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Accueil du site > Actualités > Environnement > Climat : quoi de neuf ce mois-ci ?

Climat : quoi de neuf ce mois-ci ?

Il y a 635 millions d’années, la Terre serait sortie brutalement d’une phase de glaciation généralisée à toute la planète ou presque. C’est la théorie de la Terre boule de neige. Selon des chercheurs de l’université de Riverside, ce serait la rapide libération de méthane par des clathrates qui aurait mis fin à cette supposée période glaciaire extrême.

Si la théorie est exacte, il serait important de déterminer les détails de l’enclenchement du processus de dégazage et de son déroulement. Les gisements de clathrates sont moins importants aujourd’hui qu’à cette période reculée de l’histoire de la Terre, mais l’activité humaine pourrait bien déstabiliser ces derniers, ce qui serait catastrophique car il en résulterait un réchauffement climatique encore plus rapide et plus important que celui que nous subissons.

La fonte des méthanes marins et du permafrost aurait été absolument vitale en ce temps-là, juste avant l’explosion de la vie au Cambrien, puisque cela aurait sorti le climat terrestre d’un refroidissement (-50°) qui semblait irrémédiable à cause de la réflexion des rayons du soleil par une Terre presque entièrement recouverte de glaces. On peut en tirer la conclusion qu’on est passé d’une boucle de rétroaction positive renforçant la glaciation lorsque les glaciers gagnaient du terrain, à une boucle de rétroaction positive inverse où la libération du méthane provoque un réchauffement rapide qui provoque la fonte d’une plus grande quantité de méthane, comme si toute l’énergie absorbée par la Terre se libérait rapidement, phénomène qu’on retrouve à la fin de chaque glaciation. Il faut donc bien s’inquiéter de ce phénomène dans le cadre de notre réchauffement accéléré qui pourrait s’emballer, qui semble le faire déjà avec la fonte de la calotte glaciaire même si certains restent sceptiques, arguant du fait que cette libération de méthane devrait être très lente (tout dépend de l’échelle de temps !). Il faudrait s’en assurer.

Il est intéressant de souligner aussi que ce méthane a une origine organique, que c’est donc la vie qui avait accumulé toute cette énergie. Ce serait d’ailleurs la vie qui serait aussi responsable de la glaciation généralisée précédente en ayant produit un excès d’oxygène, que les organismes multicellulaires "aérobies" auront pour fonction de limiter (voir La Part maudite).

- L’évolution des gaz à effet de serre sur 800 000 ans

On ne voit pas bien sur la courbe, mais les valeurs actuelles de 380 ppmv crèvent le plafond ! Ce qu’on constate, en effet, c’est que nous avons ajouté du CO2 au moment même où sa concentration était déjà maximale sans qu’on n’y soit pour rien. La question est de savoir si cela nous entraîne dans une bombe climatique comme lors du PETM ou si la décroissance naturelle du CO2 pourrait nous sortir d’affaire. Hélas, dans cette course contre la montre, nous allons beaucoup trop vite...

Ce travail a déjà permis des avancées fondamentales sur plusieurs points. Il confirme, tout en l’étendant, l’étroite corrélation observée entre les températures enregistrées en Antarctique dans le passé et les teneurs atmosphériques en CO2 et CH4. Autre observation capitale : jamais, sur les derniers 800 000 ans, n’ont été relevées des teneurs en gaz à effet de serre aussi élevées qu’aujourd’hui (les valeurs actuelles dépassent 380 ppmv (5) pour le CO2 et 1 800 ppbv (6) pour le CH4). La courbe du CO2 révèle d’ailleurs les concentrations les plus basses jamais enregistrées, de 172 ppmv il y a 667 000 ans De plus, les chercheurs ont mis en évidence une modulation (variations plus ou moins élevées) des teneurs moyennes en CO2 atmosphérique sur une échelle de temps relativement longue, c’est-à-dire de plusieurs centaines de milliers d’années. Ce phénomène inédit pourrait résulter de l’intensité plus ou moins importante de l’érosion continentale qui affecte le cycle du carbone sur de grandes échelles de temps.

Concernant l’enregistrement remarquablement détaillé du méthane atmosphérique, les chercheurs constatent une augmentation de la périodicité de la composante dite « de précession » (7) au cours du temps. Bien corrélé aux intensités de la mousson relevées en Asie du Sud-Est à travers les millénaires, ce signal reflète sans doute une intensification des moussons en régions tropicales sur les 800 000 dernières années. Enfin, la courbe du méthane révèle des fluctuations rapides à l’échelle millénaire, récurrentes au cours de chaque glaciation. L’empreinte de tels événements s’observe aussi dans le signal CO2 daté de 770 000 ans, lorsque la Terre entrait de nouveau en glaciation à la suite de l’inversion magnétique terrestre survenue il y a 780 000 ans. Cette variabilité climatique rapide serait liée aux fluctuations du courant thermohalin (circulation à grande échelle des masses d’eau qui participe à la redistribution de la chaleur sur Terre). Reste à expliquer pourquoi elle se manifeste dès le début des glaciations...

La concentration moyenne de CO2 varie de manière inattendue selon un rythme de plusieurs centaines de milliers d’années. Pour expliquer cette lente variation, les auteurs avancent l’hypothèse d’un effet de l’érosion continentale, qui modifie le cycle du carbone. Les chercheurs constatent également une bonne corrélation entre l’augmentation de la teneur en méthane et le renforcement des moussons en Asie du Sud-Est, observé sur des milliers d’années. A échelle beaucoup plus petite, un phénomène étonnant a été découvert. Au début de chaque glaciation, durant le premier millénaire, c’est-à-dire très tôt, la teneur en méthane se met à fluctuer rapidement.

