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Accueil du site > Actualités > Environnement > Contre l’implantation d’un Center Parcs en Isère

Contre l’implantation d’un Center Parcs en Isère

 Nous refusons d’admettre qu’un bien commun, comme le bois des Avenières à Roybon, soit accaparé par et pour l’intérêt privé de la société Pierre et Vacances.
 Nous refusons d’admettre que ce projet d’intérêt privé soit financé par la collectivité qui ne bénéficiera d’aucun avantage.
 Nous condamnons le fait que Center Parcs devienne la vitrine des Chambarans.
 Nous défendons notre attachement à un lieu (un territoire) inexploité et sans valeur marchande.
 Nous dénonçons la propagande faite par la société Pierre et Vacances et par certains élus qui présentent la destruction de plus de 50 ha de forêt comme du développement durable.
 Nous dénonçons le développement durable comme moyen de propagande et comme nouvelle pierre angulaire de la société industrielle.

 Nous vous invitons à dénoncer ce projet et à donner vos raisons en les affichant.

 Quelques opposants à Center Parcs
 De l’implantation d’un Center Parcs en Isère et du choix imposé entre une forêt et sa vie sauvage, et une usine à loisirs 

 Isérois et amoureux de la forêt et de la vie sauvage qu’elle abrite, je déteste l’idée qu’un marchand de loisirs ultra-rentables à la mode vienne, après avoir utilisé toutes les aides de l’état et de la région possibles, massacrer une forêt et en déposséder les riverains et promeneurs traditionnels, attachés à ce qu’elle représente de beauté gratuite, de calme, de sérénité, de poésie, de liberté, de surprises, d’émotions ou de nourriture. Dans le consensus apparent sur l’installation de ce dernier, je ne vois pas une approbation massive et réfléchie de la population locale, mais le résultat d’une désinformation savante et de chantages à l’expansion économique par le tourisme et à ses emplois attachés. Dans un souci d’information plus libre et réfléchie, je souhaite tenter de remettre les choses à leur juste place, nos responsables locaux me paraissant pour le moins plutôt aveuglés par leurs rêves d’expansion possible de la région.

 

La société Center Parc

 Une des "marques" phare du groupe "Pierre et Vacances", entreprise capitaliste moderne, aux méthodes de gestion d’un opportunisme scientifique. "Pierre et Vacances" c’est le "capital sans risque" et à très grande rentabilité. Grande adepte du pillage des ressources naturelles, financières et humaines des régions sur lesquelles elle jette son dévolu, cette structure est passée maîtresse dans l’art de l’utilisation maximale de toutes les aides que peuvent lui verser l’état, les régions et autres municipalités. Ce leader reconnu dans l’art de faire payer par la communauté et des investisseurs privés alléchés par des campagnes de communication sophistiquées, ses frais d’installation et de fonctionnement est aussi précurseur dans l’art du mensonge écologiste moderne, le nouveau capitalisme vert, dont il a, avec l’appui peu regardant du WWF, été un des premiers à découvrir et faire prospérer la très juteuse rentabilité. Prospérant sur la misère sociale, cette société aux arguments de communication élaborés a aussi l’art de s’auto-proclamer sauveteuse et créatrice d’emplois, pour imposer insidieusement ses nuisances en spéculant sur la peur du chômage et le leurre de travail intéressant créé, qu’elle oublie de définir et quantifier clairement. La crise et la peur de l’avenir sont là et la population angoissée et fragilisée est mure pour se vendre à n’importe quel importateur de promesse de richesses touristiques, de revitalisation de villages, de sauvetage de petits commerces et de créations d’emplois.

 

Ses parcs de loisirs

 Ce sont des usines à parquer le touriste, véritables monstres dévoreurs d’espaces encore un peu sauvages, libres et gratuits, pour lesquels les autorités, après en avoir accepté en notre nom notre dépossession, vont devoir créer des infrastructures, notamment de transports et d’assainissement, colossales non justifiées jusque-là. Ce sont des routes et autres usines à transport dont la finalité n’est que les déplacement de touristes vers ces temples modernes de consommation compulsive et obéissante.

