @Mmarvinbear
            Juste de rappeler qu’on a bien trop d’incertitudes pour quantifier à hauteur de 90% que nous soyons la cause majeure du réchauffement récent que les scientifiques observent. « jcm » semblait réagir comme si j’estimais que nos émissions de CO2 n’étaient pas un problème. Elles le sont au moins parce qu’on ne sait pas émettre du CO2 sans de nombreux polluants, sans épuiser des réserves fossiles et que le pic-oil à venir n’est pas une théorie. On est face à un débat entre scientifiques et la société (car elle est impliquée) et le « climategate » est un divertissement pour désoeuvré. Il n’a pas fait avancer la science du climat d’un mm.


          • PapyJako PapyJako 1er août 2010 11:12

            @jcm

            qui nous « fait rire (d’un rire aigrelet ?) ! » avec le nouvel épouvantail à la mode de l’acidification des océans :

            Voir « Les langoustes adorent le CO2 !...  »

            La vérité est que les climatomanciens sont en panne d’annonces catastrophiques. Il faut bien réveiller la terreur climatique !

             

          • jcm jcm 1er août 2010 20:15

            Papy a-t-il bien lu ?

            "According to a number of prominent marine scientists, the oceans are in full-scale crisis. Climate change is leading to more acidic oceans threatening the world’s coral reefs, the most diverse ecosystem in the oceans. In addition overfishing has decimated many top predators, overturning food chains and emptying ecosystems, while pollution, from plastic to oil, are killing charismatic species, such as sea turtles, sea birds, and marine mammals. Nutrient runoff from agricultural fertilizers and sewage are leading to a dramatic increase in oceanic dead zones, where species are essentially starved of oxygen.« 

            En d’autres termes les océans sont en crise grave à cause des diverses pollutions que nous leurs faisons subir et, quel que soit l’angle sous lequel on regarde cette question mettre fin à cette crise, ou tenter de l’enrayer, passera obligatoirement par des changements très profonds de nos comportements, de la presque totalité de nos comportements, que ce soit vis à vis du CO2, de nos pratiques agricoles, de nos divers rejets solides ou aqueux...

            Et ce qui vaut pour les océans vaut également pour de très nombreuses espèces terrestres, faune et flore.

            Or nous ne sommes pas sur la voie d’un changement rapide et intense, bien au contraire.

            Cela signifie qu’il n’y aura pas de »développement durable" ailleurs que dans nos discours et que nous allons gaillardement continuer nos petites ou grosses dévastations quotidiennes jusqu’à ce point de basculement pour lequel la vie de chacun deviendra à ce point difficile qu’elle ne sera plus possible pour un certain nombre.

            Et là on s’apercevra soudain que l’humanité peut s’étioler très vite et très fort, disparaitre par morceaux de plus en plus gros : ce jour là il sera trop tard pour revenir en arrière.

            Depuis plus de 40 ans que j’observe un certain nombre de phénomènes, que je lis de nombreux documents, j’essaye de trouver des motifs à penser que rien ne se dégrade si fort que... et sans y parvenir car des milliers de relevés, de mesures, de comparaisons... nous montrent clairement (pour peu évidemment qu’on en prenne connaissance) que rien ne s’améliore d’un point de vue global.

            Alors je suis fort heureux pour les langoustes mais il faut cependant craindre pour elles que le plancton se raréfie trop : elles devront manger des cailloux ou quoi... car la base de ce qui les nourrit (comme tous les organismes marins) vient du plancton... qui ne va pas si bien !

            Renseignez-vous un peu sur l’état des océans, Papy, et donnez-moi des occasions pour se réjouir... !


          • PapyJako PapyJako 1er août 2010 23:26

            @jcm qui écrit :

            « Papy a-t-il bien lu ? ... »According to a number of prominent marine scientists, ...«  »

            J’ai très bien lu, et compris. C’est très facile de convoquer «  a number of prominent marine scientists, ... », sans dire lesquels et citer des références précises.

            Dans mon article sur le post, je relate, avec les références, une étude du « Woods Hole Oceanographic Institution » - institution qui n’est généralement pas rangée parmi les « sceptiques », qui a démontré que la vie marine s’accommode fort bien de taux de CO2 ahurissants par rapport à ceux que l’homme est capable d’engendrer avec ses émissions.