- La concentration de CO2 dans l’atmosphère s’accélère

Durant la période 1970-2000, le niveau de CO2 dans l’atmosphère augmentait en moyenne de 1,5 partie par million chaque année. En 2007, cette valeur a atteint 2,14 ppm.

Les scientifiques de l’observatoire de Mauna Loa, à Hawaii, constatent que le niveau de CO2 dans l’atmosphère est désormais de 387 parties par million (ppm), en hausse de près de 40 % depuis le début de la révolution industrielle. C’est la valeur la plus élevée jamais atteinte depuis 650 000 ans au moins.

De 1970 à 2000, l’augmentation était d’environ 1,5 ppm chaque année, mais, depuis 2000, les valeurs enregistrées sont en moyenne de 2,1 ppm.

Malgré tous les discours, la situation s’aggrave. Les niveaux de gaz à effet de serre continuent d’augmenter dans l’atmosphère et le taux d’augmentation s’accélère.

- Il reste (hélas) un fort potentiel d’extraction du pétrole

- Mais la production de pétrole plafonne

En 2007, les exportations des quinze plus grands pays producteurs ont baissé de 2,5 %. En cause, le vieillissement des gisements, mais aussi l’accroissement de la demande intérieure de ces pays.

Alors que toute l’attention est focalisée sur la Chine, c’est peut-être l’augmentation de la consommation intérieure au Moyen-Orient qui pose le plus grand défi.

Pour économiser le gaz, les Emirats abandonnent la technique consistant à en injecter dans les puits, afin d’augmenter la pression et donc le débit. En l’absence de ce procédé, la production diminue.

- Même les Emirats se mettent au charbon devenu moins cher !

C’est vraiment le pire des scénarios !

La hausse du pétrole et du gaz entraîne pour les Emirats du Golfe une conséquence inattendue : la multiplication des projets de centrales électriques à charbon, combustible moins coûteux. L’hypothèse d’une diminution des émissions de CO2 due à la cherté du pétrole ne tient pas. La place prise par le charbon dans le mix énergétique va aller croissante, avant même que les technologies propres soient disponibles.


- La mer s’appauvrit en oxygène

Une équipe internationale d’océanographes a découvert que les zones océaniques tropicales appauvries en oxygène s’étendent avec le réchauffement des mers, limitant d’autant les régions dans lesquelles les poissons prédateurs et les autres organismes marins peuvent vivre ou chercher leur nourriture.

- Réchauffement climatique, la fin des coquillages ?

Les simulations montrent ainsi qu’une quantité de dioxyde de carbone de 750 parties par million (ppm), taux attendu pour la fin de ce siècle, entraînerait une baisse de la calcification corallienne de 56 %. De même, en milieu tempéré, beaucoup d’autres espèces productrices de calcaire comme les échinodermes, les mollusques, certaines algues et crustacés pourraient subir le même sort et voir, à terme, leur écosystème déséquilibré.

- Epoca : une vaste campagne pour mesurer l’acidification des océans

Au début du XIXe siècle, le pH était semble-t-il de 8,16 (la neutralité se situe à 7, l’acidité au-dessous et la basicité, inverse de l’acidité, au-dessus). Actuellement, il est de 8,05. Les prédictions sur son évolution indiquent une valeur de 7,6 en 2100.

- L’océan s’acidifie le long des côtes américaines

Une équipe scientifique dirigée par des chercheurs de Seattle a été stupéfaite de découvrir que de vastes étendues d’eau de mer acidifiée sont déjà présentes le long de la côte Pacifique des Etats-Unis en raison des émissions de gaz à effet de serre qui bouleversent l’équilibre chimique des océans.

Les modèles climatiques prédisaient que ce phénomène ne serait pas observé avant la fin du siècle.

- Le changement climatique bouleverse les océans

L’intensité et la multiplicité des phénomènes marins dus au réchauffement climatique et à l’activité humaine ne permettent plus aux scientifiques de comprendre les processus en cours et de prévoir leurs développements futurs. Réchauffement de l’eau, acidification, déplétion de la biomasse transforment en profondeur les océans et la vie qu’ils abritent. Pourtant immense et généreuse, la mer commence elle aussi à fatiguer devant tant d’agressions. Saturée en CO2, elle est en train de déclarer forfait pour le rôle du puits de carbone que lui avaient attribué les scientifiques du Giec.

Bien que subsistent encore quelques incertitudes, il semble que la quantité de CO2 demeurant dans l’atmosphère est plus forte que prévu. Aucune des modélisations climatiques utilisées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) n’incluait ce facteur, ce qui signifie que leurs projections ont probablement sous-évalué la rapidité avec laquelle les niveaux de CO2 augmenteront.

- Le réchauffement climatique simulé sur Google Earth !

Ce n’est qu’une projection très hypothétique de valeurs moyennes, mais cela peut être utile pour se rendre compte du cumul dans le temps.

Deux add-on utilisables sous Google Earth permettent de suivre la progression du réchauffement à l’échelle planétaire sur la durée d’une vie humaine, et même plus. Une sorte de « thermomètre global » qui visualise la situation actuelle et en montre les effets futurs.

