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Accueil du site > Actualités > Environnement > Conservation de l’ours des Pyrénées : le retour des réserves (...)

Conservation de l’ours des Pyrénées : le retour des réserves Lalonde

La mort de Palouma constitue une tragédie supplémentaire dans le dossier de l’ours des Pyrénées. Avant même que tout élément ne soit communiqué, le ministère de l’Ecologie écartait toute autre hypothèse que la mort accidentelle. Or, sans vouloir paraître paranoïaque, plusieurs éléments troublants nous poussent à nous interroger sur les circonstances de la mort de cette ourse, notamment le refus catégorique de certains bergers et éleveurs d’accepter les réintroductions, et les battues d’effarouchement menées par ces mêmes individus pendant les semaines qui ont précédé la chute de Palouma. D’autre part, il faut rappeler que les ours tués au cours des dernières années, ont été abattus lors de chasses organisées sur les territoires des plantigrades : Claude en 1994, Melba en 1997, Cannelle en 2004, sans compter le pauvre Papillon, dont la dépouille portait la trace de plombs...

Il est donc établi que la pratique de la chasse dans les zones à ours est particulièrement néfaste pour l’animal.

En conséquence, nous pensons que la création de réserves, incluant les territoires vitaux des ours, dans lesquelles les chasses seraient prohibées, constituerait le moyen le plus efficace pour permettre à une population d’ours d’atteindre les effectifs nécessaires à sa survie à long terme. Ces réserves ont déjà été instituées dans le passé, par le ministre en fonction en 1990, Brice Lalonde.
A l’époque, les négociations n’avaient pas permis de s’entendre sur une zone de 80 000 hectares sur laquelle la chasse aurait été soumise à un certain nombre de restrictions.
En conséquence, une autre proposition fut soumise aux élus et aux chasseurs qui la refusèrent également : il s’agissait de créer une réserve de 6500 ha englobant les zones vitales, où la chasse était interdite, et une zone de 6000 ha où la chasse était réglementée. Cela constituait pourtant une concession très importante offerte par l’Etat aux chasseurs, mais apparemment cela n’était pas suffisant... Ces réserves ont donc été un échec, puisque personne ne les a respectées et qu’elles furent abrogées par Michel Barnier en 1993. Entre-temps, le Conseil de l’Europe décidait de ne pas renouveler son diplôme au Parc national des Pyrénées, incapable de prendre les mesures nécessaires à la sauvegarde des derniers plantigrades, mais ceci est une autre histoire...

En l’état actuel du dossier, nous pensons que la survie de la population d’ours des Pyrénées ne peut être garantie sans la préservation intégrale de son habitat.
Les expériences de plusieurs pays nous montrent qu’un programme de renforcement de l’ours ne peut-être efficace sans une protection de son habitat par des mesures concrètes.
Le programme de conservation de nos ours dure maintenant depuis plus de dix ans. La population ne cesse de diminuer malgré les réintroductions, d’une part parce que le dialogue est quasiment impossible avec les opposants les plus irréductibles de l’ours, d’autre part parce que certains groupes, dont les chasseurs, n’entendent pas renoncer à leurs « privilèges » pour donner sa chance à l’animal.

Ces réserves biologiques doivent protéger l’ours contre la chasse certes, mais aussi contre les aménagements touristiques et forestiers.

L’une des missions du gouvernement français est de protéger notre patrimoine naturel et de sauvegarder la biodiversité. Il appartient donc à l’Etat de prendre toutes dispositions pour garantir un futur viable à l’ours pyrénéen, et notamment d’interdire ou de réglementer très sévèrement les activités pouvant nuire à ces animaux.
Combien de temps devrons-nous attendre pour voir enfin les éleveurs et bergers récalcitrants accepter les mesures de prévention et de protection préconisées par les associations et spécialistes de la question ?
Combien de temps devrons-nous attendre pour que les chasseurs daignent enfin respecter les zones à ours et éviter toute battue dans ces secteurs, comme il leur a été maintes fois demandé ? Le temps de voir s’éteindre le dernier ours ? L’animal devra-t-il subir le même sort que le bouquetin des Pyrénées ?

