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Accueil du site > Actualités > Environnement > Contre le gaspillage d’eau potable : un nouveau paradigme

Contre le gaspillage d’eau potable : un nouveau paradigme

A-t-on vraiment besoin de nettoyer nos sols, nos linges et de nous doucher avec de l’eau potable ? Une experte en environnement dévoile la face cachée du modèle occidental de distribution d’eau. Ce système repose sur deux piliers : l’eau potable au robinet et le système de chasse d’eau. Ce système nous pousse à puiser de l’eau de très bonne qualité dans les nappes profondes, ce qui menace le niveau de nos cours d’eaux. L’auteur ne se cantonne pas à une simple critique, elle propose un paradigme alternatif pour améliorer l’eau de boisson et préserver les nappes phréatiques.

Peut-on se retrouver face à une pénurie d’eau potable en France dans 50 ans ? Cette hypothèse an été posée par Sunita Narain, Directrice du centre pour la science et l’environnement en Inde lors de la semaine de l’eau en 2005 à Paris. Cette interrogation est aujourd’hui au cœur de la réflexion d’une chercheuse française, Anne Spiteri, auteure en 2005 du chapitre sur l’eau dans le rapport officiel de l’Institut Français de l’environnement. Cette brillante polytechnicienne lance aujourd’hui un cri d’alarme, dans un document qui circule sur le Web et intitulé « Pour un nouveau paradigme de l’eau ».

Le robinet coule mais l’eau souterraine est gaspillée

Anne Spiteri pose un constat simple : l’eau potable coule à flot au robinet mais les français ne boivent en réalité que quelques centièmes des volumes d’eaux utilisés au robinet. En réalité, « une grande partie des volumes d’eau potable sert à la toilette, à la chasse d’eau, aux lavages du linge et de la vaisselle ». A-t-on vraiment besoin d’utiliser de l’eau potable pour prendre une douche ou laver sa voiture ?

D’autant que pour faire baisser les coûts d’assainissement, une grande partie de cette eau potable est prélevée dans les nappes souterraines, plus préservées que les eaux superficielles des rivières. La majeure partie des eaux souterraines ne sert donc pas à boire de l’eau de qualité mais est gaspillée pour des usages domestiques et industriels. Ce gachis a pour conséquence de faire baisser le niveau des nappes d’eaux profondes ce qui diminue le niveau des eaux superficielles « Un véritable scandale écologique et humain » dénonce Anne Spiteri.

Pour protéger les eaux souterraines, Anne Spiteri remet en cause toute l’organisation de la filière de distribution et d’assainissement de l’eau en France. En mixant des eaux usées et des eaux souterraines, avant de retraiter et de dépolluer le tout pour rendre ces eaux propres à la consommation, le système occidental de gestion de l’eau s’engage dans « une fuite en avant technologique et financière » qui conduira « à éliminer de plus en plus de polluants et de micropolluants pour rendre l’eau prélevée réellement potable ». Une eau qui sera toujours moins bonne que celle des eaux souterraines non mélangées aux eaux usées. Et qui est utilisée sans discernement par l’industrie, l’agriculture ou les particuliers.

Halte au gaspi : pour des toilettes sans eau et une eau potable en bidons
 
Anne Spiteri rappelle par ailleurs que les stations d’épuration urbaines ou industrielles émettent des rejets de « substances toxiques, métaux lourds, PCB , HAP , médicaments, nanoparticules et autres micropolluants émergents » dont on retrouve des traces dans notre eau du robinet. Bref, dans ce contexte, est-il si intéressant de disposer partout en France d’une eau du robinet potable, contrôlée rigoureusement par les autorités, mais dont la qualité reste parfois incertaine ?

Non, répond Anne Spiteri. Cette dernière propose un « Nouveau paradigme » pour que « l’eau destinée à la consommation soit réellement de l’eau de très bonne qualité physico-chimique, microbiologique et gustative (…) aussi disponible pour les générations futures qu’elle l’aura été pour nous. »

Pour parvenir à ses fins, l’auteur avance une solution radicale en annonçant la suppression de l’ « eau potable au robinet ». En quoi consiste ce nouveau système ?