Ces prévisions peuvent paraître alarmantes. Pourtant, elles ne se basent pas sur les pires scénarios prévisibles ni sur les plus optimistes, mais sur des hypothèses médianes.

 

- Un piège à CO2 plus efficace

Cette poudre, inventée à l’Institut Lavoisier (de l’UVSQ, à Versailles), retient quatre cents fois son volume de gaz carbonique et ce à température ambiante, soit une efficacité deux fois supérieure à celle des matériaux connus. De quoi réaliser des pièges à CO2 pour les installations industrielles, par exemple, lors de la synthèse d’hydrogène.

Sans augmenter de volume, 1 mètre cube de cette poudre, retient... 400 mètres cubes de gaz carbonique, ou dioxyde carbone (CO2). Le MIL-101, c’est son nom, est un matériau poreux, dont les molécules s’agencent pour former des cages de 35 angströms de diamètre, dans lesquelles viennent s’emprisonner les molécules de gaz. La performance constitue le record du genre.

- De l’herbe OGM pour réduire le méthane des ruminants

Le méthane rejeté par les troupeaux de bovins contribue de façon non négligeable aux émissions globales de gaz à effet de serre. Pour réduire ce phénomène, des scientifiques tentent d’élaborer une herbe permettant de diminuer ce phénomène.

Le méthane provient en effet des micro-organismes, contenus dans le tube digestif du bétail, qui décomposent la cellulose de l’herbe. Le sous-produit de cette dégradation est le méthane qui est ensuite rejeté sous forme de flatulences. Les chercheurs de Gramina ont créé une herbe plus digeste dans laquelle ils ont « éteint » une enzyme, la O-methyl transferase augmentant ainsi sa digestibilité tout en conservant les propriétés structurelles de la graminée. Les essais en serre ont été couronnés de succès, il reste maintenant à passer la phase de test en plein champ.


- Energie solaire : le photovoltaïque décolle, la France à la traîne

Depuis 2007, un crédit d’impôt pouvant aller jusqu’à 8 000 euros est accordé au contribuable français, qui peut en outre revendre son électricité 55 centimes le kilowatt/h à EDF si son installation est intégrée à la toiture. EDF vend l’électricité à un coût plus bas, de 15 centimes.

La lourdeur des procédures pour le raccordement au réseau et la pénurie d’installateurs qualifiés freinent toutefois encore le développement du marché.

Il y a chez le distributeur national "un paradoxe entre une résistance sur le terrain et la volonté de l’état-major de s’engager".

- Le ’’Solar Grand Plan’’ américain

Il faut produire plus d’électricité que nécessaire le jour et la stocker afin d’en disposer pour la consommation nocturne. D’emblée, le grand plan rejette la solution des batteries - trop chères et inefficaces - au bénéfice du stockage sous forme de gaz comprimé.

Le principe consiste à utiliser l’énergie solaire transformée en électricité pour comprimer du gaz qui sera conservé dans des abris naturels (mines abandonnées, gisements de gaz ou de pétrole épuisés), abondants dans le pays. Ce gaz est ensuite disponible à la demande, utilisé par des turbines qui génèrent de l’électricité à proximité des centres urbains, où cette demande est concentrée.

Les auteurs assurent que la technologie de ce stockage est maîtrisée et que son coût n’est que de 3 à 4 cents du kilowattheure, qui s’ajoute bien sûr à celui de la production proprement dite. L’amélioration régulière des performances des cellules photovoltaïques devrait rendre le coût de ce système de production-stockage solaire identique à celui du système actuel aux alentours de 2020.

Le plan prévoit de couvrir progressivement jusqu’à 80 000 kilomètres carrés de fermes solaires, soit moins d’un quart des surfaces disponibles répondant aux critères de base (fort ensoleillement, terrains inhabités et appartenant à l’Etat).

S’il était lancé dès maintenant, ce plan monterait en puissance jusqu’en 2050. A cette date, il produirait 3 000 gigawatts, ce qui représenterait 70 % du besoin total en électricité des Etats-Unis. Son coût serait de 420 milliards de dollars.

- La destruction de la nature coûte 2 000 milliards d’euros par an

C’est bien sûr un peu ridicule de vouloir chiffrer ce qui n’a pas de valeur, mais c’est fait pour frapper les esprits.

Thème de la conférence, la déforestation dans le monde, outre de favoriser l’extinction des espèces, est responsable de 20 % des émissions de dioxyde de carbone (CO2), soit davantage que toutes les industries de transport, selon les experts.

Un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70 % des plantes sont menacés de disparition sur Terre, selon une liste rouge publiée par l’Union mondiale pour la nature (UICN) le 12 septembre dernier.


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24 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 4 juin 2008 15:25

    bel exposé , mais il y a toujours des sceptiques et des gens conscients qui n’en ont rien à cirer tant que le profit est immédiat !  on est mal barré !


    • Jean Zin Jean Zin 4 juin 2008 16:20

      Il faut bien avouer que la climatologie est un monstre de complexité, pas étonnant que la métérologie ait été à l’origine des théories du Chaos mais si je trouvais nécessaire les quelques sceptiques qui apportaient d’autres hypothèses plausibles, je dois dire que depuis que je suis les nouvelles mois après mois, il n’y a pas trace de processus correctifs et plutôt emballement, on va de pire en pire et les hypothèses plus rassurantes ne tiennent plus du tout le coup, Il faudrait supposer un drôle de complot pour arriver à sortir tous les mois toutes sortes de mesures qui sont de plus en plus inquiétantes juste pour avoir des crédits ! On n’en est pourtant pas encore aux certitudes. Notamment la vitesse de libération du méthane est toujours très controversé. O cest vital pour déterminer les politiques à suivre mais on manque encore de données...


