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Comment la France se prépare-t-elle à l’éventualité d’une catastrophe de type Fukushima ?

L’histoire du nucléaire de ces quarante-cinq dernières années est marquée par de belles conquêtes technologiques et par cinq accidents graves dont quatre catastrophes du type Tchernobyl. La fonte des réacteurs d’une centrale nucléaire – en d’autres mots : Armageddon- est une éventualité que les experts et les états sous-estiment systématiquement.

Dans cet article, nous allons passer en revue cinq arguments qui nous aideront à étayer cette déclaration plutôt alarmante. Dans l’éventualité d’une catastrophe nucléaire en France, le premier argument défendu ici est que les systèmes de sécurité imaginés et mis en place par les experts ne seront pas suffisants. Le second est que les plans d’urgence, qu’ils soient envisagés pour protéger les populations ou pour limiter les effets de la catastrophe seront un échec. La troisième -qui est généralement la conséquence des deux premières- est la contamination durable des nappes phréatiques ou des sources en eaux potables, sans parler de la nature environnante. La quatrième –systématiquement minimisée par le lobby du nucléaire après chaque catastrophe- est que des gens mourront des conséquences d’un empoisonnement par radiations et la dernière, nous l’avons dit précédemment, est que, tant les risques que les moyens mis en œuvre pour lutter contre une catastrophe éventuelle, sont grossièrement sous-estimés.

Ces cinq points d’analyse sont le résultat d’un travail colossal énoncé et défendu dans un silence médiatique et corporatiste assourdissant par un expert en nucléaire civil, l’ingénieur et lanceur d’alerte Arnie Gundersen[1]. Né en 1949, il a travaillé 44 ans dans l’industrie du nucléaire et fut l’un des spécialistes sollicités pour enquêter officiellement sur la fonte du réacteur numéro 2 de la centrale de Three Miles Island survenu le 28 mars 1979 (Pennsylvanie, USA).

C’est à partir de ses recherches et de celles de sa fondation Fairewinds[2], que nous avons rassemblé la plupart des informations sensibles qui seront présentées dans ce texte.

 

Les systèmes de sécurité sont inadéquats

Dans le jargon du nucléaire, les spécialistes chargés du design des centrales utilisent l’expression « Accident maximum crédible[3] ». Il s’agit d’une estimation prenant en compte les risques et les périls encourus par la structure de contentions des réacteurs, les systèmes de refroidissement, la probabilité de catastrophes naturelles, etc. En ce qui concerne la centrale de Fukushima Daiichi[4] bâtie à un jet de pierre des côtes de l’océan Pacifique, le principal défi était de protéger le site contre les séismes (on en compte des milliers par an au Japon, d’une intensité variable allant de 4 à 7,3 sur l’échelle de Richter) et de leur conséquence habituelle, le tsunami. La hauteur du mur de contention décidée par les experts fut tout d’abord estimée à quatre mètres puis revu à la hausse d’un mètre. Nous le savons tous, cette estimation était grossièrement sous-estimée puisque la vague qui détruisit les pompes de refroidissement de la centrale de Fukushima Daiichi mesurait plus de 13 mètres !

Arnie Gundersen et la majorité des experts indépendants s’en remettant aux faits, reconnaissent qu’au cours des cinq fontes de réacteurs étudiées durant ces 45 dernières années, les estimations crédibles des experts ont toutes été dépassées et rien n’indique que depuis la catastrophe de Fukushima, les services financiers des entreprises privées qui contrôlent nos centrales nucléaires ait décidés d’accepter les designs et estimations ruineuses proposés par leurs experts.

Nous touchons ici un phénomène qui dépasse de loin la prévision de « l’accident maximum crédible » puisqu’il nous emmène dans les bureaux cossus des décideurs, des actionnaires et des responsables de la dérégulation du marché de l’électricité. En France et en Europe, la disparition des monopoles d’états sur la production et la vente d’électricité aux particuliers date de 2002. Une directive européenne approuvée en mars au Conseil Européen de Barcelone et admise sur le champ par le gouvernement socialiste de M. Jospin, ouvrait à la concurrence les marchés de l’électricité venant notamment du nucléaire. Deux ans plus tard, en août 2004, Electricité de France (EDF) était partiellement privatisée[5]. Comme le fait remarquer Gilles Balbastre : « Etablissement public transformé en société anonyme en 2004 et coté en Bourse, ce « service public » doit désormais rémunérer ses actionnaires »[6]

La sécurité nucléaire en France est aujourd’hui décidée en amont dans les services financiers des entreprises aux ordres des actionnaires et de leurs sous-traitants chargés de produire notre électricité. Leur impact est énorme sur le design de base des centrales. Un design qui est rarement remis en question par les ingénieurs qui travaillent dans les centrales, près des réacteurs. D’ailleurs, pourquoi le feraient-ils, puisque les normes de sécurité et de bonne et due forme sont certifiées et contrôlées par l’état ? Pourtant, les dérives existent. Pour preuve, la tristement célèbre Tokyo Power Electric Company (Tepco), propriétaire de la centrale Fukushima Daiichi qui « a falsifié des rapports d’inspection de réacteurs nucléaires durant plusieurs décennies pour couvrir près de deux cents incidents dans les centrales de Fukushima et de Kashiwazaki-Kariwa[7] ».

Un exemple du rapport de confiance pervers existant entre les décideurs et les professionnels de l’atome est à prendre au dossier du désastre de Three Miles Island (TMI pour les experts) mentionné précédemment. Un an et demi après l’accident, -un an et demi après et ce, malgré l’enregistrement de taux de radiations d’une intensité inexplicable ! - les ingénieurs se rendirent compte que le corium du réacteur avait fondu ! Arnie Gundersen[8] rapporte leur abasourdissement ; ces hommes triés sur le volet et auxquels on avait confié de grandes responsabilités s’étaient convaincus de l’impossibilité d’une telle éventualité. A Tchernobyl, dans le rapport qui décrit les heures post catastrophe à l’intérieur du centre de commande de la centrale, on découvre que le personnel qui empêcha le corium en fusion de traverser le socle de béton armé de la centrale et de s’enfoncer voire de disparaitre dans le sol, réduisit le processus de fission nucléaire à l’intérieur du réacteur par des actions qui allaient bien au-delà de ce que le design de base de la centrale avait envisagé[9]. L’exemple que nous allons maintenant citer et qui a trait au désastre de Fukushima Daiichi est en soi plus significatif car il implique la responsabilité de l’Autorité de Régulation Nucléaire (ARN) dans les problèmes de sécurité dénoncés par les experts indépendants. Celle-ci affirme que la création et l’accumulation d’hydrogène ne peut se produire dans les réacteurs nucléaires. Les vidéos passées en boucle sur nos télévisions montrant le réacteur Daiichi 1 voler en éclats -on y voit clairement une explosion et la formation d’un petit nuage en forme de champignon- sont la preuve d’une accumulation d’hydrogène. Sans hydrogène, il n’y aurait eu qu’une déflagration (qui se propage moins vite que la vitesse du son). Les dégâts infligés au réacteur Daiichi 1 puis Daiichi 2 et Daiichi 3 ne purent être causés que par des détonations, qui sont beaucoup plus puissantes et dévastatrices, preuve pour M. Gundersen de la présence et de l’accumulation d’hydrogène dans l’enceintes des réacteurs avant les explosions. Selon, M. Gundersen, ce même phénomène s’est aussi produit lors de l’explosion du réacteur de Three Miles Island.