C’est l’hyper-activité stérile et payante, mais en définitive passive en lieu et place de la détente, du repos, de la découverte humble et de la contemplation gratuite. C’est l’infantilisation et l’ aliénation de leurs clients et des populations environnantes transformés en gogos décervelés dépensiers. C’est la société marchande entrant en force dans l’espace de liberté du temps arraché au travail. Ce sont des loisirs à la chaîne, de la "multi-activité", avec en pivot central, "l’aqua-mundo" sorte de gigantesque piscine avec ses saunas, solariums et autres fabriques de vagues artificielles, en permanence bondé et dévoreur inutile d’énergie. C’est aussi " le paradis subtropical", pâle et stupide illusion de nature sauvage, avec déplacements et mises sous cloche d’espèces tropicales non viables dans nos régions et nécessitant un entretien coûteux et gourmand en énergie (gestion de la température, du taux d’hygrométrie, et renouvellements réguliers).

 Et cela, en lieu et place de points d’eau, faune, et flore existant, adaptés, autonomes et .... gratuits.

C’est le début de la fin de la vie sauvage des Chambarans.

 

Ses créations d’emplois

 A y regarder de plus prés, les déclarations euphoriques des communicants sont à relativiser. Les chiffres annoncés sont à modérer en tenant compte du très grand nombre d’emplois à temps partiel, pouvant ne représenter que 10 heures par semaines.

Pour les emplois à temps complet, l’amplitude des horaires de certains postes est difficilement conciliable avec une vie privée normale. Les salaires sont dans les plus bas de ce type d’emplois. Les aides d’état associées à ces emplois seront importantes.

Et les titres ronflants associés aux postes de travail gagneraient à être simplifiés et remplacés par du vocabulaire plus honnête :

Femmes de ménage, balayeurs, plongeurs ..... Il n’y a certes pas de sots métiers, mais appeler les tâches par leur nom permet de mieux en appréhender la réalité. Et l’avenir de la jeunesse et sa "fixation" dans la région (argument entendu régulièrement) sont-ils là ? Il est à noter que le taux de démissions semble très important dans les center-parcs existants, et quelques recherches sur des sites de "réseaux sociaux", avec "Center Parcs" en mot clé nous le confirme aisément.

 

Un impact économique ?

 L’étude des Center-Parcs existants montre surtout une structure faisant vivre sa clientèle en autarcie et c’est d’ailleurs ce que vantent ses publications. Le touriste y est capté et tout est fait pour l’inciter à consommer sur place.

Center-parcs est une entreprise et, comme telle, n’est pas là pour faire du sentiment, mais du chiffre. Elle n’a aucun intérêt à favoriser une concurrence. Il est intéressant de noter que l’ on trouve sur internet ou dans des brochures tant de center-parcs que des autorités diverses, de multiples articles nous incitant à croire à des retombées futures au moment de convaincre les populations. Etudes prospectives bizarement très "chiffrées" et voeux pieux se côtoient dans une admirable consensualité très positive. Mais lorsqu’on essaie de trouver ce qui se passe réellement après, on ne trouve plus rien. Aucune étude postérieure à l’installation de ces structures n’est disponible, alors que les premières créées sont déjà anciennes. Les promesses seraient-elles surestimées et ne seraient-elles que de la propagande ? D’autre part, par le chantage à l’emploi et à la Sainte-Croissance, on continue inlassablement à nous vendre de la consommation à outrance et de la destruction d’espaces, alors que tous les indicateurs écologiques et sociétaux sont au rouge, et de cela nous ne voulons pas. Si le problème du chômage est réel, devons nous pour autant aliéner encore et toujours nos existences à l’acceptation du chantage permanent à celui-ci et ses cortèges de misère associés, ou bien devons nous enfin poser la question du travail dans la société humaine d’une autre façon, non reliée à la rentabilité outrancière et destructrice des lois de la société marchande ?

 

Un impact dans notre quotidien ?

 Après, un projet d’une telle ampleur, qui peut nous dire ce que vont devenir les Chambarans ? Center-parcs ne va-t-il pas essayer d’agrandir encore son domaine en utilisant la forêt proche pour des activités rattachées ? Compte tenu de l’afflux potentiel de touristes "en activité", les autorités ne seront-elles pas contraintes d’encadrer ces lieux par des arrêtes restreignant la liberté d’y circuler ? D’autres structures appâtées par la masse de clients déjà présents, ne vont-elles pas à leur tour venir rogner encore cet espace ? la région ne va-t-elle pas se retrouver prise dans le grand délire de la "vitrine touristique" ?

Les routes créées ne vont-elles pas inciter une population citadine à venir construire des résidences secondaires, dont une partie importante en lieu et place de la forêt ? Est-on en train de laisser entrer le loup dans la bergerie ?