1/ L’eau du robinet ne serait plus potable. On utiliserait une eau du robinet « hygiénique » qui aurait les mêmes caractéristiques microbiologiques que l’eau potable mais avec des niveaux de pesticides et de nitrates qui dépassent les seuils de potabilité. Cette eau serait utilisée pour prendre des douches, arroser des plantes, ou laver son linge.

2/ Quelle eau boirait-on ? Des eaux extraites des nappes souterraines, situées à proximité des zones d’habitations et non mélangées aux eaux usées, ce qui évitera d’avoir à les dépolluer massivement comme c’est le cas aujourd’hui. Ces conduites d’eaux alimenteraient chaque quartier en eau. Les habitants, munis de bidons, viendraient chercher leurs eaux dans des fontaines installées dans chaque quartier.

Ces eaux souterraines seraient protégées et réservées exclusivement à la consommation. Pour Anne Spiteri, cette eau consommable devrait être bien meilleure que l’eau potable du robinet actuelle. Elle devra « prendre en compte les pathogènes et toutes les substances toxiques et émergeantes que l’on ne recherche même pas actuellement dans l’eau potable ». En conséquence, les consommateurs disposeraient d’une eau potable de bien meilleure qualité.

3/ Que ferait-on des eaux polluées ? L’auteur préconise de renoncer à la chasse d’eau, pour instaurer des systèmes de toilettes sans eau. Même si ces toilettes sans eaux devraient être améliorées pour les appartements, l’effort à fournir n’est pas insurmontable. Il suffirait de verser un peu de sciure de bois dans les toilettes pour combattre les odeurs. A l’occasion de l’approvisionnement en bidons d’eau potable, les lisiers seraient récupérés dans les immeubles puis traités par compostage, pour servir d’engrais à l’agriculture.

En mettant en place le cercle vertueux imaginé par Anne Spiteri, nous serions tous gagnants, si cette politique est associée à une mobilisation contre les pollutions industrielles et agricoles à la source.


- Premier avantage, on supprimerait les rejets fécaux liés aux systèmes de chasse d’eau. Ce qui permettrait de lutter contre les résidus médicamentaux rejetés par nos organismes et que les stations d’épuration ne savent pas traiter. Debarrassés de ces rejets domestiques les plus polluants, les eaux usées pourront être pour la production d’eau hygiénique (douche, linge etc…).

- Par ailleurs, un tel dispositif permettrait aussi de préserver les eaux souterraines de bonne qualité en les réservant exclusivement à la consommation humaine. Ces prélèvements ne dépasseraient pas 3% du volume d’eaux souterraines disponibles. « La réduction drastique des prélèvements dans les eaux souterraines leur permettra de rejouer leur rôle de maintien du niveau des eaux superficielles », précise le document, ce qui laissera plus d’eau disponible pour l’agriculture.

- Enfin, grâce à l’utilisation massive de composts dans l’agriculture, en lieu et place des engrais de synthèse, on parviendrait à réduire les déchets agricoles présents dans les cours d’eau.

Pour toutes ces raisons, on ne peut qu’être séduit par ce nouveau paradigme qui frappe, parvient à établir les priorités tout en dessinant des pistes cohérentes et pleines d’espoir. A ce sujet, Anne Spiteri aime emprunter à Aimé Césaire « la force d’inventer au lieu de suivre ; la force d’inventer notre route et de la débarrasser des formes toutes faites, des formes pétrifiées qui l’obstruent ». On ne peut que lui souhaiter bonne route, au vue de l’importance des travaux qu’elle vient de publier.