Les autorités internationales du nucléaire rejettent en bloc ces explications. Mais quand bien même des experts à leur solde contesteraient voire nierait les théories de M. Gundersen en ce qui concerne la présence d’hydrogène dans l’enceinte de réacteurs, il n’en reste pas moins qu’un doute tenace subsiste sur la provenance de l’onde de choc provoquée par ces « détonations » et nous sommes en droit de nous demander pourquoi l’Agence Internationale de Energie Atomique (AIEA) se refuse à considérer la création d’infrastructures pouvant résister à des ondes de chocs potentiellement dévastatrices dans les designs de bases des centrales en projet aujourd’hui dans le monde entier[10].

En conclusion, le design de base d’une centrale est très certainement l’étape la plus importante du processus de réalisation. Il existe certes des normes internationales mais chaque site est un casse-tête qui demande des ajustements et des innovations pouvant être onéreux, occasionner des retards dans la construction de la centrale ou encore, dans le cas de modernisation et de maintenance, être la source d’un manque à gagner pour l’entreprise exploitante. Ces contretemps sont redoutables pour des entreprises privées qui, soumises aux lois du marché, doivent choisir entre plus de sécurité pour le public ou plus de profit pour leurs actionnaires.

Construire aujourd’hui des centrales nucléaires sur un littoral sans prendre en compte le réchauffement climatique et le rythme croissant des catastrophes naturelles est le défis numéro 1 auxquelles nos sociétés doivent faire face. Les états, emportés par leur logique de libéralisation font mine d’en ignorer les dangers. Aucune centrale nucléaire dans le monde ne peut résister aux fureurs de la nature ; les experts et les institutions internationales en charge de la construction de nos centrales semblent professer le contraire. C’est en soi un problème qui nous engage tous. Mais lorsque l’on demande aux lois du marché d’en être l’ultime arbitre, c’est nous mettre un revolver sur la tempe, et laisser une maigre chance aux générations futures de pouvoir survivre en ce monde.  

 

Les plans d’évacuation des populations seront un échec

Pour construire un discours qui ne soit pas uniquement perçu comme le credo délirant d’un militant anti-nucléaire, je m’en remettrai aux faits. Le rapport des experts qui enquêtèrent sur le site et auprès du personnel de la centrale de Three Miles Island, quelques mois après la catastrophe, est alarmant.

Selon Arnie Gundersen, les procédures et les conditions d’évacuation de la centrale furent tout simplement obviées par les responsables opérant en salle de commande. Le premier jour de la catastrophe, le 28 mars 1979 à 7 heure trente du matin, le directeur de la centrale aurait dû ordonner son évacuation immédiate quand les ingénieurs confirmèrent que le compteur Geiger de l’enceinte du réacteur 2 montrait des niveaux de radiations anormalement élevés. Ceux-ci dépassaient les doses limites mentionnées dans les procédures d’urgence du design de base auxquelles tout le personnel devait répondre dans l’acte en cas de problème. Il se trouve que le personnel en question était insuffisamment préparé pour faire face à ce type d’incidents. La confusion généralisée ajoutée aux hésitations du directeur conduisirent à la fonte du cœur du réacteur 2, accident considéré de niveau 5 sur l’échelle internationale du classement des accidents nucléaires, dite échelle INES (de l’anglais International Nuclear Event scale) qui en compte 7.

Les responsables de la centrale décidèrent non seulement de ne pas faire évacuer les lieux mais ils crurent bon de ne pas contacter les autorités pour leur signaler l’incident et l’explosion d’hydrogène qui venait de se produire à l’intérieur de l’enceinte de contention du réacteur. Ce jour-là, la catastrophe majeure de niveau 7 fut évitée grâce à la solidité de cette enceinte qui ne fut que partiellement endommagée. Mais ce n’est pas tout.

Interrogé plusieurs décennies après les faits, le gouvernement de l’état de Pennsylvanie à l’époque de la catastrophe, M. Dick Thornberg, affirma que, quand bien même il eût été briefé sur l’incident, il n’aurait pas ordonné d’évacuation. M. Thornberg se justifia en alléguant qu’il était beaucoup plus inquiet de la réaction de panique du public que de l’émoi et les dépenses suscités par la perspective d’une évacuation[11]. La vérité est que deux jours après le début de la catastrophe, l’Autorité de Sureté Nucléaire américaine (En anglais, Nuclear Regulatory Commission - NRC) ordonna l’évacuation des femmes et des enfants habitant dans un rayon de 3 kilomètres. Malheureusement, dans ce lapse de temps de 48 heures, rien ne put arrêter l’iode 131 et les gaz nobles générés par la fonte du cœur de s’échapper dans l’atmosphère.

En ce qui concerne la catastrophe de Tchernobyl et les plans d’évacuations proposés dans le design de base de la centrale, les autorités soviétiques ukrainiennes décidèrent de passer outre et d’éviter l’évacuation des villes environnantes, Kiev inclue. Moscou fut informée plus d’une demi-journée après l’accident. Comme le rappelle Arnie Gundersen, le monde apprit la nouvelle de la catastrophe par les Suédois qui, les premiers, détectèrent les radiations sur leur sol. 

On pourra toujours arguer qu’il s’agissait là des Soviets et que de tels agissements seraient impensables dans un pays démocratique. L’argument est certes recevable mais perd de sa force lorsque l’on revient aux déclarations du gouverneur Thornberg ou à l’attitude des autorités japonaises après Fukushima qui, dans un premier temps, n’évacuèrent les populations que sur un rayon de trois kilomètres alors que l’armée américaine recommandait un périmètre de 50 kilomètres à son personnel en service. C’est plus tard que vint l’ordre d’évacuer jusqu’à vingt kilomètres. Les populations résidant dans un rayon de 20 à 30 kilomètres furent, quant à elles, carrément abandonnées à leur sort quand le gouvernement, se voulant rassurant, leur conseilla de « se mettre à l’abri ».[12] Rappelons que Tchernobyl n’avait vu qu’un réacteur fondre alors que sur le site de Fukushima Daiichi trois des quatre réacteurs étaient en fusion !

Les erreurs tragiques, l’incompétence et la revue à la baisse des dangers potentiels ne s’arrêtèrent pas là ; la distribution de pilules d’iode, tellement importantes en cas d’exposition aux radiations, ne fut acceptée par les autorités nipponnes que sept jours après la catastrophe. 7 jours ! On pourrait bien sûr excuser ce retard en invoquant les ravages provoqués par le tsunami mais les pilules en question étaient, pour la plupart, dans les dépôts des villes contaminées ; il s’agissait seulement d’un arrêté administratif qui tardait à venir de plus haut.

En France, la marche à suivre en cas d’incident nucléaire est contenue dans les Plans Particuliers d’Intervention (PPI) mis sous l’autorité des préfectures. Ces plans d’action sont à mettre en œuvre en cas de catastrophe de niveau 5 sur l’échelle INES et sont tenus d’être efficaces pendant 24 heures, jusqu’à ce que les autorités territoriales et nationales prennent le relai. Ils stipulent que les autorités locales doivent créer un rayon d’évacuation de 5 kilomètres autour des centrales. C’est ce que l’on nomme la phase d’urgence[13]. Pour les habitants vivant entre 5 et 10 kilomètres, il leur est expressément demandé de rester à l’abri, chez eux, et de prendre les pastilles d’iodes recommandées par les autorités.