Si aujourd’hui nous offrons une main, demain n’est-ce pas le bras entier qu’on nous prendra ?

 

Un investissement rentable de nos impôts ?

 La révision à la baisse, par le conseil régional de sa subvention (de 15 millions d’euros initialement prévus, elle passe brutalement à 7 millions ), oblige, dans l’urgence, les différents bailleurs à revoir leurs participations réciproques. Il semble clair que les 8 millions manquants seront pris dans les caisses des communes environnantes mises devant le fait accompli. Si tel est le cas ce "hold-up" sera douloureusement subi par les populations sans recours.L’argent versé par les commune sera-til retiré aux associations locales ? Si, pour avoir droit à du loisir payant, les habitants des communes victimes perdent des subventions à leurs propres associations, cela ne pose-t-il pas un problème moral ? Cela semble par ailleurs indiquer, à minima, un manque d’enthousiasme récent à financer la structure. La somme initialement prévue, et dont tout le monde sait qu’elle sera de toute façon dépassée, comme à chaque fois dans ce type d’investissement, ne semble plus aujourd’hui faire l’unanimité. Des informations ou études récentes inciteraient-elles une partie des autorités à plus de prudence ? Et, en tout état de causes, nos impôts "sorte de pot commun", sont ils dans une utilisation normale, lorsqu’ils sont destinés à être offerts à une entreprise privée aux bénéfices colossaux, dés lors qu’elle nous fait l’honneur de nous offrir ses nuisances. Le mot "rentabilité" n’est-il pas censé être exclu des finances publiques ?

 

Et si ça ne marche pas ?

 Depuis déjà longtemps, le système capitaliste, pour respecter ses impératifs de croissance nous invente des "bulles", novatrices, modernes, adaptées aux nouveaux et sans cesse renouvelés " besoins de l’homme".

Bulles Internet, bulles des nouvelles technologies, et autres bulles sporadiques annonciatrices de bonheur humain par des créations de richesses et d’emplois ont une fâcheuse tendance à s’effondrer.

En dehors de l’aspect très contestable de ce détournement mercantile et de ces fuites en avant désespérées, force est de constater que ces bulles explosent les unes après les autres et ne tiennent pas les promesses défendues par leurs instigateurs.

Une de ces bulles très à la mode en ce moment, c’est l’industrie des loisirs, avec, là aussi, multiples promesses et tapage médiatique servile, notamment le très prometteur et très hypocrite "tourisme vert ", unanimement proclamé sauveur à la fois de l’écologie et de la crise.

Cette bulle, comme les autres, attire et fait rêver nos spéculateurs habituels qui voient là des milliers de possibilités de faire ronfler les tiroirs-caisse et ne lésinent pas sur les moyens de nous convaincre d’y participer et de l’accepter comme un progrès, voire un sauvetage de nos régions durement touchées par le chômage.

Mais cette bulle qui nous vend, dans un système étonnant, à la fois le travail et le loisir est, elle aussi, susceptible d’exploser par la multiplication délirante de ses structures alors que parallèlement la "crise" affaiblit de manière notable le niveau de vie, et donc, la capacité à dépenser.

Si au bout de 2 ou 3 ans la structure ne tient pas ses promesses et doit s’arrêter, qui nous rendra la forêt détruite pour rien, qui nous débarrassera des ruines, qui nous soignera des rêves brisés et des espoirs une fois de plus déçus ?

Réfléchissons avant de nous faire dévorer par ce monstre qui après nous avoir fait subir 3 à 4 ans de monstrueux chantier pour s’installer, ponctionné les finances locales, et modifié inexorablement les équilibres passés, aura les mains libres et s’assoira sur des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient, ou s’auto-détruira et nous laissera un champs de ruine en lieu et place d’une forêt qui, elle, a toujours tenu ses promesses

 

Un opposant à center-parcs, le1er juillet 2009, http://chambarans.unblog.fr/

 

Toute information, tout témoignage, sur des structures de ce type existantes est le bienvenu et nous vous remercions de nous en faire part.


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18 réactions à cet article    


  • Pierre de Vienne Pierre de Vienne 2 juillet 2009 11:12

    Je vous remercie de la qualité et de la rigueur de votre argumentation, je suis moi aussi stupéfait du peu d’émoi que suscite l’installation d’une telle abération, et de la naiveté de nos élus. 