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33 réactions à cet article    


  • sacado 28 février 2009 14:45

    Tout à fati d’accord avec Actias. Un kg de viande de boeuf, c’est (entre autres) près de 20 000 litres d’eau ! Alors, attention en tirant la chasse d’eau, prenez des douches et fermez bien le robinet en vous lavant les dents hein :)

    Les problèmes liés à la consommation d’eau potable dans les toilettes, machines à laver et autres sont réels, et les solutions que vous proposez sont une piste intéressante (quoique je n’ai pas compris certains problèmes d’intendance, du style comment on fait pour passer le dimanche, dès lors qu’on a fini le dernier bidon d’eau potable la veille au soir) mais c’est une goutte d’eau (sic) par rapport aux problèmes posés par l’élevage... A mon avis, c’est par là qu’il faut d’abord prendre le problème.


  • plancherDesVaches 28 février 2009 22:15

    Je vous comprends dans vos erreurs.

    D’abord, le problème de l’eau est un problème simple (pas systémique paradigmique transcendalitarisoésotérique) Non : global.
    Et l’auteur met un dessin qui indique : serrez-moi fort, dit le robinet... lorsque l’on serre trop fort un robinet, on écrase le joint et il se met trés vite à fuir. Je vous passe les FACTURES d’eau en fin de mois...

    Pour la viande, Actias, il est vrai que nous sommes des "viandards". Ce qui donne cette géniale obésité romaine de nos amis américains. Le poisson obligé le vendredi par une religion qui vit la dérive n’est pas forcément meilleur : le contrôle de sa qualité n’a jamais été fait parce que, soit disant, les origines étaient trop diverses pour qu’un contrôle soit pertinent....... ça dégoute, non ?
    Mais il faut un minimum de viande, néanmoins, sinon l’organisme se déséquilibre en protéine et il faut prendre des pilulles (pardon aux végétariens idiots, j’ai vu les dégats)
    Simplement, lorsque l’on voit la part de viande dans un hamburger, on comprend qu’il faille un minimum de frites pour oser écrire : mangerbouger.com.

    Sacado : l’installation de circuit d’eau de pluie pour les toilettes, l’arrosage du jardin ou le lavage du sol sont d’une simplicité que tout le monde peut faire dans la maison dont IL EST PROPRIETAIRE. Soit 47% de français...
    Ben, ouais. Vaut mieux garder un locataire qui pait et gache, plutôt que le voir investir... il rapporte moins.

    Pour finir : les compagnies d’eau sont toujours étonnées des fuites sur leur réseau... (30%) et donc, elles facturent tous les truandages de compteur sur le péquin qui est honnête...


  • Eric Lombard Eric Lombard 1er mars 2009 10:15

    @ Actias

    Tout à fait d’accord, manger moins de viande permet d’économiser l’eau, et d’être en meilleure santé. Il ne faut pas perdre une occasion de le rappeler, car c’est une habitude tellement ancrée dans notre culture, qu’elle a la vie dure. Mais il y a bien d’autres bénéfices à l’abstinence carnée, en particulier dans la lutte contre le réchauffement climatique : réduction des émissions de gaz à effet de serre (CO2, méthane), moins de déforestation. (Votre site est très complet sur ce point)

    @ L’auteur

    Merci pour cet excellent article, bien construit, bien argumenté, et surtout sortant des sentiers battus.

    Le constat d’Anne Spiteri est implacable : l’eau du robinet est trop bonne pour 95% des usages, pas assez pour 5%. Mais pas nouveau. Les usagers en ont déjà tiré un certain nombre de conséquences, mais les solutions adoptées ne sont pas forcément idéales :

    - pour l’eau à boire, achat d’eau en bouteilles (mais à quel coût environnemental et à quel coût tout court ?) ou filtration.

    - pour les usages domestiques, utilisation de l’eau de pluie, mais au prix d’un lourd investissement (réservoir, pompe, double circuit d’eau).

    Pour les solutions préconisées, on pourrait procéder en deux étapes indépendantes, en commençant par la plus facile :
    1. Installation de fontaines de proximité d’eau hyperpotable. (Certains quartiers de Paris ont déjà des fontaines d’eau de source, mais fermées en hiver pour cause de gel.)
    Pour les gens qui achètent déjà de l’eau en bouteilles, pas ou peu de changements d’habitudes, et un coût bien moindre (gratuité ?) pour une qualité au moins aussi bonne.
    Les investissements nécessaires devraient pouvoir être financés par les investissements évités dans les stations d’épuration pour traiter les micropolluants.