A partir du deuxième jour (Phase post-accidentel), les pouvoirs publics commencent à mettre en œuvre les mesures proposées par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN). Les populations des zones les plus irradiées sont traitées puis évacuées en priorité. Des actions sont mises en œuvre pour décontaminer ou isoler les parties de l’environnement agricole sinistrées et posant un danger pour l’alimentation et le quotidien des populations (eau potable, cheptel, abattoirs, récoltes, etc.) Pour nous faire une idée sur leur ampleur et leur complexité, il faut se tourner vers le Japon et ce qui fut fait autour de Daiichi et dans l’ensemble de la province de Fukushima avec le succès que l’on connaît.

On a beau étudier de plus près l’ensemble de cette littérature, rien n’est vraiment prévu pour un scenario du type Fukushima. La limite temporelle des PPI ne semble pas aller au-delà de la sortie de la phase d’urgence.

« La sortie de la phase d’urgence débute à l’approche de la fin des rejets (ou juste après). Elle prend fin lorsque l’installation est retournée dans un état sûr, c'est-à-dire lorsque tout risque d’un nouveau rejet majeur est écarté[14] ».

Comment pourrait-on donc adapter cette recommandation à la centrale de Fukushima qui, 6 ans après la catastrophe, est encore très loin de « retourner dans un état sûr » ? Les risques de rejets majeurs sont constants voire en augmentation si l’on prend en compte les fuites d’eau radioactives dans l’océan Pacifique ou si l’on reconnait que personne ne sait où se trouvent le corium des trois réacteurs fondus. Que feraient donc les pouvoirs publics si la centrale de Bugey, située à seulement 35 kilomètres de Lyon venait à déclarer un niveau d’urgence 6 ou 7 sur l’échelle d’INES ? Auraient-elles l’aplomb de demander au million et demi d’habitants de la région lyonnaise de rester chez eux, à l’abri ? Qui prendrait alors la décision d’évacuer ce million et demi d’individus et comment cela pourrait-il se faire sans paralyser la France entière ?

Julien Collet, directeur de l'environnement et des situations d'urgence de l’ASN nous rassure : « Les mesures d’urgence –mise à l’abri, ingestion d’iode et évacuation— ne dépassent pas quelques dizaines de kilomètres dans le pire des cas, même sur un accident majeur comme celui de Fukushima. L’évolution dans le temps peut conduire à étendre les mesures au-delà de 10 kilomètres, mais jusqu’à quelques dizaines de kilomètres au maximum.

Dans ce cadre-là, il n’y a pas de ville majeure qui se situe à cette distance-là[15] ».

Un accident majeur comme celui de Fukushima montre justement que des taux de radiation qui vont bien au-delà des doses admissibles furent détectées dans certains quartiers de Tokyo (239 km). Dans le petit village d’Iitate, situé à 40 kilomètres de la centrale de Daiichi, soit 20 kilomètres au-delà de la zone d’évacuation officielle, Greenpeace a mesuré des taux de radiation de 10 microSieverts[16]. Ses experts sont formels : « Des mesures plus approfondies dans la région, tel qu’à Tsushima, un village à l’extérieur de la zone d’évacuation volontaire de 30 km, laisse aussi paraître des niveaux de contamination jusqu’à 47 microSieverts par heure. Ce chiffre contraste avec celui des autorités, qui est établi à 32,7. L’exposition humaine à un tel degré de radioactivité signifie que la dose maximum admissible pour une année est atteinte en 24 heures[17]. »

La zone d’évacuation décidée autour de la centrale de Fukushima Daiichi est deux fois plus grande que celle prévue par les PPI en France.

 

Les nappes phréatiques et les sources en eaux potables ne peuvent échapper à la contamination radiologique

Une catastrophe de catégorie 7 sur l’échelle d’INES est en soi une situation dont la chronologie est au bas mot de 100.000 ans. Au-delà de l’impact à court terme sur les populations lors de la phase d’urgence, le problème est donc à contempler sur le très long terme ; pour nous en faire une idée, les peintures paléolithiques de la grotte Chauvet sont

âgées de 35.000 ans. C’est un fléau qui met en jeu la survie des générations à venir car il menace d’empoisonner indéfiniment l’écosystème dans lequel elles vont devoir vivre et prospérer.

Exception faite de Three mile Island, les radiations relâchées par la fonte des cœurs de Tchernobyl (1 réacteur) et de Fukushima Daiichi (3 réacteurs) se sont propagées dans les nappes phréatiques, les cours d’eau, les fleuves et les lacs des régions sinistrées et au-delà. Le sarcophage de 29.000 tonnes posé sur les ruines de Tchernobyl en novembre 2013 nous rappelle amèrement qu’avec l’atome, les solutions sont éphémères. Les spécialistes nous disent que ce dôme est fait pour durer 100 ans ; même si cela était vrai, que se passera-t-il ensuite ? Et qui peut garantir que la contamination radiologique cessera pendant cette période ?

Les feux de forêts et de broussailles sont communs dans les régions abandonnées autour de Tchernobyl. Sous l’effet du réchauffement climatique, des milliers d’hectares de forêts contaminées sont susceptibles de brûler chaque année. La région de Bryansk fut la plus touchée par ces incendies depuis 2013. Les rayonnements rejetés dans l’atmosphère sont non seulement un grand danger pour les trois millions d’habitants vivant dans la région mais menacent aussi de démultiplier le rayon d’expansion des nuages de radiations qui voyagent dans l’atmosphère.

Lorsque l’on se penche sur Fukushima, le cas est atterrant. En juillet 2016, Ai Kashiwagi, le Monsieur énergie de Greenpeace Japon, lançait un cri d’alarme : « Les niveaux extrêmement élevés de radioactivité que nous avons trouvés le long des systèmes fluviaux souligne l'ampleur et la longévité à la fois de la contamination de l'environnement et des risques pour la santé publique résultant de la catastrophe de Fukushima […] Les échantillons d’eau de rivière ont été pris dans les zones où le gouvernement Abe déclare qu'il n’y a aucun danger pour la population. Mais les résultats montrent qu'il n'y a pas de retour à la normale après cette catastrophe nucléaire[18]. »

Mais c’est qu’ici, le problème est devenu carrément insoluble. A l’intérieur de la carcasse de Tchernobyl, on sait où se trouve le corium du réacteur 2. Bien qu’il ait coulé hors de la ceinture de confinement du réacteur, il a fini par se déposer au fond, sur le socle de la centrale. Mais personne ne sait où sont passés les cœurs fondus des réacteur 1, 2 et 3 de Fukushima. Reposent-ils sur le socle de la centrale ? L’ont-ils percé ? Dans ce cas, ils seraient en contact direct avec le sol et la nature.

