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Accueil du site > Actualités > Environnement > Cocorico pour l’élevage des poulets ?

Cocorico pour l’élevage des poulets ?

Images inédites tournées en 2010.
Elles montrent le chargement des poulets d'un élevage intensif dans un poids lourd à destination de l'abattoir. Des oiseaux boiteux qui une fois sur le dos n'arrivent même pas à se remettre sur leurs pattes.

En 2010, plus de 740 millions de poulets ont été abattus en France1 !

82% des poulets sont issus d'élevages intensifs2, c'est-à-dire qu'ils sont enfermés toute leur vie dans un bâtiment sans possibilité d'aller à l'extérieur.

Dans ces élevages, la densité varie de 18 à 25 oiseaux par m2.3

Sélection génétique (poulets à croissance rapide) et pratiques d'élevage ont conduit à une dégradation constante de la santé des poulets. « Entre 75 et 90 % des animaux ont une démarche altérée [animaux boiteux], et entre 26 et 30 % ont une démarche sévèrement altérée. »4 (INRA). Beaucoup d'entre eux souffrent ou meurent d'insuffisance cardiaque, le coeur ne se développant pas assez vite pour s'adapter à la croissance du corps.

En 2008, Doux (producteur de volaille, avec les marques Doux et Père Dodu) a touché plus de 62 millions d'euros de subventions de l'Union européenne5, en tête du palmarès français des bénéficiaires de ces aides.

Voici donc le modèle agricole et alimentaire français. Pas de quoi être fier...

Septième vidéo de la série de 9 enquêtes de L214 révélées chaque jour tout au long de la tenue du salon.

Lire Une vidéo par jour


Notes :

  1. Chiffres Agreste, abattages contrôlés
  2. ITAVI, « Note de conjoncture - Volailles de chair », novembre 2010.
  3. ITAVI, « Volailles de Chair - Résultats techniques de l'élevage des principales espèces de volailles françaises », novembre 2010.
  4. Dorothée BIZERAY, Jean-Michel FAURE, Christine LETERRIER, « Faire marcher le poulet : pourquoi et comment », INRA Prod. Anim., 2004, 17 (1), 45-57.
  5. François Krug, « Doux, roi du poulet et des aides européennes », Rue89, 30 avril 2009.

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9 réactions à cet article    


  • velosolex velosolex 1er mars 2011 08:53

    Le progrès est un mythe moderne, inventé par l’homme et destiné à lui-même. Mais la terre souffre, et pour les animaux, le présent est terrible et l’avenir s’annonce encore plus sombre. Que peut dire cette toute petite rubrique, pas grand chose pour défendre la vie de ces êtres vivants, à qui ont a retiré toute reconnaissance. Les batteries où vivent les volailles sont effectivement une abomination. J’ose espérer qu’un jour le monde aura assez évolué pour que l’on trouve notre conduite stupéfiante. Animaux domestiques ou sauvages, tous ont vu leur qualité de vie, et même leur espoir de survie en tant qu’espèce, de plus en plus menacé, au fur et à mesure que l’homme prenait possession du vivant, décidant de l’avenir du monde à l’égal des dieux. Il y a encore quelques siècles, l’oiseau ne pouvait être abattu que pour un archer habile. Les pesticides et la défenestration ne menaçaient pas encore ses cycles de migration et de reproduction. Les animaux de la ferme étaient respectés, les hommes vivant au milieu d’eux et par eux. Le rapport au sacré n’était pas cassé par le consumériste et le productivisme à tout crin. Comment faire pour reconquérir le terrain perdu ?


    • ARMINIUS ARMINIUS 1er mars 2011 09:17

      Depuis la « poule au pot » du Béarnais le poulet est devenu la viande du pauvre, le poulet brésilien( où Doux a aussi « délocalisé ») est indispensable à la survie du tiers monde. Pour ces pays là ce n’est pas une question de choix... Par contre, en France pays de cocagne -béni des dieux -nous pouvons faire un tout autre choix et dire non à la malbouffe : rien ne nous oblige à supporter ces élevages intensifs dommageables tant au respect des animaux qu’à notre propre santé. Il nous faut simplement changer nos habitudes, manger moins de viande mais une viande de qualité(le « label rouge » pourrait être un minimum) revenir au jardin ouvrier et à l’élevage individuel, développer les abonnements « cageots » partout ou cela est possible et se déshabituer à remplir nos caddies de« prêt à bouffer » aussi douteux que ruineux !


      • foufouille foufouille 1er mars 2011 10:09

        « Depuis la »poule au pot" du Béarnais le poulet est devenu la viande du pauvre, le poulet brésilien( où Doux a aussi « délocalisé ») est indispensable à la survie du tiers monde"
        en fait, les notres sont envoyes en afrique
        pour les poules de reforme


      • Romain Desbois 1er mars 2011 10:27

        Vous dites être contre l’esclavage ?
        MENTEURS !
        Vous dites êtes contre la torture ?
        MENTEURS !
        Vous dites être contre l’exploitation des autres ?
        MENTEURS !
        Vous dites être contre les camps de concentration ?
        MENTEURS !
        Vous dites être contre le sadisme, la violence ; la barbarie ?
        MENTEURS !

        L214 vous démontre que ce que vous dénoncez pour l’Humain avec des airs convainquant de sincérité n’est qu’hypocrisie puisque vous le considérez normal pour les autres animaux.

        Le spécisme est à l’espèce ce que le racisme est à la race.


        • Cocasse cocasse 1er mars 2011 11:45

          Je suis pas loin de penser la même chose.
          Les conditions de vie imposées aux animaux, seront tôt ou tard les conditions de vie imposées aux êtres humains.


        • ZenZoe ZenZoe 1er mars 2011 12:20

          Bonjour cocasse,

          Ce que vous dites fait froid dans le dos, mais vous pourriez bien avoir raison. Déjà, on voit bien que les être humains ne sont pas toujours traités avec le respect qui leur est dû, c’est peu de le dire.

          En ce qui concerne les conditions d’élevage des animaux, la faute aux consommateur, qui semble bien plus sensible à l’argument de son porte-monnaie plutôt qu’au bien-être animal - argument qui ne tient pas d’ailleurs. Au lieu de se goinfrer au poulet et à la côte de porc premier prix à tous les repas, on peut choisir de déguster une volaille label rouge une fois par semaine, question budget, ça revient au même, et on est en meilleure santé au bout du compte. 

          Personne dans la chaîne alimentaire ne verra d’avantage à changer de cap tant que les consommateurs ne changeront pas leurs habitudes.


        • sobriquet 1er mars 2011 15:44

          Manque plus qu’à ajouter qu’on n’a pas besoin de manger de viande pour bien vivre. On en consomme surtout par tradition et pour le plaisir.

          Autrement dit, on fait vivre et mourir toutes ces bêtes juste par « savoir vivre ».


          • Yoann Yoann 1er mars 2011 21:03

            Je vous invite à regarder le documentaire Food Inc, très enrichissant ...

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