    2. Dans un deuxième temps, on pourrait progressivement encourager l’installation de toilettes sèches et mettre en place la collecte. Là encore, financement assuré par les économies d’eau (disparition des chasses d’eau) et les économies d’investissement et de fonctionnement des stations d’épuration.


  • Romain Desbois 1er mars 2009 18:54

    Moi j epropose de rencontrer tous les carnivores qui le souhaitent avec leurs analyses sanguines à la main et je leur montrerai les miennes sur vingt ans !

    Je ne connais aucun végétarien mort de l’être mais des carnivores mortsz d’avoir bouffé du cadavre, il y en plein les cimetières !


  • Scloud 28 février 2009 13:19

    Les français et leurs contradictions...pourquoi avoir de l’eau potable au robinet alors que la majorité de mes concitoyens achètent pour environ 1000 fois plus cher de l’eau en bouteilles plastiques ?

    Quant à prétendre que des toilettes sèches serviront à faire du compost, laissez moi rire ! Vous nous voyez descendre nos seaux hygiéniques (même traités préalablement à la sciure) pour les renverser ensuite sur les plates bandes ! Bonjour les pollutions virales et bactériologiques, de celles qui tuent en 48 heures.
     Le manque d’analyse est poussé à son comble si l’on prétend ainsi épargner les eaux de surface ou souterraines, de toutes façons, les molécules qui sont en cause se retrouveront dans l’environnement par percolation ou ruisselement naturel.



    • sacado 28 février 2009 14:49

      Si les contenus des toilettes sèches sont compostés, c’est-à-dire mises en tas d’un metre cube au moins, il y a une montée en température (70 °C environ) qui permettent de tuer tous les organismes pathogènes. Ce n’est donc pas le problème. Le vrai problème, ce sont les médicaments (pillules contraceptives par exemple) qui eux ne sont pas forcément détruits dans le processus. On a déjà le problème avec les toilettes actuels, cela dit, qui déversent de grandes quantités de médicaments dans les nappes phréatiques.


    • Rondo 28 février 2009 18:46

      J’ai lu l’article cité, vous devriez le lire : il est écrit qu’il ne doit y avoir aucun contact entre l’usager et le contenu du bidon de la toilette. En plus il s’agit d’ un ramassage comme les ordures. on ne parle pas de déverser des choses sur des plates-bandes, et je ne vois pas ce qui pourrait percoler....De plus on parle de mise au point technologique pour détruire les molécules médicamenteuses aussi !
      En plus on ne mélange pas les eaux usées avec les eaux propres, mais les eaux hygiéniques traitées, qui n’ont rien à voir avec les eaux usées.


    • jjwaDal marcoB12 28 février 2009 13:49

      Je suis d’accord avec Actias sur le gaspillage insensé d’eau qu’induit notre
      alimentation outrancièrement carnée. Je suis végétarien depuis 20 ans et me
      porte globalement mieux (bilans sanguins et médicaux à l’appui) que la plupart
      des hommes de ma tranche d’âge. On pourrait manger moins de viande a
      minima. Cependant une bonne part de l’alimentation de nos animaux se fait
      via des importations (soja notamment) et donc le gain ici serait réduit.
      Ensuite le choix des cultures (l’idéologie "maïs" est insensé quand on connaît
      les besoins en eau de la plante) comme des techniques d’irrigation est clairement
      à revoir. Nous avons des toilettes sèches depuis des années, un système simple
      (la toilette sèche est dans une salle de bain à proximité des chambres à coucher),
      sans odeur, avec des contraintes minimales pour qui a un jardin de bonne dimension.
      J’utilise la litière compostée un à deux ans pour le potager sans soucis. Il est évident
      que le retour au sol des éléments minéraux que nous consommons n’est pas assuré
      correctement dans le système qui prévaut.
      Il y a un osmoseur à la maison pour nous fournir une eau irréprochable à tout
      point de vue et une collecte d’eau pluviale pour le jardin. Je pense depuis pas mal
      de temps qu’une collecte correcte des eaux pluviales pourrait alimenter au minimum
      des wc classiques, lave-linge et surtout douche (avec un filtre ad hoc bien sûr) mais
      je pense que le système ne sera pas développé dans un pays aussi humide que le nôtre...
      Dans un monde idéal où les toilettes sèches seraient la règle, je pense que leur
      transformation en biogaz serait la règle, fournissant engrais de haute qualité et
      énergie. On sortirait le bac comme on sort un conteneur jaune ou marron de
      déchets à recycler et la benne récupérait la matière 1ère pour l’unité de méthanisation
      locale.
      Bien sûr tout cela est délirant pour ceux n’ayant pas réfléchis à la question ou ne
      l’ayant pas mise en pratique...