    • Trashon Trashon 2 juillet 2009 12:27

      Quand les élus acceptent des projets tel que ce center parcs ce n’est jamais par naïveté, c’est plus généralement par avidité...


    • freeal freeal 2 juillet 2009 17:34

      Je reconnais que c’est difficile d’argumenter en proposant de remplacer quelque chose par rien. Ne rien faire est evidemment moins risqué que de tenter quelque chose. Et on sent bien également dans votre propos que ce qui vous agace c’est que des « gens » vous gagner du fric avec une idée que vous ne partagez pas. Et je crois que ce n’est pas tellement l’idée de ce Center parc qui vous agace c’est celle de ne rien récolter au passage, non ?
      Votre projet c’est donc de ne rien faire. Etes vous chasseur ? Ce parc ne va t-il pas empiéter sur sur les zones de chasse qu’habituellement vous exploitiez ? N’y a t-il pas également un peu d’humanophobie dans votre propos ?
      Au fait, vous ne parlez pas des taxes qui vous retomber dans les caisses des communes concernées.


      • sabazios sabazios 3 juillet 2009 02:02

        @freeal.

        La lecture attentive et honnête de ce texte et du blog cité aurait pu vous éclairer sur nos motivations et répondre à vos questions. Ce n’est apparemment pas le cas.
        Je vais tenter de vous répondre, en mon nom.


        « Je reconnais que c’est difficile d’argumenter en proposant de remplacer quelque chose par rien. »


         Il Y A, aujourd’hui « quelque chose », à savoir une forêt, lieu gratuit et libre de promenades, de contemplation, de rêveries, de cueillettes, de ramassage de bois, de chasse, de pêche, faisant depuis des générations le bonheur de ses visiteurs et amoureux. Et ce havre de paix et de poésie, sur lequel une entreprise cotée en bourse et peu encline au respect du promeneur traditionnel échappant à ses tentacules a jeté son dévolu, va être amputé d’une partie importante de son étendue, et submergé de nuisances induites pour le reste. Et ceci pour « marchandiser » cet espace à des fins mercantiles.

        Nous ne souhaitons pas remplacer quelque chose par « rien », mais empêcher que ce « rien pour les caisses de Center Parcs » actuel ne soit remplacé par « quelque chose » de destructeur mais rentable et même très juteux.

         Nous ne nous laisserons pas enfermer dans le débat imposé par Center parcs à savoir « nous proposons et vous ne proposez pas », nous n’avons rien à proposer pour ce lieu qui était très bien jusqu’à ce jour, si ce n’est de le laisser en l’état.


        « on sent bien dans votre propos que ce qui vous agace c’est que des gens vont gagner du fric avec une idée que vous ne partagez pas ».


         Cela ne m’agace pas mais me révolte, la nuance est importante ! 

         Tout est aujourd’hui marchandise potentielle pour ces entreprises et tout doit être aliéné à celles-ci sans broncher. Chaque recoin de la terre est considéré comme achetable, chaque espace libre est pourchassé et éradiqué pour y installer des pompes à fric dévastatrices et à péages et Il est plus que temps que nous mettions un point d’arrêt à ce pillage méticuleux organisé dans notre dos avec nos édiles. Nous ne voulons plus d’une société ou une minorité arrogante nous chasse de nos forêts et autres espaces de liberté, et ne nous y ré-autorise après destruction (valorisation ?) que contre de l’argent.


        « Et je crois que ce n’est pas tellement l’idée de ce Center parcs qui vous agace, c’est celle de ne rien récolter au passage, non ? »


         Cette accusation est simplement inqualifiable, je n’y répondrai pas, si ce n’est par l’idée que l’allégeance à l’argent n’est pas heureusement le bût final de l’existence de tout un chacun, et nous sommes encore nombreux à concevoir nos vies d’une façon plus noble.

        Mais ce n’est peut-être pas votre cas et c’est dommage pour vous, mais aussi pour nous indirectes victimes de votre passivité et de vos complicités.


        « Êtes vous chasseur ? ».

         Non, mais en revanche, les chasseurs négocient en effet pour ne pas être pénalisés par le déclassement de leurs anciennes zones et il semble que la solution proposée par la mairie soit de négocier l’obtention d’une une zone actuellement gérée par l’ONF.

         C’est la seule concession que la mairie a accepté de faire, isolant les chasseurs du reste des habitués des lieux par un traitement particulier.