Depuis l’échec des réserves Lalonde, le dossier a tout de même connu quelques évolutions positives, avec les premières réintroductions en 1996/1997. Il serait donc souhaitable de mettre en place des mesures complémentaires à ces réintroductions, à savoir la protection intégrale des zones vitales. Comme nous l’évoquions au début de notre article, il nous semble donc logique d’interdire une chasse lorsqu’elle est susceptible de mettre en danger la population d’ours (seules les battues administratives bien encadrées et réglementées pourraient être autorisées pour réguler les grands mammifères).

La réglementation des activités humaines dans ces zones strictement protégées ne doit pas s’appliquer seulement aux chasseurs. Nos voisins italiens ont pour cela divisé le Parc national des Abruzzes en quatre zones :

La zone A est une réserve intégrale dont l’accès est interdit sans la présence d’un garde ou d’un guide.

La zone B sert de réserve générale où l’élevage est permis.

La zone C est une zone de protection dans laquelle seule l’agriculture non motorisée est autorisée.

La zone D est une zone de développement dans laquelle on trouve les infrastructures liées au tourisme.

Pour en revenir aux Pyrénées, AVES France souhaite la mise en place de réserves intégrales sur une partie du domaine vital de l’ours. Les zones à ours dans lesquelles le pastoralisme est toléré doivent être conditionnées par la mise en place systématique de moyens de protection, afin de prévenir les dommages sur les troupeaux (mesures soutenues financièrement par l’Etat).

Mais le gouvernement français aura-t-il le courage et la volonté politique de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires à la survie du plantigrade dans nos montagnes ?


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28 réactions à cet article    


  • fredleborgne (---.---.102.4) 1er septembre 2006 13:18

    La chasse « traditionnelle » doit disparaitre. Elle nuit aux autres activités humaines (promenade) et aux espèces animale. Afin que sa disparition soit progressive, il suffit de ne plus attribuer de nouveaux permis de chasse. Ainsi les chasseurs disparaitront peut-être avant les ours sans avoir éliminé aucun individu. Enfin pour mieux préserver des espaces de réserve, il faut en bloquer les accés aux véhicules à moteurs (sauf pompiers et onf). Ainsi ces sportifs à la clope au bec et au litron de rouge dans la besace ne s’enfonceront pas trop loin dans les massifs


    • Christophe CORET (---.---.68.12) 1er septembre 2006 13:38

      Attention, nous ne souhaitons pas que les ours soient parqués dans « un sanctuaire » mais qu’ils puissent trouver des zones refuges, des zones préservées dans lesquelles ils seront à l’abris de la chasse et des activités humaines.

      Partout où on a mis en place des projets de conservation des ours, on a préalablement protégé les zones à ours. En France, les ours sont victimes d’accidents (sic) de chasse depuis trop longtemps et subissent une pression de la part des anti-ours qu’il faut réduire.

      En créant ce type de zones protégées, comme en Italie, dont les accès sont limités, l’ours retrouvera son territoire et les éleveurs qui le partageront devront (enfin) jouer le jeu et installer des moyens de protection pour une meilleure cohabitation.

      Pour faire simple, nous sommes évidemment contre le parcage des ours dans des réserves ! Nous pronons une réglementation plus stricte des activités humaines sur le territoire des plantigrades.


      • selim (---.---.167.44) 1er septembre 2006 13:42

        pendant que l’on se bas pour l’ours en haut, en bas (en dessous de 1200m) les pyrenées sont assaillies par de nouveaux prédateurs qui tout doucement opèrent leurs massacres...les promoteurs.. les lois d’aménagement du territoire déleguant leurs compétences aux collectivités locales ,les élus sont devenus des promoteurs potentiels et ils ne s’en privent pas ... quand le combat pour l’ours sera gagné , les pyrénées seront un grand lottissement..