Comme le rappelle Arnie Gundersen, il faut se représenter un réacteur comme une cocotte-minute. Si cette cocotte-minute vient à se fissurer, tout le liquide contenu à l’intérieur est expulsé et quand le métal s’est refroidi et qu’on l’arrose copieusement pour éviter que sa température remonte, l’eau entre et sort librement par les brèches. Voilà ce qu’est Fukushima ! Une partie de cette eau s’infiltre dans le sol et/ou se déverse dans le Pacifique ! Et cela n’est pas près de cesser car il faut continuellement jeter des tonnes d’eau dans ces enceintes vides pour qu’elles refroidissent indéfiniment les cœurs fondus introuvables. Cette lente hémorragie de poison, pensait-on, allait se diluer dans le Pacifique mais il n’en est rien. On en voit des traces de plus en plus concentrées jusque sur les côtes Californiennes ! Maintenant, imaginez qu’un tel scenario se déroule sur les rives du Rhône, de la Loire, du Rhin ou du Mississipi ? On en reste bouche bée. Ces conséquences sont largement sous-estimées en France où les pouvoirs publics s’entêtent a considérer qu’une telle catastrophe ne peut arriver.

 

Une catastrophe nucléaire est-elle dangereuse pour les populations ?

Nous touchons-là au point le plus polémique de la problématique du nucléaire civil. Nous pouvons l’énoncer de la façon suivante : le comité scientifique de l’ONU, l’UNSCEAR[19] déclare que la catastrophe de Tchernobyl n’a fait que 50 morts. Les conséquences sanitaires confirmées font aussi état de 4000 cas de cancers de la thyroïde chez des enfants ukrainiens, biélorusses et russes. Pour Greenpeace, le nombre des victimes se situerait quelque part entre 100.000 et 400.000. Mais une étude du Dr. Alexey Yablokov, biologiste et du Dr. Vasily Nesterenko[20], physicien, affirme, dans un ouvrage publié par la New York Academy of Science, que la catastrophe aurait fait pas loin d’un million de victimes.

La grande majorité des études scientifiques sur le sujet montrent, par exemple, qu’il existe peu d’incidence entre l’empoisonnement radiologique provoqué par la catastrophe de Tchernobyl et l’augmentation du nombre des cancers dans les régions sinistrées. Ces résultats sont pleinement acceptés par des organisations internationales telles que l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Comité scientifique des Nations Unies pour l'étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR), précédemment cité, etc. On le comprend, elles sont âprement contestées par des organisations anti nucléaires et pro environnement indépendantes telles que Greenpeace[21], la Criirad[22], Friends of Earth[23], etc.

Alors, qui croire ? Le problème fondamental de la contamination radioactive de basse et de moyenne intensité est qu’elle peut passer inaperçue pendant des décennies. Et quand bien même on identifierait des cancers dans une population ciblée, il est scientifiquement difficile de déterminer leur cause avec exactitude. De surcroit, les études scientifiques à partir desquelles les organismes internationaux se font une opinion (généralement plutôt positive) viennent très souvent d’échantillons de population assez limités.

Ce flou scientifique semble servir les intérêts des pouvoirs publics et de l’industrie nucléaire. En effet, l’espace chronologique de prédilection dans lequel ces acteurs sont censés opérer est le court, voire le très court terme. Dans ces conditions, le risque d’identifier même un petit nombre de victimes est extrêmement bas. Que l’industrie du nucléaire traîne les pieds et refuse d’assumer ses responsabilités passe encore ; on ne demande pas au pyromane de surveiller un coin de forêt. Mais que les pouvoirs publics se rendent coupables de mauvaise volonté et d’obstruction dans la recherche de la vérité semble moins évident. Pourtant, les raisons ne manquent pas. L’opinion publique connaît aujourd’hui l’existence de la porte tournante qui existe entre le monde de la politique et celui du lobbying. On ne s’étonne plus de voir un ancien ministre, un ex chef d’état, passer des fauteuils de l’Exécutif à ceux des conseils d’administrations de puissantes multinationales. Ces conflits d’intérêts ne semblent pas choquer outre mesure ces personnages mais ils éveillent cependant dans la société des soupçons justifiés sur la qualité réelle du jeu démocratique qui se joue en Occident. D’autres forces sont aussi à l’œuvre lorsque l’industrie du nucléaire se voit accusée de négligence ou d’homicide. Arnie Gundersen nous rappelle comment les compagnies d’assurance de la centrale nucléaire de Three mile Island, apaisèrent le désespoir des victimes en leur offrant un pont d’or d’environ 100 millions de dollars. Ce contrat les obligeait cependant à garder le plus grand silence sur l’accident. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est si difficile de trouver encore aujourd’hui des données épidémiologiques abondantes sur cette population sinistrée[24]. D’ailleurs, qui parle encore de Three Mile Island aujourd’hui…

Gundersen va encore plus loin. L’Autorité de Sûreté Nucléaire américaine (En anglais, Nuclear Regulatory Commission) est formée d’une commission de cinq membres. Elle a pour but de définir les politiques générales de sûreté nucléaire sur l’ensemble du territoire. Les cinq membres de la commission sont nommés par le congrès américain et le président appartient toujours au parti politique en place à la maison blanche. Jusque-là, rien d’anormal ou presque. Tout se complique lorsque l’on découvre que pour être éligible à ce poste, il faut que l’Institut de l’Energie Nucléaire (En anglais, Nuclear Energy Institute), le groupe en charge du lobbying pour l’industrie nucléaire, ait accepté la candidature des cinq intéressés. Autrement dit, vous ne pouvez devenir membre de la commission de l’Autorité de Sûreté Nucléaire américaine que si l’industrie nucléaire vous y autorise… Ces dix dernières années, le lobby du nucléaire américain a dépensé 670 millions de dollars. Inverser le processus, conclut Gundersen avec ironie, ne pourrait se faire qu’en investissant les mêmes sommes auprès du congrès américain…

 

Les risques et les moyens mis en œuvre pour lutter contre une catastrophe éventuelle sont grossièrement sous-estimés

Lorsque l’on compare les plans d’urgences proposés par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) française aux évènements qui se déroulèrent dans la province de Fukushima depuis 2011, les bras nous en tombent. Dans tous les cas de figures, l’ensemble de ces plans ont été dépassés. L’ASN nous assure qu’un tel accident est purement impensable en France et que se laisser même tenter par l’idée est tout bonnement irresponsable. Les raisons invoquées nous renvoient invariablement… aux plans de sûreté mis en place par les pouvoirs publics et l’industrie nucléaire française. Nous tournons en rond.

Il faut dire que les enjeux sont colossaux. La France est le seul pays au monde à dépendre à 75% de l’atome. L’année prochaine, en 2017, 80% de ses 58 réacteurs auront dépassés la limite d’âge de 30 ans d’activité. Face à ces échéances, les pouvoirs publics restent dans le flou. En 2012, le candidat Hollande alors en pleine campagne électorale promit de passer à 50%. Quatre ans plus tard, les détails fournis par le président peinent à nous convaincre. On a vanté les prouesses de l’EPR de Flamanville (1650 MW) et les bienfaits de la fermeture de la centrale de Fessenheim en 2017 (1800 MW). Mais les chiffres ne cadrent pas. Selon Greenpeace, il faudrait fermer entre 24 et 35 réacteurs pour que la France tombe à un niveau de 50% de dépendance[25]. Et personne n’ose encore parler du coût de ces arrêts. Où va-t-on prendre l’argent pour démonter et stocker l’armature des bâtiments, décontaminer les sites, etc. ? La France a toujours plus besoin d’énergie et rien dans les faits n’indique qu’elle puisse s’émanciper du nucléaire. Nous sommes dans l’impasse.