        « n’y a-t-il pas un peu d’humanophobie dans votre propos ? ».


         Vos tentatives de dénaturer nos propos et de les discréditer en y accolant des intérêts personnels eux aussi mercantiles mais concurrents ou en nous qualifiant d’humanophobes sont gratuites et non rattachées à nos écrits.

         Elles semblent par « effet miroir », vous dépeindre à vous, et je vous laisse à votre analyse.

         Je me contenterai de remplacer votre néologisme par un autre plus adapté, nous sommes plutôt « société-marchandophobe ».


        « vous ne parlez pas des taxes qui vont retomber dans les caisses des communes concernées »


         Si, elles sont détaillées dans le blog (ou tout au moins leurs estimations y incluant d’ailleurs une taxe professionnelle dont nous avions cru comprendre qu’elle devait disparaître. Ceci dit ces taxes devront dans un premier temps rembourser les considérables frais engagés.

         D’autre part, nous refusons la règle qui s’est installée dans cette société marchande, qui consiste à donner aux propagateurs de nuisances le droit de les répandre contre de l’argent et ceci avec la complicité des « écologistes » acceptant, par exemple l’idée stupide de « taxe carbone ».

         La spoliation pour la communauté de biens communs, ne sera jamais remplacée par le versement de taxes, quelles qu’elles soient, et la liberté de vie perdue dans l’aventure n’a pas à être monnayée.

         Nous ne sommes ni à vendre, ni à acheter.

         Nos vies ne sont ni à vendre, ni à acheter.

         les plaisirs gratuits d’aujourd’hui dans les rares espaces encore un peu sauvages, ne seront pas remplacés par leurs ersatz payants, et l’argent jeté en pitoyables contre-parties nous salira les mains ( mais peut-être pas celles de nos édiles )







      • sabazios sabazios 3 juillet 2009 02:05

        Surtout, surtout ne rien contester.


        Continuons de nous soumettre, c’est moins fatigant.

      • piedm 2 juillet 2009 19:43

        J’aime marché dans cette nature sauvage
        La nature a crée un très beau plateau et cela me suffit
        Je cotoie pecheurs et chasseurs
        L’humain a toujours le besoin de créer des cathédrales pour dieu ou l’argent ou simplement laissé ses traces un court instant sur terre
        je trouve ton article très bon

        Edmond


        • Krokodilo Krokodilo 2 juillet 2009 22:49

          Déjà, pourquoi appeler ça « Center Parcs » ? Est-ce qu’on les appelle « Stones and Holydays » , eux ?


          • Marc Bruxman 3 juillet 2009 01:05

            Encore un coco qui est triste. Pensez donc ! Des gens vont faire du fric ! ! !

            Allez mon p’tit tu perds ton temps, surtout par temps de crise, les emplois seront les bienvenus...


            • sabazios sabazios 3 juillet 2009 02:17

              Qu’est ce qui vous fait me qualifier de « coco » ?


              « Surtout par temps de crise, les emplois seront les bienvenus ».

               Le chantage à l’emploi est l’arme par excellence de ces gens là, elle leur permets de faire taire la conscience d’une population fragilisée et prête à tout accepter en échange, en l’occurence d’emplois sous qualifiés, sous payés, à horaires invivables ou à temps partiel, ceci exhibé comme un avenir.
               Par ailleurs, ces structures,crée de l’emploi en trompe-l’oeil, car elles détruisent par leur puissance des petites structures, génératrices elles aussi d’emploi, ( puisque c’est ça le problème), mais d’une façon moins esclavagiste.
               D’autre part et encore, nous n’avons pas à nous coucher devant eux sous prétexte qu’ils nous offrent du boulot, et accepter par ailleurs leur logique, et pourquoi aller voter si ce ne sont pas nos politiques qui gèrent nos pays, mais ces maître-chanteurs.



            • Philippe D Philippe D 3 juillet 2009 09:22

              Projet de ligne TGV = Blocage des riverains concernés. (Histoire vécue)
              Projet d’implantation d’éoliennes = Blocage des riverains concernés.
              Projet d’implantation de décharge = Blocage des riverains concernés.
              Projet d’usine, de zone commerciale, artisanale, industrielle = Blocage des riverains concernés.
              Projet de contournement routier = Blocage des riverains concernés.
              Etc. Tout projet créé un certain nombre de mécontents, et cela est compréhensible.