    • Di Girolamo 4 juin 2008 17:14

      S i l’on se place sur un plan strictement scientifique la climatologie est et restera longtemps "un monstre de complexité"  ; mais si l’on reste "seulement" dans ce cadre scientifique , alors c’est monstrueusement ridicule ! Nous n’attendons pas après la science pour comprendre et agir sinon il y a longtemps que toute vie nous aurait quittée et qu’aucune sagesse n’aurait pu être reconnue , ni les folie condamnée.

      La science est certes un élément essentiel de la connaissance mais pas le seul parce que nous aussi comme le climat sommes globaux dans un monde global et donc des monstres de complexité .

      Il est évident qu’un riche assoiffé de richesses aura du mal à comprendre certaines choses ; de même un savant uniquement préoccupé par ses recherches aura aussi du mal à comprendre d’autres choses ; par exemple du mal à comprendre la relation étroite entre ,disons le dérèglement du climat par les activités humaines et les famines qui sévissent actuellement ; et que ne pas comprendre cela positionne le problème climatique comme un débat scientifique non urgent et non vital et sur lequel effectivement on peut à loisir tranquillement discuter.

      Si l’accès à la connaissance scientifique est effectivement infiniment complexe , l’accès à la Connaissance : relation directe d’un être vivant au monde dans lequel il vit est paradoxalement infiniment simple .

      Il m’apparaît évident et sans avoir besoin de le prouver par la science , qu’ à partir du moment où notre relation aux autres et au monde est guerrière et dévastatrice , dévoreuse des ressources , méprisante pour la vie , celle des plantes , des insectes , des animaux et des humains et que cette relation est inscrite dans le système politique et économique mondialisé , que nous allons droit au casse pipe ! Une grande partie des espèces vivantes et beaucoup d’humains en faisant déjà les frais , dans leur chair.

      Des articles comme celui ci sont éminement utiles ; par contre ce qui est aussi un monstre de complexité c’est : pourquoi sommes nous en incapacité de sortir de ce système qui nous condamne ? De penser et d’agir plus simplement , de quitter cette fausse ,au sens de mirage , complexité , décor qui quand il se dissipera laissera un paysage dévasté ?

      La priorité des priorité avant même la compréhension scientifique des faits c’est la reconquête du politique c’est à dire la capacité collective organisée permettant d’agir .

       

       


    • Jean Zin Jean Zin 4 juin 2008 17:28

      Je suis assez d’accord mais on a beau dire, le principal problème est bien cognitif, il ne suffit pas de bonnes intentions, il faut savoir quoi faire et ce n’est pas la même chose selon que le méthane fond rapidement ou non. J’accorde volontiers qu’il y aurait déjà beaucoup à faire mais il y a encore trop d’ignorants et de sceptiques, surtout une année un peu froide comme 2008-2009. Il faut le sentiment de l’urgence (la montée des prix du pétrole) pour avoir l’énergie de tout changer !


    • Di Girolamo 4 juin 2008 21:46

      "on a beau dire, le principal problème est bien cognitif, il ne suffit pas de bonnes intentions, il faut savoir quoi faire et ce n’est pas la même chose selon que le méthane fond rapidement ou non."

      Le principal problème n’est pas cognitif : les connaissances sont là disponibles et suffisantes même si nombre de questions restent en suspend .

      Je ne parle pas de "bonnes intentions" qui effectivement ne suffisent jamais , mais de volonté politique collective s’appuyant sur la volonté de comprendre et agir et s’inscrivant dans un cadre démocratique organisé concrètement pour ce faire .

      Que le méthane fonde ou non , nous pouvons certes l’observer mais notre levier d’action ne se situe pas là ; simplement , s’il y a embalement nous en subirons les effets et notre action collective sera vaine ; est ce une raison suffisante pour ne plus agir ? Certainement pas : nous sommes tous mortels et disposons d’un temps relativement cours sur cette terre , pourtant dès notre premier souffle , nous vivons !

      Nous savons quoi faire ;du moins nous pouvons le savoir mais nous ne le recherchons pas . Les cris et vociférations contre la hausse du gazoil montre clairement le niveau du débat ! A ras des pâquerettes ! Comme des alcoolos à la recherche de la dernière canette , des fumeurs du derniers mégot.

      D’autre part (je reviens sur "le principal problème est bien cognitif" ) que fait on sur ce site sinon connaître ? Connaissances nombreuses et disparates qui défilent en continue sans aucune recherche de sens , sans hiérarchisation , sans recherche du but collectif : autant d’individu s’exprimant les uns à la suite des autres , se commentant les uns derrière les autres . Site citoyen ? La citoyenneté s’affirme partout mais n’est organisé nul part . La démocrtaie est bavarde mais incapable de s’orienter ; la liberté de chaque acteur et l’équilibre des intérêts de chacun étant devenu l’intérêt collectif . Un intérêt collectif bien mal compris qui va sombrer que le méthane l’y aide ou non.