Nous l’avons vu dans cette enquête, les pouvoirs publics et l’industrie du nucléaire peinent, voire refusent « d’imaginer l’inimaginable » et d’évaluer le réel niveau de risque de nos centrales. Comment penser la sûreté nucléaire d’une nation après Fukushima ? Est-il acceptable de s’en remettre à des directives qui ne prennent pas en compte ce que nous avons appris de cette catastrophe ?

Les choses changent doucement et Mme. Delphine Batho, ministre de l’environnement et de l’énergie de juin 2012 à juillet 2013 fut la première à briser le tabou quand elle déclara :

« La leçon essentielle, c’est qu’en matière d’accident nucléaire grave la doctrine probabiliste qui a largement prévalu à la conception initiale des réacteurs n’est plus acceptable par la société, au regard de l’ampleur des conséquences pour les populations et les territoires. De facto, elle consistait à faire l’impasse sur des risques à très faible probabilité. Or, même très improbable, un accident grave est possible. Même si elle est plus chère, l’approche déterministe aujourd’hui dominante en Europe et en France doit prévaloir[26] ».

Pour vous donner une idée du passage brutal que nous suppose l’abandon d’une doctrine probabiliste pour l’adoption d’une approche déterministe, il suffit de comparer les chiffres suivants. L’Autorité de régulation Nucléaire affirme que la probabilité d’un accident d’intensité 7 sur l’échelle d’INES est de 1 sur 1 million. Sur la planète aujourd’hui nous avons 400 réacteurs. 1 million divisé par 4000 nous donne le chiffre d’une catastrophe tous les 2500 ans. Voilà pour l’approche probabiliste. La doctrine déterministe nous dit qu’entre le désastre de Three Mile Island et celle de Fukushima, nous avons eu à déplorer une fonte de réacteur par décade. Selon toute logique nous sommes plus enclin à nous attendre à une catastrophe aux alentours de 2021 qu’en 4560 Apr. J.C.

Pourtant, dans les faits, rien ne changent vraiment. Comme le fait remarquer le rapport de Greenpeace, les stress-tests effectués ces dernières années sur les centrales ne prenaient toujours pas en compte les risques extérieurs comme la chute d’avion gros porteur pourtant au goût du jour depuis le 11 septembre 2001.

Les premiers signes de vieillissement des réacteurs apparaissent en moyenne après 20 ans de fonctionnement. Les enceintes de confinement ; pour faire simple, la cocotte-minute évoquée plus haut, ne peuvent pas être remplacées. Ce sont pourtant les parties du réacteur soumises aux plus fortes doses d’irradiation. Au-delà de trente ans, l’acier de l’armature devient plus dur et plus fragile, ce qui augmente le risque de fissure ou pire, de rupture brutale.[27]

Les plans d’évacuation des populations sont eux aussi insuffisants. La centrale de Blayais est située à 45 km de Bordeaux et, tout comme Fukushima, possède 4 réacteurs, Bugey (4 réacteurs), nous l’avons vu, est à 30 km de Lyon et de son agglomération de 1,2 millions d’habitants. Fessenheim est à 30 km de Colmar et Mulhouse et à 76km de Strasbourg. Gravelines avec 6 réacteurs est à 30 km de la Belgique ! 15 km de Dunkerque et 20 km de Calais ! Tricastin (4 réacteurs) est à 26 km de Montélimar, et à 45km d’Avignon.

Entre 1986 et 2000, 350.000 personnes furent évacuées de la région de Tchernobyl. Après seulement 5 ans, 160.000 furent évacuées de Fukushima. L’histoire de l’ère nucléaire, commencée, de triste mémoire, le 6 août 1945 à Hiroshima est une histoire qui ne se mesure qu’en matière de coûts. Coûts humains, coûts environnementaux, coûts de retraitement et stockage des déchets et depuis peu, coûts financiers, puisque les installations nucléaires modernes réclament de plus en plus d’investissements. Ces déplacements de masse post accident ont été systématiquement sous-évalués par les autorités françaises. Dunkerque à elle seule compte plus de 90.000 habitants ; Calais 72.500. Que se passerait-il si Gravelines venait à perdre ne serait-ce qu’un seul de ses réacteurs ? Tous les habitants de Dunkerque et de Calais devraient être évacués sur le champ sans qu’ils ne puissent jamais y remettre les pieds. Et ce dans un laps de temps très court ; pas sur cinq ans comme à Fukushima. Comment calculer alors le coût d’un tel cauchemar ? Comment est-il possible que l’on ait autorisé l’installation de telles centrales à seulement quelques kilomètres de grandes agglomérations ? La réponse est, je le crains, d’une simplicité qui glace le sang : puisque l’approche probabiliste (une catastrophe tous les 2500 ans) a conduit les autorités à sous-estimer les cas de fonte de réacteur, celles-ci ont tout naturellement sous-estimé les conséquences d’une catastrophe qu’ils jugeaient « impossible ».

 

Les « Titanic » du XXIe siècle

Le simple fait qu’en France on ait laissé des centrales nucléaires produire bien au-delà de leur date limite de longévité est en soi extrêmement préoccupant. Cela signifie notamment que le changement de paradigme annoncé par l’ex ministre de l’environnement de M. Hollande, Mme Delphine Batho, n’était qu’une fable.

Nous continuons à juger que notre parc nucléaire est un des plus sûr du monde. C’était aussi ce que disaient les Japonais avant Fukushima. Du jour au lendemain, cette grande nation fut engloutie dans une spirale de dépenses astronomiques qui, depuis, la mette à genou financièrement et culturellement. Les plus pessimistes disent qu’elle ne s’en remettra pas. Si la France devait souffrir un tel martyr, elle prendrait le même chemin et derrière elle toute l’Europe.

 

 

[2] Visiter son site http://www.fairewinds.org/

[3] En anglais « Maximun credible accident » ou aussi « the design base accident »

[4] Il existe une seconde centrale dans la province de Fukushima. Celle-ci s’appelle Fukushima Daini et fut épargnée par le tsunami. Elle se situe à 12 kilomètres au sud de Fukushima Daiichi la sinistrée.

[5] Lire l’article de Gilles Balbastre « Sécurité nucléaire, les risques de la dérégulation ». Monde Diplomatique Avril 2011. http://www.monde-diplomatique.fr/2011/04/BALBASTRE/20357

[6] Idem

[7] Idem

[8] Vous trouverez la conférence et sa transcription en anglais à cette adresse, sur le site de Fairewinds (5 :25) http://www.fairewinds.org/nuclear-energy-education//expect-the-unexpected-arnie-gundersen-at-calpoly

[9] Idem

[10] Pour une information en images, visionnez la conférence à partir de 11:37 dont le lien est en note 8.

[11] Propos rapportés par M. Gundersen lors de sa présentation (17 : 47) dont le lien est cité en note 8.

[12] Lire l’article de Grégoire Fleurot : « La France n’est pas préparée au pire scenario nucléaire » publié sur Slate.fr le 01/12/11

[14] Idem

[15] Idem

[19] The United Nation Scientific Committee on the Effects of Atom Radiations http://www.unscear.org/

[20] L’ouvrage s’intitule : Chernobyl : Consequences of the Catastrophe for People and the Environment.