            Des dizaines d’autres articles, publiés, pire-reviewed et tout et tout, démontrent que les océans se fichent pas mal du CO2.

            Alors, vous comprenez, vos « ... prominent marine scientists ... » inconnus, je m’en fiche comme de ma première chemise, et même de ma dernière.

            Quant au plancton, dernière trouvaille des climatomanciens - qui ne seront jamais en retard d’une invention pour terroriser les gogos - je me contenterai de vous renvoyer à l’article de Willis Eschenbach sur WattsUpWithThat ...

            De toutes les façons, demain (ou peut-être après-demain, en tout cas bientôt ...) une autre étude montrera que le plancton se développe trop vite pour les équilibres marins. Ce n’est pas grave, elle sera publiée - pire-reviewed et tout et tout - pourvu que les auteurs invoquent le « réchauffement climatique anthropique » comme cause.

            C’est par là que vous perdez, petit à petit, toute crédibilité. Le CO2 - et le réchauffement climatique qui est sensé en découler - a déjà été déclaré coupable de tout, et aussi de son contraire.

            Même ceux qui n’ont pas fait d’études d’épistémologie - et lu Karl Popper - commencent à comprendre qu’on s’est « foutu de leur gueule ». Alors, continuez, vous êtes sur la bonne voie..

            Votre nouvelle religion n’a pas une dimension suffisante pour résiter au temps.


          • Atlantis Atlantis 31 juillet 2010 13:07

            « et nous sommes là ? Pourquoi ? »
            parce tout système est globalement régit par des rétroactions négatives et non positives.
            (et j’aurai envie de généraliser : « stabilisant tout, vers une seule certitude, la mort »).


            • jjwaDal jjwaDal 31 juillet 2010 16:37


              « tout système est globalement régit par des rétroactions négatives et non positives. »
              Hélas,non. On pourrait imaginer une rétroaction positive forte de l’eau et la combinaison de courbes de forçage logaryhtmiques (on est vite quasiment en plateau faiblement ascendant) et d’un volume finis de CO2 (30 fois plus dans les océans que dans l’air de mémoire) ferait qu’une fois les pressions partielles dans l’air et l’eau à l’équilibre...
              Il pourrait y avoir un plafond imposé par la nature mais sur une Terre incapable de supporter nos besoins agricoles actuels par ex.
              Rien n’est simple.


            • PapyJako PapyJako 1er août 2010 23:34

              @jjwaDal

              qui dit « ... On pourrait imaginer une rétroaction positive ... »

              => C’est bien là le drame ... On peut toujours tout « imaginer » !...

              => Reste que j’aimerais qu’on explique comment la planète a pu, dans le passé, traverser toutes les vicissitudes qui ont été son lot au cours des millions d’années - avant même qu’il vienne à l’homme l’idée de se dresser sur ses pattes de derrière - et toujours récupérer un certain « équilibre », si les rétroactions positives (forces d’amplification des déséquilibres) étaient dominantes.