       

       


    • Jean Zin Jean Zin 4 juin 2008 22:32

      Je suis d’accord avec presque tout, sauf que le problème reste quand même cognitif car dans un cas il faut réduire drastiquement notre production de CO2 alors que dans l’autre cela ne sert presque plus à rien et il faut surtout s’adapter à un réchauffement bien supérieur. Il serait urgent de savoir à quoi s’en tenir, la question ne me semblant pas encore tranchée. Il est vrai que la question est politique et qu’il faut s’organiser mais il faut savoir quoi faire. On le sait presque mais on voit bien aux réactions qu’il y en a qui croient qu’on leur bourre le mou. Ce n’est pas gagné, non, il est très difficile de convaincre tout le monde d’un danger qui n’est pas immédiatement visible.


    • pépé 4 juin 2008 15:33

      Il y a quand même quelque chose qui me chagrine dans tout celà : comment le méthane a-t-il pu se dissiper dans l’atmosphère par -50° ?


      • Trashon Trashon 4 juin 2008 15:49

        Peut être une intense activité volcanique


      • Jean Zin Jean Zin 4 juin 2008 16:36

        Je n’en sais rien moi-même et ne suis pas sûr qu’on le sache, il y a une différence entre découvrir un fait et connaître sa cause mais il faut du moins savoir qu’une température de -50° n’est qu’une moyenne qui recouvre de grands écarts dans l’espace et dans le temps. La théorie dominante actuellement n’est plus celle de la "boule de neige" mais plutôt de la "boule de neige fondue". Notamment, on suppose que toute la Terre n’était pas entièrement recouverte de glaces et qu’il devait subsister des flaques d’eau liquide ici ou là. Toutes sortes d’événements se produisent tout le temps sur de si longues périodes, les cycles solaires, les météorites, les volcans, effectivement. Peu importe l’alumette qui mettra le feu aux poudres, le méthane enfermé dans les glaces était devenu explosif mais cela s’est produit sûrement à une période déjà de réchauffement par rapport aux périodes les plus froides.


      • goc goc 4 juin 2008 23:46

        Il y a quand même quelque chose qui me chagrine dans tout celà : comment le méthane a-t-il pu se dissiper dans l’atmosphère par -50°

        Il y a une theorie qui cherche a expliquer la disparition de 95% de la vie a la fin du permien (-250millions d’années)

        cette theorie explique que la terre a connue une serie d’eruptions volcaniques majeures en Siberie. cette debauche d’energie et surtout de degagement de CO2 a fait monté la temperature de 5°. Or si cette elevation n’explique pas la disparition de la vie, elle aurait ete suffisante pour faire fondre le permafrost et par consequent degager du methane en abondance, ainsi que le methane sous-marin

        Ce methane elevant a son tour la temperature du globe de 5° supplementaire. Ces 10° ont ete suffisant pour detruire la vie.

         

        donc on pourrait tres bien retrouver le meme mecanisme en acceleré. A cela on peut ajouter que la fonte du permafrost siberien ajouterait une quantié colossale d’eau douce dans l’ocean artique et donc pourrait tres bien arreter le gulf-stream.

         

        si on prend comme model geothermique, les principes de regulation de la vapeur dans les processus industriel, on peut constater une tres grande analogie, et surtout on doit prendre conscience que de tous les phenomenes physiques, seuls la thermie genere des effets de "pompage" qui finissent parfois en ’emballement, rappellant un peu des phenomenes de resonance. Et quand on sait commence se finissent les emballements, on a de quoi etre plus qu’inquiet.

         


      • aquad69 4 juin 2008 15:50

        Bonjour Jean,

        merci de cet exposé, rapide mais assez complet.

        A ce sujet, je voudrait vous poser une question qui me tracasse depuis un certain temps : j’en profite, car de par votre association vous semblez faire une sorte de "veille" scientifique, et vous êtes peut-être en rapport avec des chercheur compétents pour y répondre.

        Je vais vous faire un aveu : s’il y a un tableau qui me fascine depuis longtemps, c’est celui que vous présentez le premier dans votre article, les fameux "800 000 ans" d’évolution des gaz à effets de serre en Antarctique (détail important qui rend évidemment l’extrapolation au reste de la planète peut-être un peu hasardeuse...). Mais on y trouve des choses étonnantes :

        D’abord, les trois courbes, tx de CO2, CH4 et température paraissent presque des décalques les unes des autres, ce qui semble évidemment indiquer des rapports étroits entre elles, chose admise aujourd’hui.

        La régularité de l’évènement "montée et redescente des trois courbes" est très visible et paraît indiquer l’existence d’un cycle de 90 000 ans ; le climat terrestre ne semble donc pas avoir attendu le développement humain et ses industries pour fluctuer ainsi. Ce que je veut dire, c’est que ces fluctuations peuvent être simplement liées au développement explosif de telle ou telle variété vivante ou espèce, sans que l’aspect industriel ou particulièrement polluant de l’une -la nôtre- en particulier n’ait réellement d’importance : les émanations de nos industries peuvent être un facteur aggravant, mais non pas forcément déterminant, puisque le cycle existait déjà auparavant et sans exploitations pétrolières.

        Maintenant, quand on examine les courbes de près, on y observe que l’épisode "montée des courbes" est très rapide et brutal, "en falaise", tandis que la baisse est plus lente et entrecoupée de plus de variations, ce qui semblerait indiquer un facteur de déclenchement "rapide" (de l’ordre de 10 000 ans ou moins ?) du processus, suivi d’un retour progressif à la normale.