      • plancherDesVaches 28 février 2009 22:34

        Hé hé hé... un végétarien.

        Essayer de nous donner vos bilans sanguin, votre activité, et surtout le moindre apport de protéines que vous prennez sans vous en rendre parfois compte...

        J’ai connu trop de végétariens pour ne pas savoir qu’il faut un minimum... Pour ma part, 50 grammes de viande rouge non cuite par semaine.


      • jjwaDal marcoB12 1er mars 2009 09:28

        @ Plancher des vaches

        Vous parlez sans doute de végétariens "poètes" ayant remplacé la viande par du chou-fleur
        et des haricots verts. Ceux que je connais sont aussi bien ingénieur qu’agriculteur et connaissent
        la complémentation des acides aminés...
        J’ai une demi-douzaine d’ouvrages sur le contenu nutritionnel des aliments acquis au fil des ans
        "l’équilibre nutritionnel du végétarien/ Maloine" a été mon ouvrage de référence longtemps et mon
        activité est assez équilibrée entre le manuel et l’intellectuel. Je fais 25 km de marche rapide par semaine
        depuis des années , des randonnées de 20/30km l’été et je vous rappelle qu’être végétarien quand on est sportif est plutôt conseillé.
        Quand on voit la prévalence des maladies cardio-vasculaires dans la population des mangeurs de
        viande on se dit que cette cohorte n’a que peu de leçons de nutrition à donner aux autres.
        Au demeurant je n’en donne aucune (pas d’article sur le sujet) et me contente de dire ce que je pense.


      • Romain Desbois 1er mars 2009 19:15

        Moi je propose de rencontrer tous les carnivores qui le souhaitent avec leurs analyses sanguines à la main et je leur montrerai les miennes sur vingt ans !

        Je ne connais aucun végétarien mort de l’être mais des carnivores morts d’avoir bouffé du cadavre, il y en plein les cimetières !


      • eugène wermelinger eugène wermelinger 28 février 2009 17:21

        Récupération de l’eau de pluie

        Depuis le 2 Mars 2006, la position du ministère de la santé et des solidarités est enfin claire : l’utilisation de l’eau de pluie est autorisée pour alimenter les WC et les robinets de puisage pour l’arrosage du jardin et cela avec un réseau d’alimentation spécifique.
        L’eau potable doit donc alimenter le reste de la maison dont lave-vaisselle , douches, lavabos et plus surprenant le lave linge.(En Allemagne et en Belgique, le lave linge est autorisé depuis plus de 10 ans...).
        Le coût d’une installation est de l’ordre de 4000 € (pose, fourniture et installation de la cuve, de la pompe, de la tuyauterie).
        Mais si ce n’est que pour un usage d’arrosage, contentez-vous simplement de cuve plastic de 500 l. (bricos, jardineries , ..) avec couvercle et robinet pour la modique somme de 25/30€ /pièce, que vous pouvez assembler en batterie... simple, efficace et pas cher !! ... + Détails sur la législation en vigueur sur :
        http://forums.futura-sciences.com/thread51747-8.html

        Blog sur l’eau dans tous ses états - le premier blog technico-scientifique consacré à l’eau de pluie - Récupération de l’eau de pluie - Valorisation intégrale de l’eau de pluie - La qualité de l’eau de consommation - L’assainissement "naturel"
        http://ec-eau-logis.over-blog.net/

         


        • antyreac 1er mars 2009 23:02

          C’est les capitalistes qui vont se frotter les mains.