[22] Consulter leur site web http://www.criirad.org/

[23] Consulter leur site web https://www.foe.co.uk/

[24] Propos rapportés par M. Gundersen lors de sa présentation (27:17) dont le lien est cité en note 8.

[25] Rapport de Greenpeace sur la sûreté nucléaire en France http://www.greenpeace.org/france/pagefiles/266521/etude_greenpeace_5centrales.pdf

[26] Idem.

[27] Idem.


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76 réactions à cet article    


  • Daniel Roux Daniel Roux 10 septembre 09:49

    Un article technique qui démontre une fois de plus que des hommes ont construit un volcan sous nos pieds.

    La question n’est pas de savoir si l’accident nucléaire va arriver mais quand.

    Tout homme sain d’esprit comprend que le nucléaire est un risque insupportable tant l’ampleur de la catastrophe « possible » est catastrophique.

    Imaginez notre pays avec 25 ou 50% du territoire irradié. Est-ce tolérable ?

    Nous devons mettre fin, le plus rapidement possible, à cette folie.


    • Daniel Roux Daniel Roux 10 septembre 09:51

      Oups !

      « tant l’ampleur de la catastrophe « possible » est catastrophique »

      Cela fait beaucoup de catastrophes. Vous aurez compris que le pire, s’il n’est pas certain, est possible.


    • Philippe Nadouce Philippe Nadouce 10 septembre 13:13

      @Daniel Roux Oups ! en effet. Je vais veiller à corriger l’erreur. Merci.


    • Daniel Roux Daniel Roux 10 septembre 14:57

      @Philippe Nadouce

      Ne cherchez pas.

      L’erreur est dans mon commentaire, pas dans votre article.


    • Ruut Ruut 7 novembre 15:29

      @Daniel Roux
      Pire u8n volcan une fois la lave refroidie n’est plus dangereux, la radioactivité elle elle continue a tuer pendant 2,5 milliards d’années au moins.


    • fred.foyn fred.foyn 10 septembre 10:37

      Elle ne se prépare pas...Quand sa pète, il est trop tard pour avoir des regrets sur l’incompétence des politiciens en charge de ce dossier sensible...Ils feront des rassemblements avec de beaux discours du genre....plus jamais ça...et iront se cacher loin des nuages de la mort...avec leurs comptes en banques cachés dans des paradis.. !


      • Daniel Roux Daniel Roux 10 septembre 12:13

        @fred.foyn

        Votre commentaire de bon sens devrait être encadré dans tous les lieux de décisions et à côté des plaques commémoratives.

        « A nos morts ! »


      • fred.foyn fred.foyn 10 septembre 12:34

        @Daniel Roux...Les morts ne servent à rien..faut s’occuper des gens de leur vivant... !


      • Daniel Roux Daniel Roux 10 septembre 12:48

        @fred.foyn

        Je n’évoque pas seulement les morts dans mon commentaire.

        Je ne partage pas votre opinion : Les morts peuvent nous apprendre beaucoup de choses et notamment, que la vie est trop courte et trop précieuse pour être gâchée. 


      • fred.foyn fred.foyn 10 septembre 13:19

        @Daniel Roux...Les morts, c’est le passé...moi, je regarde vers l’avenir.. !


      • Croa Croa 11 septembre 23:06

        À fred.foyn,
        Quand ça pétera ils trouveront des raisons pour expliquer l’impensable, minimiseront les dommages et se poseront en sauveur de la population...
        NORMAL puisqu’il se trouvera encore des beaufs pour croire à ces discourts !


      • joletaxi 10 septembre 11:09

        c’est quoi ce bordel ?

        une fois pour toutes, la charia antinuc, c’est réservé au Mage cataclysmique

        toute cette logorrhée pour dire que vous êtes antinuc,

        sinon, belle arrière saison non ?


        • Jean Pierre 10 septembre 16:25

          @joletaxi
          « Bordel », « charia », « mage », « logorrhée ». Une attaque en règle de l’auteur. Mais un vide sidéral en matière d’argument de fond. Mais belle arrière saison par ailleurs.


        • jef88 jef88 10 septembre 12:07

          Attention !
          Quand un tsunami atteindra la centrale de Fessenheim, Ce sera TRÈS GRAVE ! ! ! !
          D’autre part, le terme design est plutôt utilisé en décoration .......Pas très technique tout cela !


          • Philippe Nadouce Philippe Nadouce 10 septembre 13:05

            @jef88 Merci pour le commentaire. Le mot design est un anglicisme mais il est dans le dictionnaire de l’Académie et peut s’utiliser en français dans un vaste champ semantique (pas seulement dans la décoration.) Mais je dois vous avouer qu’ici j’ai fait une traduction litterale du terme anglais « basic desgin ».


          • sarcastelle 10 septembre 14:20

            @jef88

            .
            Quand un tsunami atteindra le centrale de Fessenheim, ce sera TRES GRAVE !!!!
            .
            C’est évident. Quand Fessenheim sera submergé, 100 millions d’Allemands, Benéluxiens, « Hauts-de-Français » et Alsaciens seront déjà noyés. 

          • Jean Pierre 10 septembre 16:37

            @jef88
            Sarkozy avait fait dans la vanne très grasse à propos du risque de Tsunami à Fesseinheim. Ouarf, ce qu’il est drôle ! Il était en campagne (ça c’est permanent) et il fallait taper sur Hollande et flatter le personnel de cette centrale. 

            Sauf que voilà... Il se trouve que la centrale de Fessenheim est en contrebas d’un important canal de navigation. Les récentes crues dans le centre de la France ont montré la fragilité des digues de ce genre de canal en cas d’incident météorologique sérieux et plusieurs de ces digues ont cédé ce printemps. Ce qui fait qu’une rupture de digue, tout à fait possible, pourrait conduire à l’envahissement en eau de la centrale de Fesseinheim. Là, on rigole déjà moins.

          • jef88 jef88 11 septembre 12:41

            @Jean Pierre
            Une bricole(?) à ne pas oublier ...
            Il faut de l’eau, beaucoup d’eau, pour refroidir une centrale et le canal est bien placé.
            d’autre part il contient l’eau du Rhin . le seul vrai risque c’est que ses berges effondrent juste en face de la centrale. sinon l’eau retrouvera son cours naturel !


          • baldis30 10 septembre 12:23

            bonjour,


            article omettant de dire par exemple qu’il a été écrit avec 80 % d’électrons « sales » provenant du nucléaire...... Quand il faudra économiser ......
            Omettant en outre de dire que les éoliennes isolées du contexte nucléaire, ou du pire contexte charbonnier ou pétrolier ... ben ça fonctionne pas pour deux raisons principales :
            a) elles sont asynchrones 
            b) elles ont besoin d’une Pcc qui ne peut être fourni que par renforcement du réseau alimenté par le nucléaire



            • Philippe Nadouce Philippe Nadouce 10 septembre 13:11

              @baldis30

              Bonjour. Oui. L’argument classique est de me faire dit ce que je n’ai pas dit. Ai-je déclaré qu’il fallait abandonner tout de suite le nucléaire ? Je suis de ceux qui pensent que cela doit se faire sur une quinzaine d’années.
              Le thème de l’article est tout autre. Il veut sensibiliser les lecteurs au fait que les pouvoirs publics jouent à l’apprenti sorcier et que le syndrome « Titanic » (la technologie peut vaincre la nature) est fallacieux.
              Face à cette folie du gain, les citoyens doivent s’organiser et créer des contre-pouvoirs qui vont bien au-delà de la querelle politicardes gauche-droite-verts.