        • (---.---.237.167) 1er septembre 2006 14:01

          REPONSE AU PROBLEME :

          Chasser l’être humain des Pyrénèes pour les rendre à leur état originel et parquer l’homme dans des villes dont ils n’aura plus le droit de sortir. Ce prédateur est tellement dangereux qu’aucune mesure à son égard ne peut être trop sévére.


          • (---.---.199.203) 1er septembre 2006 15:14

            Je ne comprends pas bien ou on veut en venir avec ces ours : de toutes facons, la demi douzaine d’ours qui sont aujourd’hui dans les pyrenees ne suffiront pas a pereniser la race. Dans 2 generations, ils se mariront entre cousins-cousines, et dans 3 ou 4 generations, ils seront completement consanguins.

            Il va falloir en relacher 10 fois plus si on veut que la race perdure dans ce coin.


            • Michel (---.---.186.50) 1er septembre 2006 15:56

              Bravo Christophe, pour le combat de AVES FRANCE et pour répondre à la personne qui redoute la consanguinité :

              L’ourse ne se reproduit qu’à partir de 4-5 ans. Elle a une portée environ tous les 4 ans jusqu’à la fin de sa vie. Le nombre d’oursons par portée varie de 1 à 4. L’objectif fixé par le gouvernement est le doublement de la population d’ours dans le massif pyrénéen d’ici à trois ans, soit un objectif d’une trentaine d’ours présents à la fin 2008. Pour ce faire, l’action doit s’engager dès cette année : le gouvernement a décidé de réintroduire cinq ours, plutôt des femelles. Pour justement éviter la consanguinité, car il existe aussi, actuellement, une population de mâles tout a fait capables de se reproduire. Donc je ne pense pas que comme vous l’affirmez si bien, compte tenu des éléments ci-dessus, il soit question de consanguinité dans 3 ou 4 générations. Puisque d’ici 2008 si tout va bien, il sera procédé au repeuplement de cette espèce, sûrement dans les mêmes proportions 1 mâle, 4 femelles...et cela en 3 fois... smiley


            • La girafe rebelle 1er septembre 2006 16:25

              je trouve incroyable d’avoir tué cette ourse !

              Cel prouve que bon nombre de gens sont déconectés de leurs environnements !


              • kesed (---.---.236.231) 1er septembre 2006 16:33

                Demat deoc’h,

                Je trouve incroyable de vouloir tuer une espèce en péril : les bergers.

                Dites-moi il y a 2000 ans il y avait certainement des ours chez les Parisii, alors vite réintroduisons les ours à Paris chez Olin !

                kenavo ar wezh all


                • Michel (---.---.36.98) 1er septembre 2006 16:43

                  Ben oui,Demat deoc’h, moi aussi je trouve incroyable de laisser une epèce en péril, « Les bergers » le gouvernement devrait se dépêcher de faire une réintroduction de cette espèce, car ils se font rares autour des troupeaux de brebis, sur les estives. C’est vrai qu’il y a 2000 ans, et même pas si longtemps en arrière, il devait y en avoir beaucoup plus que maintenant dans les montagnes (qui gardaient les moutons) ? Avez-vous une explication à cette disparition ?