              Après la critique du style de vacances proposées, ce ne sont pas les vôtres, ni les miennes, mais un certain nombres de Français aiment cela.
              Vaudrait-il mieux exporter le projet en Italie, où le blocage serait tout aussi identique d’ailleurs ?


              • sabazios sabazios 3 juillet 2009 10:05

                Notre « laisser faire » au nom du « chacun fait ce qu’il veut » a permis à la société marchande de détruire d’une façon dramatique et de plus en plus irréversible notre environnement, sans pour autant nous apporter le « bonheur » vendu dans le paquet.
                Dans ce jeu tronqué de la « tolérance », leurs voix et les nôtres n’ont pas la même valeur et leur capacité de nuisance se développe avec la complicité de nos institutions.
                Dans ce système « démocratique » ou un projet pharaonique privé d’une telle ampleur n’est pas soumis par vote à l’approbation générale après un débat à armes égales, nous ne pouvons laisser ce type d’entreprise continuer impunément à détruire et s’accaparer le bien commun qu’est l’espace gratuit et libre d’une forêt pour ses intérêts mercantiles.
                A force d’allégeance et de tolérance à sens unique, nous nous réveillerons un matin dans une société qui nous aura privé de fait de toute capacité à agir librement sur nôtre quotidien.
                A force de destruction d’espace naturel sauvage, nous aurons perdu toute autonomie et toute liberté de choix dans les replis les plus intimes de nos vies.
                La machine à détruire la vie libre et autonome, qu’est la société marchande est profondément anti démocratique et nous vole chaque jour indûment et impunément un peu plus de notre liberté.
                Aujourd’hui par la propagande publicitaire «  »un certain nombre de Français aiment cela", certes, mais d’une part ce n’est pas un choix libre, car imposé scientifiquement par la machine à laver les esprit qu’est la publicité, d’autre part lorsque TOUS les espaces libres seront enfin marchandisés, nous aurons irrémédiablement perdu toute capacité de choix.

              • Philippe D Philippe D 3 juillet 2009 10:26

                Dans ce système « démocratique » ou un projet pharaonique privé d’une telle ampleur n’est pas soumis par vote à l’approbation générale après un débat à armes égales, nous ne pouvons laisser ce type d’entreprise continuer impunément à détruire et s’accaparer le bien commun qu’est l’espace gratuit et libre d’une forêt pour ses intérêts mercantiles.

                Qui voulez-vous faire voter ???

                La commune ?
                Le canton ?
                Le département ?
                La région ?
                La nation ?

                Votre propos en portant ce combat ici, sur ce site non local, est bien d’en élargir sa portée ?
                Ne croyez-vous pas que plus vous élargirez le débat, loin de son centre géographique local, et moins vous trouverez une forte proportion d’opposants.


                • sabazios sabazios 3 juillet 2009 11:13

                  Qui faire voter ?

                   Il me semble qu’un référendum local pour ce type de projet serait plus « démocratique » que les décisions prises en catimini et annoncées une fois signées, ceci dit, ce n’est pas, en ce moment une proposition de notre part, mais une « image », nous sommes pour l’instant dans une phase d’analyse, d’information et de critique.

                  La publication de l’article sur un média national a plusieurs buts.
                   D’abord informer, y compris les lecteurs locaux de ce site, et Center Parcs étant une structure déjà très présente en France et en voie très volontariste d’expansion, l’information portée au niveau national est justifiée.
                   Mais aussi chercher des témoignages sur les répercussions de l’installation d’un center Parcs dans les régions ou elle est déjà ancienne. J’ai par exemple appris ce matin que dans l’Aisne un plan d’eau précédemment fréquenté par notamment des amateurs d’aviron leur en est interdit de fait depuis 4 ans par la présence de Center Parcs et ce genre d’information n’est pas, évidemment, présente dans la communication de cette entreprise, ni dans celle des institutionnels.

                  • sabazios sabazios 3 juillet 2009 11:17

                    ps : ce Center parcs est à cheval sur 3 départements : 38, 26, 69.


                  • Philippe D Philippe D 3 juillet 2009 12:14

                    Si vous généralisez l’idée d’un vote au plan local, plus aucun projet ne passe, qu’il soit privé ou public, qu’il soit même un projet d’intérêt national.

                    Je suis dans la Drôme.
                    J’ai vécu le combat des riverains du tracé de la ligne TGV, la seule volonté (réelle bien que non affichée) du collectif était d’envoyer le train passer le plus loin possible de chez nous, les riverains qui étaient touchés par ce tracé, pour aller déplacer le problème et refiler le bébés à d’autres.