          Est-ce raisonnable ?


        • Lord_Mahuf Lord_Mahuf 2 mars 2009 13:16

          Quel est le rapport entre l’autorisation explicite de la loi d’utiliser des eaux de pluie pour les chiottes et les capitalistes ?
          N’importe quoi !


        • Internaute Internaute 28 février 2009 20:23

          On ne peut pas parler du manque d’eau en général car les économies ne sont pas transportables. Je ne vois pas en quoi les économies de douche d’un habitant des bords de la Loire qui charrie des centaines de milliers de mètres cubes par seconde (quel gaspillage !) pourraient empêcher l’Argens de s’assécher et les habitants de Vidauban de manquer d’eau.

          Les problèmes peuvent se poser ponctuellement et doivent résolus de-même.


          • plancherDesVaches 28 février 2009 22:38

            Medice curate ipsum.


          • boris boris 28 février 2009 20:25

            Du pur bon sens. Excellent article.


            • pragma 28 février 2009 20:35

              Soit...
              Retournons au seau hygiénique !
              Attendons qu’un maire ait réussi à vendre cette idée à ses administrés... et soit réélu, car il faudra bien 2 ou 3 mandatures !
              On verra après !
              Quant à la sciure de bois, avec quoi va t’on se chauffer ?


              • plancherDesVaches 28 février 2009 22:40

                Et.... vous avez souvent besoin d’un maire pour aller aux toilettes... ?


              • Radix Radix 28 février 2009 22:42

                Bonjour pragma

                J’aime bien tous ces "patosec" mais il vaut mieux passer au large à cause des odeurs !

                Radix


              • astus astus 28 février 2009 22:48

                Merci à l’auteur de nous faire connaître le travail remarquable d’Anne Spiteri qui a le mérite d’envisager la problème de l’accès à cette précieuse ressource de façon à la fois globale et intersectorielle. La distinction entre une eau potable, hygiénique et consommable, ainsi que celle entre les prélèvements de surface et ceux des nappes profondes, la séparation des différents niveaux acceptables de qualité de la ressource ainsi que le traitement à la source de la pollution, d’où qu’elle vienne, permettent de poser quelques enjeux véritables.

                Quant à la production de viande elle est en effet grande consommatrice d’eau mais le problème s’atténue partiellement si l’on distingue l’eau réellement potable nécessaire à la consommation humaine de celle réservée à d’autres usages ainsi que le fait Anne Spiteri. La culture intensive du maïs, qui est une plante tropicale, est aussi très criticable par ses besoins importants en eau mais aussi par le fait que l’arrosage en plein soleil gaspille inutilement celle-ci.

                Au final une réforme concernant la gestion de l’eau devrait mettre en présence beaucoup d’acteurs différents concernés par ce problème et des lobbys très puissants en raison des intérêts financiers et stratégiques colossaux de cette ressource vitale. Il manque finalement à cette étude une analyse politique des systèmes d’assainissement et de distribution dont la concentration et la privatisation extrèmes font les bénéfices de quelques uns aux dépens de beaucoup d’ autres au nom de principes de santé, de sécurité, ou d’écologie, que ces entreprise multinationales mettent en avant pour leur promotion mais qu’ils ne respectent évidemment pas puisque leur but est avant tout de réaliser le maximum de profits.

                Un gouvernement digne de ce nom devrait avoir pour tâche importante, voire prioritaire, de mettre la question de l’eau au coeur de la réflexion citoyenne, car elle représente le socle éthique fondamental de tout autre type de débat. Si l’on peut se parler sur l’eau on doit pouvoir s’entendre sur d’autres sujets...