                • (---.---.228.110) 1er septembre 2006 17:16

                  La disparition du pastoralisme est en effet un des plus gros problèmes environnementaux dans les Pyrénées. Les paysages et écosystèmes ont été modelés de très longue date par la présence des troupeaux et les milieux ouverts très riches en biodiversité que sont les estives (prairies, pelouses et landes) sont des habitats d’intérêt communautaire, prioritaires pour certains. Les contrats Natura 2000, comme dans la plupart des zones de montagne, prévoient des dispositions pour favoriser le maintien de bergers, voire en installer de nouveaux. Sans l’élevage, la forêt regagne petit à petit. Ces accrus forestiers constituent des milieux très pauvres, qui mettraient des siècles avant de constituer des habitats matures. Il y a donc tout intérêt à limiter leur extension au détriment des milieux ouverts(ainsi sur les milieux humides, notamment les tourbières.) Le problème est que l’élevage aujourd’hui, ça nourrit difficilement son homme (je n’irai pas jusqu’à accuser Greenpeace et la Nouvelle-Zélande, mais...) Et de fait, tout surcoût ou perte non indemnisée à sa juste valeur pousse rapidement les professionnels à mettre la clé sous la porte. Le vrai danger de l’ours vient des conséquences de la politique de préservation de l’ours plus que de ses attaques directes. Les contraintes imposées aux chasseurs permettent en effet à un autre prédateur qui lui se porte très bien de se multiplier plus avant. Il s’agit du sanglier, prolifique et à l’impact désastreux pour l’élevage. Les attaques de troupeaux sont rares de sa part, mais pas inconnues ; cependant, une troupe de sangliers à la recherche de vers a tôt fait de détruire une prairie aussi surement qu’une charrue. Outre la perte de fourrage, les tranchées creusées peuvent entraîner des blessures par chute chez le bétail. Sans parler du fait que le sanglier a aussi une facheuse tendance à se régaler des jeunes des espèces nichant au sol. Interdire la chasse ou la restreindre sur un secteur, c’est condamner l’élevage rapidement sur cette même zone, le sanglier profitant bien plus, et très rapidement, des zones de quiétude que l’ours. Et faire disparaitre l’élevage, c’est condamner aussi les milieux ouverts, les travaux mécaniques de broyage nécessaires pour leur maintien en l’absence de troupeaux étant extrêmement coûteux et de fait inenvisageable. Or la France s’est engagée dans le cadre de la directive Habitats à maintenir ces milieux en bon état de conservation. La création de réserves, en l’occurence, aurait plus d’effets néfastes sur l’environnement que d’avantages.


                • (---.---.192.187) 1er septembre 2006 17:25

                  Les ours n’ont JAMAIS été une menace pour les pasteurs. Les attaques des ours représentent environ 10% des pertes des éleveurs ovins dans les régions ou ils sont implantés (chiffes fournis par les éleveurs eux même donc sans doute sur-estimés) - 2000 attaques, à peine 200 possiblement causés par les ours, le reste du à des chiens errants pour la plupart.

                  Mais oui le pastoralisme est en danger, pour des raisons essentiellement économiques. Mais essayer de sauver le pastoralisme en imputant ses pb à l’ours, c’est tuer le pastoralisme. Les français ne soutiendrons jamais des « tueurs » d’ours simplement parce que l’ours n’y est pour rien, mais les agriculteurs passent véritablement pour des cons auprès du reste de la population quand on à droit à de jolies images de battues à l’ours dans les Pyrénés.

                  Mais pour faire comprendre ça aux éleveurs, ça va être dur et il disparaitrons sans doute avant.


                • Internaute (---.---.130.186) 1er septembre 2006 22:06

                  Votre commentaire est bien documenté. Je m’étonne que vous disiez - Ces accrus forestiers constituent des milieux très pauvres, qui mettraient des siècles avant de constituer des habitats matures. Il me semble que dans un pré il n’y a que de l’herbe et quelques fleurs des champs tandis que dans un début de forêt repoussent toutes sortes de plantes. Les moutons abîment énormément la montagne en détruisant les chemins et la terre meuble. Les sangliers aussi. Est-ce que la réintroduction du loup en plus grand nombre ne serait pas le meilleur moyen de limiter le nombre de moutons en basse montagne ainsi que le nombre de sangliers ?


                • Christophe (---.---.124.59) 4 septembre 2006 21:37

                  C’est faux ! Créer des réserves, c’est justement revenir à un pastoralisme raisonné, à des troupeaux de taille raisonnables, à des troupeaux menés par un berger et qui peut justement le guider dans les zones où l’espace doit être entretenu ! De nos jours, il est illusoire de croire que le pastoralisme entretien la montagne. Dans bon nombre d’estives, les brebis sont lâchées sans surveillance et affaiblissent le milieu (piétinement, broutage etc...). La France a des engagements pour la conservation des milieux... elle en a aussi pour la conservation des espèces menacées et l’ours en fait parti ! En Italie, un troupeau fait 200 têtes, il y a trois chiens et au moins un berger qui guide ses bêtes dans la montagne. En France, il y a des estives qui regroupent 3500 têtes, avec seulement 2 patous pour les protéger... 3500 brebis, ça n’entretient pas la montagne... au contraire !