            • jjwaDal jjwaDal 2 août 2010 14:00

              @Papyjacko (23h34)
              Théoriquement par manque de GES et fonctionnement sinusoidal indépendant du thermostat.
              Je m’explique : En supposant le soleil émettant globalement le même flux énergétique, la modulation principale du climat est dûe aux modifications de l’orbite de la Terre. Les périodes longues et chaudes sont dues à cela. On nous dit alors voir l’augmentation consécutive de la teneur en GES minoritaires (CO2 et CH4) et sauf épisode « boule de neige » on a documenté des teneurs maximales en CO2 de 15/20 fois dans l’air, pointant vers un réservoir finis de CO2 disponible dans l’hydrosphère. Les courbes de forçage étant logarythmiques qu’il y ait 5 ou 20 fois la teneur actuelle en CO2, l’écart est marginal pour le forçage imputable au CO2 seul. Vient ensuite en théorie orthodoxe la rétroaction plus ou moins grande de l’eau (ne pas
              oublier le signe de celle-ci...).
              Au moment où la chaleur était maximale les paramètres astronomiques avaient commencé à rafraichir la Terre depuis des milliers d’années (se souvenir du volant thermique considérable offert par les océans (« Joeletaxi » rappelle la théorie de la bouillote plus haut) et donc inévitablement avec un apport d’énergie sur le déclin dans la durée, les océans se refroidissent, le CO2 est capturé (CH4 photolysé depuis longtemps) et on revient en arrière.
              L’absence de point de basculement dans le passé n’invalide que les valeurs les plus élevées d’une rétroaction positive de l’eau, mais la préoccupation vient d’un léger détail.
              Dans ce schéma passé, à chaque fois que le CO2 s’est retrouvé massivement dans l’air, c’est (pour simplifier) que les paramètres astronomiques nous
              conduisaient vers la prochaine glaciation. Il y avait une force de rappel naturelle en arrière, qui n’existe pas en ce moment.
              On sait qu’il y eu divergence vers le bas (épisodes boules de neige), cassé comme on sait. Il y eu forcément des épisodes de volcanisme massif injectant d’énormes quantités de CO2 dans l’air et sans glaciation à l’horizon. Il n’y a pas eu divergence à la « Vénus », ce qui me semble indiquer que la rétroaction positive de l’eau (si elle existe) est faible.
              Cela ne prouve hélas pas que nous n’allions pas vers des températures mondiales (naturellement plafonnée) mais divergeant sur un/deux siècles et pas simples à gérer. Au demeurant le GIEC ne dit pas explicitement qu’il est sûr à 90% que nous sommes dans ce cas de figure.
              Il nous accuse du réchauffement, nuance. Après ce sont les simulations numérique qui plaident pour des scénarios préoccupants.


            • Francky la Hache Francky la Hache 31 juillet 2010 13:36

              Très bel article.

              Pour la conclusion, il y a peut-être un espoir.
              Je surveille régulièrement cette courbe
              Solar Cycle Progression and Prediction ,
              qui est actualisée chaque deuxième mardi du mois.
              Depuis mai 2008, le maximum de taches solaire est prévu à 90 taches pour le premier trimestre 2013. Mais il s’agit d’un consensus sorti dans la douleur, et mon petit doigt me dit que cette prévision est trop optimiste et qu’elle va à nouveau être revu à la baisse.
              Chaque mois, le NOAA « triche » en changeant la pente du début de la prévision pour éviter une marche d’escalier !!! Quelle honte. Mais cette marche se dessine inexorablement.
              Enfin, on aura, je crois, une chance qui vient de la nature.
              La baisse annoncée de l’activité solaire si elle est marquée nettement nous permettra de mesurer et comparer son effet face à son adversaire du moment le réchauffement antropique, qui existe mais dont la proportion est inconnue. Le GIEC affirme sans complexe qu’il représente 90% du réchauffement du XXès, d’autres scientifiques estiment que ce pourrait être même pas 10%.
              C’est un espoir pour avoir une conclusion honnête sur ce fameux-fumeux RC.
              Il y a en effet des mesures que les politiques aimeraient prendre, à l’éthique douteuse, et le RC a bon dos.
              Il faut privilégier la Science libre qui seule pourra nous éviter une véritable catastrophe politique. Le GIEC ne m’apporte pas du tout les bonnes garanties.


              • jjwaDal jjwaDal 31 juillet 2010 14:18

                Merci. On a plus de chances de comprendre en observant la nature modifier les paramètres (soleil faiblard, PDO qui passe en phase négative, « la nina »qui se développe) qu’en essayant de modéliser quelque chose qui pourrait ne pas être modélisable (trop de phénomènes complexes à trop d’échelles, sans parler des inconnues connues (Taranis ou Cryosat-2 auront des choses à nous dire par ex) et des inconnues inconnues...
                Pour suivre l’évolution du soleil je préfère ce site. On voit qu’il prédit un cycle voisin de SC5 soit faible.
                En attendant le bleu arrive dans le pacifique et si 2010 bat des records de températures « globales » on pourra se poser des questions.


              • Mmarvinbear Mmarvinbear 31 juillet 2010 19:51

                " Le GIEC affirme sans complexe qu’il représente 90% du réchauffement du XXès, d’autres scientifiques estiment que ce pourrait être même pas 10%." : Citation fausse !

                Le GIEC estime qu’ il a 90 % de chances pour que le changement climatique soit du en grande partie à l’activité humaine.

                Ce n’est pas tout à fait la même chose...