                • Atlantis Atlantis 1er mars 2009 09:39

                  "Un gouvernement digne de ce nom devrait avoir pour tâche importante, voire prioritaire, de mettre la question de l’eau au coeur de la réflexion citoyenne, car elle représente le socle éthique fondamental de tout autre type de débat. Si l’on peut se parler sur l’eau on doit pouvoir s’entendre sur d’autres sujets..."

                  Encore un qui s’est pas renseigné de comment les dites loi ont été votées ... lois qui sont au demeurant anti constistutionnelles mais ça les a pas géné ... Faut vivre au pays des bisounours pour croire que ça sera mis sur le tapis (tout comme le système financier, la mondialisation, la privatisation, ...)


                • Jordan Jordan 1er mars 2009 00:41
                  C’est curieux je pensais justement a ce problème il y a une semaine en me rappelant mes quelques années d’enfance en France. Ou j’ai connu le système de l’eau potable aux robinets de la cuisine, salles de bains, et les eaux non traitées pour tout autres besoins, arrosage, lavage des voitures, bricolage, etc. Vivant dans un autre pays ou l’eau de source est sans limites 25% des réserves mondiales nous avons de l’eau potable à tous les robinets, sans nous soucier de son approvisionnement. Ca déborde de partout.
                   
                  Ps. J’ai lu le mot drastique dans un commentaire, mot ancien (pas tellement) français employé par la médecine, pour soins, qui provoque la diarrhée, que nous anglophones avons adopté, pour équivalent de draconien, mot que vous n’employez plus du tout. Simple remarque, qui ne fait plaisir qu’à moi. Ne vous fâchez surtout pas.
                   

                  • hpspt 1er mars 2009 07:48

                    Economie d’eau ? Bof, les particulier consomment 10% de l’eau potable. Le reste est utilisé par les industriels et surtout les agriculteurs. En ALlemagne, on a mis un bémol aux demandes de réductions d’eau à cause de l’encrassement important des circuits d’évacuation... Economie d’eau ?


                    • Polemikvictor Polemikvictor 1er mars 2009 08:21

                      Quand on parle d’économie d’eau à un écolo, il regarde sont petit robinet !!

                      Quelle est l’activité qui consomme le plus d’eau ? L’agriculture
                      Dans cette activité qu’est qui en consomme le plus ? le mais
                      A quoi sert le mais ? alimentation animale : volaille, porc...
                      A partir ce cela les conclusions coulent de source ( normal pour l’eau)


                      • Atlantis Atlantis 1er mars 2009 09:32

                        Comme quoi, on peut être polytechnicien *brillante*, écolo et ... à coté de la plaque quand même (de plusieurs ordres de grandeur). Le problème de non approvisionnement des napes, couplé à leur utilisation bien trop intensive vient des champs. Vu que j’ai pas envie d’expliquer (ce qui nécessiterai au minima un ou deux articles), je vous réoriente vers un MUST : http://www.sangdelaterre.fr/index.php?edition=sdlt&pag=produit&ref=85188

                        (de nos jours l’info est facilement accessible sur le net. ne pas être tombé au cours de ses lectures sur les mots "eau virtuelle" et "imperméabilisation" c’est faire preuve d’incompétence, tout simplement)


                        • Rondo 1er mars 2009 12:29

                          Il est d’ailleurs bien connu , entre autres, que les agriculteurs vont pomper l’eau dans les nappes profondes.....

                          Dans votre grande compétence, connaissez-vous aussi les "esprits virtuels" voire "imperméables" ?

                          et Aimé césaire ?


                        • Mougeon Mougeon 1er mars 2009 12:34

                          Il est possible de réaliser une installation de récupération d’eau de pluie pour moins de 1000 euros à condition de faire l’installation sois même, ce qui n’est pas très compliqué pour un bricoleur qui n’a pas 2 mains gauches.