                • (---.---.199.203) 1er septembre 2006 17:38

                  Donc il y a une quinzaine d’ours actuellement, et le gouvernement prevoit qu’il y en aura une trentaine en 2008 grace a la reintrodution de 5 de plus, c’est ca ?

                  Combien de membres fondateurs faut-il pour avoir une population perenne, avec pas trop de consanguinite ?


                  • (---.---.192.187) 1er septembre 2006 19:27

                    Ca dépend 1) de la consanguinité des fondateurs, 2) du « type de reproduction ». Mais cela n’apparait qu’à partir de la seconde génération, donc les oursons à venir seront tranquilles, c’est pour le futur que c’est plus compliqué...

                    Ne pas oublier non plus que consanguinité ne veux pas dire maladie, mais plus faible variabilité génétique et donc adaptation difficile aux changements. Cela peux aussi faire surgire des tare génétiques si un gène mutant récessif se balade dans les gènes des parents...


                  • gerardlionel (---.---.200.51) 1er septembre 2006 19:54

                    Je suis de sensibilité écolo( de vote aussi) mais ma famille vit dans les Pyrénnées, et pour avoir écouté des discussions autour de ce sujet, vous aurez beau faire toutes les réserves et introduire autant d’ours que vous voudrez, rien ne pourra aboutir sans qu’une majorité de la population locale ne sera pas partie prenante !

                    Tout ça est très mal vécu et on parle la-bas plus des atteintes aux modes de vie, des bergers, des chasseurs...que d’environnement ou de vie sauvage ! Si les gens n’ont aucun bénéfice et que des « nuisances » jamais vous ne les persuaderez !On est loin de Paris là-bas !


                    • Yann (---.---.77.152) 1er septembre 2006 20:10

                      A quand une réintroduction du tyranausorus rex dans les plaines du Jura ?..


                      • Christophe (---.---.124.92) 1er septembre 2006 20:13

                        A quand la fin des réflexions stupides ?


                      • gem (---.---.117.249) 4 septembre 2006 10:44

                        Excusez, mais autant je trouve dommage de voir l’ours disparaitre, autant je trouve scandaleux ce genre d’article.

                        Cette affaire d’ours ne regarde que ceux qui vivent sur place, pas vous ni moi.

                        En plus, Libre à vous de vous payer quelques milliers d’hectares de montagnes et d’y faire l’élevage d’ours (parce que faut pas se leurrer : comme dit plus haut l’homme est un super-prédateur qui ne laisse absolument aucune place aux autres, qui sont tous condamnés). C’est pas cher, le rocher... Il vous faut quelques millions d’euro et, éventuellement, une possibilité de préempter, voire d’exproprier : beaucoup moins que ce que l’état dépense en pure perte dans cette affaire ! Depuis le temps que les activistes pro-ours s’agitent, tout cela serait déjà terminer si cela avait été pris par le bon bout.

                        Vos méthodes autoritaires et radines ne sont pas la solution, elle sont une bonne partie du problème : c’est classique, quand les « parigots » font chier des gens parce qu’il y a une chose sur place qu’ils veulent gratis, et bien le plus simple et le plus efficace pour ce débarrasser des emmerdeurs c’est de faire disparaitre la chose qui les attire. L’ours, dans le cas présent. Beau résultat...