        On remarque aussi que les deux courbes qui se ressemblent le plus sont celles du CO2 et de la température ; celle du méthane est beaucoup plus accidentée et entrecoupée de pics et de creux plus aigüs ; et si l’on regarde à la date de moins 625 000 ans, à peu près, on y trouve encore une chose étonnante : le taux de méthane y enrégistre un pic important qui ne correspond qu’à une brisure, une moindre augmentation des deux autres courbes. C’est évidemment beaucoup s’avancer, mais on en serait à se demander si la courbe la plus significative des trois, celle qui reflèterait les symptômes les plus proches des causes réelles à l’origine du processus ne serait pas celle du méthane...

        Que l’augmentation des températures terrestres puissent suivre une augmentation des taux de gaz à effet de serre, c’est facile à comprendre ; que l’augmentation du taux de CO2 puisse être la conséquence du règne excessif de telle ou telle variété animale, celà paraîtrait possible ; que la montée de celui du méthane par dégel de ses gisements puisse être déclenché par les débuts d’un réchauffement, et l’aggraver de manière vertigineuse, celà n’est pas exclu.

        Ce qui paraît clair, c’est que, lors des grandes fluctuations, la montée du taux de CO2 s’interrompt à chaque fois de manière franche, voir même brutale, par un plat ou une redescente toute aussi vertigineuse ; serais-ce la trace d’une mortalité massive, voire de la disparition, de l’espèce animale (ou des espèces) responsable du déséquilibre, et qui serait la forme habituelle et naturelle de réponse de la part du biotope terrestre ?

        Voilà une éventualité inquiétante...

        Mais ma question, enfin, est celle-ci : si une régression de la masse animale de cette planète par rapport à la masse végétale (et aussi d’autres facteurs sans doute) pourrait expliquer une baisse du taux de CO2 et un retour "à la normale", quel phénomène pourrait-il être la cause d’une baisse progressive et presque régulière (malgrès des fluctuations très visibles) du taux de Méthane, quel phénomène naturel pourrait le fixer, le faire "rentrer au bercail" dans les gisements que nous connaissons, tourbières gelées et clarthates (ou clarthrates) ?

        Connait-on des formes bactériennes consommatrices de méthane susceptible de se développer en masse dans tel ou tel contexte particulier ?

        Si vous avez des lumières là-dessus, j’en serais très intéressé, car je n’ai encore trouvé personne qui puisse me donner la réponse...

        Merci d’avance et cordialement Thierry

         

         

         


        • Jean Zin Jean Zin 4 juin 2008 17:16

          Je n’ai pas de contacts particulier avec des spécialistes et ne suis pas compétent pour répondre mais les cycles solaires ne sont pas une découverte : le cycle de 90 000 ans correspondant aux variations de l’excentricité de l’orbite elliptique terrestre (il y a bien d’autres cycles solaires). Bien sûr le climat a toujours été variable avec une succession de glaciations et de périodes inter-glaciaires. La cause principale est bien le soleil même si la vie a un rôle important par création de l’oxygène qui refroidit et du CO2 qui réchauffe, sans parler du méthane qui joue à plus court terme (car le méthane est moins stable que le CO2 même s’il est 20 fois plus puissant). On peut dire que le méthane est un accélérateur, ce n’est pas la cause principale du réchauffement qui est normalement solaire. La question ici est bien celle de la rapidité du réchauffement qui s’étale normalement sur des périodes très longues, sauf avec la fonte du méthane peut-être mais l’industrialisation a été encore plus rapide ! La montée du CO2 est causée plus par des phénomènes physique d’oxydation suite à la fonte des glaces que par l’activité biologique qui en consomme plutôt et pourrait être en partie responsable de sa stabilisation ultérieure. Evidemment, nous ne sommes pas responsables de toute l’augmentation du CO2, on ne fait qu’en rajouter alors qu’on était déjà au plus haut, et on le fait à un rythme inconnu jusqu’alors en dehors d’épisodes volcaniques gigantesques ! Il est dangereux de dépasser les maximum précédents car on risque une rupture de seuil. Sinon, il est normal que le méthane baisse une fois que les réserves ont fondu et qu’il s’est évaporé (transformé en CO2). Normalement, le méthane est produit par les zones humides, la décomposition des corps, les termites, les ruminants et il se stocke au fond de la mer avec les organismes qui y pourrissent, un peu comme le pétrole ou le charbon.


        • Pierrot Pierrot 7 juin 2008 17:36

          Les principaux paramètres qui génèrent les variations climatiques sont liés aux trois caractéristiques de base de la rotation de la terre autour du soleil.

          La combinaison de ces trois périodicités donnent une périodicité moyenne d’environ 150 000 ans que nous observons sur les courbes présentées par l’auteur.

           

          Par contre la corrélation des variations des concentrations de CO2 et de CH4 ne sont pas assez précises pour dire :

          - ces fluctuactions entrainent les variations climatiques

          ou

          - les variations climatiques entrainent les émissions de CO2 et de CH4 (voir loi de Henry sur la diminution du CO2 dans l’eau ave l’augmentation de la température de l’eau).

           

          Par contre pour les périodes récentes, depuis 50 ans, il semble que l’hypothèse la plus plausible (mais non totalement démontrée et admise) soit l’augmentation des concentrations des gaz à effet de serre (H2O, CO2, CH4, N2O, SF6, O3, CFC et HCFC) dans l’atmosphère.

           


        • aye 4 juin 2008 18:37

          Vous n’en avez pas marre de contribuer à la psychose et la culpabilisation générale avec vos conneries.

          Ça doit rapporter gros pour qu’ils nous intoxiquent en permanence.