            • joletaxi 10 septembre 14:28

              @Philippe Nadouce

              15 ans ?
              vous voulez que l’on risque la catastrophe inéluctable pendant encore 15 ans ?
              pensez aux enfants bon sang

              si toute votre longue, très longue argumentation( là je suis gentil hein)a un quelconque début de réalité il faut fermer tout de suite... comme les allemands
              comment ça cela risque toujours de cramer en Allemagne ?
              pourtant , ils avaient l’air décidés non ?


            • christophe nicolas christophe nicolas 13 septembre 13:53

              @joletaxi

              Vos arguments sont ceux d’un preneur d’otage qui tue le débat par la raison. Une centrale nucléaire a déjà fusionné en France, il y a déjà eu des incidents et accidents graves, récemment en Suède. Bien sur qu’un accident peut se produire en France et encore plus surement avec les nouvelles conceptions des surgénérateurs car pour utiliser les déchets, on augmente la densité d’énergie du cœur et tout devient plus critique pour diverses raisons.



            • alinea alinea 10 septembre 13:20

              Le grand de Gaulle, on lui doit tout ; ça, c’est pour la genèse.
              Les cocos disent qu’il faut que ces centrales soient re-nationalisées, surveillées comme le lait sur le feu et aux mains des meilleurs cerveaux, des plus belles consciences avec les meilleurs moyens.
              Les décroissants disent qu’il faut éviter les quarante pour cent de gaspillage, puis quarante pour cent d’économies, pensant que l’huile de coude pour se laver les dents, c’est très bien.
              Les écolos pensent que le vent et le soleil pourvoiront à nos besoins.
              Je pense que pour commencer, un mix de la totalité de ces trois propositions, ce serait déjà bien.


              • joletaxi 10 septembre 14:18

                @alinea

                faut dire qu’avant la frénésie « verte » on avait un système qui fonctionnait très bien, le kwh était pas cher, et personne n’imaginait qu’il fallait dépenser des sommes rondelettes pour que les « light stay on »

                pas à dire, dans tous les domaines, on a tout à gagner à écouter les prédicateurs verts


              • alinea alinea 10 septembre 14:25

                @joletaxi
                Oui ! on avait un nucléaire tout neuf, avec une flopée d’ingénieurs compétents, dynamiques et passionnés, le tout sous la « surveillance » d’un état fier et conscient.
                Puis le monde a changé, pas pour tous apparemment !


              • joletaxi 10 septembre 14:37

                @alinea

                n’importe nawak comme d’hab

                je lis ici que les ingénieurs qui ont conçu ces marmites infernales étaient des parfaits idiots, inconscients,du moins sous la plume du Mage, les citoyens militants antinuc de l’époque auraient-ils été manipulés ?
                un état fier... qui a épuisé tous les soussous des citoyens pour avoir des bombinettes,des fusées sur le plateau d’Albion, de jolis sous marins , des navions, qui a même réussi à couler le bateau de greenpisse de façon rocambolesque tout ça pour faire la nique à l’oncle Sam
                toute cette ferraille n’a servi à rien, car seuls les ricains étaient capables de faire réfléchir les cocos.
                C’était le bon temps, tous les pauv types morts en Indochine, en Afrique du Nord pour rien remercient cette gouvernance


              • alinea alinea 10 septembre 14:59

                @joletaxi
                Vous sortez du cadre ! et d’ailleurs, à cette époque déjà, j’étais anti-nuc !!


              • Sozenz 10 septembre 17:35

                @alinea
                d’un état fier et conscient.

                d un état quoi ?
                il ne faut pas l être pour mettre du nucléaire en place ...


              • alinea alinea 10 septembre 18:34

                @Sozenz
                Quand les ingénieurs de la France Libre sont rentrés des USA en France rejoindre De Gaulle, ils avaient dans leurs valises moult renseignements secrets, volés dans les centrales américaines ; il fallait que la France fut autonome et à la hauteur ! Ce fut la mission que se donna De Gaulle. Bien sûr que si qu’ils étaient fiers, toute la France Libre au gouvernement et dans les postes d’ingénieurs les plus prestigieux ! Si fiers qu’il a été « bien vendu » à la population, le nucléaire, militaire, et civil.
                À la fin des années soixante et début soixante-dix, il n’y avait pas une maison construite sans son chauffage électrique ! EDF inventa des « prix » : compteurs bleus, heures creuses,etc.


              • mmbbb 11 septembre 13:05

                @alinea Non les centrales francaise ont ete construite sous licence westinghouse Les documents n ont pas ete voles Il faut être précis . Les americains n auraient jamais tolere ceci La France pionniere dans la recherche nucleaire ( Becquerel , Joliot Curie ..) a pendant la guerre perdu son avance . Les ecolos sont de droles de rigolos lorsque des éolienne devraient être installés dans le Larzac et le centre de la France , Bové n’en veut pas. Dans ce media Fergus s’insurge des eoliennes dans la baie de Brieuc Les allememands ont rallumé les centrales thermiques et celle ci fournit 43 % de l’electricité de ce pays. Bemol ce sont des centrales de lignites qui polluent et dont les excaveuses avalent jour et nuit des champs en avançant inéluctablement et rasant des villages centenaires . Quand ce pays a besoin d electricte la france lui en vend mais du nucleaire Mais la l’ecolo francais est mutin puisque ce pays est presente comme un modèle . Un barrage est aussi dangereux il peut ceder comme celui de Frejus En Egypte le barrage Nasser qui retient les limons ne fertilise plus les berges du Nil et le Deltat de ce fleuve a son ecosyteme transformé Le Bresil veut construire un Mega Barrage meme problématique En France les ecolos s ’oppose a la construction d’un barrage de Loire Le problème n’est pas aussi simple et les ecolos ont souvent des solutions pire que le mal le plan panneaux solaire dont in fine, les consommateurs ont paye la facture ; les bio carburants qui désormaient ont disparu du langage etc etc


              • Sozenz 11 septembre 18:21

                @alinea
                faut arrêter avec la fierté et tout ce bordel à deux balles quand il s agit de la responsabilité de la Vie .....
                 Tous ces chercheurs et tous ces élites qui pour une gloire éphémère , se gaussent de trouvailles mettent en péril la vie de la terre entière.
                L’humain n ’ a pas la conscience assez grande pour s’arrêter à la juste compréhension de la matière , il pousse son délire de puissance et son, égo jusqu’ à Utiliser ce qu il devrait parfois enfouir dans la cave des plus grands secrets .
                Il lui faut briller durant un temps très court . les scientifiques n ont toujours voulu voir que leur passion et les glorioles que pouvaient apporter les nouvelles connaissances, sans jamais regarder que derrière eux se trouvait des hommes cupides et destructeurs
                Je n y vois que de l in-con-science.

                Le monde est un mauvais génie pour la science, la science est le mauvais génie pour le monde.