              • Waldgänger 31 juillet 2010 21:52

                C’est très juste Mmarvin, et j’ai une autre raison de ne pas être d’accord avec Francky (on a déjà réussi à se contredire sur ce sujet sans s’écharper, ce qui est rare sur ce thème). Je trouve un peu difficile d’associer le Giec et la Noaa. Le second est un organisme de recherche, ce que n’est pas le premier, qui fait de la synthèse de la production scientifique et dont les conclusions ne sont pas un reflet exact de ce que dit la communauté scientifique, mais en sont un traitement sous une forme vulgarisée, ce qui exclut pour moi de reprendre toute parole du GIEC au mot près.

                PS : Si vous aimez les débats musclés, participez aux fils sur le climat en tant que « réchauffiste », ça ne vous dépaysera pas du 11 septembre.

              • PapyJako PapyJako 1er août 2010 11:28

                @Francky la Hache

                qui dit « Chaque mois, le NOAA »triche« en changeant la pente du début ... »

                => Nous sommes bien d’accord. La seule question est de savoir s’il y a un seul organisme officiel qui ne « triche » pas, au moins un peu, avec les données, pour qu’elles collent mieux avec la théorie du « fameux-fumeux RC ». Tout cela pour « gagner » un centième de degré ici, un centième de degré là ... Comme si, en final, les dixièmes de degrés volés, étalés sur 150 ans, avaient une autre importance que de pouvoir ’annoncer des « records ».


                @Mmarvinbear
                qui dit « Le GIEC estime qu’il a 90 % de chances pour que le changement climatique soit du en grande partie à l’activité humaine »

                => Ce qui, scientifiquement parlant, n’a absolument aucune signification. Ce n’est pas le hasard qui détermine si le « changement climatique » est « du » à ceci ou à cela.


              • JL JL 1er août 2010 12:25

                « @ Mmarvinbear qui dit »Le GIEC estime qu’il a 90 % de chances pour que le changement climatique soit du en grande partie à l’activité humaine" (Papyjacko)

                Pour ma part, j’estime aussi que le changement climatique est d^à l’activité humaine, mais nous ne parlons peut-être pas de la même activité. Par exemple, il est plus que probable que la marée noire dans le golfe du Mexique ait une influence sur la météorologie, et par suite, sur le climat. Par ailleurs, la géo-engénierie peut avoir des conséquences redoutables (voire recherchées, l’un n’empêche pas l’autre, cf. Le capitalisme de catastrophe). Voir aussi ça :

                On peut trouver sur le site de l’IPCC, (GIEC, Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) sur ce fichier pdf en français (page 8 en bas à gauche) ou sur celui ci (page 85 en bas à gauche) la définition de géoingénierie :
                Ensemble des techniques visant à stabiliser le système climatique par une gestion directe de l’équilibre énergétique de la Terre, de façon à remédier à l’effet de serre renforcé. (lien)

                Enfin et surtout, les chemtrails ne sont pas sans conséquence, sinon a quoi et à qui serviraient-ils ? A mmarvin qui un jour me demandait des photos (à croire qu’il n’a jamais vus de chemtrails et donc parle de ce qu’il ne connait pas), je lui dédie ces images, spécialement les 4, 5 et 8èmes. qui correspondent à ce que j’ai observé moi-même.


              • Mmarvinbear Mmarvinbear 1er août 2010 15:37

                « Enfin et surtout, les chemtrails ne sont pas sans conséquence, sinon a quoi et à qui serviraient-ils ? » : Il faudrait déjà PROUVER l’existence de ces chemtrails...

                Je ne cesse de le dire, de le répéter et de le démontrer... Tout avion a réaction, civil ou militaire, laisse une trainée de gaz brulés et de condensation derrière lui. Cette trainée peut persister des heures selon les conditions de température, de pression et de vitesse des vents, ou bien se disperser rapidement si les conditions de préservation ne sont pas favorables. Vu l’intensité du trafic aérien, on peut avoir l’impression d’un quadrillage qui se fait en réalité non en une fois, mais sur une partie de la journée.

                Tes photos, mon pauvre gars, ne prouvent qu’une chose : il existe un fort trafic aérien aux abords des aéroports...

                Tu n’as pas remarqué que loin d’ être parallèles comme tu l’affirmes, les lignes CONVERGENT vers un ou plusieurs points d’origines ? Certaines même sont courbes...