          En octobre, regardant le rendement des vignes on sera fixés.

          Bizarrement le rendement viticole a augmenté en 1970 avec le début du réchauffement.

          Personne ne sait vraiment si le 24 ième cycle du soleil est commencé.

          Alors patience !!!!!!!

           

           


          • Jean Zin Jean Zin 4 juin 2008 22:26

            Moi je ne fais que répercuter chaque mois les nouvelles du mois, ce n’est pas de ma faute si elles sont mauvaises, je ne vais pas en inventer de bonnes qui n’existent pas et je n’ai pas la science infuse qui me ferait crorie que j’ai raison contre la Terre entière sur un sujet dont je ne suis pas spécialiste ! Les données convergent sur tous les plans. Quand on n’y connaît rien on peut toujours croire qu’on nous raconte n’importe quoi mais, hélas, c’est la triste réalité même si cette année et l’année prochaine seront plus froides. Ensuite on va déguster et pas la peine d’attendre d’être grillé sur place pour faire quelque chose.


          • tvargentine.com lerma 4 juin 2008 22:04

            Permettez une question qui n’aura pas le niveau de connaissance de votre article d’une grande qualité.

            Sur les planètes du système solaire il semble exister aussi un réchauffement climatique (de moindre ampleur) ,ne pouvons nous pas penser plutot que le soleil est responsable du réchauffement climatique en sachant quand même que sous Louix XV l’Europe a connu une période très froide qui a correspondu à ce que l’on a appelé le mini âge glacière

            http://www.jeanpaulbiberian.net/recherche_polemiques.htm

            Alors,ne pensez vous pas que l’on a affaire a une instrumentalisation des financiers cherchant à créer de nouveaux produits à vendre comme le marché au CO2 ?

             

             


            • Jean Zin Jean Zin 4 juin 2008 22:21

              Bien sûr tout cela est bien connu, il y a effectivement un réchauffement naturel (voir ce que j’ai répondu plus haut) mais il y a aussi ce qu’on rajoute qui est un problème qui est vital (pour autant qu’on puisse savoir et jusqu’à plus informé). Il ne faut pas voir des complots partout. Les théories du complot ou de la manipulation médiatique servent à ne pas voir la réalité et à nourrir les véritables complots et les manipulations de ceux qui n’ont pas intérêt à lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Paradoxalement, on devient stupide et dogmatique à se croire plus malin que les autres ! Les enjeux sont trop importants, tout ce que je peux conseiller à ceux qui doutent c’est d’approfondir la question et de suivre les nouvelles mois après mois...


            • Vincent Frédéric Stéphane 4 juin 2008 23:05

              Bonjour Monsieur Zin,

              De ce que j’ai compris des argumentaires des "sceptiques", un point important est de savoir si c’est l’élévation de la température qui a provoqué un accroissement de la concentration en CO2 et CH4 ou si c’est l’inverse.

              Cela paraît énorme. Ceci étant, je n’ai rien vu dans votre article qui me permette de conclure. Et le peut-on seulement ?

              Je vous remercie d’éclairer ma lanterne. Je précise que même si c’est la température qui précède la concentration de CO2, ce n’est pas une raison pour ne pas tout tenter pour diminuer le CO2 d’origine industrielle, c’est une évidence.

              Bien cordialement.

               


              • Jean Zin Jean Zin 5 juin 2008 08:23

                Il est pourtant très clair sur les courbes (et je l’ai souligné dans les commentaires) que l’augmentation du CO2 est d’abord une conséquence du réchauffement, dû au soleil, depuis la fin de la dernière glaciation. Il n’y a pas de débat là-dessus mais cela n’empêche pas que l’activité humaine en rajoute énormément jusqu’à dépasser les maxima précédents. Le problème, c’est qu’on en rajoute alors que la production naturelle de CO2 était déjà au maximum. Le différentiel entre le CO2 naturel et celui d’origine humaine est assez bien connu mais c’est le point que les sceptiques débattent (qu’il faut débattre avec des mesures précises). La question est un peu la même que pour le méthane, si le dégagement naturel de CO2 était bien supérieur à la production humaine il ne servirait pas à grand chose de limiter nos émissions. Ce n’est pas une affaire complètement réglée mais, tout de même, si le méthane n’est pas trop déstabilisé c’est bien nos émissions qui sont déterminantes. Il n’y a aucune chance que les sceptiques aient raison sur l’absence de réchauffement ou de participation de l’homme au réchauffement mais il n’est pas complètement exclu qu’ils aient raison sur le fait que la production "naturelle" nous dépasse. Malgré ce que prétendent certains, il n’y a pas de phénomène correctif qui permettrait à la Terre de s’en sortir toute seule. C’est plutôt le contraire, il y a des phénomènes de renforcement qui accélèrent. On a plutôt le choix entre une catastrophe et un cataclysme ! Je répète que la question porte sur la rapidité du phénomène car à beaucoup plus long terme on devrait entrer dans une nouvelle glaciation mais, ce serait après un réchauffement très brutal et à long terme on sera tous mort !


              • Vincent Frédéric Stéphane 5 juin 2008 18:16

                Je dirais que cela va mieux en le disant. Maintenant, je crois que j’ai bien compris.

                J’en conclue qu’il faut non seulement diminuer les émissions de gaz à effet de serre qu’il est humainement possible de diminuer mais aussi se préparer au scénario climatique que l’on aura tout fait pour éviter, mais que l’on n’aura éventuellement pas pu éviter.