                Proverbe Indien


                Toute découverte de la science pure est subversive en puissance ; toute science doit parfois être traitée comme un ennemi possible.
                Le meilleur des mondes (1932)

              • joletaxi 11 septembre 18:42

                @Sozenz

                ça, le jour où un humain s’est saisi d’un silex, tout a commencé à foirer.D’ailleurs, certains savants (des collègues à Gugusnarson peut—être ?) situent le début du changement climatique au moment où de cueilleur l’humain est devenu chasseur

                quelle belle arrière saison, j’y prends gout moi au chaos climatique


              • Et hop ! Et hop ! 12 septembre 12:45

                @alinea : 


                On avait surtout une organisation qui était entièrement publique, contrôlée et financée par l’État : EdF, Framatome, CNRS, CEA, Alshtom, Ministères, Armée, etc..

                Seul l’Etat peut avoir des projets à long et très long terme, et prendre en compte l’intérêt public.

                EdF 
                - avait un niveau de développement technique parmi les plus haut du monde, y compris en ayant eu l’initiative des premiers développement d’énergies renouvelables (barrages hydro-électriques, usine marée-motrice, four solaire d’Odeilho, etc.... hydroliennes)
                - elle mettait en place de nombreux programmes d’intérêt général (labels haute performance énergétique, réduction de la consommation des communes, intégration des lignes et des équipements dans les villes historiques, programmes sociaux,..), 
                - elle avait un personnel très bien payé et formé, 
                - elle livrait aux usager l’électricité la moins cher d’Europe et elle rapportait de l’argent à l’Etat.

                Son seul défaut est qu’elle ne rapportait rien aux actionnaires de la bourse et aux spéculateurs internationaux, ni aux prêteurs d’argent puisqu’elle se finançait ses investissements par des emprunts d’Etat obligataires, entièrement souscrits par des Français .

                Des entreprises privées ne peuvent pas avoir de projets rentabilisés à long terme, à 30 ans, à 90 ans, elles cherchent à optimiser leurs profits distribués en bourse, en augmentant leurs prix et en diminuant leurs dépenses non profitables.

                La privatisation du secteur énergétique a détourné les investissements d’EdF vers des conquêtes de marché mondiaux du type de celles faites par Jean-Marie Messier, elle a rendu le programme nucléaire dangereux et ruineux.

                Ca n’a rien à voir avec le Japon, il n’y a en France ni volcans en activité, ni activité sismique violente, ni tsunamis.

              • alinea alinea 12 septembre 12:51

                @Et hop !
                Oui, je sais bien, et les pro nuc qui viennent sur ce site en sont restés là ! Seulement quand on veut changer tout en rentabilité, les choses se gâtent ! Nous ne risquons donc plus que l’erreur humaine qui est inversement proportionnelle à la compétence, la responsabilité et les bonnes conditions de travail.


              • alinea alinea 12 septembre 12:55

                @mmbbb
                Et bien ce n’est pas ce que j’ai appris en lisant des documents sur La France Libre !
                Les Américains ne tolèreraient pas, bien sûr que non, mais cela s’est fait sans leur demander leur avis.
                Je n’ai pas dit non plus qu’à l’époque les Français étaient des béotiens en matière d’atome, mais il leur manquait sans doute quelques petites précisions que les Américains possédaient !


              • JMBerniolles 13 septembre 13:19
                @alinea

                Je suis un peu désolé de cette version un peu haineuse et totalement à côté de la plaque de l’histoire de notre nucléaire et du CNR finalement qui a apporté indépendance et une certaine (la répartition des richesses peut être mise en cause effectivement) prospérité à notre pays.

                La France a été à la pointe des découvertes dans le domaine du nucléaire, mais aussi de la Physique jusqu’à la guerre de 40. De Broglie (qui était au niveau d’Einstein, donc un des seuls à comprendre ses théories à l’époque), Langevin, Les Curies, ...  après guerre, il y a eu ce programme de reconstruction de notre pays sur la base de nos capacités, notamment scientifiques.

                Il y a eu la mise en place de grands organismes de recherche, comme le CEA (le nucléaire civil et militaire, la physique nucléaire, l’Astrophysique, la Biologie, la microélectronique...), l’Onera, le CNRS, des Labos comme celui de l’école Polytechnique et des instituts...

                Il est évident que la science française a bénéficié de travaux scientifiques américains, mais aussi soviétiques, mais pour tirer profit de ces avancées il faut avoir soi-même un haut niveau.
                J’ai personnellement vu le résultat de tout le travail qui a été réalisé pour la mise au point des réacteurs nucléaires graphite-gaz, la bombe atomique (domaine où je n’ai pas voulu travailler), croyez moi les chercheurs et ingénieurs français étaient à la pointe mondiale à cette époque...

                Comme vous le savez les américains ne portaient pas de Gaulle dans leur cœur (la CIA a organisé par proxys, plusieurs attentats contre lui). Les américains ont aussi bénéficié de nos capacité en matière de recherche et développement. Ce n’est pas un hasard si IBM, Hewlett-Packard.. avaient en France des centres importants de recherche et de conception ...

                Il est dommage que vous vous placiez dans cette ligne de démolition de notre pays (industrie, enseignement, pensée même ..) et de ses capacités, par tous nos gouvernants. Avec un rôle spécifique de pointe pour ce qui se réclame de la Gauche comme le décrit très bien J-C Michéa.




              • joletaxi 10 septembre 14:15

                ce matin, sur ma petite plage radioactive, je me suis baigné.
                J’ai vu 2 poissons, des rescapés, car il n’y a plus de poissons en méditerranée dixit certains( ilse dit que tous les matins, le syndicat d’initiative lache quelques poissons pour amuser les touristes ?)
                et je me demandais:le burkini peut-il être une protection efficace,d’autant qu’avec tous ces perturbateurs endocriniens, quand je suis sorti de l’eau, je me suis senti « autre » ?
                allo patron, on est mal hein.....


                • mmbbb 11 septembre 13:23

                  @joletaxi j ’ai plonge l’annee derniere a Collioure les poissons etaient en bancs epars, si vous allez a Port Cros reserve naturelle, et dont la peche est strictement interdite, la ce sont des bancs de poissons qui sont offert a votre vue Et meme vous pouvez être nez nez avec un Merou A Collioure la peche a l ’anchois est desormais reglementée, pourtant ce poisson apporta prosperité a cette ville Donc vos commentaires sont denues de sens et tres con comme son auteur.Rien ne vous empeche d’aller en vacances avec votre famille a Tchernobyl et de bouffer des champignons en omellette, joignez l’acte a la parole. J’habite pres de Lyon il est interdit par arrête municipal de consommer le poisson en cause les PCB tu es quand meme tres tres con tu n’a pas besoin d’ être irradié ta connerie suffit amplement


                • mmbbb 11 septembre 13:42

                  @joletaxi « le poisson du Rhone et aussi de la Saone » Precisions au commentaire http://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/pollutions/pollution_PCB/pcb-arretes-interdiction.php&nbsp ;


                • joletaxi 11 septembre 18:37

                  @mmbbb

                  vous devriez arrêter de fumer ces saloperies,quoique à la lecture de votre commentaire, je m’interroge:il se pourrait que ce soit de naissance ?
                  vous avez droit de toute façon à toute ma compassion

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