                Par contre, contrairement à ce que tu as affirmé, aucun cliché d’ AVIONS volant de concert les uns à coté des autres en même temps.

                Tu confond encore conviction et démonstration...


              • jjwaDal jjwaDal 1er août 2010 16:17

                @JL

                On a sous le coude une jolie collection de projets de géoingénierie (au cas où) beaucoup moins risqués que balancer de la poudre de perlimpinpin à haute altitude depuis des avions.Confondre des trainées de condensation avec des essais de géoingénierie reflète un manque de connaissance du problème.
                Pour mémoire Stuart Pimm a un projet de reboisement massif en zone intertropicale qui pomperait une bonne part du CO2 que nous émettons, une étude récente montre qu’avec des cultures à grande échelle de miscanthus on grignoterait 160 ppm de CO2 d’ici 2100, une multitude de procédés pour transformer le CO2 (minéralisation, carburants(en boucle, brûlés puis resynthétisés), produits durables) ou le stocker en sous-sol apparaissent et sont amplement financés. On a pensé aux débuts du trou d’ozone remplacer les pertes par des larguages d’avion. Nos capacités n’étaient pas à l’échelle. De même ici. D’un côté des projets dont les effets sont cernables, de l’autre l’inconnu. Il n’y a pas photo.
                Le stabilisateur du climat c’est l’océan mondial (un m3 d’eau stocke environ 4000 fois plus de calories qu’un m3 d’air (au sol à un bar)) et sans doute la couverture nuageuse. Des chemtrails seraient une pécadille pour le budget énergétique de la planète, pas forcément pour nous...


              • JL JL 1er août 2010 16:28

                mmarvinbear, je vous laisse tutoyer vos nounours. Ceci dit, et pour votre gouverne, l’aéroport le plus proche de chez moi est à 15 km, et les directions ne coïncident pas. En outre, je connais les horaires, et ça ne coïncide pas non plus. Quant au trafic, encore moins. L’autre aéroport est à 100 km, et là encore, ça ne coïncide pas non plus. Les photos enfin, j’ai dit que ça ressemblait, mais ce que je vois est encore plus caractéristique. mmarvinbear, je regrette d’avoir ici parlé de vous, vous n’êtes qu’un obscurantiste. Au plaisir de ne plus être tutoyé par vous.


              • JL JL 1er août 2010 16:36

                @ jjwadal, vous dites : « Confondre des trainées de condensation avec des essais de géoingénierie reflète un manque de connaissance du problème. »

                Je note avec plaisir que votre post reconnait donc l’existence des chemtrails en tant qu’essais de géo-ingénierie. Ceci étant, deux choses :

                La première : comment pourrais-je y connaître quopi que ce soit à quelque chose de secrêt ?Je dis que j’observe ce que l’on appelle des chemtrails, et comme tout le monde, je pose la question de savoir ce dont il s’agit. Rien d’autre.

                La deuxième chose : ou bien mmarvin est un sot, ou bien c’est un menteur. Quoi qu’il en soit, c’est un bien triste sire.

                Enfin pour terminer, je note que ces projets de géo-ingénierie ne me paraissent que des moyens pour faire utiliser les budgets publics à des fins privées.

                Laiisez moi copier-coller ici cette anecdote édifiante. Lisez bien, chaque mot a son importance :

                Edward Bernays : la fabrique du consentement ou comment passer du citoyen au consommateur. « Sous la gouverne de celui-ci, 87 villes américaines établirent un programme de fluorisation de l’eau, c’est-à-dire que les fonds publics servaient (et servent encore) à ACHETER un déchet toxique dont l’élimination était très coûteuse et à l’inclure dans l’eau potable consommée par la population. » http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=33487


              • JL JL 1er août 2010 16:38

                @ jjawaDal encore : pourriez-vous nous endire plus sur les chemtrails, ces « essais » de géo-ingénierie, comme vous dites ? Pour une fois que nous tenons quelqu’un qui reconnait ces activités et qui a l’air de s’y connaître ! Je suis persuadé que ça intéressera beaucoup de monde ici.


              • PapyJako PapyJako 1er août 2010 16:51

                @JL qui dit :
                « Par exemple, il est plus que probable que la marée noire dans le golfe du Mexique ait une influence sur la météorologie, et par suite, sur le climat. »

                => Il serait fort intéressant de savoir les arguments qui confortent ce « plus que probable ». En attendant, je rangerais volontiers l’affirmation ci-dessus dans la catégorie « catéchisme ».