                Il faut agir tout en sachant que les résultats ne seront éventuellement pas à la hauteur des efforts consentis. Agir contre un ennemi avec lequel il faut en même temps apprendre à composer.

                Intéressant.

                 

                 


              • Jean Zin Jean Zin 5 juin 2008 18:34

                Oui, on est dans le cadre du principe de précaution et du catastrophisme éclairé, c’est un saut cognitif d’agir dans un monde incertain mais l’intelligence animale est faite pour cela...


              • chria chria 13 juin 2008 09:25

                Bravo pour cet article.

                Il est toujours étonnant de voir comment ceux qui parlent de mystification n’ont jamais d’informations à apporter tant leurs arguments relèvent de la critique de pure forme et non de recherches scientifiques digne de ce nom. J’ai même lu quelqu’un qui écrivait que les scientifiques ne réflechissaient plus, et que par contre le citoyen, lui, le faisait, et que donc tous les exemples que par exemple vous décrivez ne relèvent que de la bétise qui consiste à s’aligner sur la pensée unique. Faut vraiment avoir l’esprit tordu, une bonne dose de paranoïa et un mépris de la science.

                Continuez et merci

                 


                • Jean Zin Jean Zin 13 juin 2008 10:03

                  Effectivement, il y a bien peu d’éléments rassurants même si le pire n’est pas certain. J’ai été assez choqué d’entendre cesjours-ci sur France-Culture, dans les enjeux internationaux en général mieux inspirés, la femme d’Eric Besson, Sylvie Brunel (auteur d’"A qui profite le développement durable ?") prétendre que le réchauffement serait une bonne chose et qu’on ne se focaliserait que sur les mauvaises nouvelles. Ainsi, pour elle la fonte du permafrost ne serait pas un problème car la végétation qui devrait se développer sur ce sol gelé équilibrerait les dégagements de méthane. Je ne sais pas d’où elle tire ses certitudes mais c’est faire fi du fait que ces dégagements de méthane ont bien été à l’origine d’extinctions massives, le développement de la végétation n’ayant pas du tout annulé le phénomène. On souhaiterait bien sûr qu’elle ait raison et il n’est effectivement pas sûr que ces dégagements de méthane soient mortels mais il faudrait s’en assurer plutôt que de croire détenir la vérité alors que les risques potentiels sont si grands...


                • chria chria 13 juin 2008 14:03

                  C’est toujours le même problème quand un sujet complexe arrive sur la scène médiatique et que les citoyens se font le relai des médias qui sectionnent l’information, la divisent en petits éléments sans jamais expliquer le fond des choses. Les citoyens prennent les petits bouts qui les intéressent, réfléchissent un peu puis prennent position (pour ou contre) alors qu’aucun scientifque (même Allègre évidemment) n’a de certitude... Au final, on a l’impression de parler de foot ou de politique, non pas que ces sujets ne soient pas complexes, mais ils ont une dynamique et un champs d’action différents des problèmes climatiques et environnementaux.

                  On retrouve cela avec Météo-France. Les prévisions et leur interprétation sont difficiles, il faut connaître les problèmes d’échelle et d’interactions. Mais ce qui ressort dans les médias est très simplifié, et les gens font souvent des amalgames, je l’entends souvent autour de moi (comme effet de serre / trou de la couche d’ozone ; réchauffement climatique / responsabilité humaine (lequel n’est pas sûr ?), on a eu de la neige cette année / il n’y a donc pas de changement climatique, etc...). Ils entendent : "il fera beau demain sur l’est de la France" et peste sur Météo-France car il y a des nuages et des orages, alors qu’ils habitent dans les Alpes... Et encore là je suis gentil

                  Je ne suis pas un spécialiste en communication mais je vois bien qu’il y a une perte d’infomation entre les scientifiques et les citoyens, et que cela engendre toutes les confusions possibles... D’autant plus que le changement climatique est un sujet autement politique...

                  Enfin j’ai aussi remarqué que les critiques sur le changement climatique les plus "construites" se basent toutes sur une certitude : celle que les modèles (paramètres + relation) ne sont pas "sûr", qu’ils sont incertains, et que donc on ne peut pas s’y fier. Par ailleurs ils sont d’ailleurs trop alarmistes, et donc c’est une manipulation des écolos...

                  Une belle certitude au pays des modèles.

                  Enfin c’est vrai que parfois certains scientifiques se servent de "la peur" pour avoir plus de crédits, mais les tendances des multiples modèles, eux, ne souffrent pas de manque de financement...

                  Votre article lui n’a rien d’un modèle (sauf dans son genre...) et à l’intérêt de montrer une multitude de choses qui a priori n’ont rien de commun. Chacun peut alors se demander si oui ou non il existe un rapport entre toutes ces informations (et je ne parle du changement climatique, mais d’une conscience de la modification de notre environnement (qui peut être naturel d’ailleurs, et cela n’interdit pas la compassion)). Les pandas sont une impasse dans l’évolution, or on a tous envie de les protéger pour qu’ils ne disparaissent pas. Même si leur extinction ne changera pas la vie de beaucoup de monde...

                  Sauf que là si on veut maintenir notre tissu socio-économique (surtout notre qualité de vie en France (terrible pensée égocentrique que j’ai là) (remarquez, tout est lié)), il vaut mieux réagir de suite ! J’ai l’impression qu’autour de moi les gens sont inconscients du problème, ou plutôt si, ils ont une réaction : le repli sur soi.

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