                          Exemples de coûts de matériaux que l’on trouve facilement dans le commerce prix trouvés sur les sites leroymerlin, et castorama :

                          une cuve de 3000 littres = 473 euros
                          une pompe avec réservoir = 90 euros
                          Filtres = 50 euros
                          cuivre, robinets etc... = 100 euros
                          Total = 713 euros

                          J’ai réalisé une installation de ce type il y a environ 5 ans, et convient pour 4 personnes environ.
                          j’utilise l’eau de pluie pour les WC, et le lave linge.
                          Depuis 5 ans je n’ai pratiquement pas eu à recourir à l’eau du robinet. Et dans le cas ou c’est néccessaire, il suffit de basculer 2 robinets et le tour est joué.
                          Cette installation m’a permis de diminuer ma facture d’eau par 2 environ, et ne demande que peu d’entretien , si ce n’est le nettoyage des filtres une ou 2 fois par an, et de la cuve plus rarement.


                          • Nethan 1er mars 2009 13:32

                            Je vois mal selon quels principes les consommateurs standards devraient faire autant d’efforts, par rapport à un agriculteur ou un éleveur.

                            Les toilettes sèches ne seront jamais vendables compte tenu que les consommateurs, et moi le premier, considéreront cela non hygiénique (l’eau ayant l’image de nettoyant). L’idée de fontaines est aussi mauvaise dans le sens où la suspicion traînera sur sa qualité à cause des autres usagers (ie quelqu’un a très bien pû cracher dedans ou autre). Les habitudes ont la vie dure et la confiance est difficile.

                            Comme dit dans certains commentaires, il y a des solutions simples et efficaces sur le court terme comme la récupération d’eau de pluie, qui pourrait servir pour les toilettes. Mais il apparaît clair qu’il est nécessaire de remodeler le système de distribution pour offrir 2 types d’eau, l’une à boire et l’autre pour le reste. Compte tenu que le réseau actuel est en place, il faudrait une sacrée volonté politique pour le modifier vu les travaux à faire... il est plus facile de faire la fuite en avant technologique.


                            • c.d.g. 1er mars 2009 15:53

                              Ca marchera jamais de demander aux gens d aller chercher leur eau potable dans des bidons et de descendre leur merde ...
                              Et je parle meme pas de vieux qui en seront incapables physiquement


                              • Emmanuel Aguéra LeManu 1er mars 2009 19:51

                                Bonjour Eco-léonore.
                                Faudra aussi penser à avertir Estrosi. Le pauvre est déjà en érection devant son projet de jeux olympiques d’hiver à Nice en 2018. Savez-vous les dégats que causent les canons à neiges sur les nappes ?
                                Agir


                                • brieli67 1er mars 2009 22:56

                                  le RELARGAGE

                                  Toutes nos stations d’épuration pratiquent le relargage en été surtout lors d’orages. L’arrivée massive d’eau de pluie sert à vidanger la quincaillerie et surtout à vider ces cuves de boues que personne ne sait quoi en faire !

                                  Et hop la merde dans le ruisseau, la rivière, dans le fleuve.....

                                  Je ne vous dit pas l’ambiance et les flagrances le long de l’Ill à Strasbourg en de tels étés caniculaires....
                                  L’Ill le vrai fleuve qui draine l’Alsace.... de la Suisse jusqu’au Nord de Strasbourg n’est plus que fosse septique à l’air d’un bassin d’un million d’habitants


                                  Promenez vous en aval de nos stations d’épuration !
                                  Un geste civique s’impose : Dénoncez ces relargages !

                                  L’EAU EN CUVE !! Pensez aquaponie
                                  http://jardinsessentiels.blog.fr/2008/07/04/l-aquaponie-4400754/




                                  • pbjardin 19 juin 2014 16:30

                                    Il est encore temps de préserver la planète par la bonne utilisation de nos ressources naturelles et même de sauver un ours polaire en prenant votre douche !! http://www.activeau.fr/amphiro-a1-compteur-d-eau-pour-la-douche-economie-d-eau-c2x14167853

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