                        • (---.---.225.227) 4 septembre 2006 20:39

                          J’en ai entendu des propositions édifiantes, mais des comme ca !!! Excusez-moi, mais je suis vraiment outré !!! Cela refète une méconnaissance totale , ne serait-ce que des habitudes des ours, ce qui est affligeant de la part d’une association qui promeut sa préservation. L’ours est un animal qui a un territoire extrémement vaste, que ce soit en superficie et en altitude, jusqu’à 3000 à 4000 ha pour les femelles et bien plus pour les mâles. Faisant 20 à 30 km par nuit !! J’arreterai là, mais rien que ce fait est suffisant pour voir qu’une réserve est irréalisable dans les Pyrénées, au vu des activités humaines actuelles et en développement. On n’est pas dans la configuration des Picos de Europa en Espagne !!!


                          • AVES FRANCE (---.---.124.59) 4 septembre 2006 21:16

                            Edifiante ? Outrée ? Méconnaissance totale de l’ours ? Je ne sais pas qui vous êtes, mais ce que je vois, c’est que comme d’habitude, vous critiquez une proposition sans apporter de solution, et de manière anonyme de surcroît ! Cette solution est possible, elle a été mise en place en Italie et a très bien fonctionné. Par contre, il faut réussir à faire respecter les zones de protection intégrales. L’ours bouge ? Les noyaux sont divisés ? Certes. Mais il y a tout de même des zones dans lesquelles les ours ont leurs habitudes. Lors de la première proposition des réserves Lalonde, on proposait d’interdire la chasse sur 80.000 hectares. Cette zone a été restreinte à 6500 hectares sous la pression des chasseurs. 1 an après, les réserves Lalonde ont été abrogées... et Mellba a été tuée sur une zone anciennement protégée. Alors oui, le zonage des activités humaines (et du moins de la chasse) est indispensable si on décide de conserver l’ours dans nos montagnes.

                            Pour ceux qui pensent que c’est aux locaux de gérer le problème, je répondrais une seule chose : si on laissait aux locaux (de toutes régions et de tous pays) la seule puissance de décider du sort de leur environnement, il y a bien longtemps qu’une autoroute traverserait les pyrénées, qu’il n’y aurait plus d’ours, plus de loups dans les Alpes, plus d’éléphants en Afrique etc... et plus d’hommes aussi ! Si personne ne prend conscience de l’importance de l’environnement et de la biodiversité, je ne donne pas cher de notre planète dans les années à venir !


                          • Christophe (---.---.124.59) 4 septembre 2006 21:27

                            Belle planète, bel avenir que vous proposez aux générations futures... Je ne vois pas le rapport entre mon article et du radinisme. Je travaille bénévolement depuis des années sur ce sujet, et nous essayons de trouver des solutions pour faciliter la cohabitation entre le pastoralisme et les grands prédateurs, notamment en travaillant sur les moyens de protection. Si pour cela, je dois être taxé de radin, je ne comprends pas votre cheminement mais pourquoi pas ! Et si nous laissions les locaux gérer le dossier ? On voit bien que vous ne vous y êtes jamais intéressé à ce dossier et que vous êtes ou naïve ou inconsciente. L’IPHB (structure locale) en a été chargée pendant des années et vient justement d’en être déssaisie car complètement incapable de la gérer correctement... Mais au lieux de critiquer gratuitement une position, tentez plutôt d’apporter des solutions qui respectent à la fois les engagements européens de la France en matière de respect de la biodiversité et les doléances d’une minorité d’éleveurs anti ours... Et oui, une minorité ! Car de plus en plus d’éleveurs acceptent l’ours qui fait parti du patrimoine pyrénéen et n’est responsable que d’un tout petit nombre de prédations. Cordialement.


                            • Christophe (---.---.124.59) 4 septembre 2006 21:50

                              Allez voir sur ce site : http://www.loup-ours-berger.org/2006/09/ourse_franska.html De très bonnes infos sur les problèmes liés au dossier ours !