              • celuiquichaussedu48 celuiquichaussedu48 1er août 2010 16:56

                L’albedo du pétrole est différent de celui de l’eau, tout simplement ?


              • JL JL 1er août 2010 17:00

                papyjako, je n’ignore pas qu’en ce qui concerne cette affaire, vous faites partie de ceux qui pratiquent la pensée binaire : ou l’on est pour le GIEC, ou bien on est contre ! Entre les deux extrêmes, point de salut ! 

                Mais les deux extrêmes sont d’accord entre eux pour taper ensemble sur les personnes de bonne foi qui sont, à la fois contre les agissement des climato-manipulateurs, et contre la croissance infinie sur laquelle les prédateurs de tous poils comptent pour satisfaire leurs appétits égoïstes.

                Si un battement d’aile de papillon peut provoquer une tornade (quelle foutaise), que ne dira-t-on pas de la plus grande marée noire jamais connue ?


              • JL JL 1er août 2010 17:05

                Ceci dit, il est à noter que la géo-ingénierie n’est rien d’autres que du business qui contribue à la sacro sainte croissance. Silmplement qu’il s’avère que les intérêts des uns sont en opposition quelque part, ne serait-ce qu’au niveau du discours, je veux parler de la pensée unique : cette opposition entre réchauffistes patentés et climato-sceptiques stipendiés n’est qu’une géguerre des mots : quelle sera la pensée unique mainstream ?! Climato-sceptique, ou bien réchauffiste ? Là est leur seule opposition puisque dans ce marigot qu’est la mondialisation libérale, peuvent coexister des quantités phénoménales de crocodiles.


              • jjwaDal jjwaDal 1er août 2010 17:23

                @JL
                Pour répondre à votre commentaire de 16h36.
                Vous interprétez mes propos dans un sens qui n’est pas celui que je leur ai confié.
                S’il faut le dire crûment le concept même de « chemtrails » ne décolle pas du sol. Pour situer les échelles l’éruption du Pinatubo a provoqué un refroidissement à grande échelle estimé voisin d’un demi degré durant 2/3 ans.
                Il a émis 17 millions de tonnes d’aérosols dans la stratosphère ce qui explique la durée du phénomène (pas de convection ni de lessivage par les pluies, l’eau étant plafonnée à la tropopause). Ces aérosols disparaissent par photolyse dû aux UV à cette altitude.
                Donc il faudrait faire larguer (dans la stratosphère où peu d’avions vont) 17 Mt d’aérosols (appelez ça « chemtrails » si vous voulez) dans l’année et recommencer 2/3 ans plus tard. On sait qu’on ne pourra pas le faire à l’échelle 1 et donc des essais sont inutiles.
                Il faudrait des milliers de vols d’avions (spécialement aménagés) pour l’opération et un coût inimaginable, une complicité mondiale (car le premier lidar venu les détecterait), etc...
                Pire : on émettrait du CO2 directement dans la stratosphère (où la théorie lui donne un forçage radiatif maximal). Autant se tirer une balle dans le pied en avalant les cachets anti-douleur simultanément.
                Les « chemtrails » sont des trainées de condensation d’avions.


              • Francky la Hache Francky la Hache 1er août 2010 18:23

                Je vous ai retrouvé une Ancienne prévision d’activité solaire
                Vous aurez là la prévision d’avant mai 2008 et la nouvelle, qui est relookée chaque mois.
                Ce relooking est une tricherie infâme.
                ->
                Nous devrions avoir plus de 50 tâches, solaires, soit plus de 50% du max prévu.
                Hors, nous n’en avons même pas 15 !!!!!
                Cette année (où on voit la fin d’El Niño) est peut être plus chaude globalement, mais c’est le début de la fin !!!!
                -----

                Sinon, si le seul argument en face c’est « C’est pas vrai, le GIEC a pas dit ça ». Je me marre(Vin).
                Évidement que je le sait, mais c’est que les merdias font transpirer à longueur de bulletin météo.

                Il y a deux problèmes majeurs dans cette histoire : l’indépendance des scientifiques, et la liberté des journalistes. Je suis pessimiste pour les deux problèmes.

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