                    D’autre part, il faut bien réaliser l’importance économique réelle de tels investissements.
                    Ce sont des projets énormes qui, aux niveaux de l’étude, de sa réalisation, de son activité normale, de sa maintenance, font vraiment vivre beaucoup de monde.
                    Vous avez une très forte tendance à dévaloriser les emplois créés et à en minimiser énormément le réel poids économique, ce qui invalide pour beaucoup votre démonstration.

                    Enfin, si ce projet ne peut se faire ici, pour x ou x raisons, il se fera ailleurs, et d’autres hériteront de ses nuisances mais aussi de ses avantages. Vous aurez certes déplacé le problème loin de vos yeux, mais vous l’aurez fait au détriment de toute une économie locale, régionale ou nationale.

                    Bref, j’avoue que ce n’est pas facile à décortiquer.


                  • sabazios sabazios 3 juillet 2009 13:52

                    Si le fait d’avoir à chaque vote sur ce type de projet une opposition massive, ce qui par ailleurs serait à vérifier, cela ne ferait que prouver l’illégitimité de ces derniers. Après que le principe du « nimby », (pas dans mon jardin), soit à l’origine des oppositions leur enlève peut-être de la « conscience » et une réelle remise en cause mais il n’en est pas moins révélé une méfiance ou un refus réel.

                     D’autre part, ce principe de « nimby » est peut-être exhibé dans la presse, mais il est loin de représenter l’ensemble des contestations et je me souviens de textes et paroles sur la ligne TGV dont vous parlez qui demandaient clairement la suppression de TOUT projet, et non son déplacement chez des voisins, mais ces textes là n’ont pas eu d’écho « médiatique ».
                    Pour le Center parc en question notre position est très claire, c’est une opposition à ce que représente cette entreprise et à toutes ses réalisations ici ou ailleurs.
                    Quant aux retombées économiques, si elles sont évidemment réelles, leurs répercussions négatives sur nos vies et notre environnement sont telles qu’elles militent clairement en faveur d’un retrait pur et simple de ce type de projet.
                    Encore une fois, nous ne voulons pas cogérer avec la société marchande la faillite de son système, et n’acceptons pas d’être otages consentants de sa politique de chantage permanent à l’emploi et au développement.
                    Si ce système, pour se pérenniser, doit, dans le même paquet, apporter l’emploi et la désagrégation environnementale et humaine, alors ce n’est pas un représentant légitime de la communauté, mais un parasite dangereux.
                    La communauté humaine a d’autres possibilités hors de celui-ci.

                  • Philippe D Philippe D 3 juillet 2009 15:17

                    Votre approche est clairement trop politique et orientée pour que vous ne parveniez à fédérer.
                    Vous me faites penser à nombre de ceux qui détruisent la cause qu’ils cherchent à défendre.

                    Néanmoins, bonne chance.


                  • sabazios sabazios 3 juillet 2009 16:38

                    « trop » politisée.

                     En fait notre approche est, oui, réellement « politisée », et le fait qu’elle ne soit pas « fédératrice » ne nous dérange pas. Nous ne sommes pas gérants d’une SARL, ou animateurs d’un parti ou d’une association, et ne sommes pas condamnés à la rentabilité ou l’efficacité.
                     Notre critique de cette institution hautement symbolique est une critique de la société marchande, et de ses nuisances, et de la complicité des politiques, verts y compris.
                     L’avancée inexorable, ( nécessaire et obligatoire pour la survie et le monopole du système), de la marchandisation de la planète et de la privatisation totale du vivant nous impose une remise en cause profonde de ce dernier.
                     Demain plus un espace de liberté ne sera accessible, et cette lente et méticuleuse dépossession de nos territoires, de nos vies sera irréversible.
                     Un monde dans lequel nous passerons d’une propriété privée à une autre propriété privée n’est plus un monde libre et aucune marginalité légitime à un système ne trouvera d’espace pour vivre en dehors de lui et sera contrainte à l’adaptation, à la repression ou à la disparition.
                     Si pour lutter contre ce center Parc, il nous faut nous asseoir sur nos convictions profondes, alors cette lutte sera vaine et inutile et toute demi-victoire consensuelle ne sera qu’un échec fondamental de plus.
                     Merci de votre encouragement .

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