                              • toy (---.---.144.116) 5 septembre 2006 19:26

                                « Pour ceux qui pensent que c’est aux locaux de gérer le problème, je répondrais une seule chose : si on laissait aux locaux (de toutes régions et de tous pays) la seule puissance de décider du sort de leur environnement, il y a bien longtemps qu’une autoroute traverserait les pyrénées, qu’il n’y aurait plus d’ours, plus de loups dans les Alpes, plus d’éléphants en Afrique etc... »

                                Alors là AVES, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

                                Que connaissez-vous deja de la culture des Pyrénées, ou plutot des cultures puisque chaque vallée a sa propre culture, comme dans la plupart des zones montagnardes ??? Savez-vous par exemple qu’en Vallée d’Aure, il y a eu pendant plusieurs centaines d’années (jusqu’a`la révolution francaise : fin de tous les privilèges sans distinction) une gestion du patrimoine basée sur un conseil démocratique des différents usagers de la montagne et en particulier des bergers ? Sortons de la vallée d’Aure : à ma gauche, les Baronnies, à ma droite la Barousse et le Comminges qui ont des cultures différentes. 3 ou 4 cultures distinctes en l’espace de quelques kilomètres...

                                Et l’ensemble de ces cultures pyrénéenes a permis de préserver les pyrénées, malgré, par exemple, les projets des 19 et 20ème siècles liés à l’exploitation de la houille blanche et des industries associées (électricité, papeterie, filature, usines d’aluminium) En fait, les pyrénéens ONT TOUJOURS ETE PRESENTS pour préserver leur patrimoine, y compris ces dernières années : différents projets de lignes THT, voies ferrées à grand gabarit, autoroutes... même si leurs avis n’ont pas toujours été écoutés.

                                Et vous voulez imposer des solutions à tous, tels les USA en Irak, sans comprendre nos us et coutumes !? Est-ce qu’on est donc des sauvages à civiliser pour vous ?? Commencez donc à respecter nos coutumes et nos cultures avant de nous donner des lecons et des « solutions ».

                                Et d’ailleurs, quelles solutions ???

                                Quand on parle de développement durable, ca veut dire participation publique, sensibilisation, compréhension des différentes parties, et construction d’un projet commun qui dépasse de loin le problème des ours, mais qui est plutot pour moi de comment gérer de manière concertée le patrimoine montagnard et la cohabitation de ses différents usages (touristiques, pastauraux, de préservation de l’environnement, de chasse, d’exploitation forestière...). Ca signifie aussi une approche intégrée (environnement, social, économie) ds les différentes phases de diagnostic, de politique et de plan d’action. Ca veut dire aussi être prêt à faire des COMPROMIS, un mot que toutes les parties devraient réviser, y compris le MEDD.

                                Ca veut pas dire que « si on laissait aux locaux (de toutes régions et de tous pays) la seule puissance de décider du sort de leur environnement, il y a bien longtemps qu’une autoroute traverserait les pyrénées, qu’il n’y aurait plus d’ours, plus de loups dans les Alpes, plus d’éléphants en Afrique etc... » Vous vous plaignez du manque d’ouverture des bergers et des chasseurs, mais regardez un peu votre attitude !!!

                                A l’heure du développement durable, où l’on se rend compte qu’il n’y a pas de solution parfaite, mais des solutions imparfaites qui, pour être efficaces, doivent être issues de processus de concertation, de sensibilisation et remporter l’adhésion de tous les acteurs territoriaux, vous êtes vraiment en retard de quelques trains !!!


                                • Christophe (---.---.124.180) 5 septembre 2006 23:10

                                  Pardon, mais le dossier a été géré localement depuis des années par l’IPHB. Cela n’a pas empêché l’IPHB de soutenir la construction du tunel du Somport alors que son rôle était de protéger son territoire, non ?

                                  Le dialogue, il existe. Il se fait même très bien avec la majorité des pyrénéens qui acceptent de vivre en harmonie avec leur « pays ». Et chez les éleveurs aussi ! Nombre d’entre eux sont réunis au sein de l’ACP, association pour la cohabitation pastorale et ne sont pas opposés à l’ours !

                                  Seule une poignée d’anti ours, fortement présents dans les médias à cause de leurs actions condamnables (et condamnées d’ailleurs) refusent complètement le dialogue et demandent l’erradication pure et simple de l’ours...

                                  Les pyrénéens raisonnés participent très bien à la gestion de ce dossier, mais il est illusoire de croire qu’ils peuvent le gérer seuls.

                                  Pour finir, vous devriez consulter ce lien :


                                • Babar 43 (---.---.122.101) 7 septembre 2006 16:43

                                  Je trouve les arguments favorables à la réintroduction des ours absolument merveilleux. Sous couvert de maintien de l’écosystème et s’agissant, n’en déplaise, d’un prédateur, je suggère par analogie ,de réintroduire officiellement le bacille de la peste.. après-tout, ce bacille faisait bien partie de l’écosystème pyrénéen au moyen-âge, époque où, chacun le sait, tout le monde vivait merveilleusement bien.. D’ailleurs, n’est-ce pas l’ambition finale de l’ « écologie politique » et des altermondialistes de nos faire revenir à cette période bénie ?


                                  • tres_timide (---.---.61.75) 9 septembre 2006 12:50

                                    je suis favorable a l ’ ours a paris dans les grandes ville de maniere a ce les gens comprennent que l ’ ours est un animal tres dangereux

                                    un jour , il y a aura un mort ce qui me surprend c ’ est le gouverment de droite « ump » a croire qu ’ ils veulent la place de premier de la classe en matiere de connerie.

                                    place que les socialistes occupent mais bon la droite dans ce cas de figure avec madame la ministre en tete prend le risque de mettre en danger la vie d ’ un brave promeneur


                                    • pyerrot prest (---.---.102.41) 16 septembre 2006 11:07

                                      Quelle débacle ! par pyerrot PREST (IP:xxx.x3.102.41) le 15 septembre 2006 à 22H22 Bonjour ! Je viens de lire, par hasard, les réactions des anti-ours ou pro-ours en France ou ailleurs. Personnellement, je consacre mon temps en tant qu’auteur et metteur en scène à monter des spectacles Jeune Public humoristiques abordant des thèmes traitant de l’environnement. Vaste programme ! Sans jamais tomber dans l’esprit manichéen, j’amuse les enfants en leur parlant de sujets « écologiques » (c’est le terme du dictionnaire non politique, je précise) Je leur montre une planète fragile (Qu’on le veuille ou non : c’est une première réalité). Parler et amuser des enfants en leur parlant d’écosystème, de diversités et richesses biologiques... n’est pas évident croyez-moi... surtout en évitant de sombrer dans le discours démago et barbant ! J’ai plutôt l’esprit acidulé... Voilà où je veux en venir : que certains se contentent de dire - et c’est bien entendu une réalité : « Introduire une espèce, c’est inutile ! Les anciens l’ont éradiquée car c’était une question de survie ! Et puis, de nos jours, un loup, un ours, un lynx, un... Truc bizarre dangereux : ça ne sert à rien ! ça bouffe et ça m’enquiquine ! ça ennuie tout le monde et ça tue l’envie d’aimer telle ou telle bête ! » Qu’est-ce qui est kafkaïen, là-dedans ? Qui est le plus resonsable d’un état d’esprit général qui aboutit à des "remises en question de telle ou telle initiative de ré-introduction ? Pour avoir voyagé, observé... je pense simplement qu’en comparaison avec de nombreux pays, en matière d’environnement ou plutôt d’écologie, la France affiche un retard certain (C’est vrai que la moindre petite bestiole ré-introduite créé l’événement : c’est politique, médiatique et ça énerve les irrascibles !). Le Français (que je suis aussi) est sans doute devenu la bête à part ! Chacun pense comme il souhaite sur l’avenir : j’espère simplement que nos générations futures ne se sentiront pas trop idiotes lorsqu’un québécois leur parlera de ses bonnes ou mauvaises aventures avec telle ou telle « bestiole » en voix de ré-introduction chez nous !

                                      J’agis comme je peux en exécrant la médiocrité et ce fatalisme déplorable. C’est tout. C’était un coup de gueule... Parfois les enfants sont plus cohérents et forcément plus visionnaires que nous !

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